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	<title>presse &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Mali : les journalistes sous pression</title>
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				<pubDate>Tue, 22 Mar 2022 16:49:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Suspensions de médias étrangers, attaques contre la presse malienne, défense d’un journalisme « patriotique » soutenant les autorités… À Bamako, la liberté d’informer est de plus en plus menacée. Jeudi 17 mars, les autorités maliennes ont suspendu la diffusion de RFI et de France 24 pour des reportages mettant en cause l’armée dans des exactions visant des civils. Un mois...]]></description>
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<p><strong>Suspensions de médias étrangers, attaques contre la presse malienne, défense d’un journalisme « patriotique » soutenant les autorités… À Bamako, la liberté d’informer est de plus en plus menacée.</strong></p>



<p>Jeudi 17 mars, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1330208/politique/mali-la-junte-dassimi-goita-suspend-rfi-et-france-24/">les autorités maliennes ont suspendu la diffusion de <em>RFI</em> et de <em>France 24</em></a> pour des reportages mettant en cause l’armée dans des exactions visant des civils. Un mois plus tôt, l’envoyé spécial de <em>Jeune Afrique</em> était expulsé du pays, faute de détenir une accréditation dont le gouvernement a gelé le processus d’obtention. Depuis plusieurs mois, la pression s’est accrue sur les médias travaillant au Mali. Les correspondants de <em>France 24</em> et de <em>RFI,</em> notamment, sont dans le viseur d’organisations réputées proches de la junte au pouvoir, comme le Collectif pour la défense des militaires (CDM), qui ont publié plusieurs communiqués appelant à renvoyer ces journalistes étrangers, qualifiés de « propagandistes » au service de l’État français.</p>



<p>Entre communiqués incendiaires, déversements de haine sur les réseaux sociaux, convocations au ministère de la Communication ou encore appels à faire du « journalisme optimiste » œuvrant à la « reconstruction du Mali », le travail des journalistes étrangers a largement été commenté. Celui des médias maliens, beaucoup moins.</p>



<h4>Rédactions «&nbsp;à couteaux tirés&nbsp;»</h4>



<p>Pourtant, dans ce climat d’intimidation, la presse locale fait face à un rétrécissement de sa liberté d’informer, menacée par des pressions qui poussent à l’auto-censure. « Au sein de la rédaction, les journalistes sont devenus beaucoup plus prudents dès qu’il s’agit de traiter un sujet portant sur la sécurité. Tout ce qui concerne l’armée malienne, qui est actuellement la question la plus délicate, suscite désormais le débat », explique un journaliste malien sous couvert d’anonymat.</p>



<p>Selon le reporter, les conférences de rédactions se déroulent désormais « à couteaux tirés » pour savoir s’il faut ou non traiter de certains sujets sécuritaires. Derniers exemples en date ? Une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1324924/politique/mali-ce-que-lon-sait-sur-le-charnier-de-niono/">montrant des corps calcinés dans le centre du pays et pour lesquels certaines sources locales mettent en cause la responsabilité des Forces armées maliennes (Fama)</a>. « Ces dernières semaines, il y a aussi eu&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1330074/politique/mali-mauritanie-comment-la-crise-diplomatique-a-ete-evitee/">l’assassinat de citoyens mauritaniens,</a>&nbsp;le rapport de Human Rights Watch accusant l’armée d’exactions… Les débats ont été nourris au sein de la rédaction », explique le journaliste.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>SI ON N’ENCENSE PAS L’ACTION DE L’ARMÉE MALIENNE OU DE LA TRANSITION, C’EST FORCÉMENT QU’ON EST CONTRE EUX</p></blockquote>



<p>Dans de nombreuses rédactions maliennes, le fossé s’est élargi : d’un côté, ceux qui défendent le devoir du journalisme d’informer sans parti pris et refusent de passer sous silence certains événements. De l’autre, ceux qui souhaitent encourager « la montée en puissance » de l’armée prônée par les autorités et craignent que certaines informations mettant en cause les Fama ne démoralisent les troupes dans leur lutte contre le terrorisme.</p>



