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	<title>Republique centrafricaine &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Republique centrafricaine &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Premier procès de la Cour Pénale Spéciale en RCA</title>
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				<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 13:24:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Sept ans après la création de ce tribunal, trois chefs de guerre sont poursuivis pour crimes de guerre devant des magistrats nationaux et internationaux. Louée par certains comme un modèle de justice à exporter dans d&#8217;autres pays, la CPS est critiquée par d&#8217;autres qui doutent de son efficacité tant elle a tardé à ouvrir son...]]></description>
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<p><strong>Sept ans après la création de ce tribunal, trois chefs de guerre sont poursuivis pour crimes de guerre devant des magistrats nationaux et internationaux.</strong></p>



<p>Louée par certains comme un modèle de justice à exporter dans d&rsquo;autres pays, la CPS est critiquée par d&rsquo;autres qui doutent de son efficacité tant elle a tardé à ouvrir son premier procès, pour trois criminels de guerre présumés sans envergure.</p>



<p>Dans le box des accusés, trois suspects sont attendus : Issa Sallet Adoum alias Bozizé, Yaouba Ousman et Mahamat Tahir. Tous des anciens membres du groupe rebelle&nbsp; « 3R »&nbsp;(Retour, Réclamation et Réhabilitation).&nbsp;Ils sont poursuivis pour des crimes qui auraient été commis en 2019, à Lemouna et Koundjili dans&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/rca-nouveaux-massacres-et-danger-pour-laccord-de-paix/a-48853841">la province de Paoua</a>&nbsp;dans le&nbsp;nord-ouest du pays.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/premier-proc%C3%A8s-de-la-cour-p%C3%A9nale-sp%C3%A9ciale-en-rca/a-61509065#"><img src="https://static.dw.com/image/61510683_401.jpg" alt="Dans la province de Paoua, les victimes et les organisations de défense des droits de l'Homme espèrent beaucoup de ce premier procès "/></a><figcaption> Dans la province de Paoua, les victimes et les organisations de défense des droits de l&rsquo;Homme espèrent beaucoup de ce premier procès </figcaption></figure>



<p>Pour les avocats des victimes,&nbsp;le début de ce procès devant la&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/la-cour-p%C3%A9nale-sp%C3%A9ciale-de-rca-se-pr%C3%A9sente-au-public/a-45553253">Cour Pénale Spéciale</a>&nbsp;est une bonne nouvelle. « C<em>ette audience est capitale parce que beaucoup de victimes, des orphelins des actes qui ont été commis par les hommes des 3R à Lemouna et Koundjili, c&rsquo;est le moment où jamais »&nbsp;</em>explique Me&nbsp;André Olivier Manguereka. « <em>Les victimes vont exprimer leur préoccupation devant la Cour Pénale Spéciale. J&rsquo;ai déposé une plainte le 11 mars 2020, au nom de ces victimes et nous avons recueilli assez d&rsquo;éléments pour étayer nos arguments pour défendre les victimes »</em>.</p>



<h2>Signal fort</h2>



<p>Le procès s&rsquo;ouvre au moment où plusieurs civils sont tués et des maisons incendiées à Aïngbando, dans le nord du pays. Des actes attribués aux forces centrafricaines et leurs alliés russes.&nbsp;Pour la Cour pénale spéciale,&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/la-cour-p%C3%A9nale-sp%C3%A9ciale-suscite-beaucoup-despoir-en-rca/a-37595041">ce procès est un signal fort pour ceux qui se croient intouchables</a>.</p>



<p><em>« Ce procès constitue une mise en garde pour tous ceux qui pensent qu&rsquo;ils pourront violer sans gêne les droits humains et circuler librement sur le territoire national. La justice quelle que soit sa forme ou sa lenteur, atteindra toujours ses objectifs à savoir, garantir les droits constitutionnellement établis de tout Centrafricain et étranger vivant sur le territoire national. C&rsquo;est ce rôle qui relève de la justice en tant que piédestal de l&rsquo;Etat de droit dans tout Etat »</em>, estime Jean-Bruno Malaka, le porte-parole de la Cour pénale spéciale.</p>



<h2>Petite sœur de la CPI</h2>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/premier-proc%C3%A8s-de-la-cour-p%C3%A9nale-sp%C3%A9ciale-en-rca/a-61509065#"><img src="https://static.dw.com/image/61511164_401.jpg" alt="Lors d'une manifestation de soutien à la Cour Pénale Spéciale à Bangui "/></a><figcaption> Lors d&rsquo;une manifestation de soutien à la Cour Pénale Spéciale à Bangui </figcaption></figure>



