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	<title>recherches &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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		<title>Maladies tropicales négligées : les succès méconnus de la recherche congolaise</title>
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				<pubDate>Sat, 29 Jan 2022 18:39:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Maladie du sommeil, cécité des rivières… Malgré leur journée mondiale, le 30 janvier, les MTN n’intéressent que trop peu la recherche. Pourtant, en RDC, des scientifiques développent des traitements révolutionnaires contre ces infections oubliées. Un travail remarquable, effectué dans d’âpres conditions, qui pourrait servir de modèle à tout le continent. Peu de pays ont été aussi...]]></description>
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<p><strong>Maladie du sommeil, cécité des rivières… Malgré leur journée mondiale, le 30 janvier, les MTN n’intéressent que trop peu la recherche. Pourtant, en RDC, des scientifiques développent des traitements révolutionnaires contre ces infections oubliées. Un travail remarquable, effectué dans d’âpres conditions, qui pourrait servir de modèle à tout le continen</strong>t.</p>



<p>Peu de pays ont été aussi frappés par les maladies négligées que la République démocratique du Congo. Des vagues meurtrières de maladie du sommeil qui firent des centaines de milliers de morts au début du XXe siècle à la cécité des rivières qui rend des milliers de gens aveugles toujours aujourd’hui, le pays continue de payer un lourd tribut à ces affections pour lesquelles diagnostics, vaccins ou traitements n’existent souvent pas, ou ne sont pas adaptés – d’où leur nom de&nbsp;<a href="https://worldntdday.org/fr/">maladies tropicales négligées (MTN).</a></p>



<p>Pendant la période coloniale, l’exploitation sauvage du territoire a contribué à la propagation d’infections ravageuses. Aujourd’hui, la mise en place de programmes nationaux de lutte contre les MTN reste une tâche colossale, compliquée par la taille immense du pays, les difficultés d’accès à certaines régions, la fragilité du système de santé et les périodes d’instabilité récurrentes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL Y A ENCORE DEUX DÉCENNIES, LE SEUL TRAITEMENT DISPONIBLE CONTRE LA MALADIE DU SOMMEIL CONSISTAIT EN DES INJECTIONS D’UN DÉRIVÉ DE L’ARSENIC QUI TUAIENT UN PATIENT SUR VINGT</p></blockquote>



<p>La maladie du sommeil illustre à la perfection cette longue histoire des maladies négligées en RD Congo. Aussi appelée trypanosomiase humaine africaine (THA), cette maladie épouvantable se transmet par une piqûre de la mouche tsé-tsé et cause de grave troubles neurologiques, avant de provoquer la mort.<br>En dépit de plusieurs vagues effroyables au cours du XXe siècle, attisées par l’exploitation coloniale, les conflits et les déplacements de populations, très peu de recherches médicales avaient été menées : il y a encore deux décennies, le seul traitement disponible consistait en des injections d’un dérivé de l’arsenic qui tuaient un patient sur vingt. Mais l’extraordinaire détermination de chercheurs et de personnels de santé sur le terrain a permis de tout changer.</p>



<h4>Des pilules accessibles à tous les patients</h4>



<p>Tout a commencé en 2003, quand des scientifiques congolais, en partenariat avec l’initiative&nbsp;<a href="https://dndi.org/">Médicaments contre les Maladies Négligées (DNDi)</a>&nbsp;– une ONG de recherche médicale – , ont mis sur pied une série d’essais cliniques – aussi menés en Guinée et en République centrafricaine –, qui ont permis de développer des médicaments révolutionnaires contre la THA. Tout d’abord les formulations NECT, en 2009, suivies, en 2019, du fexinidazole, un comprimé capable de guérir tous les patients en dix jours, y compris ceux à un stade avancé de la maladie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>AVEC LES MOYENS DU BORD ET DES RESSOURCES LIMITÉES,&nbsp; LES SCIENTIFIQUES DU PAYS ONT RÉUSSI À METTRE SUR PIED DES ESSAIS CLINIQUES RÉPONDANT AUX STANDARDS INTERNATIONAUX LES PLUS STRICTS</p></blockquote>



