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	<title>Rached Ghannouchi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Rached Ghannouchi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le président du parlement tunisien défie le président avec des sessions prévues</title>
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				<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 18:23:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Parlement tunisien tiendra deux sessions plénières cette semaine, a déclaré lundi le président, pour envisager de révoquer les mesures prises par le président Kais Saied pour une nouvelle constitution et un gouvernement à un seul homme. Les sessions seraient les premières de la chambre suspendue, puisque Saied a saisi la plupart des pouvoirs exécutifs...]]></description>
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<p><strong>Le Parlement tunisien tiendra deux sessions plénières cette semaine, a déclaré lundi le président, pour envisager de révoquer les mesures prises par le président Kais Saied pour une nouvelle constitution et un gouvernement à un seul homme.</strong></p>



<p>Les sessions seraient les premières de la chambre suspendue, puisque Saied a saisi la plupart des pouvoirs exécutifs en juillet dernier, et présenteraient le plus grand défi direct à la légitimité des actions de Saied.</p>



<p>Le président du Parlement, Rached Ghannouchi, qui dirige le parti islamiste Ennahda qui est le plus grand parti de la chambre avec un quart des sièges, est l&rsquo;un des critiques les plus virulents de Saied depuis juillet, l&rsquo;accusant de coup d&rsquo;État.</p>



<p>Saied rejette cette accusation, affirmant que ses actions étaient nécessaires pour sauver la Tunisie de ce qu&rsquo;il décrit comme une élite corrompue et égoïste et un système politique qui a entraîné une décennie de paralysie et de stagnation depuis la révolution de 2011 qui a introduit la démocratie.</p>



<p>Saied, un ancien avocat constitutionnel, a montré peu d&rsquo;appétit pour le compromis depuis sa victoire écrasante au deuxième tour en tant que néophyte politique en 2019.</p>



<p>S&rsquo;exprimant dimanche, Saied a fait référence à des informations selon lesquelles des membres du parlement prévoyaient une session en disant que « quiconque veut revenir est délirant &#8230; laissez-les se rencontrer dans un vaisseau spatial ».</p>



<p>Deux autres grands partis, Heart of Tunisia et Karama, ainsi qu&rsquo;un certain nombre de parlementaires indépendants, devraient se joindre à la session, ce qui signifie que plus de la moitié de tous les membres pourraient être présents.</p>



<p>Cependant, le parlement du palais du Bardo de l&rsquo;époque ottomane à Tunis a été fermé par l&rsquo;armée et la police depuis l&rsquo;intervention de Saied, de sorte que toute nouvelle session devra peut-être se dérouler en ligne.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisien Ghannouchi déclare le parlement en session, défiant le président</title>
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				<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 21:17:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p>Le président du parlement tunisien, Rached Ghannouchi, a déclaré vendredi l&rsquo;assemblée en session et a exhorté les législateurs à reprendre le travail, défiant la suspension de l&rsquo;assemblée par le président Kais Saied dans une nouvelle escalade de la crise politique dans le pays.</p>



<p>La déclaration de Ghannouchi devrait approfondir un différend sur la légitimité de la prise de contrôle par Saied de la plupart des pouvoirs législatifs et exécutifs en juillet, une décision que les opposants au président ont qualifiée de coup d&rsquo;État.</p>



<p>« Le bureau de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple est en session permanente », a déclaré Ghannouchi, chef du parti islamiste modéré Ennahda, dans un tweet.</p>



<p>Élu en 2019, Saied a subi des pressions nationales et internationales pour nommer un gouvernement après son intervention en juillet, lorsqu&rsquo;il a limogé le Premier ministre, suspendu le Parlement et pris le pouvoir exécutif.</p>



<p>Mercredi, il a nommé Najla Bouden Romdhane, une géologue avec peu d&rsquo;expérience gouvernementale, comme première femme Premier ministre de Tunisie.</p>



<p>La semaine dernière, il a suspendu la majeure partie de la constitution, affirmant qu&rsquo;il pourrait gouverner par décret pendant une période « exceptionnelle » sans fin définie, remettant en question les acquis démocratiques après la révolution tunisienne de 2011 qui a déclenché les manifestations du printemps arabe.</p>



<p>Plus tôt vendredi, les forces de sécurité ont encerclé le siège du parlement, en prévision de l&rsquo;arrivée des législateurs.</p>



