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	<title>retour &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Retour de Laurent Gbagbo en Côte d&#8217;Ivoire : pardon ne doit pas signifier oubli</title>
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				<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 08:52:14 +0000</pubDate>
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<p><strong>Ce 17 juin, l&rsquo;ex-président de Côte d&rsquo;Ivoire, récemment acquitté par la cour pénale internationale (CPI) atterrira dans son pays après dix ans d&rsquo;exil. Un retour, permis par les autorités ivoiriennes dans le cadre de la politique de réconciliation et d&rsquo;apaisement.</strong></p>



<p>Dans un imbroglio tragi-comique de résultats électoraux plus ou moins arrangés et de non-reconnaissance d&rsquo;une défaite à l&rsquo;élection présidentielle de 2010, Laurent Gbagbo a quitté le pays en même temps que la scène politique ivoirienne en 2011. Relativement isolé, probablement usé, mais conservant encore des soutiens chez une bonne partie de ses partisans historiques, Laurent Gbagbo a su donner des gages de bonne foi ces derniers mois et émettre les messages de modération attendus.</p>



<h4><strong>Ex-président boutefeu et diviseur</strong></h4>



<p>Le discours conciliant de Laurent Gbagbo, ne doit cependant pas faire oublier le rôle qu&rsquo;il a joué en Côte d&rsquo;Ivoire depuis plus de trente ans. Promoteur d&rsquo;une «&nbsp;ivoirité&nbsp;» stricte, voulue initialement par Henri Konan Bédié, il n&rsquo;a jamais cessé de souffler sur les braises des divisions ethnique et politique du pays. Il est évidemment l&rsquo;un des animateurs majeurs de la crise politico-militaire de 2002-2011, pour ne pas dire l&rsquo;acteur principal. Son élection en 2000 a d&rsquo;ailleurs fini par poser plus de problèmes que de solutions à la crise devenue permanente en Côte d&rsquo;Ivoire. La découverte de charniers à Yopougon dans un contexte de tensions interethniques quelques jours après l&rsquo;élection contestée de 2000 de Laurent Gbagbo est même devenue un marqueur de son pouvoir.</p>



<p>En 2010, son refus du résultat du scrutin présidentiel remporté par Alassane Ouattara eut pour conséquence la reprise des combats et des milliers de victimes. C&rsquo;est à la suite de ces événements, en avril 2011, qu&rsquo;il fut arrêté et emmené à La Haye où il restera incarcéré jusqu&rsquo;à son acquittement le 15 janvier 2019.</p>



<h4><strong>Réconcilié, mais rester prudent</strong></h4>



<p>Grand tribun et agitateur de foules, Laurent Gbagbo se fait aujourd&rsquo;hui le promoteur d&rsquo;une vie politique plus apaisée en Côte d&rsquo;Ivoire. Compte tenu de son poids politique, le retour de Laurent Gbagbo à Abidjan peut concrétiser la réconciliation du pays et matérialiser la cicatrisation des plaies encore ouvertes de la guerre civile. C&rsquo;est une très grande responsabilité à la fois pour le président Ouattara engagé dans une sage politique de la main tendue, mais aussi pour Laurent Gbagbo mis à l&rsquo;épreuve des faits de la tentative de réconciliation. Les faits et gestes de Laurent Gbagbo seront donc scrutés et observés. Ses futures déclarations auront, nul ne le doute, un impact sur la poursuite de cette réconciliation et sa réalité au sein de la population.</p>



<p>Il est logique que le gouvernement ivoirien, et la France avec qui les liens politiques, économiques, sécuritaires sont étroits, regardent d&rsquo;un œil prudent les conditions de la réinsertion de Laurent Gbagbo dans le paysage politique du pays. La Côte d&rsquo;Ivoire n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas la possibilité de se permettre un retour des tensions inutiles. La guerre fait rage chez la plupart des voisins du G5 Sahel au nord. Les dix-neuf morts de l&rsquo;attaque terroriste de Grand Bassam du 13 mars 2016 et les tués dans les attaques jihadistes récentes de juin 2021 dans le nord du pays, obligent au plus grand des sérieux et bien sûr à la cohésion nationale.</p>



<p>Enfin, redevenue la locomotive économique régionale en doublant son PIB ces dix dernières années, la Côte d&rsquo;Ivoire ne peut plus à l&rsquo;évidence, s&rsquo;encombrer de troubles fêtes. La feuille de route est claire. Laurent Gbagbo doit maintenant s&rsquo;inscrire dans une logique définitive d&rsquo;apaisement et de reconstruction du pays.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Retour de Laurent Gbagbo en Côte d&#8217;Ivoire: les ultimes tractations?</title>
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				<pubDate>Tue, 04 May 2021 12:54:24 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Il y a un mois, la chambre d&#8217;appel de la Cour pénale internationale confirmait l’acquittement de Laurent Gbagbo, qui vit depuis deux ans en Belgique. Depuis cette décision, les tractations pour préparer son retour en Côte d’Ivoire sont lancées et se sont accélérées en fin de semaine dernière. Six proches de l&#8217;ex-chef d&#8217;État sont revenus au pays,...]]></description>
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<p><strong>Il y a un mois, la chambre d&rsquo;appel de la Cour pénale internationale confirmait l’acquittement de Laurent Gbagbo, qui vit depuis deux ans en Belgique. Depuis cette décision, les tractations pour préparer son retour en Côte d’Ivoire sont lancées et se sont accélérées en fin de semaine dernière. Six proches de l&rsquo;ex-chef d&rsquo;État sont revenus au pays, dont sa sœur cadette et son porte-parole, qui étaient en exil depuis dix ans au Ghana.</strong></p>



<p>L’annonce a été faite à l’issue d’un Conseil des ministres qui réunissait le nouveau gouvernement formé par les autorités ivoiriennes. C’est le président en personne, Alassane Ouattara, qui a affirmé que Laurent Gbagbo pourrait bientôt rentrer en Côte d’Ivoire, avec l’assurance de bénéficier du statut d’ancien chef de l’État. «<em>&nbsp;Quant à Laurent Gbagbo et à Charles Blé Goudé, ils sont libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent,</em>&nbsp;a déclaré Alassane Ouattara, le mercredi 7 avril 2021.<em>&nbsp;Les frais de voyage de Monsieur Laurent Gbagbo ainsi que ceux des membres de sa famille seront pris en charge par l’État de Côte d’Ivoire</em>&nbsp;»,&nbsp;a-t-il poursuivi.&nbsp;<em>Les dispositions seront également prises pour que Monsieur Laurent Gbagbo bénéficie, conformément aux textes en vigueur, des avantages et indemnités dus aux anciens présidents de la République de Côte d’Ivoire.&nbsp;</em>»</p>



<p>En décembre 2020, un obstacle administratif avait déjà été levé, puisque Laurent Gbagbo a pu se faire établir deux passeports (un diplomatique et un ordinaire) qui lui permettent de voyager. Mais il reste encore quelques détails administratifs à régler.</p>



<p>D’abord, le greffe de la Cour pénale internationale devait transmettre aux autorités ivoiriennes les documents attestant de son statut d’homme acquitté.&nbsp;Ensuite, il y a toute une discussion menée entre&nbsp;les responsables de son parti mandatés pour organiser son retour et les autorités. Les discussions étaient jusque-là menées par l’ancien Premier ministre, Hamed Bakayoko, mais il est décédé le 10 mars dernier.&nbsp;Il fallait donc trouver un autre interlocuteur. C’est désormais son successeur à la primature, Patrick Achi, qui prend le relais. Deux&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210501-c%C3%B4te-d-ivoire-le-secr%C3%A9taire-g%C3%A9n%C3%A9ral-du-fpi-pro-gbagbo-re%C3%A7u-par-le-premier-ministre">rencontres ont eu lieu</a></strong>&nbsp;ces derniers jours. Elles portent notamment sur&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210503-c%C3%B4te-d-ivoire-l-%C3%A9tat-et-le-fpi-gor-ont-discut%C3%A9-des-modalit%C3%A9s-du-retour-de-laurent-gbagbo">l’encadrement sécuritaire</a></strong>&nbsp;de l’arrivée de l’ancien président ivoirien.&nbsp;</p>



