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	<title>prison &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Algérie : un internaute condamné à trois ans de prison pour des mèmes anti-pouvoir</title>
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				<pubDate>Mon, 04 Jan 2021 19:37:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le militant Walid Kechida est en détention provisoire depuis plus de huit mois. Il lui est reproché d’avoir publié des mèmes touchant aux autorités, notamment au président, Abdelmadjid Tebboune, et à la religion. Son cas est devenu emblématique. Un jeune internaute algérien a été condamné, lundi 4&#160;janvier, à une lourde peine de prison pour avoir...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-20699" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-1024x1024.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-150x150.jpg 150w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-300x300.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-768x769.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Walid Kechida</figcaption></figure>



<p><strong>Le militant Walid Kechida est en détention provisoire depuis plus de huit mois. Il lui est reproché d’avoir publié des mèmes touchant aux autorités, notamment au président, Abdelmadjid Tebboune, et à la religion.</strong></p>



<p>Son cas est devenu emblématique. Un jeune internaute algérien a été condamné, lundi 4&nbsp;janvier, à une lourde peine de prison pour avoir publié sur Facebook des mèmes – des images détournées de façon humoristique sur les réseaux sociaux – moquant les autorités et la religion, dans un climat de répression accrue de la liberté d’expression sur le Net en Algérie.</p>



<p>Ce verdict sévère, assorti d’une amende de 500 000 dinars (3 000 euros), a été confirmé à l’Agence France-Presse par l’un des avocats, M<sup>e</sup> Moumen Chadi. Le parquet de Sétif (Nord-Est) avait requis cinq ans de prison contre M. Kechida, 25 ans, accusé d’<em>« offense au président »</em>, <em>« aux préceptes de l’islam »</em> et d’<em>« outrage à corps constitué »</em>. Le militant, connu de la jeunesse de Sétif, est en détention provisoire depuis plus de huit mois. Il lui est reproché d’avoir publié des mèmes touchant aux autorités, notamment au président, Abdelmadjid Tebboune, et à la religion.</p>



<p><em>«&nbsp;Walid Kechida est condamné malheureusement à trois ans de prison ferme assortis d’une amende&nbsp;»</em>, a déclaré Kaci Tansaout, coordinateur du Comité national de libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers d’opinion en Algérie.&nbsp;<em>«&nbsp;L’heure est très grave au moment où on s’attendait à sa libération aujourd’hui, voire même à une relaxe. Maintenant, on doit tous se mobiliser aux côtés des avocats&nbsp;»</em>&nbsp;en vue du&nbsp;<em>«&nbsp;procès en appel&nbsp;»</em>, a estimé M.&nbsp;Tansaout.</p>



<p>Ses illustrations virales, moquant de nombreux sujets, étaient diffusées sur le groupe Facebook Hirak Memes, dont M.&nbsp;Kechida était l’administrateur.&nbsp;<em>«&nbsp;Le pouvoir maintient sa feuille de route autoritaire et décide un autre coup de force en prévision des législatives, le durcissement des peines en est le signal&nbsp;»</em>, a dénoncé sur Twitter Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pur la défense des droits de l’homme.</p>



<p>Des législatives sont prévues dans le courant de 2021 en Algérie, et le président Abdelmadjid Tebboune – en convalescence après avoir été soigné du Covid-19 pendant deux mois en Allemagne – a fait de l’élaboration de la nouvelle loi électorale en vue de ce scrutin une priorité.&nbsp;<em>«&nbsp;Le gouvernement algérien poursuit sa vengeance contre les militants du Hirak&nbsp;»</em>, le mouvement de contestation populaire, a réagi sur Twitter Ahmed Benchemsi, un responsable régional de Human Rights Watch (HRW).</p>



<h4>Grève de la faim</h4>



<p>Plus de quatre-vingt-dix personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec les protestations du Hirak et/ou les libertés individuelles. Les poursuites, dans au moins 90&nbsp;% des cas, se font à la suite de publications, sur les réseaux sociaux, à la tonalité critique envers les autorités, selon le CNLD.</p>



<p>Surveillance des contenus, poursuites judiciaires et censure des médias électroniques&nbsp;: si le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, estime qu’il&nbsp;<em>«&nbsp;n’existe pas de prisonniers d’opinion en Algérie&nbsp;»</em>, des ONG de défense des droits humains jugent quant à elles que l’étau se resserre sur Internet. De nombreux internautes réclament la libération de Walid Kechida, relayant son portrait cheveux mi-longs avec des lunettes de soleil ou reprenant les slogans&nbsp;<em>«&nbsp;Free Kechida&nbsp;»</em>&nbsp;(«&nbsp;Libérez Kechida&nbsp;») et&nbsp;<em>«&nbsp;Le mème n’est pas un crime&nbsp;»</em>.</p>



<p>Des affaires judiciaires similaires à celle de M.&nbsp;Kechida se sont multipliées en&nbsp;2020. Mustapha Bendjama, rédacteur en chef du quotidien&nbsp;<em>Le Provincial</em>, basé à Annaba (Nord-Est), est actuellement poursuivi dans quatre affaires, toutes en lien avec ses publications sur les réseaux sociaux. Il est notamment accusé&nbsp;<em>«&nbsp;d’atteinte à l’intérêt national&nbsp;»</em>&nbsp;pour des messages sur Facebook faisant référence aux autorités, notamment à la police et à l’armée. Relaxé dans une autre affaire en novembre, il dénonce un acharnement judiciaire. Les autorités&nbsp;<em>«&nbsp;multiplient les affaires en justice pour augmenter les chances de condamnation&nbsp;»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>A Alger, trois détenus sont en grève de la faim depuis plus d’une semaine pour dénoncer la prolongation de leur détention. Mohamed Tadjadit, Noureddine Khimoud et Abdelhak Ben Rahmani, poursuivis dans la même affaire, sont en détention provisoire à la prison d’El Harrach depuis plus de quatre mois. Dix accusations pèsent sur eux, dont atteinte à l’unité nationale, incitation à un attroupement non armé, offense au président de la République ou encore diffusion de fausses nouvelles, selon le CNLD. Leurs messages et vidéos relayés sur les réseaux sociaux sont là encore en cause.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : trois ans de prison requis contre Karim Tabbou, figure du hirak</title>
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				<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 14:10:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou.jpg" alt="" class="wp-image-14932" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou.jpg 716w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou-300x247.jpg 300w" sizes="(max-width: 716px) 100vw, 716px" /><figcaption>Karim Tabbou, figure du hirak</figcaption></figure>



