<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>racisme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/racisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Thu, 17 Sep 2020 10:08:43 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.11</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>racisme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>TUNISIE : Avec les limites du « le décret de juillet », la fin des discriminations à l’encontre des subsahariens n’est pas pour demain</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/tunisie-avec-les-limites-du-le-decret-de-juillet-la-fin-des-discriminations-a-lencontre-des-subsahariens-nest-pas-pour-demain/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/tunisie-avec-les-limites-du-le-decret-de-juillet-la-fin-des-discriminations-a-lencontre-des-subsahariens-nest-pas-pour-demain/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 17 Sep 2020 10:07:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[covi-19]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[discriminations]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=19235</guid>
				<description><![CDATA[Longtemps considéré comme l’un des pays les plus racistes du Maghreb, la Tunisie fait de petits pas avec la pression des subsahariens et des associations locales. Mais le pays des jasmins reste bien loin du compte. Le décret de juillet dernier, portant «&#160;exonération exceptionnelle&#160;» pour étranger voulant quitter le territoire porte des relents de discriminations...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/TUN-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-19237" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/TUN-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/TUN-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption> Manifestation à la suite de l&rsquo;un des nombreux meurtres racistes dans un pays qui a du mal a assumer son africanité </figcaption></figure>



<p><strong>Longtemps considéré comme l’un des pays les plus racistes du Maghreb, la Tunisie fait de petits pas avec la pression des subsahariens et des associations locales. Mais le pays des jasmins reste bien loin du compte. Le décret de juillet dernier, portant «&nbsp;<em>exonération exceptionnelle</em>&nbsp;» pour étranger voulant quitter le territoire porte des relents de discriminations mais c’est l’ensemble du système d’accueil qui peine à s’adapter aux communautés venues d’Afrique subsaharienne.</strong></p>



<p>Alors qu’une trentaine de «&nbsp;<em>personnes d’origines africaines ont été agressées dans la rue</em>&nbsp;» depuis un an en Tunisie selon des informations concordantes d’associations et de services de police, il est évident que les chiffres sont largement sous-estimés. Sur le sujet, opacité totale. Le ministère de l’intérieur, contacté par deux fois, n’a pas daigné donner suite aux sollicitations de Afrika Stratégies France. Car dans le pays, deux formes de discriminations existent. Celles presqu’instinctives des tunisiens à l’endroit d’étrangers, notamment les noirs puis celle quasi systémiques qu’on observe dans l’administration, aux services de l’immigration et qui sont parfois favorisées par des lois passéistes. Le dernier décret gouvernemental, celui de juillet dernier qui vise à faciliter la sortie du territoire de migrants et autres subsahariens aurait pu s’étendre à «&nbsp;<em>toutes et à tous</em>&nbsp;» comme l’auraient souhaité les communautés concernées. Jean Bedel GnabIi situe ce décret en déphasage des «&nbsp;besoins réels&nbsp;». Le président d’une frange importante de la communauté ivoirienne, l’une des plus importantes avec celles malienne et camerounaise, s’étonne d’une disposition qui «&nbsp;<em>ne répond pas véritablement à nos aspirations qui sont la demande d’exonération, régularisation massive, la reconnaissance juridique des travailleurs migrants</em>«&nbsp;. L’Association des Ivoiriens Actifs de Tunisie (Assivat) dont il assume la présidence par intérim en a fait une priorité dans ses négociations avec les autorités tunisiennes.</p>



<p><strong>La loi de juillet est trop restrictive</strong></p>



<p>Les ressortissants de plusieurs pays de l’Afrique occidentale (Bénin, Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal, Niger, …) peuvent séjourner, dans la limite de trois mois en Tunisie sans visa. Cette situation facilite, contrairement à l’Afrique centrale, l’arrivée importante de citoyens de l’ouest du continent. Mais une autre disposition de la loi soumet tout étranger qui vit au-delà des 90 jours sans disposer d’une carte de séjour à une pénalité en permanente augmentation selon le nombre de jours excédés. Face à la pandémie de Covid-19 et la fermeture inattendue des frontières qu’elle a engendrée, le gouvernement a été obligé d’alléger ce dispositif. Ceci grâce à un décret de juillet 2020 portant «&nbsp;<em>exonération exceptionnelle du droit de régularisation de situation des étrangers désirant quitter définitivement le territoire tunisien</em>«&nbsp;. Une disposition dénoncée à cause de ses restrictions. Marien Djembi MAPESSI y voit «&nbsp;<em>une volonté du législateur de permettre à de nombreux migrants en situation de vulnérabilité administrative de pouvoir retrouver une certaine dignité</em>«&nbsp;. Ce conseiller en législation migratoire espère tout de même une extension du décret, en cette période de Covid-19. &nbsp;Romdhane Ben Amor y voir une loi «&nbsp;<em>discriminatoire</em>«&nbsp;. Selon le Chargé de communication du Forum Tunisien des Droits Économiques et Sociaux (Ftdes), les bénéfices d’une telle loi ne «&nbsp;touchent qu’une infime partie de la population migrante à savoir les étudiants ou les travailleurs qui sont en situation nettement régulière&nbsp;». Il souhaite l’extension de la loi à tout «&nbsp;migrant&nbsp;» pour éviter la récurrente situation de migrants bloqués pour des années dans le pays. Et souvent tentés de rallier l’Europe par la mer. Le Ftdes indexe d’autres dispositions qui sont «&nbsp;<em>caduques</em>&nbsp;» mais n’ayant pas été retirées du code pénal. Il s’agit notamment de la loi n°&nbsp;<strong>1968</strong>-0007 du 8&nbsp;<strong>mars 1968</strong>, relative a la condition des étrangers en&nbsp;<strong>Tunisie</strong>&nbsp;qui punit «&nbsp;<em>ceux qui, sciemment, aident directement ou indirectement ou tentent de faciliter l’entrée, la sortie, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en&nbsp;<strong>Tunisie</strong></em>«&nbsp;. Face au coronavirus, le Ftdes exige «&nbsp;<em>une régularisation de l’ensemble des migrants</em>&nbsp;» mais avec le renforcement des courants nationalistes au pouvoir, pas sûr que cela arrive de sitôt.</p>



<p><strong>Mieux accueillir les subsahariens</strong></p>



<p>El Menzah 5 est un quartier périphérique du Grand Tunis. Il est aussi l’une des zones qui regorgent, avec Al Ouina, d’une population importante de ressortissants de l’Afrique subsaharienne. Ce matin de mars 2020, les auteurs de cet article sont arrivés, tôt au Commissariat de cet arrondissement. Le service des étrangers et de l’immigration est plein à craquer. Originaire du Togo, Edem, 26 ans n’a pas eu de carte de séjour depuis 2 ans, «&nbsp;<em>et ce n’est pas faute d’avoir fait la demande</em>&nbsp;» insiste l’étudiant en médecine. En effet, la carte de séjour est valable une année mais elle n’est délivrée qu’environ 8 à 11 mois après la demande alors que sa validité porte sur la date de demande. «&nbsp;<em>Une incongruité</em>&nbsp;» s’emporte Prisca pour qui, «&nbsp;<em>finalement, la carte ne dure plus que deux ou trois mois</em>«&nbsp;. Cette camerounaise a dû se contenter d’un récépissé pendant plusieurs mois, «&nbsp;<em>ce qui m’a empêché de faire ma demande de visa auprès de l’Ambassade des USA à Tunis</em>«&nbsp;. Selon cette trentenaire qui vient de décrocher un second master, «&nbsp;<em>le système est totalement raciste</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>exclusionniste</em>&nbsp;» martèle-t-elle, en colère. Quand enfin arrive, avec deux heures de retard l’officier en charge des titres, les insultes fusent. Il s’en prend aux usagers, les affublant de tous les noms d’oiseaux. «&nbsp;<em>C’est bête de votre part d’envahir mon passage</em>&nbsp;» maugrée-t-il avant de menacer de «&nbsp;<em>les chasser tous</em>«&nbsp;. Pourtant, la quittance des cartes de séjour, entre 30 et 80 € sont déjà payées par la plupart de ces étrangers. Quand nous avons tenté d’obtenir une carte de séjour, le même officier exige une autorisation de travail alors que nous disposions, pour l’occasion d’une carte de création de société offshore, seul type d’entreprise avec la société résidente, que peut créer un étranger. Au ministère du travail, l’accueil insiste «&nbsp;<em>on ne peut pas être créateur d’entreprise et employé en même temps</em>«&nbsp;. Il s’agit de contradictions, récurrentes dans l’interprétation de la loi, qui compliquent l’obtention de papier, même pour des personnes qui sont venues étudier et disposent de tous les documents à cet effet. Cette situation pousse de plus en plus d’Africains à se tourner vers le Maroc voisin. Le royaume chérifien l’a bien compris et assouplit sans cesse les conditions d’entrée pour des étudiants ouest-africains sur son territoire. Les ressortissants de certains pays dont la Côte d’Ivoire peuvent s’y rendre sans visas. Une importante manne d’autant que de plus en plus d’étudiants appartenant à la classe moyenne préfèrent Rabat ou Casablanca à la France par exemple qui vient de multiplier par 16 à 22 les frais de scolarité pour les non-européens.</p>