<p>La&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/pourquoi-la-rca-pr%C3%A9f%C3%A8re-envoyer-rambo-%C3%A0-la-haye/a-46366594">Cour pénale internationale</a>, la juridiction sœur de la Cour pénale spéciale, se réjouit de l&rsquo;ouverture de ce procès. Esti Tambay, conseillère juridique à la CPI affirme que « <em>les accusés auront droit à la pleine protection de leurs droits y compris la présomption d&rsquo;innocence.&nbsp;</em><em>Le premier procès sera un test crucial du système de la Cour Pénale Spéciale. Il sera important pour le tribunal d&rsquo;évaluer le déroulement de ce premier procès afin d&rsquo;en tirer des leçons qui pourront être utilisées pour améliorer ses pratiques pour les procès futurs. Finalement il est important de savoir que la CPS mène des enquêtes en tandem avec la Cour Pénale Internationale. La CPI est une cour permanente de dernier recours ».</em></p>



<p>L&rsquo;audience qui s&rsquo;ouvre ce mardi comporte aussi des risques à cause des remous au sein des avocats, constitués et commis d&rsquo;office. Certains boudent en effet l&rsquo;offre de la CPS qui serait au deçà de leurs attentes.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Centrafrique : l’ONU ouvre une enquête sur le meurtre de civils</title>
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				<pubDate>Sat, 16 Apr 2022 19:59:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La mission de l’ONU en Centrafrique a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête sur des informations – non confirmées par Bangui – portant sur le meurtre d’une dizaine de civils, attribué à des militaires locaux et des paramilitaires russes. La guerre civile, entamée il y a neuf ans, a considérablement baissé d’intensité depuis 2018 mais,...]]></description>
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<p><strong>La mission de l’ONU en Centrafrique a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête sur des informations – non confirmées par Bangui – portant sur le meurtre d’une dizaine de civils, attribué à des militaires locaux et des paramilitaires russes.</strong></p>



<p>La guerre civile, entamée il y a neuf ans, a considérablement baissé d’intensité depuis 2018 mais, confronté à une offensive rebelle il y a plus d’un an, le pouvoir a reçu le renfort de centaines de paramilitaires russes pour la repousser. Des «&nbsp;mercenaires&nbsp;» de la compagnie privée Wagner selon l’ONU, la France et des ONG, qui accusent les deux camps de commettre des crimes contre les civils.</p>



<h4>Le porte-parole de la présidence «&nbsp;pas au courant&nbsp;»</h4>



<p>Les 11 et 12 avril, dans les villages de Gordil et Ndah, à plus de 1 000 km au nord-est de Bangui, des éléments des «&nbsp;FACA (Force armées centrafricaines) et leurs alliés&nbsp;» (terme utilisé par&nbsp;l’ONU pour désigner les paramilitaires russes) ont mené une opération et tué «&nbsp;des civils&nbsp;», ont indiqué, sous couvert de l’anonymat, des sources sécuritaire, humanitaire et administrative concordantes. Entre 10 et 15 civils ont été tués, selon ces mêmes sources.</p>



<p>« Une enquête a été ouverte sur cette attaque par la Minusca », la Mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique qui a déployé, depuis 2014, quelque 14 000 casques bleus dans le pays, a déclaré son directeur de la Communication, Charles Bambara. « La Minusca ne fera aucun autre commentaire avant la fin des investigations », a-t-il ajouté. Le porte-parole de la présidence de la République, Albert Yaloke Mokpeme a pour sa part répondu « ne pas être au courant ».</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1337478/politique/centrafrique-les-hommes-cles-du-systeme-touadera/">Le président Faustin Archange Touadéra</a>&nbsp;a été réélu en décembre 2020 au cours d’un scrutin pour lequel moins d’un électeur sur trois avait eu la possibilité de se rendre aux urnes en raison de l’insécurité, même si&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/depeches/26501/politique/centrafrique-quand-des-bandits-menacent-de-plonger-le-pays-dans-la-guerre-civile/">la guerre civile sanglante entamée en 2013</a>&nbsp;a considérablement baissé d’intensité depuis 2018.</p>



<h4>Moscou à la rescousse</h4>



<p>Les plus puissant des nombreux groupes armés qui se partageaient alors les deux tiers du territoire avaient lancé peu avant les élections une offensive sur Bangui et le chef de l’État avait appelé Moscou à la rescousse de son armée démunie.</p>



<p>Des centaines de paramilitaires russes avaient alors rejoint des centaines d’autres déjà présents depuis 2018 et permis, en quelques mois, de repousser l’offensive des rebelles puis de les refouler d’une grande partie des territoires et villes qu’ils contrôlaient. Mais sans pouvoir y réinstaller partout et durablement la présence et l’autorité de l’État.</p>