<h4>Le parquet algérien a requis une lourde peine à l&rsquo;encontre de l&rsquo;opposant politique, accusé d&rsquo;atteinte au moral de l&rsquo;armée.</h4>



<p>C&rsquo;est pour avoir tenu des&nbsp;déclarations critiques envers l&rsquo;armée, et le régime alors en place, au cours d&rsquo;un meeting de mai&nbsp;2019 à Kherrata que Karim Tabbou, figure centrale du mouvement de contestation né en février&nbsp;2019&nbsp;qui a abouti à la démission de l&rsquo;ancien président&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/abdelaziz-bouteflika">Abdelaziz Bouteflika</a>, est aujourd&rsquo;hui face à la justice. Il est accusé d&rsquo;avoir porté «&nbsp;atteinte au moral de l&rsquo;armée&nbsp;».</p>



<p>Son procès avait été déjà repoussé à de nombreuses reprises depuis début avril en raison de l&rsquo;épidémie de coronavirus. Il s&rsquo;est finalement ouvert, lundi 30&nbsp;novembre devant le tribunal de Koléa, près d&rsquo;Alger. Et le parquet algérien a requis une lourde peine de trois ans d&#8217;emprisonnement à son encontre, a annoncé un de ses avocats. «&nbsp;Le procureur a réclamé trois ans de prison ferme et une amende de 100&nbsp;000 dinars (650&nbsp;euros) à l&rsquo;encontre de l&rsquo;opposant&nbsp;», a précisé M<sup>e</sup>&nbsp;Zoubida Assoul sur sa page&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/facebook">Facebook</a>.</p>



<p>Le verdict sera prononcé le 7 décembre.</p>



<p>Âgé de 47&nbsp;ans, Karim Tabbou, qui comparaissait libre, a été arrêté le 26&nbsp;septembre 2019, puis emprisonné pendant neuf mois, avant de bénéficier d&rsquo;une libération conditionnelle le 2&nbsp;juillet dernier.</p>



<p>Dans une autre affaire, l&rsquo;opposant avait été condamné en appel le 24&nbsp;mars à un an de prison ferme pour «&nbsp;atteinte à l&rsquo;intégrité du territoire national&nbsp;», en raison d&rsquo;une vidéo parue sur la page Facebook de son parti dans laquelle il critiquait l&rsquo;intrusion de l&rsquo;armée dans les affaires politiques.</p>



<p>Les journalistes ont finalement été autorisés à accéder à la salle d&rsquo;audience après en avoir été empêchés à l&rsquo;ouverture du procès, selon le vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l&rsquo;homme (LADDH), Saïd Salhi.</p>



<h4>Figure du hirak</h4>



<p>Chef d&rsquo;un petit parti d&rsquo;opposition non agréé par les autorités, l&rsquo;Union démocratique et sociale (UDS), Karim Tabbou est l&rsquo;un des visages les plus connus du hirak, sinon le plus populaire.</p>



<p>Son portrait était régulièrement brandi pendant les manifestations hebdomadaires contre le pouvoir en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie">Algérie</a>&nbsp;jusqu&rsquo;à leur suspension, en mars dernier, liée à&nbsp;la crise sanitaire.</p>



<p>Karim Tabbou est récemment revenu sur le devant de la scène politique en reprochant avec virulence au <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-l-opposition-critique-les-declarations-de-macron-sur-tebboune-22-11-2020-2402152_3826.php">président français Emmanuel Macron</a> son soutien à son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune, exprimé dans un entretien avec l&rsquo;hebdomadaire <em>Jeune <a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a> et </em>qui a soulevé un tollé dans les rangs de l&rsquo;opposition algérienne.</p>



<p>Dans une lettre publiée sur sa page Facebook, l&rsquo;homme a fustigé «&nbsp;la mauvaise foi&nbsp;» et «&nbsp;l&rsquo;hypocrisie politique&nbsp;» de M. Macron, accusé de cautionner «&nbsp;un pouvoir arrogant qui emprisonne des journalistes, bafoue les libertés publiques et soumet la justice à son diktat&nbsp;».</p>



<h4>Des poursuites toujours en cours</h4>



<p>En pleine crise sanitaire, les autorités multiplient les détentions et les poursuites à l&rsquo;encontre de militants, de journalistes et de blogueurs afin, selon les opposants, d&#8217;empêcher une reprise du hirak.</p>



<p>À Mostaganem (nord-ouest), une militante, Dalila Touat, la porte-parole des chômeurs de la ville, a été condamnée lundi à deux ans de prison ferme, sans mandat de dépôt.</p>



<p>Elle était accusée d&rsquo;avoir incité ses concitoyens à s&rsquo;abstenir de voter au référendum constitutionnel du 1<sup>er</sup>&nbsp;novembre et d&rsquo;«&nbsp;outrage à fonctionnaire dans l&rsquo;exercice de ses fonctions&nbsp;», selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de solidarité avec les prisonniers d&rsquo;opinion. La révision constitutionnelle a été approuvée avec le taux de participation électoral le plus bas (23,84&nbsp;%) de l&rsquo;histoire de l&rsquo;Algérie.</p>



