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	<title>restitution des oeuvres culturelles &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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		<title>Restitution d&#8217;oeuvres d&#8217;art africaines: un rapport remis à Emmanuel Macron ce mardi</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 18:31:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’ambassadeur Martinez était au Bénin la semaine dernière, dernière étape de sa tournée effectuée dans le cadre de sa mission. Il doit rendre les conclusions de son travail sur les restitutions des biens culturels ce mardi à Emmanuel Macron. La restitution des 26 trésors au Bénin a été possible&#160;après 4 années de démarche. Le but...]]></description>
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<p><strong>L’ambassadeur Martinez était au Bénin la semaine dernière, dernière étape de sa tournée effectuée dans le cadre de sa mission. Il doit rendre les conclusions de son travail sur les restitutions des biens culturels ce mardi à Emmanuel Macron.</strong></p>



<p>La restitution des 26 trésors au Bénin a été possible&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20211121-restitution-d-oeuvres-d-art-africaines-ce-qui-est-important-c-est-de-cr%C3%A9er-un-cadre-juridique"><strong>après 4 années de démarche</strong></a>. Le but de cette mission est donc de doter la France d’une loi cadre qui ne fait plus du cas par cas et qui simplifie&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210730-restitution-des-%C5%93uvres-d-art-africaines-en-france-les-blocages-persistent"><strong>la procédure de restitution.</strong></a></p>



<p>Sept pays&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/connaissances/20211231-comment-les-restitutions-d-%C5%93uvres-d-art-%C3%A0-l-afrique-ont-d%C3%A9but%C3%A9-et-ce-qu-il-reste-%C3%A0-faire"><strong>ont présenté des demandes de restitution</strong></a>&nbsp;à la France : le Bénin, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Tchad, le Mali, l’Éthiopie et Madagascar. Aujourd’hui, Il n’est pas possible de préciser le nombre et la nature des biens culturels réclamés. Les chercheurs français et africains vont s’y atteler, ce sera, selon Jean Luc Martinez, «&nbsp;<em>un travail de longue haleine</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Un certain nombre de dossiers sont connus, de spoliation essentiellement dans un contexte de guerre. Mais il y a tout le reste, la masse des objets arrivés en France par le biais des administrateurs, des colons, les missions catholiques, les collectionneurs privés</em>&nbsp;», explique l’ancien président du Louvre, chargé par le président français d’établir un rapport sur l’évolution du cadre législatif.</p>



<h2><em>« Montrer à la jeunesse africaine son patrimoine en Afrique »</em></h2>



<p>Dans les pays visités, il y a une constance qui revient, rajoute-t-il : «<em>&nbsp;Il est important qu’on mette la recherche collaborative au cœur de nos démarches, on voit que le transfert de propriété qui a été possible dans le cas du Bénin n’est peut-être pas la seule voie. On voit aussi que mes collègues ici m’ont parlé de prêt, de dépôt, d’envie d’exposition ensemble. Ce qui est en jeu, c’est montrer à la jeunesse africaine son patrimoine en Afrique.</em>&nbsp;»</p>



<p>Ce sont peut-être les premières confidences de ses préconisations qui seront formalisées. L’épisode du Bénin n’a certainement pas été totalement satisfaisant.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Restitutions : l’Afrique doit prendre l’initiative</title>
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				<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 17:49:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La restitution par la France de 26 œuvres au Bénin restera une victoire à la Pyrrhus pour l’Afrique si de nouvelles lois ne sont pas adoptées. Et si les détenteurs des objets restent les maîtres des horloges. En venant assister à&#160;la restitution des 26 œuvres au Bénin,&#160;le président Talon a commencé son intervention par dire...]]></description>
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<p><strong>La restitution par la France de 26 œuvres au Bénin restera une victoire à la Pyrrhus pour l’Afrique si de nouvelles lois ne sont pas adoptées. Et si les détenteurs des objets restent les maîtres des horloge</strong>s.</p>



<p>En venant assister à&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1264930/culture/benin-apres-la-reception-des-26-oeuvres-fierte-et-unite-nationale/">la restitution des 26 œuvres au Bénin,</a>&nbsp;le président Talon a commencé son intervention par dire « merci » à Emmanuel Macron. Merci ? Ou pardon ? Merci pourquoi ? Même si certains peuvent aisément imaginer la réponse, il serait bien de préciser pourquoi on doit dire merci dans de telle circonstances après tant d’années. Merci d’avoir conservé les objets en bon état ? Oui, bien évidemment.</p>



