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	<title>Pouvoir &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Pouvoir &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>RDC : qui de Tshisekedi ou Kabila détient vraiment les rênes du pouvoir ?</title>
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				<pubDate>Tue, 05 Jan 2021 18:49:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/34900hr_-592x296-1573575508.jpg" alt="" class="wp-image-20713" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/34900hr_-592x296-1573575508.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/34900hr_-592x296-1573575508-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Félix Tshisekedi et Joseph Kabila</figcaption></figure>



<h4>L&rsquo;implosion de la coalition formée par le Cap pour le changement (CACH) et le Front commun pour le Congo (FCC) impose de s&rsquo;interroger.</h4>



<p>Les élections présidentielle&nbsp;et législatives de décembre&nbsp;2018, en République démocratique du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/congo">Congo</a>, ont donné des résultats pour le moins étranges. D&rsquo;un côté, il y a eu un président élu, Felix Tshisekedi, issu de la plus vieille mouvance de l&rsquo;opposition congolaise,&nbsp;<a href="https://www.refworld.org/docid/5b9b61d87.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)</a>. D&rsquo;un autre côté, une majorité écrasante des parlementaires élus représentaient la plateforme politique du président sortant,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/joseph-kabila">Joseph Kabila</a>, le&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201212-rdc-le-front-commun-%C3%A0-l-heure-de-l-introspection" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Front commun pour le Congo (FCC)</a>. Un paradoxe électoral qui, malgré les irrégularités dénoncées par les uns et les autres, fut présenté comme étant&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190110-elections-rdc-ceni-resultats-provisoires-presidentielle-provinciales" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;expression de la volonté souveraine du peuple congolais</a>.&nbsp;Il s&rsquo;agissait de la première passation pacifique de pouvoir en RDC, acquise au prix d&rsquo;énormes sacrifices, notamment de la part des partis d&rsquo;opposition,&nbsp;<a href="http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-la-repression-continue-a-lapproche-des-elections/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">victimes de répression brutale</a>, d&rsquo;<a href="https://www.jeuneafrique.com/375740/politique/rd-congo-quatre-jeunes-leaders-de-lopposition-arretes-a-kinshasa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">emprisonnement</a>, voire de pertes en vies humaines, par exemple le cas du&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/campaigns/2020/06/drc-justice-now-rossy-tshimanga-mukendi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">jeune Rossy Mukendi</a>.</p>



<h4><strong>Une transmission pacifique du pouvoir, mais…</strong></h4>



<p>Cette issue paradoxale des élections présidentielle&nbsp;et législatives a-t-elle été le fruit d&rsquo;un&nbsp;<a href="https://www.lgdj.fr/l-ingenierie-constitutionnelle-solution-de-sortie-de-crise-en-afrique-9782343075372.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">calcul politique</a>&nbsp;savamment orchestré en vue de départager deux forces politiques contraires en mettant sous une tutelle à peine voilée l&rsquo;une d&rsquo;entre elles, à savoir le nouveau président de la République&nbsp;?</p>



<p>Ce qui est sûr, c&rsquo;est que, faute de majorité parlementaire pour gouverner, le président Felix Tshisekedi a accepté, bon gré mal gré, de coaliser avec ses adversaires d&rsquo;hier afin de redresser le pays. Deux ans ont suffi pour que cette coalition (FCC-CACH)&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/12/07/rdc-felix-tshisekedi-annonce-la-fin-de-la-coalition-avec-joseph-kabila-et-se-cherche-une-nouvelle-majorite_6062470_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">implose</a>. Les causes de cette implosion résident, d&rsquo;une part, dans l&rsquo;intransigeance du FCC qui, au nom de sa majorité numérique, voulait s&rsquo;approprier et contrôler&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/rdc-la-majorit%C3%A9-revendique-un-partage-du-pouvoir/a-47035747" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tous les leviers du pouvoir</a>, y compris les domaines dits régaliens. Selon les caciques du FCC, pour toute décision importante, le président Tshisekedi était supposé obtenir l&rsquo;aval de leur autorité morale, Joseph Kabila. D&rsquo;autre part, Tshisekedi, conscient de l&rsquo;étroitesse de sa marge de manœuvre, guettait le moindre faux pas de son partenaire de coalition pour desserrer l&rsquo;étau autour de lui et renverser le rapport de force.</p>