<p><strong>Source : Reuters Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Ennahdha appelle à descendre dans la rue pour défendre le gouvernement : La Tunisie s’enlise dans la crise politique</title>
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				<pubDate>Thu, 25 Feb 2021 15:06:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Alors que l’institut de notation Moody’s vient de rabaisser, avant-hier, la note souveraine de la Tunisie à B3, perspectives négatives, rendant quasi impossible la sortie sur le marché international à la recherche des Fonds nécessaires pour le Budget 2021, la classe politique tunisienne continue à s’entre-déchirer pour dominer un pays au bord de la faillite....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi.jpg" alt="" class="wp-image-16966" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi.jpg 626w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /><figcaption>Rached Ghanouchi</figcaption></figure>



<p><strong>Alors que l’institut de notation Moody’s vient de rabaisser, avant-hier, la note souveraine de la Tunisie à B3, perspectives négatives, rendant quasi impossible la sortie sur le marché international à la recherche des Fonds nécessaires pour le Budget 2021, la classe politique tunisienne continue à s’entre-déchirer pour dominer un pays au bord de la faillite. Les observateurs de tous les bords appellent à la raison.</strong></p>



<p>Le président de la République, Kaïs Saïed, continue à contester la droiture de certains ministres, désignés dans le dernier remaniement, validé par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), depuis le 27 janvier dernier. Le président Saïed préfère désormais dégager tout le gouvernement Mechichi, le grand commis de l’administration que Saïed a rapproché comme conseiller, avant de la nommer ministre de l’Intérieur et le propulser chef du gouvernement. Tout cela en une année.</p>



<p>Kaïs Saïed a vu de l’ingratitude néfaste, lorsque Mechichi s’est rangé du côté de la troïka Ennahdha, Qalb Tounes et Al Qarama, que le Président ne voulait pas voir comme ossature du gouvernement. Depuis, le courant ne passe plus entre les deux têtes du pouvoir exécutif et Saïed n’a pas avalisé le remaniement, fait sous les recommandations de la troïka. Saïed ne veut plus de Mechichi. Mais, la Constitution ne lui accorde pas la possibilité de mettre fin à ses fonctions.</p>



<p>D’un autre côté, les islamistes d’Ennahdha soutiennent Hichem Mechichi. Ce n’est pas par sympathie pour l’homme. Mais, parce qu’il peut leur rendre la main sur la désignation du chef du gouvernement, une fois parti de la Kasbah. Donc, s’il est clair pour tout le monde que le gouvernement Mechichi ne pourra survivre que quelques mois, dans le meilleur des cas, à la tension sévissant entre les deux têtes de l’Exécutif, c’est sa manière de tomber qui intéresse Ennahdha. En effet, si Mechichi démissionne, c’est le président de la République qui désignera le nouveau locataire de la Kasbah.</p>



<p>Mais si l’ARP retire la confiance à Mechichi, c’est la même majorité qui désigne, dans le même mouvement, le chef de gouvernement suivant. Et Ennahdha cherche à montrer le maximum de soutien à Mechichi, pour que ce dernier lui renvoie l’ascenseur le jour de son départ. C’est pour cela que les islamistes essaient de faire monter la tension entre Saïed et Mechichi, pour arriver au point de non-retour entre les deux hommes. Avec pareille tension entre les deux hommes, Mechichi se ferait virer par l’ARP, pour rendre le service d’Ennahdha, et ne démissionnerait pas auprès de Kaïs Saïed.Advertisements</p>



<p><strong>Marche populaire</strong></p>



<p>Avec l’absence d’une quelconque institution judiciaire pouvant dire que le président de la République n’a pas le droit de refuser le remaniement ministériel, Ennahdha et son ARP se sont retrouvés incapables d’imposer leur choix. Pis encore, ils ne sont même pas sûrs de faire passer les amendements sur la loi de la Cour constitutionnelle, ramenant la majorité nécessaire pour le choix des membres des deux-tiers aux trois cinquièmes. Du coup, d’une part, la Cour constitutionnelle n’est pas pour bientôt et, d’autre part, il y a une motion de retrait de confiance contre Rached Ghannouchi, le président de l’ARP, qui risque de passer, si les islamistes ne parviennent pas à trouver une alternative politique, pouvant fédérer autour d’elle et éloigner les indécis d’un vote contre Ghannouchi. L’appel à descendre dans la rue, ce samedi, c’est une bouffée d’oxygène pour les islamistes, afin que leurs bases ne perdent pas espoir.</p>