<p>Mais nous aurions aimé qu’il commence plutôt par dire « pardon ». Surtout quand on pense que les 26 œuvres ont fait l’objet d’un choix unilatéral de la France. Le Bénin aurait, à la place, préféré d’autres objets culturels ou cultuels plus chargés symboliquement (tel que le Dieu Gou, par exemple). Donc, pardon aux ancêtres, d’avoir attendu aussi longtemps (130 ans !) pour ramener ces objets sur leurs terres.</p>



<h4>Réveiller nos gouvernants</h4>



<p>Un pardon accompagné d’un coup de clairon pour réveiller les gouvernants africains. Doit-on attendre encore une initiative française pour voir un jour une nouvelle restitution ? Pourquoi les Africains doivent-ils participer à des rituels festifs en grande pompe organisés par le détenteur des objets lors des restitutions ? Pourquoi le détenteur doit-il être le maître des horloges et le maître des cérémonies ? La situation actuelle des 26 œuvres, dans des caissons, au palais de la Marina – même s’il y a des explications rationnelles fournies par les autorités, soulève quelques questions sur le processus.</p>



<p>Les pays africains devraient garder en tête l’enjeu de chaque restitution. Ces œuvres qui manquaient au Bénin manquaient également à toute l’Afrique. Il est illusoire de ne prendre les restitutions qui sont décidées que pour soi. Cette situation issue du bilatéralisme voulu par la France est trompeuse, car elle nous éloigne du fait que tout Africain, quel que soit son pays d’origine, s’est senti Béninois par cette restitution.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL FAUT POSER DES ACTES QUI SERVIRONT AUX AUTRES DEMANDEURS AFRICAINS, À LA LIBÉRATION D’AUTRES OBJETS</p></blockquote>



<p>Cette problématique nous oblige par conséquent à garder en perspective deux choses : l’Afrique (le bénéficiaire ultime) et le sort des autres objets restés en exil. Une victoire obtenue sur ce chemin de la restitution serait une victoire à la Pyrrhus si les protagonistes ne posent pas des actes qui serviront également aux autres demandeurs africains et à la libération d’autres objets exilés dans les musées.</p>



<h4>Une loi sur les biens restituables</h4>



<p>Dans mon livre&nbsp;<em>Sur le chemin de la restitution des œuvres aux africains</em>, j’ai exprimé ma préférence pour une solution uniforme et un traitement multilatéral impliquant les Africains et la France dans la recherche d’une solution partagée et sans équivoque. L’éventualité d’une loi-cadre en France signe une démarche qui va dans le bon sens, mais qui reste perfectible.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>S’IL EST ACQUIS QUE CES BIENS PEUVENT ÊTRE RESTITUÉS, POURQUOI ATTENDRE QUE LES AFRICAINS SE PROSTERNENT POUR Y AVOIR DROIT ?</p></blockquote>



<p>Je propose l’adoption d’une loi unique en France qui sortirait tous les biens restituables du patrimoine du détenteur sans pour autant les intégrer dans le patrimoine des États sources. Si elle est adoptée, celle-ci consoliderait la volonté de Paris de mettre fin à cette situation de possession douteuse. Elle permettra de s’affranchir de la dictature des trois « I » (inaliénabilité, insaisissabilité, imprescriptibilité) et leur remplacement par les trois C : compassion, coexistence et coopération.</p>



<p>En complément, je préconise la création d’un CIC (Comité interculturel) composé de conservateurs et artistes africains et français et chargé d’instruire les demandes de restitution et de coopérer sur un travail de documentation autour des objets (origines, fonctions…). On détacherait ainsi les décisions en la matière des agendas diplomatiques. Enfin, je propose avec humilité des moyens de financer de façon autonome tout ce processus…</p>



<h4>Relation infantilisante</h4>



<p>Emmanuel Macron précisait que le Benin a eu le courage de « demander et de redemander ». Le temps est venu pour les deux parties de mettre fin à cette forme de relation infantilisante. S’il est acquis que ces biens doivent être restitués car ils ont été « mal acquis », pourquoi attendre que les Africains se prosternent pour y avoir droit ? Dans ce même élan, nous réfutons l’idée, bien commode, qu’il s’agit là d’un premier pas. On utilise cette expression pour les enfants. Or, ici, nous avons affaire à un vieux continent qui, depuis des lustres, réclame ces objets par la voix, rarement audible,&nbsp; de ses enfants. Des enfants tributaires des humeurs et du bon vouloir des détenteurs actuels de ces objets.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>EN CAS DE CHANGEMENT DE PRÉSIDENCE EN FRANCE, IL N’EST PAS CERTAIN QU’IL Y AURA CONTINUITÉ</p></blockquote>



