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	<title>Présidents africains &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Elections 2021 en Afrique : qui sont ces vieux présidents éternels candidats</title>
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				<pubDate>Fri, 15 Jan 2021 15:03:39 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/116488795_presidents.jpg" alt="" class="wp-image-20845" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/116488795_presidents.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/116488795_presidents-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/116488795_presidents-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>Les présidents Idriss Deby Itno, Yoweri Museveni, Ismaïl Omar Guelleh et Denis Sassou Nguesso (BBC Afrique)</figcaption></figure>



<p><strong>Ils ont l&rsquo;expérience des élections. Beaucoup d&rsquo;expérience. Qui sont ces candidats à leur propre succession, recordmen de la longévité au pouvoir, déclarés ou attendus aux scrutins présidentiels de cette année en Afrique ? Voici un petit tour d&rsquo;horizon de ces chefs d&rsquo;Etat dont l&rsquo;âge ne cesse de s&rsquo;éloigner de l&rsquo;âge médian de leur population.</strong></p>



<p>En statistiques, l&rsquo;âge médian est celui qui divise une population en deux groupes de même taille : la moitié de la population est plus jeune que cet âge et l&rsquo;autre moitié plus vieille.</p>



<p>Des présidents âgés pour des populations jeunes, c&rsquo;est un schéma installé dans ces pays que nous avons passé en revue.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/745C/production/_116488792__110605648_gettyimages-1181093802.jpg" alt="Yoweri Museveni"/><figcaption>Légende image,Yoweri Museveni est resté au pouvoir pendant 35 ans.</figcaption></figure>



<h4 id="Élection-présidentielle-ougandaise-de-2021">Élection présidentielle ougandaise de 2021</h4>



<p>Yoweri Museveni, 76 ans, est arrivé au pouvoir à la suite d&rsquo;un soulèvement armé en 1986. Il est à nouveau candidat à sa propre succession cette année pour le scrutin du 14 janvier. C&rsquo;est la cinquième fois qu&rsquo;il briguera le scrutin.</p>



<p>Les Ougandais de moins de 35 ans &#8211; soit plus des trois quarts de la population &#8211; n&rsquo;ont connu qu&rsquo;un seul président. L&rsquo;âge médian de la population est de 16,7 ans soit 4,5 fois moins que l&rsquo;âge du président.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/AE86/production/_116487644_gettyimages-963577076.jpg" alt="Denis Sassou Nguesso"/><figcaption>Légende image,Le président Denis Sassou Nguesso est un habitué du fauteuil présidentiel après 36 ans au pouvoir.</figcaption></figure>



<h4 id="Élection-présidentielle-de-2021-en-république-du-Congo">Élection présidentielle de 2021 en république du Congo</h4>



<p>Le président Denis Sassou Nguesso, âgé de 77 ans dont 36 au pouvoir, a été investi candidat vendredi dernier par le parti congolais du travail (PCT). Ce sera la 7ème fois qu&rsquo;il se soumet au suffrage des urnes depuis son arrivée au pouvoir en 1979 et son retour à la tête de l&rsquo;Etat en 1997 après le conflit qui l&rsquo;a opposé au président Pascal Lissouba. Le scrutin doit se tenir avant le mois de mars selon la Constitution.</p>



<p>Selon le CIA World Fact Book, en 2018 l&rsquo;âge médian de la population congolaise était de 19,6 ans, soit près de 4 fois moins que le chef de l&rsquo;Etat actuel ou encore un écart d&rsquo;âge de 57,4 années de différence. 62 % de la population a moins de 25 ans, ce qui signifie que deux tiers des congolais n&rsquo;ont connu que Denis Sassou Nguesso comme président.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/9B6C/production/_116488793__89151998_fe426950-f286-4e59-af43-99db2c068254.jpg" alt="Ismaïl Omar Guelleh"/><figcaption>Légende image,Ismaïl Omar Guelleh a fait quatre mandats à la tête de Djibouti</figcaption></figure>



<h4 id="Élection-présidentielle-djiboutienne-de-2021">Élection présidentielle djiboutienne de 2021</h4>



<p>Ismaïl Omar Guelleh, 73 ans, est président de la République depuis 1999. Il n&rsquo;a pas encore fait savoir s&rsquo;il sera candidat à un cinquième mandat pour l&rsquo;élection présidentielle du 9 avril. Sa longévité au pouvoir &#8211; vingt et un ans &#8211; est de peu inférieure à l&rsquo;âge médian de la population qui est de 23,9 ans. Mais le chef de l&rsquo;Etat a tout de même environ 50 ans voire plus d&rsquo;écart avec une partie importante de la population.</p>