<p><strong>Une légère prise de conscience face au racisme</strong></p>



<p>Depuis la loi qui sanctionne le racisme et qui a été votée en 2018, même si elle est rarement appliquée par une police parfois passive, une légère prise de conscience existe dans l’opinion. Cela d’abord grâce à Youssef Chahed, alors jeune Premier ministre dont la carrière d’enseignant en France lui offre une approche plus ouverte sur l’immigration et le reste de l’Afrique. Ces dernières années des actes de violences et d’assassinat pour des motivations racistes ont été plus ou moins relayés par la presse, ce qui a pu susciter une forme d’indignation dans le pays. Profitant de rencontres régulières, dans le cadre de lutte contre le covid-19 qui ont rassemblé pendant le confinement des autorités publiques et des organisations d’aide aux étrangers, la persistance des doléances en provenance des subsahariens ont permis à des maires, ministres et pouvoirs centraux de toucher du doigt le fléau. Mais dans un pays aussi hermétique, où à la fin de leurs études, les ressortissants africains autres que Marocains et Algériens ne peuvent travailler, les préjugés ont la vie dure. «&nbsp;<em>Mais il faut les combattre</em>&nbsp;» assène Djamila Ksiksi. Née à Médenine (sud-est) où les habitants ont la peau très foncée, elle a fait de la lutte contre le racisme dont elle fut longtemps victime, son combat. Au parlement tunisien où elle est l’unique élue «&nbsp;noire&nbsp;», elle se bat sans relâche contre toute forme de discriminations. Et si son combat est une goutte d’eau dans l’océan, elle persiste et signe, en espérant que «&nbsp;<em>l’endurance ne finisse par payer</em>«&nbsp;.</p>



<p><strong>DOBE Aboubacar Sidiki, Radio Libre Francophone, Tunisie</strong></p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France, France</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/tunisie-avec-les-limites-du-le-decret-de-juillet-la-fin-des-discriminations-a-lencontre-des-subsahariens-nest-pas-pour-demain/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ancien président sud-africain De Klerk se retire du discours américain sur les droits</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/lancien-president-sud-africain-de-klerk-se-retire-du-discours-americain-sur-les-droits/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/lancien-president-sud-africain-de-klerk-se-retire-du-discours-americain-sur-les-droits/#respond</comments>
				<pubDate>Sun, 21 Jun 2020 19:49:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[De Klerk]]></category>
		<category><![CDATA[droits]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=17532</guid>
				<description><![CDATA[Le dernier président sud-africain de l&#8217;apartheid, FW de Klerk, s&#8217;est retiré d&#8217;un séminaire américain sur les droits des minorités parce qu&#8217;il ne voulait pas embarrasser lui-même ou ses hôtes dans le climat racial actuel, a déclaré sa fondation dimanche. De Klerk, qui était le chef du gouvernement de la minorité blanche d&#8217;Afrique du Sud jusqu&#8217;en...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/34843hr_-592x296-1559219685.jpg" alt="" class="wp-image-17533" width="748" height="374" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/34843hr_-592x296-1559219685.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/34843hr_-592x296-1559219685-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 748px) 100vw, 748px" /><figcaption> <strong>FW de Klerk, le dernier président blanc d&rsquo;Afrique du Sud </strong> </figcaption></figure>



<p><strong>Le dernier président sud-africain de l&rsquo;apartheid, FW de Klerk, s&rsquo;est retiré d&rsquo;un séminaire américain sur les droits des minorités parce qu&rsquo;il ne voulait pas embarrasser lui-même ou ses hôtes dans le climat racial actuel, a déclaré sa fondation dimanche.</strong></p>



<p>De Klerk, qui était le chef du gouvernement de la minorité blanche d&rsquo;Afrique du Sud jusqu&rsquo;en 1994, devait prendre la parole le 1er juillet lors d&rsquo;un événement virtuel de l&rsquo;American Bar Association (ABA) sur des questions telles que les droits des minorités, le racisme et l&rsquo;état de droit.</p>



<p>Mais sa participation a déclenché un déluge de critiques de la part des partis d&rsquo;opposition sud-africains et des militants qui ont appelé ABA à annuler la présence de De Klerk compte tenu de son rôle dans l&rsquo;appareil de sécurité de l&rsquo;époque de l&rsquo;apartheid.</p>



<p>« L&rsquo;allégation selon laquelle De Klerk a été impliqué dans des violations flagrantes des droits de l&rsquo;homme est sans fondement », a déclaré la fondation FW de Klerk dans un communiqué.</p>



<p>« Cependant, il semble inacceptable dans le climat racial surchauffé actuel que tout dirigeant du passé troublé de l&rsquo;Afrique du Sud soit autorisé à conserver le moindre vestige d&rsquo;honneur », a-t-il déclaré.</p>



<p>ABA a confirmé que De Klerk ne prendrait plus la parole lors de l&rsquo;événement.</p>



<p>La mort du Noir George Floyd sous le genou d&rsquo;un policier américain le mois dernier a déclenché une vague de manifestations contre le racisme dans le monde.</p>



<p>« À une époque comme celle-ci, où le monde entier réclame la reconnaissance et exige que la valeur soit accordée à nos vies, aux vies noires, nous pensons qu&rsquo;ABA a commis une erreur en invitant quelqu&rsquo;un comme De Klerk », a déclaré Lukhanyo Calata.</p>



<p>Il est le fils de Fort Calata, qui a été tué avec trois autres militants anti-apartheid par la police sud-africaine en 1985 lors d&rsquo;un incident connu sous le nom de «The Cradock Four».</p>



<p>La fondation de De Klerk a défendu son héritage d&rsquo;aider la transition de l&rsquo;Afrique du Sud de la domination de la minorité blanche à la démocratie constitutionnelle non raciale et d&rsquo;être le seul leader mondial à démanteler un arsenal nucléaire existant.</p>



<p>Mais, près de trente ans après la fin de l&rsquo;apartheid, le rôle de De Klerk reste fortement contesté en Afrique du Sud, l&rsquo;une des sociétés les plus inégales du monde où les problèmes de classe et de race bouillonnent constamment sous la surface.</p>



