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	<title>Réfugiés &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Réfugiés &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>En RDC, la détresse humanitaire malgré l&#8217;état de siège</title>
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				<pubDate>Mon, 19 Jul 2021 21:13:54 +0000</pubDate>
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<p><strong>D&rsquo;après le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés,&nbsp;</strong><em><strong>« près de deux millions de personnes ont été déracinées par l’insécurité et la violence dans la seule province du Nord-Kivu au cours des deux dernières années »</strong></em>.</p>



<p><em>« Nos équipes sur le terrain ont reçu des témoignages assez terrifiants. Cette situation continue d’affaiblir et de perturber les activités sociales, économiques et éducatives de milliers de personnes »,&nbsp;</em>renchérit&nbsp;Fabien Faivre, chargé de la Communication du HCR en RDC.</p>



<p><em>« Derrière ces chiffres il y a des femmes, des enfants, il y a des hommes qui n’ont pas choisi de vivre dans ce cycle de tueries, de mutilations. On parle de violences sexuelles. En fait, ces attaques viennent aggraver une situation de déplacement qui est déjà très complexe&nbsp;dans l’Est du pays. Donc le HCR appelle à améliorer d’urgence la situation de sécurité dans la région »,&nbsp;</em>insiste cet acteur humanitaire.</p>



<p>Depuis le 6 mai dernier, un état de siège a été décrété dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri par le président Félix Tshisekedi dans le but de mettre fin aux violences perpétrées par les groupes armés et rétablir l’ordre public dans la région.</p>



<h4>Faut-il une alternative à l&rsquo;état de siège ?</h4>



<p>Malgré la mise en place de cette mesure, les violences continuent. Pour Chantal Faida, activiste et responsable d’un bureau d’études consacré au leadership féminin en RDC, le bilan de cet état de siège reste mitigé.&nbsp;<em>“La population s’interroge sur le déclenchement des opérations finales contre les multiples groupes armés qui écument la région. La population se demande si ces miliciens seront totalement amnistiés, et si au nom de la paix on va sacrifier la justice… Ma recommandation est de mettre en place un mécanisme de réforme de l’état de siège »,</em>&nbsp;souligne cette militante de la société civile.</p>



<p>Au sein de l&rsquo;opinion, les avis sont partagés entre une prorogation de l&rsquo;état de siège et&nbsp;la levée de la mesure. Cependant, pour Jean-Jaques Wondo, spécialiste des questions de défense et de sécurité,&nbsp;la Constitution est claire à ce sujet. « <em>Militairement parlant, je ne pense pas que ce soit possible de ne pas proroger l’état de siège parce c’est une disposition qui est prévue par la Constitution, donc par la loi. Il est prévu que l’état de siège se déroule pendant une période de 30 jours et après, le président peut saisir les deux chambres du parlement pour pouvoir le prolonger. Donc ça reste une décision politique et constitutionnelle »,&nbsp;</em>estime l&rsquo;expert.</p>



<p>En RDC, certaines voix s’élèvent, plaidant pour le lancement d&rsquo;opérations militaires contre les groupes armés. D’autres demandent une évaluation de l’état de siège. Selon les médias locaux,&nbsp;trois civils ont été encore&nbsp;tués lors d’une attaque des Forces démocratiques alliées (ADF)&nbsp;dans la province du Nord-Kivu.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mozambique : de nouvelles attaques et des réfugiés qui affluent de Palma par milliers</title>
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				<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 11:44:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[De nouveaux affrontements ont eu lieu jeudi dans la ville de Palma, dans le nord-est du Mozambique, trois semaines après une importante attaque jihadiste qui a fait des dizaines de morts et des milliers de déplacés.   Trois semaines après l&#8217;insurrection soutenue par l&#8217;organisation État islamique, la situation sécuritaire continue de se dégrader au&#160;Mozambique.&#160;De nouveaux affrontements...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x.jpg" alt="" class="wp-image-6185" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Soldiers from the Mozambican army patrol the streets after security in the area was increased, following a two-day attack from suspected islamists in October last year, on March 7, 2018 in Mocimboa da Praia, Mozambique.  / AFP PHOTO / ADRIEN BARBIER</figcaption></figure>



<p><strong>De nouveaux affrontements ont eu lieu jeudi dans la ville de Palma, dans le nord-est du Mozambique, trois semaines après une importante attaque jihadiste qui a fait des dizaines de morts et des milliers de déplacés.  </strong></p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210328-mozambique-qui-sont-les-jihadistes-qui-terrorisent-le-nord-du-pays">Trois semaines après l&rsquo;insurrection soutenue par l&rsquo;organisation État islamique</a>, la situation sécuritaire continue de se dégrader au&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/mozambique/">Mozambique</a>.&nbsp;De nouveaux affrontements ont eu lieu, jeudi 15 avril, dans la ville de Palma, dans le nord-est du pays.</p>



<p>« Il y a eu des tirs, mais la situation est sous contrôle », a déclaré à l&rsquo;AFP une source&nbsp;militaire. Une source sécuritaire a confirmé les affrontements à Palma, ainsi que des attaques simultanées dans deux localités situées dans un rayon de 200&nbsp;km. « Ils ont attaqué Mueda, Pundanhar et Palma presque simultanément », a affirmé cette source.</p>



<p>Le 24 mars, des groupes armés qui ont fait allégeance au groupe État islamique (EI) ont semé la terreur dans la ville portuaire de 75&nbsp;000 habitants située dans la région pauvre mais riche en gaz naturel du Cabo Delgado, à seulement quelques kilomètres d&rsquo;un méga-projet gazier piloté par le groupe français Total.&nbsp;</p>



<p>La crainte de nouveaux raids menés par des rebelles galvanisés, qui ont pu se ravitailler en nourriture et en armes à Palma, planait depuis cette attaque considérée comme un tournant depuis le début des violences jihadistes en 2017 dans le Cabo Delgado.&nbsp;Des combattants connus localement sous le nom d&rsquo;Al-Shabab » (« les jeunes » en arabe) ravagent depuis plus de trois ans la province à majorité musulmane, à la frontière avec la Tanzanie.</p>



