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	<title>repression &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>repression &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Soudan : la mobilisation anti-putsch se poursuit malgré une répression sans merci</title>
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				<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 17:20:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les manifestations ont repris, jeudi, à Khartoum au lendemain d&#8217;une journée sanglante au cours de laquelle au moins quinze personnes ont été tuées par les forces de sécurité. C&#8217;est&#160;une nouvelle journée de violences&#160;qui s&#8217;annonce au Soudan. Les forces de sécurité&#160;ont à nouveau tiré, jeudi 18 novembre, des&#160;grenades lacrymogènes sur des manifestants anti-putsch à Khartoum au lendemain de...]]></description>
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<p><strong>Les manifestations ont repris, jeudi, à Khartoum au lendemain d&rsquo;une journée sanglante au cours de laquelle au moins quinze personnes ont été tuées par les forces de sécurité.</strong></p>



<p>C&rsquo;est&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211113-soudan-nouvelle-journ%C3%A9e-de-manifestations-sous-tension-contre-le-coup-d-%C3%A9tat">une nouvelle journée de violences</a>&nbsp;qui s&rsquo;annonce au Soudan. Les forces de sécurité&nbsp;ont à nouveau tiré, jeudi 18 novembre, des&nbsp;grenades lacrymogènes sur des manifestants anti-putsch à Khartoum au lendemain de la&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/journal-de-l-afrique/20211117-journ%C3%A9e-meurtri%C3%A8re-au-soudan-15-morts-dans-des-manifestations">journée la plus sanglante depuis le coup d&rsquo;État</a>&nbsp;du 25 octobre.</p>



<p>En matinée, jeudi, alors que les communications téléphoniques avaient été rétablies après une coupure lors de la répression, les forces de sécurité ont de nouveau tenté de disperser des dizaines de manifestants, restés sur leurs barricades dans la banlieue nord de la capitale.&nbsp;</p>



<p>Là, au moins onze personnes, dont une femme, ont été fauchées mercredi par des balles tirées, selon un syndicat de médecins prodémocratie, par les forces de sécurité qui visaient « la tête, le cou ou le torse ».</p>



<p>Au total depuis le putsch, 39 personnes, dont trois adolescents, ont été tuées et des centaines blessées.&nbsp;</p>



<p>Jeudi matin, la vice-secrétaire d&rsquo;État américaine pour les Affaires africaines Molly Phee a condamné « la violence contre des manifestants pacifiques »,&nbsp;tandis que Michelle Bachelet, la Haute commissaire de l&rsquo;ONU aux droits de l&rsquo;Homme, a qualifié les violences des forces de l&rsquo;ordre soudanaise contre des manifestants désarmés de « tout à fait honteuses ».</p>



<p>« C&rsquo;est tout à fait honteux que des tirs à balles réelles aient été effectués contre les manifestants mercredi&nbsp;après nos multiple appels aux militaires et forces de sécurité à ne pas faire usage d&rsquo;une force disproportionnée contre des manifestants », a-t-elle déclaré dans un communiqué.</p>



<p>Après plus de trois semaines de coupure d&rsquo;internet, qui se poursuit par ailleurs jeudi, la brutale déconnexion des 45 millions de Soudanais a entamé la mobilisation : là où les manifestants étaient des dizaines de milliers le 30 octobre et le 13 novembre, cette fois-ci, ils n&rsquo;ont plus été que des milliers mercredi.</p>



<p>Face à eux, les forces de sécurité étaient tout aussi nombreuses, bloquant les ponts reliant Khartoum à ses banlieues et les avenues habituellement arpentées par les manifestants, en 2019 pour dire non au dictateur Omar el-Béchir et désormais au&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20211026-soudan-le-g%C3%A9n%C3%A9ral-al-burhane-tente-de-rassurer-apr%C3%A8s-son-coup-d-%C3%A9tat">général Abdel Fattah al-Burhane</a>, auteur du putsch.</p>



<p>Jeudi, de nouveau, elles étaient déployées et tentaient de dégager les barricades à Khartoum-Nord, a rapporté un témoin.</p>



<h2>Tirs sur des ambulances</h2>



<p>Mercredi, Soha, une manifestante de 42 ans, avait fait état d&rsquo;une « répression féroce » avec « des tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes en continu ».&nbsp;</p>



<p>Dans le pays où plus de 250 manifestants avaient été tués lors de la révolte qui a mis fin à trente&nbsp;ans de dictature en 2019, l&rsquo;un des fers de lance du soulèvement de l&rsquo;époque, l&rsquo;Association des professionnels soudanais, a dénoncé des « crimes contre l&rsquo;humanité ».</p>



<p>Pour ce mouvement, malgré tout, « le massacre » de mercredi ne fait que « conforter les slogans&nbsp;: ni négociations, ni partenariat, ni compromis » avec l&rsquo;armée, scandés depuis le 25 octobre dans les rues du Soudan en dépit des centaines d&rsquo;arrestations de militants, de journalistes ou de simples passants.</p>



<p>La police, elle, assure ne pas ouvrir le feu et la télévision d&rsquo;État a annoncé l&rsquo;ouverture d&rsquo;une enquête sur les manifestants tués. Pourtant mercredi soir, le syndicat des médecins accusaient les forces de sécurité de les pourchasser jusque dans les hôpitaux et de tirer des grenades lacrymogènes sur blessés et ambulances.</p>



<p>Le 25 octobre, le général Burhane a rebattu les cartes d&rsquo;une transition chancelante depuis des mois. Il a fait rafler la quasi-totalité des civils au sein du pouvoir et mis un point final à l&rsquo;union sacrée formée en 2019 par civils et militaires.</p>



<p>Alors qu&rsquo;aucune solution politique ne semble en vue, le secrétaire d&rsquo;État américain Antony Blinken a annoncé être prêt à soutenir de nouveau le Soudan si « l&rsquo;armée remet le train (de la transition) sur les rails ».</p>



<h2>« Corriger la trajectoire de la révolution »</h2>



<p>À&nbsp;Khartoum ces derniers jours, Molly&nbsp;Phee a fait la navette entre&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211101-soudan-le-premier-ministre-abdallah-hamdok-r%C3%A9clame-la-restauration-de-son-gouvernement">le Premier ministre Abdallah Hamdok</a>&nbsp;en résidence surveillée et le général Burhane, pour tenter de relancer la transition démocratique.</p>



<p>Mais le chef de l&rsquo;armée semble ne plus vouloir reculer&nbsp;: il s&rsquo;est récemment renommé à la tête de la plus haute institution de la transition, le Conseil de souveraineté. Et a reconduit tous ses membres militaires ou pro-armée, remplaçant uniquement quatre membres partisans d&rsquo;un pouvoir entièrement civil par d&rsquo;autres civils, apolitiques.</p>



<p>Alors que les militaires tardent à nommer les nouvelles autorités qu&rsquo;ils promettaient depuis des jours, Molly Phee a plaidé pour le retour de Abdallah Hamdok, alors que les quelques ministres libres affirment être toujours l&rsquo;unique cabinet « légitime », refusant de négocier.</p>



<p>Le général Burhane, lui, continue de promettre des élections en 2023 et assure n&rsquo;avoir agi que pour « corriger la trajectoire de la révolution ».</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Des migrants en Libye effrayés et en colère après la répression et les meurtres</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Oct 2021 20:56:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
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				<description><![CDATA[Des centaines de migrants et de réfugiés ont attendu dimanche devant un centre des Nations Unies à Tripoli pour demander de l&#8217;aide pour s&#8217;échapper de la Libye après ce que les groupes humanitaires ont appelé une violente répression au cours de laquelle des milliers de personnes ont été arrêtées et plusieurs balles. Les migrants disent...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Des centaines de migrants et de réfugiés ont attendu dimanche devant un centre des Nations Unies à Tripoli pour demander de l&rsquo;aide pour s&rsquo;échapper de la Libye après ce que les groupes humanitaires ont appelé une violente répression au cours de laquelle des milliers de personnes ont été arrêtées et plusieurs balles.</strong></p>



