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	<title>Résurgence &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Ebola en Guinée: ce qu&#8217;il faut savoir de la résurgence de la maladie</title>
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				<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 14:35:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>La Guinée déclare officiellement qu&rsquo;elle est confrontée à une épidémie d&rsquo;Ebola après la mort d&rsquo;au moins trois personnes à cause du virus.</strong></p>



<p>Ces personnes &#8211; et quatre autres &#8211; ont été atteintes de diarrhée, de vomissements et de saignements après avoir assisté à l&rsquo;enterrement d&rsquo;une infirmière.</p>



<p>Les nouveaux vaccins développés seront acquis par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS), ont déclaré les responsables.</p>



<p>Entre 2013 et 2016, plus de 11 000 personnes sont mortes lors de l&rsquo;épidémie d&rsquo;Ebola en Afrique de l&rsquo;Ouest, qui a débuté en Guinée.</p>



<p>En réponse à cette épidémie, qui a principalement touché la Guinée et ses voisins, le Liberia et la Sierra Leone, plusieurs vaccins ont été testés, qui ont depuis été utilisés avec succès pour lutter contre les épidémies en République démocratique du Congo.</p>



<p>« L&rsquo;OMS est en état d&rsquo;alerte et est en contact avec le fabricant [d&rsquo;un vaccin] pour s&rsquo;assurer que les doses nécessaires sont disponibles le plus rapidement possible pour aider à lutter contre l&rsquo;épidémie », a déclaré l&rsquo;agence de presse AFP, citant Alfred George Ki-Zerbo, le représentant de l&rsquo;OMS en Guinée.</p>



<h4 id="Comment-cette-épidémie-atelle-débuté-">Comment cette épidémie a-t-elle débuté ?</h4>



<p>Une infirmière qui travaillait dans un centre de santé à Goueké, près de la ville de Nzérékoré, au sud-est du pays, est décédée le 28 janvier et ses funérailles ont eu lieu quatre jours plus tard</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/73E2/production/_116966692_7a13ccf7-d226-4263-868e-7c2a1f562a93.jpg" alt="ebola"/></figure>



<p>Un vaccin contre le virus Ebola a été testé pour la première fois pendant quatre mois en 2015 en Guinée &#8211; et des médicaments pouvant augmenter le taux de survie des patients ont également été développés ces dernières années.</p>



<p>Les funérailles communautaires, au cours desquelles les gens aident à laver le corps de la personne décédée, peuvent être un moyen essentiel de propagation du virus Ebola dans les premiers stades d&rsquo;une épidémie.</p>



<p>Les corps des victimes sont particulièrement toxiques. La période d&rsquo;incubation peut durer de deux jours à trois semaines.</p>



<p>L&rsquo;Ebola se transmet à l&rsquo;homme par les animaux infectés, tels que les chimpanzés, les chauves-souris frugivores et les antilopes des forêts.</p>



<p>La viande de brousse &#8211; animaux forestiers non domestiqués chassés pour la consommation humaine &#8211; est considérée comme le réservoir naturel du virus Ebola.</p>



<p>Il se propage ensuite entre les humains par contact direct avec du sang, des fluides corporels ou des organes infectés, ou indirectement par contact avec des environnements contaminés.</p>



<p>Selon les autorités sanitaires, toutes les personnes infectées lors des funérailles de l&rsquo;infirmière avaient plus de 25 ans.</p>



<p>Suite à une réunion de crise dimanche, le ministère de la Santé a déclaré que tous les cas avaient été isolés, que la recherche des contacts était en cours et qu&rsquo;un centre de traitement devait être mis en place à Goueké.</p>



<h4 id="Comment-les-voisins-de-la-Guinée-ontils-réagi-">Comment les voisins de la Guinée ont-ils réagi ?</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/128BE/production/_116966957_ee71aa67-1ff2-4b7c-902a-eefa6f7a33ec.jpg" alt="ebola"/></figure>



<p>Cette nouvelle épidémie se trouve à peu près dans la même zone où l&rsquo;épidémie a débuté en décembre 2013.Compte tenu des échanges transfrontaliers entre la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, et de leurs systèmes de santé relativement faibles, on craint que l&rsquo;épidémie ne se propage.</p>



<p>Le président du Libéria, George Weah, a mis les autorités sanitaires en état d&rsquo;alerte renforcée.</p>



