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	<title>rechauffement climatique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>rechauffement climatique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Madagascar : première famine due au réchauffement climatique (Onu)</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Dec 2021 18:53:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L&#8217;insécurité alimentaire a contraint les populations à adopter des mesures de survie telles que la consommation d’insectes, de fruits de cactus rouge ou de tubercules, affirme le Programme alimentaire mondiale (Pam). Une famine causée par le climat et non par les conflits. Voilà ce dont souffre actuellement la région du Grand Sud à Madagascar. Depuis...]]></description>
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<p><strong>L&rsquo;insécurité alimentaire a contraint les populations à adopter des mesures de survie telles que la consommation d’insectes, de fruits de cactus rouge ou de tubercules, affirme le Programme alimentaire mondiale (Pam).</strong></p>



<p>Une famine causée par le climat et non par les conflits. Voilà ce dont souffre actuellement la région du Grand Sud à Madagascar. Depuis plus d’un an, cette partie du pays est confrontée à une grave crise de la faim. Et selon le Programme alimentaire mondiale (Pam), cette situation est due à plusieurs années consécutives de sécheresse, auxquelles s’ajoutent les tempêtes de sable, les infestations de criquets et les effets de la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Et aujourd’hui, «&nbsp;<em>au moins 1,3 million de personnes dont 30.000 souffrant de la faim ont besoin d’une aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence</em>&nbsp;», informe le Pam, ajoutant qu’«&nbsp;<em>environ un demi-million d’enfants de la région souffrent de malnutrition et 110.000 d’entre eux risquent de perdre la vie s’ils ne reçoivent pas d’aide</em>. »</p>



<p>«&nbsp;<em>Des femmes, des enfants et des familles mangent des cactus ou des criquets pour survivre à cette sécheresse et plus d&rsquo;un demi-million d&rsquo;enfants souffrent de malnutrition aiguë. Cela se produit dans un pays et une région qui ont le moins contribué au changement climatique</em>&nbsp;», a soutenu le Coordinateur humanitaire pour Madagascar, Issa Sanogo.</p>



<p>Affirmant y avoir «&nbsp;<em>vu le visage humain de la crise climatique mondiale</em>&nbsp;», il a appelé la communauté internationale à augmenter de toute urgence son soutien aux personnes confrontées à la faim dans cette région.</p>



<p>Selon l’Onu, la situation humanitaire désastreuse conduit les familles à retirer leurs enfants de l&rsquo;école afin qu&rsquo;ils puissent participer aux tâches quotidiennes, notamment à la recherche de nourriture et d&rsquo;eau.</p>



<p>De même, poursuit l’Organisation des Nations unies, la violence sexiste et la maltraitance des enfants ont augmenté, et les gens quittent les zones rurales pour les zones urbaines à la recherche de nourriture et de services.</p>



<p>«&nbsp;<em>J&rsquo;ai rencontré des familles qui m&rsquo;ont dit avoir dû vendre tous leurs biens personnels, jusqu&rsquo;à leurs casseroles, pour acheter de petites quantités de nourriture qui ne leur permettront pas de tenir longtemps</em>&nbsp;», a expliqué le Coordinateur humanitaire. «&nbsp;<em>Il est impératif que le monde agisse maintenant pour aider ces familles</em>&nbsp;», a-t-il martelé.</p>



<p>A en croire l’ONU, les organisations humanitaires à Madagascar ont considérablement étendu leurs opérations en 2021. Elles ont atteint près de 880.000 personnes avec une assistance vitale, en complément des efforts du gouvernement dans le cadre de son Plan national de réponse à la crise dans le Grand Sud.</p>



<p>Cependant, souligne l’organisme de coopération internationale, avec le pic de la période de soudure (janvier à avril) qui approche, il est essentiel que la réponse s&rsquo;intensifie.</p>



<p><strong>Source: APA News/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cop 26 : 150 millions de dollars pour le bassin du Congo</title>
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				<pubDate>Sat, 30 Oct 2021 18:59:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Bassin du congo]]></category>
		<category><![CDATA[cop 26]]></category>
		<category><![CDATA[rechauffement climatique]]></category>

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				<description><![CDATA[Deuxième « poumon du monde », le bassin du Congo pourrait être un allié de poids dans la lutte contre le réchauffement climatique. À condition que sa sauvegarde devienne une priorité à la fois pour les responsables politiques, les scientifiques et les bailleurs de fonds. La deuxième plus grande étendue de forêt tropicale de la planète se...]]></description>
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<p><strong>Deuxième « poumon du monde », le bassin du Congo pourrait être un allié de poids dans la lutte contre le réchauffement climatique. À condition que sa sauvegarde devienne une priorité à la fois pour les responsables politiques, les scientifiques et les bailleurs de fonds.</strong></p>



