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	<title>Robert dussey &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>TOGO : Dussey, une décennie de diplomatie d’adaptation et de prévoyance</title>
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				<pubDate>Wed, 09 Feb 2022 13:13:57 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Il est à la tête de la diplomatie togolaise depuis une bonne décennie. De l’avis d’observateurs internes ou externes, cette période correspond non seulement à une sorte de stabilité, et une pertinente adaptation de la diplomatie togolaise aux enjeux mondiaux. Le terrorisme, le développement, les partenariats ACP/UE (Afrique Caraïbes Pacifiques/Union européenne), les relations entre les...]]></description>
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<p><strong>Il est à la tête de la diplomatie togolaise depuis une bonne décennie. De l’avis d’observateurs internes ou externes, cette période correspond non seulement à une sorte de stabilité, et une pertinente adaptation de la diplomatie togolaise aux enjeux mondiaux. Le terrorisme, le développement, les partenariats ACP/UE (Afrique Caraïbes Pacifiques/Union européenne), les relations entre les partenaires traditionnelles du Togo (France, Allemagne, Etats-Unis, Union européenne…). Il est à la manœuvre en tout et partout. A quelques jours du sommet des dirigeants de l’Union africaine et de l’Union européenne, il est bien fort judicieux d’évoquer la stratégie de ce franciscain que le Christ a tourné vers la diplomatie…</strong></p>



<p>L’arrivée au
gouvernement de Robert Dussey coincide avec une rupture de contrat entre
l’Union des forces du changement (Ufc) de Gilchrist Olympio et le parti au
pouvoir, autrefois le Rassemblement du peuple togolaise (Rpt). Ayant imposé aux
postes qu’il lui plaisait ses hommes, la diplomatie togolaise est tombée aux
mains de Elliot Ohin, qui, n’avait aucune expérience de l’espace
internationale. Une gestion hasardeuse et au pifomètre du ministère des
affaires étrangères a bien évidemment conduit au désastre et l’approximation
dont a hérité Dussey. Le défi était double, remettre sur les rails un ministère
bien éprouvé mais aussi redonner à la diplomatie togolaise ses lettres de
noblesses et l’imposer dans la sous-région. A ces deux défis, Robert Dussey en
a ajouté un troisième, détecter des opportunités pour imposer dans le concert
des Nations cette ex « Suisse d’Afrique ». D’où l’idée de la
construction d’une crédibilité sur l’Afrique, notamment au niveau des institutions
régionales (Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest, Cedeao, Union
économique et monétaire ouest africaine, Uemoa, etc…) mais aussi dans la
gestion des crises au Mali ou ailleurs, où, le président togolais a vite fait
office de médiateur. Un aspect d’autant plus important qu’au pouvoir depuis
2005, Faure Gnassingbé est aujourd’hui ce qu’on appelle ironiquement « le
doyen » des chefs d’Etat de l’Afrique de l’ouest, « jeune doyen »
préfère Alassane Ouattara, son aîné d’un quart de siècle. </p>



<p>Robert Dussey,
c’est la passion bouillante et discrète du service. C’est le flair permanent de
l’initiation et de l’innovation, c’est la promptitude innée malgré une santé
relativement fragile. Le tout porté par une foi inébranlable que ce franciscain
qui a vite remplacé a son chapelet par un carnet d’adresse porte aux chevilles.
Comme la source de sa force. </p>



<p>Depuis, sur le
continent comme ailleurs, la diplomatie togolaise a accumulé des succès. La
réussite récente de la visite d’Etat de Faure Gnassingbé à Paris en est une
parfaite illustration d’autant qu’il n’est pas que le dernier chef d’Etat de la
région à être reçu par Macron, mais les rumeurs allaient bon train sur ses
demandes d’audiences jamais acceptées par le jeune président français. Mais la
force de Dussey a toujours été cette curiosité diplomatique et l’esprit
permanent de prospection. Turquie, Russie, Israël, il a étendu l’horizon de la
diplomatie togolaise, avec pour soubassement un constant équilibre entre
Washington dont il s’est fait si proche et Tel Aviv dont il est à la fois le
fils spirituel et l’éternel admirateur. </p>



<p>Et surtout, il
sait s’adapter. A peine la droite trumpiste a été déchue aux Etats-Unis qu’il a
ravivé ses relations avec la gauche quasi extrême. Peu après le départ de son
ami israélien Benjamin Netanyahou, il a réveillé ses vieux contacts de la
gauche israélienne. Bref, un étonnant personnage d’adaptation et de jonglage
diplomatique avec pour un seul objectif, voir rayonner le Togo.&nbsp; </p>