<p>Umaru Fofana, de la BBC, en Sierra Leone, affirme que la crainte d&rsquo;Ebola est bien plus forte dans le pays que celle de Covid-19.</p>



<p>Il affirme que l&rsquo;existence de nouveaux vaccins apporte un certain soulagement &#8211; il existe un stock mondial d&rsquo;urgence de 500 000 unités, mis à disposition par Gavi, l&rsquo;alliance internationale pour les vaccins.</p>



<p>Les trois pays ont une population commune de 22,5 millions d&rsquo;habitants, ce qui fait craindre que les fabricants aient peu de temps pour en produire davantage en cas de besoin, alors que les vaccins Covid sont leur préoccupation, explique notre reporter.</p>



<p>Les experts affirment que l&rsquo;endiguement est la clé de la lutte contre la maladie. Lors de l&rsquo;essai de 2015 en Guinée &#8211; 100 patients ont été identifiés et les contacts étroits ont été vaccinés soit immédiatement, soit trois semaines plus tard. Parmi les 2 014 contacts étroits qui ont été vaccinés immédiatement, aucun cas d&rsquo;Ebola n&rsquo;a été recensé.</p>



<h4 id="Questce-quEbola-">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;Ebola ?</h4>



<p>Ebola est un virus qui provoque initialement une fièvre soudaine, une faiblesse intense, des douleurs musculaires et un mal de gorge</p>



<p>Elle évolue vers des vomissements, des diarrhées et des hémorragies internes et externes</p>



<p>Les personnes sont infectées lorsqu&rsquo;elles entrent en contact direct, par la peau éraflée ou la bouche et le nez, avec le sang, les vomissures, les matières fécales ou les fluides corporels d&rsquo;une personne atteinte d&rsquo;Ebola</p>



<p>Les patients ont tendance à mourir de déshydratation et de défaillance de plusieurs organes</p>



<p><strong>Source: BBC Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L’Afrique du Sud craint une résurgence du Covid-19</title>
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				<pubDate>Fri, 04 Dec 2020 14:45:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Le pays le plus touché du continent par la pandémie va instaurer de nouvelles restrictions régionales, notamment dans les provinces du sud. L’apparition de nouveaux foyers épidémiques dans plusieurs régions d’Afrique du Sud fait craindre une résurgence du coronavirus, que pourraient favoriser les rassemblements attendus lors des fêtes de fin d’année. Les autorités du pays d’Afrique...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/112526510_52823835.jpg" alt="" class="wp-image-19650" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/112526510_52823835.jpg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/112526510_52823835-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>Un homme fait un test salivaire pour connaître son statut face au Covid-19, à Johannesburg, le 22 octobre 2020. LUCA SOLA / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Le pays le plus touché du continent par la pandémie va instaurer de nouvelles restrictions régionales, notamment dans les provinces du sud.</strong></p>



<p>L’apparition de nouveaux foyers épidémiques dans plusieurs régions d’<a href="https://www.lemonde.fr/afrique-du-sud/">Afrique du Sud</a> fait craindre une résurgence du coronavirus, que pourraient favoriser les rassemblements attendus lors des fêtes de fin d’année.</p>



<p>Les autorités du pays d’Afrique officiellement le plus touché par le Covid-19 luttent pour maîtriser le nombre de contaminations depuis qu’une hausse a été rapportée en novembre dans les provinces voisines du Cap-Oriental et du Cap-Occidental (sud).</p>



<p>A l’échelle nationale, le nombre quotidien de nouveaux cas a dépassé les 4 400 mercredi, soit un bond de plus de 50 % par rapport à une moyenne de 2 000 plus tôt en novembre. Plus de la moitié de cette hausse provient des contaminations au Cap-Oriental et environ 25 % de la province du Cap-Occidental.</p>



<p>Le président Cyril Ramaphosa a annoncé jeudi 3&nbsp;décembre de nouvelles restrictions régionales.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous avons toujours su qu’il était possible qu’une seconde vague frappe l’Afrique du Sud si nous ne prenions pas les mesures nécessaires</em>, a-t-il déclaré lors d’un discours à la nation.&nbsp;<em>Le virus ne prend pas de vacances.&nbsp;»</em></p>