<p>Plus tôt cette année, De Klerk, un octogénaire qui a partagé le prix Nobel de la paix avec le premier président démocratiquement élu de l&rsquo;Afrique du Sud, Nelson Mandela, a également subi un contrecoup lorsqu&rsquo;il a déclaré au radiodiffuseur national qu&rsquo;il ne pensait pas que l&rsquo;apartheid était un crime contre l&rsquo;humanité, comme l&rsquo;ont déclaré les États-Unis. Nations.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/lancien-president-sud-africain-de-klerk-se-retire-du-discours-americain-sur-les-droits/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Brazzaville doit-elle déboulonner Brazza?</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/brazzaville-doit-elle-deboulonner-brazza/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/brazzaville-doit-elle-deboulonner-brazza/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 20 Jun 2020 11:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[République du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Republique du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[statue de Pierre Savorgnan de Brazza]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=17485</guid>
				<description><![CDATA[Les manifestations liées à la mort de l’Afro-Américain Georges Floyd n’ont pas atteint le Congo. Mais la question se pose de la destruction ou de la conservation de la statue de Pierre Savorgnan de Brazza, fondateur de la ville de Brazzaville il y a 140 ans. Cet explorateur français d’origine italienne est traité de pilleur...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/e3d0b31fc982226bcd01ee9298bc8cc1.jpg" alt="" class="wp-image-17489" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/e3d0b31fc982226bcd01ee9298bc8cc1.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/e3d0b31fc982226bcd01ee9298bc8cc1-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/e3d0b31fc982226bcd01ee9298bc8cc1-768x435.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>memorial Pierre Savorgnan De Brazza</figcaption></figure>



<p><strong>Les manifestations liées à la mort de l’Afro-Américain Georges Floyd n’ont pas atteint le Congo. Mais la question se pose de la destruction ou de la conservation de la statue de Pierre Savorgnan de Brazza, fondateur de la ville de Brazzaville il y a 140 ans</strong>.</p>



<p>Cet explorateur français d’origine italienne est traité de pilleur par certains Congolais qui pensent qu’il n’a pas sa place dans le pays&nbsp;; alors qu’il passe aux yeux de ceux qui le défendent comme «&nbsp;<em>un humaniste</em>&nbsp;» et représente à lui seul une part importante de l’histoire du Congo.</p>



<p>Dans la grande cour du prestigieux Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza construit en marbre ouvert au public depuis 2006 se dresse une imposante statue de l’ancien explorateur que l’historien de Fulbert Kombo veut voir être déboulonnée. Il ne comprend pas pourquoi Brazza est le seul homme de l’époque coloniale vénéré au détriment des résistants.</p>



<p>«&nbsp;<em>La statue de Pierre Savorgnan de Brazza n’a pas sa place ici à Brazzaville, étant donné qu’il fait partie de ceux qui ont facilité la colonisation</em>&nbsp;<em>; donc il a été l&rsquo;un des facilitateurs de pillage des ressources de notre République. Nous avons des grands hommes (essentiellement des résistants) qui ont marqué l’histoire de ce pays</em>&nbsp;<em>: Mabiala Mâ Nganga, André Grenard Matsoua, les Rois Makoko et Maloango n’ont pas de statues</em>&nbsp;», dénonce M. Kombo.</p>



<p>Directrice du Mémorial Pierre Savorgnan de Brazzaville, Bélinda Ayessa, pense que détruire la statue de l’explorateur ou ternir l’image de cet homme signifie simplement renier l’histoire du pays.</p>



<p>«&nbsp;<em>Je pense que Savorgnan de Brazza a marqué de façon exceptionnelle une page importante de notre histoire. Et cette histoire a permis de créer des liens séculaires entre notre pays le Congo, au-delà la sous-région Afrique centrale, l’Europe et le monde</em>&nbsp;», livre-t-elle.</p>



<p>La colonisation a laissé de mauvaises traces quelque part certes, mais casser les statues des colonisateurs signifie « <em>jeter le bébé et l’eau du bain</em> » , conclut Bélinda Ayessa.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/brazzaville-doit-elle-deboulonner-brazza/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Kofi Yamgnane : « La France n’est pas étant raciste même si ce n’est pas donné d’être français »</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/kofi-yamgnane-la-france-nest-pas-etant-raciste-meme-si-ce-nest-pas-donne-detre-francais/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/kofi-yamgnane-la-france-nest-pas-etant-raciste-meme-si-ce-nest-pas-donne-detre-francais/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 13 Jun 2020 20:45:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<category><![CDATA[Kofi Yamgnane]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=17246</guid>
				<description><![CDATA[Il a été le premier maire noir élu dans l’Hexagone, à la tête de la petite commune bretonne de Saint-Coulitz dans le Finistère. Il fut aussi le premier Africain naturalisé français à siéger au gouvernement, comme secrétaire d’État aux Affaires sociales et à l’Intégration, sous&#160;François Mitterrand. Après une carrière comme député et conseiller général, ce...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/Yamgnane-450x300.jpg" alt="" class="wp-image-17248" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/Yamgnane-450x300.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/Yamgnane-450x300-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption>PHOTO CLAUDE PRIGENT / LE TELEGRAMME. SAINT COULITZ (29) : Kofi Yamgnane .</figcaption></figure>



<p><strong>Il a été le premier maire noir élu dans l’Hexagone, à la tête de la petite commune bretonne de Saint-Coulitz dans le Finistère. Il fut aussi le premier Africain naturalisé français à siéger au gouvernement, comme secrétaire d’État aux Affaires sociales et à l’Intégration, sous&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/francois-mitterrand">François Mitterrand</a>. Après une carrière comme député et conseiller général, ce proche de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/richard-ferrand">Richard Ferrand</a>&nbsp;–&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/legislatives/richard-ferrand-reelu-malgre-tout-18-06-2017-2136318_3408.php">l’actuel président de l’Assemblée nationale fut son collaborateur</a>&nbsp;–, septuagénaire, deux fois père et quatre fois grand-père, coule une retraite paisible chez lui, en Bretagne. Alors que la polémique sur les violences policières cible un racisme français, celui qui, né à Bassar au&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/togo">Togo</a>, a été naturalisé français à l’âge de 32&nbsp;ans en récuse l’idée, défend une&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">République française</a>&nbsp;«&nbsp;inclusive&nbsp;», et condamne avec fermeté les prises de position de personnalités comme le comédien&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/omar-sy">Omar Sy</a>&nbsp;ou l’écrivaine Virginie Despentes. «&nbsp;Maintenant, il faut parler&nbsp;», nous a dit Kofi Yamgnane, désolé de la confusion actuelle du débat, en répondant à notre sollicitation</strong>.</p>



<p><strong>La France de&nbsp;2020&nbsp;est-elle un pays raciste&nbsp;?</strong></p>



<p>Non, non, non&nbsp;! Pas plus en&nbsp;2020&nbsp;qu’auparavant. Nous n’avons aucune institution, aucun organisme, aucune loi qui prône la ségrégation raciale. Intrinsèquement, la République française est une République inclusive. Mais avoir la nationalité française, cela se mérite. Il faut être plus blanc que blanc. N’avoir rien à se reprocher. Connaître la littérature française. Ce n’est pas donné d’être français.</p>



<p><strong>Est-ce une bonne ou une mauvaise chose&nbsp;?</strong></p>



<p>Une bonne chose&nbsp;! Un pays est souverain. C’est lui qui établit ses lois, qui propose un contrat à celui qui veut faire partie de cette communauté. Si vous souhaitez devenir citoyen, voter, vous devez vous conformer à ce que vous propose votre pays. Il faut se montrer digne d’avoir la nationalité. Je suis arrivé en France en&nbsp;1964&nbsp;en venant du Togo à 18&nbsp;ans pour étudier à l’École des mines de Paris, et j’ai obtenu la nationalité en 1977. Cette carte d’identité, on me l’a donnée de façon incroyable. Après des démarches qui ont duré un an, j’ai reçu dans ma boîte aux lettres une enveloppe Kraft où il était simplement écrit&nbsp;: «&nbsp;À partir de maintenant, vous êtes français.&nbsp;» Quand je suis devenu secrétaire d’État à l’Intégration, j’ai institué une cérémonie au moment de l’attribution de la nationalité. Pour moi, il était important que ce moment soit solennisé.</p>