<h4>Réconcilier les Ivoiriens et réunifier le parti : les défis de Laurent Gbagbo après son retour</h4>



<p>«&nbsp;<em>L’objectif, c’est de réussir l’organisation du retour du président Laurent Gbagbo, au plan sécuritaire, bien entendu, avec les autorités ivoiriennes qui en ont la charge,</em>&nbsp;explique Franck Anderson Kouassi, porte-parole du Front populaire ivoirien, branche «&nbsp;Gbagbo ou rien&nbsp;». Et puis, poursuit-il, il y a la mobilisation en Côte d’Ivoire&nbsp;: «&nbsp;<em>Il s’agit de canaliser les gens. Le président Laurent Gbagbo est attendu par tous les Ivoiriens pour le rôle qu’il compte jouer dans la réconciliation nationale et le rassemblement des Ivoiriens. Et donc, par rapport à cela, il faut prendre un certain nombre de dispositions pour contenir ce monde-là, tant au niveau d’Abidjan&nbsp;que ceux qui viendront de l’intérieur du pays.</em>&nbsp;»</p>



<p>Deux défis attendent ensuite l’ancien président ivoirien.&nbsp;Laurent Gbagbo veut promouvoir la réconciliation nationale. Son retour marquera sans doute une nouvelle phase de jeux d’alliances&nbsp;au sein de la classe politique ivoirienne. &nbsp;</p>



<p>Mais avant cela, il devra d’abord réunifier son parti, qui s’est divisé en son absence. «&nbsp;<em>Il va falloir concilier les deux positions, mais je pense que les choses devraient aller très vite, puisque Pascal Affi N’Guessan a toujours affirmé que si Laurent Gbagbo revenait, et qu’il voulait reprendre la tête du Front populaire ivoirien, il ne s’y opposerait pas&nbsp;</em>», observe le politologue Geoffroy Justin Kouao. Monsieur Affi N’Guessan n’a pas de marge de manœuvre, ajoute-t-il&nbsp;: «<em>&nbsp;Il est dans une position de faiblesse. Il n’arrive pas à ratisser large&nbsp;et les dernières élections législatives le montrent bien&nbsp;: le FPI, conduit par Pascal Affi N’Guessan, n’a obtenu que deux sièges. À&nbsp;l’inverse, EDS,&nbsp;Ensemble pour la démocratie et la souveraineté, a obtenu près d’une vingtaine de sièges. Et donc politiquement, il y a un déséquilibre&nbsp;en défaveur de M. Affi N’Guessan, qui doit donc en tenir compte&nbsp;</em>», conclut le directeur du&nbsp;<em>think tank</em>&nbsp;Institut des Libertés.</p>



<p>En attendant, les discussions pour affiner les modalités pratiques et la date du retour de Laurent Gbagbo se poursuivent.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Alassane Ouattara : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé « libres de rentrer quand ils le souhaitent »</title>
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				<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 18:22:02 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55422138_303.jpg" alt="" class="wp-image-20570" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55422138_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55422138_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Alassane Ouattara</figcaption></figure>



<p style="text-align:left"><strong>Le chef de l’État ivoirien a indiqué que l’ex-président et son ancien ministre de la Jeunesse peuvent désormais rentrer « quand ils le souhaitent » et que l’État prendra en charge les frais du retour de Laurent Gbagbo.</strong></p>



<p>Une semaine après&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1146530/politique/cote-divoire-laurent-gbagbo-acquitte-en-appel/">l’acquittement définitif de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé</a>, les deux hommes sont « libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent ». C’est ce qu’a indiqué ce mercredi&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1148180/politique/comment-alassane-ouattara-gere-le-retour-en-cote-divoire-de-laurent-gbagbo/">le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara</a>, lors du conseil des ministres, précisant que les frais de voyage de l’ancien président, ainsi que ceux de sa famille, seront pris en charge par l’État.</p>



<p>L’ex-président ivoirien et son ancien ministre de la Jeunesse ont été définitivement acquittés par la chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI), le 31 mars, des faits de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis entre 2010 et 2011. Début décembre, Laurent Gbagbo, qui vit actuellement en Belgique, s’était déjà vu remettre deux passeports, l’un diplomatique, l’autre ordinaire.</p>



<h4>Statut d’ancien président</h4>



<p>« Des dispositions seront prises pour que Laurent Gbagbo bénéficie, conformément aux textes en vigueur, des avantages et indemnités dus aux anciens présidents de la République&nbsp;», a par ailleurs indiqué Alassane Ouattara.</p>



<p>Interrogé sur la condamnation de Laurent Gbagbo,  en 2019, par la justice ivoirienne à vingt ans de réclusion et à une amende de 329 milliards de F CFA dans <a href="https://www.jeuneafrique.com/515829/societe/cote-divoire-laurent-gbagbo-condamne-a-20-ans-de-prison-pour-le-braquage-de-la-bceao/">l’affaire du « braquage de la BCEAO »</a>, le nouveau porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a botté en touche. Il a indiqué s’en tenir aux propos du chef de l’État, « qui a dit que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé pouvaient rentrer quand ils le voudraient ».</p>



<p>Faut-il alors s’attendre à une grâce présidentielle, voire à une amnistie ? Selon nos informations, des négociations sont en cours pour une levée de toutes les condamnations de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara « reste bienveillant quant à la situation des victimes qui continueront à bénéficier du soutien de la Côte d’Ivoire », a tenu à préciser le porte-parole du gouvernement.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>COTE D’IVOIRE : Amadou Gon Coulibaly à Abidjan ce jeudi</title>
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				<pubDate>Thu, 02 Jul 2020 05:40:39 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/GON-1-768x512.jpg" alt="" class="wp-image-17812" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/GON-1-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/GON-1-768x512-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p><strong><a href="http://www.afrikastratgies.fr/"><br>Une information exclusive Afrika Stratégies France</a>. Le Premier ministre ivoirien, qui enchaîne des audiences en France ces derniers jours, rentre ce jeudi au pays si tout se passe bien, après deux mois de soins et d’examens de routine à Paris. Accompagné de son épouse, Assetou et de quelques proches à bord d’un avion de l’Etat, il sera accueilli à Abidjan jeudi en fin de journée par de rares membres du gouvernement mis dans le secret puis se rendra directement au domicile d’Alassane Ouattara pour une première rencontre avec son mentor. Si pendant sa convalescence, Amadou Gon Coulibaly (AGC) est resté très actif et en permanent contact avec son cabinet, ce retour donne le top départ d’une précampagne qui, avec le Covid-19, peinait à décoller. D’autant qu’il est le candidat de la majorité présidentielle pour le scrutin prévu fin octobre.</strong></p>