<p>La deuxième plus grande étendue de forêt tropicale de la planète se trouve en Afrique centrale, dans le bassin du Congo. Il assure la subsistance de quelque 80 millions d’habitants dans la région et les précipitations que ses forêts génèrent, jusqu’au Sahel et sur les hautes plateaux éthiopiens, font en outre vivre plus de 300 millions d’Africains ruraux. Ces forêts, qui abritent différentes espèces animales, dont les éléphants de forêt, les gorilles des plaines, les chimpanzés et les bonobos, jouent également un rôle essentiel dans la régulation du climat de la planète.</p>



<h4>Mal loti</h4>



<p>La pérennité de tels services vitaux, tant pour l’homme que pour la planète, n’est pas garantie, eu égard au changement climatique rapide et au développement en cours dans la région. La capacité de la forêt tropicale à absorber du dioxyde de carbone diminue à mesure que les températures augmentent. Bien qu’elle soit plus lente qu’ailleurs sous les tropiques au cours des dernières décennies, la déforestation a entraîné la perte de plus de 500 000 hectares de forêt primaires rien qu’en 2019. Un phénomène appelé à s’intensifier si rien n’est fait, si de nouvelles politiques ne sont pas envisagées.</p>



<p>Pourtant, les forêts tropicales d’Afrique centrale mobilisent beaucoup moins l’attention des milieux scientifiques et des pouvoirs publics que celles d’Amazonie et d’Asie du Sud-Est. Ainsi, entre 2008 et 2017, le bassin du Congo n’a reçu que 11 % des flux financiers internationaux destinés à la protection et à la gestion durable des forêts dans les zones tropicales, contre 55 % pour l’Asie du Sud-Est et 34 % pour l’Amazonie.</p>



<p>Même comparé au reste du continent, le bassin du Congo apparaît lésé. Un exemple :&nbsp; financé par le Royaume-Uni,&nbsp; le Future Climate for Africa (FCFA) a investi 20 millions de livres sterling (27&nbsp;millions de dollars américains) dans la modélisation panafricaine et dans quatre&nbsp;projets axés sur l’Afrique orientale, occidentale et australe. Rien dans le bassin du Congo ou en Afrique centrale.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ENTRE 2008 ET 2017, LE BASSIN DU CONGO N’A REÇU QUE 11&nbsp;% DES FLUX FINANCIERS INTERNATIONAUX DESTINÉS À LA PROTECTION DES FORÊTS DANS LES ZONES TROPICALES</p></blockquote>



<p>Les répercussions de cette négligence sont visibles dans la sixième évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de 2021 : l’Afrique centrale était l’une des deux seules régions du monde (avec la pointe sud de l’Amérique du Sud) à ne pas disposer de données suffisantes permettant aux experts d’évaluer, dans son rapport 2021, les tendances passées en matière de chaleur extrême.</p>



<h4>L’exemple brésilien</h4>



<p>Nous sommes un groupe de ministres responsables des forêts de la région et de scientifiques évoluant sur le terrain et qui conseillent les gouvernements. Ensemble, nous appelons à une initiative pour la science du climat dans le bassin du Congo. Elle comprendrait un programme de recherche évalué à 100 millions de dollars d’une durée de dix ans, lié à un fonds distinct de 50 millions de dollars destinés à former des ressortissants du bassin du Congo en vue de l’obtention d’un doctorat scientifique. Un tel financement transformerait notre compréhension de ces forêts majestueuses, fournissant une contribution cruciale aux décideurs politiques pour les aider à adopter des politiques visant à contrer les crises environnementales imminentes de la région.</p>



<p>Il existe un précédent. Au milieu des années 1990, la recherche sur les forêts tropicales de la région amazonienne était limitée et essentiellement menée par des scientifiques étrangers. Officiellement lancé en 1998 et dirigé par des Brésiliens, le programme d’expérimentation biosphère-atmosphère à grande échelle en Amazonie, connu sous le nom de LBA, a représenté un effort de 100 millions de dollars pour dix ans. Il a révolutionné la compréhension de la forêt amazonienne et de son rôle dans le système terrestre.</p>



<p>Le LBA a nécessité six années de mesures intensives et a couvert la climatologie, l’hydrologie, l’écologie et la biogéochimie sur une superficie de 550 millions d’hectares. Il comprenait 120 projets et 1 700 participants, dont 990 Brésiliens. L’un de ses plus grands héritages a été la création d’une nouvelle génération de chercheurs brésiliens. Deux décennies plus tard, le Brésil est désormais largement reconnu comme le premier pays au monde pour la surveillance des forêts tropicales et est à la pointe de la science des forêts tropicales.</p>



<h4>En terre inconnue</h4>



<p>À cheval sur huit nations, le grand bassin du Congo couvre quelque 240 millions d’hectares de forêts contiguës. Le simple fait d’échantillonner cette vaste région relève de la gageure. Y accéder nécessite souvent des journées de voyage en pirogue et de longues randonnées à travers la jungle humide, rythmées par la pataugeoire dans les marécages. À cela s’ajoute un préjugé omniprésent : travailler dans la région du bassin du Congo est périlleux, face aux risques d’instabilité politique, de maladies inconnues ou d’animaux dangereux. En réalité, sur une large partie de l’Afrique centrale, les risques sont similaires à ceux de la forêt amazonienne ou des écosystèmes de savane d’Afrique de l’Est.</p>