<p>Quelque&nbsp;90&nbsp;personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec le hirak et/ou les libertés individuelles. Des poursuites fondées, pour beaucoup, sur des publications sur Facebook critiquant les autorités, d&rsquo;après le CNLD.</p>



<p>Né en février 2019 d&rsquo;un immense ras-le-bol des Algériens, le hirak réclame un profond changement du « système » en place depuis l&rsquo;indépendance en 1962. Il a provoqué le départ du président Abdelaziz Bouteflika après vingt ans au pouvoir.<br></p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Présidentielle en Ouganda: l&#8217;opposant Bobi Wine inculpé mais relâché sous caution</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 16:37:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le principal adversaire du président Yoweri Museveni à la présidentielle en Ouganda a été inculpé ce 20 novembre d&#8217;« actes susceptibles de propager une maladie infectieuse » et « infractions aux règles sur le Covid-19 ». Il a été ensuite relâché. Bobi Wine avait été arrêté, il y a deux jours, pour avoir enfreint les règles sanitaires lors d&#8217;un rassemblement électoral....]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/bobi-wine.jpg" alt="" class="wp-image-7823" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/bobi-wine.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/bobi-wine-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>bobi-wine</figcaption></figure>



<p><strong><br>Le principal adversaire du président Yoweri Museveni à la présidentielle en Ouganda a été inculpé ce 20 novembre d&rsquo;« actes susceptibles de propager une maladie infectieuse » et « infractions aux règles sur le Covid-19 ». Il a été ensuite relâché. Bobi Wine avait été arrêté, il y a deux jours, pour avoir enfreint les règles sanitaires lors d&rsquo;un rassemblement électoral.</strong></p>



<p>Bobi Wine est accusé d’avoir enfreint les&nbsp;mesures anti-Covid-19&nbsp;pour avoir réuni plus de 200 personnes lors d’un de ses rassemblements le 18 novembre.&nbsp;Ses avocats accusent le régime d’utiliser les mesures anti-Covid-19 pour l&#8217;empêcher de faire campagne. Plusieurs candidats de l’opposition ont par ailleurs suspendu leur campagne en guise de protestation.</p>



<p><strong>«&nbsp;<em>C&rsquo;était comme une guerre</em>&nbsp;»</strong></p>



<p>Son arrestation avait déclenché&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201119-ouganda-col%C3%A8re-dans-les-rues-de-kampala-apr%C3%A8s-une-nouvelle-arrestation-de-bobi-wine"><strong>la colère de ses partisans qui sont descendus dans les rues.</strong></a>&nbsp;Selon le dernier bilan de la police, 37 personnes sont mortes&nbsp;et environ 45 ont été blessées. La presse, elle, parle d’une quarantaine&nbsp;de victimes et le bilan ne cesse de grimper. Les forces de sécurité sont accusés d’avoir fait un usage excessif de la force pour disperser les manifestants&nbsp;et&nbsp;d’avoir tiré à balles réelles dans la foule.</p>



<p>«&nbsp;<em>Les policiers tiraient de partout au hasard</em>, raconte une&nbsp;femme&nbsp;dont le magasin se situe dans le centre-ville de Kampala.&nbsp;<em>Chaque fois qu&rsquo;ils voyaient un groupe de gens, ils tiraient. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes devant nous alors qu&rsquo;on était en voiture, bloqués dans les embouteillages. Ils nous criaient</em>&nbsp;<em>:&nbsp;</em>« Partez ».<em>&nbsp;Mais&nbsp;nous ne savions pas par où partir. Au volant, j&rsquo;ai failli avoir un accident. Il y avait de la fumée devant moi, à côté de moi. C&rsquo;était comme une guerre.</em>&nbsp;»</p>



<p>Des images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent également la police tirant sur une femme à sa fenêtre, qui filme avec son téléphone portable, ainsi que des hommes en civil lourdement armés tirant en l’air dans la rue. Ce 20 novembre, la situation est calme dans la capitale mais encore très tendue. Le centre de Kampala est totalement désert, les magasins sont fermés et les forces de sécurité déployées en nombre.</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le fils de l&#8217;ex-dirigeant angolais condamné à 5 ans de prison dans une affaire de greffe de 500 millions de dollars &#8211; Lusa</title>
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				<pubDate>Fri, 14 Aug 2020 14:46:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Angola]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
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		<category><![CDATA[Jose Filomeno de dos Santos]]></category>
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				<description><![CDATA[Un tribunal de Luanda a condamné le fils de l&#8217;ancien président angolais Eduardo Dos Santos à cinq ans de prison pour une affaire de corruption de 500 millions de dollars, a rapporté vendredi l&#8217;agence de presse portugaise Lusa. Jose Filomeno de dos Santos, l&#8217;ancien chef du fonds souverain angolais de 5 milliards de dollars, a...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/jose_filomeno_dos_santos.jpeg" alt="" class="wp-image-18887" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/jose_filomeno_dos_santos.jpeg 678w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/jose_filomeno_dos_santos-300x169.jpeg 300w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /><figcaption>Jose Filomeno de dos Santos</figcaption></figure>



<p><strong>Un tribunal de Luanda a condamné le fils de l&rsquo;ancien président angolais Eduardo Dos Santos à cinq ans de prison pour une affaire de corruption de 500 millions de dollars, a rapporté vendredi l&rsquo;agence de presse portugaise Lusa.</strong></p>