<p>Le président mozambicain&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210406-au-mozambique-l-arm%C3%A9e-affirme-avoir-repris-le-contr%C3%B4le-de-la-ville-de-palma">Filipe Nyusi avait affirmé la semaine dernière que les jihadistes avaient été « chassés » de Palma</a>. Les militaires avaient déclaré avoir tué un nombre « important » de rebelles.&nbsp;Mais dimanche, un habitant qui était retourné chez lui après avoir fui l&rsquo;attaque, a été retrouvé mort décapité, selon la police locale.</p>



<p>En rentrant, cet homme avait trouvé une grande quantité de nourriture stockée dans sa maison laissée vide et avait prévenu les autorités, a expliqué aux médias mozambicains un chef de la police locale.</p>



<p><strong>Une situation humanitaire préoccupante</strong></p>



<p>Officiellement, des dizaines de civils, policiers et militaires ont été tués dans le raid contre Palma. Le bilan réel, sans doute plus lourd, n&rsquo;est pas encore connu.</p>



<p>L&rsquo;ONG Acled recensait déjà 2 600 morts avant cette dernière attaque, dont la moitié de civils.&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210404-au-mozambique-pr%C3%A8s-de-10-000-d%C3%A9plac%C3%A9s-traumatis%C3%A9s-par-l-attaque-de-palma">Quelque 700 000 personnes ont été forcées à quitter leur foyer en raison des violences dans la région</a>, selon l&rsquo;ONU.&nbsp;</p>



<p>Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé mardi un appel de fonds de 82 millions de dollars afin d&rsquo;accroître son aide dans le nord du Mozambique. « Alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer, plus de 950 000 personnes dans le nord du Mozambique sont maintenant gravement touchées par la faim », avait déclaré un porte-parole de l&rsquo;agence onusienne, Tomson Phiri, lors d&rsquo;un point de presse à Genève.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le CNDH et le HCR se joignent pour renforcer le système national de protection des droits des réfugiés</title>
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				<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 13:36:43 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/AP_17063596100336.jpg" alt="" class="wp-image-21921" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/AP_17063596100336.jpg 670w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/AP_17063596100336-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 670px) 100vw, 670px" /><figcaption>Sur cette photo des migrants et réfugiés africains de différents pays sauvés par une ONG au large de la Libye, le 4 mars 2017. Des actions humanitaires menées par le HCR et la France visent à les aider avant qu&rsquo;ils ne tentent de traverser la Méditerranée. 
©AP Photo/Santi Palacios</figcaption></figure>



<h4>Le Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH) et le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés au Maroc (UNHCR) ont signé, mercredi, une convention-cadre visant à concrétiser la volonté des deux parties à développer de nouveaux axes d’intérêt commun, a indiqué un communiqué du CNDH.</h4>



<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;études relatives aux politiques publiques dans le domaine du droit des réfugiés, d&rsquo;échange de données et de résultats de recherches et d&rsquo;études, du suivi de la mise en œuvre des dispositions relatives aux droits des réfugiés et son évolution, du montage de projets de recherche, d&rsquo;études et des formations ou encore d&rsquo;organisation de colloques, de conférences et de séminaires.</p>



<p>« Dignité, solidarité, respect, altruisme, ces valeurs pour le CNDH représentent plus que des principes abstraits ; elles représentent, pour nous, un engagement institutionnel fondamental envers les étrangers, abstraction faite à leur situation juridique et administrative », a affirmé à cette occasion la présidente du CNDH Mme Amina Bouayach, citée par le communiqué.</p>



<p>De son côté, le représentant de l&rsquo;UNHCR, François Reybet-Degat a relevé que la signature de cet accord est une étape importante dans la coopération très étroite entre le CNDH et le HCR concernant le travail d&rsquo;asile au Maroc, notant qu&rsquo;il s&rsquo;agit également d&rsquo;un important instrument du travail conjoint que mènent le CNDH et le HCR dans la mise en œuvre de la politique nationale d&rsquo;immigration et d&rsquo;asile.</p>



<p>Les deux parties s&rsquo;engagent ainsi à coopérer pour la mise en œuvre des actions et la capitalisation sur leur expérience en élargissant leurs champs de collaboration par l&rsquo;instauration d&rsquo;un plan d&rsquo;action annuel faisant partie intégrante de cette convention, conclut la même source.</p>



<p><strong>Source : APA news/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Soudan: les déplacés du Darfour restent méfiants malgré l’accord de paix signé avec les rebelles</title>
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				<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 14:45:43 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/5e2ff84a4.jpg" alt="" class="wp-image-21280" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/5e2ff84a4.jpg 966w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/5e2ff84a4-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/5e2ff84a4-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 966px) 100vw, 966px" /><figcaption>Réfugiés du Darfour</figcaption></figure>



<p><strong>Le Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU a annoncé la prolongation du mandat d’un panel de quinze experts envoyés au Soudan jusqu’au 12 mars. Ce groupe devra notamment fournir une analyse de la situation au Darfour tandis que Khartoum devra également faire le point sur l’application de l’accord de paix signé avec les rebelles en octobre. Un accord envers lequel les déplacés de la guerre n’ont pas confiance. Reportage dans le camp de déplacé de Kassab, au nord du Darfour.</strong></p>



<p>Distribution de nourriture du Programme alimentaire mondial&nbsp;:&nbsp;Sitannisa Ismaël Abdallah tient ses sacs à la main en attendant patiemment son tour. Près de quinze ans après avoir fui son village, elle refuse de rentrer chez elle&nbsp;: «&nbsp;<em>Je n’ai plus de terre là-bas. Je suis heureuse dans le camp. J’ai tout ce qu’il faut pour survivre et subvenir aux besoins de ma famille. Je me sens en sécurité ici.</em>&nbsp;»</p>



<p>Le paradigme est tout autre pour Ibrahim Mahamat Souleymane. Avec deux épouses et seize enfants, il confie son mal-être au camp de Kassab&nbsp;: «&nbsp;<em>La plupart de mes enfants sont nés ici, mais je ne me sens pas chez moi. C’est comme une prison. Malheureusement dehors rien n’a changé. Vous pouvez sortir et être encore attaqué. J’ai fui pour sauver mes enfants. Je ne veux pas les remettre en danger.</em>&nbsp;»</p>