<p>Ces différents défis peuvent être surmontés. Coécrits par plusieurs d’entre nous, des articles publiés ces dernières années soulignent à quel point la région est importante et peu étudiée. En 2017, le plus grand complexe de tourbières tropicales au monde, d’une superficie de 14,6 millions d’hectares au cœur du bassin du Congo, a été cartographié pour la première fois. Ce travail a radicalement changé notre compréhension des réserves de carbone dans la région. En mars 2020, un consortium international a montré que les forêts tropicales humides d’Afrique absorbent chaque année la même quantité de carbone que celle émise chaque année par l’utilisation de combustibles fossiles sur l’ensemble du continent africain dans les années 2010.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES FORÊTS TROPICALES DU BASSIN DU CONGO SERAIENT PLUS EFFICACES POUR RALENTIR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE QUE CELLES D’AMAZONIE</p></blockquote>



<p>En décembre 2020, il a été démontré qu’une baisse drastique de 81 % de la production fruitière pendant trois décennies dans une zone forestière du Gabon coïncidait avec le réchauffement climatique et s’accompagnait d’une diminution de 11 % des éléphants de forêt, en partie tributaires de ces fruits pour leur alimentation. Et en avril, la première évaluation régionale de la composition des communautés d’arbres en Afrique centrale a été publiée, étude qui cartographiait les zones vulnérables au changement climatique et aux pressions humaines.</p>



<p>Dans l’ensemble, les données étonnamment récentes (bien que quelque peu limitées) suggèrent que les forêts tropicales du bassin du Congo sont plus denses en carbone, plus efficaces pour ralentir le changement climatique et résister à ses effets que les forêts tropicales amazoniennes. Mais nous ignorons comment les sécheresses croissantes, les températures plus élevées, l’exploitation forestière sélective et la déforestation pourraient interagir – une équation à plusieurs inconnues qui comprend la possibilité d’une réduction des précipitations dans le Sahel et les hauts plateaux éthiopiens. Il y a quelque 2 500 ans, de vastes étendues de forêts du bassin ont été perdues pendant une période de stress climatique. Les chercheurs ne sont toujours pas parvenus à expliquer cet événement, ni à évaluer la probabilité de sa répétition.</p>



<p>On sait peu de choses sur la région car la science est insuffisante en Afrique centrale. Curieusement, les chercheurs ne comprennent toujours pas les principes de base expliquant pourquoi différents types de forêts se retrouvent là où ils sont dans le bassin du Congo. Les modèles climatiques pour cette région sont médiocres, en raison non seulement de l’interaction complexe des influences des océans Atlantique, Indien et Austral mais aussi du manque de données climatiques locales. Sans plus de données et plus de spécialistes, il est impossible de faire des prévisions fiables des réponses de ces forêts aux changements du climat et de l’utilisation des terres.</p>



<h4>Enthousiasme, financement et leadership</h4>



<p>Il est urgent d’investir dans la science fondamentale pour combler ces lacunes. Une initiative scientifique sur le climat du bassin du Congo devrait se concentrer sur trois problématiques essentielles : comment le bassin du Congo fonctionne-t-il actuellement en tant que système intégré ? Comment les changements en matière d’utilisation des terres et de climat affecteront-ils sa fonction ? Dans quelle mesure les différentes options de développement sont-elles durables&nbsp;?</p>



<p>Ces thématiques soulèvent des questions plus spécifiques auxquelles les politiques devront répondre, en particulier si les pays ambitionnent d’atteindre l’objectif de zéro émission de dioxyde de carbone à l’horizon 2050. Parmi ces questions, la quantité de carbone stockée dans la végétation et les sols. Ces quantités et d’autres doivent être déclarées, conformément aux engagements pris par les pays dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat de 2015. À l’heure actuelle, la plupart des pays d’Afrique centrale s’appuient sur des valeurs par défaut, qui pourraient se révéler très fausses. Selon un récent article sur les forêts de montagnes africaines très proches des bords du bassin, par exemple, les valeurs de stockage de carbone mesurées étaient 67 % plus élevées que les valeurs par défaut.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UNE INITIATIVE SCIENTIFIQUE NE FONCTIONNERA QUE SI ELLE RENCONTRE L’ENTHOUSIASME DES CHERCHEURS ET LE SOUTIEN ACTIF DES PAYS CLÉS DU BASSIN DU CONGO</p></blockquote>



<p>Une initiative scientifique ne fonctionnera que si elle rencontre l’enthousiasme des chercheurs, si ces derniers font preuve de leadership et si elle bénéficie du soutien actif des pays clés du bassin du Congo, ainsi que de l’adhésion des bailleurs de fonds. Nous envisageons trois étapes pour atteindre ces objectifs.</p>



<p>Premièrement, les scientifiques de la région du Congo devraient organiser un atelier avec les architectes et les participants du LBA pour évaluer les leçons de la région amazonienne. Cette coopération sud-sud construirait un cadre dirigé par des scientifiques pour répondre aux questions de recherche cruciales.</p>