<p>Hormis leurs exigences en matière d&rsquo;obtention de portefeuilles ministériels et de postes de direction au sein des entreprises publiques (où le FCC s&rsquo;est taillé la&nbsp;<a href="https://www.bbc.com/afrique/region-49160204" target="_blank" rel="noreferrer noopener">part du lion</a>), les partisans de l&rsquo;ex-président Kabila ont également&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/789890/politique/rdc-pourquoi-les-nominations-a-la-tete-de-la-gecamines-et-de-la-sncc-sont-toujours-bloquees/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">empêché l&rsquo;exécution des ordonnances présidentielles</a>&nbsp;et défié publiquement l&rsquo;autorité du chef de l&rsquo;État. Par exemple, le 20&nbsp;octobre dernier, les présidents de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/assemblee-nationale">Assemblée nationale</a>&nbsp;(Jeanine Mabunda) et du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/senat">Sénat</a>&nbsp;(Alexis Tambwe Mwamba), ainsi que le Premier ministre (Sylvestre Ilunga Ilunkamba) et certains membres du gouvernement issus du FCC ont&nbsp;<a href="https://www.radiookapi.net/2020/10/20/actualite/politique/rdc-thambwe-mwamba-et-jeanine-mabunda-boycottent-la-prestation-de" target="_blank" rel="noreferrer noopener">refusé d&rsquo;assister à la prestation de serment</a>&nbsp;de trois juges de la Cour constitutionnelle nommés par le président Tshisekedi. Cette décision peut être considérée comme la goutte d&rsquo;eau qui a fait déborder le vase.</p>



<h4><strong>Tshisekedi décide de prendre les choses en main</strong></h4>



<p>Dans une brève&nbsp;<a href="https://www.lehautpanel.com/rdc-discours-du-president-felix-tshisekedi-a-la-nation-ce-vendredi-23-octobre-2020/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">allocution à la nation</a>, le 23&nbsp;octobre dernier, le président Tshisekedi s&rsquo;est montré déterminé à ne plus subir le diktat de la majorité parlementaire FCC-CACH. Il a désavoué cette coalition, dont il a reconnu les limites, et s&rsquo;est engagé à consulter les leaders les plus représentatifs du pays afin de créer une «&nbsp;union sacrée pour la nation&nbsp;». En d&rsquo;autres termes, il a annoncé la fin de la coalition FCC-CACH au profit d&rsquo;une nouvelle majorité parlementaire qui le soutiendrait dans la réalisation de son projet de société.</p>



<p>Pour ce faire, deux stratégies semblent être à sa portée. D&rsquo;un côté, dissoudre le Parlement et organiser des élections législatives anticipées, d&rsquo;un autre côté, forger une nouvelle majorité parlementaire, sur la base d&rsquo;un double constat&nbsp;: aucun parti politique, y compris le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de l&rsquo;ex-président Kabila, n&rsquo;a obtenu la majorité absolue aux élections de décembre&nbsp;2018&nbsp;; et la coalition FCC-CACH n&rsquo;est qu&rsquo;un arrangement politique jamais couvert par le prescrit constitutionnel, c&rsquo;est-à-dire acté par l&rsquo;intervention d&rsquo;un informateur nommé sur ordonnance présidentielle. La population et bon nombre de leaders politiques ont accueilli cette annonce&nbsp;<a href="https://fr.africanews.com/2020/12/07/rdc-la-population-celebre-le-discours-de-tshisekedi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">avec enthousiasme.</a></p>



<p>Pendant ce temps, le FCC semble avoir été pris au dépourvu et tétanisé par le passage à l&rsquo;acte et la fermeté de celui qu&rsquo;il croyait avoir sous tutelle. La plateforme politique de Joseph Kabila s&rsquo;est raidie, estimant détenir toujours une large et inamovible majorité parlementaire. Un discours qui tente de sauver la face en omettant le fait que nombre de mécontents au sein du FCC pourraient devenir des transfuges vers la nouvelle coalition voulue par le chef de l&rsquo;État. Le cas du groupement politique du Pr Modeste Bahati Lukwebo, l&rsquo;Alliance démocratique du Congo et Alliés (AFDC-A), qui compte plus de 40&nbsp;députés au sein du FCC, est une claire illustration de&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://actualite.cd/2020/12/02/rdc-le-tgigombe-confirme-modeste-bahati-lukwebo-president-de-lafdc" target="_blank">cette dissidence</a>.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En pleine pandémie, le président égyptien al-Sissi étend (encore) ses pouvoirs</title>
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				<pubDate>Wed, 08 Jul 2020 14:50:41 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi.jpg" alt="" class="wp-image-10061" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi-300x199.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi-768x510.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>Abdel Fattah al-Sissi</figcaption></figure>