<p>Les migrants disent avoir été victimes d&rsquo;abus violents et d&rsquo;extorsion dans un pays qui a connu peu de paix pendant une décennie, mais qui est devenu un point de transit majeur pour les personnes cherchant à rejoindre l&rsquo;Europe à la recherche d&rsquo;une vie meilleure.</p>



<p>« Nous ne sommes coupables de rien d&rsquo;autre que d&rsquo;avoir émigré de notre pays&#8230; mais nous sommes traités comme des criminels et non comme des réfugiés », a déclaré Mohamed Abdullah, un Soudanais de 25 ans.</p>



<p>Il a dit qu&rsquo;il avait été battu et torturé pendant sa détention dans cinq centres différents en Libye, et qu&rsquo;il n&rsquo;avait nulle part où aller pour un abri ou de la nourriture.</p>



<p>Les forces armées de Tripoli ont commencé une série d&rsquo;arrestations massives il y a une semaine, détenant plus de 5 000 personnes dans des centres de détention surpeuplés alors que des groupes d&rsquo;aide et de défense des droits ont exprimé leur inquiétude.</p>



<p>Vendredi, les gardes d&rsquo;un centre y ont tué au moins six migrants alors que la surpopulation menait au chaos, a déclaré l&rsquo;agence des Nations Unies pour les migrations, l&rsquo;OIM, et des dizaines ont réussi à fuir la région avant d&rsquo;être à nouveau détenus.</p>



<p>De nombreuses personnes qui attendaient devant le centre des Nations Unies à Tripoli, certaines dormant sur le trottoir, ont été blessées, avec des bandages sur la tête, les jambes ou les mains.&nbsp;Certains marchaient uniquement avec des béquilles ou avec l&rsquo;aide d&rsquo;amis.</p>



<p>Ils ont parlé de faim, de désespoir et d&rsquo;abus.&nbsp;« J&rsquo;ai été battu et humilié beaucoup en prison. Beaucoup ont été battus et torturés », a déclaré Matar Ahmed Ismail, 27 ans, du Soudan.</p>



<p>Le gouvernement d&rsquo;unité nationale libyen a déclaré qu&rsquo;il « traitait d&rsquo;un problème complexe dans le dossier de la migration illégale, car il représente une tragédie humaine en plus des conséquences sociales, politiques et juridiques au niveau local et international ».</p>



<p>L&rsquo;agence des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR, a déclaré qu&rsquo;elle essayait d&rsquo;aider les personnes qui attendaient dans le centre et a exhorté les foules à se disperser afin qu&rsquo;elle puisse aider les plus vulnérables.&nbsp;Il a ajouté qu&rsquo;il était prêt à aider les vols humanitaires au départ de la Libye.</p>



<p>Nadia Abdel Rahman est arrivée en Libye il y a trois ans depuis l&rsquo;Érythrée via le Soudan avec son mari, son fils et sa sœur, son beau-frère et son neveu, dans l&rsquo;espoir de rejoindre l&rsquo;Europe par la mer.</p>



<p>Elle a déclaré que son mari avait été arrêté par des criminels qui avaient demandé une rançon mais l&rsquo;avaient tué alors qu&rsquo;elle avait payé.&nbsp;Son beau-frère est mort en mer alors qu&rsquo;il tentait de traverser la Méditerranée.</p>



<p>Elle a été arrêtée la semaine dernière lors de la répression, a-t-elle déclaré.&nbsp;« Nous ne voulons qu&rsquo;une chose, c&rsquo;est de ne pas vivre en Libye », a-t-elle déclaré.</p>



<p>Mousa Koni, membre du Conseil de la présidence libyenne de trois hommes, qui agit en tant que chef de l&rsquo;Etat par intérim, a déclaré samedi qu&rsquo;il était intervenu auprès du ministère de l&rsquo;Intérieur « pour mettre fin à ces souffrances ».</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Eswatini : l’ONU « profondément préoccupée » par la violente répression</title>
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				<pubDate>Wed, 07 Jul 2021 08:04:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’ONU s’est montrée mardi 6&#160;juillet&#160;«&#160;profondément préoccupée&#160;»&#160;face à la violente répression des manifestations contre la monarchie en&#160;Eswatini&#160;et demande au gouvernement de ce petit pays d’Afrique australe d’enquêter rapidement à ce sujet. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme demande&#160;«&#160;au gouvernement de veiller à ce que des enquêtes rapides, transparentes, efficaces, indépendantes et impartiales soient menées...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’ONU s’est montrée mardi 6&nbsp;juillet&nbsp;</strong><em><strong>«&nbsp;profondément préoccupée&nbsp;»</strong></em><strong>&nbsp;face à la violente répression des manifestations contre la monarchie en&nbsp;</strong><a href="https://www.lemonde.fr/swaziland/"><strong>Eswatini</strong></a><strong>&nbsp;et demande au gouvernement de ce petit pays d’Afrique australe d’enquêter rapidement à ce sujet.</strong></p>



<p>Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme demande&nbsp;<em>«&nbsp;au gouvernement de veiller à ce que des enquêtes rapides, transparentes, efficaces, indépendantes et impartiales soient menées sur toutes les allégations de violations des droits humains, y compris celles commises par les forces de l’ordre dans le cadre des manifestations, et que les responsables soient tenus de rendre des comptes&nbsp;»</em>, a déclaré une porte-parole, Liz Throssell, à Genève.</p>



<p><em>«&nbsp;L’éruption de la violence au royaume d’Eswatini ces derniers jours est profondément préoccupante, alors que des informations font état de dizaines de personnes tuées ou blessées lors de manifestations réclamant des réformes démocratiques&nbsp;»</em>, a-t-elle précisé, lors d’un point de presse régulier des agences de l’ONU.</p>



<p>Dans un communiqué à New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé&nbsp;<em>«&nbsp;toutes les parties prenantes à s’abstenir de toute violence et à régler leurs différends par le biais d’un dialogue inclusif&nbsp;»</em>.</p>



<h4>Plusieurs dizaines de morts et de blessés</h4>



<p><em>«&nbsp;Le secrétaire général souligne l’importance de permettre à tous les Eswatiniens d’exercer pacifiquement leurs droits civils et politiques et exhorte les forces de sécurité à faire preuve de la plus grande retenue&nbsp;»</em>, a ajouté son porte-parole, Stéphane Dujarric.</p>



<p>Dernière monarchie absolue d’Afrique, ce pays pauvre et enclavé de 1,3&nbsp;million d’habitants, anciennement appelé Swaziland, est secoué depuis fin mai par des heurts entre policiers et manifestants pro-démocratie, qui ont fait plusieurs dizaines de morts et de blessés, selon plusieurs sources.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous avons reçu des allégations faisant état d’un usage disproportionné et inutile de la force, de harcèlement et d’intimidation par les forces de sécurité lors de la répression des manifestations de la semaine dernière, y compris l’utilisation de balles réelles par la police</em>, a indiqué Liz Throssell.&nbsp;<em>Certains manifestants auraient pillé des locaux, incendié des bâtiments et des véhicules et, dans certaines zones, barricadé des routes.&nbsp;»</em></p>



<h4>Des marches quotidiennes</h4>



<p>Malgré une accalmie, le Haut-Commissariat reste préoccupé&nbsp;<em>«&nbsp;par le risque de nouveaux troubles&nbsp;»</em>&nbsp;et rappelle aux autorités que&nbsp;<em>«&nbsp;les manifestations pacifiques sont protégées par le droit international relatif aux droits humains, notamment par l’article&nbsp;21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel le royaume d’Eswatini est partie&nbsp;»</em>.</p>



<p>Par ailleurs, Liz Throssell&nbsp;souligne que&nbsp;<em>«&nbsp;nous exhortons les autorités à prendre toutes les mesures nécessaires pour que l’accès à Internet ne soit pas bloqué&nbsp;»</em>.</p>