<p><strong>Que pensez-vous de ces mouvements de «&nbsp;racialisme&nbsp;» et&nbsp;d’«&nbsp;indigiénisme&nbsp;» qui se manifestent bruyamment dans la société française&nbsp;?</strong></p>



<p>Tout cela n’a aucun sens. Je veux bien croire que l’accueil des travailleurs qualifiés en France n’est pas bon. Aucun Malien, aucun Togolais, aucun Tchadien ne vient pour envahir la France. Ils suivent tous&nbsp;des projets individuels. Mais, quand ils arrivent, la République les met dans des départements, des quartiers où ils se regroupent. Tout cela n’a aucun sens. Nous n’agissons pas bien avec eux. Il faut laisser les gens s’installer où ils veulent et, surtout, faire en sorte qu’ils se mélangent. Avoir fait des études d’ingénieur, m’être marié avec une Bretonne, être baptisé et avoir passé mon enfance à la campagne ont favorisé mon intégration. Je ne comprends pas que des ressortissants étrangers puissent décider de se regrouper entre eux en excluant les autochtones. Le Cran, les Indigènes de la République, tous ces mouvements, je ne les comprends pas. La lutte contre le racisme est devenue une légitimation du communautarisme. Or, la République ne reconnaît pas le communautarisme mais les individus. Le racisme est une idéologie, une posture qui va à l’encontre des principes de la République. Tous les Français qui sont dignes de la République doivent combattre cela. On ne peut pas lutter contre le racisme par des combats particularistes. Nous ne pouvons pas vivre ensemble en renonçant à la mixité sociale et raciale. Sinon, on se regarde en chiens de faïence, comme cela se passe actuellement. Il faut que les étrangers qui viennent en France entrent de plain-pied dans la société française, qu’ils en acceptent les lois, je le dis en particulier pour mes compatriotes musulmans&nbsp;: la loi de la République est supérieure à celle d’Allah&nbsp;!</p>



<p><strong>Avez-vous lu&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/societe/reveillons-nous-l-appel-d-omar-sy-contre-les-violences-policieres-04-06-2020-2378528_23.php#xtmc=omar-sy&amp;xtnp=1&amp;xtcr=1">la tribune d’Omar Sy</a>&nbsp;dans&nbsp;</strong><em><strong>L’Obs</strong></em><strong>&nbsp;dénonçant les violences policières en France, liées au racisme&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, je l’ai lue et je la trouve très exagérée. Il est dommage qu’Omar Sy se soit laissé aller à une telle polémique. Il ne fait pas mieux qu’Éric Zemmour, qui souffle sur les braises&nbsp;et allume des incendies. Si l’on continue ainsi, on ne réussira jamais à vivre ensemble. Évidemment qu’il y a des racistes en France, mais comme au Togo ou en Algérie… Et des racistes, on en trouve dans tous les corps de métier. Au nom de quoi la corporation des policiers échapperait-elle à une telle dérive&nbsp;? Les policiers et les gendarmes ne sont pas des extraterrestres. On trouve parmi eux des racistes comme ailleurs. Comme ils sont les bras armés de l’État, ils doivent dans leur formation recevoir des cours de déontologie poussés, ils se doivent d’être des personnes d’élite. Maintenant, comment peut-on affirmer que la police française est raciste&nbsp;? Il faut souligner la gravité de cette accusation.</p>



<p><strong>&nbsp;«&nbsp;En France, nous ne sommes pas racistes, mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. Pourtant j’ai 50&nbsp;ans, j’en ai vu, des gouvernements.&nbsp;»Avez-vous lu aussi cette&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/societe/virginie-despentes-s-attaque-au-privilege-d-etre-blanc-04-06-2020-2378462_23.php#xtmc=despentes&amp;xtnp=1&amp;xtcr=1">lettre ouverte de l’écrivaine Virginie Despentes&nbsp;</a>diffusée sur France Inter qui commençait par ces mots&nbsp;?</strong></p>



<p>(rires). Oui, je l’ai lue aussi. Il est étonnant que Virginie Despentes ait écrit cela, car elle n’est pas la première venue. Elle devrait savoir qu’avant les indépendances de leur pays respectif&nbsp;l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny et le Sénégalais Léopold Sédar Senghor furent ministres français. Elle devrait se souvenir qu’il y eut, après, au gouvernement, notamment, des hommes comme Roger Bambuck, puis moi qui venais d’Afrique, et plus récemment Laura Flessel ou Sibeth Ndiaye. Faut-il rappeler que l’actuelle porte-parole du gouvernement est née au Sénégal&nbsp;?</p>



<p><strong>Existe-t-il en France un problème «&nbsp;Noir&nbsp;»&nbsp;?</strong></p>



<p>Un problème, je ne crois pas. Même si l’on rencontre sans doute davantage de difficultés pour trouver du travail, un logement dans les mêmes conditions que nos collègues blancs. Je l’ai moi-même subi quand je cherchais un logement à Châteaulin [dont Kofi Yamgnane fut plus tard le conseiller départemental,NDLR], en Bretagne, en 1973. Ma femme, une Bretonne pure sucre, ou plutôt pure beurre, faisait une première visite. Puis elle revenait avec moi, et alors on nous disait&nbsp;: «&nbsp;Désolé, mais depuis que vous êtes passée, l’appartement est loué.&nbsp;»&nbsp;Combien de fois l’ai-je entendu cette phrase&nbsp;!</p>



<p><strong>Considérez-vous l’intégration plus ou moins difficile aujourd’hui qu’à votre époque&nbsp;?</strong></p>



<p>Plus difficile, je pense. J’ai reçu récemment un jeune Métis brestois, un gars solide de 20&nbsp;ans, très baraqué. Il m’explique qu’il habite à côté de Paris, à Ivry-sur-Seine. Je lui dis alors qu’il doit bien profiter des sorties dans la capitale. Et il m’explique qu’après le travail il rentre directement chez lui. Je m’étonne. Il me rétorque que dès qu’il sort, il se fait contrôler. Il tombe sur une première brigade, doit sortir ses papiers, puis il parcourt 500&nbsp;mètres, et une deuxième brigade lui demande de nouveau ses papiers. Et ainsi de suite. Alors, il me confie&nbsp;: «&nbsp;J’ai peur à la longue de m’énerver, de soulever le flic qui me demande mes papiers, de lui fracasser la tête sur un trottoir. Son collègue, alors, me tirera dessus. Et cela fera deux morts pour rien.&nbsp;»</p>



<p><strong>Source: Afrika Stratégies France /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/kofi-yamgnane-la-france-nest-pas-etant-raciste-meme-si-ce-nest-pas-donne-detre-francais/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Les pays africains demandent un débat sur le racisme au Conseil des droits de l&#8217;Homme de l&#8217;ONU</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/les-pays-africains-demandent-un-debat-sur-le-racisme-au-conseil-des-droits-de-lhomme-de-lonu/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/les-pays-africains-demandent-un-debat-sur-le-racisme-au-conseil-des-droits-de-lhomme-de-lonu/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 13 Jun 2020 10:28:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=17218</guid>
				<description><![CDATA[Les pays africains ont appelé, vendredi, le Conseil des droits de l&#8217;Homme de l&#8217;ONU à organiser un débat urgent sur le racisme et les violences policières, dans le contexte de la mobilisation mondiale après la mort de George Floyd aux États-Unis. Le Groupe africain&#160;a demandé, vendredi 12 juin, l&#8217;organisation d&#8217;un débat rapide sur le racisme...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5BQU265Y4WRFE337HYGWPISECM.jpg" alt="" class="wp-image-17222" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5BQU265Y4WRFE337HYGWPISECM.jpg 932w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5BQU265Y4WRFE337HYGWPISECM-300x187.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5BQU265Y4WRFE337HYGWPISECM-768x480.jpg 768w" sizes="(max-width: 932px) 100vw, 932px" /><figcaption>Des manifestants lors d&rsquo;une manifestation de solidarité avec le mouvement mondial Black Lives Matter</figcaption></figure>



