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	<title>Réligion &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya est mort ce dimanche</title>
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				<pubDate>Sun, 11 Jul 2021 17:13:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La RDC est en deuil. Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya est mort ce dimanche (11.07) à Paris à 81 ans. Prêtre, docteur en Ecritures saintes, Professeur de théologie, il a aussi été Archevêque puis cardinal. &#160;Retour sur le parcours d’un homme qui aura marqué la vie socio-politique et religieuse de la RDC.&#160; « La vérité des...]]></description>
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<p><strong>La RDC est en deuil. Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya est mort ce dimanche (11.07) à Paris à 81 ans. Prêtre, docteur en Ecritures saintes, Professeur de théologie, il a aussi été Archevêque puis cardinal.</strong></p>



<p>&nbsp;Retour sur le parcours d’un homme qui aura marqué la vie socio-politique et religieuse de la RDC.&nbsp;</p>



<p><em>« La vérité des urnes est essentielle pour la démocratie, parce que un peu partout, on conteste des résultats des élections. C’est dire que les gens ont commencé plus ou moins à prendre&nbsp; le parti de prendre le pouvoir dans le mensonge sans l’avoir mérité et ce n’est pas bon pour la société. Parce que la société mérite quand même que les gens aient le pouvoir qu’ils ont gagné honnêtement ».&nbsp;</em></p>



<p>C’était en 2012, alors qu’il recevait à Berlin le prix œcuménique de la paix pour son engagement en faveur de la paix et des droits de l&rsquo;Homme en RDC.</p>



<h4>Engagement politique</h4>



<p>Au micro de la DW, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, alors archevêque de Kinshasa, réitérait ainsi ses réserves vis-à-vis des résultats des élections présidentielle et législatives dans son pays. Une posture qui illustre l’engagement de cet homme d’église.<br>&nbsp;<br>Né le 7 octobre 1939 à Mongobelé village situé dans la province de Bandundu en RDC, Laurent Monsengwo commence sa carrière d’abord comme prêtre en 1963. Il poursuit ses études à Rome et en 1970, il est le premier Africain à obtenir un doctorat en Ecritures saintes à l&rsquo;Institut biblique pontifical de Rome.<br></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/cardinal-laurent-monsengwo-pasinya-mort-paris-rdc-kinshasa-eglise/a-58231408#"><img src="https://static.dw.com/image/15999651_401.jpg" alt="Laurent Monsengwo Pasinya Kardinal Kongo"/></a></figure>



<p>De retour dans son pays, il occupe différents postes de professeur de théologie.&nbsp; Archevêque de kisangani en 1988, c’est à ce poste qu’il s&rsquo;imposera comme l&rsquo;un des acteurs politiques majeurs de la période de retour à la démocratie qui a suivi le régime de Mobutu.</p>



<p>En 1991, il devient président du Bureau de la Conférence Nationale souveraine puis, de 1992 à 1996, du Haut conseil de la république, érigé en parlement de transition en 1994.</p>



<p>Le&nbsp; cardinal Laurent Monsengwo sera également par la suite élu président du Symposium des conférences épiscopales d&rsquo;Afrique et de Madagascar en 1997 puis vice-président de Pax Christi international en 2002. En 2004, il est élu président de la Conférence épiscopale nationale du Congo.&nbsp;</p>



<h4>Lutte contre la dictature</h4>



<p>Hostile au régime jugé autoritaire de Joseph Kabila, le cardinal n’a cessé de monter au créneau pour le convaincre de quitter le pouvoir. Au sujet de la résolution des crises politiques et de l’instabilité dans l’Est de la RDC, il était convaincu d’une chose.</p>



<p><em>« Les problèmes doivent être résolus par les Congolais en priorité, les autres doivent amener un appoint, mais les autres ne devraient pas prendre le rôle principal, parce qu’alors ils défendent leurs intérêts et non pas ceux des Congolais ».</em></p>



<p>Avant d’être emporté par la maladie, le cardinal Laurent Monsengwo s’était retiré de sa charge épiscopale depuis 2018 mais était resté une figure influente en RDC.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>BENIN: Au pays du vaudou, Soeur Henriette prêche par la peinture</title>
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				<pubDate>Sun, 30 May 2021 21:28:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
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				<description><![CDATA[L’Eglise a besoin d’artistes autant que de Saints», répète Sœur Henriette, 53 ans. Cette prophétie du pape Benoit XVI lors des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Madrid en 2011 résonne toujours chez la religieuse. La même année, dans une église canadienne de Montréal, au cours d’une célébration eucharistique, les fidèles ont écrit sur...]]></description>
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<p><strong>L’Eglise a besoin d’artistes autant que de Saints», répète Sœur Henriette, 53 ans. Cette prophétie du pape Benoit XVI lors des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Madrid en 2011 résonne toujours chez la religieuse.</strong></p>



<p>La même année, dans une église canadienne de Montréal, au cours d’une célébration eucharistique, les fidèles ont écrit sur des bouts de papiers leurs intentions les plus chères. L’ensemble a été brûlé. Avec la cendre, en compagnie de Daniel LeBlond, Sœur Henriette reproduira l’un des tableaux les plus émouvants de sa carrière. «Une façon de présenter à Dieu leurs demandes, au travers de l’art», se souvient la religieuse.</p>



<p>De cette rencontre avec l’illustre prêtre jésuite et peintre montréalais de renommée internationale, la religieuse béninoise restera marquée. «Toutes les personnes qui regardaient la toile y lisaient leurs états d’âme», se souvient-elle.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.afrikastrategies.fr/wp-content/uploads/2019/10/adcorona.jpg" alt="Espace pub 830 X 140"/></figure>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.cath.ch/wp-content/uploads/sites/3/2021/05/Toile-3-SrHenriette-1878x1440.jpg" alt="" class="wp-image-283742"/><figcaption>«Le déjeuner», 2016, acrylique sur toile | DR</figcaption></figure>



<p>Depuis, Henriette Goussikindey a acquis une grande notoriété au Bénin, où ses toiles ont pris de la valeur: de 150 euros, elles peuvent maintenant atteindre jusqu’à 3’000 euros. Mais le plus important est ailleurs car, avoue-t-elle, «peindre, c’est d’abord me mirer, expérimenter à travers l’art l’Amour divin et le propager». Avant d’en arriver là, la religieuse du sud-est du Bénin a dû franchir des étapes et surtout compter sur le soutien infaillible de sa congrégation.</p>



<p><strong>Des vêtements liturgiques aux tableaux, un pas</strong></p>



<p>Une salle assez large où le mur blanc valorise la multitude de tableaux qui y sont accrochés. Une odeur de mélange de colles, de diluants et de peintures flotte dans les lieux. Ici un chevalet qui porte une toile à peine achevée. Là, quelques gros sacs remplis de divers matériaux que Sr Henriette transformera au fil de ses inspirations.</p>