<p>La porte-parole a expliqué que les troubles avaient commencé en mai lorsque des étudiants sont descendus dans la rue pour demander des comptes sur la mort d’un étudiant en droit de 25&nbsp;ans, qui aurait été causée par la police. Ces manifestations se sont ensuite transformées en marches quotidiennes en faveur de la démocratie.</p>



<p>L’ONG Amnesty International a décompté au moins 20&nbsp;personnes tuées par les forces de sécurité, 6 portées disparues et au moins 150&nbsp;manifestants hospitalisés avec notamment des blessures par balles. Le gouvernement a jusqu’ici déclaré ne pas avoir reçu de rapport officiel sur ces décès.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Guinée: un rapport d’Amnesty International dénonce la répression des manifestations</title>
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				<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 17:52:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
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				<description><![CDATA[2 mn Ce rapport documente la responsabilité des forces de sécurité dans la répression de rassemblements contre la réforme de la Constitution. Des mouvements qui ont causé la mort d’au moins 50 personnes en un an, selon Amnesty, qui recense de nombreux cas d’homicides contre des manifestants et d’arrestations arbitraires. Cette enquête se concentre notamment...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/amnesty-international.jpg" alt="" class="wp-image-15073" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/amnesty-international.jpg 512w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/amnesty-international-300x111.jpg 300w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>



<p>2 mn</p>



<p><strong>Ce rapport documente la responsabilité des forces de sécurité dans la répression de rassemblements contre la réforme de la Constitution. Des mouvements qui ont causé la mort d’au moins 50 personnes en un an, selon Amnesty, qui recense de nombreux cas d’homicides contre des manifestants et d’arrestations arbitraires.</strong></p>



<p>Cette enquête se concentre notamment sur les manifestations qui se sont déroulées en mars dernier,&nbsp;<strong><a target="_blank" href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200205-guin%C3%A9e-couplage-referendum-constitutionnel-elections-l%C3%A9gislatives" rel="noreferrer noopener">en marge du scrutin législatif et référendaire de mars dernier</a></strong>. Selon Amnesty, «&nbsp;<em>Les forces de défense et de sécurité ont eu recours aux armes à feu de manière illégale dans plusieurs villes du pays</em>&nbsp;». Le 22 mars, souligne ce rapport, certains corps de personnes décédées, n’ont pas été acceptés dans les morgues des hôpitaux. Ce jour-là, 12 personnes ont été tuées, dont neuf par balles, d&rsquo;après un décompte d&rsquo;Amnesty, qui s&rsquo;appuie dans cette enquête sur des témoignages d’une centaine de personnes et sur l’analyse de vidéos.&nbsp;</p>



<p>Les autorités rejettent ces accusations. D&rsquo;après Albert Damantang Camara, le ministre de la Sécurité publique, dans quatre cas, les balles ne correspondent pas aux équipements des forces de sécurité. Des corps qui sont «&nbsp;<em>systématiquement déplacés avant l&rsquo;arrivée de la police judicaire</em>&nbsp;», relève le ministre, qui parle de «&nbsp;<em>morts instrumentalisées</em>&nbsp;».&nbsp;<strong><a target="_blank" href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200228-%C3%A9lections-guin%C3%A9e-arm%C3%A9e-rue-crainte-ong-droits-humains" rel="noreferrer noopener">Après chaque manifestation</a></strong>, les autorités ont régulièrement annoncé l’ouverture d’enquête sur les personnes tuées, mais Amnesty International reste dubitative sur l&rsquo;issue de ces procédures.</p>



<p>Selon l’organisation, «&nbsp;<em>Ces enquêtes sont restées sans suite pour la quasi-totalité d’entre elles</em>&nbsp;». Par ailleurs, plusieurs familles de victimes ne portent pas plainte, de peur de subir des représailles. «&nbsp;<em>Parmi les familles des 12 personnes tuées les 21 et 22 mars, une seule a déclaré avoir porté plainte</em>&nbsp;», regrette Amnesty International, qui dénonce une «&nbsp;<em>impunité totale</em>&nbsp;».</p>



<p>Le ministre de la Sécurité publique assure de son côté que les enquêtes « <em>sont menées jusqu&rsquo;au bout</em> », mais « <em>on est limité par le manque de moyens logistiques</em> », reconnait toutefois Albert Damantang Camara.</p>



<p>S<strong>ource: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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							</item>
		<item>
		<title>Les arrestations massives en Éthiopie soulèvent le spectre d&#8217;un passé répressif</title>
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				<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 12:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[L&#8217;Éthiopie a arrêté plus de 9000 personnes après des affrontements meurtriers le mois dernier, a déclaré à Reuters la commission des droits de l&#8217;homme dirigée par l&#8217;État, faisant craindre qu&#8217;un gouvernement salué pour des réformes revienne aux tactiques de poigne de fer des administrations passées. Le Premier ministre Abiy Ahmed, arrivé au pouvoir en 2018...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200813_132223.png" alt="" class="wp-image-18859" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200813_132223.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200813_132223-300x216.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Aselefech Mulatu, épouse de Dejene Tafa, un politicien en garde à vue, et leurs enfants sont vus lors d&rsquo;un entretien avec Reuters à leur domicile dans la ville de Burayu, dans la région d&rsquo;Oromiya, au nord-ouest d&rsquo;Addis-Abeba, en Éthiopie</figcaption></figure>



<p><strong>L&rsquo;Éthiopie a arrêté plus de 9000 personnes après des affrontements meurtriers le mois dernier, a déclaré à Reuters la commission des droits de l&rsquo;homme dirigée par l&rsquo;État, faisant craindre qu&rsquo;un gouvernement salué pour des réformes revienne aux tactiques de poigne de fer des administrations passées.</strong></p>



<p>Le Premier ministre Abiy Ahmed, arrivé au pouvoir en 2018 en promettant des changements démocratiques dans l&rsquo;un des pays les plus répressifs d&rsquo;Afrique, a du mal à freiner la résurgence du nationalisme ethnique qui explose sporadiquement dans des accès de violence.</p>



<p>Les changements d&rsquo;Abiy ont déclenché de vieux conflits sur la terre, les ressources et le pouvoir local, et il est maintenant confronté au défi de protéger les citoyens tout en préservant les libertés naissantes qui l&rsquo;ont aidé à gagner le prix Nobel de la paix l&rsquo;année dernière.&nbsp;Il a promis de tenir les premières élections libres et équitables en Éthiopie en 2021, ce qui constituerait une étape importante pour le deuxième pays le plus peuplé d&rsquo;Afrique.</p>



<p>Mais la Commission éthiopienne des droits de l&rsquo;homme, dirigée par l&rsquo;État, a déclaré qu&rsquo;environ 9000 personnes avaient été arrêtées depuis que la fusillade d&rsquo;un musicien le 29 juin avait déclenché des jours de manifestations qui ont tué plus de 178 personnes dans la capitale et la région environnante d&rsquo;Oromiya &#8211; le spasme de violence le plus meurtrier depuis la prise d&rsquo;Abiy. Bureau.</p>



<p>Invité à commenter les arrestations, le gouvernement a indiqué que l&rsquo;ordre était sa priorité immédiate.</p>



<p>Billene Seyoum, porte-parole du Premier ministre, a déclaré à Reuters: «L&rsquo;un des principaux rôles et responsabilités du gouvernement est d&rsquo;assurer la sécurité et la stabilité et que l&rsquo;état de droit prévaut &#8230; les mesures prises au cours des dernières semaines reflètent l&rsquo;engagement à loi et ordre constitutionnel. »</p>



<p>Les critiques d&rsquo;Abiy détectent des échos inquiétants du passé.</p>



<p>Parmi les détenus: l&rsquo;activiste de l&rsquo;opposition Dejene Tafa, que la police a traîné de son lit au milieu de la nuit le 8 juillet alors qu&rsquo;il dormait à côté de sa femme enceinte.&nbsp;Dejene est professeur d&rsquo;université et secrétaire du parti Oromo Federalist Congress.</p>