<p>Quelques audiences à Paris avant le départ. L’ambassadeur de Côte d’Ivoire Maurice Kouakou Bandaman a été reçu ce mercredi par le Premier ministre qui s’entretiendra dans la foulée avec Franck Paris, conseiller Afrique de l’Elysée venu dire «&nbsp;<em>bon retour</em>&nbsp;» à celui qui a toutes les chances d’être le prochain président ivoirien. Car ce jeudi normalement, AGC sera en terre ivoirienne. Ce retour sera modeste, discret sinon presque secret, simple et surtout, selon les vœux de l’intéressé, «&nbsp;<em>sans triomphalisme</em>«&nbsp;. Alors que l’avion qui le ramènera a décollé d’Abidjan, la capitale ivoirienne, «&nbsp;<em>seuls quelques rares ministres sont informés&nbsp;»</em>,&nbsp;<a href="https://www.financialafrik.com/2020/05/03/cote-divoire-hamed-bakayoko-en-interimaire-apres-levacuation-du-premier-ministre-en-france/">dont Hamed Bakayoko qui assume l’intérim du chef de l’exécutif depuis deux mois</a>. &nbsp;Gon Coulibaly partira comme il est venu, de l’aéroport du Bourget. L’avion a décollé du GATL, une base près de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny à Port-Bouet à Abidjan. Le Premier ministre ivoirien a été hospitalisé, en tout, environ 3 semaines. Il a passé le reste de son temps plutôt en active convalescence, à sa résidence du 16<sup>e</sup>&nbsp;arrondissement de la capitale française. Mais depuis mi-juin, tout était redevenu normal, et Gon Coulibaly avait renoué avec ses messages wathsap et surtout, ses «&nbsp;<em>régulières séances de travail avec son cabinet à Abidjan</em>&nbsp;» à distance pour ce travailleur hors norme et sans limites. Ce retour relance une campagne électorale qui, malgré les annonces de candidatures, peinait à décoller.</p>



<p><strong>Discret si ce n’est secret</strong></p>



<p>La présidence ivoirienne qui a publié, début mai, un communiqué annonçant l’évacuation du Premier ministre ne réagira pas avant son retour. Pas de communiqué en vue au moment de mettre cet article sous presse. Une rencontre privée est prévue ce jeudi en fin de soirée, «&nbsp;<em>après 20 heures</em>&nbsp;» à sa résidence où Alassane Dramane Ouattara accueillera son poulain. Avec Dominique, son épouse qui a visité pas moins de deux fois le chef de l’exécutif pendant sa convalescence. Au menu, un rafraichissement, après quoi, l’arrivant rejoindra son domicile officiel à Cocody, quartier résidentiel du nord d’Abidjan. Une réaction gouvernementale pourrait intervenir dans la foulée. Le Premier ministre devrait reprendre le travail dès le lendemain, vendredi. Avec en tête, la présidentielle du 31 octobre dont le chef de l’Etat n’entend pas évoquer le report.&nbsp;»<em>Je suis pressé d’aller me reposer</em>&nbsp;» insiste Ouattara qui, malgré le coronavirus, s’oppose à tout report. Bien que le Conseil des ministres ait accepté la requête de la Commission électorale, de repousser de 5 jours la révision de la liste électorale précédemment prévue pour prendre fin le 30 juin.</p>



<p><strong>Le Stent &nbsp;en question</strong></p>



<p>Au départ du Premier ministre début mai, peu d’informations ont fuité sur sa santé et ses soins, à part les rumeurs qui ont flambé sur les réseaux sociaux. Mais Amadou Gon Coulibaly a subi la pose d’un stent nu au niveau du cœur faisant suite à une insuffisance coronarienne et après une angioplastie légère. Il s’agit d’un dispositif métallique, de 15 mm sur 3 mm en moyenne, glissé dans une cavité naturelle humaine pour la maintenir ouverte, bref, un facilitateur respiratoire qui ne reste que pendant une courte durée avant d’être enlevé. Il aide le patient à réguler les fonctionnements cardiaques et est retiré au bout de quelques semaines voire quelques mois. Le stent nu est beaucoup plus léger que le Stent actif et n’a aucune répercussion sur la capacité intellectuelle et physique de l’intéressé. C’est d’ailleurs pour s’assurer qu’il revienne en bonne forme que le président ivoirien a insisté pour que sa convalescence soit prolongée. De sources médicales, le Premier ministre aurait pu regagner Abidjan depuis mi-juin. «&nbsp;<em>Mais il a fallu être prudent</em>«&nbsp;, concède un ministre proche qui ne perd pas de vue «&nbsp;<em>la charge physique éprouvante d’une campagne électorale</em>«&nbsp;. Malgré les rumeurs, Alassane Ouattara n’aurait jamais pensé à un plan B. Un peu plus de 500.000 personnes subissent une pose de stent chaque année en France, des opérations devenues banales. Gon Coulibaly devrait d’ailleurs rester en poste jusqu’à la présidentielle.</p>



<p><strong>Premier ministre jusqu’au bout</strong></p>



<p>L’idée fait son chemin. Alassane Ouattara l’a prouvée, le Premier ministre restera en poste jusqu’à l’élection présidentielle. «&nbsp;<em>Il peut, au pire des cas, quitter pendant la campagne proprement dite</em>&nbsp;» propose un de ses proches ministres, «&nbsp;<em>pour éviter qu’il ne bénéficie des privilèges liés à son poste au détriment des adversaires</em>&nbsp;» explique la même source. Mais pas question qu’il passe la main de sitôt, d’autant qu’une passation symbolique de charges est prévue dès «&nbsp;<em>vendredi ou lundi</em>&nbsp;» entre le ministre de la défense qui assumait l’intérim et Gon Coulibaly. Au Bénin, en 2016, Lionel Zinsou, encore Premier ministre de Yayi Boni est resté en poste jusqu’à la présidentielle pour laquelle il était candidat. En Angola,&nbsp;<a href="https://www.google.com/search?sxsrf=ALeKk01uSiUy-JZC8s2hJZDnxmj4NA5YLg:1593644140031&amp;q=Jo%C3%A3o+Louren%C3%A7o&amp;stick=H4sIAAAAAAAAAONgVuLVT9c3NEwuLiqKNy0pesRowS3w8sc9YSn9SWtOXmPU5OIKzsgvd80rySypFJLmYoOyBKX4uVB18ixi5ffKP7w4X8Env7QoNe_w8nwAxrmVoF4AAAA">João Lourenço</a>&nbsp;n’a pas quitté le ministère de la défense quand il fut candidat à la succession de Do Santos. Il a été élu brillamment. En France, la pratique est même récurrente. En 1988, Premier ministre dans une cohabitation avec François Mitterrand, Jacques Chirac est resté à Matignon jusqu’à être battu au second tour par le président sortant. Candidat en 1995, Edouard Balladur était aussi à la tête du gouvernement mais sera éliminé dès le premier tour. Idem pour le socialiste Lionel Jospin en 2002. On a tout de même vu, exceptionnellement, Manuel Valls, en conflit permanent avec François Hollande, quitter son poste peu avant la présidentielle de 2017. A cause d’une guerre ouverte avec le locataire de Élysée. Ailleurs, Angela Merckel est toujours resté en fonction en postulant de nouveau ainsi que Pédro Sanchez, premier ministre espagnols, tous réélus. Toutes les portes restent ouvertes même si, dans le cas de la Côte d’Ivoire, face au risque de secousses que pourraient alimenter les ambitions, nombreuses dans la majorité, qui ont fait partir le ministre des affaires étrangères et celui de l’enseignement supérieur récemment, le maintien en poste du Premier ministre est évident. Même si l’opposition ne l’entend pas de cette oreille.</p>



<p>Une certitude tout de même, ce retour tournera tous les regards vers la présidentielle. Ultime alternance à la tête de l’Etat après la crise engendrée par le scrutin de 2010 et qui a fait au moins 3000 morts.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>CÔTE D&#8217;IVOIRE /COVID-19: Face à la légion de contaminations, Gon Coulibaly dope la riposte</title>
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				<pubDate>Sun, 12 Apr 2020 21:19:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/WhatsApp-Image-2020-04-12-at-22.02.48-1-1024x680.jpeg" alt="" class="wp-image-16193" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/WhatsApp-Image-2020-04-12-at-22.02.48-1-1024x680.jpeg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/WhatsApp-Image-2020-04-12-at-22.02.48-1-300x199.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/WhatsApp-Image-2020-04-12-at-22.02.48-1-768x510.jpeg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/WhatsApp-Image-2020-04-12-at-22.02.48-1-600x398.jpeg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/WhatsApp-Image-2020-04-12-at-22.02.48-1.jpeg 1059w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Amadou Gon Coulibaly</figcaption></figure>



