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	<title>résilience &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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		<title>Résilience et reprise : l&#8217;aviation en Afrique</title>
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				<pubDate>Fri, 02 Jul 2021 17:06:13 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Covid-19 a stoppé net l&#8217;industrie aéronautique et, comme partout ailleurs, l&#8217;impact social, financier et économique a été massif en Afrique. La suspension des vols a entraîné́ des pertes considérables pour les compagnies aériennes et les secteurs dépendants de l&#8217;aviation comme le tourisme et le commerce. Il faut noter qu&#8217;avant cette pandémie, les perspectives du...]]></description>
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<p><strong>La Covid-19 a stoppé net l&rsquo;industrie aéronautique et, comme partout ailleurs, l&rsquo;impact social, financier et économique a été massif en Afrique. La suspension des vols a entraîné́ des pertes considérables pour les compagnies aériennes et les secteurs dépendants de l&rsquo;aviation comme le tourisme et le commerce.</strong></p>



<p>Il faut noter qu&rsquo;avant cette pandémie, les perspectives du transport aérien en Afrique étaient extrêmement positives. Le Global Market Forecast (GMF) 2019 d&rsquo;Airbus prévoyait que le trafic de passagers à destination et en provenance d&rsquo;Afrique augmenterait de 5,4% par an au cours des vingt prochaines années. Cela rejoignait les prévisions de l&rsquo;Association du transport aérien international (IATA), selon lesquelles l&rsquo;Afrique serait le deuxième marché de l&rsquo;aviation en termes de croissance d&rsquo;ici à 2037, le nombre de passagers devant plus que doubler d&rsquo;ici là (passant à 334 millions).</p>



<p>L&rsquo;industrie aéronautique joue un rôle important pour le développement pérenne de l&rsquo;Afrique, et les gouvernements de tout le continent tirent parti de la capacité de l&rsquo;industrie à faire bouger les lignes économiques. En effet, non seulement l&rsquo;aviation permet aux gens de voyager, mais elle favorise également l&rsquo;intégration régionale, crée des emplois et renforce les échanges commerciaux intérieurs, intra-africains et mondiaux. Selon l&rsquo;Association du transport aérien international, l&rsquo;industrie aéronautique soutient directement 6,2 millions d&#8217;emplois à travers l&rsquo;Afrique et contribue à hauteur de 56 milliards de dollars au PIB du continent.</p>



<p>Ces dernières années, certains gouvernements, entités régionales et institutions financières ont mis un point d&rsquo;honneur à investir dans l&rsquo;industrie aéronautique locale, avec pour objectif le développement des activités aéronautiques à l&rsquo;échelle de leur pays et du continent. Ces avancées incluent notamment la création d&rsquo;un marché unique du transport aérien africain (MUTAA) porté par l&rsquo;Union africaine, ainsi que la modernisation des flottes des compagnies aériennes du continent.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, des transporteurs tels qu&rsquo;Ethiopian Airlines, Air Sénégal, EgyptAir, Air Mauritius, Uganda Airlines ou encore Air Tanzania ont choisi d&rsquo;opérer des avions de dernière génération et à la pointe de la technologie, comme l&rsquo;A350XWB, l&rsquo;A330neo, l&rsquo;A320neo et le dernier né de la gamme, l&rsquo;A220.</p>



<p>En parallèle, le continent africain a également fait des progrès significatifs vers l&rsquo;expansion et l&rsquo;amélioration des infrastructures aéroportuaires et la gestion du trafic aérien. Ainsi, des pays comme le Maroc, le Niger, le Sénégal, l&rsquo;Afrique du Sud, l&rsquo;Ouganda et l&rsquo;Éthiopie sont en train d&rsquo;agrandir les aéroports existants ou d&rsquo;en construire de nouveaux.</p>