<p>Par ailleurs, Ennahdha a œuvré de tout son poids, au sein de la justice, afin de faire libérer Nabil Karoui, le patron de Qalb Tounes et de Nessma&nbsp;TV, parce que les islamistes ont senti que le bloc parlementaire de Karoui (Qalb Tounes) commence à montrer des signes d’essoufflement et risque de voter le retrait de confiance à Ghannouchi.</p>



<p>Donc, Nabil Karoui a été libéré hier, contre une caution de dix millions de dinars (trois millions d’euros) et risque de se trouver samedi prochain en tête de la marche de soutien au gouvernement. Le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, préfère dire que la marche, c’est pour soutenir le régime politique. «Nous ne voulons pas revenir au pouvoir d’une personne», a-t-il déclaré dans une interview, avant-hier, sur Radio Diwan. Entre-temps, la Tunisie continue à manger son pain noir.</p>



<p><strong>Source : El watan/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br></strong></p>
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		<title>Tunisie : Rached Ghannouchi ou la tentation du pouvoir personnel</title>
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				<pubDate>Thu, 07 Jan 2021 18:21:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le chef d’Ennahdha agace au sein de son parti par sa volonté de monopoliser tous les pouvoirs. Et son refus manifeste de passer la main. D’ordinaire les 150 membres du Conseil de la choura d’Ennahdha s’expriment d’une seule voix. Mais le 3 janvier, ils ne sont pas parvenus à s’accorder pour renouveler la composition du...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi.jpg" alt="" class="wp-image-16966" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi.jpg 626w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /><figcaption>Rached Ghanouchi</figcaption></figure>



<p><strong>Le chef d’Ennahdha agace au sein de son parti par sa volonté de monopoliser tous les pouvoirs. Et son refus manifeste de passer la main.</strong></p>



<p>D’ordinaire les 150 membres du Conseil de la choura d’Ennahdha s’expriment d’une seule voix. Mais le 3 janvier, ils ne sont pas parvenus à s’accorder pour renouveler la composition du bureau exécutif. Une démarche répondant à une requête de Rached Ghannouchi, président du parti à la colombe. Celui qui avait dissout le bureau sortant en mai 2020 a besoin d’avoir toutes les instances sur le pont pour le fonctionnement de la formation au référentiel islamiste, et pour faire face aux turbulences politiques externes et internes. Mais le chef n’a pas été suivi : les deux tiers des candidats, qu’il a présentés personnellement, n’ont pas obtenus les 50 voix nécessaires à leur investiture.</p>



<p>Un revers de plus pour le chef d’Ennahdha qui, depuis 2019, est confronté à un désaccord dans les rangs du parti de manière désormais publique. Les observateurs les plus avertis savaient qu’Ennahdha était en proie à des turbulences et que les jeunes appelaient à l’alternance, estimant que le parti, d’un scrutin à l’autre, s’est en quelque sorte perdu, à force de consensus avec ses adversaires politiques.</p>



<h4>Turbulences</h4>



<p>« Le parti a toujours été agité par des débats et on oublie que l’expérience du pouvoir est assez récente dans son histoire » souligne Abdelfattah Mourou, l’un des fondateurs du mouvement, pour tempérer les divergences entre les multiples courants de la formation.</p>



<p>Début 2011, nul n’aurait pensé que la branche tunisienne des Frères musulmans allait émerger du soulèvement populaire du 14 janvier et s’installer durablement dans le paysage politique, en grande partie du fait de son leader Rached Ghannouchi, devenu de fait la personnalité dominante de la décennie en Tunisie. Très actif depuis son exil londonien, cet homme de réseaux a pu faire un retour en grande pompe à la faveur de la révolution, s’imposant à l’opinion publique et à ses rivaux. Depuis, son parti est toujours parmi les premiers même s’il subit comme toutes les autres formations en Tunisie un désamour électoral qui lui a fait perdre sur deux scrutins législatifs près d’un million de voix.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE CHEF D’ENNAHDHA EST DEVENU TELLEMENT INCONTOURNABLE QU’IL FINIT PAR CRISTALLISER UN CERTAIN MÉCONTENTEMENT AU SEIN MÊME DE SON MOUVEMENT</p></blockquote>



<p>Le chef est devenu tellement incontournable qu’il finit par cristalliser un certain mécontentement au sein même de son mouvement. Des militants lui reprochent ainsi d’avoir fait de son parti sa chose, s’entourant de proches et de parents, dont son gendre, le controversé ancien ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem à l’origine, entre autres, d’un scandale financier.</p>