<p>Aujourd’hui,
alors qu’en négociateur principal pour les ACP, il a presque conclu les accords
ACP/UE, Robert Dussey prépare déjà, dans un monde en pleine dynamique, l’après.
Le séjour de Bruxelles devrait être la bonne opportunité pour ce sympathique
ministre qui a un talent, disons un don, la grande capacité d’adaptation. Une
qualité plus que capitale dans la mission qui est la sienne et qui, compte tenu
des enjeux qui attendent le Togo, n’est pas près de finir. </p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel</strong></p>
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		<title>ACP-UE : Après le succès de Bruxelles, l’ultime défi pour Robert Dussey est Samoa</title>
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				<pubDate>Fri, 04 Jun 2021 17:29:15 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le ministre togolais des affaires étrangères a réussi d’une main de maître les négociations Acp-Ue, avec l’étape importante de Bruxelles en avril dernier. Le prochain défi de ce long processus aura lieu dans les îles Samoa, probablement au dernier trimestre de l’année. Robert Dussey rentrera ainsi dans l’histoire alors que son choix en 2018 était...]]></description>
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<p><strong>Le ministre togolais des affaires étrangères a réussi d’une main de maître les négociations Acp-Ue, avec l’étape importante de Bruxelles en avril dernier. Le prochain défi de ce long processus aura lieu dans les îles Samoa, probablement au dernier trimestre de l’année. Robert Dussey rentrera ainsi dans l’histoire alors que son choix en 2018 était totalement inattendu.</strong></p>



<p>Mi-avril, dans la capitale belge, un accord à la fois symbolique et important a été conclu entre le négociateur pour les ACP (Afrique Caraïbes Pacifique) et le Commissaire européen aux partenariats internationaux. Robert Dussey et Jutta Urpilainen se sont enfin mis d’accord, même si pendant trois ans, les discussions n’ont pas été de tout repos. Car il s’agit d’accords stratégiques et économiques entre l’Union européenne (Ue) et 79 pays de l’Afrique Caraïbes Pacifiques (Acp). Ces derniers accords devraient succéder à ceux de Cotonou, en cours depuis 2000. Mais le chef de la diplomatie togolaise a eu plus maille avec ses pairs des pays du sud que ceux de l’Europe. « <em>C’est nous qui ne nous entendons pas. Mais l’Europe, elle, sait ce qu’elle veut</em> » a-t-il laissé entendre à Bruxelles. Après la conclusion de l’Accord, sa signature et son adoption auront lieu à Samoa, « <em>le plus tôt possible</em> » souhaite l’Europe, « <em>sans doute au cours du dernier trimestre de l’année</em> » espère-t-on au ministère togolais des affaires étrangères. La question des droits de l’homme et de l’immigration a été des plus délicates.</p>



<p><strong>Droits de l’homme et immigration</strong></p>



<p>L’Europe fonde sur ce partenariat son principal défi extérieur, celui de l’immigration. Elle voudrait que les pays de départ fassent le travail de rétention, et préfère investir dans la répression en amont pour éviter que des migrants ne quittent leurs terres d’origine. Mais du côté des Acp, la perception est toute autre, on propose un plan de développement qui réduise au niveau des jeunesse l’envie de partir. « <em>Ce que nous voulons, c’est d’abord avoir l’appui européen pour aider les gouvernements qui ont des difficultés à garder leur jeunesse dans leur propre pays, pour ne pas forcément chercher à venir en Europe de manière illégale, de mourir dans la mer ou dans l’océan</em> » insiste Robert Dussey. Sur la question des droits de l’homme, les principes sont acquis de part et d’autre, sauf le volet de la liberté sexuelle. 90% des pays africains ne reconnaissent pas le mariage entre deux sexes et près de la moitié répriment sévèrement les relations homosexuelles. Dans certains pays comme le Cameroun, le Tchad, l’Ouganda ou encore le Zimbabwe, plusieurs centaines de personnes sont détenues en prison en raison de leur orientation sexuelle. Sur ce sujet, l’Europe a voulu se montrer intransigeante avant d’assouplir sa position et d’encourager les Etats « <em>à faire des efforts dans le sens de la promotion du droit à la différence sexuelle</em>« . Finalement, les Accords sont conclus et devront être signés avant la fin de l’année. En attendant, ceux de Cotonou qui étaient prolongés jusqu’à la fin 2020 devront assurer la transition. Pour Dussey, les questions d’homosexualité sont  » <em>un problème culturel</em> » que seul « <em>le temps va régler</em>« .&nbsp;</p>