<p><strong>Les pays africains ont appelé, vendredi, le Conseil des droits de l&rsquo;Homme de l&rsquo;ONU à organiser un débat urgent sur le racisme et les violences policières, dans le contexte de la mobilisation mondiale après la mort de George Floyd aux États-Unis.</strong></p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/20200612-mort-de-george-floyd-la-mobilisation-de-l-afrique-contre-les-violences-polici%C3%A8res">Le Groupe africain</a>&nbsp;a demandé, vendredi 12 juin, l&rsquo;organisation d&rsquo;un débat rapide sur le racisme et les violences policières au Conseil des droits de l&rsquo;Homme de l&rsquo;ONU.</p>



<p>Dans une lettre écrite au nom des 54 pays du Groupe dont il est coordinateur pour les questions des droits humains, l&rsquo;ambassadeur du Burkina Faso auprès des Nations Unies à Genève, Dieudonné Désiré Sougouri, a demandé à l&rsquo;organe onusien d&rsquo;organiser un « débat urgent sur les violations actuelles des droits de l&rsquo;homme d&rsquo;inspiration raciale, le racisme systémique, la brutalité policière contre les personnes d&rsquo;ascendance africaine et la violence contre les manifestations pacifiques ».</p>



<p>« Les événements tragiques du 25 mai 2020 à Minneapolis aux États-Unis, qui ont entraîné la mort de George Floyd, ont déclenché des protestations dans le monde entier cotre l&rsquo;injustice et la brutalité auxquelles les personnes d&rsquo;ascendance africaine sont confrontées quotidiennement dans de nombreuses régions du monde », écrit l&rsquo;ambassadeur.</p>



<p>« La mort de George Floyd n&rsquo;est malheureusement pas un incident isolé », ajoute-t-il, précisant s&rsquo;exprimer au nom des représentants et ambassadeurs du Groupe africain.</p>



<p><strong>L&rsquo;approbation d&rsquo;au moins un pays nécessaire pour un débat</strong></p>



<p>La lettre, adressée à la présidente du Conseil des droits de l&rsquo;Homme, l&rsquo;Autrichienne Elisabeth Tichy-Fisslberger, demande que ce débat ait lieu la semaine prochaine, à la reprise de la 43e session du Conseil, interrompue en mars en raison de l&rsquo;épidémie de Covid-19.</p>



<p>Cet appel intervient après que la famille de George Floyd, les familles d&rsquo;autres victimes de violences policières et plus de 600 ONG eurent appelé le Conseil des droits de l&rsquo;Homme à se saisir d&rsquo;urgence du problème du racisme et de l&rsquo;impunité dont bénéficie la police aux États-Unis.</p>



<p>Pour que le Conseil puisse examiner une telle requête, l&rsquo;approbation d&rsquo;au moins un pays est nécessaire. La requête provenant à présent d&rsquo;un grand nombre de pays, « les chances » qu&rsquo;un tel débat puisse avoir lieu « augmentent », a déclaré à l&rsquo;AFP un porte-parole du Conseil.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/les-pays-africains-demandent-un-debat-sur-le-racisme-au-conseil-des-droits-de-lhomme-de-lonu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Selon Le président sud-africain Cyril Ramaphosa : «L’arrogance et le racisme du Maroc entravent l’indépendance du Sahara occidental»</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/selon-le-president-sud-africain-cyril-ramaphosa-larrogance-et-le-racisme-du-maroc-entravent-lindependance-du-sahara-occidental/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/selon-le-president-sud-africain-cyril-ramaphosa-larrogance-et-le-racisme-du-maroc-entravent-lindependance-du-sahara-occidental/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 16:58:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[Cyril Ramaphosa]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara Occidental]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=17156</guid>
				<description><![CDATA[Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a estimé que l’accession à l’indépendance du Sahara occidental était «entravée par l’arrogance et le racisme du Maroc». Dans un discours qu’il a prononcé à l’occasion du lancement d’une «initiative antiracisme» par les partis politiques sud-africains, Cyril Ramaphosa, président du Congrès national africain (ANC), a soutenu que «c’est ce mélange...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/ramap.jpg" alt="" class="wp-image-8999" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/ramap.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/ramap-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>cyril ramaphosa</figcaption></figure>



<p><strong>Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a estimé que l’accession à l’indépendance du Sahara occidental était «entravée par l’arrogance et le racisme du Maroc».</strong></p>



<p>Dans un discours qu’il a prononcé à l’occasion du lancement d’une «initiative antiracisme» par les partis politiques sud-africains, Cyril Ramaphosa, président du Congrès national africain (ANC), a soutenu que «c’est ce mélange toxique d’intérêt chauvin et économique et l’arrogance des ethnies raciales et supériorité nationale qui font obstacle à la réalisation de l’indépendance du Sahara occidental».</p>



<p>Il a en outre estimé qu’il était «nécessaire de reconnaître que le racisme et les formes d’intolérance qui y sont associées ne se trouvent pas seulement dans le comportement des individus, ils imprègnent les institutions, les communautés et les sociétés, et ils se manifestent au XXIe siècle de nombreuses autres manières».</p>



<p>A cet égard, il a estimé que «le racisme est l’un des éléments fondamentaux de l’esclavage moderne, qui limite de nombreuses personnes au travail forcé et à la servitude. Il s’infiltre dans les atrocités commises par des peuples du monde entier, comme en témoignent par exemple le génocide rwandais, le nettoyage ethnique en Bosnie et, plus récemment, la persécution des Rohingyas en Birmanie».</p>



<p>L’ANC et ses partenaires de l’Alliance ont lancé vendredi une initiative contre le racisme, dirigée par le président de l’ANC, Cyril Ramaphosa. Le lancement intervient dans un tumulte international et des protestations suite à la mort tragique aux Etats-Unis de George Floyd, tué le 25 mai à Minneapolis lors de son interpellation par un policier blanc, Derek Chauvin, qui a comparu devant la justice lundi, inculpé de meurtre.</p>



<p><strong>Source : El Watan /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/selon-le-president-sud-africain-cyril-ramaphosa-larrogance-et-le-racisme-du-maroc-entravent-lindependance-du-sahara-occidental/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>De Mohamed Bah à George Floyd : pourquoi l’Afrique se mobilise ?</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/de-mohamed-bah-a-george-floyd-pourquoi-lafrique-se-mobilise/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/de-mohamed-bah-a-george-floyd-pourquoi-lafrique-se-mobilise/#respond</comments>
				<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 13:01:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[george floyd]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[mohamed bah]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=17028</guid>
				<description><![CDATA[Le 25 mai, George Floyd, un Afro-américain de 46 ans, décédait des suites d&#8217;une arrestation musclée à Minneapolis filmée par des passants. La vague de contestation américaine se répand à travers le monde et les Africains prennent fait et cause pour la victime. De la disparition sans projecteur du Guinéen Mohamed Bah à George Floyd...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/protestation-mohamdd-bah-2012.jpg" alt="" class="wp-image-17029" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/protestation-mohamdd-bah-2012.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/protestation-mohamdd-bah-2012-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Protestation Mohamed bah</figcaption></figure>



<p> <strong>Le 25 mai, George Floyd, un Afro-américain de 46 ans, décédait des suites d&rsquo;une arrestation musclée à Minneapolis filmée par des passants. La vague de contestation américaine se répand à travers le monde et les Africains prennent fait et cause pour la victime. De la disparition sans projecteur du Guinéen Mohamed Bah à George Floyd ou la «&nbsp;bavure de trop&nbsp;», l&rsquo;Afrique sous influence numérique.</strong></p>