<p>Dans les rangs d’Ennahdha, on reproche aussi au leader d’avoir cumulé près de trente ans à la tête du parti dont il a été un fondateur. « Il aurait pu passer le relais et jouer le rôle d’un président honorifique ou tout simplement de l’ancien ou du sage qu’on consulte » suggère Aymen Berhouma, membre de l’Union générale tunisienne des étudiants, vivier historique de recrutement pour Ennahdha. Mais, celui qui préfère qu’on l’appelle professeur plutôt que cheikh, entend encore apposer son empreinte sur Ennahdha.</p>



<h4>Manœuvres politiques</h4>



<p>À près de 80 ans, il est toujours un politicien aguerri qui a plaisir à avoir toujours un à deux coups d’avance sur l’échiquier des manœuvres politiques. Les premiers à en faire l’expérience ne sont autres que… les dirigeants d’Ennahdha. En particulier ceux qui défendent l’idée que leur parti est fondé sur un processus démocratique.</p>



<p>« Tout ce qu’a pu faire Ghannouchi, comme changer les noms sur les listes électorales sans aviser personne, mettre ses hommes aux postes-clés du parti est de bonne guerre. Mais avec le report du XXIe congrès, sa tentative d’hégémonie est trop flagrante » estime un ancien compagnon de lutte resté en France. Comme pour lui donner raison, sur les derniers mois, plusieurs dirigeants ont claqué la porte du parti, depuis le départ inattendu de Lotfi Zitoun, bras droit de Rached Ghannouchi, jusqu’à celui de Larbi Guesmi, membre du Conseil de la Choura, le 1er janvier.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>À PRÈS DE 80 ANS, IL EST TOUJOURS UN POLITICIEN AGUERRI QUI A PLAISIR À AVOIR TOUJOURS UN À DEUX COUPS D’AVANCE</p></blockquote>



<p>Comme beaucoup, Guesmi déplore que « ceux qui ne partagent pas les positions du président du parti, Rached Ghannouchi, soient poussés à démissionner » et constate que les promesses de réformes issues du XXe Congrès se sont évaporées, « ce qui a rendu la situation plus pourrie, le climat tendu et les relations corrompues ».</p>



<p>Et les critiques virent à la confrontation entre Rached Ghannouchi et ceux qui refusent de plier. Eux aussi veulent participer à la course au pouvoir et estiment que le leader promeut des représentants sans étoffe. Le bureau de Ben Arous, circonscription-clé du Grand Tunis reproche ainsi publiquement à Rached Ghannouchi le parachutage de Mohamed Ali Boukhatem au poste de Secrétaire général régional. Celui qui considère être le chef ne demande l’avis de personne ou plutôt il agit parfois pour des fins obscures. À Ben Arous, il tenait à consolider l’influence de Abdelaziz Daghsni, l’un de ses proches cité dans l’affaire de l’appareil secret d’Ennahdha… et parent de Boukhatem. De la même manière, il est reproché à Ghannouchi de tenir sans partage les cordons de la bourse et d’avoir confié la gestion des fonds d’Ennahdha à son fils&nbsp;Mouadh.</p>



<h4>Partie serrée</h4>



<p>À l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) aussi, Rached Ghannouchi joue une partie serrée pour conserver une majorité, dans un contexte politique extrêmement fissile. Et il a fort à faire entre anticiper et parer les coups du Parti destourien libre (PDL) et préserver le parlement d’une dissolution que pourrait opérer&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/1007068/politique/tunisie-guerre-froide-entre-kais-saied-et-rached-ghannouchi/">le président de la République Kaïs Saïed, son principal rival.</a></p>



<p>Ghannouchi, de par son rang, devrait être au centre des pouvoirs, or il en est à la croisée. « Il lui est difficile d’envisager qu’il y ait d’autres hommes forts en dehors de lui et d’autres moyens d’affirmer sa volonté », indique un fidèle des réunions à Montplaisir. C’est toute la difficulté du leader d’Ennahdha, qui tend à confondre partisans et disciples et qui n’a pas su revoir sa vision et sa pratique du pouvoir. Hégémonique et autocentré, il finit, malgré toutes ses manœuvres, par être débordé par tous les côtés. Le résultat du prochain vote du conseil de la Choura pour désigner les membres du bureau exécutif d’Ennahdha sera « un indicateur du recul, ou pas, de l’influence du chef » indique une ancienne députée.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : Ghannouchi perd des plumes à l’Assemblée à cause de la Libye</title>
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				<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 10:05:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La plénière de jeudi de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a montré à quel point les Tunisiens étaient divisés. Le président de l’ARP, Rached Ghannouchi, a compris qu’il était sur une chaise éjectable. Son allié, le bloc de Qalb Tounes, du magnat des médias, Nabil Karoui, s’est ligué contre lui avec les libéraux et...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi.jpg" alt="" class="wp-image-16966" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi.jpg 626w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /><figcaption>Rached Ghanouchi</figcaption></figure>