<p>Le 30 mars, la Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet a dénoncé de « graves violations des droits de l’homme » en Centrafrique, dont « des meurtres et des violences sexuelles » sur les civils, commis par les groupes rebelles mais aussi les militaires et leurs alliés russes.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br></strong></p>
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		<title>Centrafrique: les autorités rejettent les accusations d’exactions de l’ONU</title>
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				<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 19:54:39 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[En République centrafricaine, le gouvernement a vivement rejeté, ce lundi 4 avril 2022, les accusations d&#8217;exactions portées par la Haute commissaire aux droits de l’homme de l’ONU à l’encontre de son armée et de ses alliés russes. Ces derniers sont notamment accusés de violences sexuelles, d’actes de torture et de traitements inhumains. Selon l&#8217;ONU, la...]]></description>
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<p><strong>En République centrafricaine, le gouvernement a vivement rejeté, ce lundi 4 avril 2022, les accusations d&rsquo;exactions portées par la Haute commissaire aux droits de l’homme de l’ONU à l’encontre de son armée et de ses alliés russes. Ces derniers sont notamment accusés de violences sexuelles, d’actes de torture et de traitements inhumains. Selon l&rsquo;ONU, la responsabilité en incombe à l’État centrafricain.</strong></p>



<p>La semaine passée, Michelle Bachelet a dénoncé les violations des droits de l&rsquo;homme commises en majorité par les rebelles, mais aussi par les Faca et leurs alliés russes qui seraient en réalité des mercenaires du groupe Wagner. Ces derniers sont notamment accusés de violences sexuelles, d’actes de torture et de traitements inhumains, dont la responsabilité incombe à l’État centrafricain, selon l’ONU.</p>



<p>Selon un communiqué des Nations unies, lors du dernier trimestre de l’année 2021, la Minusca annonce avoir documenté 363 incidents de violations des droits de l’homme, d’abus et d’infractions au droit humanitaire international qui concernent 848 victimes. Toujours selon le même communiqué, près de 59% de ces incidents ont été attribués aux groupes armés signataires de l’accord de paix de février 2019 alors que les forces de sécurité nationales et leurs alliés étaient responsables de 40% des incidents &#8211; une forte augmentation par rapport aux 23% enregistrés en janvier 2021.</p>



<h2>Démenti des autorités</h2>



<p>À Bangui, le gouvernement remet en question les conclusions de ce rapport. «<em>&nbsp;Déjà le rapport fait état de morts dans la ville de Boyo, par exemple, alors que nous avons vérifié, c&rsquo;est faux, il n&rsquo;y avait rien,&nbsp;</em>estime Serge-Ghislain Djorie, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement<em>. Je dis, je réitère que ce rapport est contraire à la réalité sur le terrain. Je pense que tout a été fait, tout simplement, je le dis haut et fort, pour ternir l&rsquo;image de notre pays, pour justifier le financement d’organismes non gouvernementaux</em>.&nbsp;»</p>



<p>Et le porte-parole du gouvernement ajoute : «<em> Nous avons assez sali l&rsquo;image de nos forces de défense de sécurité, et de nos alliés. C&rsquo;est vrai que quand on était en difficulté, il y a des pays qui ont bien voulu nous aider, et vous savez que partout dans le monde lorsque vous êtes en conflit et que vous réagissez, les militaires réagissent, forcément il y a des dommages collatéraux. Automatiquement crier sur tous les toits que c&rsquo;est violation des droits de l&rsquo;homme, violation de ceci, cela, crime, ainsi de suite&#8230; quand est-ce que vous avez vu que quand il y a une guerre, il n&rsquo;y a pas eu mort d&rsquo;hommes ? Il y a une commission qui a été mise en place, signée par le président au décret qui a été pris je vous demande au peuple centrafricain et à la communauté internationale d&rsquo;attendre tout simplement les résultats des enquêtes de cette commission, et ça je pense que les gens seraient étonnés </em>», conclut le responsable centrafricain.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Centrafrique: ouverture du dialogue politique sans l’opposition</title>
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				<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 17:39:57 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[En République centrafricaine s&#8217;est ouvert, lundi 21 mars au matin, le dialogue républicain, promis de longue date par le président Touadéra, mais qui se fait finalement sans les principaux opposants politiques. Ces derniers ont, dans une déclaration dimanche, annoncé leur retrait, affirmant que leurs revendications, à savoir l&#8217;inclusion des groupes armés et l&#8217;inscription à l&#8217;ordre du...]]></description>
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<p><strong>En République centrafricaine s&rsquo;est ouvert, lundi 21 mars au matin, le dialogue républicain, promis de longue date par le président Touadéra, mais qui se fait finalement sans les principaux opposants politiques. Ces derniers ont, dans une déclaration dimanche, annoncé leur retrait, affirmant que leurs revendications, à savoir l&rsquo;inclusion des groupes armés et l&rsquo;inscription à l&rsquo;ordre du jour de la crise post-électorale, n&rsquo;avaient pas été satisfaites.</strong></p>