<h4>Une insécurité montante</h4>



<p>En effet, depuis plusieurs mois&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210213-soudan-l-impossible-retour-des-d%C3%A9plac%C3%A9s-du-darfour"><strong>l’insécurité monte</strong></a>&nbsp;avec des affrontements tribaux et des villages détruits par des hommes armés. Le PAM, qui aide environ 17&nbsp;000 personnes à Kassab, s’inquiète.</p>



<p>«<em>&nbsp;Il y a des incidents depuis juillet 2020. Ça fait peur aux déplacés qui ne peuvent plus sortir cultiver. Ça touche leur vie quotidienne par exemple lorsqu’ils veulent aller collecter du bois de chauffage et des pâturages pour le bétail</em>&nbsp;», explique Mohamed Imam, représentant de l’organisation au camp.</p>



<p>Une inquiétude et un niveau de violence qui pour l’instant rendent impossible <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210213-soudan-l-impossible-retour-des-d%C3%A9plac%C3%A9s-du-darfour"><strong>tout programme de retour massif des déplacés</strong></a>.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>



<p></p>
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		<title>Afrique de l&#8217;Est: appel à fonds du CICR pour les réfugiés</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 20:11:16 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge intensifie ses activités humanitaires pour répondre aux besoins urgents en Éthiopie, au Soudan et à Djibouti. Dans ces pays de l&#8217;Afrique de l&#8217;Est, les réfugiés et les déplacés internes ont besoin de nourriture et de services essentiels comme l&#8217;eau et les soins de santé, rapporte un communiqué...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/téléchargement-3.jpeg" alt="" class="wp-image-21071" width="328" height="328" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/téléchargement-3.jpeg 225w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/téléchargement-3-150x150.jpeg 150w" sizes="(max-width: 328px) 100vw, 328px" /><figcaption>CICR</figcaption></figure>



<h4>Le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge intensifie ses activités humanitaires pour répondre aux besoins urgents en Éthiopie, au Soudan et à Djibouti.</h4>



<p>Dans ces pays de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, les réfugiés et les déplacés internes ont besoin de nourriture et de services essentiels comme l&rsquo;eau et les soins de santé, rapporte un communiqué reçu à APA.</p>



<p>C&rsquo;est pourquoi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lance un appel à ses donateurs en vue de recueillir 20 millions de francs suisses pour renforcer au plus vite son action face aux besoins humanitaires pressants engendrés par la crise qui sévit dans la région du Tigré, en Éthiopie.</p>



<p>De son côté, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge cherche à lever 27 millions de francs suisses qui serviront à soutenir les efforts déployés par la Croix-Rouge éthiopienne, le Croissant-Rouge soudanais et la Société du Croissant-Rouge de Djibouti pour lutter contre d&rsquo;autres facteurs de vulnérabilité dans la région.</p>



<p><em>« Un grand nombre de personnes ont été déplacées dans le Tigré et près de 60 000 ont cherché refuge au Soudan. Cette population de réfugiés et de déplacés internes a cruellement besoin de nourriture et de services essentiels, tels qu&rsquo;eau et soins de santé »,</em>&nbsp;note le texte.</p>



<p>Il ajoute que dans cette région, certaines structures de santé ont été abandonnées et pillées, tandis que d&rsquo;autres commencent à manquer de fournitures et peinent à faire face à la demande croissante.</p>



<p><em>« Au Tigré, les besoins sont immenses. Il faut que le gouvernement accélère son action et que les organisations humanitaires puissent accéder au plus vite aux personnes pour leur apporter l&rsquo;aide nécessaire, avant qu&rsquo;il ne soit trop tard »</em>, affirme Patrick Youssef, directeur régional du CICR pour l&rsquo;Afrique.</p>



<p>Selon lui, en dehors des grandes villes, l&rsquo;accès humanitaire demeure problématique, et il est difficile de se faire une idée précise de la situation humanitaire dans les zones rurales.</p>



<p><em>« Les événements qui se sont produits récemment au Tigré sont venus exacerber d&rsquo;autres vulnérabilités qui étaient présentes en Éthiopie et dans les pays voisins (le Soudan et Djibouti). Avant que les combats n&rsquo;éclatent, la région était déjà confrontée à une grave insécurité alimentaire, une invasion de criquets pèlerins, la sécheresse et la pandémie de Covid-19 »,</em> explique Mohammed Mukhier, directeur régional de la Fédération internationale pour l&rsquo;Afrique.</p>



<p><strong>Source:APA news/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les Nations unies dénoncent le calvaire des candidats à l’exil</title>
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				<pubDate>Thu, 30 Jul 2020 08:32:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
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		<category><![CDATA[Réfugiés]]></category>
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				<description><![CDATA[Des milliers de réfugiés et de migrants périssent, tandis que beaucoup d’entre eux endurent d’extrêmes violations des droits humains au cours de leurs voyages irréguliers entre l’Afrique de l’Ouest et de l’Est et les côtes africaines de la Méditerranée. C’est ce qu’ont indiqué le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et le Centre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-1-2.jpeg" alt="" class="wp-image-18533" width="266" height="266" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-1-2.jpeg 225w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-1-2-150x150.jpeg 150w" sizes="(max-width: 266px) 100vw, 266px" /></figure>



<p><strong>Des milliers de réfugiés et de migrants périssent, tandis que beaucoup d’entre eux endurent d’extrêmes violations des droits humains au cours de leurs voyages irréguliers entre l’Afrique de l’Ouest et de l’Est et les côtes africaines de la Méditerranée.</strong></p>



<p>C’est ce qu’ont indiqué le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et le Centre de recherche sur les migrations mixtes (MMC) du Conseil danois pour les réfugiés dans un rapport rendu public hier, relayés par des médias.</p>