<p>A terre, un colosse américain est immobilisé, l&rsquo;homme suffoque et supplie Derek Chauvin, l&rsquo;officier de police qui le maintient au sol. Malgré les protestations des passants, le policier maintient fermement son genou sur le cou de George Floyd, qui succombe en quelques minutes. Une adolescente filme la scène et la poste sur YouTube. En quelques heures la vidéo devient virale.&nbsp;<em>«&nbsp;I can&rsquo;t breath&nbsp;»&nbsp;</em>devient la phrase de ralliement de la contestation mondiale contre les violences policières sur les Afro-américains. Les Etats-Unis s&#8217;embrasent et le couvre-feu est instauré le 1er juin 2020. De Houston à New York en passant par Los Angeles ou Washington, la colère s&rsquo;intensifie, et ce, malgré l&rsquo;arrestation du policier qui sera inculpé quelques jours plus tard, pour homicide au 2e degré, passible de 40 ans de prison.</p>



<p>Dès le 25 mai, Carine Kaneza Nantulya, la Directrice du plaidoyer pour l&rsquo;Afrique de Human Right Watch (HRW) déclare que&nbsp;<em>«&nbsp;George Floyd est nous tous&nbsp;»</em>, actant l&rsquo;identification des populations africaines. Dans la foulée, les Ambassades du Kenya, d&rsquo;Ouganda, de Tanzanie et de République Démocratique du Congo manifestent leurs préoccupations sur cette affaire. Le 1er juin, Nicéphore Soglo, l&rsquo;ancien président du Bénin, actuellement vice-président du Forum des anciens chefs d&rsquo;Etat et de gouvernements d&rsquo;Afrique, exhorte les dirigeants africains à&nbsp;<em>«&nbsp;manifester fermement&nbsp;»</em>&nbsp;contre ce meurtre.&nbsp;<em>«&nbsp;Quel niveau de cruauté devez-vous atteindre pour que le monde se réveille enfin et manifeste son indignation&nbsp;?&nbsp;Qui oserait ainsi, à visage découvert, traiter de la sorte de nos jours un Européen, un Arabe, un Israélien, un Indien, un Chinois, un Japonais, un Argentin ou un Chilien ? etc. Trop, c&rsquo;est trop ! »,&nbsp;</em>pouvait-on lire dans la déclaration. Le lendemain, c&rsquo;est au tour de Moussa Faki Mahamat, le chef de la Commission de l&rsquo;Union Africaine (UA) de dénoncer ce&nbsp;<em>«&nbsp;meurtre&nbsp;»</em>&nbsp;depuis Addis-Abeba, rappelant au passage qu&rsquo;en 1964, l&rsquo;Organisation de l&rsquo;unité africaine (OUA) adoptait déjà une résolution contre les discriminations raciales en Afrique du Sud, en Rhodésie, mais aussi&#8230; aux Etats-Unis.</p>



<h4><strong>Recrudescence des violences policières&nbsp;pendant la pandémie, le miroir américain</strong></h4>



<p>Une telle communion contre les violences policières en Afrique ne s&rsquo;était pas vue depuis la fin du régime de l&rsquo;apartheid. Dès lors, comment expliquer une telle mobilisation pour un «&nbsp;fait divers&nbsp;» à l&rsquo;autre bout du monde (l&rsquo;an dernier, près de 1 000 personnes ont été tuées par la police aux Etats-Unis, d&rsquo;après Mapping Police Violence qui constate par ailleurs que les Afro-américains présentent 3 fois plus de risques que leurs concitoyens blancs) ?</p>



<p>Il faut dire que la pandémie de coronavirus n&rsquo;a pas fait disparaître toutes exactions policières en terres africaines -pas davantage que le racisme ordinaire entre communautés-, bien au contraire selon Human Right Watch.</p>



<p>Le 26 mars, des vendeurs de fruits ougandais étaient frappés publiquement par la police, poussant Amelia Kyambadde, la ministre du Commerce, à demander aux forces de l&rsquo;ordre de&nbsp;<em>«&nbsp;s&rsquo;abstenir de frapper&nbsp;»&nbsp;</em>et à l&rsquo;armée de s&rsquo;excuser. Le lendemain, la police blessait deux hommes par balle, toujours dans le cadre des restrictions de déplacement imposées par le gouvernement.</p>



<p>Au Kenya, un adolescent de 13 ans est tué pendant le couvre-feu tandis que les policiers dispersent des centaines de touristes à l&rsquo;aide de gaz lacrymogènes, du côté de Mombasa. Au moins 18 exécutions extra-judiciaires ont été dénoncées par la Commission des droits de l&rsquo;homme du Nigeria dès les quinze premiers jours du confinement. En Afrique du Sud, Collins Khosa, un père de famille est battu par la police pour avoir enfreint les règles du confinement et décède en quelques heures. Les accusés sont rapidement disculpés. Conscient de la situation électrique, le président Cyril Ramaphosa en personne rappelle aux forces de sécurité qu&rsquo;elles&nbsp;<em>«&nbsp;doivent agir dans le cadre de la loi&nbsp;»</em>.</p>



<p>HRW dénonce l&rsquo;excès de zèle des forces de l&rsquo;ordre en Afrique et l&rsquo;augmentation des&nbsp;<em>«&nbsp;brutalités »</em>&nbsp;pendant l&rsquo;épidémie de coronavirus. Pourtant, ce ne sont pas les seules violences policières, mais bien la question du racisme ordinaire relayée sur Internet, qui a provoqué l&rsquo;identification instantanée des populations africaines à George Floyd.</p>



<h4><strong>L&rsquo;Afro-américain, cet Africain en exil</strong></h4>



<p>Historiquement, les Afro-américains sont considérés comme de lointains parents sur le continent. Le président ghanéen, Nana Akufo-Ado avait d&rsquo;ailleurs fait de 2019, «&nbsp;l&rsquo;année du retour&nbsp;» pour les descendants d&rsquo;esclaves, invitant la diaspora à «&nbsp;rentrer&nbsp;» sur le continent.</p>



<p><em>«&nbsp;Etant donné que nous étions 22 millions d&rsquo;Africains, qui sont maintenant en Amérique, non par choix, mais seulement par un accident cruel dans notre histoire, nous croyons fermement que les problèmes africains sont nos problèmes et que nos problèmes sont les problèmes des Africains&nbsp;»,</em>&nbsp;déclarait Malcom X en juillet 1964, à l&rsquo;occasion du Sommet de l&rsquo;Organisation de l&rsquo;Union africaine (ex-Union africaine), dans un discours récemment exhumé, en écho à l&rsquo;actualité.</p>



<p><em>«&nbsp;Trois étudiants du Kenya ont été confondus avec des Noirs américains et ont été brutalement battus par la police de New York. Peu de temps après, deux diplomates d&rsquo;Ouganda ont également été battus par la police de New York, qui les a pris pour des Noirs américains&nbsp;»</em>&nbsp;soulignait le prêcheur, partant du principe que chaque Américain noir est un Africain en exil&#8230;</p>



<p>Cette communauté de destin entre les Noirs d&rsquo;Afrique du Sud et les Afro-américains s&rsquo;est poursuivie jusqu&rsquo;à la fin de l&rsquo;apartheid, les deux pays ayant vécu sous un ordre juridique et géographique reposant sur la ségrégation raciale (Les Etats-Unis ont soutenu le régime ségrégationniste sud-africain pendant la guerre froide).&nbsp;<em>«&nbsp;Il est déplorable que près de 70 ans après l&rsquo;abolition de la ségrégation raciale en Amérique, les gens de couleur soient toujours tués pour la couleur de leur peau&nbsp;»,</em>rappelait d&rsquo;ailleurs le Congrès national africain (ANC), le 2 juin dernier. Toujours est-il que le «&nbsp;cas de George Floyd&nbsp;», a réveillé de tristes réalités africaines en terre yankee, loin des projecteurs et des réseaux sociaux.</p>