<p>Ces simples pilules sont désormais accessibles à tous les patients de la région, que ce soit en République Centrafricaine, en République du Congo, en Guinée, au Tchad et ailleurs.<br>Et les chercheurs travaillent à présent sur un médicament appelé « acoziborole »: une seule prise de ce comprimé, facile à transporter et à distribuer, suffira à guérir les patients, notamment dans les villages les plus difficiles d’accès. Pour la première fois de son histoire, la RDC peut envisager l’élimination pure et simple de la maladie. Encore mieux : à travers ces efforts, le pays s’est révélé être un formidable leader en matière d’innovation et de recherche médicale.</p>



<p>Dans un contexte régulier de crise, avec les moyens du bord et des ressources limitées, dans des zones reculées, des villages accessibles seulement en bateau ou au bout de pistes défoncées, ses scientifiques ont réussi à mettre sur pied des essais cliniques répondant aux standards internationaux les plus stricts. Des essais en tout point comparables à ceux menés dans les pays à hauts revenus. L’année dernière, le fexinidazole a d’ailleurs été enregistré par l’agence américaine du médicament, la FDA.</p>



<h4>L’onchorcercose, 217 millions de personnes à risque en Afrique</h4>



<p>Ces chercheurs, médecins et techniciens de laboratoires congolais ont ainsi développé des compétences précieuses, qui ont permis de mettre au point des pratiques cliniques adaptées à leur environnement et qui ont sauvé d’innombrables vies. Et ils continuent de le faire.<br>Leur expérience est aujourd’hui mise à profit dans le cadre d’essais cliniques visant à développer des médicaments contre l’onchorcercose. Aussi appelée « cécité des rivières », cette maladie négligée est causée par des vers, des parasites qui se transmettent par les piqûres de la mouche noire qui vit le long des cours d’eau. Ces parasites se reproduisent dans le corps des personnes infectées, provoquant d’épouvantables démangeaisons et de graves lésions cutanées, avant de rendre aveugle.</p>



<p>Cela a beau être la deuxième cause de cécité d’origine infectieuse dans le monde, il n’existe pourtant toujours aucun médicament capable de tuer les vers adultes. La seule parade existante consiste en des distributions massives d’ivermectine, un médicament qui ne tue que les vers juvéniles, et qui doit donc être administré fréquemment, au travers de campagnes massives de prévention. Un traitement capable de guérir les patients déjà infectés est donc urgent, et les essais cliniques qui ont débuté en RDC sont un grand motif d’espoir pour les 217 millions de personnes à risque sur le continent africain. L’un des sites où ces essais ont lieu a d’ailleurs été mis sur pied, à l’origine, pour des études sur la maladie du sommeil.</p>



<h4>Laboratoire d’innovation médicale</h4>



<p>À l’approche du sommet des chefs d’État africains de Kigali, qui est prévu cette année et qui aura pour sujet les maladies négligées, l’exemple congolais pourrait servir de modèle pour d’autres pays du continent, eux aussi aux prises avec ces problèmes. La clé du succès local ? Les partenariats. Les scientifiques de RDC n’ont pas travaillé seuls. Ils ont noué des relations étroites avec des médecins d’autres pays, des bailleurs de fonds, des industriels et des organisations internationales. Ils ont aussi bénéficié du soutien fort de leur gouvernement. Et ont établi un large réseau régional de chercheurs – c’est d’ailleurs ce réseau qui a permis de mettre sur pied&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1079793/societe/covid-une-etude-100-africaine-pour-tester-les-traitements-disponibles/">Anticov, le plus grand essai clinique en Afrique pour identifier des traitements précoces contre le Covid-19.</a></p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL Y A URGENCE: 1,7 MILLIARDS DE PERSONNES DANS LE MONDE SONT AFFECTÉES PAR LES MALADIES NÉGLIGÉES, SELON L’OMS</p></blockquote>