<p>Intitulé «Personne ne se soucie de ta vie ou de ta mort en route», le rapport dénonce les brutalités et les barbaries vues ou endurées par la plupart des migrants et réfugiés durant leurs périples aux mains des passeurs, des trafiquants, des milices et parfois même de fonctionnaires durant les années 2018 et 2019. Selon ledit rapport, 1750 personnes au moins auraient perdu la vie lors de ces périples durant ces deux années, soit un minimum de 72 décès par mois. «Ce qui fait de cette route migratoire l’une des plus mortelles au monde pour les réfugiés et les migrants.»</p>



<p>Ces pertes en vies humaines s’ajoutent aux milliers d’autres personnes qui ont péri ou disparu au cours des dernières années lors de traversées désespérées de la Méditerranée pour rejoindre l’Europe depuis les côtes d’Afrique du Nord (plus de 1200 en 2019, selon l’Organisation internationale des migrations).</p>



<p>Près d’un tiers des migrants meurt en tentant de traverser le Sahara. Les autres périssent dans le sud de la Libye ou le long de la route ouest-africaine incluant Bamako au Mali et Agadez au Niger. L’arrivée en Libye, pays plongé dans le chaos depuis la chute du colonel El Gueddafi en 2011, est, pour ces migrants qui rêvent d’Europe l’avant-dernière étape d’un voyage marqué par les tueries, la torture, le travail forcé et les mauvais traitements. Les femmes mais aussi les hommes «risquent le viol et les abus sexuels», particulièrement aux check-points et aux frontières, ainsi que lors de la traversée du désert.</p>



<p>Quelque 31% des réfugiés interrogés ont été témoins ou ont subi des violences sexuelles dans plus d’un endroit tout au long de leur voyage. Les passeurs sont les principaux responsables de ces violences en Afrique du Nord et en Afrique de l’Est. En Afrique de l’Ouest, ce sont les forces de sécurité, les militaires ou la police, pour un quart des violences, selon le rapport. A leur arrivée en Libye, les migrants se retrouvent la plupart du temps aux mains de trafiquants et milices agissant en toute impunité. Beaucoup de ceux qui tentent la traversée vers l’Europe sont interceptés par les gardes-côtes libyens.</p>



<p>Plus de 6200 migrants ont été renvoyés vers les côtes libyennes en 2020, et sont souvent détenus arbitrairement dans des centres de détention officiels ou clandestins, selon le rapport. «Une action décisive et concertée doit être menée par les Etats de la région, avec le soutien de la communauté internationale, pour mettre fin à cette cruauté, protéger les victimes et juger les criminels», a déclaré le haut commissaire aux réfugiés, Filippo Grandi, cité dans le rapport. Bien que la plupart des informations et des statistiques pour 2020 soient toujours en cours de collecte, l’UNHCR et le MMC savent déjà qu’au moins 70 réfugiés et migrants ont péri en 2020, dont au moins 30 personnes ont été abattues par des passeurs à la fin mai.</p>



<p><strong>Source :El watan/ Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Au Sahel, la menace du coronavirus plane sur les camps de réfugiés</title>
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				<pubDate>Wed, 08 Apr 2020 09:06:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/téléchargement.jpg" alt="" class="wp-image-16007" width="720" height="479"/></figure>



<p><strong>Aucun cas n’a pour l’heure été déclaré officiellement parmi les déplacés au Mali, au Burkina et au Niger, mais les gestes barrières s’avèrent très difficiles à mettre en œuvre.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Si on a le coronavirus au camp, ça va être une catastrophe.&nbsp;»</em>&nbsp;Hamadoun Boukary Barry s’alarme à l’idée que le&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/coronavirus-2019-ncov/">Covid-19</a>&nbsp;s’insinue dans le camp de Bamako, où lui et 23&nbsp;membres de sa famille vivent depuis qu’ils ont fui la guerre. Ce grand-père à la barbe blanche et au large boubou, qui a fui la région de Bankass (centre) avec les siens il y a un an, a des raisons de s’inquiéter&nbsp;: les camps de réfugiés et de personnes déplacées par les conflits ou les persécutions accueillent parmi les populations les plus vulnérables de la planète. A fortiori ici, au&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/sahel/">Sahel</a>, dans l’une des régions les plus pauvres du monde.</p>



<p><em>« Regardez, on dort tous là »</em>, dit-il en montrant l’entrée de sa tente. A l’intérieur, un seul matelas et quelques casseroles. <em>« Imaginez si une personne de la famille l’attrape. »</em></p>



<p>Ils sont, comme lui, un million à avoir dû tout quitter sous l’effet de la crise profonde qui agite le Sahel central depuis huit ans. Des groupes djihadistes y sèment la terreur. Ils se sont d’abord mêlés à des rebellions préexistantes dans le nord du Mali, puis ont évincé les indépendantistes et se sont implantés au Burkina Faso et au Niger voisins. Ils embrigadent sur le terreau fertile du sentiment d’abandon, répandu dans certaines ethnies, de l’impuissance et des exactions imputées à des armées faibles. Le banditisme et les éruptions de violence entre communautés alimentent le cycle de la terreur.</p>



<h4>«&nbsp;Utilisez votre turban&nbsp;!&nbsp;»</h4>



<p>Les civils n’ont d’autre choix que de prendre la route pour se réfugier dans les villes avoisinantes ou passer la frontière, si elle est proche. Ils vivent dans des camps de fortune, dépendant des aides. L’eau est rare, les moyens sanitaires limités, la nourriture arrive par lots. Le coronavirus,&nbsp;<em>«&nbsp;c’est un défi de plus, et beaucoup n’arrivent pas à comprendre ce que c’est&nbsp;»</em>, s’alarme Ibrahima Sarré, travailleur humanitaire dans le camp de déplacés de Sénou, à quelques kilomètres de l’aéroport de Bamako.</p>



<p>Il n’y a dans les trois camps de déplacés de la capitale malienne ni masques, ni gants, juste quelques kits de lavage des mains donnés par une association, qui profite de la distribution pour sensibiliser aux gestes barrières. <em>« Utilisez votre turban ! »</em>, lance Kola Cissé, membre de l’association peule Pinal Pulakuu. <em>« Tous les déplacés en ont un, c’est notre culture peule. Et comme ils n’ont pas les moyens d’acheter une boîte de masques à 25 000 francs CFA </em>[38 euros]<em> à la pharmacie, c’est un bon moyen »</em>, précise-t-il à l’AFP.</p>