<h4>« Journalisme patriotique »</h4>



<p>« On nous dit aujourd’hui qu’il faut prendre partie, il n’y a plus de neutralité. Certains ont le sentiment que se joue une guerre de l’information et que les journalistes maliens doivent choisir leur camp. Si on n’encense pas l’action de l’armée malienne ou de la transition, c’est forcément qu’on est contre eux », constate notre source.</p>



<p>Une position manichéenne et contraire à la neutralité nécessaire au métier de journaliste, qui est notamment défendue par les organisations faîtières représentant les médias dans le pays. Ainsi, la Maison de la presse, dans un communiqué publié en janvier 2022, invitait à « plus de responsabilité, de professionnalisme et surtout de patriotisme dans le traitement de l’information ». Deux mois plus tard, suite à la suspension de<em>&nbsp;RFI</em>&nbsp;et de&nbsp;<em>France 24</em>, l’organisation a appelé à « œuvrer à soutenir les forces armées et de sécurité dans le noble combat contre le terrorisme » quand l’Union des journalistes du Mali dénonçait « sans réserve l’acharnement des médias étrangers contre notre armée nationale dans ce contexte très difficile pour notre pays ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL NE FAUDRA PAS ÊTRE SURPRIS DE VOIR DES DESCENTES POLICIÈRES DANS LES RÉDACTIONS ET DES FERMETURES DE JOURNAUX MALIENS</p></blockquote>



<p>Si elles visent plutôt les médias étrangers, ces déclarations n’en sont pas moins une menace « à peine voilée » à destination de la presse malienne, estime un autre journaliste bamakois, qui, signe des temps, a lui aussi souhaité rester anonyme. « Ce qui se passe aujourd’hui avec&nbsp;<em>RFI</em>,&nbsp;<em>France 24</em>&nbsp;ou&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>, ce n’est qu’une étape. La suivante visera les journalistes maliens », estime ce reporter qui, après dix ans de carrière, s’inquiète de l’avenir de la presse dans son pays.</p>



<p>« Demain, il ne faudra pas être surpris de voir des descentes policières dans les rédactions et des fermetures de journaux maliens. Il y a de quoi être pessimiste quant à l’avenir du journalisme critique dans notre pays, même s’il est objectif », anticipe-t-il.</p>



<h4>Campagnes de haine sur les réseaux</h4>



<p>S’il n’a pas reçu de menaces ou d’intimidations directes des autorités, ce journaliste observe les campagnes haineuses dont les journalistes maliens « à contre-courant de la tendance actuelle » font l’objet. Il pointe notamment les « vidéo-mans », des internautes anonymes qui créent et diffusent des montages vidéos, souvent diffamatoires et aux relents complotistes, ciblant la presse, l’armée française ou encore la Cedeao. « Ces vidéo-mans, que l’on soupçonne de travailler pour certaines personnalités au sommet de l’État, s’attaquent particulièrement aux journalistes qui critiquent le gouvernement. Ils mènent des campagnes dans lesquelles on est qualifiés d’apatrides, de vendus, de Maliens qui n’aiment pas leur pays », explique notre interlocuteur.</p>



<p>Ces intimidations ont également un effet sur les sources des journalistes qui, par crainte de représailles, sont de plus en plus nombreuses à ne plus vouloir décrocher leur téléphone. « Certains ont peur d’être enfermés pour une opinion dissidente, d’autre craignent de faire l’objet d’une cabale dans l’opinion publique », analyse notre journaliste.</p>



<p>Un amoncellement d’obstacles qui rendent le travail au quotidien « très difficile », nous dit-il. D’autant que s’y ajoute une pression financière déjà forte. « L’aide publique à la presse n’est plus disponible depuis près de trois ans, confie un homme de médias. Et aujourd’hui, on observe des coupes importantes dans les abonnements de certaines administrations publiques, ce qui représente une perte de revenus importante et augmente la pression sur la ligne éditoriale de certains journaux. »</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Afrique du Sud, une presse laminée par le coronavirus et la crise économique</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Apr 2020 19:41:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[A l’image du grand hebdomadaire « Mail &#38; Guardian », les journaux du pays souffrent énormément, notamment à cause de la chute vertigineuse des recettes publicitaires. Les difficultés étaient attendues, pas la violence du choc. Jeudi 26&#160;mars, l’Afrique du Sud n’est pas encore dans la phase du confinement que déjà le&#160;Mail &#38;&#160;Guardian&#160;lance un appel au secours&#160;: sans soutien,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/a970e57f-logo-white-9354.png" alt="" class="wp-image-16837" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/a970e57f-logo-white-9354.png 934w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/a970e57f-logo-white-9354-300x51.png 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/a970e57f-logo-white-9354-768x130.png 768w" sizes="(max-width: 934px) 100vw, 934px" /></figure>