<p>En conséquence, la municipalité métropolitaine Nelson Mandela Bay (qui englobe notamment la ville de Port-Elizabeth), est soumise à une nouvelle série de restrictions. Un couvre-feu sera notamment mis en place à partir de 22&nbsp;heures – contre minuit dans le reste du pays. La vente et la consommation d’alcool vont y être limitées. Il ne s’agit pas de&nbsp;<em>«&nbsp;punir&nbsp;»</em>&nbsp;les habitants de la région, mais bien de&nbsp;<em>«&nbsp;contenir la contamination et de sauver des vies&nbsp;»</em>, a insisté le chef de l’Etat.</p>



<h4>Des hôpitaux submergés</h4>



<p>Le taux de transmission du coronavirus en Afrique du Sud avait chuté de manière significative après un pic en juillet, avec moins de trois cas détectés quotidiennement pour 100&nbsp;000&nbsp;personnes entre la fin août et le début novembre. Mais cette accalmie a été de courte durée et les autorités tentent désormais de lutter contre une éventuelle reprise de l’épidémie.</p>



<p>Si ces nouveaux foyers épidémiques ne sont pas contenus, ce n’est <em>« qu’une question de temps »</em> pour que tout le pays soit touché, a commenté le conseiller du gouvernement en charge de la lutte anti-coronavirus, Salim Abdool Karim. Dans la plus grande ville du Cap-Oriental, Port Elizabeth, les hôpitaux sont déjà aux prises avec le rebond de l’épidémie, même si les autorités locales affirment que la situation est sous contrôle.</p>



<p>Toujours sous le choc de la première vague, les services de santé ont demandé l’assistance de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) dans trois établissements publics.&nbsp;<em>«&nbsp;Les hôpitaux sont vraiment submergés par un grand nombre de patients, certains disent même qu’ils sont plus nombreux qu’en juillet&nbsp;»</em>, a indiqué un responsable de MSF pour la province, le docteur Colin Pfaff.&nbsp;<em>«&nbsp;Les établissements manquent de personnel&nbsp;»</em>, a-t-il ajouté, critiquant les&nbsp;<em>«&nbsp;insuffisances chroniques&nbsp;»</em>&nbsp;et évoquant des contaminations parmi le personnel soignant.</p>



<p>Les établissements privés sont aussi touchés.&nbsp;<em>«&nbsp;Nos hôpitaux du Cap-Oriental sont incroyablement pleins en ce moment&nbsp;»</em>, a commenté la semaine dernière auprès de l’AFP Richard Friedland, le responsable du plus grand réseau médical privé sud-africain, Netcare.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous avons toujours la capacité de soigner de nouveaux cas&nbsp;»</em>&nbsp;avec l’installation de lits supplémentaires, a-t-il néanmoins assuré.</p>



<h4>Trois essais de candidats vaccins</h4>



<p>Tandis que le gouvernement de la province assure que les hôpitaux ne sont ni&nbsp;<em>«&nbsp;pleins&nbsp;»</em>&nbsp;ni&nbsp;<em>«&nbsp;submergés&nbsp;»</em>, l’Association sud-africaine des médecins a accusé cette semaine le ministère de la santé de ne pas apporter le soutien adéquat à un personnel&nbsp;<em>«&nbsp;débordé&nbsp;»</em>.</p>



<p>L’Afrique du Sud a recensé plus de 800 000 cas, dont près de 21 800 morts, pour une population de près de 58 millions d’habitants. Le président Cyril Ramaphosa a écarté à ce stade un reconfinement. Le confinement entré en vigueur fin mars a sérieusement affecté l’économie du pays le plus industrialisé du continent, faisant perdre leur emploi à 2,2 millions de personnes.</p>



<p>La pression pour empêcher une deuxième vague est accentuée par la perspective des fêtes de fin d’année, lorsque des millions d’habitants voyageront dans toutes les provinces pour fêter Noël avec leurs proches. Les espoirs reposent aussi sur la perspective d’un vaccin.&nbsp;<em>«&nbsp;La preuve qu’un vaccin efficace contre le coronavirus est possible apporte de l’espoir&nbsp;»</em>, a commenté récemment le président Ramaphosa.</p>



<p>L’Afrique du Sud mène actuellement trois essais cliniques et les experts espèrent de premières vaccinations à la mi-2021. <em>« Idéalement, nous aimerions vacciner 70 à 80 % de la population, mais cela ne va pas intervenir rapidement »</em>, a prévenu Shabir Madhi, qui dirige deux des trois tests de candidats vaccins, en évoquant des défis logistiques et culturels. Mais même un taux de l’ordre de 30 à 40 % de la population adulte <em>« nous aiderait grandement »</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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