<p>Nous voulons tirer les leçons de ces expériences, pour que la République démocratique du Congo puisse devenir un laboratoire d’innovation médicale pour toutes les MTN sur le continent. Il y a urgence: 1,7 milliards de personnes dans le monde sont affectées par les maladies négligées, selon l’Organisation mondiale de la santé. Ces maladies frappent de façon disproportionnée les communautés déjà les plus défavorisées, alimentant ainsi un cycle vicieux de la pauvreté. Trouver des médicaments contre les MTN, c’est participer au mieux-être économique et social de tout un pays.<br>La République Démocratique du Congo doit donc perdurer sur cette voie. Elle doit faire preuve de leadership et, en coopération avec ses partenaires et ses voisins, continuer de mettre l’innovation médicale au cœur des solutions aux défis de santé du continent africain.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Gabon, des scientifiques sur la piste des virus émergents</title>
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				<pubDate>Wed, 16 Dec 2020 09:48:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Des chercheurs arpentent la forêt vierge pour étudier les chauves-souris, suspectées d’être à l’origine de la plupart des épidémies transmises à l’homme, dont le Covid-19. Est-ce un film de science-fiction&#160;? Une série dystopique&#160;? Six hommes en combinaison jaune, couverts de la tête aux pieds, grimpent laborieusement vers une cavité perdue au cœur de la forêt...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/deaa8c2_264945277-000-8wr7bq-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-20602" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/deaa8c2_264945277-000-8wr7bq-1024x682.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/deaa8c2_264945277-000-8wr7bq-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/deaa8c2_264945277-000-8wr7bq-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/deaa8c2_264945277-000-8wr7bq.jpg 1328w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Des chercheurs du Centre interdisciplinaire médical de recherches de Franceville effectuent des prélèvements buccaux et rectaux sur des chauves-souris dans la grotte de Zadié, au Gabon, le 25 novembre 2020. STEEVE JORDAN / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Des chercheurs arpentent la forêt vierge pour étudier les chauves-souris, suspectées d’être à l’origine de la plupart des épidémies transmises à l’homme, dont le Covid-19.</strong></p>



<p>Est-ce un film de science-fiction&nbsp;? Une série dystopique&nbsp;? Six hommes en combinaison jaune, couverts de la tête aux pieds, grimpent laborieusement vers une cavité perdue au cœur de la forêt vierge, à la recherche de virus émergents. Ces chercheurs du Centre interdisciplinaire médical de recherches de Franceville (CIRMF) se rendent dans la grotte de Zadié, dans le nord-est du&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/gabon/">Gabon</a>, pour étudier les chauves-souris, suspectées d’être à l’origine de la plupart des épidémies transmises à l’homme ces dernières années&nbsp;: le SRAS en&nbsp;2003, le MERS en&nbsp;2012, Ebola et aujourd’hui le SARS-CoV-2, à l’origine du Covid-19 qui paralyse la planète.</p>



<p>Le chemin est jonché d’humus, d’écorces et de feuilles roussies qui exhalent le parfum de la forêt vierge de ce pays dont le climat tropical, chaud et humide, et la faune luxuriante offrent un terrain particulièrement favorable à la prolifération de virus, ce dont n’ont pas conscience les populations locales. Mais peu à peu, l’odeur de la terre humide laisse place à celle du guano, les excréments des chauves-souris. D’abord légère, elle devient suffocante. L’air se fait irrespirable. Des abeilles et des papillons aux reflets argentés tournoient près des visages concentrés des chasseurs de virus. Sous la combinaison, la chaleur est étouffante. La sueur perle sur les lunettes de protection des chercheurs. Au-dessus d’eux, la cime des arbres se perd dans des nuages menaçants et les lianes semblent descendre du ciel.</p>