<p>Deuxièmement, une réunion de responsables politiques et de conseillers de la région faciliterait les discussions sur les questions politiques pertinentes que les scientifiques pourraient étudier. Celle-ci serait dirigée par le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon et la République du Congo –&nbsp;les quatre nations menant le plus de recherches dans la région. La réunion aiderait à obtenir le soutien politique des ministères responsables des forêts, de l’environnement, de l’eau, du climat, des sciences et des universités.</p>



<p>Troisièmement, les partenaires devront développer un programme scientifique global acceptable pour les bailleurs de fonds. Un tel programme inclurait probablement l’intensification de nombreux efforts déjà en cours, mais dont la portée est actuellement insuffisante ou dont le financement n’est pas fiable. Cela accélérerait les progrès scientifiques.</p>



<p>Par exemple, une poignée de sites de terrain établis existent déjà dans le bassin du grand Congo, notamment dans le parc national de la Lopé, au Gabon, et dans la réserve de biosphère de Yangambi, en République démocratique du Congo. Ces «&nbsp;super-sites&nbsp;» sont des stations de terrain sophistiquées avec du personnel à temps plein qui collecte des ensembles de données fiables et sur le long terme concernant la végétation, les animaux et l’environnement physique, voire les flux de gaz à effet de serre à Yangambi. Mais les sites sont trop peu nombreux, et ils s’appuient sur les efforts héroïques des champions locaux. Il devrait y avoir une douzaine d’emplacements dans toute la région, avec un financement cohérent pour soutenir des projets de recherche complexes.</p>



<p>De même, le Réseau d’observation des forêts tropicales humides africaines (Afritron), créé en 2009, suit chaque arbre dans des parcelles d’échantillonnage permanentes pour estimer le bilan carbone des forêts non perturbées. Bien que cet observatoire soit passé de ses 40 sites d’origine en Afrique centrale à plus de 200 aujourd’hui, ceux-ci ne couvrent que 250 hectares sur un total d’environ 240&nbsp;millions d’hectares. Il s’agit d’un échantillonnage très clairsemé à partir duquel tirer des conclusions régionales.</p>



<h4>Nouvelles opportunités</h4>



<p>Pendant ce temps, le Forest Global Earth Observatory (Forestgeo), créé en 1990 pour comprendre comment les forêts tropicales maintiennent un nombre aussi diversifié d’espèces d’arbres, n’a établi que quatre&nbsp;sites en Afrique centrale en trente&nbsp;ans, dont aucun au centre du bassin. Il y a un besoin évident d’expansion.</p>



<p>Enfin, la campagne de terrain aéroportée AfriSAR 2016, une collaboration entre la National Aeronautics and Space Administration (Nasa), l’Agence spatiale européenne et l’Agence gabonaise d’études et d’observation spatiales, a montré comment combiner différents ensembles de données pour cartographier soigneusement les types de forêts et leurs stocks de carbone dans le parc national de la Lopé au Gabon. Ce modèle pourrait être reproduit ailleurs dans le bassin.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>&nbsp;CENT MILLIONS DE DOLLARS ASSURERAIENT LE CHANGEMENT RADICAL NÉCESSAIRE À LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET OFFRIRAIENT DES OPPORTUNITÉS AUX JEUNES AFRICAINS</p></blockquote>



<p>Tous ces travaux nécessiteront de lier théorie, observations, expérimentations et modélisations. Il devrait attirer une diversité d’experts internationaux de premier plan pour se concentrer sur l’Afrique et fournir une formation aux ressortissants du bassin du Congo. Un programme de recherche de 100 millions de dollars offrirait de nouvelles opportunités et des options de carrière indispensables aux scientifiques africains. L’investissement lié de 50 millions de dollars, axé sur le développement des talents, pourrait produire environ 200 doctorats décernés par les principales universités du monde entier. Cela créerait une nouvelle génération de scientifiques, y compris de futurs dirigeants, en Afrique centrale. Le programme de formation assurerait le changement radical nécessaire à la capacité scientifique et offrirait des opportunités aux jeunes chercheurs africains qui ont actuellement du mal à concourir pour des bourses internationales, lesquelles sont souvent remportées par des étudiants d’Asie ou d’Amérique du Sud.</p>



<h4>L’argent bien dépensé</h4>



<p>Ce programme scientifique de 150 millions de dollars sur une durée de dix ans a besoin d’investisseurs. On pourrait envisager de combiner les fonds des gouvernements qui ont fait d’importants investissements forestiers et scientifiques dans le bassin du Congo par le passé, notamment la Belgique, la France, l’Allemagne, la Norvège, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Union européenne. Les alternatives incluent les agences des Nations unies, les fonds internationaux pour le climat et les organisations philanthropiques privées.</p>



