<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Reckya Madougou &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/reckya-madougou/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Mon, 20 Dec 2021 18:29:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.14</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>Reckya Madougou &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Verdicts Aïvo et Madougou : le ton se durcit entre le Bénin et les États-Unis</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/verdicts-aivo-et-madougou-le-ton-se-durcit-entre-le-benin-et-les-etats-unis/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/verdicts-aivo-et-madougou-le-ton-se-durcit-entre-le-benin-et-les-etats-unis/#respond</comments>
				<pubDate>Mon, 20 Dec 2021 18:29:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Benin]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Joël Aïvo]]></category>
		<category><![CDATA[Reckya Madougou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=25716</guid>
				<description><![CDATA[Après les condamnations de Joël Aïvo et de Reckya Madougou à des peines de prison ferme, Washington dénonce le « ciblage systématique des figures de l’opposition politique ». Le Bénin rétorque que la justice est libre et transparente sur son territoire. Le communiqué n’y va pas par quatre chemins. Réagissant aux lourdes peines de prison ferme prononcées...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Après les condamnations de Joël Aïvo et de Reckya Madougou à des peines de prison ferme, Washington dénonce le « ciblage systématique des figures de l’opposition politique ». Le Bénin rétorque que la justice est libre et transparente sur son territoire.</strong></p>



<p>Le communiqué n’y va pas par quatre chemins. Réagissant aux lourdes peines de prison ferme prononcées quelques jours plus tôt <a href="https://www.jeuneafrique.com/1277760/politique/benin-lopposant-joel-aivo-condamne-a-dix-ans-de-prison/">contre les opposants Joël Aïvo (dix ans)</a> et Reckya Madougou (20 ans), reconnus coupables de blanchiment d’argent pour l’un et de financement du terrorisme pour l’autre, les États-Unis ont dit leur préoccupation. Exprimant de « graves inquiétudes quant à l’ingérence de la politique dans le système de justice pénale du Bénin », le communiqué du département d’État dénonce un « ciblage systématique des figures de l’opposition politique ».</p>



<p>Une sortie que le gouvernement béninois a peu goûtée. Par la voix de son porte-parole, il a tenu à réaffirmer que la justice était libre et indépendante au Bénin. «&nbsp;Les institutions jouent leur rôle étant entendu que nous sommes dans un régime de séparation des pouvoirs, a répliqué Wilfried Léandre Houngbédji. Tout le reste n’est que conjecture.&nbsp;»</p>



<h4>Tout près de l’incident diplomatique</h4>



<p>Ce n’est pas la première fois que le ton monte entre Porto-Novo et Washington. En avril dernier déjà, quelques semaines après l’arrestation d’Aïvo et de Madougou, le département d’État américain avait fait part de ses inquiétudes, et l’on avait frôlé l’incident diplomatique. Le ministre béninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbenonci, ne s’était pas privé d’exprimer son mécontentement à l’ambassadrice américaine à Cotonou. L’affaire n’avait pas connu de suites publiques.</p>



<p>Cette fois-ci, les États-Unis ont décidé de frapper le Bénin au portefeuille. Au lendemain de la publication du communiqué du département d’État, le Millennium Challenge Corporation (MCC) a annoncé la réduction du montant de ses investissements au profit du Bénin. Le conseil d’administration du MCC s’est justifié en mettant en avant « le déclin des principes de gouvernance démocratique » au Bénin. Il ne mentionne pas directement la condamnation des deux opposants, mais le timing laisse peu de place au doute.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE BÉNIN S’EMPLOIE À CONSTRUIRE UNE DÉMOCRATIE RÉSILIENTE. SI TOUT CELA EST PERÇU, POUR CERTAINS, COMME UN DÉCLIN DÉMOCRATIQUE, C’EST LEUR PERCEPTION DES CHOSES</p></blockquote>



<p>Le MCC est un programme d’investissement dont le Bénin bénéficie depuis 2004. Il avait notamment permis, dans une première phase, de renforcer les infrastructures du port de Cotonou et de faciliter l’accès à la justice. Le second volet, signé en 2015, s’accompagnait lui d’une enveloppe de 375 millions de dollars et était orienté vers la production d’énergie électrique.</p>



<p>Au sein de l’exécutif béninois, on dit «&nbsp;prendre acte&nbsp;» de la décision américaine et l’on tente de relativiser. « Le Bénin s’emploie à construire une démocratie résiliente avec des institutions fortes, une justice qui juge autant les soutiens que les opposants au pouvoir, commente Wilfried Léandre Houngbédji. Si tout cela est perçu, pour certains, comme un déclin démocratique, c’est leur perception des choses.&nbsp;»</p>



<h4>Ils ne feront pas appel</h4>



<p>Cette passe d’armes intervient alors que l’on a appris qu’Aïvo et Madougou ne comptaient pas faire appel. Leurs avocats dénoncent une justice « prise en otage ». « Faire appel serait une perte de temps et d’énergie, tacle Me Renaud Agbodjo, l’avocat de Reckya Madougou. Car ce sont les mêmes juges de la même juridiction qui [se prononceront] en appel. »</p>



<p>Joël Aïvo, qui avait jusqu’à ce lundi 20 décembre pour déposer un recours contre sa condamnation, n’a pas expliqué pourquoi il ne poursuivait pas son combat judiciaire. Mais l’un de ses avocats, Me. Nadine Dossou Sakponou, a estimé que l’universitaire avait perdu foi en la justice de son pays. Le choix de Joël Aïvo correspondrait à sa volonté de rester « digne et cohérent ».</p>