<p>Sur le chemin de la restitution des objets aux africains, l’initiative doit changer de camp. Car après quatre ans de négociations, force est de constater que nous sommes revenus à la case départ. Le processus n’a concerné que 26 œuvres du Benin et surtout, il doit son existence à la seule volonté personnelle d’Emmanuel Macron. En cas de changement de présidence en France, il n’est pas certain qu’il y aura continuité. « La restitution des 26 œuvres que nous consacrons aujourd’hui n’est qu’une étape », assure le président Talon. Mais pour&nbsp; qu’il en soit ainsi, il faut que les Africains commencent par décroiser les bras. Cela passe inévitablement par une prise de conscience des gouvernants sur l’importance du sujet.</p>



<p>Enfin, la restitution est une opportunité pour construire une nouvelle éthique relationnelle entre la France et les anciennes colonies. Les mentalités doivent évoluer des deux côtés. Il faut sortir de la diplomatie de « l’hirondelle » : on te sort une hirondelle pour te faire croire que le printemps est arrivé ! Le transfert d’objets d’un musée occidental vers un musée du continent ne peut être l’unique issue pour cette problématique. Une fois le droit de propriété reconnu aux Africains, nous aurions une ouverture vers de multiples possibilités d’honorer et de jouir de ces œuvres, tous ensemble. Ne ratons pas ce rendez-vous avec l’universalisme !</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Restitution d’objets spoliés en Afrique : la Belgique dévoile sa méthode</title>
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				<pubDate>Wed, 07 Jul 2021 11:24:59 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le gouvernement belge a présenté mardi 6 juillet sa feuille de route pour restituer à la République démocratique du Congo (RDC), son ancienne colonie, des milliers d’objets culturels acquis abusivement, particulièrement lors des violences commises sous le règne de Léopold II entre 1885 et 1908. « L’heure est venue pour la restitution au Congo d’objets spoliés par la Belgique et...]]></description>
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<p><strong>Le gouvernement belge a présenté mardi 6 juillet sa feuille de route pour restituer à la </strong><a href="https://www.lemonde.fr/congo-rdc/"><strong>République démocratique du Congo</strong></a><strong> (RDC), son ancienne colonie, des milliers d’objets culturels acquis abusivement, particulièrement lors des violences commises sous le règne de Léopold II entre 1885 et 1908.</strong></p>



<p><em>« L’heure est venue pour la restitution au Congo d’objets spoliés par la Belgique et qui appartiennent au peuple congolais »</em>, a affirmé Thomas Dermine, secrétaire d’Etat chargé de la politique scientifique, lors d’une conférence de presse au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren, près de Bruxelles.</p>



<p>Parlant de&nbsp;<em>«&nbsp;point de départ&nbsp;»</em>&nbsp;d’un processus qui pourrait durer plusieurs années, il a présenté le nouveau cadre juridique arrêté en juin par le gouvernement belge pour délester les collections de ce musée national de ses objets&nbsp;<em>«&nbsp;acquis de façon illégitime&nbsp;»</em>, par la violence des militaires et mercenaires belges ou par des&nbsp;<em>«&nbsp;transactions commerciales non équitables&nbsp;»</em>.</p>



<p><em>«&nbsp;On connaît très bien les vendeurs d’objets et parfois ceux qui les ont collectés, ce sont souvent des Occidentaux, mais on a très peu d’éléments sur les interlocuteurs congolais qui ont été mêlés de gré ou de force à ces acquisitions&nbsp;»</em>, a fait valoir la chercheuse Agnès Lacaille, qui travaille au musée pour identifier ces biens mal acquis.</p>



<h4>« Organiser le transfert de propriété »</h4>



<p>Ouvert en&nbsp;1898, ce lieu était considéré à l’origine par le roi Léopold&nbsp;II comme un outil de propagande, vantant aux Belges le large éventail des richesses du Congo (masques, instruments de musique, mais aussi minéraux, insectes,&nbsp;etc.).</p>



<p>Rénové dans les années 2010, cinquante ans après l’indépendance de 1960, il entend désormais offrir <em>« une vision contemporaine et décolonisée de l’Afrique »</em>. Mais ses collections comportent toujours des objets et restes humains ramenés dans des conditions suspectes, dont plusieurs milliers pourraient être concernés par une restitution selon la direction du musée.</p>