<p><strong><em>Le
premier ministre ivoirien marque son retour au devant de la scène, après son
auto confinement, en vue de la poursuite de la bataille contre le coronavirus
qui ne cesse de défier l’humanité. Nombre d’actions ont été menées au cours de
la semaine, pour venir à bout de cette pandémie. Le Conseil des ministres du
mercredi 8 avril 2020 et le Conseil national de sécurité du jeudi 9 avril 2020,
sont deux rencontres tenues à cet effet. D’importantes mesures en sont issues.
Le premier ministre a par ailleurs tenu deux conférences téléphoniques, l’une
avec le Vice-Président de la Région Afrique de la Banque mondiale, et l’autre
avec le Vice-Président exécutif de la Société financière internationale (Sfi).
Hafez Ghanem et&nbsp; Philippe Le Houerou ont
discuté avec le premier ministre, de l’appui de leurs institutions respectives
pour la mise en œuvre des plans de lutte contre le Coronavirus en Côte
d’Ivoire. </em></strong></p>



<p>Même
si l’action gouvernementale n’a pris aucune ride pendant l’auto confinement du
premier ministre ivoirien,&nbsp; sa présence
effective aux côtés de la population reste un gage de soulagement et de
confiance dans la riposte contre la maladie à coronavirus. Toujours actif sur
le terrain, Gon Coulibaly aura une fois encore prouvé sa grande sollicitude à
l’endroit des couches les plus vulnérables. Depuis le déclenchement de cette
crise sanitaire inédite, il n’est pas de jour où le chef du gouvernement
ivoirien ne manifeste sa volonté de vaincre cette maladie à travers d’importantes
mesures destinées à agir contre sa propagation exponentielle.</p>



<p><strong>Le
grand retour</strong></p>



<p>Présent
au poste dès le 6 avril, le premier ministre s’est aussitôt attelé à la poursuite
de l’important travail de lutte et de prévention en cours, contre le Covid-19
en Côte d’Ivoire. Gon Coulibaly a tenu dans ce cadre, une réunion
interministérielle avec pour objectif de faire le point de la mise en œuvre du
Plan de riposte sanitaire et du Plan de soutien économique, social et
humanitaire et pour préparer le Conseil des ministres du mercredi 8 avril,
ainsi que le Conseil national de sécurité du jeudi 9 avril. Deux rencontres
dirigées en personne par le chef de l’État et largement consacrées à la lutte
contre le Coronavirus en Côte d’Ivoire. La journée du chef de l’exécutif s’est
poursuivie avec une séance de travail avec le ministre de la Santé et de
l&rsquo;Hygiène Publique, Dr Aka Aouélé. </p>



<p>Amadou
Gon Coulibaly a par ailleurs tenu deux importantes conférences téléphoniques
d’une part avec le Vice-Président de la Région Afrique de la Banque Mondiale,
et d’autre part avec le Vice-Président exécutif de la Sfi. Avec Hafez Ghanem et
Philippe Le Houerou, il était question de l’appui de leurs institutions
respectives pour la mise en œuvre des plans de lutte contre le Coronavirus en
Côte d’Ivoire. Le premier ministre a saisi l’opportunité, pour exprimer sa
reconnaissance au Groupe de la Banque mondiale qui d’ores et déjà a assuré de
son plein soutien à travers l’utilisation de tous les instruments techniques et
financiers disponibles. Ce fut l’occasion pour lui, de rappeler à l’attention
de tous, la mise en place par l’État de Côte d’Ivoire, d’un fond de 20
milliards de FCfa pour amorcer le volet socio-humanitaire du Plan de soutien
économique, social et humanitaire. Tout en remerciant chacun pour la
contribution à cette lutte, Amadou Gon Coulibaly a appelé au civisme et à la
discipline ainsi qu&rsquo;au respect des mesures en place pour le gain de la partie.</p>



<p><strong>&nbsp;Rencontres au sommet</strong></p>



<p>La
poursuite de la mise en œuvre du Plan de riposte sanitaire national initié par
le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19, est
au cœur des préoccupations exprimées lors du conseil des ministres du mercredi
8 avril. Les différentes mesures&nbsp;
adoptées y concourent largement. Estimées globalement à 117,5 milliards
de francs Cfa, ces mesures comprennent la suspension temporaire du paiement de
certains impôts, l’exonération totale ou la réduction partielle d’impôts et
taxes et l’admission en charge des frais engagés dans la lutte contre la
pandémie notamment en matière de renforcement du système des soins et
d’approvisionnement en médicaments et matériels de protection. Elles traduisent
la double volonté du Gouvernement de garantir non seulement une meilleure prise
en charge des malades et de consolider les efforts pour préserver les
populations de la propagation de la maladie, mais également d’apporter le
soutien de l’État aux entreprises nationales sinistrées du fait des effets
pervers de la pandémie. Le Conseil des ministres a prorogé le couvre-feu sur
l’ensemble du territoire national pour une nouvelle période de 15 jours allant
du 08 au 24 avril 2020, de 21 heures à 5 heures du matin.</p>



<p><strong>Mesures
additionnelles</strong></p>



<p>Le
gouvernement ivoirien ne tarit pas d’initiatives pour contrer le Covid-19.
Réuni en session extraordinaire, le Conseil national de sécurité en a une fois
encore donné la preuve.&nbsp; A l’issue de la
rencontre, il été mis en place au plan du soutien économique, social et
humanitaire, un Fonds de solidarité d’une dotation initiale de 20 milliards de
francs Cfa de l’État, qui permettra notamment la distribution de vivres et non
vivres, en soutien aux populations vulnérables. Au titre des mesures additionnelles,
il est prévu le renforcement des dispositions de distance sociale, à travers
l&rsquo;obligation du port de masques, notamment dans le Grand Abidjan. Pour prévenir
les pénuries, le gouvernement veillera à leur disponibilité et leur gratuité, à
commencer par le personnel de santé et les forces de Défense et de sécurité. En
vue d’éviter une contamination massive des populations, le confinement
obligatoire à domicile de toutes les personnes fragiles, notamment les
personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques est exigé avec la
réduction des déplacements non essentiels, la mise en œuvre effective du
télétravail et la réduction du nombre de passagers dans les véhicules de
transport en commun et dans les véhicules personnels. En vue du renforcement
des stratégies de détection, de contrôle, de transmission, et de soins, il sera
mis en place une stratégie de dépistage, avec l’installation à Abidjan de
treize (13) centres de prélèvement de proximité dont neuf avant fin avril, sur
un total de quarante-cinq (45) qui seront déployés sur l’ensemble du territoire
national. </p>



<p>Toutes
les personnes qui violent les règles de confinement à domicile paieront
d’amendes ou seront passibles d’imposition de sanctions et transférées dans des
centres dédiés. Un point d’honneur sera mis à la sensibilisation des
populations au dépistage, ainsi qu’à la lutte contre la stigmatisation des cas
confirmés. Un accent particulier sera mis sur la fabrication par l’industrie
locale et l’importation massive de masques destinés à l’usage des populations
et à la production des médicaments par l’industrie pharmaceutique locale en vue
de la couverture des besoins nationaux. Pour favoriser la plus grande
motivation au travail,&nbsp; le président de
la République a en outre instruit le chef du gouvernement, aux fins de
procéder, dès la fin du mois d’avril, au paiement des primes au personnel de la
Santé, aux forces de Défense et de sécurité ainsi qu’aux autres acteurs publics
engagés en première ligne dans le combat contre le Coronavirus. </p>