<p>Jose Filomeno de dos Santos, l&rsquo;ancien chef du fonds souverain angolais de 5 milliards de dollars, a été reconnu coupable, avec trois autres accusés, d&rsquo;avoir transféré l&rsquo;argent sur un compte du Credit Suisse à Londres.</p>



<p>Son procès a été l&rsquo;affaire la plus médiatisée à ce jour dans le cadre de la lutte contre la corruption du président Joao Lourenco, qui a pris la direction après la démission de dos Santos en 2017 après une prise de pouvoir de près de quatre décennies dans le deuxième plus grand exportateur de pétrole d&rsquo;Afrique.</p>



<p>Le juge Joao Pitra a déclaré Dos Santos &#8211; surnommé «Zenu» &#8211; coupable de fraude, de détournement de fonds et de trafic d&rsquo;influence, a déclaré Lusa.&nbsp;Valter Filipe, ancien gouverneur de la Banque nationale d&rsquo;Angola, a été condamné à huit ans dans cette affaire.</p>



<p>António Samalia Bule, ancien directeur de Banco Nacional de Angola, et Jorge Gaudens Sebastião, homme d&rsquo;affaires et ami de longue date de Zenu, ont respectivement obtenu cinq ans et six ans.</p>



<p>Tous ont été acquittés du blanchiment d&rsquo;argent, a déclaré Lusa.</p>



<p>L&rsquo;ancien président Dos Santos a nommé des alliés proches et des proches à des postes clés, mais son successeur, également membre du Mouvement populaire pour la libération de l&rsquo;Angola (MPLA) au pouvoir, a extirpé certains de ses fidèles et initié des procès anticorruption contre des membres de haut rang. de l&rsquo;ancien régime.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Sénégal : le Tchadien Hissène Habré regagne sa prison</title>
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				<pubDate>Sun, 07 Jun 2020 16:05:59 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L’ex-président tchadien Hissène Habré, condamné à perpétuité à Dakar pour crimes contre l’humanité, avait bénéficié de deux mois de sortie en raison du coronavirus. Hissène Habré va regagner sa prison dimanche 7 juin, a indiqué un responsable du ministère de la Justice. Condamné à perpétuité à Dakar pour crimes contre l’humanité, l’ancien dirigeant tchadien (1982-1990), 78 ans, avait...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/hissene_habre_2_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-13297" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/hissene_habre_2_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/hissene_habre_2_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/hissene_habre_2_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Hi</figcaption></figure>



<p><strong>L’ex-président tchadien Hissène Habré, condamné à perpétuité à Dakar pour crimes contre l’humanité, avait bénéficié de deux mois de sortie en raison du coronavirus.</strong></p>



<p>Hissène Habré va regagner sa prison dimanche 7 juin, a indiqué un responsable du ministère de la Justice. Condamné à perpétuité à Dakar pour crimes contre l’humanité, l’ancien dirigeant tchadien (1982-1990), 78 ans, <a href="https://www.jeuneafrique.com/922961/societe/au-senegal-le-tchadien-hissene-habre-beneficie-dune-liberation-provisoire/">avait bénéficié le 7 avril d’une sortie de prison de 60 jours</a>, accordée par la justice sénégalaise en raison de la pandémie de Covid-19. Il avait rejoint le même jour une de ses maisons à Dakar.</p>



<p>Interrogé par l’AFP sur le fait de savoir s’il réintégrerait sa prison dimanche au terme de ces 60 jours, un responsable du minisère de la Justice, Babacar Dione, a répondu par l’affirmative. Ce responsable n’a pas précisé à quel moment, ni si Hissène Habré était déjà de retour en cellule.</p>



<h4>Craintes des associations de victimes</h4>



<p>Les associations de victimes avaient dit redouter une «&nbsp;libération déguisée&nbsp;» du président tchadien déchu à la faveur de cette «&nbsp;mesure humanitaire et de précaution&nbsp;», selon les autorités sénégalaises.</p>



<p>Le juge de l’application des peines avait motivé sa décision par le fait que Hissène Habré était «&nbsp;particulièrement vulnérable à ce coronavirus&nbsp;» et la nécessité de faire de la place dans sa prison, choisie pour mettre en quarantaine les prisonniers en début de détention.</p>



<p>Le Sénégal, qui compte officiellement 4 328 cas de coronavirus, dont 49 décès, a commencé le 11 mai à <a href="https://www.jeuneafrique.com/995061/politique/senegal-le-gouvernement-allege-les-mesures-restrictives-face-a-la-pression/">assouplir progressivement les mesures imposées</a> depuis mars pour en endiguer la propagation.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Niger: gracié, l’opposant Hama Amadou quitte la prison</title>
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				<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 22:22:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[En compagnie de 1540 détenus, l&#8217;opposant nigérien Hama Amadou a bénéficié d’une remise gracieuse de peine par le président Issoufou Mahamadou. Après s’être exilé en France, il était rentré de son propre gré au Niger pour purger le restant de sa peine d’un an de condamnation dans l’affaire dite de trafic de bébés nigérians. C’est...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/w980-p16x9-000_9646h_0_0.jpg" alt="" class="wp-image-15684" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/w980-p16x9-000_9646h_0_0.jpg 980w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/w980-p16x9-000_9646h_0_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/w980-p16x9-000_9646h_0_0-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></figure>



<p><strong>En compagnie de 1540 détenus, l&rsquo;opposant nigérien Hama Amadou a bénéficié d’une remise gracieuse de peine par le président Issoufou Mahamadou. Après s’être exilé en France, il était rentré de son propre gré au Niger pour purger le restant de sa peine d’un an de condamnation dans l’affaire dite de trafic de bébés nigérians.</strong></p>