<p><strong>Avec une loi obligeant les militaires à solliciter l’aval du conseil militaire qu’il dirige pour entrer en politique, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi étend ses pouvoirs, déjà renforcés par des amendements justifiés par la pandémie de coronavirus.</strong></p>



<p>« Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre. » Abdel Fattah al-Sissi semble avoir fait sienne la maxime de Karl Marx. L’ancien maréchal, élu président de l’Égypte en 2014 puis en 2018, vient de drastiquement limiter la possibilité donnée aux militaires de se présenter à des élections.</p>



<p>Jusque là, les membres de l’armée étaient autorisés à mener une carrière politique à condition d’abandonner leur métier ou d’être déjà à la retraite. Les militaires en exercice, eux, étaient officiellement tenus au devoir de réserve et interdits d’avoir une quelconque activité politique.</p>



<p>L’adoption d’une nouvelle loi le 6 juillet les contraint désormais à obtenir préalablement « l’accord du Conseil suprême des Forces armées (CSFA) » – une entité puissante au sommet de l’armée, dirigée par al-Sissi depuis 2014 – avant de concourir à une élection. Une façon pour le chef de l’État égyptien de s’assurer de n’avoir aucun compétiteur issu du sérail militaire pour la prochaine présidentielle.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/07/07/jad20200707-mmo-egypte-armee-samianan-photo1.jpg" alt="L’ancien chef d’état-major Sami Anan, au Caire, en mars 2011." class="wp-image-1011740"/></figure>



<p>Lors du précédent scrutin, en 2018, les adversaires les plus sérieux du président sortant avaient été soit arrêtés, soit découragés. L’ancien chef d’état-major Sami Anan avait été notamment embastillé après l’annonce de sa candidature. Il avait été libéré fin 2019, après plus de dix-huit mois de détention.</p>



<h4>Le prétexte du Covid-19</h4>



<p>En avril 2019, une réforme avait – déjà – renforcé le pouvoir du chef de l’État :&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/766624/politique/egypte-la-revision-constitutionnelle-renforcant-sissi-approuvee-a-8883/">une révision constitutionnelle, adoptée par référendum,</a>&nbsp;avait autorisé Abdel Fattah al-Sissi à se présenter à un troisième mandat. Et depuis, d’autres législations sont venues étendre, jusqu’à l’infini ou presque, les prérogatives du raïs.</p>



<p>Début mai, en pleine pandémie de Covid-19, les ONG ont dénoncé la ratification d’une série d’amendements à la loi sur l’état d’urgence, y voyant une « couverture&nbsp;» pour la mise en place de « nouveaux pouvoirs répressifs. » Les amendements tels que publiés au journal officiel permettent au président d’ordonner la fermeture des écoles, la suspension des services publics, l’interdiction des rassemblements publics et privés et le placement en quarantaine des voyageurs entrant dans le pays.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>HUMAN RIGHTS WATCH DÉNONCE LA MISE EN PLACE DE « NOUVEAUX OUTILS DE RÉPRESSION »</p></blockquote>



<p>Ils autorisent aussi le président à limiter le commerce de certains produits, réquisitionner les centres médicaux privés et transformer des écoles, des centres éducatifs et d’autres établissements publics en hôpitaux de campagne.</p>



<p>Le procureur militaire s’est vu lui accorder la possibilité d’assister le ministère public pour enquêter sur des crimes rapportés par les forces armées, responsables du respect des lois sous l’état d’urgence.</p>



<p>« Le gouvernement du président al-Sissi utilise le prétexte de la pandémie pour étendre la portée de la loi d’urgence, déjà utilisée de manière abusive, au lieu de la réformer, avait réagi Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Human Rights Watch. Les autorités égyptiennes devraient répondre aux véritables problèmes de santé publique sans mettre en place de nouveaux outils de répression. »</p>