<p>Un tel programme devrait figurer parmi les priorités des bailleurs de fonds, compte tenu des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. Ceux-ci incluent le renforcement des capacités pour une planification et une gestion efficaces liées au changement climatique (ODD13), l’augmentation des ressources financières pour conserver et utiliser de manière durable la biodiversité et les écosystèmes (ODD15), l’augmentation du nombre de chercheurs dans les pays à faible revenu et l’augmentation de la recherche et du développement (R&amp;D).</p>



<p>Le financement mondial de la R&amp;D s’élevait à 2 200 milliards de dollars en 2019. Ainsi, investir 150 millions de dollars sur une décennie pour mieux comprendre et protéger la deuxième plus grande étendue de forêt tropicale au monde est modeste. Par comparaison, le coût total prévu par le gouvernement américain pour le projet du génome humain était de 2,7 milliards de dollars, et l’Agence spatiale européenne dépense environ 500 millions de dollars pour ses satellites scientifiques plus grands et durables. Les 100 millions de dollars que la LBA a apportés à l’Amazonie dans les années 1990 équivalent actuellement à environ 160&nbsp;millions de dollars.</p>



<h4>Autonomiser les populations locales</h4>



<p>L’investissement dans la science sera rentabilisé plusieurs fois. Considérez simplement le rôle des forêts en tant que réservoirs de maladies zoonotiques. Une meilleure gestion des forêts réduit le risque d’épidémies, sans parler de pandémies. Certains pourraient objecter que les interventions directes dans l’aide au développement sont plus urgentes que l’investissement dans la science climatique et écologique. Cependant, ces fonds sont généralement indépendants et ne se font pas concurrence. En outre, la vieille formule «&nbsp;mettre fin à la pauvreté&nbsp;» ou «&nbsp;protéger l’environnement&nbsp;» ne s’appliquent plus : les Africains souffriront de manière disproportionnée si les températures ne sont pas limitées conformément à l’accord de Paris. Cela doit inclure la protection des forêts du bassin du Congo.</p>



<p>Des efforts supplémentaires pourraient aider à soutenir les objectifs du programme scientifique du bassin du Congo. Il y a notamment un manque de modèles économiques qui montrent comment les forêts sur pied peuvent devenir plus précieuses que les paysages convertis. Leur développement soutiendrait les décisions politiques visant à maintenir le couvert forestier.</p>



<p>Plusieurs efforts sont également en cours pour améliorer la gestion des forêts qui visent à autonomiser les populations locales, à augmenter les revenus et à protéger l’environnement. Il s’agit notamment du transfert des décisions de gestion des terres aux populations locales, par exemple par le biais de la foresterie communautaire, et de la création de produits finaux à haute valeur ajoutée à partir d’une exploitation forestière sélective plutôt que de dépendre de l’exportation de bois brut non transformé. Une nouvelle initiative scientifique pourrait évaluer diverses approches pour comprendre ce qui fonctionne le mieux.</p>



<p>Nous savons si peu de choses sur les forêts majestueuses d’Afrique centrale. Une initiative sur la science du climat du bassin du Congo réduirait notre ignorance collective. Le manque d’investissement est l’obstacle à la sauvegarde de ces précieux écosystèmes. Surmontez cela et l’avenir du deuxième « grand poumon vert » de la Terre sera plus radieux.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Après l&#8217;Algérie, le nord du Maroc ravagé à son tour par des feux de forêts</title>
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				<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 16:52:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Le nord du Maroc est touché depuis dimanche par des feux de forêts, favorisés par de fortes chaleurs et du vent. Plusieurs régions du pays enregistrent ces derniers jours des températures allant jusqu&#8217;à 49°C.  Après la Grèce, la Turquie et l&#8217;Algérie, le nord du&#160;Maroc&#160;est à son tour touché par des feux de forêts. Lundi 16 août,...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le nord du Maroc est touché depuis dimanche par des feux de forêts, favorisés par de fortes chaleurs et du vent. Plusieurs régions du pays enregistrent ces derniers jours des températures allant jusqu&rsquo;à 49°C. </strong></p>



<p>Après la Grèce, la Turquie et l&rsquo;Algérie, le nord du&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/maroc/">Maroc</a>&nbsp;est à son tour touché par des feux de forêts. Lundi 16 août, les pompiers&nbsp;luttaient pour la troisième journée consécutive contre ces incendies, attisés par des fortes chaleurs et des vents persistants.</p>



<p>Les vents changeants « n&rsquo;aident pas à maîtriser l&rsquo;incendie », a expliqué le directeur régional du Département des eaux et forêts à Chefchaouen, Rachid El-Anzi. 700 hectares de forêts ont déjà été décimés.</p>



<p>700 hectares de forêt partis en fumée en trois jours</p>



<p>« Aucune victime n&rsquo;est à déplorer, la priorité ayant été donnée à la prévention de la propagation du feu vers les zones habitées », a-t-il ajouté.</p>



<p>Plus de 500 personnes, dont des pompiers et des militaires, « sont toujours mobilisées pour venir à bout de ces incendies », a indiqué le chef du Centre national de gestion des risques climatiques forestiers, Fouad Assali, à l&rsquo;agence de presse officielle MAP. Les équipes de pompiers sont épaulées par « quatre Canadair&nbsp;des Forces Royales Air et quatre avions Turbo trush&nbsp;de la Gendarmerie royale », a-t-il&nbsp;ajouté.</p>