<p><strong>La plénière de jeudi de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a montré à quel point les Tunisiens étaient divisés. Le président de l’ARP, Rached Ghannouchi, a compris qu’il était sur une chaise éjectable.</strong></p>



<p>Son allié, le bloc de Qalb Tounes, du magnat des médias, Nabil Karoui, s’est ligué contre lui avec les libéraux et condamné l’intervention étrangère en Libye. La motion de condamnation a recueilli 94 voix favorables contre 68 défavorables. Mais, au-delà de la motion, c’est Ghannouchi qui a laissé apparaître de véritables signes de faiblesse.</p>



<p>Le débat à l’ARP montre le niveau d’enracinement de la démocratie tunisienne. Le président de l’ARP, Rached Ghannouchi, a été auditionné par les députés pour son écart par rapport à la ligne de conduite de la diplomatie tunisienne. Le président Saïed et nombre de partis reprochent à Rached Ghannouchi son soutien ouvert à l’axe islamiste Doha-Ankara en Libye, alors qu’il est président de l’Assemblée. Il fait de l’ombre au chef de l’Etat, en charge constitutionnellement de la diplomatie.</p>



<p><strong>Tensions à l’ARP</strong></p>



<p>Le pire, c’est que Ghannouchi a téléphoné à Fayez Al Sarraj, le président du Gouvernement d’union nationale en Libye, pour le féliciter suite à la reprise en mai dernier de la base d’Al Watiya. La présidence de la République et plusieurs partis politiques ont vigoureusement riposté, considérant cet agissement comme une intervention dans le domaine diplomatique, réservé au président de la République, selon la Constitution de 2014. Le problème est d’autant plus grave que Ghannouchi avait fait un pareil écart diplomatique en janvier dernier, en visitant la Turquie.</p>



<p>La tension en Tunisie sur la question libyenne survient à un moment où tous les feux sont braqués sur la Libye, lui donnant davantage de portée. En effet, pas plus tard qu’il y a cinq jours, le ccommandant de l’Africom, le général américain Stephen Townsend, a téléphoné au ministre tunisien de la Défense, Imed Hazgui, pour lui exprimer «la préoccupation accrue» des Etats-Unis de voir «la Russie continuer à attiser les flammes du conflit libyen». Le communiqué publié par Africom, suite à cet entretien, a parlé de «recours à notre brigade d’assistance aux forces de sécurité».</p>



<p>Laquelle terminologie a nécessité des éclaircissements ultérieurs disant qu’il «ne s’agit pas de forces de combat». Il s’agit plutôt d’une petite unité de formation dans le cadre du programme d’assistance militaire, accordé à la Tunisie. Par ailleurs, cette vive tension en Libye et ses répercussions politiques en Tunisie mettent la pression sur le président tunisien Saïed, afin de bouger en vue de contribuer à trouver une solution au conflit libyen. Une quelconque suite à son projet, annoncé auprès des tribus libyennes, pourrait replacer le Président sur la scène diplomatique, surtout qu’il est connu par sa neutralité.</p>



<p><strong>Majorité fragile</strong></p>



<p>Les interventions des députés avant-hier en disent long sur la fragilité de la majorité autour du gouvernement Fakhfakh. Les députés du parti Chaab, d’El Islah (réformiste) et de Tahya Tounes de l’ancien chef du gouvernement, Youssef Chahed, tiraient à l’arme lourde contre Ghannouchi, le président de l’ARP, l’accusant carrément d’être le pion de la Turquie, alors qu’ils font partie, tous et avec les islamistes d’Ennahdha, de la majorité soutenant le gouvernement.</p>