<p>C&rsquo;est&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220320-centrafrique-l-opposition-annonce-qu-elle-boycotte-le-dialogue-r%C3%A9publicain"><strong>sans les ténors de l&rsquo;opposition</strong></a>&nbsp;que le dialogue a débuté, ce lundi matin, dans l&rsquo;hémicycle de l&rsquo;Assemblée nationale. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes&nbsp;: des membres du gouvernement, des députés, des diplomates&#8230; Il y avait aussi les anciens présidents Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza, l’ancien chef de guerre Abdoulaye Hissène.</p>



<p>Le président du comité préparatoire, le ministre d’État, Obed Namsio, a dit regretter l&rsquo;absence de l’opposition. Hormis deux représentants dans le présidium et malgré la «&nbsp;<em>main tendue du chef de l’État</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>La porte est toujours ouverte</em>&nbsp;», a-t-il lancé.</p>



<p>«&nbsp;<em>Ce n&rsquo;est pas un dialogue de trop, mais une chance de plus pour la paix</em>&nbsp;», a déclaré le président Touadéra, avant de donner, d&rsquo;un coup de clochette, le top départ pour trois jours de travail en commission puis trois jours de débats.</p>



<p>Les thématiques abordées vont être très larges. L’objectif des organisateurs est de mettre un terme à la crise et de ramener la paix, sans toutefois préciser par quelles mesures concrètes, espérant qu’une solution naîtra des discussions.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guerre en Ukraine: à Bangui, manifestation de soutien à la Russie</title>
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				<pubDate>Sat, 05 Mar 2022 17:45:36 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[En République centrafricaine, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies ce samedi matin 5 mars dans la capitale Bangui pour afficher leur soutien à la Russie dans sa guerre contre l&#8217;Ukraine. Le 2 mars dernier, l’Assemblée générale de l’ONU a voté une résolution condamnant l’invasion russe en Ukraine. La Centrafrique s’est alors abstenue, comme le Mali,...]]></description>
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<p><strong>En République centrafricaine, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies ce samedi matin 5 mars dans la capitale Bangui pour afficher leur soutien à la Russie dans sa guerre contre l&rsquo;Ukraine.</strong></p>



<p>Le 2 mars dernier, l’Assemblée générale de l’ONU a voté une résolution condamnant l’invasion russe en Ukraine. La Centrafrique s’est alors abstenue, comme le Mali, l’Afrique du Sud et 14 autres pays africains. Mais les autorités de Bangui n’ont, pour l’heure, pas pris de position officielle sur le sujet.</p>



<p>Depuis 2018, des paramilitaires russes combattent aux côtés des Forces armées centrafricaines (FACA) contre les groupes armés. Officiellement, la Russie reconnaît quelques 1&nbsp;300 instructeurs venus former l’armée centrafricaine. Mais selon l’ONU, il s’agirait en réalité de mercenaires employés par la société militaire privée Wagner qui se seraient rendus coupables de graves violations des droits de l’homme sur les civils à travers le pays.</p>



<p>Los de la manifestation pro-russe ce samedi, des banderoles et des pancartes affichaient les slogans «&nbsp;<em>Russie&nbsp;+&nbsp;RCA&nbsp;=&nbsp;amitié</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>Russie et Centrafrique contre le nazisme&nbsp;</em>» ou encore «&nbsp;<em>C’est la faute de l’Otan</em>&nbsp;».</p>



<h2>«&nbsp;La France n’a rien fait mais la Russie nous a sauvés&nbsp;»</h2>



<p>À l’initiative de ce rassemblement,&nbsp;Galaxie nationale, une association&nbsp;réputée proche du pouvoir. Son président&nbsp;Blaise-Didacien Kossimatchi a harangué la foule, expliquant que l’Ukraine avait provoqué le conflit, avant d&rsquo;accuser la France&nbsp;de «&nbsp;<em>vouloir assassiner le président Touadéra</em>&nbsp;». S’en sont suivi des applaudissements, puis l’hymne national.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>On est là pour soutenir la Russie puisqu’elle nous a défendus contre les rebelles</em>&nbsp;»<em>,&nbsp;</em>explique un organisateur<em>.&nbsp;</em>«&nbsp;<em>La France n’a rien fait mais la Russie nous a sauvés</em>&nbsp;», renchérit un jeune homme.</p>