<p>C’est désormais le grand retour au chevet des populations. Dès son retour au poste, le premier ministre a déjà marqué sa présence d’importantes activités. Un motif de satisfaction, mais également l’assurance d’une victoire certaine sur la pandémie à coronavirus, à travers des mesures qui ne cessent de dissiper la peur des populations.</p>



<p><strong>Thomas AZANMASSO,Tribune d&rsquo;Afrique</strong></p>
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		<title>Retour au Bénin de vingt-huit objets appartenant aux anciens rois d’Abomey</title>
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				<pubDate>Sat, 18 Jan 2020 18:13:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
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		<category><![CDATA[retour]]></category>

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				<description><![CDATA[Ce geste concrétise le mouvement en faveur du retour d’œuvres d’arts premiers du patrimoine béninois issues de collections occidentales privées. Ambassadeurs de France et du Japon, collaborateurs du président béninois, écoliers et étudiants, artistes, membres de familles royales, donateurs&#160;: tous étaient là, vendredi 17&#160;janvier, au Petit Musée de la Récade, dans le sud du Bénin,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/téléchargement-8.jpg" alt="" class="wp-image-13400" width="626" height="314" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/téléchargement-8.jpg 318w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/téléchargement-8-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /></figure>



<p><strong>Ce geste concrétise le mouvement en faveur du retour d’œuvres d’arts premiers du patrimoine béninois issues de collections occidentales privées.</strong></p>



<p>Ambassadeurs de France et du Japon, collaborateurs du président béninois, écoliers et étudiants, artistes, membres de familles royales, donateurs&nbsp;: tous étaient là, vendredi 17&nbsp;janvier, au Petit Musée de la Récade, dans le sud du Bénin, autour d’un magnifique sabre d’amazone orné de figures d’animaux.</p>



<p>Cette arme du XIX<sup>e</sup> siècle, utilisée par les anciennes gardiennes des rois d’Abomey, fait partie des <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/13/un-musee-du-benin-va-accueillir-27-objets-traditionnels-provenant-de-collections-europeennes_6025720_3212.html">vingt-huit objets désormais exposés dans ce musée</a> de Lobozounkpa, après leur acquisition par un collectif d’antiquaires français passionnés d’art africain et du Bénin. Depuis son inauguration, les initiatives de retour d’objets traditionnels sur leur terre d’origine se sont poursuivies.</p>



<p><em>«&nbsp;Ces magnifiques récades</em>&nbsp;[sceptres royaux]<em>&nbsp;sont de retour sur la terre qui les a vues naître&nbsp;»</em>, s’enthousiasme Eric Totah, directeur du cabinet du ministre béninois de la culture.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous accueillons dans notre collection vingt-huit nouvelles pièces. Parmi ces œuvres, nous avons deux sculptures, huit sabres, seize récades et deux couteaux&nbsp;»</em>, explique Marion Hamard, directrice générale du Centre pour les arts et la culture, où se trouve le Petit Musée de la Récade.</p>



<p><em>« Cela va nous permettre d’augmenter considérablement notre collection »,</em> se félicite-t-elle, espérant passer de sept mille visiteurs annuels, essentiellement des écoliers ou des habitants de la localité, à dix mille entrées pour 2020. <em>« Quatre-vingts pour cent de notre public sont constitués de jeunes enfants et de personnes issus de la localité. C’est un objectif pour nous. Nous travaillons beaucoup pour les gens autour desquels nous vivons »</em>, selon la directrice.</p>



<h4>Un musée inauguré en&nbsp;2015</h4>



<p>Merline Atchokossi, élève de CM1, se réjouit d’ailleurs d’avoir vu pour la première fois les objets des&nbsp;<em>«&nbsp;rois dont</em>&nbsp;[elle]&nbsp;<em>a entendu parler en classe&nbsp;»</em>. Ces objets ont été acquis par le Collectif des antiquaires de Saint-Germain-des-Prés en mars&nbsp;2019 en France pour plusieurs milliers d’euros chacun, lors d’une vente aux enchères.</p>



<p>Ils proviennent de deux collections européennes privées : celle d’Alfred Testard de Marans, chargé de la direction du service administratif lors de l’organisation de l’expédition du Dahomey en 1890, ainsi que celle de l’abbé Le Gardinier, missionnaire colonial. <em>« Il s’agit de deux collections historiques. Ces objets, collectés au XIX<sup>e</sup> siècle, renvoient au richissime passé du Bénin. Ils sont le témoin d’une Afrique debout, combattante, résistante »,</em> explique Bernard Dulon, membre du collectif.</p>



<p><em>«&nbsp;La récade, au XIX<sup>e</sup>&nbsp;siècle, est un instrument de guerre, symbole de pouvoir et représentation du roi, ce qui lui donne un caractère historique important&nbsp;»,</em>&nbsp;explique ce passionné.</p>



<p>Le Petit Musée de la Récade a été inauguré le 1<sup>er</sup>&nbsp;décembre&nbsp;2015. Sa collection était alors constituée de trente-sept sceptres, six objets royaux et de culte fon, tous offerts par le Collectif des antiquaires de Saint-Germain-des-Prés ou des collectionneurs privés.</p>



<h4>La circulation des œuvres plutôt que la restitution</h4>



<p>Le retour d’œuvres du patrimoine béninois issues de collections occidentales privées s’inscrit dans le cadre de restitutions d’œuvres d’arts premiers en partie pillées en Afrique du temps de la colonisation. La restitution par la France au Bénin de vingt-six statuettes du royaume d’Abomey, annoncée en&nbsp;2018, et qui se trouvent au Musée du quai Branly-Jacques Chirac à&nbsp;Paris, se fera dans le courant de l’année ou au début&nbsp;de 2021.</p>



<p>Le Bénin et la France ont signé un programme commun de travail sur&nbsp;<em>«&nbsp;la circulation d’œuvres d’art, notamment sous forme de prêts et d’expositions&nbsp;»</em>.</p>



<p>Les musées français, comme celui du Quai Branly, qui dispose de la plus importante collection d’arts premiers, s’inquiètent d’une politisation du débat et d’arguments selon lesquels toutes les œuvres en dépôt chez eux depuis la colonisation ont été malhonnêtement acquises ou pillées, et doivent être rendues aux nouveaux Etats.</p>



<p>Ils privilégient la circulation des œuvres entre la France et l’Afrique plutôt que des restitutions, sauf quand, comme c’est le cas pour les statues du palais royal d’Abomey, le pillage par des soldats français à la fin du XIX<sup>e</sup>&nbsp;siècle a été flagrant. D’autres œuvres ont été achetées, collectionnées lors de missions ethnologiques, ou leur origine reste inconnue.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Centrafrique : l’ancien président Michel Djotodia de retour à Bangui</title>
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				<pubDate>Fri, 10 Jan 2020 09:30:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
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				<description><![CDATA[L’ancien président centrafricain Michel Djotodia a atterri vendredi 10 janvier au matin à l’aéroport de Bangui, en provenance de Cotonou, au Bénin. Il y vivait en exil depuis sa chute, en 2014. Les rumeurs le disaient avide d’un retour à Bangui depuis l’arrivée d’un autre ancien président, François Bozizé, fin décembre en terres centrafricaines. Michel Djotodia...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/centr.jpg" alt="" class="wp-image-13109" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/centr.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/centr-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption> <strong>L’ancien président centrafricain Michel Djotodia</strong> </figcaption></figure>



<p><strong>L’ancien président centrafricain Michel Djotodia a atterri vendredi 10 janvier au matin à l’aéroport de Bangui, en provenance de Cotonou, au Bénin. Il y vivait en exil depuis sa chute, en 2014.</strong></p>