<h4>CONTESTATION</h4>



<p>Aselefech Mulatu, sa femme de 42 ans, a déclaré que son mari était détenu sans inculpation et avait contracté le COVID-19 en prison.</p>



<p>«Nous pensions que nous étions passés à un système démocratique», a-t-elle déclaré, le ventre gros avec leur cinquième enfant.</p>



<p>Tegene Regassa, porte-parole du ministère éthiopien de la Santé, a confirmé que Dejene avait été hospitalisé pour COVID-19 mais a déclaré qu&rsquo;il s&rsquo;était rétabli.</p>



<p>Dejene avait déjà passé deux ans en prison sans inculpation pour avoir pris part aux manifestations de rue qui ont renversé l&rsquo;ancien Premier ministre, a déclaré sa femme.</p>



<p>Getachew Balcha, un porte-parole du gouvernement régional, a confirmé que 7 126 personnes avaient été arrêtées rien qu&rsquo;à Oromiya.&nbsp;Il a déclaré qu&rsquo;il ne savait pas combien avaient été inculpés, mais a déclaré que «des dossiers étaient en cours de préparation» sur 500 d&rsquo;entre eux.&nbsp;Le bureau d&rsquo;État du procureur général n&rsquo;a pas répondu aux demandes de commentaires.</p>



<p>Les arrestations massives étaient courantes sous l&rsquo;administration précédente qui utilisait les forces de sécurité pour écraser la dissidence.&nbsp;Lorsque des manifestations antigouvernementales ont propulsé Abiy au pouvoir, il a accéléré la libération de dizaines de milliers de prisonniers politiques.</p>



<p>Mais maintenant, des militants comme Fisseha Tekle, analyste éthiopien d&rsquo;Amnesty International, craignent que le gouvernement Abiy ait recours aux arrestations massives arbitraires de son prédécesseur.</p>



<p>«Le gouvernement arrête des gens et recherche ensuite des preuves», a déclaré Fisseha. «Cela correspond à l&rsquo;expérience précédente.»</p>



<p><strong>Source : Reuters Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Amnesty International accuse les forces de sécurité maliennes de répression sanglante</title>
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				<pubDate>Wed, 05 Aug 2020 20:26:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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				<description><![CDATA[L&#8217;organisation non gouvernementale, qui a documenté ces violations, parle de onze personnes tuées parmi les manifestants et les passants par les forces de sécurité. Sidi Boumbia a succombé de ses blessures après avoir reçu une balle dans l&#8217;estomac. Ce jeune lycéen de 16 ans n&#8217;était pourtant pas parmi les manifestants, selon Amnesty&#160; International. Doumbia a...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/54142526_303.jpg" alt="" class="wp-image-18679" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/54142526_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/54142526_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Manifestations contre le président Ibrahim Boubacar Keita à Bamako</figcaption></figure>



<p><strong>L&rsquo;organisation non gouvernementale, qui a documenté ces violations, parle de onze personnes tuées parmi les manifestants et les passants par les forces de sécurité.</strong></p>



<p>Sidi Boumbia a succombé de ses blessures après avoir reçu une balle dans l&rsquo;estomac. Ce jeune lycéen de 16 ans n&rsquo;était pourtant pas parmi les manifestants, selon Amnesty&nbsp; International. Doumbia a été blessé par balle alors qu&rsquo;il reparait des motos au quartier Badalabougou, a affirmé son père à l&rsquo;ONG.</p>



<p>Doumbia fait partie des onze manifestants et passants tués lors des trois jours de violences qui ont secoué la capitale malienne début juillet.</p>



<p><strong>Les balles réelles, pas une première</strong></p>



<p>Pour Ousmane Diallo, chercheur à Amnesty International pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest,&nbsp;<em>&lsquo;</em>&lsquo;<em>On note clairement l&rsquo;usage excessif de la force par les forces de sécurité qui a causé des morts à Bamako durant les journées des 10,11 et 12 juillet dernier. Et ce n&rsquo;est pas la première fois qu&rsquo;on voit ça ces derniers mois. Donc on ne peut pas comprendre qu&rsquo;à un moment les forces de l&rsquo;ordre tirent à balle réelle sur des manifestants.&rsquo;</em>&lsquo;</p>



<p>Amnesty International fait état du déploiement de la force spéciale antiterroriste Forsat pour réprimer la contestation civile et exige que des sanctions soient mises en œuvre.</p>



<p>Pour l&rsquo;ONG des droits de l&rsquo;homme, l&rsquo;affectation de la Forsat à une mission de maintien de l&rsquo;ordre serait une violation claire de l&rsquo;arrêté qui structure cette force, chargée exclusivement de lutter contre le terrorisme.</p>



<p><strong>Pas de déclaration pour l&rsquo;instant</strong></p>



<p>Le porte-parole du ministère de la Sécurité, Amadou Mahamane Sangho, qui n&rsquo;a pas voulu s&rsquo;exprimer sur le communiqué d&rsquo;Amnesty International, a toutefois indiqué à la DW que, (je cite)&nbsp;<em> »une enquête judiciaire est déjà ouverte et les éléments judicaires situeront les responsabilités des uns et des autres »</em>.</p>



<p>À ce stade, celui-ci n&rsquo;a pas voulu faire plus de déclaration.</p>



<p>Pour sa part, le Premier ministre Boubou Cissé a adressé un courrier au Ministre de la Sécurité pour lui demander qui a décidé d&rsquo;engager la force spéciale et pourquoi Amnesty International a relevé aussi des cas d&rsquo;abus des forces de l&rsquo;ordre contre des journalistes.</p>



<p><strong>Source: Deutsch Welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong> </p>
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		<title>Au Zimbabwe, la répression se durcit</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Jul 2020 20:28:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[repression]]></category>

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				<description><![CDATA[La tension monte au Zimbabwe à l’approche d’une manifestation de l’opposition contre la corruption au sein du régime, prévue vendredi prochain 31 juillet. Lundi 27, la police a lancé une chasse aux militants d’opposition. Dans un communiqué, les forces de l&#8217;ordre ont demandé des informations sur la localisation de quatorze opposants connus. Parmi eux, le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/48525756-38051886.jpg" alt="" class="wp-image-18494" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/48525756-38051886.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/48525756-38051886-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><br><strong>La tension monte au Zimbabwe à l’approche d’une manifestation de l’opposition contre la corruption au sein du régime, prévue vendredi prochain 31 juillet. Lundi 27, la police a lancé une chasse aux militants d’opposition.</strong></p>



<p>Dans un communiqué, les forces de l&rsquo;ordre ont demandé des informations sur la localisation de quatorze opposants connus. Parmi eux, le syndicaliste Peter Mutasa, le député d&rsquo;opposition Job Sikhala ainsi que des responsables de la société civile.</p>



<p>Cet appel fait suite à l&rsquo;arrestation la semaine dernière du journaliste Hopewell Chin&rsquo;ono et du dirigeant d’un petit parti politique, Jacob Ngarivhume, qui ont tous deux appelé à manifester le 31 juillet.</p>



<p>Les deux hommes sont d’ailleurs toujours en détention, inculpés d’incitation à la violence.&nbsp;<strong><a target="_blank" href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200726-zimbabwe-l-arrestation-d-journaliste-fait-r%C3%A9agir-chancelleries-occidentales" rel="noreferrer noopener">Plusieurs chancelleries</a></strong>, dont celle des États-Unis, se sont inquiétés de la répression des dernières semaines. Ce qui a notamment provoqué des tensions entre Harare et Washington. La Zanu-PF accuse l’ambassadeur américain de soutenir les insurgés, de financer les troubles dans le pays et l&rsquo;a qualifié de «&nbsp;<em>voyou</em>&nbsp;».</p>