<p>Soudain, comme une bouche ouverte sur la forêt, l’entrée de la grotte apparaît. Un flot bruyant de chauves-souris s’échappe du trou noir béant. Leurs déjections recouvrent d’un épais manteau blanc glissant le sol et les parois rocheuses.&nbsp;<em>«&nbsp;Tirez&nbsp;!&nbsp;»</em>, ordonne le professeur Gaël Maganga, jusqu’à ce que le filet servant à capturer les mammifères soit tendu sur toute la largeur. Les animaux sentent la présence des visiteurs. Le flux se tarit légèrement. Mais lorsque l’un des scientifiques s’avance et allume sa lampe torche, une nuée de chauves-souris fonce vers la sortie et le piège se referme sur elles. Les prélèvements peuvent commencer.</p>



<h4>Un réservoir de 1,7 million de virus inconnus</h4>



<p><em>«&nbsp;C’est quel sexe&nbsp;? Il est jeune lui&nbsp;!&nbsp;»</em>, s’exclame M.&nbsp;Maganga, enseignant-chercheur à l’université de Franceville, la troisième ville du pays. A l’aide d’écouvillons stériles, il effectue des prélèvements buccaux et rectaux.&nbsp;<em>«&nbsp;Notre travail consiste à identifier les agents pathogènes qui pourraient représenter un danger pour les populations humaines et comprendre les transmissions inter-espèces&nbsp;»</em>, explique à l’AFP le scientifique, également codirecteur de l’unité Emergence des maladies virales du CIRMF, qui abrite l’un des deux laboratoires P4 d’Afrique, une classification internationale autorisant la manipulation des virus les plus dangereux dans ces bâtiments hermétiquement clos.</p>



<p>Le 29 octobre, le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES) prévenait dans un rapport que les pandémies comme le Covid-19 allaient se multiplier et faire de plus en plus de morts, évoquant un immense réservoir de 1,7 million de virus inconnus dans le monde animal, dont 540 000 à 850 000 <em>« auraient la capacité d’infecter les humains »</em>. D’ailleurs, 70 % des nouvelles maladies (Ebola, Zika) et <em>« presque toutes les pandémies connues »</em> (grippe, sida, Covid-19) sont des zoonoses, c’est-à-dire issues de pathogènes animaux.</p>



<p><em>«&nbsp;Il faut arrêter de penser que l’homme est d’un côté et l’animal de l’autre. En matière de santé, ce qui se passe chez l’un va avoir un impact chez l’autre. Protéger la faune sauvage, protéger la nature, c’est protéger l’homme&nbsp;»</em>, souligne Pauline Grentzinger, vétérinaire du Parc naturel de la Lékédi, qui œuvre pour la préservation de la biodiversité, tout près de Franceville.&nbsp;<em>«&nbsp;Les comportements humains sont souvent à l’origine de l’émergence de virus. Aujourd’hui, avec la pression démographique, l’intensification de l’agriculture ou encore la chasse, les contacts entre les humains et les animaux sont de plus en plus fréquents&nbsp;»</em>, renchérit le professeur Maganga.</p>



<h4>Des chauves-souris porteuses du virus Ebola</h4>



<p>Au Gabon, toutes les épidémies d’Ebola se sont déclarées dans la région de la grotte de Zadié, tout près de la frontière avec le Congo-Brazzaville. Les chercheurs du CIRMF y ont prélevé des chauves-souris porteuses du virus, ce qui leur a permis de découvrir que l’animal était l’organisme hôte à l’origine de l’épidémie. Le professeur Maganga a également mis en évidence la présence d’un certain nombre de coronavirus en circulation chez ces chauves-souris, dont certains proches de coronavirus humains.</p>