<p>Le Mali a déclaré 47&nbsp;cas de contamination et 5&nbsp;décès, le Burkina 364&nbsp;cas et 18&nbsp;décès, le Niger 253&nbsp;cas et 10&nbsp;décès. Pour l’heure, aucun cas de Covid-19 n’a été déclaré officiellement parmi les déplacés au Sahel.</p>



<p>Mais dans des camps où s’agglutinent des centaines, voire des milliers de personnes, les humanitaires reconnaissent que faire appliquer les gestes barrières, c’est compliqué.&nbsp;<em>«&nbsp;C’est très difficile de faire de la distanciation quand on vit dans une tente de 5&nbsp;m<sup>2</sup>&nbsp;à treize ou quinze personnes&nbsp;»</em>, soupire Ibrahima Sarré.&nbsp;<em>«&nbsp;Comment pouvons-nous demander aux gens de se protéger quand ils n’ont pas facilement accès à l’eau&nbsp;?&nbsp;»</em>, renchérit Jamal Mrrouch, chef de mission de l’ONG Médecins sans frontières (MSF). Les déplacés&nbsp;<em>«&nbsp;peuvent être extrêmement menacés&nbsp;»</em>, prévient-il.</p>



<h4>L’action humanitaire ralentie</h4>



<p>Au Burkina, le maire de Kaya, Boukari Ouedraogo, veut croire que la mise en quarantaine d’un certain nombre de villes <em>« peut préserver »</em> la sienne, où 50 000 déplacés ont trouvé refuge. On n’accède aux sites de déplacés de Kaya qu’après avoir pris sa température et s’être lavé les mains ; et des masques ont été distribués à tous dans les camps, assure-t-il.</p>



<p>Mais au Burkina comme ailleurs, les mesures anti-coronavirus, conjuguées à la protection des personnels, compliquent et ralentissent l’action humanitaire. Les missions sont&nbsp;<em>«&nbsp;très très limitées&nbsp;»</em>&nbsp;depuis Ouagadougou, explique Moussa Bougma, chargé de communication au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).&nbsp;<em>«&nbsp;La menace du Covid-19 met en péril le travail humanitaire&nbsp;»,</em>&nbsp;alors que ce million de réfugiés dépend&nbsp;<em>«&nbsp;désormais presque entièrement de l’aide extérieure pour survivre&nbsp;»</em>, corrobore l’ONU.</p>



<p>A Bamako, le vieux Hamadoun Boukary Barry en appelle à la compassion internationale : <em>« Il faut que l’humanité soit unie, qu’on nous aide, que Dieu nous aide. »</em> Dans une tente, une jeune femme tousse et peine à respirer. Les humanitaires appellent le numéro vert mis en place par les autorités. On leur demande de l’amener au centre de santé. Les tests diagnostiquent finalement une crise d’asthme. Un ouf de soulagement parcourt le camp.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Rester en exil ou rentrer ? Le dilemme des réfugiés burundais</title>
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				<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 17:47:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
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				<description><![CDATA[Depuis que le parti au pouvoir au Burundi l&#8217;a choisi comme son candidat à la présidentielle, les regards se tournent vers Evariste Ndayishimiye. Certains exilés attendent des gestes clairs avant de décider de rentrer. Le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a choisi le général Evariste Ndayishimiye pour le représenter à l&#8217;élection présidentielle du 20 mai...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/19045045_303.jpg" alt="" class="wp-image-14304" width="737" height="416" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/19045045_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/19045045_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 737px) 100vw, 737px" /><figcaption> Plus de 70.000 Burundais se sont réfugiés au Rwanda voisin depuis le début de la crise en 2015 </figcaption></figure>



<p><strong>Depuis que le parti au pouvoir au Burundi l&rsquo;a choisi comme son candidat à la présidentielle, les regards se tournent vers Evariste Ndayishimiye. Certains exilés attendent des gestes clairs avant de décider de rentrer.</strong></p>



<p>Le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a choisi le général Evariste Ndayishimiye pour le représenter à l&rsquo;élection présidentielle du 20 mai 2020. Favori pour succéder au président Pierre Nkurunziza, sa désignation est mal accueillie par les opposants exilés qui ont fui au Rwanda pour se mettre à l&rsquo;abri des violences liées au troisième mandat de l&rsquo;actuel chef de l&rsquo;Etat.</p>



<p>Depuis 2015, plus de 70.000 Burundais se sont réfugiés au Rwanda. Cette année-là, Pierre Nkurunziza modifiait la Constitution pour se porter candidat à un troisième mandat, plongeant le pays dans une grave crise politique, émaillée de violences et d&rsquo;arrestations.</p>



<p><strong>Entre espoir&nbsp;et prudence</strong></p>



<p>Pour l&rsquo;écrivain burundais en exil, David Gakunzi, le départ de l&rsquo;actuel président est donc une bonne nouvelle pour la paix dans la région.</p>



<p>Mais les&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/burundi-climat-de-peur-avant-les-%C3%A9lections-selon-lonu/a-50295979" target="_blank" rel="noreferrer noopener">défis</a>auxquels le pays est confronté restent entiers : violence étatique, réforme des forces de sécurité, justice pour les victimes et retour des réfugiés dans de bonnes conditions.</p>



<p><em>« La plupart des réfugiés restent sceptiques. Ils pensent qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que de changements de surface. Le visage du régime ne sera peut-être plus le même mais, comme on dit, les actions valent plus que les mots. Les réfugiés attendent d&rsquo;abord des mesures concrètes avant de croire en un&nbsp; véritable changement »,&nbsp;</em>confie David Gakunzi.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/rester-en-exil-ou-rentrer-le-dilemme-des-r%C3%A9fugi%C3%A9s-burundais/a-52363993#"><img src="https://www.dw.com/image/52161544_404.jpg" alt="Evariste Ndayishimiye a été désigné candidat du CNDD-FDD le 26.01.2020" width="746" height="419"/></a></figure>