<p><strong>Les Acp-Ue en question</strong></p>



<p>Ces accords embrassent tous les secteurs. La démocratie, les droits de l’homme, les échanges commerciaux, les partenariats et coopérations, tout y passe. Il s’agit généralement de principes basés sur les intérêts réciproques des deux parties. D’un côté, les 27 pays (depuis le brexit) de l’Union européenne, de l’autre les 79 des Afrique, Caraïbes, Pacifique (Acp) regroupés dans l’Organisation des Etats d’Afrique, Caraïbes et Pacifique, avec son siège à Bruxelles et dont l’actuel Secrétaire général est Georges Chikoti. Le seul objectif de cette structure est de négocier les accords et surtout de veiller à leur mise en application. La coopération entre l’Europe et les Acp a permis la signature en 1975 des conventions de Lomé qui seront remplacées en 2000 par l’Accord de Cotonou. Le prochain accord s’appelle « post Cotonou » en attendant de lui attribuer sans doute le nom de son lieu de signature. Elle régentera la coopération entre les deux parties pendant 20 ans. Pour y parvenir, la tradition veut que deux négociateurs soient désignés, un de chaque côté. Du côté de l’Europe, il s’agit du Commissaire en charge des partenariats internationaux ou du développement. Les Acp, quant à eux, choisissent un représentant, pour ces derniers accords, le ministre togolais des affaires étrangères. Le document conclu à Bruxelles est le fruit de leurs nombreuses rencontres, à Bruxelles comme dans d’autres capitales du monde.&nbsp;</p>



<p><strong>Samoa, l’ultime étape&nbsp;</strong></p>



<p>La signature proprement dite des Accords aura lieu à Samoa, un archipel de 3030 km2 situé en Océanie. Les pays des Caraïbes et du Pacifique ont estimé qu’il est temps qu’un accord voit le jour dans l’un de leurs Etats.&nbsp; Ces accords s’occupent aussi de l’ouverture des marchés des Acp à l’Europe. Un volet délicat d’autant que dans plusieurs pays, sociétés civiles et politiques craignent « <em>un invasion commerciale</em>« . Ce complexe aspect a été largement pris en compte pendant ces longues discussions qui ont lieu à plusieurs endroits dans le monde.</p>



<p>Il faut rappeler qu’à l’exception du Cuba qui n’a pas signé la Convention de Lomé ni l’Accord de Cotonou, tous les membres des Acp les ont, à chaque fois, signés. Le prochain enjeu pour Jutta Urpilainen et robert Dussey sera qu’à Samoa, aucun pays membre ne reste à la touche.&nbsp;<br></p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>TOGO : Autour du « Plan-Mali », Dussey fait du lobbying en Europe</title>
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				<pubDate>Sat, 20 Mar 2021 15:49:04 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/DUSSEY-ALLEMAND.jpg" alt="" class="wp-image-21695" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/DUSSEY-ALLEMAND.jpg 615w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/DUSSEY-ALLEMAND-300x186.jpg 300w" sizes="(max-width: 615px) 100vw, 615px" /><figcaption>Robert Dussey lors de son dernier séjour en Allemagne</figcaption></figure>



<p><strong>La diplomatie togolaise est très active sur le Sahel à travers son implication dans la crise malienne. Entre la réunion consacrée la semaine dernière à la crise qui au Mali et la visite annoncée de Faure Gnassingbé à l’Elysée, Robert Dussey fait le tour de l’Europe. Objectif, rassurer les partenaires du Togo et faire du lobbying sur l’implication du chef de l’Etat dans la lutte contre le terrorisme. Une thématique qui suscite beaucoup d’intérêts, de Berlin à Moscou en passant par Paris.</strong></p>



<p>Alors que la presse annonçait début mars la visite de Faure Gnassingbé à l’Elysée pour le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril, Robert Dussey se trouvait en Allemagne. Au programme, un entretien avec son homologue Heiko Maas et avec Gerd Müller, le ministre de la Coopération économique et du Développement. Le rapprochement entre ce pays, longtemps réticent et &nbsp;prudent et le Togo a été l’un de ses grands coups diplomatiques avec la visite d’Etat du président togolais à Berlin en juin 2016. Dès lors, les deux pays entretiennent de très bonnes relations et les positions des divers ambassadeurs germaniques qui se succèdent à Lomé se sont largement assouplies, «&nbsp;<em>en faveur du régime et contre tout bon sens</em>&nbsp;» dénonce Agbéyomé Kodjo, le principal opposant. Avant la capitale allemande, mi-février, le ministre des affaires étrangères était à Moscou. Il eut une longue discussion avec son homologue russe notamment sur la crise au Mali que «&nbsp;<em>Moscou suit de près</em>«&nbsp;. Occasion pour Dussey de négocier «&nbsp;<em>d’éventuelles livraisons du Sputnik V</em>«&nbsp;, le vaccin russe contre la Covid-19 s’étant montré plus efficace que ce qu’en attendait la presse occidentale. Avec Paris en janvier, cet infatigable philosophe à la santé fragile aura fait le tour des trois grandes capitales européennes en deux mois. Un retour en force sur le terrain du lobbiyng international en partie motivé par l’implication très appréciée par les puissances occidentale de Faure Gnassingbé dans la transition en cours à Bamako depuis la chute du président élu, Ibrahim Boubacar Kéïta.</p>