<p>Le Haut-Commissariat aux droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU a également réagi aux arrestations, demandant aux autorités de ne pas <strong><a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200723-coronavirus-zimbabwe-mesures-sanitaires-museler-selon-lopposition">utiliser la lutte contre le Covid-19 pour réprimer les libertés</a></strong> après l’instauration d’un couvre-feu et un confinement de plus en plus strict.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Algérie : arrestations en série de militants du Hirak</title>
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				<pubDate>Fri, 19 Jun 2020 17:15:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement du Hirak]]></category>
		<category><![CDATA[repression]]></category>

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				<description><![CDATA[Arrestations et procès se multiplient ces derniers jours en Algérie contre les militants du Hirak et les contestataires du régime. Mais la répression pourrait être contre-productive pour le pouvoir. Les arrestations et procès récents pourraient provoquer un nouvel élan du Hirak « Le pouvoir profite de la pandémie pour arrêter le maximum d&#8217;activistes », s&#8217;énerve le vice-président...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hirak-corona.jpg" alt="" class="wp-image-15307" width="740" height="316" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hirak-corona.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hirak-corona-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 740px) 100vw, 740px" /><figcaption>Face à la propagation du nouveau coronavirus en Algérie, les autorités ont interdit mardi soir les manifestations du hirak, le mouvement de contestation au sein même duquel des voix demandaient une suspension de la mobilisation, ininterrompue depuis un an.

© Billal Bensalem / NurPhoto</figcaption></figure>



<p><strong>Arrestations et procès se multiplient ces derniers jours en Algérie contre les militants du Hirak et les contestataires du régime. Mais la répression pourrait être contre-productive pour le pouvoir.</strong></p>



<p>Les arrestations et procès récents pourraient provoquer un nouvel élan du Hirak</p>



<p><em>« Le pouvoir profite de la pandémie pour arrêter le maximum d&rsquo;activistes »</em>, s&rsquo;énerve le vice-président de la Ligue algérienne des droits de l&rsquo;homme Saïd Salhi.&nbsp;En effet, 200 arrestations ont eu lieu depuis&nbsp; début mars : des figures du mouvement, des militants politiques ou encore des inconnus.&nbsp;Les procès se multiplient également. Le rythme s&rsquo;accélère même depuis quelques jours. Ce jeudi 18 juin, par exemple,&nbsp;plus de 20 opposants ont été appelés à comparaître devant les tribunaux.&nbsp;Une soixante seraient déjà en prison en ce moment.&nbsp;</p>



<p><strong>Délits d&rsquo;opinion</strong></p>



<p>En l&rsquo;absence de manifestations à cause de la Covid-19, on leur reproche&nbsp;des délits d&rsquo;opinions avec, par exemple, des publications sur Facebook.&nbsp;Les associations de défense des droits de l&rsquo;homme rapportent aussi des cas de domiciles perquisitionnés et même de téléphones portables confisqués. Reporters sans frontières a aussi&nbsp;<a href="https://rsf.org/fr/actualites/rsf-denonce-une-degradation-flagrante-de-la-liberte-de-la-presse-en-algerie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tiré la sonnette d&rsquo;alarme</a>&nbsp;concernant des poursuites engagées contre des journalistes. &nbsp;</p>



<p>Par ailleurs, fin avril, les députés algériens ont adopté un nouveau code pénal. Il permet notamment de poursuivre ceux qui publient de&nbsp;<em>« fausses informations portant atteinte à l’ordre public et à la sûreté de l’Etat ».</em>&nbsp;Ces termes larges&nbsp;permettent de poursuivre facilement et sont dénoncés par les opposants.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/alg%C3%A9rie-arrestations-en-s%C3%A9rie-de-militants-du-hirak/a-53872798#"><img src="https://www.dw.com/image/48123964_401.jpg" alt="Abdelaziz Bouteflika avait démissionné le 2 avril 2019 sous la pression des manifestations"/></a></figure>



<p>Abdelaziz Bouteflika avait démissionné le 2 avril 2019 sous la pression des manifestations</p>



<p><strong>Tensions sociales</strong></p>



<p>Mais tout cela ne semble pas&nbsp;stopper le mouvement du Hirak, pas pour l&rsquo;instant en tous cas.&nbsp;<em>« Les condamnations de manifestants renforcent le scepticisme des Algériens »</em>, estime&nbsp;<a href="https://www.iris-france.org/144794-les-condamnations-de-manifestants-renforcent-le-scepticisme-des-algeriens/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Brahim Oumansour,</a>&nbsp;de l’Institut de relations internationales et stratégiques&nbsp;basé à Paris. Malgré la pause des manifestations. Malgré&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/victoire-surprise-dabdelmadjid-tebboune-en-alg%C3%A9rie/a-51664142">l&rsquo;élection d&rsquo;Abdelmadjid Tebboune</a>&nbsp;en décembre dernier.&nbsp;</p>



<p>La répression pourrait même jouer dans le sens inverse. Dans la population, certains s&rsquo;interrogent sur la bonne volonté du pouvoir de renforcer la démocratie tout en allant à la confrontation avec les militants du Hirak.&nbsp;Ainsi, la colère gronde, et pas seulement dans la capitale. Et si cette colère est politique, elle est&nbsp;aussi sociale avec&nbsp;ces manifestations ailleurs qu&rsquo;à Alger, comme à Ouragala, plus au nord, le week-end dernier. Beaucoup crient leur détresse notamment face au chômage.&nbsp;</p>



<p><em><strong>« Instrumentalisation de puissances étrangères »</strong></em></p>



<p>Des quotidiens font aussi&nbsp;<a href="https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/trafics-affrontements-tin-zaouatine-zone-obscure-du-sud-de-lalgerie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le lien entre des troubles récents</a>&nbsp;dans le Sud du pays à Tin Zaoutine et la situation sociale sur place.&nbsp;Toute une sériede raisons pour lesquelles les militants du Hirak ne veulent pas baisser les bras.&nbsp;Des appels à manifester, malgré l&rsquo;interdiction toujours en cours face à la pandémie, sont d&rsquo;ailleurs lancés ici et là ces jours-ci.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/alg%C3%A9rie-arrestations-en-s%C3%A9rie-de-militants-du-hirak/a-53872798#"><img src="https://www.dw.com/image/51643163_404.jpg" alt="Une soixantaine de prisonniers d'opinion seraient derrière les barreaux selon le Comité national pour la libération des détenus" width="741" height="416"/></a></figure>



<p>Une soixantaine de « prisonniers d&rsquo;opinion » seraient derrière les barreaux selon le Comité national pour la libération des détenus</p>



<p>Le pouvoir peut en attendant compter sur certains soutiens, notamment universitaires.&nbsp;<a href="http://www.elmoudjahid.com/fr/editorial/2420" target="_blank" rel="noreferrer noopener">On a lu et&nbsp;entendu</a>&nbsp;récemment en Algérie des attaques contre ce que certains nomment&nbsp;<em>« un néo-Hirak »</em>, prétendument instrumentalisé par des puissances étrangères.&nbsp;</p>



<p>Ce vendredi 19 juin, la répression se poursuivait. Le Comité nationale pour la libération de détenus évoquait cet après-midi encore de nouvelles arrestations.</p>



<p> <strong>Source: Deutshe Welle Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>En Algérie, « la répression ne se confine pas »</title>
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				<pubDate>Thu, 26 Mar 2020 19:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
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				<description><![CDATA[L&#8217;emprisonnement d&#8217;un journaliste et le «&#160;harcèlement judiciaire&#160;» contre un opposant inquiètent profondément les acteurs de la société civile. «&#160;La trêve du hirak n&#8217;a pas été suivie par la trêve de la répression.&#160;»&#160;Las, des militants du mouvement populaire algérien, né le 22&#160;février&#160;2019&#160;contre un cinquième mandat du président déchu Abdelaziz Bouteflika, sont abattus. Choqués. En colère. Eux...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/justice-algerie.jpg" alt="" class="wp-image-14850" width="720" height="360" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/justice-algerie.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/justice-algerie-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Justice algerie</figcaption></figure>