<p><strong>Jusqu&rsquo;à 49°C dans certaines régions</strong></p>



<p>Les causes de ces incendies ne sont pas encore connues, a précisé Rachid El-Anzi, estimant que les fortes chaleurs et les vents pouvaient constituer des éléments déclencheurs.</p>



<p>Plusieurs régions du royaume enregistrent depuis vendredi des températures pouvant aller jusqu&rsquo;à 49°C, selon le département de météorologie. Des températures élevées accompagnées de vents étaient prévues jusqu&rsquo;à lundi dans plusieurs régions du Maroc.</p>



<p>Une vague de chaleur « exceptionnelle » entre le 9 et le 11 juillet avait déjà « favorisé le déclenchement de vingt feux » dans le royaume, incendiant 1 200 hectares de forêts, selon le département des eaux et forêts.</p>



<p>Le bassin méditerranéen est touché ces deux dernières semaines par des feux, notamment en&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/europe/20210813-les-incendies-ma%C3%AEtris%C3%A9s-en-gr%C3%A8ce-mais-les-pompiers-ne-rel%C3%A2chent-pas-leur-vigilance">Grèce</a>, en Turquie et en&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20210811-alg%C3%A9rie-les-incendies-ont-fait-65-morts-dont-28-militaires-tv-nationale">Algérie</a>. Dans ce dernier pays, plus de 90 personnes sont mortes ou portées disparues depuis lundi dernier dans les incendies.</p>



<p>Les unités de la Protection civile algérienne s&rsquo;efforçaient lundi d&rsquo;éteindre huit derniers foyers d&rsquo;incendie dans sept wilayas, la plupart en Kabylie, la région la plus touchée dans le nord de l&rsquo;Algérie. Plus de 41 feux ont été éteints ces dernières 24 heures, a précisé la Protection civile.</p>



<p>À l&rsquo;est du bassin méditerranéen, de nouveaux incendies ont toutefois éclaté près de Jérusalem, dans des zones boisées, et les maisons de plusieurs villages ont été évacuées, a annoncé la police israélienne.</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Analyse &#8211; Le rapport climatique de l&#8217;ONU décrit un monde en réchauffement rapide où « personne n&#8217;est en sécurité »</title>
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				<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 18:20:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Le Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
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		<category><![CDATA[rechauffement climatique]]></category>

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				<description><![CDATA[Un rapport scientifique phare de l&#8217;ONU lundi a montré que personne n&#8217;est à l&#8217;abri des effets accélérés du changement climatique et qu&#8217;il est urgent de préparer et de protéger les gens alors que les conditions météorologiques extrêmes et la montée des mers frappent plus durement que prévu. Le rapport du Groupe d&#8217;experts intergouvernemental sur l&#8217;évolution...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>U<strong>n rapport scientifique phare de l&rsquo;ONU lundi a montré que personne n&rsquo;est à l&rsquo;abri des effets accélérés du changement climatique et qu&rsquo;il est urgent de préparer et de protéger les gens alors que les conditions météorologiques extrêmes et la montée des mers frappent plus durement que prévu.</strong></p>



<p>Le rapport du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat (GIEC), rédigé par 234 scientifiques, indique que le réchauffement climatique d&rsquo;environ 1,1 degré Celsius a entraîné de nombreux changements dans différentes régions – des sécheresses et tempêtes plus graves à la montée des mers.</p>



<p>Ceux-ci augmenteront tous avec le réchauffement, mais il n&rsquo;est pas trop tard pour réduire les émissions de réchauffement climatique afin de maintenir l&rsquo;augmentation de la température aux objectifs internationalement convenus de « bien en dessous » de 2C et idéalement de 1,5C &#8211; ce qui aiderait à arrêter ou à ralentir certains des impacts. , selon le rapport.</p>



<p>Des responsables de l&rsquo;ONU ont déclaré que le GIEC avait de plus en plus sonné l&rsquo;alarme dans ses rapports réguliers au cours des quatre dernières décennies, mais que cela n&rsquo;avait pas suscité de réponses politiques adéquates.</p>



<p>« Le monde a écouté mais n&rsquo;a pas entendu ;&nbsp;le monde a écouté mais n&rsquo;a pas agi avec assez de force &#8211; et par conséquent, le changement climatique est un problème qui existe maintenant », a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l&rsquo;environnement.</p>



<p>« Personne n&rsquo;est en sécurité et la situation empire plus rapidement », a-t-elle déclaré aux journalistes lors du lancement du rapport en ligne.</p>



<p>Le président du GIEC, Hoesung Lee, a déclaré que le rapport offrait une meilleure compréhension du changement climatique et de la manière dont il se manifeste déjà dans le monde.</p>



<p>« Cela nous dit qu&rsquo;il est incontestable que les activités humaines sont à l&rsquo;origine du changement climatique et rendent les événements météorologiques extrêmes plus fréquents et plus graves », a-t-il déclaré, le décrivant comme une « boîte à outils précieuse » pour les négociateurs lors des discussions sur le climat de la COP26 en novembre.</p>