<p>Dans sa galerie, à St Michel, quartier populaire de Cotonou, Sœur Henriette a tout d’une femme peintre. Mais sous son tablier sur lequel se pose ostensiblement une croix, elle porte une robe blanche auréolée du voile, signe de son appartenance à la Congrégation des Sœurs de Saint Augustin, qui lui a mis les lieux à disposition.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.cath.ch/wp-content/uploads/sites/3/2021/05/Toile-1-SrHenriette-1392x1440.jpg" alt="" class="wp-image-283741"/><figcaption>«Énergie spirituelle», 2012, aquarelle sur toile | DR</figcaption></figure>



<p>Alors qu’elle expose actuellement à la Résidence de l’Union européenne, une autre exposition se tient au Ministère béninois des affaires étrangères. Sa passion pour la peinture remonte à son enfance, «Petite, je peignais tout le temps», se souvient-elle. Sa communauté lui a offert une formation à l’Institut des Beaux-Arts du Cameroun.</p>



<p><strong>Un pinceau au service de l’évangile</strong></p>



<p>Après quelques années à peindre des chasubles, des étoles et autres ornements liturgiques, Henriette Goussikindey a vite retrouvé sa passion originelle: les tableaux, les toiles, les pyrogravures, la céramique, sans que cela ne l’éloigne, «à aucun moment» de sa vocation première.</p>



<p>Derrière ses lunettes et arborant un sourire qui ne quitte jamais son visage, elle peint tout en guettant d’une oreille les offices et les moments de vie en communauté qu’elle ne manquerait pour rien au monde. Car pour l’intéressée, son œuvre est avant tout «un moment de prière et d’évangélisation». Dans chaque tableau, elle essaie de porter et d’exprimer un message biblique. «Amour, vérité, partage, abnégation, fidélité, fraternité, paix…», égrène-t-elle.</p>



<p><strong>Les femmes et les enfants en première ligne</strong></p>



<p>Mars 2020. A Cotonou, les premiers cas de Covid-19 ont jeté la panique dans un pays au système de santé déficitaire. Au centre culturel Artisttik Africa, des foules se bousculent, majoritairement des femmes. Depuis fin février, «Les amazones d’ombre», sa dernière exposition, fait le plein. «Je voulais mettre en exergue la femme dans ses sacrifices et son rôle primordial dans l’éducation des enfants», insiste Sœur Henriette.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.cath.ch/wp-content/uploads/sites/3/2021/05/Toile-2-SrHenriette-1467x1440.jpg" alt="" class="wp-image-283743"/><figcaption>«Bâtisseurs du présent», 2009, acrylique sur toile avec pigment naturel tiré du sol | DR</figcaption></figure>



<p>Pendant trois semaines, ses œuvres, essentiellement abstraites, représentent sous plusieurs formes des femmes battantes qui apportent leurs pierres au quotidien de la vie en société. «La condition des femmes, des enfants et des personnes fragiles» est le cœur de sa production.</p>



<p><strong>La bonne nouvelle, l’espoir</strong></p>



<p>Mais Sœur Henriette qui juge «déterminants» la vie communautaire et le soutien de ses consœurs tient à ce que sa peinture transmette «la bonne nouvelle, l’espoir» dans le silence qu’elle affectionne tant. Une innovation dans ce pays où vaudou, animisme et syncrétisme ont pignon sur rue.</p>



<p>La promotion de la femme étant un fondement du charisme des Sœurs de St Augustin, elle enchaîne des ateliers de formations pour les jeunes filles, financés par la congrégation, «pour leur ouvrir de nouveaux horizons, car l’art libère, conclut la religieuse. Plusieurs dizaines de jeunes filles qu’elle a formées tentent aujourd’hui de vivre de cette passion.</p>



<p><strong>Face à la covid-19, des toiles pour méditer</strong></p>



<p>«La covid-19 interpelle notre fragilité et nous pousse à une remise en cause», raconte celle qui y trouve «un appel à l’introspection». Et en cette période plus qu’à n’importe quelle autre, cette épreuve «nous impose une pause», rime la religieuse.</p>



<p>Elle insiste sur «l’importance de contemplation et de méditation» face à la pandémie et comprend l’engouement que suscite le besoin de se recueillir face à cette épreuve et regrette de ne pas «pouvoir accueillir plus de monde» malgré une plus forte demande.</p>



<p>En sortant de son atelier, contigu à la célèbre église Saint Michel où elle a volontiers posé pour des photos, on est vite rattrapé par le tohu-bohu que produit, à quelques dizaines de mètres, Dantokpa, le plus grand marché de plein air d’Afrique. Un choc qui donne envie de retourner chez Sœur Henriette pour y prolonger la méditation. (cath.ch/msc/bh)</p>



<p><strong>Des expositions dans le monde entier&nbsp;</strong>Depuis 1995, Sœur Heuriette a réalisé une cinquantaine d’expositions dans une dizaine de pays, dont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Canada ou encore le Japon. Elle attend impatiemment que les frontières s’ouvrent pour «faciliter les déplacements». En attendant, celle qui ne veut pas perdre le temps s’acharne sur une immense toile et pense déjà à sa prochaine exposition. MSC</p>



<p><strong>Les Sœurs de Saint Augustin au Bénin</strong><br>Issue de l’Institut missionnaire des Sœurs de Notre Dame des Apôtres, la Congrégation des Sœurs de St Augustin est Fondée en 1968 par le Cardinal Bernardin Gantin, alors archevêque de Cotonou et qui aura été entre autres Préfet de la Congrégation pour les évêques. Elle visait, dans la ligne droite du Concile Vatican II, à favoriser l’émergence d’une communauté religieuse autochtone. L’éducation, la santé, les internats, les foyers de jeunes filles, les orphelinats, des centres d’accueil pour handicapés, la Communauté qui compte environ 250 membres dont plus de 180 au Bénin touche à tout. Elle est aussi présente en France, en Italie, au Niger, au Tchad, et au Togo. MSC</p>



<p><strong><em>Par MAX-SAVI Carmel pour cath.ch</em></strong></p>
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		<title>Algérie : une peine de prison réduite pour un militant du Hirak accusé « d&#8217;offense à l&#8217;islam »</title>
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				<pubDate>Wed, 25 Nov 2020 16:06:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le militant algérien du « Hirak » Yacine Mebarki a vu sa peine réduite en appel à un an de prison ferme mercredi, après avoir été condamné en première instance à dix ans pour notamment « offense à l&#8217;islam ».   Accusé notamment de « profanation » du Coran et d' »offense à l&#8217;islam »,&#160;le militant algérien&#160;Yacine Mebarki, qui avait écopé de dix ans...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1.jpg" alt="" class="wp-image-8710" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1.jpg 712w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 712px) 100vw, 712px" /><figcaption>Hirak</figcaption></figure>



<p><strong><br>Le militant algérien du « Hirak » Yacine Mebarki a vu sa peine réduite en appel à un an de prison ferme mercredi, après avoir été condamné en première instance à dix ans pour notamment « offense à l&rsquo;islam ».  </strong></p>



<p>Accusé notamment de « profanation » du Coran et d' »offense à l&rsquo;islam »,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/alg%C3%A9rie/">le militant algérien&nbsp;</a>Yacine Mebarki, qui avait écopé de dix ans de prison ferme en octobre, a vu&nbsp;sa peine réduite en appel à un an de prison ferme, mercredi 25 novembre.</p>