<p>Evariste Ndayishimiye a été désigné candidat du CNDD-FDD le 26.01.2020</p>



<p><strong>Ndayishimiye comme Nkurunziza ?</strong></p>



<p>Dans le discours qui a suivi sa désignation par le CNDD-FDD, le général Ndayishimiye a clairement annoncé qu&rsquo;il suivrait les traces de son prédécesseur. Le signe, selon Patrick Mitabaro, un réfugié burundais basé au Rwanda, que le sort des réfugiés ne changera pas.</p>



<p>« Rentrer à la maison est une perspective qui semble encore très lointaine », affirme-t-il dans une interview accordée à la DW.</p>



<p><em>« Quand vous écoutez les discours de Ndayishimiye, ce ne sont pas des mots qui rassurent mais plutôt des mots de terreur, des mots qui cherchent à intimider les opposants et des mots qui menacent ceux qui sont en exil »</em>, poursuit&nbsp;Patrick Mitabaro.</p>



<p>Pour les réfugiés, l&rsquo;espoir de rentrer un jour au pays est d&rsquo;autant plus ténu que les Imbonerakure, les jeunes du parti au pouvoir, continuent d&rsquo;être accusés d&rsquo;exactions, notamment à l&rsquo;encontre des&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/rwasa-positionne-son-parti-comme-une-force-alternative/a-48062212" target="_blank" rel="noreferrer noopener">opposants politiques</a>.</p>



<p>L&rsquo;initiative pour les droits de l&rsquo;homme au Burundi, une ONG internationale, a récemment tiré la sonnette d&rsquo;alarme en parlant de violences qui se poursuivent quotidiennement mais en silence. Des conditions qui rendent une fin d&rsquo;exil difficile à imaginer.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Le Rwanda reçoit des réfugiés évacués de Libye, « solution africaine aux problèmes africains »</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Jan 2020 14:28:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Depuis septembre 2019, 306 demandeurs d’asile ont atterri dans le petit Etat d’Afrique centrale en attendant que leur dossier soit traité dans un pays occidental. Autour d’un baby-foot, une dizaine de jeunes Erythréens luttent contre l’ennui, en savourant une liberté retrouvée. Il y a quatre mois encore, ils étaient en détention en Libye, sur la route de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/migrants-en-libye_952753.jpg" alt="" class="wp-image-13792" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/migrants-en-libye_952753.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/migrants-en-libye_952753-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Des réfugiés en Libye </figcaption></figure>



<p><strong>Depuis septembre 2019, 306 demandeurs d’asile ont atterri dans le petit Etat d’Afrique centrale en attendant que leur dossier soit traité dans un pays occidental.</strong></p>



<p>Autour d’un baby-foot, une dizaine de jeunes Erythréens luttent contre l’ennui, en savourant une liberté retrouvée. Il y a quatre mois encore, ils étaient en détention en Libye, sur la route de l’Europe, et les voilà redescendus 4&nbsp;000&nbsp;kilomètres plus au sud, dans un centre de transit du district de Gashora, dans l’est du Rwanda.</p>



<p>Selon un accord signé en septembre&nbsp;2019 avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’Union africaine,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/26/au-rwanda-les-premiers-refugies-africains-bloques-en-libye-attendus-a-kigali_6013105_3212.html">ce petit pays d’Afrique centrale s’est engagé à accueillir un premier contingent de&nbsp;500&nbsp;réfugiés évacués de Libye</a>, jusqu’à ce que leur demande d’asile soit traitée. Dans le cadre de ce programme appelé «&nbsp;Mécanisme de transit d’urgence&nbsp;» (ETM), ils pourront bénéficier de l’asile dans un pays occidental, être rapatriés dans leur pays d’origine, réinstallés dans un pays de la région ou rester au Rwanda. En&nbsp;2017, le gouvernement rwandais s’était dit prêt à recevoir jusqu’à 30&nbsp;000&nbsp;migrants africains sur son sol, par groupe de&nbsp;500, afin d’éviter tout débordement.</p>



<h4>Protéger des persécutions</h4>



<p>Ce système est présenté par le HCR comme une réponse à la crise des réfugiés en Libye : plus de 40 000 sont enregistrés dans le pays et quelque 4 000, parmi eux, sont actuellement bloqués dans des centres de détention, où l’accès des travailleurs humanitaires est restreint. <em>« Notre but est de les protéger des persécutions dont ils sont victimes là-bas et de leur éviter une traversée dangereuse de la Méditerranée tout en leur proposant une palette de solutions »,</em> explique Elise Villechalane, porte-parole de l’agence onusienne à Kigali.</p>



<p>Pour le Rwanda, qui accueille déjà 150&nbsp;000 réfugiés venus principalement de la République démocratique du Congo (RDC) et du Burundi, c’est une manière de soutenir des&nbsp;<em>«&nbsp;solutions africaines aux problèmes africains&nbsp;»</em>, l’un des mantras du président Paul Kagame.&nbsp;<em>«&nbsp;C’est une question d’humanité. Nous portons une assistance aux autres Africains qui souffrent en Libye&nbsp;»,</em>&nbsp;ajoutait récemment Olivier Kayumba, secrétaire permanent au ministère de la gestion des urgences (Minema), lors d’une visite du centre de Gashora.</p>



<p>Auparavant destiné à l’accueil de réfugiés burundais, le centre, situé dans la région du Bugesera, au sud de Kigali, a donc fait peau neuve. Les petites maisons de briques disséminées dans les bois hébergent 299&nbsp;demandeurs d’asile, majoritairement originaires d’Erythrée, de Somalie, d’Ethiopie et du Soudan. Ils sont libres de se rendre dans les villages alentour, peuvent suivre des cours de langue et bénéficient d’un suivi psychologique et médical.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>«&nbsp;Là-bas, c’est l’enfer sur Terre. Il y a beaucoup de maladies. J’ai vu des gens se faire torturer. Les policiers prennent des drogues la nuit et viennent pour battre les détenus.&nbsp;» Robiel, Erythréen, 24&nbsp;ans</p></blockquote>