<p>Toutes les régions du monde sont touchées, a-t-il ajouté, notant que le rapport contient des informations détaillées sur les impacts par région, ainsi que des connaissances en développement rapide sur l&rsquo;attribution d&rsquo;événements météorologiques extrêmes au changement climatique.</p>



<p>Il propose également un atlas interactif permettant aux gens de vérifier les changements climatiques là où ils vivent.</p>



<p>Petteri Taalas, le secrétaire général de l&rsquo;Organisation météorologique mondiale (OMM), qui héberge le GIEC, a déclaré que les engagements actuels des gouvernements à réduire leurs émissions pourraient, s&rsquo;ils sont confirmés et mis en œuvre, limiter le réchauffement climatique à 2,1 °C.</p>



<p>Mais ce niveau d&rsquo;élévation de la température entraînerait encore de nombreux problèmes, notamment des pénuries alimentaires, une chaleur extrême, des incendies de forêt, une élévation du niveau de la mer, une potentielle « crise des réfugiés » et des impacts négatifs pour l&rsquo;économie mondiale et la biodiversité, a-t-il ajouté.</p>



<p>En plus de réduire les émissions, « il est essentiel de prêter attention à l&rsquo;adaptation au climat car la tendance négative du climat se poursuivra pendant des décennies et dans certains cas pendant des milliers d&rsquo;années », a-t-il déclaré lors du lancement du rapport.</p>



<p>Un moyen efficace de s&rsquo;adapter, a-t-il déclaré, consiste à investir dans des services d&rsquo;alerte précoce pour des menaces telles que les sécheresses et les inondations &#8211; mais seulement la moitié des 195 pays membres de l&rsquo;OMM en disposent actuellement, alimentant des pertes humaines et économiques.</p>



<p>Il existe également de graves lacunes dans les systèmes de prévision météorologique et météorologique en Afrique, dans certaines parties de l&rsquo;Amérique latine, des Caraïbes et du Pacifique, a-t-il noté.</p>



<h4>INFRASTRUCTURE RÉSILIENTE</h4>



<p>Youba Sokona, vice-président du GIEC et conseiller spécial pour le développement durable au groupe de réflexion South Center, a déclaré que le rapport aiderait les décideurs politiques africains à améliorer leur capacité à comprendre les changements climatiques et à anticiper ce qui pourrait arriver.</p>



<p>Cela leur permettrait de concevoir des infrastructures plus résilientes, telles que des barrages plus grands dans les zones sujettes à la sécheresse ou des défenses plus élevées contre les inondations dans les villes, et de rechercher des financements pour de tels projets, a-t-il déclaré à la Fondation Thomson Reuters par appel vidéo depuis Bamako, la capitale du Mali.</p>



<p>Le rapport comprend des informations scientifiques spécifiques sur les régions polaires, indiquant qu&rsquo;il est très probable que l&rsquo;Arctique se soit réchauffé à plus de deux fois le taux mondial au cours des 50 dernières années.</p>



<p>Cela a conduit à plus d&rsquo;épisodes de chaleur extrême, à un dégel du pergélisol et à des saisons d&rsquo;incendie plus longues, tandis que l&rsquo;Arctique pourrait être libre de glace en été au moins une fois d&rsquo;ici 2050, a-t-il déclaré.</p>



<p>L&rsquo;auteur principal du rapport du GIEC, Dirk Notz, qui dirige la recherche sur la glace de mer à l&rsquo;Université allemande de Hambourg, a déclaré que l&rsquo;Arctique était « le système d&rsquo;alerte précoce de notre planète », le changement climatique s&rsquo;y manifestant plus tôt et plus fort.</p>



<p>Il a déclaré que les décideurs devraient utiliser le nouveau rapport pour planifier des niveaux de la mer potentiellement supérieurs aux fourchettes prévues antérieurement.</p>



<p>Par exemple, si la construction d&rsquo;une digue côtière pour se protéger contre des eaux plus hautes de 1 mètre ce siècle, il serait judicieux de permettre qu&rsquo;elle soit surélevée pour faire face à une élévation de 2 m si nécessaire.</p>



<p>« J&rsquo;espère&#8230; que la société et les décideurs politiques comprennent vraiment ce qui est en jeu ici &#8211; que nous quittons la zone de confort de notre système climatique dans lequel nous vivons depuis des milliers d&rsquo;années et que nous nous dirigeons vers un territoire complètement inexploré , » il ajouta.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Face au réchauffement climatique, la Cnuced plaide pour des investissements massifs en Afrique</title>
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				<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 16:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Cnuced]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[rechauffement climatique]]></category>