<p>Selon des chiffres de l&rsquo;Unicef, 56.1 % des Djiboutiens ont moins de 24 ans et n&rsquo;ont connu qu&rsquo;Ismaïl Omar Guelleh comme chef de l&rsquo;Etat.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/4D4C/production/_116488791_debyitno.jpg" alt="Le président Idriss Déby Itno lors de son intronisation comme 'Maréchal du Tchad' le 11 août 2020"/><figcaption>Légende image,Le président Idriss Déby Itno lors de son intronisation comme &lsquo;Maréchal du Tchad&rsquo; le 11 août 2020</figcaption></figure>



<h4 id="Élection-présidentielle-tchadienne-de-2021">Élection présidentielle tchadienne de 2021</h4>



<p>Le Maréchal Idriss Déby Itno, préside aux destinées du Tchad depuis décembre 1990. Depuis sa première désignation comme président de la République après avoir renversé Hissène Habré, il a brigué les urnes cinq fois. Il n&rsquo;a pas encore fait savoir s&rsquo;il sera candidat une sixième fois cette année lors du scrutin du 11 avril.</p>



<p>D&rsquo;après l&rsquo;Institut National de la Statistique, des Etudes Economiques et Démographiques du Tchad (INSEED), l&rsquo;âge moyen de la population est de 19,7 ans alors que l&rsquo;âge médian est de 14,8 ans. Si l&rsquo;âge d&rsquo;Idriss Déby Itno, 68 ans, n&rsquo;est pas canonique, sa longévité au pouvoir &#8211; 31 ans en mars 2021 &#8211; fait qu&rsquo;une bonne partie de la population n&rsquo;a jamais connu d&rsquo;autres chefs d&rsquo;Etat.</p>



<p>Selon une étude de l&rsquo;INSEED, 74.6 % des tchadiens ont moins de 30 ans et par conséquent n&rsquo;ont connu que le maréchal Itno à la tête de leur pays.</p>



<p>Les autres scrutins présidentiels de cette année en Afrique seront organisées en Somalie au plus tard le 8 février, au Bénin le 11 avril, au Cap Vert en octobre et en Gambie le 4 décembre.</p>



<p><strong>Source:BBC Afrique/Mis en ligne ; Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Présidents africains : le club des mandats au-delà de la limite constitutionnelle</title>
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				<pubDate>Fri, 27 Sep 2019 16:19:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[limite constitutionnelle]]></category>
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				<description><![CDATA[Jusqu’ici, Alpha Condé entretenait le clair-obscur dans son intention de rempiler à la tête de la Guinée après l’expiration de ses deux mandats constitutionnels. Mais depuis son appel lancé à la diaspora guinéenne aux Etats-Unis pour voter un référendum qui pourrait ouvrir la voie à un changement de régime, le président guinéen a levé le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/presidents-africains.jpg" alt="" class="wp-image-9808" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/presidents-africains.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/presidents-africains-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p> J<strong>usqu’ici, Alpha Condé entretenait le clair-obscur dans son intention de rempiler à la tête de la Guinée après l’expiration de ses deux mandats constitutionnels. Mais depuis son appel lancé à la diaspora guinéenne aux Etats-Unis pour voter un référendum qui pourrait ouvrir la voie à un changement de régime, le président guinéen a levé le voile sur ses ambitions. Le professeur-président est sans doute encouragé par ces chefs d’Etat, encore au pouvoir, qui ont réussi le tour de force. A moins que l’influence ne vienne d’autres de ses pairs sur le Continent à qui on prête les mêmes desseins –avoués ou non-. Revue non exhaustive des effectifs.</strong></p>



<p>Alpha Condé n&rsquo;est pas le seul président africain qui pense à se maintenir au pouvoir même s&rsquo;il fallait en passer par un changement ou une révision de la Constitution. Dans le club des chefs d&rsquo;Etat africains qui souhaitent faire sauter<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/leadership/2018-05-19/limitation-de-mandats-presidentiels-faut-il-faire-la-lecon-aux-africains-778943.html">&nbsp;le verrou de la limite constitutionnelle sur leur mandat</a></strong>, il y a deux camps.</p>