<h4><strong>Une justice sans lumière pour le Guinéen Mohamed Bah, victime de la police new-yorkaise</strong></h4>



<p>Fallait-il que Mohamed Bah soit filmé pour susciter l&rsquo;intérêt sur le continent&nbsp;? Pas si sûr, selon Saïckou Bah, un jeune entrepreneur guinéen dont le frère cadet a été tué à l&rsquo;âge de 27 ans, par la police de New York, un 25 septembre 2012.&nbsp;<em>«&nbsp;A cette époque, l&rsquo;Amérique n&rsquo;était pas prête à inculper ses policiers&nbsp;»,</em>estime-t-il. Depuis le mouvement&nbsp;<em>#blacklivesmatter</em>&nbsp;est passé par là&#8230; Etudiant et chauffeur de taxi à mi-temps, mais aussi grand sportif à ses heures, Mohamed rêvait de devenir entrepreneur et de se lancer dans le business des laveries automatiques en Guinée. Les circonstances en décideront autrement&#8230;</p>



<p><em>«&nbsp;La veille du drame, ma mère arrivée de Conakry avait déjeuné avec Mohamed qui devait fêter son anniversaire deux jours plus tard. Il ne se sentait pas bien. Le lendemain, constatant par téléphone qu&rsquo;il n&rsquo;allait pas mieux, ma mère décida d&rsquo;appeler le 911, déclarant qu&rsquo;elle était inquiète, dans un anglais approximatif «&nbsp;I&rsquo;m scared&nbsp;»</em>&nbsp;[&nbsp;<em>J&rsquo;ai peur</em>&nbsp;, ndlr]<em>»</em>. Les policiers ont pris l&rsquo;appel au pied de la lettre.</p>



<p>Surpris et bousculé, Mohamed prend peur face à l&rsquo;arrivée d&rsquo;une dizaine de policiers dont des membres du SWAT (l&rsquo;équivalent du RAID) et refuse de leur ouvrir, lesquels forcent la porte. Les événements dégénèrent. Mohamed ressort quelques minutes plus tard criblé d&rsquo;une dizaine de balles dans le corps, dont l&rsquo;une tirée à bout portant dans la tête. Traîné sur 6 étages, il est déclaré mort peu après. Les policiers indiqueront à la famille qu&rsquo;il s&rsquo;était saisi d&rsquo;un couteau pour les agresser et qu&rsquo;ils avaient tiré en situation de légitime défense. Des faits immédiatement contestés par la famille de Mohamed qui s&rsquo;engage alors dans une bataille judiciaire avec la ville de New York pendant 8 ans, soutenue par d&rsquo;autres familles de victimes et même par Hillary Clinton.</p>



<p>Après un procès perdu au pénal, le procès en civil fera finalement toute la lumière sur les circonstances de la mort de Mohamed. L&rsquo;un des policiers admettra la bavure et la ville sera condamnée à verser 2,2 millions de dollars de dommages et intérêts à la famille Bah. Aucun des policiers ne sera condamné.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous n&rsquo;étions pas préparés à ça. Nous avons été éduqués à l&rsquo;étranger pour nous y former avant de revenir en Guinée pour participer au développement de notre pays »,&nbsp;</em>explique Saïckou, fils d&rsquo;une mère diamantaire et d&rsquo;un père entrepreneur.<em>&nbsp;«&nbsp;Si la scène avait été filmée, nous aurions eu plus de facilités pour faire reconnaître les faits, mais je ne pense pas que le drame de Minneapolis changera les mentalités de l&rsquo;Amérique profonde [&#8230;] Autour de moi, le cas George Floyd nous rappelle seulement que des Africains meurent aussi aux Etats-Unis, des suites de violences policières, dans la plus grande indifférence. Ma famille avait les moyens de se défendre même si cela nous a ruiné financement et surtout moralement. Mais que ce passe-t-il pour tous les autres&nbsp;? »,</em>&nbsp;interroge-t-il<em>.</em></p>



<p>A l&rsquo;heure où les gouvernants africains affichent une solidarité sans faille avec les victimes afro-américaines des violences policières, Saïckou regrette ne n&rsquo;avoir reçu aucun soutien officiel, pas plus du Ghana que d&rsquo;Afrique du Sud ou de Guinée.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/de-mohamed-bah-a-george-floyd-pourquoi-lafrique-se-mobilise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>« J’ai compris la définition du mot racisme » : la militante Vanessa Nakate rognée d’une photo au Forum de Davos</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/jai-compris-la-definition-du-mot-racisme-la-militante-vanessa-nakate-rognee-dune-photo-au-forum-de-davos/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/jai-compris-la-definition-du-mot-racisme-la-militante-vanessa-nakate-rognee-dune-photo-au-forum-de-davos/#respond</comments>
				<pubDate>Tue, 28 Jan 2020 19:53:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[forum de Davos]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=13772</guid>
				<description><![CDATA[Sur une image prise par un photographe de l’agence Associated Press, vendredi 24 janvier, la jeune femme, qui posait avec d’autres militantes, a été exclue du cadre. «&#160;Noire, elle est virée du cadre&#160;»&#160;: elle, c’est Vanessa Nakate,&#160;«&#160;la femme du jour&#160;»&#160;choisie par le&#160;journal&#160;L’Humanité,&#160;lundi 27&#160;janvier, qui relate cet épisode. Le&#160;«&#160;cadre&#160;»,&#160;c’est celui d’une photo de l’agence Associated Press (AP)...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/EPDSJIOWAAESRWc.jpg" alt="" class="wp-image-13779" width="615" height="403" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/EPDSJIOWAAESRWc.jpg 360w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/EPDSJIOWAAESRWc-300x197.jpg 300w" sizes="(max-width: 615px) 100vw, 615px" /><figcaption>les 5 militantes</figcaption></figure>



<p><strong>Sur une image prise par un photographe de l’agence Associated Press, vendredi 24 janvier, la jeune femme, qui posait avec d’autres militantes, a été exclue du cadre.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Noire, elle est virée du cadre&nbsp;»</em>&nbsp;: elle, c’est Vanessa Nakate,&nbsp;<em>«&nbsp;la femme du jour&nbsp;»</em>&nbsp;choisie par le&nbsp;<a href="https://www.humanite.fr/la-femme-du-jour-vanessa-nakate-683701">journal&nbsp;<em>L’Humanité,</em>&nbsp;lundi 27&nbsp;janvier</a>, qui relate cet épisode. Le<em>&nbsp;«&nbsp;cadre&nbsp;»,</em>&nbsp;c’est celui d’une photo de l’agence Associated Press (AP) prise au&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/01/21/le-forum-de-davos-ouvre-dans-un-climat-electrique_6026648_3234.html">Forum de Davos</a>, d’où la jeune militante ougandaise a disparu.</p>



<p>Vanessa Nakate lutte contre le réchauffement climatique. Inspirée par Greta Thunberg, la jeune Ougandaise de 23&nbsp;ans est devenue militante en&nbsp;2019,&nbsp;<a href="https://twitter.com/vanessa_vash/status/1168007906349871107?s=20">en protestant seule</a>, dans son pays, l’Ouganda, où la grève est illégale. Elle a fondé&nbsp;<a href="https://twitter.com/TheRiseUpMovem1">le Rise Up Movement,</a>&nbsp;basé en Afrique.</p>



<p>Lors du Forum de Davos, en Suisse, vendredi 24&nbsp;janvier, elle a donné une conférence de presse sur l’urgence climatique, aux côtés de quatre autres jeunes activistes&nbsp;: Greta Thunberg, Loukina Tille, Luisa Neubauer et Isabelle Axelsson.</p>



