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	<title>production &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Agro-industrie : le plan de l’Angola pour devenir exportateur d’amidon de manioc</title>
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				<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 12:58:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/amidon-de-manioc.jpg" alt="" class="wp-image-20811" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/amidon-de-manioc.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/amidon-de-manioc-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Manioc</figcaption></figure>



<p><strong>Troisième producteur de manioc en Afrique, l’Angola veut capitaliser sur ce potentiel pour devenir un exportateur d’amidon de manioc dont la Chine est le premier importateur au monde.</strong></p>



<p>En Angola, il n&rsquo;y a pas que le pétrole et le diamant, il y a aussi le manioc. Cette tubercule cultivée et consommée en Afrique, en Asie et en Amérique latine, l&rsquo;Angola en est le troisième producteur africain avec plus de 11 millions de tonnes produites par an et figure dans le top 20 mondial. Toujours dans sa quête de diversification économique, le pays a lancé un programme intégré de développement rural dans lequel&nbsp;il vise entre autres à amplifier la production de manioc pour en promouvoir la transformation en amidon, notamment auprès des acteurs économiques.</p>



<p>Le pays entend ainsi capitaliser sur cette ressource pour devenir un exportateur d&rsquo;amidon de manioc. Le ministre de l&rsquo;Industrie et du commerce travaille actuellement à la création de programmes spécifiques visant à encourager l&rsquo;émergence de petites et moyennes industries manufacturières.</p>



<h4>Un produit à forte valeur ajoutée</h4>



<p>Le manioc en lui-même étant une source majeure de glucide devant le riz et le maïs, son amidon est très utilisé dans l&rsquo;industrie agro-alimentaire, mais l&rsquo;industrie pharmaceutique. D&rsquo;ailleurs dans une étude de l&rsquo;Organisation des Nations Unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO) publiée en 2006, Danilo Mejía, ingénieur agronome à la Division FAO des systèmes de soutien à l&rsquo;agriculture, chargé de coordonner la préparation d&rsquo;un nouveau manuel sur l&rsquo;extraction de l&rsquo;amidon du manioc, à l&rsquo;intention des pays en développement, explique&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;le manioc donne un amidon tout à fait excellent. [&#8230;] Par rapport aux amidons issus de la plupart des autres plantes, il a une limpidité et une viscosité supérieure, et il dénote une grande stabilité dans les aliments acides. Il a aussi d&rsquo;excellentes propriétés pour les produits non alimentaires, tels que les produits pharmaceutiques et les films thermoplastiques&nbsp;»</em>.</p>



<p>La Chine est le premier importateur mondial d&rsquo;amidon de manioc, avec près de 350 millions de dollars alloués chaque année, quand les Etats-Unis dépensent annuellement plus de 50 millions de dollars pour s&rsquo;approvisionner annuellement.</p>



<h4>S&rsquo;inspirer des pionniers</h4>



<p>La Thaïlande et le Brésil se démarquent parmi les exportateurs d&rsquo;amidon de manioc et les experts des&nbsp;Nations Unies estiment que les pays africains qui voudraient percer dans ce domaine, devrait s&rsquo;inspirer des modèles développés par ces nations d&rsquo;Asie et d&rsquo;Amérique latine.</p>



<p>En Angola, le ministère de l&rsquo;industrie table sur l&rsquo;engouement du monde rural et des acteurs économique pour créer une nouvelle tendance économique, loin des sentiers battus du pétrole dont le pays reste le deuxième producteur africain, mais dont la dépendance économique lui a été fort préjudiciable en temps de crise mondiale, comme en 2020.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Selon l’OCDE, « la production africaine ne parvient pas à satisfaire sa demande intérieure »</title>
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				<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 20:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
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				<description><![CDATA[Dans son rapport 2019 sur le développement africain, l&#8217;organisation internationale relève l’insuffisance de création d’emplois de qualité sur le continent, et suggère un meilleur accompagnement politique au profit de la productivité des entreprises. Chaque année, 29 millions de jeunes Africains vont se présenter sur le marché du travail, et ce, jusqu’en 2030. Comment leur permettre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/image174070-e1468176347257-592x296-1572967991.jpg" alt="" class="wp-image-10928" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/image174070-e1468176347257-592x296-1572967991.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/image174070-e1468176347257-592x296-1572967991-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Dans son rapport 2019 sur le développement africain, l&rsquo;organisation internationale relève l’insuffisance de création d’emplois de qualité sur le continent, et suggère un meilleur accompagnement politique au profit de la productivité des entreprises.</strong></p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/562175/societe/tribune-transition-demographique-africaine-un-besoin-massif-dinvestissements-europeens/">Chaque année, 29 millions de jeunes Africains vont se présenter sur le marché du travail</a>, et ce, jusqu’en 2030. Comment leur permettre de trouver un emploi de qualité ? C’est l’un des axes abordés dans le rapport annuel de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publié ce mardi 4 novembre à Antananarivo, à Madagascar, qui dresse par ailleurs un constat sans complaisance.</p>