<h3><strong>Arrestations en série</strong></h3>



<p>Si Joe Stork reconnaissait que certaines de ces mesures sont nécessaires en temps de crise sanitaire, il s’inquiétait de futurs abus : « Recourir à la sécurité nationale et à l’ordre public comme une justification reflète la mentalité sécuritaire qui gouverne l’Égypte de Sissi. » Les faits n’ont malheureusement pas tardé à lui donner raison.</p>



<p>Alors que le dernier bilan officiel des victimes du coronavirus en Égypte fait état, au 6 juillet 2020, de 3 422 morts, et que mi-juin, selon l’OMS, plus de 400 médecins avaient été infectés au Covid-19 et 68 d’entre eux étaient décédés, plusieurs soignants ont été arrêtés pour avoir critiqué la gestion de la crise sanitaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>POUR AVOIR CRITIQUÉ LA GESTION DE LA CRISE, CINQ MÉDECINS ONT ÉTÉ ACCUSÉS DE PORTER « ATTEINTE À LA SÉCURITÉ DE L’ÉTAT »</p></blockquote>



<p>Le 14 juin, le syndicat des médecins égyptiens a demandé au Parquet de libérer cinq de ses membres, accusés « d’appartenir à un groupe terroriste » et de porter « atteinte à la sécurité de l’État ». Comme d’autres soignants, qui représentaient mi-juin plus de 11 % des contaminations selon l’OMS, ils s’étaient plaint sur les réseaux sociaux d’être obligés d’acheter leurs propres masques. D’autres travailleurs de la santé confient, mezzo voce, avoir été menacés de sanctions par les administrateurs des hôpitaux, et contraints de se taire.</p>



<p>Les adolescents trop présents sur les réseaux sociaux sont aussi la cible du régime, en vertu d’une loi promulguée en 2018 autorisant la surveillance étroite des comptes les plus influents. Menna Abdel Aziz, 17 ans, en a fait l’amère expérience. La jeune fille a été arrêtée pour avoir posté une vidéo à visage couvert dans laquelle elle raconte avoir été violée. La police y a vu une « promotion de la débauche ». Ce n’est que grâce à l’intervention de l’Egyptian Initiative for Personal Rights, une ONG, que l’adolescente a obtenu son transfert dans un centre pour femmes victimes de violence.</p>



<p>L’étudiante Haneen Hossam a connu la même « mésaventure » après avoir posté sur TikTok un clip annonçant à ses quelque 1,3 million d’abonnés que les filles pouvaient gagner de l’argent en collaborant avec elle sur les réseaux sociaux. Son message a été interprété comme un appel à la prostitution. L’étudiante a dû d’acquitter d’une caution d’un peu plus de 500 euros pour retrouver la liberté.</p>



<h4>Trois années d’état d’urgence</h4>



<p>Depuis l’arrivée au pouvoir en 2014 du président Abdel Fattah al-Sissi, les ONG s’alarment de la vague de répression impitoyable qui s’est abattue contre toute forme de dissidence, dans un pays qui compterait 60 000 prisonniers d’opinion. Le pays est <a href="https://www.jeuneafrique.com/426695/politique/egypte-president-al-sissi-declare-letat-durgence-trois-mois-apres-attentats-de-lei-contre-coptes/">sous état d’urgence renouvelé depuis avril 2017</a> et la survenue d’un attentat revendiqué par un groupe jihadiste affilié à l’État islamique (EI)</p>



<p>La législation d’exception élargit considérablement les pouvoirs de la police en matière d’arrestation, de surveillance, de déplacements et réduit les droits constitutionnels tels que la liberté d’expression. La loi avait été rédigée en 1981, après l’assassinat de l’ancien président Anouar el-Sadate.</p>



<p>Dirigée depuis 1952 par des militaires, l’Égypte a connu une brève parenthèse civile du 30 juin 2012 au 3 juillet 2013, lorsque <a href="https://www.jeuneafrique.com/140830/politique/gypte-mohamed-morsi-un-pr-sident-sous-tutelle/">Mohamed Morsi, candidat des frères musulmans,</a> avait été démocratiquement élu. Son mandat avait pris fin avec le coup d’État dirigé par al-Sissi.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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