<p>C’est en homme libre que Hama Amadou a quitté la prison de Filingué, en compagnie de ses fidèles lieutenants venus l’accueillir. Sur la liste des graciés transmise par le ministère de la justice et lue à la radio nationale, Hama Amadou figure à la 1&nbsp;035e position sur les 1&nbsp;540 détenus, tous libérés, selon le président Mahamadou Issoufou dans son dernier message à la nation, pour des raisons humanitaires et pour désengorger les maisons d’arrêt au vu de l’avancée fulgurante de la pandémie du coronavirus.</p>



<p>L’annonce de sa libération a été saluée par de nombreux Nigériens qui s’y attendaient. Sur les réseaux sociaux, les militants de l’opposition et particulièrement ceux de son parti, le Moden Fa Lumana, on se congratule.</p>



<p>Une fois rentré chez lui, à Niamey, Hama Amadou, doit adresser, selon le député Soumana Sanda, un message de sensibilisation contre le coronavirus et demander&nbsp;à ses militants de rester chez eux pour ne pas exposer les Nigériens. Lui-même respectera les consignes et se confinera volontairement, selon le député.</p>



<p>À 71 ans, Hama Amadou est déchu de tous ses droits civiques à cause de sa condamnation. Selons des sources judiciaires, il ne peut plus diriger un parti politique et ne peut plus voter ou être élu, à moins d’une réhabilitation par le président de la République.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Un an de prison pour Karim Tabbou, figure du Hirak algérien</title>
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				<pubDate>Wed, 11 Mar 2020 17:10:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Poursuivi pour atteinte à l’intégrité du territoire et incitation à un attroupement non armé, le coordinateur de l’Union démocratique et sociale Karim Tabbou vient d’être condamné à un an de prison, dont six mois ferme. Le leader de l’Union démocratique et sociale (UDS) Karim Tabbou a été condamné ce matin, par le tribunal de Sidi...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou.jpg" alt="" class="wp-image-14932" width="843" height="696" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou.jpg 716w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou-300x247.jpg 300w" sizes="(max-width: 843px) 100vw, 843px" /><figcaption> <strong>Karim Tabbou</strong> </figcaption></figure>



<p><strong>Poursuivi pour atteinte à l’intégrité du territoire et incitation à un attroupement non armé, le coordinateur de l’Union démocratique et sociale Karim Tabbou vient d’être condamné à un an de prison, dont six mois ferme.</strong></p>



<p>Le leader de l’Union démocratique et sociale (UDS) Karim Tabbou a été condamné ce matin, par le tribunal de Sidi M’Hamed, à un an de prison, dont six mois ferme, et 50 000 dinars d’amende. Un verdict prononcé alors que la Cour de justice était assiégée par des dizaines de manifestants réclamant l’acquittement de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/898590/politique/algerie-un-an-de-hirak-en-images/">cette figure du Hirak</a>&nbsp;— rassemblement violemment réprimé par les agents de police.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/828929/politique/algerie-lopposant-karim-tabbou-incarcere-pour-atteinte-au-moral-de-larmee/">Arrêté le 25 septembre 2019</a>, l’opposant politique a déjà purgé la quasi-totalité de sa peine. Il devrait donc quitter l’établissement pénitencier de Koléa le 26 mars prochain.</p>



<h4><strong>«&nbsp;Répression des libertés démocratiques et de l’action politique »</strong></h4>



<p>«&nbsp;Pendant son procès, Tabbou a démontré qu’il n’a jamais été un danger pour l’unité nationale. Nous espérions l’acquittement, mais le fait qu’il sera libre dans quinze jours est une chose positive », a lancé son avocat, Me Bouchachi, à sa sortie d’audience. Avant d’ajouter&nbsp;: «&nbsp;Nous allons en tant que collectif de défense, après concertation avec lui, faire appel. Et à ce moment-là, si la politique ne franchit pas les portes du tribunal, nous sommes sûrs que le verdict sera la relaxe.&nbsp;»</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>KARIM TABBOU PAIE POUR SES POSITIONS POLITIQUES AVEC UNE ACCUSATION PRÊTE À L’EMPLOI, L’ATTEINTE À L’UNITÉ NATIONALE</p></blockquote>



<p>« La condamnation de Tabbou s’inscrit dans la logique de répression des libertés démocratiques et de l’action politique », analyse le vice-président de la ligue algérienne des droits de l’homme, Saïd Salhi. Un point de vue partagé par Me Bouchachi, qui estime que l’opposant politique — qui a notamment été premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS) de 2007 à 2011, le plus ancien parti de l’opposition — « paie pour ses positions politiques avec une accusation prête à l’emploi, à savoir l’atteinte à l’unité nationale ».</p>



<p>Le 4 mars dernier, le procureur de la république avait requis contre Karim Tabbou, une peine de 4 ans de prison ferme et 200 000 dinars d’amende (environ 1500 euros) pour les chefs d’inculpation « entreprise de démoralisation de l’armée » et « atteinte à l’unité nationale ».</p>



<h4><strong>Interrogatoire musclé</strong></h4>



<p>Lors de son procès, Tabbou est revenu sur les conditions de son arrestation. Il a raconté, entre autres, avoir « été frappé avec des menottes, insulté et humilié&nbsp;», allant jusqu’à «&nbsp;mettre au défi le ministre de la justice d’ouvrir une enquête sur les circonstances de son interrogatoire ».</p>