<p>En catimini ou au forceps, il y a ceux qui ont pu réussir. Ils suscitent l&rsquo;envie chez certains de leurs homologues qui doivent céder le fauteuil. Partagés entre la crainte d&rsquo;une opinion publique friande d&rsquo;une démocratie dont Internet est l&rsquo;accélérateur et les discours laudateurs de leur premier cercle, d&rsquo;autres hésitent à franchir le pas ou y pensent secrètement dans l&rsquo;attente du moment opportun.</p>



<h4><strong>Paul Kagame : la poigne, le prix de la réussite économique&nbsp;?</strong></h4>



<p>C&rsquo;est le nouveau disque des grandes institutions, des fonds d&rsquo;investissement, des chefs d&rsquo;entreprises privées et même de certains politiques. Afro-centré, efficace et sans complexe&nbsp;face aux récriminations de l&rsquo;Occident, le&nbsp;<em>« modèle rwandais »</em>impressionne le monde avec sa croissance mirobolante, ses réalisations en termes d&rsquo;infrastructures, d&rsquo;innovation et de gouvernance. Aux commandes de ce pays cité en exemple dans tous les séminaires, les conférences internationales et les réseaux sociaux,&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2017-06-18/rwanda-paul-kagame-investi-pour-son-mandat-de-la-transition-740566.html"><strong>Paul Kagame</strong>&nbsp;</a>(62 ans en octobre prochain) qui entame son troisième septennat et peut rester au pouvoir jusqu&rsquo;en 2034&nbsp;!</p>



<p>Profitant de l&rsquo;appareil du Front patriotique rwandais (<strong>FPR</strong>), le président rwandais fait voter en 2015 une révision de la constitution pour y inscrire un mandat transitoire de 7 ans avant un passage à un quinquennat. Désigné par le parlement en 2000, l&rsquo;ex-maquisard de la rébellion des Tutsis avait été un des acteurs qui ont mis fin au génocide. Sur un plan plus politique, il avait assuré (de 1994 à 2000) l&rsquo;intérim du président démissionnaire de l&rsquo;époque,&nbsp;<strong>Pasteur Bizimungu,</strong>&nbsp;dont il a été le vice-président et le ministre de la Défense.</p>



<p>Élu pour la première fois au suffrage universel en 2003, il sera réélu en 2010 puis en 2017. La constitution validée par un référendum en 2015 permet à Paul Kagame de briguer deux autres mandats de cinq ans à la fin de son septennat actuel (2017-2024). Contre la critique sur sa gestion de poigne, les complimenteurs de Paul Kagame opposent les perspectives d&rsquo;avenir du pays qui porte toute la symbolique du surnom de&nbsp;<em>« Singapour de l&rsquo;Afrique »</em>. Le prix de la réussite économique ?</p>



<h4><strong>Edgar Lungu : les voies de la toute-puissance</strong></h4>



<p>«&nbsp;<em>Nous avons bravé la tempête pour présenter cette [nouvelle] constitution [&#8230; ] Soutenez le processus&nbsp;!&nbsp;</em>», a lancé, comme une injonction impérieuse,&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2017-11-04/zambie-polemique-autour-de-la-candidature-d-edgar-lungu-a-un-nouveau-mandat-756767.html"><strong>Edgar Lungu</strong>,</a>&nbsp;le président zambien, lors de son discours au parlement à la mi-septembre 2019. S&rsquo;il passe, le projet d&rsquo;amendement de la Constitution qu&rsquo;il vient de proposer aux députés devrait lui ouvrir les voies à la toute-puissance en confiant la gestion du pays à un parti-Etat qu&rsquo;il tient dans sa main.</p>



<p>D&rsquo;abord parce qu&rsquo;il devrait transférer à un parlement largement acquis à la cause du Front patriotique(FP, au pouvoir) certains pouvoirs de nomination des juges de la&nbsp;<strong>Cour suprême</strong>&nbsp;et de la&nbsp;<strong>Cour constitutionnelle</strong>. Les quelques députés frileux à l&rsquo;idée d&rsquo;appuyer cette réforme seront sans doute&nbsp;rayés de l&rsquo;institution dans la réduction proposée du nombre de représentants du peuple. Les recalés pourraient facilement être casés dans des postes de vice-ministres qui vont être introduits dans la réforme.La tactique est au point. En ligne de mire, la présidentielle de 2021 à laquelle le président est autorisé à se présenter.</p>