<p>Sur une photo prise par un photographe de l’agence AP, Vanessa Nakate a disparu, coupée du cadre de la photo de groupe, lors du «&nbsp;recadrage&nbsp;» du cliché. La militante a publié elle-même la photo sur Twitter, interpellant directement l’agence pour demander des comptes.</p>



<p><em>Courrier international</em>&nbsp;<a href="https://www.courrierinternational.com/article/fridays-future-davos-une-militante-ougandaise-disparait-dune-photo-apres-son-recadrage">pose la question&nbsp;</a>:&nbsp;<em>«&nbsp;Racisme ordinaire ou recadrage purement artistique&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;</em>Vanessa Nakate&nbsp;<a href="https://twitter.com/vanessa_vash/status/1220936740665511936?s=20">la pose autrement</a>&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Une activiste africaine doit-elle se positionner au milieu d’une photo juste à cause de la peur d’être coupée&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;</em>Twitter répond&nbsp;:&nbsp;<a href="https://twitter.com/search?q=%23YouCantEraseMelanin&amp;src=typed_query">#YouCantEraseMelanin</a>&nbsp;(«&nbsp;Vous ne pouvez pas effacer la mélanine&nbsp;»). Greta Thunberg et des milliers d’internautes la&nbsp;<a href="https://twitter.com/GretaThunberg/status/1220736865877270529?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed&amp;ref_url=https%3A%2F%2Fwww.buzzfeednews.com%2Farticle%2Fikrd%2Fvanessa-nakate-greta-thunberg-davos">soutiennent</a>.</p>



<h4>«&nbsp;Que vous effaciez nos voix ne changera rien&nbsp;»</h4>



<p>Après la «&nbsp;censure&nbsp;» de la militante écologiste, le directeur de la photographie de l’agence de presse AP,&nbsp;<a href="https://www.buzzfeednews.com/article/ikrd/vanessa-nakate-greta-thunberg-davos">David Ake, a déclaré</a>&nbsp;: «<em>&nbsp;Le photographe a essayé de faire sortir une photo rapidement dans un délai très court et l’a recadrée pour des raisons de composition, car il pensait que le bâtiment en arrière-plan était distrayant.&nbsp;»</em></p>



<p>De son côté, Vanessa Nakate s’est notamment exprimée&nbsp;<a href="https://twitter.com/vanessa_vash/status/1220722317002756098">dans une vidéo publiée sur Twitter</a>&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;c’est la première fois de ma vie que j’ai compris la définition du mot racisme&nbsp;»&nbsp;</em>:</p>



<p><em>«&nbsp;L’Afrique est le dernier émetteur de gaz à effet de serre. Mais nous sommes les plus touchés par la crise climatique. Que vous effaciez nos voix ne changera rien. Que vous effaciez notre histoire ne changera rien. Est-ce que ça veut dire que je n’ai pas de valeur en tant qu’activiste africaine&nbsp;? Ou que les Africains n’ont pas du tout de valeur&nbsp;?&nbsp;»</em></p>



<p>Après s’être vue exclure de la photo de AP, la jeune femme a été&nbsp;<a href="https://www.theguardian.com/world/2020/jan/24/whites-only-photo-uganda-climate-activist-vanessa-nakate">mal nommée par l’agence de presse Reuters</a>, qui l’a identifiée comme&nbsp;<a href="https://twitter.com/TashaWangMwansa">Natasha Mwansa</a>, une activiste zambienne. Depuis, elle a mis comme&nbsp;<a href="https://twitter.com/vanessa_vash">photo de profil sur Twitter</a>&nbsp;un portrait d’elle réalisépar l’illustrateur brésilien<a href="https://www.instagram.com/crisvector/?hl=fr">&nbsp;Cristiano Siqueira</a>, et qui ne cesse de circuler sur les réseaux. Sous ce portrait, est inscrit le mot «&nbsp;Heshima&nbsp;» qui en swahili – l’une des langues officielles de l’Ouganda – signifie «&nbsp;respect&nbsp;» et «&nbsp;dignité&nbsp;». Depuis, Twitter&nbsp;<a href="https://twitter.com/vanessa_vash/status/1221857379991588865?s=20">a aussi certifié le compte</a>&nbsp;de Vanessa Nakate, et les médias ougandais ont sollicité la jeune militante pour&nbsp;<a href="https://twitter.com/vanessa_vash/status/1221857379991588865?s=20">porter sa voix sur les plateaux télé</a>.</p>



<p><em>«&nbsp;La militante ougandaise du climat, âgée de 23&nbsp;ans, a été coupée d’une photo dans laquelle elle posait avec d’autres jeunes militants, dont Greta Thunberg. C’était la seule femme noire.&nbsp;»</em></p>



<h4>«&nbsp;C’est valable pour tous les médias&nbsp;»</h4>



<p>Vanessa Nakate a également&nbsp;<a href="https://twitter.com/ajplus/status/1221854633473110019?s=20">passé un message dans une vidéo</a>publiée par le média en ligne AJ +&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Mon message pour AP est que les activistes africains et les personnes de couleur ont besoin d’être respectés. Mais c’est valable pour tous les médias qui font ça, car personne ne s’élève contre ce genre de pratique.&nbsp;»</p>



<p>L’histoire de cette photo recadrée, qui a&nbsp;<em>«&nbsp;réduit au silence la parole des Africains&nbsp;»</em>, comme le déplore Vanessa Nakate, et enflammé les réseaux sociaux, a aussi provoqué lundi 27&nbsp;janvier&nbsp;<em>«&nbsp;une introspection et des conversations tendues sur des questions de racisme et d’inclusion au sein de l’agence AP&nbsp;»</em>,&nbsp;<a href="https://apnews.com/6a853a81f34164ab85713e68a889976d?utm_medium=AP&amp;utm_campaign=SocialFlow&amp;utm_source=Twitter">selon la rédactrice en chef de l’agence</a>, Sally Buzbee.</p>



<p><em>«&nbsp;J’espère que nous pourrons tirer des leçons de cela et devenir une meilleure organisation de presse à l’avenir.&nbsp;</em>Je me rends compte que je dois dire clairement depuis le sommet [de la hiérarchie], de ma part, que la diversité et l’inclusion doivent être l’une de nos plus hautes priorités.&nbsp;»</p>



<p>C’est après avoir reconnu qu’AP avait aggravé elle-même cette&nbsp;<em>«&nbsp;terrible erreur&nbsp;»</em>&nbsp;lors de sa réponse initiale vendredi, que M<sup>me</sup>Buzbee s’est excusée personnellement sur son compte Twitter,&nbsp;<em>«&nbsp;au nom de l’agence AP&nbsp;»</em>.</p>



<p>En octobre&nbsp;2019, l’écrivaine nigériane&nbsp;<a href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/oct/05/greta-thunberg-developing-world-activists">Chika Unigwe rappelait, dans une tribune</a>&nbsp;du&nbsp;<em>Guardian</em>, que&nbsp;<em>«&nbsp;la remarquable Greta Thunberg était incontestablement une superstar, mais, tout autant que ses pairs&nbsp;».&nbsp;</em>Et si&nbsp;<em>«&nbsp;le photojournalisme a besoin de faire face lui aussi au mouvement #metoo&nbsp;»</em>&nbsp;pour mettre fin au sexisme, comme le rappelait Kainaz Amaria dans&nbsp;<a href="https://www.vox.com/2018/9/7/17761458/me-too-photojournalism-sexual-harassment-vii">un article paru dans&nbsp;<em>Vox</em></a>&nbsp;en septembre&nbsp;2018, Vanessa Nakate demande, elle, que le racisme n’ait pas sa place dans les médias<em>.</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/jai-compris-la-definition-du-mot-racisme-la-militante-vanessa-nakate-rognee-dune-photo-au-forum-de-davos/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