<p>Surtout, c&rsquo;est dans sa contribution à la fabrication aéronautique que l&rsquo;Afrique a fait un bond en avant énorme ces dernières années et a su se positionner dans la chaine de valeur mondiale. En Afrique du Sud, au Maroc et en Tunisie, par exemple, plus de 35 entreprises sont impliquées dans la fabrication d&rsquo;avions commerciaux Airbus, tant au niveau de la conception et l&rsquo;ingénierie que de la production de pièces, notamment électroniques. Ces activités ont permis la création de centres d&rsquo;apprentissage, le développement des connaissances et d&rsquo;innovations, soutenant ainsi l&rsquo;émergence d&rsquo;un pool de talents aéronautiques hautement qualifiés sur le continent.</p>



<p>Actuellement, l&rsquo;impact de la pandémie se ressent sur les compagnies aériennes à travers tout le continent. Avec un trafic réduit de plus de 70 % depuis un an, de nombreux transporteurs aériens sont en grande difficulté. En parallèle, la COVID-19 a également démontré à quel point l&rsquo;aviation est un secteur vital. Au début de la pandémie, l&rsquo;Ethiopie et les Nations unies ont ouvert un hub de transport au sein de l&rsquo;aéroport d&rsquo;Addis-Abeba fin d&rsquo;acheminer du matériel médical et des travailleurs humanitaires pour lutter contre le coronavirus aux quatre coins du continent. Plus récemment, Air Sénégal a opéré un vol de 16 heures pour acheminer 300,000 doses de vaccin. Les compagnies aériennes ont fait preuve d&rsquo;une remarquable résilience, continuant leurs opérations dans la mesure du possible et s&rsquo;adaptant au contexte de crise. De plus, certains transporteurs tels que Air Côte d&rsquo;Ivoire ou encore Uganda Airlines ont pris livraison d&rsquo;avions précédemment commandés, déterminés à croitre et améliorer leurs opérations, et ce malgré la crise.</p>



<p>La capacité de l&rsquo;industrie aéronautique africaine à se remettre de cette pandémie dépendra du niveau de collaboration de toutes les parties prenantes pour atténuer les effets de cette crise sans précédent. Le soutien des gouvernements et des institutions de financement et de développement sera essentiel, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un soutien financier direct, de garanties de prêts, d&rsquo;allégements fiscaux ou encore, d&rsquo;un assouplissement du cadre légal, ce qui a déjà été mis en place dans des pays tels que le Sénégal, la Côte d&rsquo;Ivoire, le Rwanda et l&rsquo;Ouganda.</p>



<p>Dans les mois à venir et les prochaines années, l&rsquo;adaptabilité des compagnies aériennes sera cruciale. En effet, un retour aux taux de fréquentation d&rsquo;avant-Covid n&rsquo;étant pas attendu avant 2024, la composition de la flotte aérienne et la polyvalence des avions seront mises à l&rsquo;épreuve. Plus que jamais, il s&rsquo;agira de piloter le bon avion au bon moment, de disposer d&rsquo;un business model flexible, tout en exploitant des avions économiquement efficaces. Le post-Covid exigera des stratégies de marché et de flotte adaptées.</p>



<p>L&rsquo;aviation relie les gens, les pays et les cultures, génère des revenus et améliore les moyens de subsistance de millions de personnes. Lorsque les enjeux sont aussi importants et que les gains peuvent l&rsquo;être encore plus, une industrie aéronautique prospère et durable en Afrique ne doit pas être considérée comme une option, mais plutôt comme un secteur vital, d&rsquo;une valeur incommensurable.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Entre résilience et choc exceptionnel, l’économie africaine face à la pandémie de Covid-19</title>
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				<pubDate>Wed, 27 Jan 2021 19:40:13 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/5dc765b_781957191-000-8z69fn.jpg" alt="" class="wp-image-21041" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/5dc765b_781957191-000-8z69fn.jpg 664w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/5dc765b_781957191-000-8z69fn-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /><figcaption>Dans une usine de liqueurs à Alrode, dans la banlieue de Johannesburg en janvier 2021. LUCA SOLA/AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Dans un nouvel ouvrage, l’Agence française de développement détaille les conséquences d’une crise sanitaire qui n’a pas touché le continent de façon uniforme.</strong></p>