<p>Le député Zouhaïr Maghzaoui, Secrétaire général du parti Chaab, l’une des composantes du bloc démocratique, n’a pas manqué d’attaquer Ghannouchi. «Le retrait de confiance du président de l’Assemblée est envisageable», a-t-il déclaré. Mustapha Ben Ahmed, président du bloc de Tahya Tounes, a insisté, pour sa part, sur le «devoir de réserve du président de l’ARP, ce qui n’a pas été respecté par Ghannouchi», lui rappelant que «ce n’est pas la 1re fois». Il a déjà été sermonné en janvier dernier suite à sa visite en Turquie.</p>



<p>Quant à Hassouna Nasfi, président du bloc El Islah, il a insisté sur «le fait que Ghannouchi assume ses agissements ; il ne respecte pas consciemment la Constitution». Cela dénote d’un manque flagrant d’harmonie au sein de la majorité gouvernante, d’une part, et dans la ceinture du président de l’ARP.</p>



<p>Les altercations entre les députés des partis Chaab, bloc réformiste et Tahya Tounes, d’une part, et Ennahdha, d’autre part, deviennent monnaie courante, alors qu’ils forment, tous, la ceinture du gouvernement Fakhfakh. Le parti Qalb Tounes s’est désolidarisé jeudi du président de l’ARP, Ghannouchi, laissant présager un possible retrait de confiance, pas cette fois. Mais, tout peut donc être envisagé.</p>



<p><strong>Source: El Watan /Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : Rached Ghannouchi tire son épingle du jeu</title>
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				<pubDate>Sat, 16 Nov 2019 08:53:51 +0000</pubDate>
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<p><strong>L es islamistes d’Ennahdha (52 députés) ont arraché le soutien des députés de Qalb Tounes (38) de Nabil Karoui, pour hisser Rached Ghannouchi à la tête de l’ARP, avec 123 voix sur les 217. Il a également fallu l’apport de l’alliance Al Karama (21) et quelques petits partis et indépendants.</strong></p>



<p>L’accord n’était pas tripartite, puisque Qalb Tounes et Al Karama n’ont pas voté l’un pour l’autre lors des élections des deux vice-présidents, privant le candidat d’Al Karama du poste de 2e vice-président, au profit d’un indépendant. Rached Ghannouchi a fait preuve d’une grande habileté manœuvrière pour se hisser à la tête de l’hémicycle de l’ARP.</p>



<p>En effet, il est parvenu à réunir derrière son nom deux composantes opposées, à savoir le parti Qalb Tounes de Nabil Karoui et l’alliance Al Karama, les «mécontents» d’Ennahdha, qui refusent de se joindre aux «corrompus comme Karoui».</p>



<p>Ennahdha a obtenu, en sa faveur, les voix de ces deux ennemis, qui n’ont pas voté l’un pour l’autre, pour les deux vice-présidences. Ainsi, Samira Chaouachi (Qalb Tounes) est passée, in extremis, 1re vice-présidente, en réunissant 109 voix, soit exactement la majorité absolue.</p>



<p>Les 21 députés d’Al Karama ont voté blanc. Par contre, Yousri Dali (Al Karama) n’est pas parvenu à obtenir la 2e vice-présidence. Il a réuni 78 voix lors du 1er tour et 74 voix au 2e, soit les voix d’Ennahdha et d’Al Karama. C’est l’indépendant Tarek Ftiti qui est désormais 2e vice-président, puisque 35 députés de Qalb Tounes ont voté blanc. Ennahdha n’est pas intervenu pour soutenir Dali. Ghannouchi est resté à distance de tous les partis, pour éviter des accrochages pouvant influer sur le parcours de formation du gouvernement.</p>



<p><strong>Fin manœuvrier</strong></p>



<p>Cette même attitude manœuvrière a été adoptée lors du conseil de la choura d’Ennahdha, pour proposer le nom de la personne à présenter au président Saïed comme chef de gouvernement. Ghannouchi a présenté une multitude de noms à son parti, pour garder, à la fin après des éliminations successives, trois noms parmi lesquels le bureau exécutif du mouvement devait trancher, après des discussions avec les partenaires politiques.</p>



<p>Le nom le plus cité est celui de Habib Jemli, un expert agricole qui a occupé le poste de secrétaire d’Etat au sein du gouvernement de la troïka. Il n’est pas membre d’Ennahdha mais il est présenté comme proche des islamistes. Sitôt nommé à la tête de l’ARP, Ghannouchi a donc continué ses manœuvres pour former le gouvernement.</p>