<p>Il&nbsp;a été condamné « à un an de prison par la cour de Khenchela », a précisé son avocat Me Hachem Saci sur son compte Facebook. Il devra aussi payer une amende de 50 000 dinars (330 euros).</p>



<p>Engagé localement&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/hirak/">dans le mouvement de protestation populaire du « Hirak »</a>, le militant berbériste a été reconnu coupable d' »offense aux préceptes de la religion (musulmane), d&rsquo;incitation à la discrimination et de possession sans autorisation de matériel de guerre », selon l&rsquo;avocat.</p>



<p>En revanche, il a été relaxé des chefs d&rsquo;inculpation plus graves de « profanation » du Coran, d' »incitation à convertir un musulman à une autre religion » et de pression sur un musulman pour l&rsquo;inciter à renoncer sa religion », a précisé Me Saci.</p>



<p><strong>Une vague de répression contre les militants du « Hirak »</strong></p>



<p>Le 10 octobre, Yacine Mebarki avait été condamné à dix ans d&#8217;emprisonnement et à verser une lourde amende de 66 millions de dinars (66 000 euros) par le tribunal de Khenchela. En appel, le paquet avait requis la même peine de prison, la plus lourde &nbsp;ayant jamais visé un activiste du « Hirak », selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers d&rsquo;opinion.</p>



<p>Militant de la cause amazigh (berbère), Yacine Mebarki, 52 ans, avait été arrêté le 30 septembre après une perquisition à son domicile. Il sortira de prison le 1er octobre 2021.</p>



<p>Cette condamnation s&rsquo;inscrit dans une vague de répression ciblant quotidiennement des militants du « Hirak », des opposants politiques, des journalistes et des blogueurs. Selon le CNLD, quelque 90 personnes sont actuellement emprisonnées pour des faits liés à la contestation en Algérie, la plupart pour des publications sur Facebook.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Églises et mosquées fermées : la foi des Africains mise à rude épreuve</title>
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				<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 22:11:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Réligion]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>

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				<description><![CDATA[Alors que les cérémonies de plus de 100 personnes ont été interdites un peu partout sur le continent, difficile pour les leaders religieux de jouer le jeu. Les images tournent en boucle sur les réseaux sociaux depuis ce matin. On y voit la police zimbabwéenne matraquer aveuglément des fidèles d&#8217;une église qui a décidé d&#8217;ouvrir ses...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/20176898lpw-20178279-article-jpg_6997160_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-15447" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/20176898lpw-20178279-article-jpg_6997160_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/20176898lpw-20178279-article-jpg_6997160_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<p><strong>Alors que les cérémonies de plus de 100 personnes ont été interdites un peu partout sur le continent, difficile pour les leaders religieux de jouer le jeu.</strong></p>



<p>Les images tournent en boucle sur les réseaux sociaux depuis ce matin. On y voit la police zimbabwéenne matraquer aveuglément des fidèles d&rsquo;une église qui a décidé d&rsquo;ouvrir ses portes pour la célébration dominicale malgré l&rsquo;interdiction des autorités. Comme cette vidéo signalée par un internaute l&rsquo;illustre, les actes de dénonciations pleuvent sur la toile depuis que plusieurs pays ont décidé d&rsquo;interdire les rassemblements de plus de cinquante personnes et surtout de fermer les lieux de cultes quel qu&rsquo;il soit.</p>



<p>Les images tournent en boucle sur les réseaux sociaux depuis ce matin. On y voit la police zimbabwéenne matraquer aveuglément des fidèles d&rsquo;une église qui a décidé d&rsquo;ouvrir ses portes pour la célébration dominicale malgré l&rsquo;interdiction des autorités. Comme cette vidéo signalée par un internaute l&rsquo;illustre, les actes de dénonciations pleuvent sur la toile depuis que plusieurs pays ont décidé d&rsquo;interdire les rassemblements de plus de cinquante personnes et surtout de fermer les lieux de cultes quel qu&rsquo;il soit.</p>



<p>«&nbsp;Je constate avec désolation ce midi (dimanche&nbsp;22&nbsp;mars, ndlr) que l&rsquo;église des Assemblées de Dieu et l&rsquo;église du Christianisme Céleste dans mon quartier ont bel et bien fait culte, et les gens y sont toujours d&rsquo;ailleurs, malgré l&rsquo;interdiction du gouvernement. Cela devrait être rigoureusement puni&nbsp;» raconte ce Béninois sur Twitter. La réponse du gouvernement du Bénin ne s&rsquo;est pas fait attendre, il&nbsp;a mis à disposition des citoyens un numéro spécial le&nbsp;116&nbsp;pour signaler gratuitement les cas d&rsquo;infractions à la fermeture des lieux de cultes sur l&rsquo;ensemble du territoire.</p>



<h4>À Lagos, la police s&rsquo;en mêle</h4>



<p>Dans la capitale toute proche de Lagos, c&rsquo;est un combat titanesque qui a commencé pour les autorités de l&rsquo;un des&nbsp;pays les plus peuplés d&rsquo;Afrique qui enregistrait ce lundi&nbsp;27&nbsp;cas de coronavrius pour un décès. Alors que les rassemblements religieux, chrétiens ou musulmans, attirent souvent des dizaines de milliers de personnes. « Rentrez chez vous, le coronavirus n&rsquo;est pas une blague&nbsp;! » C&rsquo;est donc à coup de messages braillés dans des mégaphones que la police de Lagos, ville tentaculaire de&nbsp;20&nbsp;millions d&rsquo;habitants tentait comme elle le pouvait dimanche d&#8217;empêcher les fidèles de se rendre dans les églises, d&rsquo;habitude bondées au Nigeria. Une partie de la bataille de l&rsquo;Afrique pour empêcher le virus de s&rsquo;installer pourrait être menée dans ses églises. En effet, elle compte le plus grand nombre de chrétiens au monde, soit&nbsp;631&nbsp;millions de personnes en&nbsp;2018&nbsp;et 45&nbsp;% de la population du continent, selon&nbsp;<a href="https://www.gordonconwell.edu/blog/african-christianity-101/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le Centre pour l&rsquo;étude du christianisme mondial basé à Edimbourg</a>. Aux côtés de ces données sur l&rsquo;église catholique il existe de multiples églises pentecôtistes et évangélistes dont beaucoup promettent des miracles aux gens en difficulté. Des centaines de milliers de catholiques les rejoignent.</p>