<p>Une Afrique résiliente face à la pandémie de Covid-19. C’est l’image que défendent les auteurs de l’ouvrage&nbsp;<em>L’Economie africaine en&nbsp;2021</em>&nbsp;(ed. La Découverte), tout juste publié par l’Agence française de développement (AFD). Le continent, soulignent les auteurs, a plutôt bien résisté sur le plan sanitaire&nbsp;: il représente 17&nbsp;% de la population planétaire et comptabilisait officiellement, en octobre&nbsp;2020, 4,7&nbsp;% des cas de contaminations dans le monde et moins de 87&nbsp;000 morts au 27&nbsp;janvier. Sur le front économique, l’activité a également moins reculé en Afrique (-2,6&nbsp;%) qu’à l’échelle mondiale (-4,4&nbsp;%).</p>



<p><em>«&nbsp;Frappé d’une présomption de fragilité, le continent a pourtant fait la preuve de sa résilience, fort de la jeunesse de sa population, de la réactivité de ses dirigeants et de son expérience des pandémies&nbsp;»</em>, estime Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, l’opérateur qui orchestre le déploiement de l’aide publique au développement.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/aca7cd4_488096406-infogmarie2.png" alt="" class="wp-image-21040" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/aca7cd4_488096406-infogmarie2.png 664w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/aca7cd4_488096406-infogmarie2-300x294.png 300w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /><figcaption>Infographie « Le Monde »</figcaption></figure>



<p>Mais, si la récession a été moins marquée en Afrique que dans les autres régions du monde – à l’exception de l’Asie –, la déflagration économique provoquée par la pandémie n’en est pas moins exceptionnelle. Comme le rappelle Yasmine Osman, économiste au sein du département Afrique de l’AFD, aucun des chocs de ces trente dernières années, y compris la crise financière mondiale de 2008 et l’effondrement des cours du pétrole en&nbsp;2015-2016, n’avait à ce point impacté le produit intérieur brut (PIB) régional. Au total, plus de quarante pays sont en récession simultanément sur le continent, du jamais-vu.</p>



<h4>Sévérité de la crise</h4>



<p>La sévérité de la crise s’explique par une série de facteurs désormais bien connus. Il y a d’abord eu la chute des prix des matières premières dont de nombreux pays africains demeurent tributaires pour leur croissance et leurs recettes. Pétrole, charbon, zinc, plomb… Les cours comme les volumes exportés se sont brutalement contractés, affectant les grands producteurs. La fermeture des frontières a également affecté en profondeur les économies africaines en pénalisant notamment le tourisme, un secteur clé dans près d’une quinzaine de pays du continent. Le recul des transferts de fonds opérés par les migrants (-20&nbsp;%, selon le Fonds monétaire international), les mesures de confinement, le manque de marge de manœuvre budgétaire des Etats pour élaborer une riposte, l’absence de filets sociaux, ont contribué à cette récession d’une ampleur inédite.</p>



<p>La pandémie a ainsi déclenché une <em>« crise en poupées russes »</em>, le fléau sanitaire entraînant une dégradation économique et sociale. D’après le FMI, la baisse du revenu par tête pourrait effacer dix ans de progrès sur le front du développement. Au total, près de 43 millions de personnes sont menacées de retomber dans l’extrême pauvreté. L’éducation, la santé, la sécurité alimentaire risquent d’être durablement affectées dans les pays les plus pauvres.</p>



<p>L’ouvrage de l’AFD rappelle toutefois que le continent n’a pas été touché de façon uniforme. Le choc a été violent pour les principales économies africaines, souvent très dépendantes de l’exportation des matières premières, comme le Nigeria, l’Angola ou l’Afrique du Sud. Cette dernière cumulait déjà plusieurs années de croissance faible et, très touchée par l’épidémie, a décrété un confinement strict, qui a ravagé l’activité. La violence de sa récession (-8&nbsp;%) a pénalisé les performances de toute la région. En Afrique du Nord, dont la croissance est liée à la demande européenne en tourisme ou en pétrole, la décélération a aussi été notable, contribuant à la hausse des taux d’endettement. En Tunisie, la dette représente désormais 85&nbsp;% du PIB.</p>