<p>Il a ainsi rencontré les présidents des groupes parlementaires, notamment Nabil Karoui, le leader de Qalb Tounes, dont le soutien a été fondamental pour lui. Mais l’équation gouvernementale est plus compliquée, puisque plusieurs groupes parlementaires se rejettent mutuellement et refusent de siéger au sein du même gouvernement, à l’image de Qalb Tounes et Al Karama, ou Qalb Tounes et Tayar/Haraket Chaab. La marge de manœuvre est donc très réduite pour Ghannouchi, afin d’obtenir une majorité derrière le nom qu’il va proposer au président Saïed.</p>



<p><strong>Tractions</strong></p>



<p>Par ailleurs, Ennahdha assure ne rien devoir à Qalb Tounes, en contrepartie de l’élection de Ghannouchi, pour laisser la porte ouverte à Tayar/Haraket Chaab, s’ils veulent faire partie du gouvernement. Toutefois, ces derniers exigent un droit de regard sur trois ministères importants, qui sont l’Intérieur, la Justice et les Réformes administratives, ce qui complique l’issue. L’alternative Qalb Tounes (38), Tahya Tounes (14) et le bloc des petits partis&nbsp;(14) serait, peut-être, plus facile à gérer. Le coût politique serait plus lourd, puisque ce serait, en quelque sorte, la continuité du gouvernement Chahed.</p>



<p>Ghannouchi a, en outre, pris contact avec les organisations nationales, très actives sur la scène politique. Ainsi, il a rencontré, hier, le président de la centrale patronale (UTICA), Samir Majoul. Ce dernier a assuré&nbsp;: «Nous défendons la proposition d’un gouvernement de technocrates, avec, à sa tête, un véritable expert de l’environnement économique et financier»&nbsp;; proposition qu’Ennahdha ne souhaite pas, lui préférant un gouvernement politique. Majoul a assuré d’ailleurs que «ce profil n’existe pas parmi les noms avancés par Ghannouchi».</p>



<p>Il est prévu qu’il rencontre, également, le secrétaire général de la centrale syndicale, UGTT. Ce dernier a régulièrement affirmé, qu’au-delà des noms, «ce qui compte, c’est d’adopter une politique socioéconomique qui préserve le pouvoir d’achat des travailleurs». L’UGTT refuse l’ultra-libéralisme, adopté par certains politiciens. Il est donc clair que les options ne  sont pas multiples pour asseoir un gouvernement stable. </p>



<p><strong>Source: El Watan /Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste Ennahdha, élu à la tête du Parlement tunisien</title>
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				<pubDate>Wed, 13 Nov 2019 17:59:11 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rached-ghannouchi-14012017-1.jpg" alt="" class="wp-image-11196" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rached-ghannouchi-14012017-1.jpg 680w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rached-ghannouchi-14012017-1-300x176.jpg 300w" sizes="(max-width: 680px) 100vw, 680px" /></figure>



<p><strong>Rached Ghannouchi, chef historique du parti d&rsquo;inspiration islamiste Ennahdha, arrivé en tête des législatives d&rsquo;octobre en Tunisie, a été élu mercredi président du Parlement.</strong></p>



<p>C&rsquo;était&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20190920-tunisie-election-presidentielle-legislatives-ennahda-islamiste-mourou" rel="noreferrer noopener">le premier objectif d&rsquo;Ennahda</a>&nbsp;lors des échéances électorales&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/tunisie/" rel="noreferrer noopener">en Tunisie</a>. Mission accomplie puisque le chef historique du parti d&rsquo;inspiration islamiste, Rached Ghannouchi, a été élu mercredi 13 novembre à la tête du Parlement avec 123&nbsp;voix sur 217.</p>



<p><strong>Volte-face du parti de Nabil Karoui</strong></p>



<p>Un accord avec le parti libéral Qalb Tounes de l&rsquo;homme d&rsquo;affaires controversé Nabil Karoui aurait permis à&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/rached-ghannouchi/" rel="noreferrer noopener">Rached Ghannouchi,</a>d&rsquo;accéder au perchoir, ont indiqué à l&rsquo;AFP plusieurs sources au sein de ces partis.</p>



<p>Nabil Karoui, vaincu au second tour de la présidentielle du 13 octobre, avait pourtant tenté de se poser en rempart contre l&rsquo;islamisme durant la campagne électorale. Son parti avait exclu avec véhémence jusqu&rsquo;à la dernière minute tout accord avec la première force du Parlement.</p>