<p>Les proches des deux opposants espèrent maintenant que leur sort fera l’objet de tractations politiques et diplomatiques. « Aujourd’hui, seul le chef de l’État détient la clé de la situation, a indiqué Me Renaud Agbodjo. Nous allons concentrer nos efforts sur ce terrain-là. »</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makayya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/verdicts-aivo-et-madougou-le-ton-se-durcit-entre-le-benin-et-les-etats-unis/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Bénin: le procès de l&#8217;opposante Reckya Madougou s&#8217;ouvre devant la Criet</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/benin-le-proces-de-lopposante-reckya-madougou-souvre-devant-la-criet/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/benin-le-proces-de-lopposante-reckya-madougou-souvre-devant-la-criet/#respond</comments>
				<pubDate>Fri, 10 Dec 2021 18:30:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Benin]]></category>
		<category><![CDATA[procès]]></category>
		<category><![CDATA[Reckya Madougou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=25589</guid>
				<description><![CDATA[Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) juge ce vendredi l’opposante Reckya Madougou pour « financement du terrorisme ». L’ancienne ministre de la Justice du Bénin et conseillère du président Faure Gnassingbé, candidate recalée à l’élection présidentielle contestée d’avril 2021, a été arrêtée le mercredi 3 mars 2021.  Reckya Madougou est&#160;poursuivie...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) juge ce vendredi l’opposante Reckya Madougou pour « financement du terrorisme ». L’ancienne ministre de la Justice du Bénin et conseillère du président Faure Gnassingbé, candidate recalée à l’élection présidentielle contestée d’avril 2021, a été arrêtée le mercredi 3 mars 2021. </strong></p>



<p>Reckya Madougou est&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211201-b%C3%A9nin-toujours-d%C3%A9tenus-les-opposants-reckya-madougou-et-jo%C3%ABl-aivo-bient%C3%B4t-jug%C3%A9s"><strong>poursuivie pour « financement du terrorisme »</strong></a>, ses cinq co-accusés, dont son neveu,&nbsp;un policier et un colonel à la retraite,&nbsp;sont jugés pour « association de malfaiteurs » ou « actes de terrorisme » ou encore « abus de fonction ».</p>



<p>Pour justifier son arrestation, en mars dernier, Mario Metonou, procureur spécial de la Criet expliquait que l’opposante a financé des opérations «&nbsp;<em>pour semer la terreur et saboter l’élection présidentielle</em>&nbsp;».</p>



<h2>&nbsp;«&nbsp;<em>Le financement venait de Madame Madougou&nbsp;</em>»</h2>



<p>Il ajoute qu’un «&nbsp;<em>colonel a accepté la mission</em>&nbsp;» et que&nbsp;ce dernier a révélé que «&nbsp;<em>le financement venait de Madame Madougou&nbsp;</em>». Des faits qu’elle a toujours niés selon ses conseils.</p>



<p>Avant l&rsquo;ouverture de son procès Reckya Madougou est&nbsp;«&nbsp;<em>calme mais combative</em>&nbsp;» affirme&nbsp;Me Agbodjo&nbsp;qui la voit au moins deux fois par semaine depuis son incarcération. Elle sera défendue par un collège de six avocats dont le Français Antoine Vey.&nbsp;Tous répètent depuis le début que le dossier est «<em>politique et sans preuve</em>&nbsp;».</p>



<p>Le président du parti Les Démocrates, dont Reckya Madougou était la candidate recalée à l&rsquo;élection présidentielle d&rsquo;avril 2021, Éric Houndete estime qu’à ce procès la justice joue son indépendance et sa crédibilité. Le tribunal rendra son verdict vendredi soir ou tôt samedi matin.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/benin-le-proces-de-lopposante-reckya-madougou-souvre-devant-la-criet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Bénin : les avocats des opposants Reckya Madougou et Joël Aivo préparent leur défense</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/benin-les-avocats-des-opposants-reckya-madougou-et-joel-aivo-preparent-leur-defense/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/benin-les-avocats-des-opposants-reckya-madougou-et-joel-aivo-preparent-leur-defense/#respond</comments>
				<pubDate>Tue, 30 Nov 2021 18:59:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Benin]]></category>
		<category><![CDATA[Joël Aïvo]]></category>
		<category><![CDATA[Reckya Madougou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=25519</guid>
				<description><![CDATA[Les opposants Reckya Madougou et Joël Aivo seront jugés au cours de la session criminelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) qui s’ouvre le 06 décembre prochain, à Porto-Novo. Les avocats des deux prévenus, éliminés de la course à la présidentielle d’avril dernier, ont toujours déclaré que les deux...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les opposants Reckya Madougou et Joël Aivo seront jugés au cours de la session criminelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) qui s’ouvre le 06 décembre prochain, à Porto-Novo.</strong></p>



<p>Les avocats des deux prévenus, éliminés de la course à la présidentielle d’avril dernier, ont toujours déclaré que les deux affaires étaient «&nbsp;<em>purement politiques</em>&nbsp;». Deux demandes de mise en liberté de Reckya Madougou ont été rejetées. Les conseillers des deux opposants espéraient un non-lieu au terme de l’instruction. Leurs clients ont été renvoyés devant les juges pour un procès. Ils estiment les juges instructeurs ont manqué de courage mais ils se préparent pour les procès.</p>