<p>Quatre mois après la première évacuation, sept réfugiés ont déjà bénéficié d’un processus de réinstallation vers la Suède, une trentaine d’autres se préparent à les suivre et deux ont fait une demande de retour vers la Somalie, leur pays d’origine. Les autres attendent d’être fixés sur leur sort. Parfois avec inquiétude.</p>



<p><em>« Ils nous disent que certains vont rester au Rwanda, </em>lâche Robiel, un jeune Erythréen de 24 ans, <em>mais le Rwanda, ce n’est pas ma destination. J’ai trop souffert, perdu trop d’argent et trop de temps pour arriver en Europe. »</em> Assis sur un banc, il écoute ses amis jouer du krar, un instrument à cordes traditionnel de la Corne de l’Afrique. Le regard fuyant, il égrène les innombrables étapes d’une errance de plus de quatre ans qui a coûté 14 000 dollars (12 700 euros) à sa famille. Son départ d’Erythrée en bateau vers Port-Soudan, puis l’Egypte, où il est emprisonné sept mois avant d’être renvoyé en Ethiopie. Un nouveau départ vers le Soudan, puis la Libye et sa tentative de traversée de la Méditerranée. Après vingt-trois heures en mer, son bateau est intercepté par des gardes-côtes libyens et il est envoyé en centre de détention.</p>



<p><em>«&nbsp;Là-bas, c’est l’enfer sur Terre. Il y a beaucoup de maladies. J’ai vu des gens se faire torturer. Les policiers prennent des drogues la nuit et viennent pour battre les détenus&nbsp;»</em>, se souvient-il. Au terme de trois ans de détention, il est finalement sélectionné par le HCR pour être évacué au Rwanda, un pays encore plus éloigné des frontières de l’espace Schengen que son point de départ.</p>



<h4>Gérer les frustrations</h4>



<p>Le Rwanda n’est pas le premier pays à mettre en place ce type de mécanisme. Depuis le mois de novembre&nbsp;2017, le Niger en a déjà accueilli environ 3&nbsp;000 dans le cadre d’un accord similaire avec le HCR. Parmi eux, 2&nbsp;300 ont bénéficié d’une réinstallation dans un pays occidental.&nbsp;<em>«&nbsp;Cependant, le traitement des dossiers peut prendre beaucoup de temps, ce qui pose la question de la capacité qu’ont ces pays de transit à accueillir les réfugiés sur le long terme et à gérer les frustrations qui vont avec&nbsp;»</em>, tempère Johannes Claes, expert sur les migrations en Afrique de l’Ouest.</p>



<p>Le&nbsp;<a href="http://www.mixedmigration.org/">Mixed Migration Centre,</a>&nbsp;un centre de recherche indépendant, rapporte que, lors de la&nbsp;<a href="https://www.un.org/fr/events/refugeeday/">Journée mondiale des réfugiés</a>, le 20&nbsp;juin&nbsp;2019, des demandeurs d’asile évacués de Libye en&nbsp;2017 ont attaqué des véhicules du HCR en signe de protestation contre leur situation, dans le centre de transit d’Hamdallaye, à 40&nbsp;kilomètres de Niamey.&nbsp;<em>«&nbsp;Avec ce système, les pays occidentaux délèguent leurs responsabilités en termes d’asile à d’autres Etats et c’est une tendance inquiétante&nbsp;»</em>, conclut Johannes Claes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>«&nbsp;Ce qui compte, c’est que ces personnes sont en sécurité le temps que leur dossier soit traité. Et je suis fière que le Rwanda se soit porté volontaire.&nbsp;» Hope Tumukunde, représentante permanente du Rwanda à l’Union africaine</p></blockquote>



<p>A ce jour, quatre pays ont promis d’accueillir des réfugiés de Gashora&nbsp;: la France (100), la Suède (150), le Canada (200) et la Norvège (450). Le programme a obtenu le soutien de l’Union européenne, qui a promis une participation à hauteur de 10&nbsp;millions d’euros. La Norvège finance également une partie des frais du centre de transit. Joran Kallmyr, membre du Parti du progrès norvégien, une mouvance populiste et anti-immigration qui vient de quitter le gouvernement, est d’ailleurs venu au centre de Gashora en janvier.</p>



<p>Celui qui était alors ministre norvégien de la justice et de l’immigration a salué l’initiative rwandaise.&nbsp;<em>«&nbsp;C’est très bien que le Rwanda accueille les réfugiés les plus vulnérables afin que leur demande d’asile soit examinée ici, sur le continent africain, plutôt que les migrants viennent en Europe déposer leur demande et que la plupart d’entre eux soient finalement renvoyés en Afrique&nbsp;»,</em>&nbsp;a-t-il déclaré, semblant ainsi plaider pour une généralisation du système.</p>



<p>Alors que plus de 1&nbsp;000 migrants sont morts en&nbsp;2019 en tentant de traverser la Méditerranée, les signataires de l’accord insistent, quant à eux, sur les vies sauvées.<em>&nbsp;«&nbsp;Ce qui compte, aujourd’hui, c’est que ces personnes sont en sécurité le temps que leur dossier soit traité. Et je suis fière que le Rwanda se soit porté volontaire&nbsp;»</em>, avait déclaré Hope Tumukunde, représentante permanente du Rwanda à l’Union africaine, à la suite des premières évacuations à la fin du mois de septembre.<br></p>



<p><strong>Source:Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Évacués au Rwanda, les réfugiés de Libye continuent de rêver d’Europe</title>
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				<pubDate>Sun, 03 Nov 2019 13:28:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/img_9528_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-10867" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/img_9528_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/img_9528_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/img_9528_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h4>Le Rwanda accueille depuis quelques semaines des demandeurs d’asile évacués de Libye, dans le cadre d’un accord avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et l’Union africaine signé le mois dernier. Un programme d’urgence présenté comme une réponse à la crise des quelque 4&nbsp;700 réfugiés et migrants bloqués dans ce pays en guerre. Reportage.</h4>