<p><strong>A l’image du grand hebdomadaire « Mail &amp; Guardian », les journaux du pays souffrent énormément, notamment à cause de la chute vertigineuse des recettes publicitaires.</strong></p>



<p>Les difficultés étaient attendues, pas la violence du choc. Jeudi 26&nbsp;mars, l’Afrique du Sud n’est pas encore dans la phase du confinement que déjà le&nbsp;<em>Mail &amp;&nbsp;Guardian</em>&nbsp;lance un appel au secours&nbsp;: sans soutien, l’hebdomadaire risque de ne pas pouvoir payer ses journalistes le mois suivant.</p>



<p>Le journal est l’un des plus respectés du continent africain. En 1990, c’est lui qui avait décroché la première interview de Nelson Mandela à sa sortie de prison. Trente ans plus tard, sa rédactrice en chef n’exclut pas qu’il puisse être englouti par la crise liée au Covid-19. Et comme lui, des dizaines de journaux sud-africains sont menacés.</p>



<p>Né au cœur de l’orage, le&nbsp;<em>Mail &amp;&nbsp;Guardian</em>&nbsp;est un habitué des tempêtes. Au milieu des années 1980, alors que le régime de l’apartheid vacille, émerge face à lui une presse de plus en plus critique. En représailles, des journalistes sont menacés, arrêtés, licenciés quand les journaux progressistes coulent sous la pression du gouvernement raciste.</p>



<p>Certains décident de s’émanciper en créant leur propre publication. Très vite, le&nbsp;<em>Weekly Mail</em>, comme il s’appelle alors, devient&nbsp;<em>«&nbsp;la source d’information la plus fiable du pays, à un moment crucial&nbsp;»</em>, raconte la rédactrice en chef, Khadija Patel. Sa renommée dépasse bientôt les frontières. Harcelé par le pouvoir, il tangue mais ne sombre pas.</p>



<h4>Une diffusion divisée par deux</h4>



<p>Le journal rencontre régulièrement des difficultés financières depuis l’avènement de la démocratie, et plus encore depuis que la crise est devenue le quotidien de la presse écrite à travers le monde. Entre 2012 et 2019, sa diffusion papier a été divisée par deux. Mais il est toujours parvenu à se maintenir à flot malgré tout.</p>



<p>Seulement cette fois, l’équipe a été prise de court : <em>« Vous vous réveillez un matin en pensant que tout va bien et le soir vous êtes au bord de l’abysse »</em>, résume Khadija Patel. Dans les jours qui suivent l’annonce du premier cas de Covid-19 en Afrique du Sud, le 5 mars, l’hebdomadaire voit les deux tiers de ses recettes publicitaires s’évanouir. Elles représentent 70 % de ses revenus.</p>



<p>Dans la foulée, les rassemblements sont interdits, neutralisant sa deuxième source de financement&nbsp;: l’organisation de conférences avec divers partenaires financiers. Propriété d’une ONG américaine dédiée au soutien de journaux indépendants, l’hebdomadaire ne peut compter sur l’aide d’aucun grand groupe pour injecter du cash.</p>



<p>En appelant ses lecteurs à l’aide, il attire 1&nbsp;000&nbsp;nouveaux abonnés en une semaine – le chiffre continue de grimper, assure la rédaction en chef. Les salaires d’avril sont versés, mais les trente-trois journalistes ont consenti à baisser leur rémunération de 10 à 40&nbsp;%, selon les postes et l’incertitude a été reportée au mois de mai.</p>