<p>Joël Aivo sera jugé en premier, le 6 décembre, jour de l’ouverture de la session criminelle de la Criet. Quatre jours plus tard, le 10 décembre, ce sera le tour de Reckya Madougou.</p>



<p>Selon nos informations, les deux dates ont été communiquées aux détenus eux-mêmes, ce lundi 29 novembre. L’un des avocats du professeur Aivo affirme, hors micro, que le dossier n’a «&nbsp;<em>rien de juridique et rien de judiciaire</em>&nbsp;». Pour le vétéran du barreau béninois, Robert Dossou, «&nbsp;<em>il n’y aucune preuve</em>&nbsp;». Leur client est poursuivi «&nbsp;<em>pour complot contre la sûreté et blanchiment</em>&nbsp;» et est en détention&nbsp;depuis bientôt huit mois.</p>



<p>Dans le dossier Madougou, les droits de la défense ont été bafoués au cours de l’instruction, fulmine son avocat Me Renaud Agbodjo&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Vu la conduite exclusivement à charge de l’instruction, nous pensons qu’il faut craindre le pire pour le procès à venir et que madame Madougou va à cette audience avec une certaine présomption de culpabilité. Nous espérons qu’il y aura un sursaut de justice. Nous préparons ce procès avec la même sérénité et la même détermination</em>&nbsp;», réagit-il à l’annonce du procès.</p>



<p>La candidate des Démocrates est poursuivie pour « financement du terrorisme ». Après son arrestation, le 3 mars, la Criet expliquait qu’elle préparait des opérations pour semer la terreur et faire suspendre le processus électoral, ce qu’elle toujours nié, selon ses avocats.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en liggne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/benin-les-avocats-des-opposants-reckya-madougou-et-joel-aivo-preparent-leur-defense/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Bénin: la justice rejette la demande de remise en liberté provisoire de Reckya Madougou</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/benin-la-justice-rejette-la-demande-de-remise-en-liberte-provisoire-de-reckya-madougou/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/benin-la-justice-rejette-la-demande-de-remise-en-liberte-provisoire-de-reckya-madougou/#respond</comments>
				<pubDate>Sun, 18 Jul 2021 15:50:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Benin]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté provisoire]]></category>
		<category><![CDATA[Reckya Madougou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=22981</guid>
				<description><![CDATA[La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a rejeté vendredi la demande de mise en liberté provisoire de l’opposante Reckya&#160;Madougou.&#160;L’ordonnance de rejet a été adressée à ses avocats samedi. Le 9 juillet dernier, l’avocat français Pierre Stasi s’est rendu à Cotonou et a déposé avec ses confrères béninois cette demande estimant que...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a rejeté vendredi la demande de mise en liberté provisoire de l’opposante Reckya&nbsp;Madougou.&nbsp;L’ordonnance de rejet a été adressée à ses avocats samedi. Le 9 juillet dernier, l’avocat français Pierre Stasi s’est rendu à Cotonou et a déposé avec ses confrères béninois cette demande estimant que le «</strong><em><strong>&nbsp;dossier était vide et que leur cliente placée en isolement totale à la prison de Missérété</strong></em><strong>&nbsp;».</strong></p>



<p>L’ordonnance a été prise vendredi, et notifiée aux six&nbsp;avocats qui défendent&nbsp;Reckya Madougou. Deux motifs justifient la décision.&nbsp;</p>



<p>Premièrement, la présidente de la Chambre des libertés et de la détention, fait remarquer que les faits reprochés à l’inculpée sont graves. Deuxièmement, elle affirme que l&rsquo;opposante&nbsp;et ses co-inculpés n’ont &nbsp;été interrogés qu’une fois et que les différentes déclarations nécessitent d’autres interrogatoires et même des confrontations.&nbsp;En conclusion, ils doivent tous rester à la disposition de la justice.</p>



<p>L’information a été portée à Reckya Madougou&nbsp;dans sa cellule.&nbsp;</p>



<p>On a également appris vendredi&nbsp;que la même commission a décidé de convoquer l&rsquo;opposante jeudi prochain, pour un second interrogatoire.</p>



<p>De leur côté, les avocats n’ont pas commenté l’ordonnance de rejet.&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210529-b%C3%A9nin-l-opposante-reckya-madougou-a-pu-recevoir-la-visite-de-son-avocat"><strong>Maître Pierre&nbsp;Stasi en quittant Cotonou</strong></a>&nbsp;il y a une semaine, déclarait, «&nbsp;<em>si notre demande est rejetée, nous recommencerons</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/benin-la-justice-rejette-la-demande-de-remise-en-liberte-provisoire-de-reckya-madougou/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>TOGO/BENIN : Des accusations de « complot » de Patrice Talon, le vrai de l’ivraie</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/togo-benin-des-accusations-de-complot-de-patrice-talon-le-vrai-de-livraie/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/togo-benin-des-accusations-de-complot-de-patrice-talon-le-vrai-de-livraie/#respond</comments>
				<pubDate>Sun, 02 May 2021 19:19:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<category><![CDATA[Benin]]></category>
		<category><![CDATA[complot]]></category>
		<category><![CDATA[Faure Gnassingbe]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Talon]]></category>
		<category><![CDATA[Reckya Madougou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=22030</guid>
				<description><![CDATA[ Le président béninois a profité d’une interview avec une radio et une télévision françaises pour ouvrir la polémique sur l’implication présumée de Faure Gnassingbé dans la déstabilisation du Bénin. Il insinue que son homologue togolais soutient les violentes manifestations qui ont émaillé sa réélection et y voit un complot pour le renverser. S’il y a...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF.jpg" alt="" class="wp-image-22031" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF.jpg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>« Faure Gnassingbé et Patrice Talon jouent depuis trois ans le ping-pong du désamour »</figcaption></figure>