<p>Dans la foule, beaucoup d’enfants au premier rang. Un groupe de jeunes femmes agitait des fanions: « <em>Je ne sais pas trop ce qui se passe là-bas, mais on m’a dit de venir </em>», explique l’une d’entre elles. Puis, cet étudiant qui passait à proximité, nous a confié ses craintes de voir la guerre en Europe avoir des conséquences, notamment économiques dans son pays.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le chef de l’ONU s’insurge des exactions commises en Centrafrique</title>
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				<pubDate>Fri, 18 Feb 2022 20:54:06 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Dans son dernier rapport remis au Conseil de sécurité, Antonio Guterres tacle les forces nationales de Centrafrique, ainsi que leurs « soutiens étrangers », désignant avec ce terme les mercenaires du groupe Wagner. Dans son dernier rapport, le chef de l’ONU salue le cessez-le-feu proclamé le 15 octobre par&#160;le président Touadéra&#160;mais regrette l’absence de progrès...]]></description>
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<p><strong>Dans son dernier rapport remis au Conseil de sécurité, Antonio Guterres tacle les forces nationales de Centrafrique, ainsi que leurs « soutiens étrangers », désignant avec ce terme les mercenaires du groupe Wagner.</strong></p>



<p>Dans son dernier rapport, le chef de l’ONU salue le cessez-le-feu proclamé le 15 octobre par<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/faustin-archange-touad%C3%A9ra/"><strong>&nbsp;le président Touadéra</strong></a>&nbsp;mais regrette l’absence de progrès tangibles depuis. D’une part, les tensions politiques persistent en RCA, le dialogue républicain, au point mort, met en difficulté l’application de l’accord de 2019.</p>



<p>Et même si les violations de l’accord de Paix ont baissé de 30% depuis son dernier rapport, la situation sécuritaire est encore très volatile, selon Antonio Guterres. Pour preuve,&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211028-l-onu-accuse-le-groupe-paramilitaire-russe-wagner-de-harc%C3%A8lement-de-civils-en-centrafrique"><strong>les atteintes aux droits humains</strong></a>&nbsp;répertoriées par la Minusca n’ont pas baissé, et continuent à le consterner.</p>



<p>Il exhorte d’ailleurs Bangui à mieux maîtriser les forces centrafricaines, ainsi que « d’autres personnels de sécurité » &#8211; c’est ainsi qu’il désigne<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220206-en-centrafrique-les-mercenaires-de-wagner-ne-se-font-pas-que-des-amis"><strong> les paramilitaires russes de Wagner.</strong></a> Il dénonce plusieurs opérations menées par l’armée et ces mercenaires, dont celle qui a causé la mort de 17 civils le mois dernier près de Bria. Il s’insurge aussi des nombreuses interdictions d’accès aux casques bleus de la Minusca.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>RCA: l&#8217;UE reprendra la formation des Faca si elles ne sont pas «employées» par Wagner</title>
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				<pubDate>Fri, 04 Feb 2022 19:59:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a annoncé le vice-amiral Hervé Bléjean, directeur général de l’état-major de l’Union européenne, en visite à Bangui, jeudi 3 février. Depuis la mi-décembre, Bruxelles a décidé de suspendre les formations dispensées aux soldats centrafricains en raison «</strong><em><strong> du contrôle exercé par les mercenaires de la société Wagner sur les forces armées </strong></em><strong>» du pays.</strong></p>



<p>L’hymne européen retentit dans l’enceinte du camp Moana. À&nbsp;Bangui, la France passait hier jeudi le commandement de la mission de formation militaire européenne à la Belgique.</p>



<p>La bannière de l’EU passe&nbsp;symboliquement de main en main&nbsp;comme tous les six&nbsp;mois. Mais depuis la mi-décembre, les formations des soldats centrafricains sont suspendues.&nbsp;</p>



<h2>«&nbsp;<em>Ce sont des mercenaires&nbsp;</em>»</h2>



<p>«&nbsp;<em>L’UE ne peut plus se permettre d’entraîner des unités qui ensuite sont employées par Wagner,&nbsp;</em>a martelé le&nbsp;vice-amiral Hervé Bléjean, directeur général de l’état-major de l’Union européenne.&nbsp;<em>Les 2</em>&nbsp;<em>500 mercenaires de Wagner qui sont pour certains Russes mais pas seulement, qui peuvent être d’autres nationalités, ne peuvent pas être assimilés à des forces régaliennes de la Russie. Ce sont des mercenaires c’est aussi simple que ça. D’ailleurs, je rappelle que le code pénal&nbsp;russe interdit l’emploi et la création de sociétés militaires privées à partir de mercenaires. Donc il y a une vraie ambiguïté.</em>&nbsp;»</p>