<p>Le coordinateur de l’UDS a d’ailleurs été présenté devant le juge avec un pansement sur le nez et des difficultés à marcher. « Le fourgon cellulaire qui le transférait de la prison de Koléa vers le tribunal de Sidi M’Hamed a été victime d’un accident de la route », soutient le comité national de libération des détenus (CNLD). Une explication qui ne semble pas satisfaire l’avocat de Karim Tabbou, qui préfère recueillir la version de Karim Tabbou, avant de se prononcer. Une entrevue est d’ores et déjà programmée avec l’opposant, ce jeudi 12 mars, au sein de l’établissement pénitencier.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Algérie, quinze ans de prison confirmés en appel contre Saïd Bouteflika et deux coaccusés</title>
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				<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 10:21:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La quatrième coaccusée, Louisa Hanoune, chef du Parti des travailleurs, a vu sa peine réduite à trois ans et doit être libérée bientôt. Saïd Bouteflika, frère et ex-puissant conseiller du président déchu Abdelaziz Bouteflika, ainsi que deux anciens patrons du renseignement en Algérie ont vu, lundi&#160;10&#160;février, leurs peines de quinze ans de prison confirmées en...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/said-bouteflika-45-1.jpg" alt="" class="wp-image-9291" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/said-bouteflika-45-1.jpg 696w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/said-bouteflika-45-1-300x155.jpg 300w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption> Saïd Bouteflika </figcaption></figure>



<p><strong>La quatrième coaccusée, Louisa Hanoune, chef du Parti des travailleurs, a vu sa peine réduite à trois ans et doit être libérée bientôt.</strong></p>



<p>Saïd Bouteflika, frère et ex-puissant conseiller du président déchu Abdelaziz Bouteflika, ainsi que deux anciens patrons du renseignement en Algérie ont vu, lundi&nbsp;10&nbsp;février, leurs peines de quinze ans de prison confirmées en appel.</p>



<p><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/02/06/en-algerie-said-bouteflika-et-ses-co-accuses-seront-rejuges-en-appel-le-9-fevrier_6028609_3212.html">Jugés depuis dimanche par la cour d’appel du tribunal militaire de Blida</a>, à 50&nbsp;km au sud d’Alger,&nbsp;<em>«&nbsp;Saïd Bouteflika, le général Athmane Tartag et le général Mohamed Lamine Mediène ont eu quinze ans de prison&nbsp;»</em>&nbsp;pour&nbsp;<em>«&nbsp;complot contre l’autorité de l’armée et de l’Etat&nbsp;»</em>, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) M<sup>e</sup>&nbsp;Boudjemaâ Guechir.</p>



<p>Cet avocat, qui a assuré la défense de la quatrième coaccusée dans ce procès, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT, trotskiste), a précisé que la condamnation de sa cliente avait été réduite à trois ans, dont neuf mois ferme, et qu’ayant purgé sa peine,<em>&nbsp;«&nbsp;elle allait sortir&nbsp;».</em></p>



<p>Le parquet avait requis lundi vingt années d’emprisonnement à l’encontre de Saïd Bouteflika, du général Mediene, dit «&nbsp;Toufik&nbsp;», ancien patron du tentaculaire département du renseignement et de la sécurité (DRS), et de son ex-bras droit, le général Tartag, qui lui avait succédé, absent du procès.&nbsp;<em>«&nbsp;Je suis déçu mais pas découragé. Nous avons la possibilité de faire un pourvoi en cassation devant la Cour suprême. Nous avons huit jours pour le faire&nbsp;»</em>, a déclaré à l’AFP M<sup>e</sup>&nbsp;Farouk Kessentini, l’avocat du général Mediene.&nbsp;Ce dernier avait dirigé durant vingt-cinq ans, jusqu’à son limogeage en&nbsp;2015, le DRS, structurellement rattaché à l’armée mais dans les faits véritables Etat dans l’Etat. Au faîte de sa puissance, le général était surnommé le «&nbsp;Dieu de l’Algérie&nbsp;».</p>



<p>Le général Tartag, alias « Bachir », ancien chef de la coordination des services de sécurité (CSS, qui avait remplacé le DRS démantelé), a quant à lui refusé de se présenter devant la cour. <em>« C’est une lourde peine. Mon client sait pertinemment que la conjoncture que traverse le pays n’est pas propice à un verdict léger. Il est l’otage du Hirak »</em>, le mouvement de contestation populaire qui ébranle le pouvoir depuis près d’un an, a expliqué à l’AFP son avocat, M<sup>e</sup> Khaled Bergheul.</p>



<h4>«&nbsp;Président bis&nbsp;»</h4>



<p>Principal accusé de ce procès, Saïd Bouteflika, 62&nbsp;ans, fut l’influent conseiller spécial de son frère Abdelaziz durant ses vingt ans de présidence (1999-2019). Son pouvoir s’était renforcé au point d’être considéré comme le<em>&nbsp;«&nbsp;président bis&nbsp;»</em>, à mesure que déclinait la santé du chef de l’Etat, victime en&nbsp;2013 d’un AVC qui l’a laissé paralysé et aphasique.</p>



<p>Les quatre condamnés étaient accusés de s’être réunis en&nbsp;mars&nbsp;2019 pour élaborer un&nbsp;<em>«&nbsp;plan de déstabilisation&nbsp;»</em>&nbsp;du haut commandement de l’armée, qui demandait alors publiquement le départ du président Bouteflika pour sortir de la crise née du Hirak.</p>



<p>Abdelaziz Bouteflika a finalement démissionné le 2&nbsp;avril&nbsp;2019, quelques heures après un ultimatum de l’état-major de l’armée demandant son départ&nbsp;<em>«&nbsp;immédiatement&nbsp;»</em>.</p>



<p>M<sup>me</sup>&nbsp;Hanoune avait admis sa participation à une réunion avec Saïd Bouteflika et «&nbsp;Toufik&nbsp;» le 27&nbsp;mars, au lendemain d’une déclaration du général Ahmed Gaïd Salah demandant publiquement le départ du pouvoir de M.&nbsp;Bouteflika. Mais elle a nié tout complot.</p>