<p>Le centre de Gashora est en pleine effervescence. Situé dans la région du Bugesera, au sud de Kigali, il accueillait auparavant des réfugiés venus du Burundi. Aujourd’hui, des équipes s’affairent pour rénover et agrandir les structures afin d’héberger les quelque 500 réfugiés évacués de Libye que le Rwanda a promis d’accueillir dans un premier temps.</p>



<p>Les 189 demandeurs d’asile déjà arrivés sont logés dans de petites maisons de briques disséminées dans les bois alentour. Un groupe de jeunes en jogging et baskets se passent la balle sur un terrain de volley. D’autres, le regard fuyant, parfois égaré, sont assis sur des bancs à l’ombre.</p>



<p><strong>«&nbsp;Je n’ai pas encore réalisé mon rêve&nbsp;»</strong></p>



<p>Rodouane Abdallah accepte de parler aux journalistes, arrivés en groupe dans un bus acheminé par le gouvernement rwandais. Originaire du Darfour, ce jeune homme de 18 ans au regard doux a posé le pied en Libye en 2017. Il a tenté sept fois de traverser la Méditerranée. Il a survécu par miracle.</p>



<p>Aujourd’hui, il se souvient encore de toutes les dates avec précision&nbsp;: le nombre de jours et d’heures passées en mer, les mois en détention. Deux ans entre les mains de geôliers ou de passeurs. «&nbsp;<em>Là bas, vous êtes nourris seulement une fois par jour, vous buvez l’eau des toilettes, vous ne pouvez pas vous doucher et vous devez travailler gratuitement sinon vous êtes battus</em>&nbsp;», se souvient-il.</p>



<p>Rodouane est aujourd’hui logé et nourri à Gashora. Il bénéficie également de soins médicaux et psychologiques. Cependant, il voit le Rwanda comme une simple étape&nbsp;: «&nbsp;<em>Je suis heureux d’avoir eu la chance de pouvoir venir ici. C’est mieux qu’en Libye. Mais je ne suis pas arrivé à la fin de mon voyage, car je n’ai pas encore réalisé mon rêve. Je veux aller en Europe et devenir ingénieur en informatique</em>&nbsp;», assure-t-il. Ce rêve, cette idée fixe, tous la martèlent aux journalistes. Pourtant les places en Europe risquent d’être limitées.</p>



<p><strong>«&nbsp;Emergency Transit Mechanism&nbsp;»</strong></p>



<p>Dans le cadre de&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://reporting.unhcr.org/node/24295" rel="noreferrer noopener">l’Emergency Transit Mechanism</a></strong>&nbsp;(ETM), le nom donné à ce programme d’évacuation d’urgence, les réfugiés de Gashora ont aujourd’hui plusieurs possibilités. Ils peuvent soit faire une demande d’asile dans un pays occidental, soit rentrer chez eux si les conditions sécuritaires sont réunies, soit bénéficier d’un processus de réinstallation dans un pays tiers sur le continent africain. Les mineurs non accompagnés pourraient ainsi rejoindre leur famille et les étudiants s’inscrire dans des universités de la région selon le HCR.</p>



<p>«&nbsp;<em>Ils ont beaucoup souffert pour atteindre l’Europe, c’est donc un objectif qui est encore très cher à leur cœur. Mais maintenant qu’ils sont au Rwanda, nous essayons d’identifier avec eux toute une palette de solutions</em>&nbsp;», explique Élise Villechalane, chargée des relations extérieures du HCR au Rwanda.</p>



<p>Mais la démarche inquiète déjà certains réfugiés&nbsp;: «&nbsp;<em>Les pays européens dépensent beaucoup d’argent pour nous éloigner de la mer Méditerranée. Et si c’est pour cela qu’on a été amenés ici, ce serait honteux. La seule chose que je pourrais faire serait de retourner en Libye et de tenter de traverser la Méditerranée</em>&nbsp;», explique un jeune Érythréen, qui préfère garder l’anonymat.</p>



<p><strong>Une solution viable&nbsp;?</strong></p>



<p>Le Rwanda n’est pas le premier pays à mettre en place ce type de mécanisme. Le Niger a lui aussi lancé un ETM en 2017. Depuis, environ 2&nbsp;900 réfugiés y ont été évacués de Libye. Environ 1&nbsp;700 d’entre eux ont été réinstallés dans des pays occidentaux à ce jour. Aujourd’hui, l’Union africaine et le HCR appellent d’autres pays africains à suivre l’exemple. Mais certaines ONG sont sceptiques quant à la viabilité du système.</p>



<p>Au Niger, le traitement des dossiers est long, ce qui crée des tensions. Le Mixed Migration Center, un centre de recherche indépendant, rapporte que des réfugiés auraient ainsi attaqué un véhicule du HCR en signe de protestation dans le centre de transit d’Hamdallaye en juin dernier.</p>



<p>Plus généralement, Johannes Claes, chef de projet Afrique de l’Ouest au MMC, dénonce une externalisation des obligations des pays occidentaux en matière de droit d’asile&nbsp;: «&nbsp;<em>Avec ce type schéma, l&rsquo;UE délègue une part de sa responsabilité au continent africain. C’est d’autant plus cynique quand on sait que l’Union européenne finance les garde-côtes libyens qui interceptent les migrants avant de les envoyer en centre de détention</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>Du côté des signataires de l’accord, on présente le projet sous un jour différent&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce qui compte aujourd’hui, c’est que ces personnes sont en sécurité le temps que leurs dossiers soient traités. Et je suis fière que le Rwanda se soit porté volontaire</em>&nbsp;», indique Hope Tumukunde, représentante permanente du Rwanda à l’Union africaine.</p>



<p>Début septembre, au moment de la signature de l’accord, Vincent Cochetel, l’envoyé spécial du HCR pour la situation en Méditerranée, assurait à Reuters que la plus grande partie du financement de ce mécanisme d’évacuation d’urgence viendrait de l’Union européenne. Il est depuis revenu sur ces déclarations. Pour le moment, c’est le HCR qui assure la totalité du financement de l’opération.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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