<p>En RCA,&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220110-mali-200-mercenaires-du-groupe-wagner-%C3%A0-s%C3%A9gou-dans-le-nord-est-du-pays">comme au Mali</a></strong>, l’influence grandissante de la Russie est source de tensions avec les pays occidentaux.&nbsp;Les membres de cette société militaire privée russe, présente dans plusieurs pays d’Afrique, sont accusés de graves violations des droits de l’homme, notamment par l’ONU.</p>



<h2>«&nbsp;<em>Plan national de défense</em>&nbsp;»</h2>



<p>Les formations ne reprendront qu’à certaines conditions reprend le vice-amiral Bléjean&nbsp;: «&nbsp;<em>La première condition, c’est d’avoir la garantie que les unités que nous entraînons ne sont pas employées par Wagner mais sont employées dans le cadre régalien de l’emploi de forces armées nationales. La seconde, c’est d’avoir un plan national de défense cohérent et soutenable dans la durée.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>En six ans, l’EUTM a formé plusieurs milliers de militaires centrafricains. Quelque 70 instructeurs ont déjà quitté le pays. Un peu plus d’une centaine d’hommes se concentrent désormais sur le conseil stratégique.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Centrafrique: vers la fin du blocage pour le dialogue républicain ?</title>
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				<pubDate>Wed, 02 Feb 2022 20:49:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Plus d’un an après son annonce et près de six mois après l’installation officielle de son comité préparatoire, le dialogue républicain promis par le président Touadéra n’a toujours pas débuté. En cause, le retrait des principaux partis d’opposition en signe de protestation contre une procédure de levée d’immunité parlementaire visant plusieurs députés. Aujourd’hui, de nouveaux...]]></description>
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<p><strong>Plus d’un an après son annonce et près de six mois après l’installation officielle de son comité préparatoire, le dialogue républicain promis par le président Touadéra n’a toujours pas débuté. En cause, le retrait des principaux partis d’opposition en signe de protestation contre une procédure de levée d’immunité parlementaire visant plusieurs députés. Aujourd’hui, de nouveaux éléments pourraient débloquer la situation.</strong></p>



<p>Il s’agit d’une lettre d’information émanant du parquet, transmise aux leaders de l’opposition sur demande du ministre de la Justice.</p>



<p>Dans cette lettre, on peut lire qu’«&nbsp;<em>aucune charge n’a été retenue contre les députés Anicet Georges Dologuélé, Aurélien Simplice Zingas et Martin Ziguélé</em>&nbsp;». Trois opposants qui devaient être entendus dans l’affaire du coup d’État manqué de janvier 2021.</p>



<p>Par conséquent, la demande de levée de leur immunité parlementaire «&nbsp;<em>est désormais sans objet&nbsp;</em>» conclut la lettre.</p>



<p>Il s’agissait de la principale condition fixée par les opposants pour réintégrer le comité d’organisation du dialogue dont ils avaient claqué la porte il y a de cela trois mois.</p>



<p>Depuis les deux camps s’accusaient mutuellement d’entraver le processus. «&nbsp;<em>Aujourd’hui&nbsp;le blocage n’a plus de raison d’être&nbsp;</em>», indique le ministre porte-parole de la présidence Albert Yaloke Mokpeme.</p>



<p>«<em> C’est un pas essentiel et positif </em>», commente Cyriaque Gonda, président de la coalition d’opposition Cod2020, dont les membres se réunissent ce mercredi pour se prononcer sur un éventuel retour au sein du comité. </p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Centrafrique : le ministre Hassan Bouba prêt « à faire face à la justice »</title>
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				<pubDate>Fri, 21 Jan 2022 20:09:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
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				<description><![CDATA[Son arrestation en novembre et sa libération quelques jours plus tard, sans que la Cour pénale spéciale ait pu l’entendre, ont fait scandale. Mais l’ex-rebelle de l’UPC assure n’avoir rien à cacher et se défend d’être protégé par le pouvoir. C’est dans son bureau du ministère de l’Élevage et de la Santé animale qu’Hassan Bouba...]]></description>
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<p><strong>Son arrestation en novembre et sa libération quelques jours plus tard, sans que la Cour pénale spéciale ait pu l’entendre, ont fait scandale. Mais l’ex-rebelle de l’UPC assure n’avoir rien à cacher et se défend d’être protégé par le pouvoir.</strong></p>



<p>C’est dans son bureau du ministère de l’Élevage et de la Santé animale qu’Hassan Bouba a choisi de nous recevoir, en ce début du mois de janvier. Vêtu d’un ample boubou gris, l’homme s’affiche serein et souriant, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1274146/politique/centrafrique-ce-quil-faut-retenir-de-laffaire-hassan-bouba/">comme si son arrestation en novembre dernier, sur ordre de la Cour pénale spéciale (CPS)</a>, n’avait pas défrayé la chronique. Et comme si, sa libération quelques jours plus tard, sans que les enquêteurs n’aient eu ne serait-ce que l’occasion de l’entendre, était de l’histoire ancienne.</p>