<p><strong> Le président béninois a profité d’une interview avec une radio et une télévision françaises pour ouvrir la polémique sur l’implication présumée de Faure Gnassingbé dans la déstabilisation du Bénin. Il insinue que son homologue togolais soutient les violentes manifestations qui ont émaillé sa réélection et y voit un complot pour le renverser. S’il y a quelques ramifications suspectes entre l’opposition béninoise et le pouvoir de Lomé, Patrice Talon use de l’exagération pour créer une sympathie patriotique qui peine à prendre.</strong></p>



<p>86%&nbsp;! Les résultats ne manqueraient pas de provoquer un pouf de rires, même chez les proches du président sortant. Ce score soviétique sonne le requiem de la démocratie béninoise et restera dans l’histoire de ce petit pays de 12 millions d’âmes comme &nbsp;le plus élevé jamais obtenu lors d’une présidentielle. L’opposition l’a qualifié, à raison de « ridicule » et Washington a exprimé ses vives inquiétudes dans un communiqué officiel. Peu après, pour sa première sortie médiatique, Patrice Talon a choisi France24 et Radio France Internationale (Rfi) pour, depuis le palais de la Marina, alors qu’il multiplie des arrestations d’opposants, s’en prendre ouvertement au Togo. Il accuse son voisin, sans le citer nommément, d’être derrière un plan de déstabilisation et d’avoir mis beaucoup d’argent au service des manifestants et autres chasseurs, milice armée du centre du pays. Dans la foulée, le gouvernement annonce l’arrestation, au hasard d’un accident de circulation, d’un certain Kankalala Aziz. Ce supposé togolais d’origine transporterait, selon le communiqué du gouvernement béninois, 70.000 munitions de calibre 12. Une partie du renfort venu du Togo selon l’insinuation du gouvernement béninois. Si le soutien du régime togolais à une partie de l’opposition béninoise ne fait pas de doute, l’ampleur et les objectifs de Faure Gnasingbé sont bien loin de ce que fait croire Talon. L’autocrate béninois tente de se victimiser et de créer une sympathie patriotique mais peine à atteindre son objectif. Car avec sa méthode dure, les répressions mortelles dont il est l’acteur principal, la soumission des institutions et la guerre aux opposants, celui qui avait juré ne vouloir faire qu’un seul mandat de cinq ans ne convainc plus. &nbsp;Mais derrière ces accusations, l’ombre de dame Madougou…</p>



<p><strong>Reckya Madougou, la pomme de discorde</strong></p>



<p>Ancienne ministre de la justice, Madougou s’est vite convertie dans les microfinances et a trouvé, peu après sa sortie du gouvernement béninois en 2013, « refuge » à Lomé où elle conseille le président togolais. Rapidement, cette femme ambitieuse et « pouvoiriste » a pris de l’influence au Togo d’où elle a développé son réseau à l’international. Avec pour objectif, le fauteuil présidentiel. Avec « L’initiative de Nikki », du nom d’un ancien emblématique royaume du nord-Bénin, vite dispersée par le gouvernement béninois puis depuis, la cooptation financière des opposants en exil, l’ex ministre avait sa stratégie. Plusieurs fois, Talon s’est agacé de ce que Faure Gnassingbé ne freine pas les élans de sa conseillère technique et spéciale qui d’ailleurs, à Lomé, a rang de ministre. Cette femme très proche du président togolais résidait d’ailleurs à deux pas de la résidence présidentielle, dans une villa cossue que Gnassingbé a mis à sa disposition. Ce qui permet au président et à sa collaboratrice de se voir à tout moment de jour comme de nuit. Les autorités béninoises ne croient pas un seul instant qu’elle ait pu annoncer sa candidature sans le soutien de Lomé. Et même si elle avait peu de chance de remporter face au président sortant, Patrice Talon a opté pour la méthode dure. Après que la candidature de Reckya Madougou ait été rejetée, elle sera arrêtée quelques jours plus tard, en marge d’un meeting à Porto-Novo, région d’origine de la première dame, Claudine Talon. Et comme Talon sait mieux que quiconque que la revanche est un plat qui se mange froid, il l’a servi glacé à celle dont il voulait la tête depuis mathusalem. Ajoutant à cette revanche plate les rancœurs qu’il nourrissait à l’égard de son voisin, Faure Gnassingbé.</p>