<p>«&nbsp;Pour les jeunes et les femmes d’Afrique, décrocher un emploi de qualité reste exceptionnel : environ 42 % des jeunes en âge de travailler vivent avec moins de 1,90 dollar par jour (en parité de pouvoir d’achat) tandis que 12 % seulement des femmes d’âge actif avaient un emploi salarié en 2016&nbsp;», relève l’étude. Dans certains pays, pratiquement 91 % de la main-d’œuvre non agricole travaille toujours dans&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/emploi-formation/559335/afrique-les-chiffres-de-lemploi-informel-en-2018/">le secteur informel</a>.</p>



<p>Pourtant plus forte qu’ailleurs dans le monde, notamment en Amérique latine et en Europe, la croissance africaine n’a pas suffisamment créé d’emplois de qualité, ni entraîné de véritables gains de bien être. En dépit d’un contexte mondial morose, elle devrait pourtant rebondir à 3,6 % en 2019 puis s’établir à 3,9 % entre 2020 et 2023.</p>



<h4>Exportations en recul</h4>



<p>Or, « se limiter à regarder la croissance revient à se rendre chez le médecin et qu’il se borne à vous demander votre poids », ironise d’ailleurs Mario Pezzini, directeur du centre de développement de l’OCDE.</p>



<p>L’OCDE attire notamment l’attention sur le fait que la transformation productive est limitée en Afrique, surtout dans les secteurs employant le plus de main d’œuvre, et que cela constitue en partie sa faiblesse. «&nbsp;La production africaine ne parvient pas encore à satisfaire la demande intérieure : entre 2009 et 2016, les exportations africaines de biens de consommation à destination des marchés africains ont reculé de 12,9 milliards de dollars à 11,8 milliards, soit une érosion dans le PIB du continent de 0,8 % à 0,5 % sur la même période&nbsp;», souligne l’OCDE.</p>



<p>Avec cette tendance, les entreprises africaines risquent de perdre des marchés au profit de nouveaux concurrents internationaux, avance l’OCDE : «&nbsp;Le ratio Afrique/Asie de la productivité de la main-d’œuvre est passé de 67 % en 2000 à 50 % actuellement&nbsp;».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>EN CÔTE D’IVOIRE ET À MADAGASCAR, LES JEUNES CHEFS D’ENTREPRISE NE SAVENT EN GÉNÉRAL PAS TENIR UNE COMPTABILITÉ SIMPLE</p></blockquote>



<p>Certes, le paysage entrepreneurial du continent évolue. «&nbsp;Bon nombre des « champions » panafricains, comme l’<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/649238/economie/maroc-plongee-au-coeur-de-locp-lempire-des-phosphates/">Office chérifien des phosphates</a>&nbsp;au Maroc ou&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/581551/economie/telecoms-rob-shuter-met-mtn-au-pas/">MTN</a>&nbsp;en Afrique du Sud, diversifient leurs produits et leurs marchés pour opérer à l’échelle continentale. De jeunes pousses comme&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/773925/economie/e-commerce-jumia-presente-des-resultats-mitiges-pour-debut-2019-apres-des-accusations-de-fraude/">Jumia</a>&nbsp;(au Nigeria) ou&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/500829/economie/solaire-le-kenyan-m-kopa-veut-offrir-plus-que-de-lelectricite/">M-Kopa</a>&nbsp;(au Kenya) s’appuient sur de nouveaux modèles d’affaires et les nouvelles technologies pour se positionner sur un marché local et régional en plein essor et attirer d’importants investissements.</p>



<p>En 2018,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/759094/economie/investissement-les-start-up-africaines-decollent/">les start-up africaines de haute technologie ont levé près de 1,2 milliard de dollars de capitaux propres, contre 560 millions en 2017</a>, énumère le rapport.</p>



<h4>Besoin de politiques publiques proactives et coordonnées</h4>



<p>Néanmoins, regrettent les auteurs, les Africains, s’ils ont la fibre entrepreneuse, l’une des plus fortes au monde, manquent aussi souvent des capacités de base pour réussir. «&nbsp;En Côte d’Ivoire et à Madagascar, les jeunes chefs d’entreprise ne savent en général pas tenir une comptabilité simple, configurer un site industriel, utiliser des outils de planification pluriannuelle, identifier un progrès technologique pertinent ou cultiver leurs ressources humaines&nbsp;», écrivent-ils.</p>



<p>La réponse ? Elle réside, selon l’OCDE, dans des politiques publiques plus proactives et coordonnées à tous les niveaux : continental, régional, national et local. «&nbsp;Cette coordination doit concerner trois domaines prioritaires : garantir l’offre de services appropriés aux regroupements d’entreprises ou clusters ; développer des réseaux de production régionaux ; et améliorer la capacité des exportateurs à se développer dans des marchés en mutation”, indique l’OCDE.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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