<p>Il faut dire qu’à Bangui, Hassan Bouba n’est pas n’importe qui, et que cet épisode l’a sans doute conforté dans son sentiment de puissance. Ancien numéro deux du mouvement rebelle UPC (Unité pour la paix en Centrafrique), il a officié durant cinq ans comme chef des opérations et conseiller politique aux côtés d’Ali Darassa. C’est dix mois après que ce dernier a signé les accords de paix de Khartoum, en février 2019, qu’il s’est vu proposer un poste au gouvernement.</p>



<h2>Allié précieux</h2>



<p>Mais en Centrafrique comme ailleurs, chefs rebelles et hommes politiques sont versatiles. Dès novembre 2020, l’UPC lâche le président Faustin-Archange Touadéra et rejoint la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Hassan Bouba, lui, s’éloigne d’Ali Darassa et demeure au gouvernement. Dans le contexte centrafricain, cela fait de lui un allié précieux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>MOI-MÊME JE VOULAIS FAIRE FACE À LA JUSTICE DE MON PAYS POUR MONTRER QUE JE NE SUIS PAS UN CRIMINEL</p></blockquote>



<p>Est-ce pour cela que la justice n’a finalement pas pu l’auditionner ? Arrêté le 19 novembre, il a été placé en détention au camp de Roux. La CPS, juridiction hybride composée de magistrats centrafricains et internationaux, mise sur pied pour juger les crimes les plus graves, voulait l’interroger sur des faits commis entre 2014 et 2019, lorsqu’il se battait pour l’UPC. Il est notamment soupçonné d’être à l’origine de l’attaque qui a visé un camp de déplacés en novembre 2018 à Alindao, à 500 km de Bangui, qui s’était soldée par la mort d’au moins 112 personnes.</p>



<p>« Bien sûr, j’étais dans un groupe armé, commence Hassan Bouba. Mais cela ne fait pas de moi le commanditaire ou le responsable des atrocités qui ont été commises. » Alors qu’il nous reçoit dans son bureau, il ose même : « C’est une bonne chose que j’ai été [convoqué] par la justice. Moi-même je voulais faire face à la justice de mon pays pour montrer que je ne suis pas un criminel et dire ce que je fais pour la paix. »</p>



<p>Il n’en a pourtant pas eu l’occasion : le 26 novembre, lorsque des officiers de la police judiciaire sont venus au camp de Roux pour le présenter au juge d’instruction, ils en ont été empêchés. Interrogé sur ce point, Hassan Bouba affirme que «&nbsp;[sa] détention provisoire était arrivée à son terme&nbsp;» et qu’il a été libéré «&nbsp;en sachant [qu’il pourrait] de nouveau être convoqué par la justice&nbsp;». «&nbsp;Je n’ai pas fui, insiste-t-il. Je suis prêt à répondre aux questions de la justice. Je ne pourrai jamais être blanchi s’il n’y a pas d’enquête objective et indépendante. Tout le monde sait qui sont les responsables qu’il faut poursuivre.&nbsp;»</p>



<h4>«&nbsp;Il y a eu obstruction&nbsp;»</h4>



<p>Contacté par&nbsp;<em>Jeune Afrique,</em>&nbsp;une source à la CPS conteste toutefois le déroulé des faits de ce 26 novembre. «&nbsp;Il y a eu obstruction, insiste-t-elle. Le délai n’avait pas expiré. L’audience de débat contradictoire au niveau du cabinet d’instruction chargé du dossier devait avoir lieu à 10h ce jour-là.&nbsp;» Notre interlocuteur affirme que l’équipe de la CPS qui s’est présenté au camp et qui disposait de l’appui de Casques bleus de la Minusca «&nbsp;ont été empêchés d’accéder à Hassan Bouba par des éléments de la garde présidentielle&nbsp;». «&nbsp;Nous avons suivi la procédure en le plaçant quand même sous mandat de dépôt et en délivrant un mandat d’arrêt contre lui, poursuit-il. Il a été libéré par le régisseur de la prison, mais on ignore encore qui était le donneur d’ordre.&nbsp;»</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’ORDRE DE LE LIBÉRER AURAIT-IL PU ÊTRE DONNÉ PAR TOUADÉRA LUI-MÊME ?</p></blockquote>