<p>Les jours suivant cette rencontre, le général Gaïd Salah avait publiquement dénoncé des&nbsp;<em>«&nbsp;réunions&nbsp;»</em>&nbsp;visant à&nbsp;<em>«&nbsp;comploter&nbsp;</em>» contre l’armée. Deux semaines après le départ du président Bouteflika, il avait nommément accusé le général Mediène de&nbsp;<em>«&nbsp;conspirer&nbsp;»</em>&nbsp;contre l’armée. La défense, qui estimait que le défunt est à l’origine des poursuites, espérait que son décès&nbsp;<em>«&nbsp;changerait&nbsp;la donne&nbsp;»</em>&nbsp;du procès. En vain.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>La Côte d’Ivoire prisonnière de ses chefs</title>
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				<pubDate>Sat, 28 Dec 2019 16:27:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les accusations de complot portées contre l’opposant Guillaume Soro rappellent que le logiciel politique ivoirien n’a guère évolué depuis vingt ans. Triste Côte d’Ivoire. C’était il y a vingt ans tout juste. Le 24 décembre 1999, un « père Noël en treillis » faisait irruption dans la vie des Ivoiriens. Le général Robert Gueï, un officier ayant poussé dans l’ombre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/presidents-ivoi.jpg" alt="" class="wp-image-12693" width="532" height="190" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/presidents-ivoi.jpg 376w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/presidents-ivoi-300x107.jpg 300w" sizes="(max-width: 532px) 100vw, 532px" /></figure>



<p><strong>Les accusations de complot portées contre l’opposant Guillaume Soro rappellent que le logiciel politique ivoirien n’a guère évolué depuis vingt ans.</strong></p>



<p>Triste Côte d’Ivoire. C’était il y a vingt ans tout juste. Le 24 décembre 1999, un « père Noël en treillis » faisait irruption dans la vie des Ivoiriens. Le général Robert Gueï, un officier ayant poussé dans l’ombre du père de la nation, Félix Houphouët-Boigny, venait de chasser du pouvoir Henri Konan Bédié, un autre héritier du « Vieux ». Une mutinerie de soldats mécontents s’était transformée en coup d’Etat. A Abidjan, on dansa le mapouka malgré les trois cents morts du putsch et les pillages. Les leaders de l’opposition d’alors, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, exclus des dernières élections, se félicitèrent plus ou moins ouvertement de la chute d’un régime dont la trace principale avait été la promotion de l’ivoirité, une forme de préférence nationale appliquée au contexte si particulier de ce pays.</p>



<p>Vingt ans et une guerre de près d’une décennie plus tard (2002-2011), la Côte d’Ivoire n’en a pas fini avec les complots réels ou supposés, les petites manœuvres en coulisses pour prendre ou conserver le pouvoir et une vie politique confisquée, peu ou prou, par les mêmes personnalités qui ont mené le pays vers l’abîme. A dix mois de la présidentielle d’octobre&nbsp;2020, les jeux ne sont pas faits mais les cartes à disposition n’ont guère changé, chacune espérant trouver l’association qui lui permettra de remporter la mise.</p>



<h4>Fréquentations infréquentables</h4>



<p>Dans cette partie où l’expérience a montré que toutes les alliances sont possibles, Guillaume Soro, « le nouveau venu », pensait être le plus habile. N’est-ce pas lui qui fut le premier artisan de la chute de Laurent Gbagbo, lorsque le plus roublard des politiciens de la place utilisait tous les stratagèmes pour conserver son fauteuil présidentiel après l’élection perdue de 2010 ? S’il n’a que 47 ans, l’ancien chef rebelle s’est tracé à la hache un parcours au sein des institutions ivoiriennes : premier ministre de Laurent Gbagbo puis d’Alassane Ouattara, président de l’Assemblée nationale. De quoi vanter dans le même temps l’expérience et la jeunesse lorsque l’on se déclare candidat à la magistrature suprême. Mais voilà, Guillaume Soro ne semble pouvoir s’empêcher d’envisager des coups tordus, de s’entourer de fréquentations infréquentables.</p>



<p>Après la publication d’écoutes téléphoniques en&nbsp;2015 qui le mettaient en cause dans la tentative de coup d’Etat ratée quelques semaines plus tôt au Burkina Faso, son vrai faux retour à Abidjan, quatre ans plus tard, vendredi 23&nbsp;décembre, a été l’occasion, pour le pouvoir ivoirien, de sortir un autre enregistrement compromettant. M.&nbsp;Soro y assure auprès de ses interlocuteurs avoir ses hommes&nbsp;<em>«&nbsp;positionnés un peu partout&nbsp;</em>» en vue de profiter d’<em>«&nbsp;une insurrection populaire&nbsp;»</em>. Dans le tourbillon des accusations, Afoussiata Bamba, l’une de ses proches, reconnaît que ces propos ont bien été échangés avec Francis Perez, un patron de salles de jeux en Afrique et&nbsp;<em>«&nbsp;une barbouze&nbsp;»</em>française, mais que la bande a été coupée et remonte à 2017. L’aveu est destiné à prouver que les accusations du pouvoir sont purement opportunistes et n’ont pour seul but que d’<em>«&nbsp;écarter Guillaume Soro de la course à la présidence&nbsp;»</em>. Il renseigne néanmoins les Ivoiriens sur les méthodes que le mis en cause est prêt à employer pour satisfaire son ambition depuis qu’il a compris qu’Alassane Ouattara ne lui offrira pas sa succession.</p>