<h4>Quelque 50&nbsp;000&nbsp;euros par mois</h4>



<p><em>« Nous n’avons pas le luxe d’avoir des réserves financières »,</em> poursuit Khadija Patel. Même s’il est le premier journal d’Afrique à avoir lancé une plate-forme en ligne dès 1994, la migration vers le Web n’a pas permis, à ce jour, de compenser les pertes financières du papier. Dans l’urgence, le <em>Mail &amp; Guardian</em> a obtenu une aide de la fondation Rosa-Luxemburg et sollicité plusieurs entités, dont certains géants de la tech. Mais pour être assuré, à terme, de payer le million de rands (quelque 50 000 euros) que coûte chaque mois la production du journal, il lui faut conquérir 10 000 abonnés de plus – le journal ne précise pas le nombre d’abonnés actuels.</p>



<p>Comme lui, deux des quatre grands groupes de presse sud-africains rencontrent déjà de sérieuses difficultés. A travers eux, c’est l’écosystème médiatique le plus foisonnant du continent qui est menacé. The Independent Media Group, qui se vante de compter parmi ses titres&nbsp;<em>«&nbsp;vingt des plus importants journaux du pays&nbsp;»</em>, a lui aussi annoncé des baisses de salaires.</p>



<p>Plus récemment, le groupe Caxton, spécialisé dans l’édition de journaux locaux, a suspendu temporairement la publication de la majorité de ses titres dans la province de Johannesburg. L’impression est devenue trop chère.</p>



<h4>De 10&nbsp;000&nbsp;à 5&nbsp;000 journalistes en dix ans</h4>



<p>Dans les campagnes comme dans les townships, une multitude de micropublications, essentielles à la diffusion de l’information au niveau communautaire, sont encore plus sur la sellette.&nbsp;<em>«&nbsp;Les publications rurales vont voir leurs revenus publicitaires s’effondrer de 90&nbsp;%&nbsp;»</em>, prédit Carol Mohlala, à la tête de l’Association des éditeurs indépendants.</p>



<p>L’organisation représente 275 de ces titres, le plus souvent gratuits, qui comptent généralement moins de dix salariés. La plupart ont le statut d’ONG et ne peuvent prétendre à aucune des aides spéciales Covid-19 réservées aux entreprises. L’Afrique du Sud compte, de toute façon, peu de mécanismes de soutien dédiés à la presse.</p>



<p>Directeur du&nbsp;<em>Daily Maverick</em>, Styli Charamboulos estime que la crise révèle&nbsp;<em>«&nbsp;le manque d’innovation&nbsp;»&nbsp;</em>des médias sud-africains dont les effectifs sont passés 10&nbsp;000&nbsp;à 5&nbsp;000&nbsp;journalistes en dix ans&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Beaucoup de journaux ont des problèmes structurels et les choses sont arrivées si vite que tout le monde ne survira pas.&nbsp;»</em></p>



<p>A l’inverse, le site gratuit qu’il dirige, né en&nbsp;2009, s’est imposé comme l’autre titre de référence du pays à force d’audace. Financé par un mélange de publicité, de philanthropie et d’événementiel depuis 2018, il propose également à ses lecteurs de payer, non pas pour du contenu, mais pour&nbsp;<em>«&nbsp;soutenir une cause&nbsp;».</em>&nbsp;La&nbsp;<em>«&nbsp;communauté&nbsp;»</em>&nbsp;compte déjà 10&nbsp;500&nbsp;personnes et couvre ainsi 30&nbsp;% des quatre-vingts salaires de la rédaction, selon son directeur.</p>



<p>Grâce à ces revenus, le&nbsp;<em>Daily Maverick</em>&nbsp;aborde les difficultés avec philosophie, même s’il vient lui aussi de demander une aide d’urgence à Google.&nbsp;<em>«&nbsp;Je n’ai pas dit que c’était simple, mais ça fait dix ans qu’on vit sous pression. Nous avons appris à ne pas nous reposer sur une seule source de revenus&nbsp;»</em>, explique-t-il.</p>



<p>Comme lui, pour survivre, le <em>Mail &amp; Guardian</em> a décidé de faire ce qu’il fait de mieux : du journalisme. Convaincu que <em>« les gens réalisent l’importance de la presse » </em>à la faveur de la pandémie, l’hebdomadaire a lancé <em>The Continent</em>, le 18 avril. Distribué gratuitement au format PDF qu’il encourage à partager, le journal a pour ambition de <em>« rassembler le meilleur du journalisme à travers le continent » </em>africain. Le but : séduire, à terme, de nouveaux abonnés au-delà des frontières.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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