<p>Les rumeurs le disaient avide d’un retour à Bangui depuis <a href="https://www.jeuneafrique.com/870355/politique/centrafrique-lancien-president-francois-bozize-est-de-retour-a-bangui/">l’arrivée d’un autre ancien président, François Bozizé</a>, fin décembre en terres centrafricaines. Michel Djotodia a, à son tour, mis fin à son exil ce 10 janvier, comme l’a confirmé son avocat, Me Nick Kaufman, à <em>Jeune Afrique</em>.</p>



<p>L’ancien chef de l’État, arrivé à Bangui à 8 h 40, heure locale, avait décollé de Cotonou, au Bénin, quelques heures plus tôt, à bord d’un avion de Royal Air Maroc. Un important dispositif sécuritaire, dont des éléments de la garde présidentielle, était déployé à l’aéroport.</p>



<h4>«&nbsp;Il est temps de faire la paix »</h4>



<p>« J’ai décidé de rentrer parce que j’ai constaté que la Centrafrique est en train de sombrer », a-t-il déclaré dans un court discours retransmis sur les ondes de la radio nationale. « Je suis en venu en homme de paix&nbsp;», a-t-il insisté.</p>



<p>Quelques heures après son arrivée, Michel Djotodia a été reçu par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Les deux hommes ont « longuement parlé de la paix », a confié à&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;un conseiller du président centrafricain. « Contrairement à Bozizé, les intentions de Djotodia sont claires : il est revenu aider dans le cadre de la paix », assure ce proche de Touadéra.</p>



<p>Si aucune rencontre entre François Bozizé et Michel Djotodia n’est pour l’heure prévue, Michel Djotodia a tenu à saluer le retour de celui qu’il a renversé en mars 2013. « Il est temps de faire la paix », a-t-il affirmé.<br></p>



<h4>Le retour de Bozizé a tout changé</h4>



<p>Michel Djotodia vivait en exil au Bénin depuis sa chute, en 2014 et affirmait encore il y a peu, via ses proches, s’y plaire et y apprécier sa nouvelle vie. Mais le retour de François Bozizé semble avoir changé la donne, tout comme la perspective de la présidentielle prévue en décembre 2020. Il était ces dernières années resté en contact avec certains chefs de guerre centrafricains, notamment Noureddine Adam.</p>



<p>Chef de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement&nbsp;(UFDR), membre de la rébellion de la&nbsp;Séléka, Djotodia s’était auto-proclamé&nbsp;président de la République&nbsp;le&nbsp;24&nbsp;mars&nbsp;2013&nbsp;après le renversement de&nbsp;François Bozizé. Il avait démissionné en janvier 2014, sous la pression internationale.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Le Ghana invite sa diaspora à investir dans de grands projets</title>
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				<pubDate>Thu, 09 Jan 2020 17:21:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Avec la création d&#8217;une banque d&#8217;investissements dédiée, le pays compte tirer bénéfice des nombreux envois de fonds de sa diaspora, en hausse&#160;chaque année. Après une année&#160;2019&#160;sous le signe du «&#160;retour&#160;» de la diaspora,&#160;2020&#160;sera-t-elle celle de ses investissements&#160;? C&#8217;est en tout cas le souhait du gouvernement ghanéen, qui, fin décembre, a annoncé la création du Diasporan...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19912723lpw-19915623-article-jpg_6815437_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-13029" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19912723lpw-19915623-article-jpg_6815437_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19912723lpw-19915623-article-jpg_6815437_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption> A<em>près l&rsquo;Année du retour, le Ghana ouvre cette année un compte dédié aux investissements de la diaspora. À gauche de l&rsquo;image, la cheffe Essie Bartels qui a travaillé dans les meilleurs restaurants du monde avant de rentrer au Ghana installer son entreprise dédiée aux épices, EssieSpice. </em> </figcaption></figure>



<h4>Avec la création d&rsquo;une banque d&rsquo;investissements dédiée, le pays compte tirer bénéfice des nombreux envois de fonds de sa diaspora, en hausse&nbsp;chaque année.</h4>



<p>Après une année&nbsp;2019&nbsp;sous le signe du «&nbsp;retour&nbsp;» de la diaspora,&nbsp;2020&nbsp;sera-t-elle celle de ses investissements&nbsp;? C&rsquo;est en tout cas le souhait du gouvernement ghanéen, qui, fin décembre, a annoncé la création du Diasporan Savings and Investment Account, ou African Sankofo Account. L&rsquo;instance, supervisée par la Banque du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/ghana">Ghana</a>&nbsp;et le ministère des Finances, sera récipiendaire des prêts – à des taux avantageux – alloués au pays par les membres de sa diaspora. Les autorités espèrent, à terme, récolter près de trois milliards de dollars de financement, a fait savoir le ministre des Finances Ken Ofori-Atta lors d&rsquo;une conférence de presse à Accra. Une somme qui sera investie en priorité dans les infrastructures, l&rsquo;agriculture et le tourisme.</p>



<p>Le ministre a défendu son projet en rappelant que ses bénéfices profitent aux deux parties. «&nbsp;Les fonds des diasporas profiteront ainsi autant à l&rsquo;économie du Ghana qu&rsquo;aux prêteurs, qui percevront un retour sur investissements&nbsp;», note le site d&rsquo;informations&nbsp;<a href="https://www.modernghana.com/news/977045/finance-ministrys-diasporan-investment-account.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Modern Ghana</a>.&nbsp;Avec l&rsquo;African Sankofo Account, le Ghana fait bouger les lignes. Car, d&rsquo;ordinaire, rares sont les fonds de la diaspora à être investis. D&rsquo;après la Banque mondiale, les deux tiers servent en effet à répondre aux besoins de la vie quotidienne, comme l&rsquo;achat de nourriture ou de prestations de santé.</p>



<h4>La diaspora pour dynamiser l&rsquo;économie</h4>



<p>Mais les autorités ont bien compris le potentiel qu&rsquo;elles pouvaient tirer de&nbsp;ses compatriotes de l&rsquo;extérieur. Car les retombées de «&nbsp;l&rsquo;Année du retour&nbsp;»,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/culture/ghana-la-diaspora-africaine-en-quete-de-reconnexion-avec-la-terre-des-ancetres-14-01-2019-2285478_3.php">destinée à encourager les Africains et Afro-Américains à venir au Ghana à la recherche de leurs racines</a>, sont encourageantes. D&rsquo;après la Ghana Tourism Authority (GTA), le pays attend pour cette année 500&nbsp;000 touristes – dont 45&nbsp;000 Afro-Américains – contre 350&nbsp;000 en 2018. Des arrivées qui pourraient générer 925&nbsp;millions de dollars de revenus annuels, soit une augmentation de 50&nbsp;% par rapport à l&rsquo;année précédente.</p>



<p>Une somme qui, couplée à celle des transferts de fonds – de 2,5&nbsp;milliards en 2018, ils pourraient s&rsquo;élever à près de 3&nbsp;milliards en&nbsp;2019&nbsp;–, représente un potentiel économique conséquent pour le pays. Car malgré sa bonne santé économique globale, le gouvernement prévoit 7,9&nbsp;% de croissance pour 2019, le Ghana fait encore face à de nombreuses difficultés. Et en premier lieu, celle de la corruption. Selon le Pnud,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/ghana-la-corruption-a-son-paroxysme-19-12-2019-2354128_3826.php">Accra perd chaque année plus de deux milliards de dollars à cause de ce fléau</a>. Le pays est même le deuxième plus corrompu d&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>, juste derrière l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique-du-sud">Afrique du Sud</a>, d&rsquo;après un rapport de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/transparency-international">Transparency International</a>&nbsp;publié en 2019. La situation écorne l&rsquo;image du pays à l&rsquo;international, et refroidit logiquement les investisseurs.</p>