<p>Le cadre légal prévoit de transférer du domaine public de l’Etat au&nbsp;<em>«&nbsp;domaine privé&nbsp;»</em>&nbsp;tous les objets mal acquis ou soupçonnés de l’être, seul moyen pour qu’ils puissent être à terme cédés à un tiers, en l’occurrence l’Etat congolais.</p>



<p>Deux axes de travail doivent être poursuivis en parallèle : <em>« Accélérer les études de provenance »</em> au musée (pour identifier les abus) et engager les discussions avec les autorités congolaises pour connaître leurs revendications.</p>



<p>Selon M.&nbsp;Dermine, il s’agit d’<em>«&nbsp;organiser le transfert de propriété&nbsp;»</em>, qui pourra intervenir avant la remise elle-même. L’objet cédé par la Belgique et destiné à retourner en RDC pourra être stocké un temps à Tervuren moyennant&nbsp;<em>«&nbsp;une convention de dépôt&nbsp;»</em>.</p>



<p><em>« Le dialogue entre les deux pays est le fil rouge de la démarche puisque le transfert matériel des objets doit s’inscrire dans un cadre diplomatique bilatéral »</em>, a souligné ce socialiste francophone. A terme, une liste d’objets à restituer pourrait trouver sa place dans le texte législatif qui résultera des travaux de la commission sur le passé colonial créée au Parlement en 2020.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Feu vert du Sénat à des restitutions de biens culturels au Sénégal et au Bénin</title>
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				<pubDate>Thu, 05 Nov 2020 15:08:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Sénat à majorité de droite a donné mercredi à l&#8217;unanimité, après l&#8217;Assemblée nationale, son feu vert à la restitution de biens culturels au Sénégal et au Bénin, malgré des critiques sur « la méthode », pointée comme « un fait du prince ». Pour « mieux encadrer scientifiquement », dans le futur, ce type de procédures, le Sénat a introduit dans le projet de loi...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/senat-francais.jpeg" alt="" class="wp-image-15076" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/senat-francais.jpeg 980w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/senat-francais-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/senat-francais-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></figure>



<p><strong>Le </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/senat"><strong>Sénat</strong></a><strong> à majorité de droite a donné mercredi à l&rsquo;unanimité, après l&rsquo;</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/assemblee-nationale"><strong>Assemblée nationale</strong></a><strong>, son feu vert à la restitution de biens culturels au </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/senegal"><strong>Sénégal</strong></a><strong> et au </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/benin"><strong>Bénin</strong></a><strong>, malgré des critiques sur « la méthode », pointée comme « un fait du prince ».</strong></p>



<p>Pour « mieux encadrer scientifiquement », dans le futur, ce type de procédures, le Sénat a introduit dans le projet de loi la création d&rsquo;un « Conseil national chargé de réfléchir aux questions de circulation et de retour de biens culturels extra-européens ».</p>



<p>Cette initiative a toutefois peu de chance de prospérer dans la navette parlementaire, le gouvernement y étant opposé.</p>



<p>Le projet de loi répond à une volonté de refonder les relations culturelles avec l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;exprimée par le président Emmanuel Macron en novembre&nbsp;2017&nbsp;à Ouagadougou.</p>



<p>Le transfert au Bénin porte sur&nbsp;26&nbsp;pièces du « Trésor de Béhanzin » provenant du pillage du palais d&rsquo;Abomey en 1892. Elles sont aujourd&rsquo;hui au musée du Quai Branly-Jacques Chirac à Paris.</p>



<p>Le Sénégal doit récupérer un sabre et son fourreau attribués à El Hadj Omar Tall, grande figure militaire et religieuse ouest-africaine du XIXème siècle. Détenu par le Musée de l&rsquo;Armée à Paris, ce sabre est exposé à Dakar dans le cadre d&rsquo;un prêt de longue durée.</p>



<p>Ces oeuvres sont « devenues de véritables lieux de mémoire », a affirmé la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, tandis que plusieurs orateurs soulignaient leur « forte charge symbolique ».</p>



<p>Selon Claudine Lepage (PS), « elles peuvent jouer un rôle majeur » pour permettre à la jeunesse « de retisser le lien avec son Histoire et de renforcer son identité ».</p>



<p>Le projet de loi « ne remet nullement en cause le principe d&rsquo;inaliénabilité » des collections des musées nationaux français, a assuré la ministre. La restitution « n&rsquo;est pas un acte de repentance, mais un acte d&rsquo;amitié et de confiance » envers le Bénin et le Sénégal, a-t-elle encore dit.</p>