<p><strong>Lobbying de routine</strong></p>



<p>Comme il sait le faire de façon plus fréquente, le ministre des affaires étrangères a fait le tour des grandes capitales européennes depuis le début de l’année. Ce pro-israélien fieffé devrait sans doute aussi se rendre prochainement à Tel-Aviv où, en poussant Faure Gnassingbé à une vision sioniste du monde, Robert Dussey est reçu « <em>en enfant du pays</em> » par le Premier ministre Benjamin Netanyahou qui le considère comme « <em>le plus grand ami d’Israël</em> » en Afrique. La présidence des consultations des Acp-Ue (Afrique Caraïbes Pacifique-Union européenne) par le ministre togolais contribue à ce rayonnement diplomatique et le lobbying qui l’accompagne. Au-delà du positionnement de la diplomatie, c’est aussi l’évocation de questions pratiques comme le Mali. La semaine dernière, le Groupe de soutien au Mali a ouvert une importante rencontre à Lomé. L’occasion pour la Mission onusienne de maintien de paix (Mimusma) à laquelle le Togo fournit une grande partie de ses contingents, mais aussi l’Union africaine et la Cedeao d’évoquer la transition. Faure Gnassingbé soutient d’ailleurs la tenue, en mars 2022 de l’élection présidentielle qui mettra fin à la transition et négocie pour que, comme le veut la France « <em>les officiers ne prennent pas le scrutin en otage</em> » et se tiennent à l’écart.</p>



<p><strong>Bamako s’invite dans les discussions</strong></p>



<p>La crise malienne est devenue la chasse gardée de la diplomatie togolaise. Elle justifie en grande partie d’ailleurs la stratégie de Lomé de se faire incontournable au Sahel. Une stratégie qui propulse sa diplomatie et oblige les puissances à discuter avec Faure Gnassingbé. Il y a un mois, le patron de la diplomatie togolaise était passé à Paris. Ce fut, selon diverses sources, l’occasion de conclure le «&nbsp;<em>voyage de Faure Gnassingbé prévue au printemps</em>&nbsp;» chez Macron selon une source proche de Jean Yves Le Drian. Le ministre français des affaires étrangères entretient avec son homologue togolais de très bonnes relations. Selon plusieurs observateurs, la rapidité de cette visite, la première officielle du président togolais à son homologue français a un lien avec la forte implication du Togo au Mali où la France cherche à retirer progressivement ses forces. Que ce soit à Paris, à Berlin ou même à Moscou, le Mali est de toutes les discussions. La diplomatie togolaise s’est clairement positionnée sur la question, renforçant son influence dans le Sahel. Avec d’ailleurs, à l’œil, le Burkina Faso et le Niger. Constatant un vide depuis le départ de Blaise Compaoré et la fragilisation de Alassane Ouattara, Faure Gnasisngé veut faire du Sahel le point névralgique de sa nouvelle politique internationale.</p>



<p><strong>Quid de Washington depuis le départ de Trump&nbsp;?</strong></p>



<p>Robert Dussey qui, à cause de la Covid-19, a sensiblement réduit ses déplacements depuis quelques mois aurait pu se rendre depuis aux Etats-Unis mais «&nbsp;<em>il attend la bonne occasion</em>&nbsp;» selon son entourage. Chrétien et de droite, le chef de la diplomatie togolaise était très proche de l’administration Trump. Il a été le premier ministre africain à être reçu par Mike Pompéo. Les deux «&nbsp;homologues&nbsp;» ne partagent pas que leur position extrémiste sur la crise israélienne (ils considèrent Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu) mais ils fréquentent aussi des réseaux évangélistes proches. Ancien religieux, Robert Dussey dispose d’un énorme réseau politico-chrétien qui ont facilité entre autres le rapprochement entre Berlin et Lomé. Avec les Démocrates, c’est une nouvelle page qui s’ouvre même si, ces derniers mois, des contacts se sont enchaînés entre le Togo et les Etats-Unis. «&nbsp;<em>Il ne devrait pas avoir de véritables changements</em>&nbsp;» selon un diplomate togolais. Quoiqu’on dise, la diplomatie togolaise s’est montrée, cette dernière décennie, la plus offensive dans la sous-région, renforçant la posture de «&nbsp;jeune doyen&nbsp;» dont est affublé Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 15 ans et qui, sauf coup de théâtre, devrait, grâce aux réformes qu’il a mise en place, rester jusqu’en 2030.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong></p>
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