<p>Pourtant, certains pays ont mieux résisté économiquement. C’est le cas par exemple de l’Egypte, l’une des rares nations du continent à avoir su maintenir une croissance positive (3,5&nbsp;%) grâce à la taille de son marché intérieur et à la réponse – monétaire et budgétaire – des autorités. Les Etats peu tributaires des matières premières extractives, comme en Afrique de l’Est ou dans le golfe de Guinée, ont aussi réussi à déjouer les pronostics les plus sombres. Quant au Sahel, la récession y a été deux fois moindre que dans le reste de l’Afrique. En proie à des difficultés sécuritaires, climatiques et alimentaires persistantes, cette région est peu dépendante du tourisme ou des capitaux étrangers, et a pu bénéficier de la remontée des cours de l’or.</p>



<h4>Reprise rapide</h4>



<p><em>«&nbsp;Résiliente&nbsp;»&nbsp;</em>donc, mais très fragilisée, l’Afrique aurait besoin de voir l’économie redémarrer vite et fort pour pouvoir se remettre sur le chemin de l’émergence. Pour l’heure, le FMI prédit une reprise rapide, dite en «&nbsp;V&nbsp;», avec une croissance qui pourrait atteindre +3,7&nbsp;% en&nbsp;2021. Mais comme le rappelle la publication de l’AFD, ce scénario reste soumis à de multiples inconnues, à commencer par l’évolution de la pandémie qui semble rattraper le continent avec plus de vigueur depuis quelques semaines.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/694c1a6_471473814-infogmarie1-1.png" alt="" class="wp-image-21039" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/694c1a6_471473814-infogmarie1-1.png 664w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/694c1a6_471473814-infogmarie1-1-300x212.png 300w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /><figcaption>Infographie « Le Monde »</figcaption></figure>



<p>Au-delà de ces incertitudes, la crise a remis en perspective des enjeux de long terme dont les pays africains sont invités à se saisir. La nécessité d’une intégration régionale par exemple, pour se prémunir des risques de rupture d’approvisionnement ou de la montée du protectionnisme. Cela tombe bien, souligne l’AFD, car l’Afrique <em>« dispose d’un atout important »</em>, avec un marché intérieur de 1,2 milliard de personnes, et s’est déjà lancée dans la mise en place d’une zone de libre-échange continentale, la Zlecaf.</p>



<p>Une autre priorité est celle de la diversification des économies, un chantier sans cesse invoqué mais toujours remis à plus tard. Pour Thomas Mélonio, directeur exécutif chargé de la recherche et de l’innovation à l’AFD, <em>« le développement africain ne se fera pas par pure extraction des ressources, ce serait un modèle non durable »</em>. Les experts de l’Agence appellent à mettre l’accent sur l’agriculture et le développement du secteur privé pour favoriser encore davantage la <em>« résilience économique »</em> du continent.</p>
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		<title>Covid-19 : la résilience ivoirienne bientôt mise à l’épreuve</title>
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				<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 17:10:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cote-divoire-positioned-perfectly-for-investors-750x430.png" alt="" class="wp-image-12904" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cote-divoire-positioned-perfectly-for-investors-750x430.png 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cote-divoire-positioned-perfectly-for-investors-750x430-300x172.png 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption> <strong>Côte d&rsquo;Ivoire </strong> </figcaption></figure>



<p><strong> Alors que le risque sécuritaire en Côte d&rsquo;Ivoire est monté d&rsquo;un cran dans la nuit du 10 au 11 juin, le pays renforce ses contrôles aux frontières tout en préparant la reprise de ses activités. Entre prudence et optimisme, les entrepreneurs français attendent la levée prochaine de l&rsquo;isolement du Grand-Abidjan pour mesurer l&rsquo;impact du SARS-CoV-2.</strong></p>