<p>Surtout que l&rsquo;inquiétude gagne aussi les autorités nationales. Dans une note publiée fin septembre, la Banque centrale affirmait que «&nbsp;la situation budgétaire demeure préoccupante&nbsp;», et que «&nbsp;des efforts accrus seront nécessaires pour combler le déficit&nbsp;». En cause, d&rsquo;après les auteurs du document, la faiblesse des recettes perçues par le Ghana, moins élevées qu&rsquo;attendu. Entre janvier et fin juillet&nbsp;2019, les recettes globales, y compris les dons, se sont ainsi élevées à 26,8&nbsp;milliards de cedis ghanéens contre un objectif de 31,8&nbsp;milliards de cedis.</p>



<h4>Une richesse africaine</h4>



<p>Pour inverser la tendance, le Ghana compte donc sur les fonds de la diaspora. Une initiative déjà appliquée dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique, à l&rsquo;instar du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/rwanda">Rwanda</a>&nbsp;ou de l&rsquo;Éthiopie. Les deux pays est-africains possèdent depuis plusieurs années des instances dédiées aux fonds de la diaspora et promeuvent les&nbsp;<em>«&nbsp;diaspora bonds&nbsp;»</em>, des emprunts ciblant ses membres. Des projets qui pourraient, à terme, fleurir sur le continent tant les fonds transférés par les Africains du monde sont conséquents. Dans certains pays, ils dépassent même largement l&rsquo;aide internationale au développement,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/transfert-d-argent-pourquoi-les-africains-sont-les-plus-ponctionnes-30-04-2019-2310154_3826.php">malgré leurs coûts exorbitants</a>.</p>



<p>D&rsquo;après le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), les fonds rapatriés par les travailleurs migrants d&rsquo;Afrique subsaharienne sont en hausse de 36&nbsp;% sur la période 2007-2016. Cette année, la Banque mondiale estime d&rsquo;ailleurs à 48&nbsp;milliards de dollars les envois de fonds à destination du continent, soit 2&nbsp;milliards de plus que l&rsquo;année précédente… et trois de moins qu&rsquo;en 2020. Soit un potentiel considérable, que le Ghana compte bien mettre à profit.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Diaspora : l&#8217;envie d&#8217;Afrique de plus en plus forte</title>
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				<pubDate>Tue, 26 Nov 2019 17:20:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Réalisée par Intelcia et le cabinet Innocence Consulting, une récente enquête révèle le degré d&#8217;attractivité des emplois en Afrique sur la diaspora. Revenir travailler en Afrique est-il envisagé par ceux qui, un jour, l&#8217;ont quittée&#160;? L&#8217;entreprise spécialisée dans les métiers de la relation client Intelcia livre ses réponses dans une enquête réalisée avec le cabinet...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/diaspora.jpg" alt="" class="wp-image-11672" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/diaspora.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/diaspora-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>Réalisée par Intelcia et le cabinet Innocence Consulting, une récente enquête révèle le degré d&rsquo;attractivité des emplois en Afrique sur la diaspora.</h4>



<p>Revenir travailler en Afrique est-il envisagé par ceux qui, un jour, l&rsquo;ont quittée&nbsp;? L&rsquo;entreprise spécialisée dans les métiers de la relation client Intelcia livre ses réponses dans une enquête réalisée avec le cabinet Innocence Consulting. Réalisée auprès de 800&nbsp;personnes, l&rsquo;étude visait à identifier les motivations et les freins d&rsquo;un jeune diplômé ou d&rsquo;un cadre de la diaspora pour travailler en Afrique. Et, première information capitale du sondage, les aspirants au retour sont nombreux. Près de 71&nbsp;% envisagent en effet de repartir travailler sur le continent. Parmi eux, 38&nbsp;% se disent même prêts à y retourner immédiatement. Le pays d&rsquo;origine est privilégié, puisque plus de la moitié des sondés ne se voient pas travailler ailleurs. Seulement 15&nbsp;% sont ouverts à des opportunités venant de tout le continent.</p>



<h4>La prime aux métiers du tertiaire<br></h4>



<p>Parmi les métiers les plus recherchés par les jeunes diplômés, ceux du tertiaire sont les plus plébiscités. Environ 17&nbsp;% des répondants ciblent le secteur du conseil, 16&nbsp;% optent pour la communication et le marketing, 15&nbsp;% se tournent vers les métiers de la finance, et 9&nbsp;% vers&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/les-tic-en-afrique-la-formation-en-question-18-12-2018-2280099_28.php">les TIC</a>. Leurs structures de prédilection&nbsp;? Les multinationales, pour presque la moitié des sondés, et, surtout, les multinationales africaines de la part des diplômés de niveau master. Les organismes internationaux, les start-up africaines, ont la préférence pour 38&nbsp;% et 36&nbsp;% des répondants. Les entreprises locales et les institutions publiques arrivent derrière et ne représentent un intérêt que pour 23&nbsp;% et 21&nbsp;% de la diaspora. Côté localisation, c&rsquo;est la région de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest qui a eu les faveurs des sondés, à 32&nbsp;%. Le Maghreb, lui, est en dernière position&nbsp;: seuls 2&nbsp;% des sondés envisagent de s&rsquo;y installer.<em>close</em><em>volume_off</em></p>



<h4>De nombreux freins identifiés<br></h4>



<p>Pour Landry&nbsp;Djimpe, associé chez Innocence Consulting, «&nbsp;tout le narratif sur&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/conjoncture-l-afrique-doit-redoubler-de-vigilance-16-10-2019-2341561_3826.php">la croissance économique du continent africain</a>&nbsp;suscite des vocations auprès des jeunes de la diaspora. Ceux-ci désirent jouer un rôle actif dans l&rsquo;émergence du continent africain, que ce soit en tant qu&rsquo;entrepreneur ou, de préférence, au sein d&rsquo;entreprises africaines&nbsp;». Il admet que «&nbsp;la diaspora reste néanmoins très lucide sur le contenu des missions et les conditions de travail pour lesquelles elle est prête à s&rsquo;engager&nbsp;». Et elle est aussi consciente des freins qui subsistent à l&rsquo;exercice d&rsquo;une activité professionnelle en Afrique.</p>



<p>Le manque d&rsquo;informations sur les opportunités de carrière gêne, par exemple, près de 68&nbsp;% des répondants. La moitié, surtout une grande part des ressortissants du Maghreb à 68&nbsp;%, sont refroidis par une rémunération peu attrayante. Les faibles avantages fiscaux, l&rsquo;adaptation à la culture, les délais des processus de recrutement et les réticences de la part de l&rsquo;entourage sont encore d&rsquo;autres facteurs qui freinent un éventuel retour. Et l&rsquo;image que renvoient les entreprises africaines auprès de la diaspora ne va pas non plus en ce sens.</p>



<p>Plus de 70&nbsp;% de ses membres pensent, en effet, que «&nbsp;décrocher un emploi ou une promotion en Afrique nécessite d&rsquo;avoir des relations&nbsp;». Le taux monte d&rsquo;ailleurs à 90&nbsp;% chez les moins de 24&nbsp;ans. De même, plus de 35&nbsp;% jugent les organisations africaines très hiérarchiques et 20&nbsp;% seulement pensent que les entreprises sont propices à l&rsquo;ascension professionnelle ou permettent d&rsquo;avoir des échanges ouverts. Une opinion partagée par tous, quels que soient l&rsquo;expérience professionnelle ou le niveau d&rsquo;étude. Pour Saad Berrada, DRH d&rsquo;Intelcia, une réflexion sur «&nbsp;l&rsquo;organisation&nbsp;» et «&nbsp;la culture d&rsquo;entreprise&nbsp;» est donc indispensable «&nbsp;afin de valoriser nos métiers et le marché du travail en Afrique&nbsp;». Et d&rsquo;attirer pour de bon la diaspora.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Retour au Bénin de Thomas Boni Yayi : la fin d’un « exil » ?</title>
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				<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 16:30:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/boni-yayi-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-11430" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/boni-yayi.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/boni-yayi-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/boni-yayi-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p> <strong>Il aura fallu obtenir le blanc-seing de Patrice Talon, une loi d’amnistie de décrispation pour conjurer la guillotine judiciaire au-dessus de sa tête et la compagnie d’une task-force politique de la CEDEAO pour le retour d’«exil» de Thomas Boni Yayi. L’ancien président béninois rentre au bercail ce mercredi 20 novembre à Cotonou, d’où il était parti en juin dernier, quelque peu forcé à quitter le pays. Provisoire ou définitif, son retour est en tout cas une aubaine politique pour lui et son prédécesseur.</strong></p>