<p>Ennahdha avait quant à lui réussi à s&rsquo;imposer en tête en se présentant comme le fer de lance des idéaux de la révolution de 2011, en promettant de rompre avec le passé, notamment incarné selon le parti par Nabil Karoui. Mais avec seulement un quart des sièges dans un Parlement morcellé, Ennahdha doit faire d&rsquo;importantes concessions pour arriver à ses fins.</p>



<p>Cette élection intervient en effet à quelques jours du dernier délai avant lequel Ennahdha doit annoncer à qui le parti confie la lourde tâche de former un gouvernement susceptible de convaincre la majorité des députés.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : Ennahdha propose Rached Ghannouchi pour la présidence du Parlement</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Nov 2019 16:31:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rached-ghannouchi-14012017.jpg" alt="" class="wp-image-11072" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rached-ghannouchi-14012017.jpg 680w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rached-ghannouchi-14012017-300x176.jpg 300w" sizes="(max-width: 680px) 100vw, 680px" /></figure>



<p><strong>Arrivé en tête des législatives tunisiennes, le parti d&rsquo;obédience islamiste Ennahdha a indiqué dimanche 10 novembre, qu&rsquo;il proposait son chef historique Rached Ghannouchi pour le poste de président du Parlement, et répété vouloir un Premier ministre issu du mouvement.</strong></p>



<p>Ennahdha a remporté les élections législatives du 6 octobre&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/841028/politique/legislatives-en-tunisie-ennahdha-en-tete-avec-52-sieges-selon-les-resultats-officiels/">en décrochant 52 sièges</a>, loin toutefois de la majorité (109), et conduit depuis des négociations ardues en vue de la formation d’un nouveau gouvernement.</p>



<p>«&nbsp;Il a été décidé de présenter la candidature de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/795386/politique/rached-ghannouchi-les-tunisiens-doivent-reprendre-confiance-en-eux/">Rached Ghannouchi</a>pour la présidence du Parlement&nbsp;», a déclaré lors d’une conférence de presse à Tunis Abdelkarim Harouni, le chef du conseil de la choura, l’organe consultatif du parti.</p>



<p>« La priorité va au Parlement, parce que c’est au sein de l’Assemblée que les lois et les décisions sont prises », a-t-il expliqué.</p>



<p>Le parti Ennahdha n’a en revanche toujours pas indiqué à quelle personnalité il souhaitait voir confier la tâche de former un nouveau gouvernement. Il a pour cela jusqu’à vendredi prochain.</p>



<p>Devant la presse, Abdelkarim Harouni a affirmé que le nom de Rached Ghannouchi avait été précédemment suggéré par le conseil de la choura pour tenir ce rôle, avant qu’il ne soit décidé de donner la priorité au Parlement, a-t-il expliqué.</p>



<p>« Le conseil de la choura tient au <a href="https://www.jeuneafrique.com/845409/politique/tunisie-ennahdha-veut-un-premier-ministre-issu-de-son-parti/">droit du mouvement de présider le gouvernement »</a>, a-t-il néanmoins noté, regrettant la position de « certains partis qui veulent priver le vainqueur des législatives » de ce droit.</p>



<p>Un rapport de Rached Ghannouchi sur l’état des négociations en vue de la formation du gouvernement a été présenté devant le conseil, a indiqué Abdelkarim Harouni, qui a critiqué l’attitude de «&nbsp;certains partis&nbsp;».</p>



<p>Début novembre, Ennahdha a dévoilé un programme qu’il souhaite faire signer, après concertations, par toutes les composantes du futur gouvernement.</p>



<p>Ce programme se concentre sur la lutte contre la corruption et la pauvreté, le renforcement de la sécurité, le développement de l’éducation et des services publics ou encore l’augmentation des investissements.</p>



<h4>Qalb Tounes et&nbsp;le Parti destourien libre exclus d’office</h4>



<p>Ennahdha devra composer avec cinq ou six formations pour obtenir une majorité soutenant tout nouveau gouvernement.</p>



<p>Cette formation a exclu d’éventuelles négociations avec le parti Qalb Tounes, arrivé deuxième des législatives avec 38 sièges et présidé par l’homme des médias controversé&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/842811/politique/presidentielle-en-tunisie-nabil-karoui-chronique-dun-echec/">Nabil Karoui</a>, et le Parti destourien libre de l’avocate anti-islamiste Abir Moussi (17 sièges).</p>



<p>Le nouveau Parlement doit tenir sa première session plénière mercredi.</p>



<p><strong>Source:Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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