<p>Pourtant, cela n’empêche pas les villageois des alentours de pénétrer dans les grottes pour chasser la chauve-souris, tout comme l’antilope, la gazelle ou encore le singe. Au Gabon, malgré l’interdiction en avril de la vente de pangolin et de chauve-souris, les villageois continuent de traquer les animaux sauvages pour s’assurer un moyen de subsistance dans cette région reculée.&nbsp;<em>«&nbsp;En une nuit, je peux gagner ce que je gagne en un mois&nbsp;»</em>, plaide Aristide Roux, 43&nbsp;ans, habitant un village proche de la grotte, qui expose sur un tronc coupé en bordure de route une gazelle tuée dans la nuit. Le Covid-19&nbsp;?&nbsp;<em>«&nbsp;Il n’est pas encore arrivé jusqu’au village&nbsp;»</em>, tranche le chasseur.</p>



<p>Pour Just-Parfait Mangongwé, un autochtone de 20 ans membre de l’équipe du CIRMF, les gens de son village <em>« ne croient pas »</em> aux virus. D’où l’importance de <em>« sensibiliser ces chasseurs qui vivent depuis toujours de cette ressource »</em>, estime le professeur Maganga.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Des femmes scientifiques de 15 pays d&#8217;Afrique réunies à Dakar</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Nov 2019 18:37:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Des doctorantes et post-doctorantes issues de 15 pays d&#8217;Afrique participent cette semaine au programme «&#160;Pour les femmes et la science&#160;» lancé par la fondation L’Oréal et l’Unesco. C’est la 10e édition de ce programme qui vise à valoriser les recherches et parcours de femmes scientifiques en Afrique. Anglophones ou francophones, ces scientifiques se sentent solidaires,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19735278lpw-19735310-article-jpg_6695246_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-11507" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19735278lpw-19735310-article-jpg_6695246_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19735278lpw-19735310-article-jpg_6695246_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>Des doctorantes et post-doctorantes issues de 15 pays d&rsquo;Afrique participent cette semaine au programme «&nbsp;Pour les femmes et la science&nbsp;» lancé par la fondation L’Oréal et l’Unesco. C’est la 10e édition de ce programme qui vise à valoriser les recherches et parcours de femmes scientifiques en Afrique.</h4>



<p>Anglophones ou francophones, ces scientifiques se sentent solidaires, car elles rencontrent souvent les mêmes obstacles dans leurs carrières. Notamment le fameux plafond de verre. La Sénégalaise Najah Fatou Coly, pharmacienne biologiste, fait des recherches sur la lutte contre les infections survenant lors de l’accouchement.</p>



<p>Pour elle, ce rendez-vous, «&nbsp;<em>c’est encourageant. Ça montre que les femmes commencent à se mettre dans la science. Les thématiques qui sont étudiées par les différentes lauréates sont d’actualité, et elles essaient de régler des problèmes, des problèmes de santé publique, des problèmes par rapport à l’environnement.</em>&nbsp;»</p>



<p>Ces femmes scientifiques sont parfois confrontées aux préjugés qui persistent, mais aussi plus globalement au manque de moyens. La Camerounaise Francine Tankeu, 31 ans, étudie l’alliage de la biochimie et des plantes pour soigner la leucémie. La chercheuse espère poursuivre ses travaux au Cameroun, même si la majorité de ses collègues sont partis à l’étranger.</p>



<p>«&nbsp;<em>À partir du cycle de niveau recherche, généralement, dans nos universités, les encadreurs préfèrent travailler avec des étudiants de sexe masculin, parce que le rôle d’épouse, de mère, constitue un frein pour l’avancée de nos projets de recherche, mais aussi les défis à relever au quotidien sont nombreux, notamment l’absence de financement au niveau national dans le domaine de la recherche et l’absence du plateau technique adéquate</em>&nbsp;», nous explique Francine Tankeu.</p>



<p>L’an dernier, on comptait 2,4% de scientifiques africains parmi les chercheurs dans le monde. Dont à peine 30% étaient des femmes. Elles recevront ce jeudi soir des bourses de 10&nbsp;000 à 15&nbsp;000 euros pour soutenir leurs travaux.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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