<h4>L&#8217;emprisonnement d&rsquo;un journaliste et le «&nbsp;harcèlement judiciaire&nbsp;» contre un opposant inquiètent profondément les acteurs de la société civile.</h4>



<p>«&nbsp;La trêve du hirak n&rsquo;a pas été suivie par la trêve de la répression.&nbsp;»&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-zoubir-arous-il-y-a-un-avant-et-un-apres-22-fevrier-07-03-2019-2299033_3826.php">Las, des militants du mouvement populaire algérien, né le 22&nbsp;février&nbsp;2019&nbsp;contre un cinquième mandat du président déchu Abdelaziz Bouteflika, sont abattus</a>. Choqués. En colère. Eux qui ont tous appelé à suspendre les manifestations bihebdomadaires du hirak pour éviter la propagation du coronavirus dans un pays si mal préparé à affronter la crise sanitaire, quitte à risquer d&rsquo;essouffler durablement la contestation, n&rsquo;en reviennent pas. «&nbsp;Apparemment, chez nous, la répression ne se confine pas&nbsp;», déclare une militante du hirak.</p>



<h4>«&nbsp;Une paralysie partielle du corps&nbsp;»</h4>



<p>La condamnation, mardi 24&nbsp;mars, de l&rsquo;opposant Karim Tabbou, coordinateur du parti l&rsquo;Union démocratique et sociale (UDS), à un an de prison ferme, en appel, et la mise sous mandat de dépôt, pour «&nbsp;incitation à un attroupement non armé&nbsp;» et «&nbsp;atteinte à l&rsquo;intégrité du territoire national&nbsp;», du journaliste et activiste&nbsp;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=3&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjOwoLf87foAhVNhlwKHTZkATEQ0PADMAJ6BAgEEA0&amp;url=https://www.elwatan.com/edition/actualite/apres-le-proces-scandale-de-karim-tabbou-mandat-de-depot-contre-khaled-drareni-26-03-2020&amp;usg=AOvVaw3EDSZFhEN8rl-HOADVRevE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Khaled Drareni</a>, directeur du site&nbsp;Casbah Tribune&nbsp;et correspondant de Reporters sans frontières (RSF) et de TV5 Monde, a profondément choqué l&rsquo;opinion. D&rsquo;autant que le déroulement du procès de Tabbou a été marqué par le malaise de ce dernier face aux juges qui lui a causé, selon ses avocats, «&nbsp;une paralysie partielle du corps&nbsp;».</p>



<p>Khaled Drareni était sous «&nbsp;contrôle judiciaire&nbsp;»&nbsp;à la suite de son arrestation le 7&nbsp;mars dernier, alors qu&rsquo;il couvrait une manifestation dans le centre-ville d&rsquo;Alger, il a été maintenu durant trois jours en garde à vue.</p>



<h4>En l&rsquo;absence des avocats</h4>



<p>«&nbsp;La mise en détention préventive est une mesure exceptionnelle en vertu des dispositions de la Constitution et du Code de procédure pénale. L&rsquo;épidémie du coronavirus exige au contraire d&rsquo;alléger la pression carcérale pour éviter la propagation du virus&nbsp;», a rappelé la Ligue algérienne des droits de l&rsquo;homme (LADDH).</p>



<p>Ce même mardi 24&nbsp;mars, deux activistes du hirak, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, ont été maintenus en détention provisoire par la cour d&rsquo;Alger. Placé en détention une première fois le 12&nbsp;septembre&nbsp;2019&nbsp;après avoir été inculpé «&nbsp;d&rsquo;atteinte au moral de l&rsquo;armée&nbsp;» par un tribunal, Karim Tabbou avait été remis en liberté le 25&nbsp;septembre.</p>



<p>De nouveau arrêté dès le lendemain, il a été inculpé d&rsquo;«&nbsp;incitation à la violence&nbsp;» et une nouvelle fois incarcéré,&nbsp;puis condamné à une année de prison, dont six mois ferme le 11&nbsp;mars dernier et devait donc être libéré, au plus tard, ce 26&nbsp;mars. Le procureur a fait appel de ce jugement et le procès en appel a été programmé pour ce 24&nbsp;mars «&nbsp;sans avertir la défense du concerné&nbsp;», selon ses avocats.</p>



<h4>La version du parquet</h4>



<p>Pour l&rsquo;avocat&nbsp;<a href="https://www.elwatan.com/edition/actualite/karim-tabbou-restera-en-prison-25-03-2020" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abdelghani Badi</a>, «&nbsp;La condamnation de Karim Tabbou restera comme une tache honteuse dans l&rsquo;histoire de la justice algérienne. Ce procès n&rsquo;est pas équitable et est illégal. Nous n&rsquo;allons pas nous taire face à ces violations des procédures pénales et de la Constitution. Nous allons engager des poursuites contre ceux qui prononcé cette condamnation&nbsp;».</p>



<p>Selon la version du&nbsp;<a href="http://www.aps.dz/algerie/103425-proces-de-karim-tabou-precisions-du-parquet-general" target="_blank" rel="noreferrer noopener">parquet général</a>, «&nbsp;l&rsquo;accusé Tabbou Karim a été appelé à la barre et après avoir été interrogé sur son identité et lui avoir notifié les charges retenues contre lui, il a refusé de répondre aux questions du président de la chambre, demandant le report de son procès pour que sa défense soit présente et vu son état de santé qui ne permet pas de le juger&nbsp;». «&nbsp;Pour confirmer l&rsquo;état de santé de l&rsquo;accusé, le président de l&rsquo;audience a ordonné l&rsquo;examen de l&rsquo;accusé par un médecin, suite à quoi il a été emmené à l&rsquo;infirmerie de la Cour&nbsp;», a précisé la source. Après une heure, «&nbsp;la Cour a décidé de poursuivre le procès vu la présence du collectif de défense de l&rsquo;accusé, mais ce dernier et ses avocats ont maintenu leur demande de reporter l&rsquo;affaire, une demande qui n&rsquo;a pas été approuvée par les magistrats de la chambre correctionnelle&nbsp;». «&nbsp;Après les réquisitions du parquet général, le président de la chambre a donné la parole aux avocats de l&rsquo;accusé conformément à la loi, mais ils ont refusé de faire leur plaidoyer en maintenant leur demande de report&nbsp;», se justifie le parquet général.</p>



<h4>Tebboune interpellé</h4>



<p><a href="https://www.algerie-eco.com/2020/03/26/proces-en-appel-de-karim-tabbou-les-revelations-de-lordre-des-avocats-dalger/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;ordre des avocats</a>, qui appelle le président Abdelmadjid Tebboune à ouvrir une enquête sur cette affaire, a considéré que la programmation du procès en appel de Karim Tabbou est «&nbsp;en violation&nbsp;» avec l&rsquo;arrêté du ministre de la Justice, valable du&nbsp;17&nbsp;au 31&nbsp;mars 2020, et qui stipule «&nbsp;l&rsquo;arrêt momentané des audiences pénales dans les cours de justice et les tribunaux&nbsp;», pour lutter contre la propagation du coronavirus en Algérie.</p>



<p>La même organisation a dénoncé aussi le fait que «&nbsp;le dernier jugement rendu le 11&nbsp;mars dernier, condamnant Tabbou à une année de prison, dont six mois avec sursis, n&rsquo;avait pas encore été établi par le tribunal de Sidi M&rsquo;Hamed (Alger-Centre), que la Cour d&rsquo;Alger programmait déjà, mardi, le procès en appel et a condamné le militant politique à une année de prison ferme, alors qu&rsquo;il se trouvait à l&rsquo;infirmerie, après son malaise lors de l&rsquo;audience&nbsp;».</p>