<p>Avec 4 848 cas confirmés, dont 2 397 patients guéris et 45 décès (le 14 juin 2020), la Côte d&rsquo;Ivoire résiste à la pandémie de Coronavirus. D&rsquo;après Jean-Louis Giacometti, cela tient avant tout aux mesures d&rsquo;urgence prises par le gouvernement.</p>



<p><em>«&nbsp;Dès le 13 mars, les autorités publiques ont pris la décision rapide d&rsquo;instaurer un couvre-feu, assorti d&rsquo;un état d&rsquo;urgence. L&rsquo;Etat a investi 96 milliards de francs CFA pour assurer la surveillance épidémiologique du territoire et pour développer un programme sanitaire ambitieux. Des centres d&rsquo;accueil et de prise en charge médicale ont été mis en place et les rassemblements supérieurs à 50 personnes ont été proscrits. Parallèlement, un conseil national de sécurité a permis de maintenir la capitale dans une forme d&rsquo;isolement (&#8230;) Les contrôles des entrées et des sorties sur le territoire ont été renforcés, mais les liaisons commerciales à l&rsquo;international ont été maintenues et les marchandises circulent avec fluidité. Nous n&rsquo;avons observé aucune rupture de stocks »,&nbsp;</em>précise le directeur général de la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie française en Côte d&rsquo;Ivoire (CCI-CI), à l&rsquo;occasion d&rsquo;un&nbsp;<em>talk</em>organisé par le Comité d&rsquo;échanges Afrique-France de la CCI Ile-de-France, le 12 juin dernier.</p>



<p>Optimiste, le DG de la CCI-CI ajoute qu&rsquo;avant l&rsquo;arrivée de la pandémie, la croissance était supérieure à 7% et qu&rsquo;elle devrait résister au Coronavirus, pariant sur la résilience et sur l&rsquo;attractivité nationale.&nbsp;<em>«&nbsp;En 10 ans, la Côte d&rsquo;Ivoire a triplé le budget de fonctionnement de l&rsquo;Etat, qui est passé de 2918 à 8 Mds de francs CFA à 8061 milliards de francs CFA. Cela s&rsquo;est traduit par des investissements massifs dans les infrastructures logistiques et de transport, qui ont renforcé l&rsquo;attractivité ivoirienne ».</em></p>



<h4><strong>La «&nbsp;stratégie du carnet de chèques&nbsp;» en soutien au secteur privé</strong></h4>



<p>L&rsquo;Etat a déployé les grands moyens pour sauver ses entreprises du naufrage. Cinq fonds de soutien ont été créés pour amortir les chocs consécutifs au Coronavirus. Le premier fonds est consacré à la solidarité et au soutien d&rsquo;urgence humanitaire, doté d&rsquo;une enveloppe de 170 milliards de francs CFA, le second fonds aux PME (150 milliards de francs CFA), le troisième aux grandes entreprises (100 milliards de francs CFA). Un budget de 100 milliards de francs CFA est destiné aux acteurs du secteur informel et enfin, le dernier fonds concerne les filières agricoles, avec un budget de 300 milliards de francs CFA. Les secteurs de l&rsquo;hôtellerie et de la restauration font encore l&rsquo;objet de négociations avec le gouvernement. A ce jour, 10 % de l&rsquo;ensemble de ces fonds ont été attribués aux PME ainsi qu&rsquo;aux grandes entreprises et un peu plus pour le secteur informel: de quoi mettre la patience des entrepreneurs à rude épreuve&#8230;</p>