<p><strong>Tenace rancune</strong></p>



<p>Les deux chefs d’Etat entretiennent, depuis toujours, des relations mitigées. Alors qu’il est arrivé au pouvoir en gentleman plus que démocrate, Talon n’a jamais caché son aversion, presque moqueuse pour Faure Gnassingbé. Le président du Bénin s’est toujours agacé du long règne de la dynastie Gnassingbé qui tient le Togo d’une main de fer et totalise presque 55 ans à la tête du pays. En août 2017, le Togo a connu une vague de violentes manifestations menées par l’énigmatique opposant Tikpi Atchadam, qui ont failli faire perdre le pouvoir à Faure Gnasingbé. Dans la foulée, en octobre de la même année, le président béninois venu pour encourager son jeune frère « <em>à trouver une porte de sortie honorabl</em>e » n’a pas daigné quitter l’aéroport de Lomé. Malgré les insistances de Faure Gnassingbé, Patrice Talon est reparti sans accepter l’invitation à une collation à Lomé II, résidence officielle du président togolais. Une absence de compassion que le togolais assimile à l’ingratitude d’autant qu’il a contribué au retour de Talon au Bénin alors que ce dernier était en exil en France. L’année suivante, lors d’une réunion de la Communauté électrique du Bénin (Ceb), organisation commune aux deux pays, Talon n’a point supporté la présence de Reckya Madougou que Cotonou soupçonnait déjà être derrière « l’initiative de Nikki » qui a mobilisé de jeunes opposants autour de Sabi Korogoné. Ce dernier, très proche de Madougou, fera un peu plus de 8 mois de prison avant d’être libéré en juin 2019. Entre temps, la Ceb a été liquidée, sur l’insistance du Bénin, abolissant ainsi l’unique structure que partageait les deux voisins. Les deux événements ont refroidi les relations entre les deux chefs d’Etat d’autant que le Togo ne manque l’occasion de soutenir Yayi Boni, ancien chef d’Etat devenu principal opposant au régime béninois. Entre Talon et Gnassingbé, la rancune se durcit, chaque jour, un peu plus.</p>



<p><strong>Les autorités togolaises rasent les murs</strong></p>



<p>Les attaques et accusations contre le Togo ont fait l’essentiel du débat électoral depuis plus d’un mois au Bénin. Députés, ministres, et enfin, le chef de l’Etat lui-même se sont succédés pour accabler l’Etat voisin et son chef sans déclencher la moindre réaction de la part du Togo. &nbsp;Silence radio à Lomé où, compte tenu de la délicatesse du sujet, les nombreux journaux qui soutiennent le pouvoir ne savent pas comment s’y prendre. Sans qu’aucun décret n’ai mis fin aux fonctions de Madougou, l’un porte-parole du gouvernement togolais, dans sa seule sortie sur le sujet, l’évoquait déjà au passé. Comme une ex conseillère… Christian Trimua ne voyait même pas le lien entre les ambitions de la « béninoise » et ses anciennes fonctions au Togo. Mais une certitude, la promiscuité entre des opposants béninois et Lomé devenaient criarde. Yayi Boni &nbsp;est passé à Lomé avant son retour au Bénin, après les soins qu’un régime de résidence surveillée pendant 52 jours à Cotonou lui a imposés. Komi Kountché, l’un des soutiens supposés des violentes manifestations qui s’enchainent au centre du Bénin, d’où l’ancien ministre des finances est originaire, a été aperçu dans la capitale togolaise. Cotonou soupçonne Lomé de lui avoir attribué un passeport diplomatique depuis que Koutché fait le tour du monde malgré la désactivation de son passeport béninois. Plusieurs leaders Des Démocrates, récente formation politique de Yayi Boni dont notamment Eric Houndété, ont fait des allers-retours, malgré la fermeture des frontières entre Cotonou et Lomé et tout cela a contribué à renforcer l’idée que depuis Lomé, une main invisible, autrement plus puissante, tire les ficelles. Le sulfureux parlementaire, Rachidi Gbadamassi a d’ailleurs crié à qui veut l’entendre que des propositions de plusieurs milliards CFA lui ont été faites au Togo pour participer « <em>au plan de déstabilisation</em>« . Sans en brandir la moindre preuve. Récemment l’ivoirien Alassane Ouattara a proposé sa médiation sans succès d’autant qu’à Cotonou comme à Lomé, les entourages des deux dirigeants ont pour mot d’ordre que « <em>Gnassingbé et Talon n’ont aucun problème</em>« . Un faux fuyant qui aura du mal à perdurer.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/togo-benin-des-accusations-de-complot-de-patrice-talon-le-vrai-de-livraie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>BENIN : Madougou, Aïvo, Hounkpè, l’opposition cafouille à se trouver un ticket gagnant</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/benin-madougou-aivo-hounkpe-lopposition-cafouille-a-se-trouver-un-ticket-gagnant/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/benin-madougou-aivo-hounkpe-lopposition-cafouille-a-se-trouver-un-ticket-gagnant/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 04 Feb 2021 13:19:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Benin]]></category>
		<category><![CDATA[Elections présidentielles]]></category>
		<category><![CDATA[opposition]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Talon]]></category>
		<category><![CDATA[Reckya Madougou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=21167</guid>
				<description><![CDATA[Reckya Madougou, conseillère du président togolais a été désignée en duel avec Patrick Djivo, ancien député pour affronter Patrice Talon lors de la prochaine présidentielle. Mais pendant que l’opposition se réunit au sein d’un front commun, la candidature de l’éminent professeur Aïvo pèse sur l’issue des consultations alors qu’un front anti-Madougou se met en place....]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/MADOUGOU.jpg" alt="" class="wp-image-21168" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/MADOUGOU.jpg 735w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/MADOUGOU-300x163.jpg 300w" sizes="(max-width: 735px) 100vw, 735px" /><figcaption>N&rsquo;étant pas une politicienne de terrain, Madougou a du pain sur la planche mais le fait d&rsquo;être une femme est atout majeur</figcaption></figure>



<p><strong>Reckya Madougou, conseillère du président togolais a été désignée en duel avec Patrick Djivo, ancien député pour affronter Patrice Talon lors de la prochaine présidentielle. Mais pendant que l’opposition se réunit au sein d’un front commun, la candidature de l’éminent professeur Aïvo pèse sur l’issue des consultations alors qu’un front anti-Madougou se met en place. Face au pouvoir autoritaire de Patrice Talon, l’opposition peine à retrouver ses marques.</strong></p>