<p>L’ordre aurait-il pu être donné par Touadéra lui-même ? La rumeur avait à l’époque couru, au point que Fidèle Gouandjika, ministre conseiller spécial du président, avait dû préciser que « le chef de l’État n’[avait] pas été informé de l’arrestation ni de la mise en liberté du ministre de l’Élevage ». « Tout le monde a parlé du fait que c’est le président Touadera qui aurait décidé ma libération, ajoute Hassan Bouba. Mais les gens doivent savoir que tout cela était de la manipulation des ennemis de la paix. Le président ne peut pas interférer dans une affaire judiciaire. »</p>



<p>Et lorsqu’on l’interroge&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1204638/politique/russie-afrique-wagner-enquete-sur-les-mercenaires-de-poutine/">sur ses liens éventuels avec les Russes, très influents dans les sphères du pouvoir</a>&nbsp;et qui auraient pu jouer un rôle lors de cette séquence mouvementée, il élude avec un haussement d’épaules : « Ce sont des partenaires du gouvernement. Je suis membre du gouvernement. S’il y a des thématiques qui me concernent et sur lesquelles je dois travailler avec eux, ça n’est pas un problème. »</p>



<h4>Homme d’affaires prospère</h4>



<p>Depuis sa libération, l’ancien rebelle dit avoir entamé des pourparlers avec des membres de l’UPC et de la CPC pour les convaincre de déposer les armes. Une manière de convaincre de son utilité ? « Chaque semaine, des combattants rendent les armes, insiste-t-il. Dans le Haut-Mbomou [préfecture frontalière de la RDC et du Soudan du Sud], dans les villes de Mboki et Zemio, des gens appellent pour dire qu’ils sont prêts à le faire et qu’ils croient en la paix, tout comme moi. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS ET LES REPRÉSENTANTS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE SE DISENT «&nbsp;SIDÉRÉS&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Il en faudra sans doute plus pour convaincre la CPS, les défenseurs des droits humains et les représentants de la société civile en Centrafrique qui, en apprenant sa libération, se sont dit «&nbsp;sidérés&nbsp;», dénonçant une situation «&nbsp;absurde&nbsp;» et regrettant que «&nbsp;le pouvoir annihile ce qu’il a lui-même construit&nbsp;».</p>



<p>Hassan Bouba est aussi un homme d’affaires prospère, un Peul qui s’est enrichi dans le commerce de bétail et auquel on a un temps prêté des accointances dans les services de renseignements tchadiens. À <em>Jeune Afrique, i</em>l dit aujourd’hui « aider à distinguer qui est rebelle de qui est éleveur, et une zone d’élevage d’un campement de rebelles ».</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Une délégation tchadienne en Centrafrique pour évoquer la réouverture des frontières</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Dec 2021 19:46:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
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<p><strong>Lors de discussions entre le président centrafricain et une délégation tchadienne conduite par le ministre de la Défense en déplacement à Bangui, le dossier de la fermeture des frontières a été évoqué.</strong></p>



<p>C’est une visite qui pourrait débloquer une situation qui dure depuis plus de sept ans&nbsp;: la fermeture de la frontière entre le&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/tchad/"><strong>Tchad&nbsp;</strong></a>et la Centrafrique depuis 2014. Le sujet a été au centre des discussions mardi à Bangui entre le président centrafricain, Faustine Archange Touadéra, et une délégation tchadienne conduite par le ministre tchadien de la Défense.</p>



<p>Selon les médias centrafricains, l’audience a porté sur les conclusions de la dernière commission mixte Tchad-<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/centrafrique/"><strong>Centrafrique</strong></a>. Des conclusions qui invitent à la réouverture de la frontière entre les deux pays, fermée lorsque l’ancien président, Idriss Deby Itno, lassé d&rsquo;être accusé d&rsquo;ingérence chez son voisin du sud, décida de couper le lien avec lui.</p>



<p>Depuis, les accusations d’ingérence n’ont pas cessé et par deux fois cette année, les forces armées centrafricaines appuyés par les russes de la société Wagner ont&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211214-tchad-un-soldat-port%C3%A9-disparu-apr%C3%A8s-un-incident-%C3%A0-la-fronti%C3%A8re-centrafricaine"><strong>attaqué des positions de l’armée tchadienne</strong></a>&nbsp;sur la frontière entre les deux pays.</p>



<p>Ce mardi, le ministre tchadien de la Défense Daoud Yaya Brahim a indiqué avoir parlé «&nbsp;<em>de l’ouverture des deux frontières pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens entre ces deux pays membres de la communauté économique des États de l’Afrique centrale</em>&nbsp;».</p>



<p>Huit mois après la mort d’Idriss Deby Itno, les nouvelles autorités tchadiennes ont décidé d’ouvrir une nouvelle page dans les relations complexes entre les deux voisins.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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