<p>Pour la rapporteure Catherine Morin-Desailly (centriste), « la démarche est fondée d&rsquo;un point de vue éthique ». « Ce qui est en cause c&rsquo;est la méthode », par laquelle « la décision politique a prévalu sur toutes les formes de débat », a-t-elle ajouté.</p>



<p>Le projet de loi « se contente d&rsquo;exécuter une décision présidentielle », a regretté Max Brisson (LR). « Cette loi d&rsquo;exception étant fondée sinon sur le fait du prince, du moins sur la raison d&rsquo;Etat, elle en appellera d&rsquo;autres au rythme des demandes qui vont se multiplier », a-t-il relevé, appelant à définir un cadre.</p>



<p>Selon Pierre Ouzoulias (CRCE à majorité communiste), « la forme juridique adaptée aurait dû être un traité international ». Il « aurait eu l&rsquo;avantage de préciser les engagements de la France, au titre de l&rsquo;aide au développement », pour le transport des oeuvres ou la construction des installations qui vont les accueillir.</p>



<p>A l&rsquo;issue d&rsquo;un débat sémantique, le Sénat a substitué aux termes « restitution » et « remettre » utilisés dans le texte initial les termes « retour » et « transférer ».</p>



<p><strong>Source : Le Point Afrique/Mis en ligne :Lhi-Tshiess</strong></p>
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		<title>Restitution des œuvres culturelles : le Bénin et la France fixent un cap</title>
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				<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 17:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[restitution des oeuvres culturelles]]></category>

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				<description><![CDATA[En attendant une restitution effective, le Bénin et la France ont signé un accord pour renforcer leur coopération muséale et fixé un calendrier précis. Un pas décisif a été fait cette semaine entre la&#160;France&#160;et le&#160;Bénin&#160;pour la restitution des œuvres culturelles. Souvenez-vous, le pays s&#8217;était fait remarquer&#160;en août&#160;2016&#160;en formulant une demande officielle de restitution des biens...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/benin.jpg" alt="" class="wp-image-12424" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/benin.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/benin-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption> Après avoir un temps temporisé sur le retour des 26 objets promis par la France, le Bénin vient de signer un accord pour un chronogramme précis de restitution avec le ministre français de la Culture Franck Riester. <br><em>© Rodrigue Ako / présidence du Bénin</em> </figcaption></figure>



<h4>En attendant une restitution effective, le Bénin et la France ont signé un accord pour renforcer leur coopération muséale et fixé un calendrier précis.</h4>



<p>Un pas décisif a été fait cette semaine entre la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">France</a>&nbsp;et le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/benin">Bénin</a>&nbsp;pour la restitution des œuvres culturelles. Souvenez-vous, le pays s&rsquo;était fait remarquer&nbsp;en août&nbsp;2016&nbsp;en formulant une demande officielle de restitution des biens culturels pillés par l&rsquo;armée française sous la houlette du colonel Dodds, devenu général à l&rsquo;issue de la conquête du royaume du&nbsp;<em>Danhomè&nbsp;</em>(Dahomey). La plupart de ces pièces sont actuellement préservées dans les collections du musée du quai Branly à&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/paris">Paris</a>, mais aussi dans plusieurs musées comme le musée de l&rsquo;Homme ainsi que dans des collections privées en France. Quatre ans plus tard où en est la démarche du pays&nbsp;? Il semblerait que les deux parties, française&nbsp;et béninoise, aient opté&nbsp;pour une restitution au long cours. Dans un premier temps, une coopération muséale est envisagée avant une remise des œuvres ou directement un transfert de propriété si la loi française arrivait à être votée entre-temps. Pendant ce temps, le gouvernement béninois doit se lancer dans la construction&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/culture/biens-culturels-mal-acquis-benin-la-bataille-de-l-art-31-07-2017-2147162_3.php">d&rsquo;un musée&nbsp;à Abomey</a>&nbsp;(à&nbsp;150&nbsp;kilomètres au nord de Cotonou) dans l&rsquo;enceinte des anciens palais, car c&rsquo;est de là que ces objets sont partis. Ce fut le royaume le plus dominant qui allait faire des razzias dans les villages des ethnies voisines pour vendre ses habitants aux marchands négriers.&nbsp;Financés par l&rsquo;Agence française de développement, les travaux devraient durer&nbsp;deux ans. Et l&rsquo;ouverture du musée se situer aux alentours d&rsquo;automne 2021.</p>