<p>Les Démocrates, jeune parti politique qui réunit les proches de l’ancien président Boni Yayi a désigné sans surprise Reckya Madougou mercredi pour mener l’ultime combat du 11 avril avec un ancien député peu connu mais qui fait une certaine unanimité en colistier. Dans la foulée, Irenée Agossa, pilier du yayibonisme (en référence à l’ancien président béninois) organise des réfractaires autour de lui. Disqualifié face à Reckya Madougou, il n’est pas écarté qu’il fasse chevalier seul dans un combat où les règles du jeu ont été taillées sur mesure par le président sortant.</p>



<p><strong>Accouchement difficile</strong></p>



<p>Le choix de Reckya Madougou a été très rude lors des consultations que chapeaute, discrètement, le président Yayi Boni. D’autres ténors des Démocrates avaient voulu lui ravir la vedette sans y parvenir. Il faut dire qu’au-delà du fait d’être une femme remarquée, la patronne de la Team qui porte son nom est aussi une proche de l’ancien président. Dans la foulée, Irénée Agossa qui se réclame héritier de Yayi a dû démentir un message qui lui est attribué et qui est repris par le plus grand quotidien privé du pays, proche du pouvoir, Le Matinal, et qui fait cas d’une promiscuité avec un chef d’État (Faure Gnassingbé du Togo probablement) sans le nommer, évoquant à demi mot les limites et pressions déloyales de l’ex garde des sceaux. Mais finalement, cette femme qui aura 47 ans (le 30 avril) a su compter sur le soutien infaillible de Yayi Boni dont elle fut ministre pendant 5 ans avant d’être limogée en 2013. Si tout se passe pour le mieux pour elle, l’ingénieure commerciale sortie de<a href="https://etudiant.lefigaro.fr/annuaires/ecoles/institut-superieur-de-gestion-campus-de-lille-106"> l’Institut supérieur de gestion de Lille</a> devrait conduire une partie de l’opposition pour la présidentielle qui s’annonce serrée d’autant que le président sortant, qui avait promis en 2016 ne faire qu’un seul mandat, rempile.<strong> </strong></p>



<p><strong>Une opposition en grande vadrouille<br></strong></p>



<p>L’opposition est plus que dispersée face au président autoritaire qui tient tous les leviers du processus électoral. Il a réussi à prendre le contrôle de la Commission électorale nationale autonome (Cena) alors que l’ultime juge électoral, la cour constitutionnelle est tenue d’une main de fer par son avocat, Joseph Djogbénou. Dans une telle situation, la dispersion des voix de l’opposition ne peut que se retourner contre elle. Sébastien Ajavon, en exil en France&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210127-b%C3%A9nin-l-opposant-s%C3%A9bastien-ajavon-saisit-le-comit%C3%A9-des-droits-de-l-homme-de-l-onu">a saisi l’Organisation des nations unies (Onu) afin de pouvoir prendre part au scrutin</a>&nbsp;et n’entend pas «&nbsp;<em>soutenir un candidat autre que lui-même</em>«&nbsp;. Sur place, la branche dissidente des Forces cauris pour un Bénin émergeant (Fcbe) de l’ancien président Yayi aura son candidat, Paul Hounkpè notamment, acquis à Patrice Talon. L’opposition, malgré le soutien du très populaire Yayi Boni aura du mal à tirer son épingle du jeu.</p>



<p><strong>Forces et faiblesses de Madougou</strong></p>



<p>Sa principale faiblesse sera son soutien au régime togolais. Conseillère et influente au sein du gynécée de Faure Gnassingbé, elle aura du mal à convaincre de sa crédibilité d’autant qu’il lui sera délicat de contester les fraudes et irrégularités plausibles. Comment peut-elle le faire alors que l’opposition et la société civile togolaises accusent sans cesse son mentor, à la tête du Togo depuis 16 ans, d’avoir gagné le plus souvent grâce à des élections inéquitables ? La froideur qui caractérise les intellectuels et les éloigne du peuple pourrait aussi jouer contre elle. Elle devrait, pendant sa campagne, se montrer sympathique et accessible. Encore faudrait-il que, face aux relents machistes qui prévalent au Bénin, elle obtienne le parrainage d’au moins 16 des députés et maires d’autant qu’ils sont presque tous de la majorité présidentielle. Ce qui donnera vite à sa candidature l’image d’un deal entre Gnassingbé et Talon d’autant qu’elle ne peut être candidate que si la majorité présidentielle au Bénin le veut. Et surtout avec l’autorisation du président togolais qui ne voudra pas se fâcher avec son voisin. Mais elle peut compter à la fois sur son parcours académique, irréprochable, l’image de technocrate qu’elle a réussi à imposer ainsi que le soutien de Komi Koutché. L’ancien ministre des finances dispose d’une forte sympathie au centre du pays. L’hostilité que provoquent les méthodes peu démocratiques de Talon peuvent aussi jouer en sa faveur. Mais un risque, «&nbsp;<em>si elle s’en sort avec moins de 10%, ce qui est bien possible, son avenir politique est brisé</em>&nbsp;» selon un de ses proches, alors que 2026 lui serait plus favorable d’autant que le président sortant ne devrait, après ses deux mandats, plus pouvoir postuler à la magistrature suprême.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/benin-madougou-aivo-hounkpe-lopposition-cafouille-a-se-trouver-un-ticket-gagnant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>BENIN : Aïvo/Madougou, un duo redouté par Patrice Talon ?</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/benin-aivo-madougou-un-duo-redoute-par-patrice-talon/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/benin-aivo-madougou-un-duo-redoute-par-patrice-talon/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 04:48:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Benin]]></category>
		<category><![CDATA[Duel]]></category>
		<category><![CDATA[Elections présidentielles]]></category>
		<category><![CDATA[Joël Aïvo]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Talon]]></category>
		<category><![CDATA[Reckya Madougou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=21047</guid>
				<description><![CDATA[Le constitutionnaliste béninois était dans la danse depuis près d’une année. Mais ces derniers jours, Reckya Madougou est présentée par de nombreuses sources comme sa probable colistière.&#160; Une information non encore confirmée. Sauf que face à Patrice Talon, il faut plus que Joël Aïvo et la conseillère spéciale du président togolais pour faire le poids....]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/PHOTO-RM-JA-720x430.jpg" alt="" class="wp-image-21048" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/PHOTO-RM-JA-720x430.jpg 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/PHOTO-RM-JA-720x430-300x179.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>A défaut d&rsquo;une candidature de taille, ce duel permettra à Talon de légitimer sa réélection</figcaption></figure>