<p>L&rsquo;ordre des avocats, qui a suspendu toute coordination avec toutes les parties judiciaires et administratives, rapporte également que le procureur général de la Cour d&rsquo;Alger «&nbsp;avait refusé de recevoir le collectif d&rsquo;avocats&nbsp;», qui lui demandait audience pour s&rsquo;enquérir de l&rsquo;état de santé de Karim Tabbou et s&rsquo;expliquer sur la programmation du procès.</p>



<h4>Le Parlement européen s&rsquo;indigne</h4>



<p>«&nbsp;En cette période de confinement total des Algériens, le pouvoir en place active ses machines de répression et accélère la contre-révolution en essayant d&rsquo;étouffer toutes les voix discordantes&nbsp;»,&nbsp;<a href="https://www.inter-lignes.com/le-cnld-exige-la-liberation-de-khaled-drareni-et-larret-des-poursuites-judiciaires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">s&rsquo;insurge</a>&nbsp;le Comité national pour la libération des détenus.</p>



<p>Le&nbsp;<a href="https://www.inter-lignes.com/le-parlement-europeen-reclame-la-liberation-de-karim-tabbou/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Parlement européen</a>, par la voie de Maria Arena, présidente de la sous-commission des droits de l&rsquo;homme, et d&rsquo;Andrea Cozzolino, président de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb, a qualifié, la condamnation de Karim Tabbou «&nbsp;d&rsquo;incompréhensible&nbsp;» et «&nbsp;contraire à l&rsquo;État de droit&nbsp;», précisant que «&nbsp;la condamnation de Karim Tabbou en appel hier, et en l&rsquo;absence de ses avocats, va à l&rsquo;encontre de son droit à un procès équitable dont il bénéficie en vertu du droit algérien ainsi que des conventions internationales ratifiées par l&rsquo;Algérie&nbsp;». «&nbsp;Alors que nous souffrons tous de la crise sanitaire mondiale, nous appelons les nouvelles autorités algériennes à prendre toute la mesure qu&rsquo;une telle décision pourrait avoir sur l&rsquo;intégrité physique de M. Tabbou et sur celle de l&rsquo;ensemble des détenus du hirak ainsi que les risques sérieux en matière de santé publique&nbsp;», ajoutent les représentants du Parlement européen.</p>



<h4>«&nbsp;Message effrayant&nbsp;» pour la contestation</h4>



<p><a href="http://www.aps.dz/algerie/103374-aucun-cas-de-contamination-a-travers-tous-les-etablissements-penitentiaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le ministère de la Justice algérien</a>&nbsp;avait tenu de rassurer&nbsp;: «&nbsp;Contrairement aux informations relayées sur certains réseaux sociaux, le ministère informe qu&rsquo;aucun cas de contamination au coronavirus n&rsquo;a été enregistré dans l&rsquo;ensemble des établissements pénitentiaires à travers tout le territoire national.&nbsp;»</p>



<p>Pour&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/en/latest/news/2020/03/algeria-quash-conviction-and-sentence-against-political-leader-karim-tabbou/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amnesty International</a>, «&nbsp;[cette] décision de justice envoie un message délibéré et effrayant aux manifestants, y compris aux militants politiques et autres militants de la société civile, que toute personne qui ose s&rsquo;opposer ou critiquer le gouvernement sera punie. Karim Tabbou n&rsquo;aurait jamais dû être inculpé en premier lieu simplement pour avoir exprimé des opinions politiques pacifiques et les autorités doivent le libérer immédiatement et sans condition&nbsp;».</p>



<p>« La mise en détention d&rsquo;un journaliste révèle d&rsquo;abord une série d&rsquo;échecs, écrit l&rsquo;éditorialiste <a rel="noreferrer noopener" href="https://web.facebook.com/abed.charef" target="_blank">Abed Charef </a>sur sa page Facebook. Échec du processus démocratique, échec de la gouvernance, des institutions, de la justice, de l&rsquo;exercice des libertés, échec du système médiatique. C&rsquo;était valable du temps de la disparition de Djamil Fahassi, [journaliste victime de disparition forcée durant la guerre civile des années 1990, NDLR]), c&rsquo;est valable aujourd&rsquo;hui, ce sera valable demain, pour tous les combats à veiller. Le combat pour les libertés continue. La solidarité, évidente, ne suffit pas. Il y a obligation de réfléchir aux moyens de bâtir un système où l&rsquo;État protège le journaliste, y compris contre ses propres erreurs, où la presse libre est un acteur majeur pour renforcer deux objectifs indissociables, les libertés et la souveraineté nationale. »</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La si préoccupante crise politique guinéenne</title>
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				<pubDate>Fri, 17 Jan 2020 17:21:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19945829lpw-19946105-article-jpg_6840861_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-13386" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19945829lpw-19946105-article-jpg_6840861_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19945829lpw-19946105-article-jpg_6840861_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>En interne ou à l&rsquo;international, personnalités, partis, ONG et presse y vont de leur commentaire. Tous s&rsquo;accordent à dire que l&rsquo;heure est grave.</h4>



<p>La répression a eu raison de la contestation guinéenne.&nbsp;Après trois jours de manifestations ayant fait au moins trois morts, le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/fn">Front national</a>&nbsp;pour la défense de la Constitution (FNDC), le collectif de partis, de syndicats et de membres de la société civile qui mène la protestation depuis trois mois contre un éventuel troisième mandat d&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/alpha-conde">Alpha Condé</a>, «&nbsp;suspend à partir de ce jour 15&nbsp;janvier&nbsp;2020&nbsp;les manifestations&nbsp;», selon un communiqué publié mercredi soir. À travers cette suspension, le parti vise à «&nbsp;procéder dans le calme à l&rsquo;enterrement de nos victimes et permettre aux Guinéens de se réapprovisionner&nbsp;» en produits de consommation. Lundi, il avait pourtant appelé&nbsp;à une mobilisation «&nbsp;massive&nbsp;» et «&nbsp;illimitée&nbsp;» à travers le pays. Les victimes de cette semaine s&rsquo;ajoutent donc à&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/guinee-le-bras-de-fer-se-durcit-entre-opposition-et-pouvoir-07-01-2020-2356559_3826.php">la vingtaine de civils tués depuis le début de la mobilisation</a>, mi-octobre.</p>



<h4>La diplomatie internationale inquiète</h4>



<p>Une situation qui fait réagir à l&rsquo;international. Devant la commission des Affaires étrangères à l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/assemblee-nationale">Assemblée nationale</a>, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian&nbsp;a notamment appelé à «&nbsp;l&rsquo;apaisement&nbsp;» cette semaine, tout en affirmant être «&nbsp;particulièrement soucieux&nbsp;de la situation en Guinée&nbsp;». «&nbsp;C&rsquo;est la situation la plus sensible aujourd&rsquo;hui [dans la région]&nbsp;et l&rsquo;engagement du président Alpha Condé à demander une réforme de la Constitution ne nous paraît pas être obligatoirement partagé ni par sa population ni par ses voisins&nbsp;», a-t-il souligné.&nbsp;L&rsquo;opposition en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/guinee">Guinée</a>&nbsp;est en effet convaincue qu&rsquo;Alpha Condé, élu en&nbsp;2010&nbsp;et réélu en 2015, entend se représenter fin&nbsp;2020&nbsp;alors que la Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels.&nbsp;Elle a été confortée dans ses craintes en décembre quand le chef d&rsquo;État guinéen, 81&nbsp;ans, a indiqué qu&rsquo;il comptait soumettre aux Guinéens&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/guinee-nouvelle-constitution-alpha-conde-persiste-et-signe-20-12-2019-2354238_3826.php">un projet de nouvelle Constitution</a>, même s&rsquo;il ne s&rsquo;est pas exprimé sur ses intentions personnelles.</p>