<p>«&nbsp;Toute église disant à ses membres de venir au service aujourd&rsquo;hui ne se soucie clairement pas de la sécurité de ses gens. C&rsquo;est égoïste que lors d&rsquo;une pandémie comme celle-ci et connaissant très bien l&rsquo;état du secteur de la santé au Nigeria, vous jouez avec votre vie et la vie des autres&nbsp;» s&#8217;emporte Ebele. Illustration dans l&rsquo;Etat d&rsquo;Ogun, situé à environ&nbsp;30&nbsp;km de Lagos, où des bus entiers ont acheminé des fidèles par milliers jusqu&rsquo;à l&rsquo;une des plus grandes églises pentecôtistes du Nigeria, Living Faith World Outreach Ministries, avec une capacité de 50.000 places relate l&rsquo;AFP Nigeria.&nbsp;«&nbsp;Nos marchés sont ouverts donc il n&rsquo;y a aucun moyen de freiner cela, seul Dieu peut sauver l&rsquo;Afrique de cette pandémie&nbsp;», tonnait à l&rsquo;intérieur le révérend-pasteur David Oyedepo, applaudi par un auditoire en transes.&nbsp;Assurant que le remède serait trouvé d&rsquo;ici une semaine, il a demandé aux chrétiens de ne pas «&nbsp;se laisser distraire&nbsp;»&nbsp;d&rsquo;ici là&nbsp;: «&nbsp;Les fléaux ne peuvent pas nous arrêter. Le coronavirus ne peut pas arrêter les enfants de Dieu&nbsp;».</p>



<h4>Touba, au Sénégal au centre des critiques&nbsp;</h4>



<p>Autre leader religieux à avoir défié le gouvernement, l&rsquo;émir de Daura, dans le nord majoritairement musulman du Nigeria, a même organisé une «&nbsp;prière spéciale contre le coronavirus&nbsp;»&nbsp;samedi, rassemblant quelque 5.000 personnes dans son palais, selon les médias locaux.&nbsp;Des scènes similaires se sont déroulées au Maroc ou encore au Sénégal, où le débat fair rage depuis que le président&nbsp;Macky Sall a interdit les rassemblements depuis le&nbsp;14&nbsp;mars.<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/coronavirus-finie-la-priere-a-la-grande-mosquee-de-dakar-20-03-2020-2368033_3826.php">&nbsp;Si le gouverneur de Dakar a fermé jeudi les mosquées dans la région</a>, des prières collectives y ont été organisées vendredi dans plusieurs zones. La grande prière du vendredi a aussi eu lieu en présence d&rsquo;une foule à Touba, ville sainte des mourides, une des quatre influentes confréries musulmanes du pays. En effet, aucune institution n&rsquo;a autant de légitimité au Sénégal que les confréries. Et&nbsp;ce n&rsquo;est pas le secrétaire général de la présidence sénégalaise, l&rsquo;ex-Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne qui dira le contraire. L&rsquo;homme de confiance du chef de l&rsquo;État se retrouve au coeur de la polémique depuis qu&rsquo;il a été vu assistant à la prière à Touba aux côtés du chef des mourides Serigne Mountapha Mbacké. Il faut aussi souligner que la&nbsp;situation d&rsquo;interdit ou non était beaucoup plus confuse en dehors de la capitale.&nbsp;Deux sources à la présidence ont décliné tout commentaire sur la présence de l&rsquo;ancien Premier ministre Dionne.</p>



<h4>«&nbsp;Et puis allez en enfer&nbsp;!&nbsp;»</h4>



<p>Au Kenya c&rsquo;est à bout de nerf que les autorités ont répondu à ceux qui bravaient l&rsquo;interdiction des rassemblements de plus de&nbsp;100&nbsp;personnes. Bien-sûr à l&rsquo;entrée, le désinfectant pour les mains a remplacé l&rsquo;eau bénite vous répondra le père David Kamumue, qui a tout de même célébré devant&nbsp;300&nbsp;personnes, c&rsquo;est loin des&nbsp;5000&nbsp;fidèles habituels de&nbsp;l&rsquo;église catholique de la Basilique de la Sainte Famille de Nairobi. Réponse du gouvernement&nbsp;: «&nbsp;une enquête rapide dans la ville, notamment dans la capitale Harare montre beaucoup d&rsquo;activité religieuse regroupant plus de&nbsp;100&nbsp;personnes&nbsp;»&nbsp;a déclaré le porte-parole du gouvernement Nick Mangwana sur Twitter.&nbsp;«&nbsp;Soyons responsables ou nous mourrons tous.&nbsp;Et puis allez en enfer&nbsp;» s&rsquo;est-il carrément emporté.&nbsp;</p>



<p>Une défiance qui tranche avec la situation&nbsp;dans la capitale de la République démocratique du Congo, autre pays très religieux et densément peuplé. La grande majorité des lieux de culte sont en revanche restés fermés dimanche matin, à la suite de l&rsquo;interdiction faite par le chef de l&rsquo;Etat Félix Tshisekedi. Le pays de&nbsp;80&nbsp;à&nbsp;90&nbsp;millions d&rsquo;habitants dont une grande majorité de chrétiens, a jusque-là, enregistré un total de&nbsp;30&nbsp;patients infectés, avec deux décès dont un nouveau annoncé dimanche. Plusieurs médias confessionnels ont retransmis les cultes en direct à la radio ou sur Internet. Dès jeudi, les responsables confessionnels avaient invité les fidèles « à considérer la nouvelle épidémie aussi dangereuse que celle d&rsquo;Ebola », en les invitant « à suivre scrupuleusement les mesures prescrites par le gouvernement ».</p>



<h4>La RDC, bien plus disciplinée</h4>



<p>Même les églises évangéliques dites du réveil ont dû pour la plupart mettre en sommeil leur très lucrative activité, qui va de pair avec le prélèvement de la dîme et des offrandes. Mais non sans avoir laissé à leur fidèle des directives, notamment sur les moyens modernes du mobile money pour effectuer leur versement. La grande église évangélique Philadelphie de Kinshasa a posté sur YouTube son culte dominical, avec cette conclusion : « Bien aimés, nous vous rappelons que les donations peuvent être faites par les canaux électroniques habituels », via des comptes bancaires, des paiements par téléphonie mobile, ou « notre application mobile. » À Cotonou on ne lâche pas les fidèles, c&rsquo;est via Whatsapp que les directives sont données : « pour permettre aux fidèles de continuer d&rsquo;honorer leurs engagements en matières de dimes et offrandes, le Comité exécutif de l&rsquo;Eglise AD/TB sur proposition du Comité finance informe que des numéros de comptes « Orange Money » leur seront communiqués à partir du lundi 23 mars 2020. » Ces cas mis à part de nombreuses églises et mosquées avaient déjà pris leur dispoition pour annuler ou reporter des manifestations de la communauté catholique qui sont « de nature à drainer beaucoup de monde ».</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Burundi: les fidèles de Zebiya de retour, inquiétude de Human Rights Watch</title>
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				<pubDate>Sun, 22 Mar 2020 09:46:48 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200318-WA0075-860x280.jpg" alt="" class="wp-image-15401" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200318-WA0075-860x280.jpg 860w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200318-WA0075-860x280-300x98.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200318-WA0075-860x280-768x250.jpg 768w" sizes="(max-width: 860px) 100vw, 860px" /></figure>



<p><strong>Les quelque 1600 adeptes du culte de la prophétesse Zebiya sont de retour dans leur pays, le Burundi. Ils ont été envoyés dans un centre de rééducation par les autorités, après avoir été expulsés par le gouvernement congolais qui les accusait d’être en situation irrégulière en RDC. Mais leur situation inspire toujours de l&rsquo;inquiétude.</strong></p>