<p><strong>Le constitutionnaliste béninois était dans la danse depuis près d’une année. Mais ces derniers jours, Reckya Madougou est présentée par de nombreuses sources comme sa probable colistière.&nbsp; Une information non encore confirmée. Sauf que face à Patrice Talon, il faut plus que Joël Aïvo et la conseillère spéciale du président togolais pour faire le poids. Même si cette aventure devrait leur permettre de disposer d’une conséquente cagnotte grâce à de nombreux mécènes pour se préparer à des échéances futures.</strong></p>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Reckya_Madougou">A 47 ans, l’ex garde des sceaux du Bénin</a>, jusque-là conseillère du président togolais entretient le flou. Dans un message posté sur sa page facebook ce 26 janvier, elle dévoile tout lentement le secret, insistant sur des appels qui lui viendraient de la jeunesse. «&nbsp;<em>L’avenir doit et peut appartenir à ceux qui sont censés le subir&nbsp;: les jeunes</em>&nbsp;» lance Reckya Madougou, citant un livre qu’elle a publié aux éditions L’Harmattan en 2007. Ces derniers mois,&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=AUccJEqGMio">profitant de la promotion de son dernier ouvrage</a>, cette technocrate et spécialiste des finances inclusives a enchaîné des rencontres et échanges avec des jeunes, parrainant ici et là de nombreuses manifestations. Les rumeurs sont devenues plus retentissantes depuis que le président sortant,<a href="http://www.afrikastrategies.fr/2018/09/19/benin-la-democratie-a-lepreuve-dune-psychopathique-talonnade/">&nbsp;Patrice Talon à qui il est reproché d’avoir fait reculer la démocratie</a>&nbsp;pendant son premier mandant, a révélé l’identité de sa colistière. Le président béninoise ira à la prochaine présidentielle, dont il a repoussé, contre les avis de constitutionnalistes, de 45 jours la date de tenue, avec l’actuelle vice présidente du parlement, Mariam Chabi Talata Zime. Un choix d’une femme qui peut avoir précipité le probable plan Aïvo/Madougou, d’autant plus qu’au delà du fait qu’il s’agit de deux intellectuels connus dans leur pays,&nbsp; le professeur d’université et l’ex ministre ont en commun de florissants contacts de chefs d’Etat sur le continent.</p>



<p><strong>Le phénomène Aïvo</strong></p>



<p>Il était sur le terrain depuis plusieurs mois, si ce n’est un an. Respecté professeur de droit, ce natif de Porto-Novo (sud est) multiplie des sorties ici et là au point de pousser Talon, trop casanier, à entamer une tournée de reddition de comptes. En réalité, une véritable précampagne. Le président sortant est d’autant plus inquiet qu’une large partie des financements du putatif concurrent proviennent du puissant Nigeria voisin, avec qui le Bénin entretient de piteuses relations bilatérales. De nombreux proches de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammadu_Buhari">Buhari</a> dont Yemi Osinbajo, son actuel vice président, mettent la main à la pâte pour Aïvo. L’un des conseillers de ce dernier est chargé de mobiliser des hommes d’affaires du géant voisin au secours de l’ex <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Doyen_(universit%C3%A9)">doyen</a> de la Faculté de droit et de science politique de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_d%27Abomey-Calavi">Université d’Abomey-Calavi</a> (2016-2019) qui n’ayant pas occupé de « juteux » postes dans le pays, dispose de peu de moyen pour battre campagne dans un Bénin où l’argent est le principal critère de crédibilité en politique. Joël Aïvo compte aussi sur des réseaux, au Niger et au Nigeria, de Yayi Boni qui, ces derniers temps, le lâche doucement en faveur d’un hypothétique plan B. L’ancien président du Bénin ne trouve pas l’ex étudiant de l’Université Jean Moulin Lyon 3 « <em>suffisamment reconnaissant</em> » et s’agace de ses « <em>excès de liberté »</em>. Mais cela n’empêche pas le phénomène Aïvo de continuer à mobiliser de la foule, face au vide orchestré en face par Patrice Talon. En effet, grâce à de nombreuses dispositions exclusives, le président sortant s’est donné, par le biais d’acrobatiques réformes, le droit « <em>de se choisir ses adversaires</em> » comme le dénonce Komi Koutché, ancien ministre des finances. Dans une telle situation, l’outrecuidant juriste fait office de favori au sein d’une opposition en débandade et dont les ténors sont en exil en France. Soutenu par les jeunes et une grande partie de l’élite, le major de promotion DEA 2002 à l’Université Pierre Mendès Grenoble 2 peut aussi compter sur les « déçus » de la rupture qui sont « <em>majoritaires dans le pays</em> » selon Valentin Djenontin, un autre opposant en exil. Quoiqu’il arrive, et si le duo Aïvo/Madougou se met en place, il saura compter sur le bilan décrié de Patrice Talon.</p>