<p>L&rsquo;homologue de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/jean-yves-le-drian">Jean-Yves Le Drian</a>, Mamadi Touré, n&rsquo;a guère apprécié la réaction française. Vendredi, il a rétorqué que «&nbsp;la République de Guinée, respectueuse de la souveraineté de tous les États, reconnaît le droit de tous les peuples du monde de faire le choix de leur avenir et de décider de leur destin. Tout comme ouverte aux débats et à la contradiction propre à la démocratie, la Guinée reconnaît à chacun de ses citoyens et à d&rsquo;autres le droit et la liberté de donner leurs points de vue sur n&rsquo;importe quel sujet qui ne peut faire l&rsquo;unanimité dans aucun pays et dans aucune société démocratique&nbsp;». «&nbsp;Dans le respect des lois qui la régissent, la République de Guinée rassure tous ses partenaires que ses choix tiendront compte, dans la transparence et l&rsquo;équité, dans la volonté du peuple seul souverain, de ses engagements internationaux&nbsp;», a-t-il rappelé à la télévision nationale.</p>



<p>Du côté des États-Unis, le ton est le même. Tout en rappelant sa relation amicale avec le président Alpha Condé, Tibor Nagy, le secrétaire d&rsquo;État adjoint aux Affaires africaines, affirme&nbsp;: «&nbsp;c&rsquo;est une chose de modifier sa Constitution&nbsp;en donnant la parole au peuple&nbsp;et en suivant un processus clair. Mais là où nous avons un problème, c&rsquo;est quand les dirigeants changent une Constitution uniquement pour se maintenir en place&nbsp;», déplore-t-il sur les ondes de&nbsp;<a href="http://www.rfi.fr/podcasts/20200117-guinee-3e-mandat-alpha-cond%C3%A9-washington-ind%C3%A9cis-tibor-nagy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RFI</a>. «&nbsp;Nous surveillons cela de très près. Il y a eu des événements très inquiétants, avec des violences, des manifestations violentes et une répression violente. Notre ambassadeur est très impliqué et, à Washington, on regarde également cela de très près.&nbsp;»&nbsp;Sur le changement de Constitution proposé aux Guinéens, Tibor Nagy tâtonne. «&nbsp;Dans ma position, il est très inconfortable de dire&nbsp;: ceci peut avoir lieu ou pas, ceci est bien ou mal. Car au bout du bout, ce n&rsquo;est pas aux autres pays ou à quiconque d&rsquo;autre de décider, c&rsquo;est au peuple. Le pouvoir doit rester au peuple.&nbsp;»</p>



<h4>Une crise «&nbsp;préoccupante&nbsp;» pour l&rsquo;Afrique</h4>



<p>En Afrique, peu de réactions du côté des institutions et des personnalités. L&rsquo;ancien président béninois Nicéphore Soglo&nbsp;n&rsquo;a cependant pas mâché ses mots à l&rsquo;égard d&rsquo;Alpha Condé. «&nbsp;La période des monarchies qui ne disent pas leur nom est révolue. La balle est dans son camp&nbsp;», a-t-il assuré après une semaine en Guinée, dans le cadre d&rsquo;une&nbsp;mission&nbsp;organisée par le National Democratic Institute (NDI) en collaboration avec la Fondation Kofi Annan à l&rsquo;approche des élections législatives. «&nbsp;Faire une nouvelle&nbsp;Constitution, effacer ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé avant et recommencer… ces tours de passe-passe, personne ne l&rsquo;accepte plus désormais&nbsp;», a affirmé l&rsquo;ex-chef d&rsquo;État à la&nbsp;<a href="https://www.bbc.com/afrique/region-50804003" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BBC</a>. «&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;un des éléments qui fait marcher les gens dans la rue, avec la répression qu&rsquo;on a […]&nbsp;Comme l&rsquo;a dit Goodluck Jonathan [qui a accompagné Nicéphore Soglo en Guinée, NDLR], il ne faut pas attendre qu&rsquo;il y ait des génocides pour intervenir.&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>Des inquiétudes partagées également par les chefs religieux chrétiens de Guinée. Dans un communiqué publié par le site d&rsquo;informations guinéen<a href="https://www.ledjely.com/2020/01/16/crise-socio-politique-inquietudes-et-recommandations-des-chefs-religieux-chretiens/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Djely</a>, ils constatent «&nbsp;avec une vive préoccupation les crises sociopolitiques récurrentes qui troublent et endeuillent fort malheureusement l&rsquo;ensemble du peuple de Guinée&nbsp;». Et déplorent «&nbsp;la situation sociopolitique que traverse [le] pays aujourd&rsquo;hui, situation émaillée de tueries, de pillages, d&rsquo;agressions violentes, de ruptures, de dialogues, d&rsquo;injustice, d&rsquo;impunité, d&rsquo;incivisme, du non-respect des textes&nbsp;».</p>



<h4>Le&nbsp;calme avant «&nbsp;la tempête&nbsp;»&nbsp;?</h4>



<p>Pour la presse de la région, aussi, la situation en Guinée est préoccupante. Pour le&nbsp;quotidien burkinabé&nbsp;<a href="http://lepays.bf/boycott-des-legislatives-en-guinee-lopposition-a-quitte-ou-double/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le Pays</em></a>, Alpha Condé ne renoncera pas à sa feuille de route. «&nbsp;Tout porte à croire que malgré la clameur, le président Condé – qui est toujours resté droit dans ses bottes face à la mobilisation de son peuple tout en faisant la sourde oreille aux appels à la –&nbsp;est décidé à aller jusqu&rsquo;au bout de sa forfaiture qui fait de moins en moins l&rsquo;objet de doute&nbsp;», est-il écrit dans un article publié le 16&nbsp;janvier. «&nbsp;Quoi qu&rsquo;il en soit, avec la montée en flèche de la tension, la situation en Guinée est devenue fort préoccupante&nbsp;», poursuit le journal.</p>



<p>Dans&nbsp;<a href="https://www.hrw.org/fr/world-report/2020/country-chapters/336760" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son dernier rapport mondial sur les droits de l&rsquo;homme</a>, Human Rights Watch (HRW) n&rsquo;est, elle non plus, pas tendre avec la Guinée. Pour l&rsquo;ONG, il y a eu, en 2019, une répression croissante des libertés de réunion et d&rsquo;expression. «&nbsp;La répression brutale des manifestations par le gouvernement guinéen et l&rsquo;impunité quasi totale pour les abus commis par les forces de sécurité est la recette d&rsquo;une détérioration préoccupante de la situation en matière de droits humains&nbsp;», avait d&rsquo;ailleurs déjà&nbsp;affirmé en octobre Corinne Dufka, du bureau Afrique de l&rsquo;Ouest de HRW. «&nbsp;Au lieu d&rsquo;arrêter des dirigeants de la société civile, le gouvernement devrait enquêter sur les inquiétantes allégations de violences, y compris par les forces de sécurité, et sanctionner les responsables.&nbsp;»</p>



<p>Une opinion répétée dans le rapport publié ces derniers jours. Et que les autorités guinéennes, à l&rsquo;image du&nbsp;ministre guinéen de la Sécurité et de la Protection civile, Damantang Albert Camara, n&rsquo;ont guère apprécié. «&nbsp;Nous sommes conscients qu&rsquo;il y a un enjeu très important à déterminer les violences qui se déroulent pendant les manifestations, à rechercher les auteurs des crimes qui font aussi mal au gouvernement. […] Cette volonté, nous la partageons, à condition que cela se passe dans la sérénité et qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas, des fois, des prises de position qui ne se justifient pas&nbsp;», a-t-il réagi. Pour&nbsp;<em>Le Pays</em>, la crise en Guinée n&rsquo;en&nbsp;est en tout cas qu&rsquo;à ses débuts. «&nbsp;On se demande si la trêve annoncée n&rsquo;est pas une veillée d&rsquo;armes qui annonce une grande tempête&nbsp;», s&rsquo;inquiète le journal.&nbsp;Les prochaines manifestations, annoncées par le FNDC les&nbsp;21&nbsp;et 22&nbsp;janvier prochains, donneront le ton.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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