<p>Selon le HCR, les adeptes du culte de la prophétesse Zebiya étaient venus légalement en RDC. Seulement, ils n&rsquo;avaient pas fait les demandes adéquates pour y obtenir l’asile.</p>



<p>Résultat,&nbsp;ces fidèles, qui ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;exactions en RDC, violentés pour certains au Rwanda, se retrouvent de retour dans un pays, le Burundi, où ils ont déjà été massacrés et menacés. Ce qui inquiète l’organisation de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch.</p>



<p>«&nbsp;<em>On considère que leur vie est en danger,&nbsp;</em>nous explique Lewis Mudge, directeur de HRW pour l’Afrique centrale.&nbsp;<em>Leur&nbsp;sécurité ne peut pas être assurée. Depuis 2013, Human Rights Watch a documenté des abus commis contre ce groupe religieux, particulièrement des cas de tueries en mars 2013 à Busende, dans la province de Kayanza, où la police a tiré à balles réelles sur ce groupe de fidèles&#8230;&nbsp;</em></p>



<p><em>En 2015, il y a eu plusieurs adeptes qui ont été forcés de déclarer leur préférence pour le président Nkurunziza. Pour des raisons religieuses, ils ont déclaré qu’ils ne pouvaient pas avoir d’avis politique et ils ont refusé déclarer leur soutien au président du parti au pouvoir. Par la suite, ils ont été menacés fortement, particulièrement par les agents des Imbonerakure, les milices liées au parti au pouvoir Burundi</em> ».</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong> </p>
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		<title>Togo: le nouvel archevêque de Lomé intronisé</title>
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				<pubDate>Sun, 12 Jan 2020 09:23:34 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/togo-vi.jpg" alt="" class="wp-image-13127" width="620" height="347"/><figcaption>Ville de togo</figcaption></figure>



<h4>Un nouvel archevêque a été intronisé en la cathédrale de Lomé, samedi 11 janvier, en présence de Faure Gnassingbé et plusieurs autres opposants et candidats. Monseigneur Nicodème Anani Barrigah a fait la possession canonique du siège de Lomé succédant à monseigneur Denis Amouzou-Djakpa qui, atteint par la limite d’âge, prend sa retraite. Une occasion pour le nouvel archevêque à quelques jours de la présidentielle d’appeler les candidats à plus de justice et transparence.</h4>



<p>C’est une très belle occasion pour Mgr Nicodème Anani Barrigah, le cinquième archevêque de Lomé. «&nbsp;<em>La providence divine a voulu que l’inauguration de mon ministère dans l’archidiocèse de Lomé se déroule&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20200110-togo-ceni-annonce-depot-dix-candidatures-presidentielle" rel="noreferrer noopener"><strong>à quelques semaines de l’élection présidentielle</strong></a></em><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20200110-togo-ceni-annonce-depot-dix-candidatures-presidentielle" rel="noreferrer noopener"></a>», a-t-il déclaré.&nbsp;Il lance donc&nbsp;cet appel aux acteurs politiques&nbsp;: «&nbsp;<em>Que celui qui librement, et en toute conscience, prend la décision de se présenter n’oublie pas que le poste privilégié qu’il veut conquérir est essentiellement celui du serviteur du peuple</em>&nbsp;».</p>



<p>Plusieurs hommes politiques étaient là. Le président&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20190427-togo-le-discours-faure-gnassingbe-etat-nation" rel="noreferrer noopener"><strong>Faure Gnassingbé</strong></a>&nbsp;et Jean-Pierre Fabre, tous deux candidats à la présidentielle du 22 février. Apollinaire Yaovi Agboyibor et bien d’autres responsables politiques ont écouté le prélat.</p>



<p>Mgr Nicodème Anani Barrigah a interpellé aussi les électeurs togolais et les institutions impliquées à jouer pleinement leurs rôles&nbsp;: «&nbsp;<em>Que les électeurs soient bien conscients de leurs droits et qu’ils l’exercent en toute liberté en pensant au bien de notre pays</em>&nbsp;».</p>



<p>L’église togolaise est de plus en plus vigilante ces dernières années sur les affaires politiques. Elle n’est ni poltronne ni engagée, dit-on à la conférence épiscopale. Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, ancien archevêque, qui s&rsquo;était montré critique vis-à-vis du pouvoir en paie le prix tous les jours. Le dernier harcèlement en date, dit-il, est la confiscation du passeport de son assistant alors que celui-ci doit l’accompagner à l’extérieur du pays faire son check-up de santé.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Le Malawi en proie à des violences entre chrétiens et musulmans autour du port du voile à l’école</title>
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				<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 19:41:13 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les violences ont causé d’importants dégâts dans des écoles, des maisons et une mosquée du district, a rapporté de son côté un responsable provincial de la police De violents affrontements ont opposé populations chrétiennes et musulmanes au Malawi après le refus d’une école anglicane d’accueillir des jeunes filles portant le voile islamique. Deux personnes ont...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/b914391_5284466-01-06-1024x512.jpg" alt="" class="wp-image-10946" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/b914391_5284466-01-06-1024x512.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/b914391_5284466-01-06-300x150.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/b914391_5284466-01-06-768x384.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/b914391_5284466-01-06.jpg 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>A picture released by the international humanitarian-aid non-governmental organization Medecins Sans Frontieres (MSF) (Doctors Without Borders) on February 17, 2016 shows Mozambican refugees, who fled clashes between supporters of Renamo opposition leader and government forces, queing for water at the camp they have set up in Malawi, on February 15, 2016.
 Approximately 6000 Mozambican nationals have camped in the village of Kapise II in Malawi after fleeing their homes in Mozambique. &#8211; RESTRICTED TO EDITORIAL USE &#8211; MANDATORY CREDIT « AFP PHOTO / MSF » &#8211; NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS &#8211; DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS == NO ARCHIVE

 / AFP / MSF / James OATWAY / RESTRICTED TO EDITORIAL USE &#8211; MANDATORY CREDIT « AFP PHOTO / MSF » &#8211; NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS &#8211; DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS == NO ARCHIVE</figcaption></figure>



<p><strong>Les violences ont causé d’importants dégâts dans des écoles, des maisons et une mosquée du district, a rapporté de son côté un responsable provincial de la police</strong></p>



<p>De violents affrontements ont opposé populations chrétiennes et musulmanes au Malawi après le refus d’une école anglicane d’accueillir des jeunes filles portant le voile islamique.</p>



<p>Deux personnes ont été hospitalisées à l’issue de ces heurts, survenus lundi 4 novembre, dans le district de Balaka, dans le sud-est du pays, a fait savoir le responsable local des services de santé. Parmi elles figure un chef religieux musulman, blessé au moment de l’attaque à coups de pierre d’une mosquée, a-t-il précisé.</p>



<p>Selon un porte-parole de la police locale, les tensions entre les deux communautés religieuses ont débuté à la suite de la décision d’une Eglise anglicane de ne plus autoriser des élèves de primaire à porter le voile islamique en classe. Le calme est revenu mardi dans la région et&nbsp;<em>« la situation est sous contrôle »</em>, a-t-il ajouté.</p>