<p>Parallèlement, la Côte d&rsquo;Ivoire a suspendu les contrôles fiscaux, reporté les taxes forfaitaires pour les artisans et les petits commerçants, tout comme le paiement des impôts (taxes et versements assimilés dus à l&rsquo;Etat) et les charges sociales, pendant 3 mois. Les mesures douanières ont été assouplies, la patente transport a été réduite de 25% pour les acteurs concernés, et les crédits de TVA ont été remboursés dans un délai de 2 semaines. Par ailleurs, le délai du paiement de la dette intérieure aux entreprises a été raccourci (en priorité pour les factures inférieures à 100M de francs CFA). Enfin, les pénalités de retard ont été annulées pour les entreprises engagées dans l&rsquo;exécution de marchés de la commande publique.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous avons réalisé un sondage sur l&rsquo;impact du Coronavirus auprès de nos 1&nbsp;044 entreprises adhérentes. 92% d&rsquo;entre elles ont stoppé leurs activités pendant près de 2 mois, avant une reprise progressive. Par ailleurs, 17% d&rsquo;entre elles ont licencié du personnel sans passer par les voies de recours offertes par l&rsquo;administration ivoirienne telles que les congés payés avec anticipation, le temps partiel et le chômage technique (&#8230;) En moyenne, ces réductions d&rsquo;effectifs ont concerné 16% du personnel, ce qui est assez colossal&nbsp;»,</em>&nbsp;souligne Jean-Louis Giacometti qui constate enfin que 20% des entreprises sondées ont réalisé des résultats meilleurs cette année qu&rsquo;il y a un an à la même époque, 13% sont parvenues à les équilibrer alors que l&rsquo;écrasante majorité (soit 67%) enregistre des résultats négatifs.</p>



<h4><strong>Dans l&rsquo;attente de la réouverture du hub abidjanais&#8230;</strong></h4>



<p><em>«&nbsp;Ne nous trompons pas&nbsp;: le marché ivoirien est exigeant et convoité, car le pays dispose de ressources nombreuses et représente 45% du tissu industriel de la zone UEMOA. Il attire autant la Chine que l&rsquo;Inde, la Turquie ou le Nigéria. La France perd son leadership avec 11% du volume des échanges, contre 12% pour le Nigéria et 18% pour la Chine, même si nous restons les principaux investisseurs avec un stock d&rsquo;investissements de l&rsquo;ordre de 2&nbsp;300 millions d&rsquo;euros »,</em>&nbsp;avertit Jean-Louis Giacometti. La reprise des activités post-pandémie promet donc de nouvelles foires d&#8217;empoigne en terres ivoiriennes. En attendant, le poumon économique de la sous-région reste en sommeil&#8230;</p>



<p>Avec ses 6.5 millions d&rsquo;habitants (dont 4.5 millions intra-muros), l&rsquo;agglomération abidjanaise concentre près de 95% de l&rsquo;activité économique. La capitale recense près de 700 entreprises françaises, tous secteurs et toutes activités confondus, de l&rsquo;agro-industrie aux cosmétiques en passant par le ciment. Les entrepreneurs français relancent peu à peu leurs activités, dans un contexte sanitaire encore incertain. Le 30 avril, Adama Coulibaly, le ministre de l&rsquo;Economie et des Finances exposait d&rsquo;ailleurs plusieurs possibilités de sortie de crise. Dans le meilleur des cas, la Côte d&rsquo;Ivoire enregistrerait un ralentissement de son activité économique de l&rsquo;ordre de 3.6%. Le scénario médian impliquerait une perte de croissance de 5.6% et dans le pire des cas, la croissance amputée de 6.4% chuterait à 0.8%.</p>



<p>Entre résilience et mobilisation des ressources, la Côte d&rsquo;Ivoire reste <em>« une plateforme d&rsquo;exportation qui irradie dans toute la sous-région (&#8230;) Penser Côte d&rsquo;Ivoire c&rsquo;est penser au marché régional »</em> a rappelé le DG de la CCI- CI, avant de conclure sur les différents systèmes de soutien mis à disposition des entreprises françaises, depuis le début de la crise sanitaire (Coface, AFD, Ariz, Fasep, prêt du Trésor concessionnel et non concessionnel, contrat de désendettement et de développement, Banque Publique d&rsquo;Investissement, etc.).</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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