<p>Fin 2018, la Cour constitutionnelle de la Zambie met fin à la houleuse controverse juridique sur la vis du «troisième mandat». Désigné en 2014 pour assurer l&rsquo;intérim de&nbsp;<strong>Michel Sata</strong>, décédé sur le fauteuil présidentiel, Edgar Lungu est désigné l&rsquo;année suivante par le parti pour terminer le reste du mandat de son défunt prédécesseur. A la présidentielle contestée, mais validée de 2016, il est (ré) élu pour un mandat de cinq ans. Ses pourfendeurs estiment que le président a effectué les deux mandats qu&rsquo;autorise la Constitution.</p>



<p>Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;avis de la Cour constitutionnelle. «<em>Notre réponse est que le premier mandat présidentiel de Lungu [&#8230;] ne peut être considéré comme un mandat comple</em>t », avait tranché la juridiction en réponse à l&rsquo;opposition qui dénonçait la violation de la Constitution.</p>



<h4>Faure Gnassingbé: au jardin de mon père</h4>



<p>C&rsquo;est avant de battre le record de longévité au pouvoir d&rsquo;<strong>Omar Bongo</strong>&nbsp;(41 ans) que&nbsp;<strong>Gnassingbé Eyadema</strong>&nbsp;a rendu l&rsquo;âme, avant la fin de son septième septennat. Peu avant le décès du patriarche qui aura régné 38 ans sur le Togo, le nouveau palais présidentiel que son fils, alors ministre des Travaux publics, avait fait construire, laissait déjà présager de l&rsquo;application d&rsquo;une loi salique à un régime républicain. Trois ans avant que le général-président ne casse son bâton de commandement, il avait déjà réformé la constitution pour calibrer l&rsquo;âge légal requis à celui de son fils.</p>



<p>Député de Blitta avant son entrée au gouvernement,&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-05-09/revision-de-la-constitution-faure-gnassingbe-au-pouvoir-jusqu-en-2030-816586.html">Faure Gnassingbé&nbsp;</a></strong>lui succède en 2005 dans des circonstances invraisemblables : en visite au Bénin,&nbsp;<strong>Fambaré Natchaba Ouattara</strong>, alors président de l&rsquo;Assemblée nationale, s&#8217;empresse de rentrer au pays lorsqu&rsquo;il apprend la nouvelle du décès d&rsquo;Eyadema. C&rsquo;est en principe lui qui doit assurer l&rsquo;intérim et organiser de nouvelles élections après la période de deuil. Mal lui en a pris lorsqu&rsquo;on le bloque à la frontière. Avec une rapidité qui surprendra tous les observateurs, les députés sont réunis en conclave d&rsquo;urgence. Ils destituent le président de l&rsquo;Assemblée nationale et votent une réforme de la constitution qui désigne Faure Gnassingbé pour terminer le mandat de son père.</p>



<p>Après une mini-tournée chez&nbsp;<strong>Mouammar Kadhafi</strong>&nbsp;de la<strong>&nbsp;Libye</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Omar Bongo</strong>&nbsp;du&nbsp;<strong>Gabon</strong>, le président désigné opère une reculade face à la pression de l&rsquo;Union africaine (<strong>UA</strong>). La réforme est retirée, mais le président se rabat sur un adoubement au sein du&nbsp;Rassemblement du peuple togolais (<strong>RPT</strong>, au pouvoir) pour se présenter à la présidentielle de 2005. Avec parfois l&rsquo;intimidation d&rsquo;électeurs par des militaires, il est élu sans grand mal. La technique n&rsquo;est pas nouvelle.&nbsp;Une décennie après son arrivée au pouvoir désavouée, deux réélections (en 2010 et 2015) tout aussi contestées, le premier locataire du nouveau palais n&rsquo;est pas prêt de rendre les clefs.</p>



<p>Le 8 mai 2019 vers minuit, alors qu&rsquo;il est en visite chez <strong>Ali Bongo du Gabon</strong>, les députés retoquent la Constitution pour remettre les compteurs à zéro. A 53 ans, Faure Gnassingbé est en train de semer ses cailloux dans le jardin de son père. Il peut briguer deux autres quinquennats lors des élections présidentielles de <strong>2020</strong> et <strong>2025</strong>. S&rsquo;il remporte ces deux rendez-vous électoraux, il pourrait rester au pouvoir jusqu&rsquo;en <strong>2030</strong>. Au décompte, cela lui fera 25 ans au pouvoir, loin du record de son père. Qui sait ? Le calendrier politique togolais pourrait toujours révéler un subterfuge pour encore prolonger un peu plus.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong> </p>
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