<h4>Incidents très rares</h4>



<p>Les violences ont opposé plusieurs heures chrétiens et musulmans, causant d’importants dégâts dans des écoles, des maisons et une mosquée du district, a rapporté de son côté un responsable provincial de la police.</p>



<p>Le porte-parole de la communauté musulmane malawite (MUM), Dinala Chabulika, a attribué la responsabilité des incidents au refus de l’Eglise anglicane d’accepter des fillettes voilées dans l’école, alors que le gouvernement interdit toute discrimination envers les enfants portant des signes religieux :</p>



<p><em>«&nbsp;C’est ce qui a mis en colère la communauté musulmane et l’a poussée à réagir de cette façon.&nbsp;»</em></p>



<p>Mardi, le gouvernement n’avait pas réagi mardi à ces violences. Les deux tiers (68 %) des 19 millions d’habitants du Malawi se déclarent de confession chrétienne. Les incidents entre communautés religieuses y sont très rares.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Aida Diallo: une femme peut-elle diriger une communauté religieuse en islam?</title>
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				<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 18:00:17 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/109344742_31793d8a-c229-4a81-b306-dfef9b4edcbb.jpg" alt="" class="wp-image-10597" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/109344742_31793d8a-c229-4a81-b306-dfef9b4edcbb.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/109344742_31793d8a-c229-4a81-b306-dfef9b4edcbb-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption> Sokhna Aida Diallo, la troisième épouse du guide des Thiantacoune </figcaption></figure>



<p><strong>Au Sénégal, le débat est posé depuis que la troisième épouse d&rsquo;un guide religieux s&rsquo;est autoproclamée successeur de son mari déclenchant une querelle de succession et une mise en garde de l&rsquo;autorité suprême de la communauté mouride.</strong></p>



<p>Le pays n&rsquo;a jamais eu de femme présidente mais Mame Madior Boye est devenue la première femme Premier ministre de mars 2001 à novembre 2002. Elle a fait des émules car Aminata Touré a été nommée Premier ministre en 2013. Un poste qu&rsquo;elle a quitté en 2014.</p>



<p>Si sur le plan politique les femmes semblent briser le plafond de verre, sur le plan religieux les choses ne sont pas aussi simples.</p>



<h4>Qu&rsquo;est-ce qui s&rsquo;est passé?</h4>



<p>Sokhna Aida Diallo, la troisième épouse du guide des Thiantacounes, décédé le 7 mai 2019 à Bordeaux en France, l&rsquo;a apprise à ses dépens car beaucoup de ses compatriotes estiment qu&rsquo;une femme ne doit pas être à la tête d&rsquo;une communauté religieuse conformément à l&rsquo;orthodoxie islamiques et aux textes coraniques.</p>



<p>Sa volonté de succéder à son mari s&rsquo;est heurtée à l&rsquo;intransigeance du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké Bassirou.</p>



<p>Dans une déclaration mardi soir, le guide religieux a tout simplement excommunié Aida Diallo tout en dénonçant « ses agissements » qui, selon lui, sont contraires à l&rsquo;islam.</p>



<p>Mercredi soir, elle a présenté ses excuses au khalife général des mourides dans une vidéo.</p>



<p><strong>Que</strong><strong>dit&nbsp;</strong><strong>le coran sur les femmes leader religieux?</strong></p>



<p>L&rsquo;islamologue Khadim Mbacké soutient qu&rsquo;une femme n&rsquo;a pas le droit de diriger un groupe mixte où il y aurait des femmes et des hommes.</p>



<p>« Elle doit instruire ses sœurs en matière de religion, mais elle ne peut pas diriger des femmes et des hommes. Ce n&rsquo;est pas possible, selon les enseignements de l&rsquo;islam « , précise le professeur.</p>



<p>Toutefois, il souligne que « la femme a un rôle indispensable dans l&rsquo;islam « .</p>



<p>« La femme a joué un rôle dans la genèse et le développement de la religion comme Khadija, la première épouse du Prophète, Oumou Salamata et Aïcha qui ont aidé leur époux, le Prophète à réussir sa mission », déclare le Pr. Khadim Mbacké interrogé par la radio sénégalaise RFM.</p>



<p>Selon lui, la femme a le devoir de diriger d&rsquo;autres femmes si elle en a les compétences.</p>



<h4>Place de la femme dans l&rsquo;Islam</h4>



<p>Le journaliste-écrivain, Serigne Mansour Sy Cissé, spécialiste des questions islamiques, indique que « l&rsquo;islam confère à la femme, un rôle certes important dans la société, mais encadré. »</p>



<p>« Dans un contexte marqué par un leadership et un féminisme débordant, qui transgresse parfois, des permis et défendus, certaines femmes pensent pouvoir disputer l&rsquo;héritage spirituel aux hommes », explique le journaliste.</p>



<p>En aucun cas, la femme ne peut diriger une prière devant des hommes, selon Imam Malick.</p>



<p>A ses yeux, le califat ou l&rsquo;imamat d&rsquo;une femme n&rsquo;est pas accepté par les textes islamiques.</p>



<p>« Toutefois, il faut admettre que le Prophète Mohamed exhortait les musulmans, à se rapprocher de son épouse Aïcha pour apprendre la moitié de leur religion. Cela signifie qu&rsquo;elles peuvent bien accéder à la théologie musulmane et à ses branches de par leur dévouement. Jamais Aïcha n&rsquo;a été calife de la Oumah, ni Imam de mosquée », ajoute M. Cissé.</p>



<p>En revanche, les femmes sont logées à la même enseigne que les hommes en termes d&rsquo;éducation, de formation, d&rsquo;adoration envers Dieu, de vie professionnelle intense, comme Khadija, qui employait Seydina Mouhamed, avant la Révélation, mais force est de reconnaître qu&rsquo;à côté des recommandations, il y a des interdits ». soutient-il.</p>



<p><strong>Source: BBC Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Au Rwanda, une église évangélique accueille les personnes LGBT</title>
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				<pubDate>Wed, 23 Oct 2019 09:07:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/img_9486_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-10556" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/img_9486_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/img_9486_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/img_9486_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> Des jeunes choristes dans l&rsquo;église TFAM qui prône l&rsquo;ouverture aux personnes LGBT à Kigali en octobre 2019.<br>© RFI/Laure Broulard </figcaption></figure>



<h4>Basée dans un quartier populaire de Kigali, cette église pentecôtiste prêche l’«&nbsp;inclusion radicale&nbsp;» en ouvrant ses portes aux personnes homosexuelles, souvent rejetées et stigmatisées par les communautés religieuses du pays.</h4>