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				<description><![CDATA[La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) propose des outils pour permettre à l’Afrique de lutter, elle aussi, contre le réchauffement climatique. Au premier rangs desquels une économie plus dirigée et un accroissement des investissements dans le secteur de l&#8217;énergie. Face aux conséquences du réchauffement climatique, la&#160;Conférence des Nations unies...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/cha.jpg" alt="" class="wp-image-9742" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/cha.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/cha-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>A young ethiopian girl takes part in a national tree-planting drive in the capital Addis Ababa, on July 28, 2019. &#8211; Ethiopia plans to plant a mind-boggling four billion trees by October 2019, as part of a global movement to restore forests to help fight climate change and protect resources. The country says it has planted nearly three billion trees already since May. (Photo by MICHAEL TEWELDE / AFP)</figcaption></figure>



<p><strong>La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) propose des outils pour permettre à l’Afrique de lutter, elle aussi, contre le réchauffement climatique. Au premier rangs desquels une économie plus dirigée et un accroissement des investissements dans le secteur de l&rsquo;énergie.</strong></p>



<p>Face aux conséquences du réchauffement climatique, la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/787825/economie/afrique-selon-la-cnuced-les-investissements-etrangers-en-hausse-sur-le-continent/">Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced)</a>&nbsp;reste fidèle à son habitude de prendre à rebrousse-poil le consensus économique planétaire en préconisant un plus grand dirigisme.&nbsp;Dans son&nbsp;<em>Rapport annuel sur le commerce et le développement 2019</em>&nbsp;publié le 25 septembre, la Cnuced&nbsp;souligne les difficultés qui attendent les pays en développement pour participer à la défense de l’environnement. «&nbsp;La protection du climat exige une nouvelle vague d’investissements massifs devant servir à réformer le secteur de l’énergie et d’autres secteurs émetteurs de carbone&nbsp;», y lit-on.</p>



<h4>Des objectifs hors d’atteintes</h4>



<p>Le problème est que l’endettement des pays les moins riches a explosé, depuis les annulations de dette des années 2000, et que les capacités de financement de ces pays sont très réduites, malgré le maintien de taux très bas sur les marchés. À titre d’exemple, la dette publique de l’Afrique du Sud est passée de 31 % de son produit intérieur brut (PIB) en 1980 à 53 % en 2017, et sa dette privée (particuliers et entreprises) a bondi dans le même temps de 48 à 71 %.</p>



<p>«&nbsp;S’ils veulent satisfaire les besoins en investissement que demandent la réalisation des quatre&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/268193/economie/adoption-des-odd-un-programme-pour-les-gens-et-la-planete-selon-ban-ki-moon/">Objectifs de développement durable fixés par l’ONU d’ici 2030</a>&nbsp;(élimination de la pauvreté, promotion de la nutrition, institution d’un vrai système de santé, mise sur pied d’un système éducatif de qualité) leur tâche semble difficile&nbsp;», explique Rachid Bouhia, économiste et co-auteur du rapport.</p>



<p>Par exemple, si l’Algérie, le Bénin, le Cameroun, l’Éthiopie, le Kenya, le Malawi, le Mali, l’Ouganda et la Tanzanie voulaient y parvenir, «&nbsp;il faudrait soit qu’ils réalisent une croissance de 21 % par an sans augmentation de leur ratio dette/produit intérieur brut actuellement de 47 %, soit qu’ils portent ce ratio à 185 %. Aucun de ces deux scénarios n’est réaliste&nbsp;», constate le rapport.</p>



<p>La Cnuced préconise ainsi cinq solutions pour remédier à cette pénurie de moyens. «&nbsp;Il faudrait d’abord mettre en place un programme mondial de prêts permettant aux pays en développement d’emprunter à des conditions de faveur, détaille Rachid Bouhia. Ce fonds serait alimenté par l’aide au développement des pays donateurs, qui porteraient celle-ci à 0,7 % de leur revenu intérieur brut, comme ils l’ont promis&nbsp;».</p>



<h4>Alléger la dette des pays les moins développés</h4>



<p>Deuxième mesure : augmenter les droits de tirage spéciaux (DTS) et les consacrer à la protection de l’environnement. Troisième mesure : «&nbsp;Alléger la dette des pays les moins développés sans conditionnalités ou critères d’admissibilité trop restrictifs, commente Rachid Bouhia. Un tel allègement a déjà amélioré la croissance en Afrique à partir de la fin des années 1990&nbsp;».</p>



<p>Quatrième mesure : renforcer la coopération monétaire entre les pays d’une même région afin de refinancer et de promouvoir le commerce intra-régional pour créer des chaînes de valeur et mettre en place de véritables systèmes régionaux de paiement et d’unions de compensation interne.</p>



<p>Cinquième et dernière mesure : « Il faut revoir le cadre législatif du mécanisme de rééchelonnement de la dette en cas de difficultés de remboursement de la dette par un État, conclut Rachid Bouhia, afin que sa restructuration soit ordonnée et équitable ».</p>



<p>Si les États reprennent du poil de la bête face à la finance comme le souhaite la Cnuced, le pari de ces réformes ne sera peut-être pas gagné en 2030, mais l’Afrique aura un peu plus les moyens de participer au sauvetage de la planète, ce dont elle sera la première bénéficiaire.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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