<h4>«&nbsp;S’il y va, j’y vais&nbsp;»</h4>



<p>L’affaire ne grandit pas non plus le pouvoir en place. Avant son élection en 2010, Alassane Ouattara avait promis de restaurer l’indépendance de la justice. Le mandat d’arrêt international lancé contre Guillaume Soro pour <em>« complot contre l’autorité de l’Etat »</em> le 23 décembre, les accusations de <em>« détournement de fonds publics »</em>concernant l’achat de la villa qu’il occupait depuis près de dix ans, les incarcérations d’une quinzaine de ses proches, dont des députés, ne peuvent cependant que renforcer le sentiment que le pouvoir judiciaire exécute la volonté du palais.<em> « Qui est fou ? »</em>, comme il se dit à Abidjan, pour croire que le procureur de la République n’avait d’autre choix que de lancer ces poursuites. Dans le petit jeu des accusations mutuelles, l’ex-chef de la rébellion a d’ailleurs fait savoir qu’il <strong><em>« </em></strong><em>ne reconnaît qu’une seule déstabilisation, celle du 19 septembre 2002 pour le compte de l’actuel président de la République, M. Alassane Dramane Ouattara ». </em>Il avait jusqu’ici toujours déclaré le contraire, mais la vérité du moment est la meilleure à entendre et revenir sur sa parole ne semble plus être un motif de disqualification.</p>



<p>Il en va de même pour le président Ouattara qui, à la veille de sa réélection en&nbsp;2015, avait exclu toute possibilité de briguer un troisième mandat du fait de la révision constitutionnelle qu’il venait de faire adopter. Mais aujourd’hui,&nbsp;<em>«&nbsp;pour empêcher ceux qui ont détruit le pays de revenir au pouvoir&nbsp;»</em>&nbsp;comme le dit une source à la présidence, le chef de l’Etat laisse poindre la possibilité de concourir en&nbsp;2020. Il aura alors 78&nbsp;ans. Soit huit ans de moins qu’Henri Konan Bédié,<em>&nbsp;«&nbsp;un jeune comme les autres&nbsp;»</em>&nbsp;selon sa propre appréciation, avec lequel il semble avoir noué un étrange pacte négatif&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;S’il y va, j’y vais.&nbsp;»</em></p>



<p>La candidature du «&nbsp;Sphinx de Daoukro&nbsp;» n’est pas encore formelle mais vingt ans après sa chute, celui-ci n’a jamais fait le deuil du fauteuil que tous ses successeurs se sont montrés<em>&nbsp;«&nbsp;indignes&nbsp;»</em>d’occuper. Dans les instances de son parti, la relève attend depuis longtemps et se prépare à attendre encore.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous sommes pris en otages, mais, dans lacommunauté Akan où un chef ne désigne pas son successeur et où la base de notre électorat est communautaire, il est suicidaire de contester Bédié&nbsp;»,</em>&nbsp;explique un jeune plus si jeune d’un ancien parti unique, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), où&nbsp;<em>«&nbsp;les cordons de la bourse restent entre les mains du patron&nbsp;».</em></p>



<h4>Nostalgie amnésique</h4>



<p>Dans les rangs du parti de Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), gare également à celui qui ose contester la figure du chef. L’avenir de l’ancien président, aujourd’hui en résidence surveillée à Bruxelles, est jalonné de points d’interrogation&nbsp;: en aura-t-il fini de ses affaires judiciaires devant la Cour pénale internationale (CPI) avant la fin juillet, date limite du dépôt des candidatures&nbsp;? A-t-il le souhait, la santé, la volonté de se lancer dans une nouvelle bataille électorale&nbsp;? Une chose est sûre&nbsp;: l’homme continue de faire l’unanimité chez ses partisans et de créer la peur chez ses adversaires.&nbsp;<em>«&nbsp;S’il le peut et s’il le veut, il sera notre candidat naturel&nbsp;»</em>, dit Laurent Akoun, le vice-président du FPI, tout en reconnaissant&nbsp;<em>«&nbsp;cette tendance mortifère à l’hyperpersonnalisation de la vie politique&nbsp;». «&nbsp;Dans la conscience collective, il a développé une sympathie de martyr. Qu’il soit candidat ou pas, il demeure une menace bien plus grande qu’Henri Konan Bédié. Un mot d’ordre de sa part représentera 20&nbsp;% de l’électorat&nbsp;»,</em>&nbsp;se désole un responsable important du parti au pouvoir (RHDP).</p>



<p>Près de neuf ans après son transfert devant la CPI, <em>« la popularité de Laurent Gbagbo reste intacte, même si ses années de pouvoir ont été catastrophiques. Son populisme lui a permis de construire un lien fusionnel avec le peuple »,</em> constate le sociologue Francis Akindès. Le souvenir de la brutalité de ses sbires, de l’ultranationalisme brandit comme un étendard au motif que la guerre avait été <em>« imposée de l’extérieur »</em> s’est dissous dans une nostalgie amnésique.</p>



<p><em>«&nbsp;La société ivoirienne a peur de revivre ce qu’elle a vécu, mais elle n’a pas renouvelé son logiciel politique. Ouattara, Bédié et Gbagbo sont des icônes communautaires. Or nous sommes toujours sur une rhétorique tribale et dans un système&nbsp;</em>“<em>grand-frériste</em>”<em>&nbsp;qui vassalise les jeunes et les empêche d’afficher une ambition. Cependant, il existe désormais une très grande fracture avec la classe dirigeante qui sait qu’elle doit partir, mais ne sait pas trouver les modalités d’un bon départ&nbsp;»,</em>&nbsp;analyse M. Akindès, pointant pour preuve de cette désaffection grandissante les moins de 4&nbsp;% d’inscrits sur les listes électorales parmi les 18-24&nbsp;ans.</p>



<p><em>«&nbsp;On est l’un des seuls pays de la région à n’avoir jamais connu de transition démocratique et pacifique,</em>&nbsp;reconnaît piteusement une figure politique ivoirienne.&nbsp;<em>C’est à la fois une frustration pour notre génération et une humiliation pour notre pays.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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