<p>Au micro, Albert Nabonibo part dans les aigus tandis qu’autour de lui la congrégation applaudit, danse et reprend en chœur. Il y a quelques semaines pourtant, ce comptable rwandais passionné de gospel pensait ne plus jamais pouvoir chanter dans une église. En août 2019, il faisait en effet la Une de la presse locale et internationale pour avoir avoué son homosexualité sur une chaîne YouTube chrétienne. «&nbsp;<em>J’en avais marre de me cacher. Ce coming out était une manière de dépasser ma peur et de montrer l’exemple</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>Très vite, les messages de haine affluent, on lui demande de quitter son travail et il ne se sent plus le bienvenu dans son église. «<em>&nbsp;Si elles savent que vous êtes homosexuel, les églises considèrent que votre musique ne peut pas servir Dieu et que vous ne pouvez pas vous présenter devant la congrégation&nbsp;</em>», soupire-t-il.</p>



<p>C’est finalement grâce à l’organisation de défense des droits de l’homme&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://asso-amahoro-paix.org/" rel="noreferrer noopener">Amahoro</a></strong>, qu’Albert Nabonibo a pu renouer avec le gospel. Cette ONG rwandaise s’est donné pour mission de permettre aux personnes marginalisées d’avoir un lieu de culte. C’est ainsi qu’est né il y a deux ans le partenariat entre une église locale, l’Église de Dieu d’Afrique et du Rwanda, et une église fondée au sein de la communauté afro-américaine États-Unis, TFAM, qui prône l’ouverture de la congrégation à tous et à toutes, y compris aux personnes LGBT.</p>



<p><strong>Un prêche pro-LGBT</strong></p>



<p>Assis sur quelques dizaines de chaises en plastique, les fidèles sont pendus aux lèvres de l’évêque Joseph Tolton, venu ce dimanche spécialement de New York. Robe blanche, croix dorée autour du coup et ordinateur portable dernier cri, il entonne un prêche effréné, ouvertement pro-LGBT&nbsp;: «<em>&nbsp;Faites de la place pour les personnes homosexuelles, pour les transgenres, pour les pauvres, pour les femmes, pour tous les marginalisés&nbsp;!&nbsp;</em>», hurle-t-il. En réponse, les alléluias retentissent.</p>



<p>Ici, tout le monde est le bienvenu&nbsp;: les jeunes mères, les quarantenaires, mais aussi les choristes à dreadlocks, jeans moulant et boucles d’oreilles. C’est ce qui a conquis Lucie, jeune Rwandaise travaillant dans l’humanitaire&nbsp;: «<em>&nbsp;J’ai choisi cette église, car elle ne prêche pas l’exclusion. À mon avis, les personnes homosexuelles ont tout simplement été créées comme telles&nbsp;</em>», explique-t-elle.</p>



<p><strong>«<em>&nbsp;Réconciliation spirituelle&nbsp;</em>»</strong></p>



<p>«<em>&nbsp;Nous faisons un travail de réconciliation spirituelle, en présentant au monde le message originel de Jésus-Christ, qui est un message d’inclusion radicale&nbsp;</em>», renchérit l’évêque Joseph Tolton. «<em>&nbsp;Son église assure-t-il s’oppose à la mainmise des conservateurs américains sur le développement mondial des églises évangéliques&nbsp;</em>» et à leur «<em>&nbsp;influence sur les évolutions sociétales de certains pays africains&nbsp;</em>».</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/aefimagesnew/imagecache/rfi_large_600_338/sites/images.rfi.fr/files/aefimagesnew/aef_image/img_9460_0.jpg" alt=""/><figcaption>Un jeune choriste dans l&rsquo;église évangélique TFAM à Kigali. © RFI/Laure Broulard</figcaption></figure>



<p>Une allusion, entre autres, aux liens entre le gouvernement ougandais et les milieux évangéliques américains, accusés d’être à l’origine de l’homophobie grandissante dans le pays. En 2009, un député ougandais a ainsi présenté devant le Parlement un tristement célèbre projet de loi prévoyant la peine de mort pour des cas «<em>&nbsp;d’homosexualité aggravée&nbsp;</em>». Si la loi n’a jamais été adoptée, les conditions de vie des personnes LGBT en Ouganda se sont depuis gravement détériorées.</p>



<p>Au Rwanda, rien de tel. Le pays ne pénalise pas l’homosexualité, faisant ainsi figure d’exception dans la région. Lorsqu’Albert Nabonibo a fait son coming out cet été, il a même été soutenu par un ministre du gouvernement qui a écrit sur Twitter&nbsp;: «<em>&nbsp;Tous les Rwandais naissent libres et égaux en droits et en liberté, et le restent&nbsp;</em>», encourageant également le chanteur à continuer le gospel.</p>



<p>Pourtant, les discriminations sont encore monnaie courante dans le pays. Ainsi Patrick, 24&nbsp;ans, assure avoir beaucoup de mal à trouver un travail et s’être fait chasser de plusieurs chorales pour être «<em>&nbsp;trop féminin&nbsp;</em>». «<em>&nbsp;Avec le gouvernement, il n’y a aucun problème. C’est la société qui nous rejette</em>&nbsp;», explique-t-il. Pour lui, TFAM représente donc bien plus qu’une église&nbsp;: «<em>&nbsp;Ça a changé ma vie. Ici, je chante sans peur devant des gens comme moi, des gens qui m’applaudissent et qui reconnaissent mon talent&nbsp;</em>», lance-t-il. Ce dimanche, le jeune homme monte sur scène le sourire aux lèvres, entouré de quatre autres choristes. Ils forment «<em>&nbsp;sa nouvelle famille</em>&nbsp;», dit-il, un endroit où il peut être totalement lui-même.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>A Dakar, l’inauguration d’une immense mosquée consacre l’influence des mourides</title>
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				<pubDate>Fri, 27 Sep 2019 18:40:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La construction de l’édifice de 10 000 m2 a été financée exclusivement par les fidèles de la confrérie soufie au Sénégal et dans la diaspora. Cinq minarets flambant neufs piquent le ciel de Dakar, soit deux de moins seulement que la mosquée sacrée de La&#160;Mecque. Culminant à 80&#160;mètres au pinacle pour le plus haut, ils sont la...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/b6c64e9_efOn3RoYIrG-RYyfq2sNy7ZY.jpg" alt="" class="wp-image-9812" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/b6c64e9_efOn3RoYIrG-RYyfq2sNy7ZY.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/b6c64e9_efOn3RoYIrG-RYyfq2sNy7ZY-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>This aerial view taken on on September 23, 2019, shows the Great Mosque of the Mourides in Dakar, on the eve of the inauguration of the building in the Senegalese capital. &#8211; Senegal&rsquo;s influential Mouride Brotherhood will inaugurate a 30,000-capacity mosque in the capital Dakar, touted as the largest in West Africa and rivalling its opulent peers in Arab nations. (Photo by Adrien BARBIER / AFP)</figcaption></figure>



<p><strong>La construction de l’édifice de 10 000 m2 a été financée exclusivement par les fidèles de la confrérie soufie au Sénégal et dans la diaspora.</strong></p>