<p>Parti du Bénin pour «<em>raisons médicales</em>»,&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-05-02/benin-heurts-autour-de-la-residence-de-boni-yayi-les-elements-declencheurs-815926.html"><strong>Thomas Boni Yayi</strong>&nbsp;</a>y revient principalement pour des raisons politiques. Attendu ce mercredi 20 novembre à Cotonou en fin d&rsquo;après-midi, l&rsquo;ancien président béninois (<strong>2006-2016</strong>) va fouler à nouveau le sol de son pays, cinq mois après l&rsquo;avoir quitté dans un contexte politique particulièrement délétère. Alors pour son retour, l&rsquo;ancien chef d&rsquo;Etat a voulu marquer le coup.</p>



<h4>Une forte délégation de&nbsp;«gardes du corps» de la&nbsp;CEDEAO</h4>



<p>Dans les longues négociations pour la décrispation d&rsquo;un climat politique grisant depuis&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-04-03/legislatives-au-benin-sauf-coup-de-theatre-l-opposition-exclue-du-scrutin-du-28-avril-813020.html"><strong>les législatives d&rsquo;avril 2019</strong>,</a>&nbsp;le président d&rsquo;honneur des Forces Cauris pour un Bénin émergent (<strong>FCBE</strong>) avait exigé, outre le renforcement de sa sécurité personnelle, de se faire accompagner par un ancien président et une forte délégation de la CEDEAO. Dans l&rsquo;avion qui&nbsp; va le ramener à Cotonou, l&rsquo;ancien président béninois devrait avoir comme voisins de siège, à défaut d&rsquo;<strong>Olesegun Obasanjo</strong>, l&rsquo;ancien président nigérian&nbsp;<strong>Abdulsalami Abubakar&nbsp;</strong>(<strong>1998-1999</strong>), de l&rsquo;Ivoirien&nbsp;<strong>Jean-Claude Brou</strong>, le président de la commission de la CEDEAO et d&rsquo;autres diplomates accrédités par des capitales ouest-africaines. Ce seront un peu les&nbsp;«<em>gardes du corp</em>s» de l&rsquo;ancien président.</p>



<p>Principal enjeu de ce retour au pays, la rencontre entre Thomas Boni Yayi et son successeur<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/economie/strategies/2016-12-19/patrice-talon-veut-reveler-le-benin-a-coups-de-milliards.html">&nbsp;Patrice Talon&nbsp;</a></strong>au Palais de la Marina. Dès son atterrissage à Cotonou, l&rsquo;actuel chef de l&rsquo;Etat devrait recevoir son prédécesseur. Ce sera la première entrevue officielle entre les deux hommes depuis la crise politique née du rejet du Code électoral, qui s&rsquo;est exacerbée avec l&rsquo;organisation de&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-03-06/benin-des-legislatives-sans-l-opposition-809738.html">législatives sans la participation de l&rsquo;opposition</a></strong>. Cinq mois plus tôt,&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-05-02/benin-heurts-autour-de-la-residence-de-boni-yayi-les-elements-declencheurs-815926.html">le «&nbsp;<em>reclus de Cadjéhoun</em>»</a></strong>quittait Cotonou presque en catimini, évoquant la dégradation de son état de santé, au moment même où il devait être auditionné par un juge sur les violences post-électorales.</p>



<p>En marge du sommet de l&rsquo;UA à Niamey en juillet déjà, sous l&rsquo;égide de Mahamadou Issoufou du Niger, une rencontre entre Patrice Talon et Boni Yayi, en exil à Lomé, était à l&rsquo;ordre du jour mais n&rsquo;a pu se faire sous l&rsquo;effet d&rsquo;une multiplication d&rsquo;exigences. La rencontre de ce mercredi 20 novembre pourrait être la bonne, même si à la présidence on se garde de confirmer le timing et les sujets à aborder. Entre temps, des efforts de médiation sous-régionale ont préparé le terrain du retour de Thomas Boni Yayi avec le vote le 31 octobre dernier, d&rsquo;une loi d&rsquo;<em>«amnistie des faits criminels</em>» commis dans le cadre des violences post-électorales. Amnistie obtenue après la tenue rapide d&rsquo;un dialogue politique qui avait conduit à la désescalade politique.</p>



<h4>Une occasion pour Patrice Talon de mettre de l&rsquo;eau dans son Sodabi</h4>



<p>Par ailleurs, la durée du séjour de Thomas Boni Yayi en terre béninoise est aussi un des grands enjeux de ce retour d&rsquo;«exil». Entretenant le clair-obscur, l&rsquo;entourage du président d&rsquo;honneur des FCBE a fait prospérer l&rsquo;idée que leur mentor n&rsquo;effectue qu&rsquo;un retour provisoire pour jouer sa partition dans le règlement de la crise politique au Bénin. Toujours selon son entourage, l&rsquo;ancien président devrait encore quitter son pays dans le but de préparer son grand retour, le vrai.</p>



<p>A l&rsquo;analyse, si avec son retour &#8211; celui de certains exilés politiques- Boni Yayi sauve la face, Patrice Talon se voit offrir une occasion de mettre de l&rsquo;eau dans le Sodabi (boisson béninoise). La baisse de la tension politique qu&rsquo;il n&rsquo;a pu obtenir par la tenue d&rsquo;un dialogue politique à demi-boycotté, le locataire du Palais de la Marina tente de l&rsquo;obtenir avec cette loi d&rsquo;amnistie votée à la hâte. Comme point d&rsquo;orgue d&rsquo;une stratégie pour redorer son image écornée, le blanc-seing pour le retour de son prédécesseur passe pour un nouveau succès politique. Le goût de la confrontation sans doute, face aux mises en garde dans son projet de mise sous coupe des institutions Patrice Talon est resté placide, donnant l&rsquo;impression de gouverner avec une poigne d&rsquo;acier dissimulé dans un gant de soie. L&rsquo;élève a peut-être surpassé le maître en matière d&rsquo;art politique.</p>



<p>En véritable animal politique, Boni Yayi s&rsquo;est sorti de&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-05-02/benin-heurts-autour-de-la-residence-de-boni-yayi-les-elements-declencheurs-815926.html"><strong>la bunkerisation forcée de sa résidence de Cadjéhoun</strong></a>&nbsp;d&rsquo;où il n&rsquo;avait que très peu de marge de manœuvre pour incarner le symbole qu&rsquo;il devait être pour l&rsquo;opposition. L&rsquo;on ne saura jamais avec précision si l&rsquo;ancien président a quitté le Bénin par détresse sanitaire ou subterfuge politique pour fuir un climat politique délétère? En tout cas, depuis son lieu d&rsquo;exil, il a pu plaider sa cause auprès des pairs de Patrice Talon et établir des contacts pour booster sa lutte dans l&rsquo;opposition. Cette liberté retrouvée est peut-être la raison de la tergiversation dans son camp sur un retour provisoire ou définitif.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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