<p><strong>La rupture, un bilan en double teinte</strong></p>



<p>A Cotonou, ce mois de décembre, les béninois n’affluent pas dans les bars comme d’habitude en cette période de fin d’année. «&nbsp;<em>La rupture a cassé notre portefeuille et détruit le panier de la ménagère</em>&nbsp;» s’offusque Lionel. A 38 ans, ce jeune entrepreneur a vu son chiffre d’affaire baisser de plus de 80% en 5 ans. Tout comme un grand nombre de béninois, cet ancien enseignant converti aux affaires se plaint d’une «&nbsp;<em>circulation ralentie de l’argent&nbsp;»</em>. Un concept typiquement béninois auquel rétorque le président sortant «&nbsp;<em>chacun a son salaire, l’argent qui ne circule pas, c’est l’argent sale&nbsp;»</em>. Une riposte qui est loin de convaincre dans un pays où le secteur informel et notamment ce qu’on appelle là bas «&nbsp;la débrouillardise&nbsp;» occupe plus de 2/3 de la population. Mais point d’effort pour le constater, les infrastructures constituent le principal axe de l’action gouvernementale. Routes, centres de santé, établissements scolaires, stades de sports, presque tous les secteurs sont concernés dans ce pays de 12 millions d’habitants aux ressources aléatoires. Conséquence, la dette du pays a atteint 48,7% du PIB en septembre 2020 dont 53,4% constitue la dette extérieure. L’ancien chef d’Etat Nicéphore Dieu Donné Soglo dénonce «&nbsp;<em>un naufrage</em>&nbsp;» en comparant les dettes souscrites en 5 ans à celles des deux décennies précédentes. Mais ce qui aurait le plus marqué ce quinquennat, c’est la reculade démocratique. Les libertés publiques sont restreintes, Amnesty international dénonce «&nbsp;<em>une chasse à l’opposition</em>&nbsp;» et Reporters sans frontière (Rsf) a fait perdre au Bénin 17 points lors de son dernier classement sur la liberté de presse, le classant à la 113<sup>e</sup>&nbsp;place. Même l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a dû retirer cet ancien modèle démocratique de la liste «&nbsp;<em>des pays sûrs</em>&nbsp;» pour permettre à la France de recevoir plus aisément ces béninois obligés de fuir leur pays pour des raisons purement politiques. Et alors que le président Talon tient les principaux acteurs du processus électoral (la Commission électorale et la Cour constitutionnelle notamment), il devrait partir favori pour la présidentielle du 11 avril 2021. Il dispose d’une marge de manœuvre assez souple sur l’issue, par diverses manipulations et fraudes.</p>



<p><strong>JA et RM, le duo gagnant ?</strong></p>



<p>Aïvo et Madougou, le duo gagnant ? Pas vraiment et pour plusieurs raisons. D’abord, il faut que l’ex garde des sceaux du Bénin qui est encore conseillère du président Faure Gnassingbé, veuille se joindre au professeur Aïvo. Elle n’en a pas fait l’annonce officielle. Le président togolais ne l’y autoriserait pas si cette décision peut mettre à mal ses relations avec son homologue du Bénin. Ensuite, aucun des deux (Aïvo et Madougou) n’a réussi à se construire une véritable image d’homme ou de femme d’Etat. Joël Aïvo est sans doute l’un des meilleurs constitutionnalistes de l’Afrique francophone et avant d’être limogée par Yayi Boni, Reckya Madougou aura été une ministre remarquée et dont la compétence est incontestable. Mais cela ne suffira pas pour gagner une présidentielle au Bénin. Même si cette tentative peut permettre au duel de se préparer pour des victoires futures. Membre influente du gynécée qui rode autour du président togolais, Madougou peut compter sur l’aide financière de Faure Gnassingbé mais aussi sur des coups de mains d’autres chefs d’Etat notamment Alassane Ouattara et Macky Sall dont, grâce à son poste de conseillère à Lomé II, elle s’est rapprochée ces dernières années. Que ce soit le Niger, le Burkina Faso ou le Nigeria, Aïvo a des accès pointus dans plusieurs palais présidentiels africains. Cette aventure, perdue d’avance face à un Patrice Talon qui fera feu de tout bois pour s’arroger un second mandat, peut permettre tout de même de mettre de l’argent de côte pour d’autres tentatives, notamment en 2026. Encore faudrait-il qu’au-delà de son immensité intellectuelle pour Aïvo et de son remarquable charme pour Madougou, le couple démontre qu’il est une alternative crédible. Ce n’est pas encore le cas mais il peut y parvenir.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, à Paris, Afrika Stratégies France</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/benin-aivo-madougou-un-duo-redoute-par-patrice-talon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