<p>Cinq minarets flambant neufs piquent le ciel de Dakar, soit deux de moins seulement que la mosquée sacrée de La&nbsp;Mecque. Culminant à 80&nbsp;mètres au pinacle pour le plus haut, ils sont la marque visible de l’ambition de Massalikoul Djinane («&nbsp;les chemins du paradis&nbsp;»), mosquée géante dont les mourides affirment qu’elle est&nbsp;<em>«&nbsp;la plus grande d’Afrique de l’Ouest&nbsp;»</em>&nbsp;: édifiée sur 10&nbsp;000&nbsp;m<sup>2</sup>, elle pourra accueillir jusqu’à 30&nbsp;000 personnes.</p>



<p>Pour les disciples de la Mouridiya, puissante confrérie soufie du <a href="https://www.lemonde.fr/senegal/">Sénégal</a>, ce vendredi 27 septembre signe la fin de quinze ans de travaux et d’attente. Les rues du quartier populaire de Colobane, au cœur de la capitale, ont été parfumées d’encens avant la venue du calife général, le guide spirituel des mourides, attendu par des milliers de fidèles pour inaugurer l’édifice.</p>



<p>Religieuse, la cérémonie revêt aussi des atours politiques. Elle devait réunir le président, Macky Sall, ainsi que Madické Niang, candidat malheureux à la présidentielle, et l’ancien chef de l’Etat Abdoulaye Wade.&nbsp;<em>«&nbsp;On ne l’invite pas, c’est lui qui invite&nbsp;»</em>, confie l’un des maîtres d’œuvre. Une façon de rappeler que cette mosquée, les mourides la doivent en grande partie à l’ex-président (2000-2012), qui leur a donné ce terrain de 5,8&nbsp;hectares. Un geste qui pourrait étonner dans un pays laïque.&nbsp;<em>«&nbsp;La laïcité sénégalaise n’est pas une laïcité de combat, mais de consensus et de cohésion sociale&nbsp;»</em>, tient à rappeler Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute et enseignant-chercheur au centre d’études des religions de l’université Gaston-Berger, à Saint-Louis.</p>



<h4>Un goût de revanche</h4>



<p>Si la capitale sénégalaise compte d’innombrables mosquées, Massalikoul Djinane, par sa monumentalité – elle toise de treize mètres la grande mosquée de Dakar construite par le roi du Maroc Hassan&nbsp;II –, a un goût de revanche pour les mourides.&nbsp;<em>«&nbsp;C’est une étape de plus dans l’esprit de conquête et de construction de cette confrérie,&nbsp;</em>avance M.&nbsp;Sambe<em>. Le fait qu’elle se trouve à Dakar, capitale de l’empire colonial, imprime sa marque au centre du pouvoir politique.&nbsp;»</em></p>



<p>Longtemps relégués à leur ruralité, les mourides <em>« sont passés de la confrérie honnie à la plus favorisée par le pouvoir »</em>, affirme Cheikh Gueye, docteur en géographie de l’université de Strasbourg et expert de Touba, ville sainte du mouridisme située à 180 km à l’est de Dakar. De la prosternation d’Abdoulaye Wade devant son marabout, peu après son élection, à l’autoroute offerte à Touba par Macky Sall, impossible au Sénégal de faire de la politique en ignorant le réservoir de voix mourides. Lors du dernier recensement, en 1998, ils représentaient 33 % de la société sénégalaise. Aujourd’hui, ils avoisineraient les 40 %. Moins nombreux que les tidjanes – une autre confrérie soufie –, mais désormais plus influents dans la vie politique et économique du pays.</p>



<p><em>«&nbsp;C’est une consécration,&nbsp;</em>estime M.&nbsp;Gueye.<em>&nbsp;Il n’y avait pas à Dakar de mosquée à la dimension démographique de cette confrérie. Ils ont obtenu un espace pour projeter l’esprit de Cheikh Ahmadou Bamba.&nbsp;»</em>Né en&nbsp;1853, le fondateur du mouridisme a été incarcéré puis exilé pendant plus de trente ans par l’administration coloniale française, qui voyait sa capacité à rassembler comme une menace à son autorité.&nbsp;<em>«&nbsp;A Dakar, sur le chemin de l’exil, il a été retenu trois jours dans une cellule de 2&nbsp;m<sup>2</sup>, cette humiliation l’a marqué,&nbsp;</em>raconte Moctar Sarr, secrétaire général d’un réseau d’entrepreneurs mourides.<em>Désormais, Massalikoul Djinane sera la première chose qu’on verra en entrant dans Dakar. C’est une revanche sur le pouvoir colonial.&nbsp;»</em></p>



<h4>Une université à Touba</h4>



<p>Durant quinze ans – dont quatre de retard –, les travaux ont rassemblé plus de 800&nbsp;ouvriers, sénégalais en majorité, des artisans marocains et des consultants chinois, français et espagnols. Les coffrages des minarets ont été réalisés par des Suisses, qui, pourtant, ont l’interdiction d’en ériger chez eux depuis 2010. Plus qu’une mosquée, ce complexe religieux inclura aussi un institut d’études islamiques et une luxueuse résidence pouvant accueillir cent invités du calife. En tout, le projet devrait coûter 20&nbsp;milliards de francs CFA (30,5&nbsp;millions d’euros), financés exclusivement par la communauté mouride au Sénégal et dans la diaspora.</p>



<p>Une somme conséquente qui interroge sur les capacités du pays à financer son développement, lequel dépend encore largement de l’aide extérieure.&nbsp;<em>«&nbsp;Cette mosquée, c’est aussi une façon de dire à nos dirigeants&nbsp;: au lieu de demander de l’argent à l’étranger, vous pourriez utiliser notre levier communautaire&nbsp;»,&nbsp;</em>avance M. Sarr<em>.</em>&nbsp;Car chaque&nbsp;<em>«&nbsp;ndiguel&nbsp;»</em>&nbsp;(consigne) du calife général est suivi comme un ordre par les fidèles. Ainsi, quand il a demandé la construction de la mosquée, en&nbsp;2006, les dons ont afflué.&nbsp;<em>«&nbsp;Cette mobilisation participative pourrait servir dans des projets de développement inclusifs,&nbsp;</em>poursuit M.&nbsp;Sarr.<em>&nbsp;Ça permettrait de sortir de notre économie de dettes.&nbsp;»&nbsp;</em>Et de rappeler que<em>&nbsp;«&nbsp;20&nbsp;milliards de francs CFA, c’est le coût d’une centrale de 55&nbsp;mégawatts&nbsp;».</em></p>



<p>Mais pour le gouvernement, ce serait concéder un pouvoir encore plus grand à la confrérie, qui n’est pas prête à s’arrêter en si bon chemin. De fait, Massalikoul Djinane est à peine terminée qu’un nouveau chantier sort de terre, celui de l’université de Touba, dont les premiers bâtiments sont attendus dans un an. Le projet est évalué à 35&nbsp;milliards de francs CFA. Si Massalikoul Djinane est&nbsp;<em>«&nbsp;notre A380, notre Burj Khalifa&nbsp;</em>[le plus haut gratte-ciel du monde, à Dubaï]<em>&nbsp;»</em>, clame M.&nbsp;Sarr, cet autre projet monumental devra alors rivaliser avec Al-Azhar, l’université millénaire d’enseignement islamique du&nbsp;Caire, en Egypte.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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