<p>  Le <a href="https://twitter.com/hashtag/Prbenin?src=hash">#Prbenin</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/PatriceTALON?src=hash">#PatriceTALON</a> a reçu en audience ce lundi 16 décembre 2019, <a href="https://twitter.com/franckriester">@franckriester</a>, ministre français de la culture en visite au Bénin. La restitution des biens culturels du Bénin et d&rsquo;autres projets culturels étaient au menu des échanges. <a href="https://twitter.com/hashtag/AudiencePr?src=hash">#AudiencePr</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/BeninDiplomatie?src=hash">#BeninDiplomatie</a><a href="https://twitter.com/PresidenceBenin/status/1206687045877477376"></a><a href="https://twitter.com/intent/like?tweet_id=1206687045877477376">30</a><a href="https://twitter.com/PresidenceBenin/status/1206687045877477376">22:26 &#8211; 16 déc. 2019</a><a href="https://support.twitter.com/articles/20175256">Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité</a><a href="https://twitter.com/PresidenceBenin">Voir les autres Tweets de Présidence du Bénin</a></p>



<h4>26 objets concernés</h4>



<p>Pour matérialiser ce mouvement, un accord a été signé à lundi 16&nbsp;décembre dans la métropole béninoise entre le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et le ministre français de la Culture&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/franck-riester">Franck Riester</a>, en présence du ministre béninois du Tourisme, de la Culture et des Arts&nbsp;Jean-Michel Abimbola. «&nbsp;La signature de ce programme de travail commun est une nouvelle étape entrant dans le partenariat culturel entre nos deux pays de cette coopération muséale que nous avons jugée nécessaire en matière de formation, de partage de connaissances, mais aussi en matière de préparation de la restitution des&nbsp;26&nbsp;œuvres d&rsquo;art, qui résulte de l&rsquo;engagement du président français Emmanuel Macron&nbsp;», a déclaré le ministre français de la Culture&nbsp;lors d&rsquo;un point de presse qui a suivi la signature de l&rsquo;accord.</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/culture/restitution-la-france-va-rendre-sans-tarder-26-oeuvres-d-art-au-benin-24-11-2018-2274060_3.php">Il s&rsquo;agit bien des&nbsp;26&nbsp;objets</a>, notamment les totems sacrés et sceptres royaux, emportés par l&rsquo;armée française lors de la conquête de novembre&nbsp;1892, et qui sont actuellement répartis dans des musées français. Pillés en&nbsp;1892&nbsp;lors du sac&nbsp;du palais d&rsquo;Abomey, ils sont devenus le symbole de la volonté de restitution des objets volés par la France quand elle était une puissance coloniale. En&nbsp;novembre&nbsp;2018, le rapport rédigé par Felwine Sarr et Bénédicte Savoy préconisait de rendre les œuvres des collections nationales si elles étaient issues du pillage. Dans la foulée,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/emmanuel-macron">Emmanuel Macron</a>&nbsp;avait promis que le Bénin retrouverait ses fameux objets. Début&nbsp;juillet, lors d&rsquo;un grand forum dédié à la question des «&nbsp;patrimoines africains&nbsp;» à Paris, le ministre de la Culture, Franck Riester, a fièrement annoncé leur retour «&nbsp;rapide&nbsp;» en Afrique.</p>



<h4>Cap sur 2020/2021</h4>



<p>Six mois après avoir un temps temporisé, visiblement pris&nbsp;de court, le Bénin s&rsquo;est réveillé et le ministre Abimbola, qui a dévoilé toutes les phases de ce programme de travail commun, a indiqué que la première étape de la préparation du retour des biens culturels au Bénin démarrera en janvier&nbsp;2020. «&nbsp;Nous nous sommes entendus sur la restitution des œuvres en plusieurs étapes. La première des choses est l&rsquo;engagement du président français de restituer&nbsp;26&nbsp;œuvres. Ensuite, une ouverture sur une discussion plus élargie en ce qui concerne l&rsquo;ensemble des œuvres. Nous avons également discuté avec la partie française sur la possibilité d&rsquo;organiser un événement culturel important à partir de cet été, dans un premier temps à Paris, et au dernier trimestre de 2020, voire début 2021, un deuxième événement à Cotonou&nbsp;», a-t-il précisé. De quoi marquer d&rsquo;un geste fort l&rsquo;ouverture d&rsquo;«&nbsp;Africa 2020&nbsp;» à Paris, si cher au président Macron.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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