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	<title>Pierre Buyoya &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Pierre Buyoya &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>POLITIQUE Burundi : décès de Pierre Buyoya, le putschiste devenu démocrate</title>
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				<pubDate>Fri, 18 Dec 2020 08:22:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Décédé]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Buyoya]]></category>

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				<description><![CDATA[Président du Burundi de 1987 à 1993, puis de 1996 à 2003, Pierre Buyoya est décédé ce jeudi à l’âge de 71 ans. Il laisse derrière lui un héritage complexe, marqué par deux putschs et la signature des accords de paix d’Arusha. Lorsqu’il était interrogé sur son parcours politique, Pierre Buyoya avait coutume de répondre...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/images.jpeg" alt="" class="wp-image-19625"/><figcaption>L&rsquo;ancien président et haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel Pierre Buyoya</figcaption></figure>



<p><strong>Président du Burundi de 1987 à 1993, puis de 1996 à 2003, Pierre Buyoya est décédé ce jeudi à l’âge de 71 ans. Il laisse derrière lui un héritage complexe, marqué par deux putschs et la signature des accords de paix d’Arusha.</strong></p>



<p>Lorsqu’il était interrogé sur son parcours politique, Pierre Buyoya avait coutume de répondre que l’important «&nbsp;n’est pas comment on accède au pouvoir, mais comment on le quitte&nbsp;». Pour l’ancien président du Burundi, qui a conquis le pouvoir par les armes à deux reprises, en 1987 puis en 1996, avant de le céder en 2003, conformément aux accords de paix d’Arusha, cette nuance avait toute son importance.</p>



<p>Elle correspondait en tout cas à son histoire, celle d’un major de l’armée burundaise devenu chef d’État par la force puis diplomate et resté, pendant plus de trois décennies, une figure centrale du pays.</p>



<p>Décédé le jeudi 17 décembre du Covid-19, selon ses proches, Pierre Buyoya était hospitalisé depuis une semaine à Bamako. La détérioration soudaine de son état de santé avait conduit à son évacuation médicale vers Paris où il est finalement mort dans la nuit.</p>



<h4>Deux coups d’État</h4>



<p>Né en 1949, à Burari, au sud de Bujumbura, Pierre Buyoya doit avant tout sa carrière à son passage dans l’armée burundaise, dominée à l’époque par la minorité tutsie, dont il est issu. Formé à la prestigieuse École royale des cadets de Bruxelles, réputé travailleur, il gravit rapidement les échelons et acquiert le grade de major.</p>



<p>Président du Burundi de 1987 à 1993, puis de 1996 à 2003, Pierre Buyoya est décédé ce jeudi à l’âge de 71 ans. Il laisse derrière lui un héritage complexe, marqué par deux putschs et la signature des accords de paix d’Arusha.</p>



<p>Lorsqu’il était interrogé sur son parcours politique, Pierre Buyoya avait coutume de répondre que l’important «&nbsp;n’est pas comment on accède au pouvoir, mais comment on le quitte&nbsp;». Pour l’ancien président du Burundi, qui a conquis le pouvoir par les armes à deux reprises, en 1987 puis en 1996, avant de le céder en 2003, conformément aux accords de paix d’Arusha, cette nuance avait toute son importance.</p>



<p>Elle correspondait en tout cas à son histoire, celle d’un major de l’armée burundaise devenu chef d’État par la force puis diplomate et resté, pendant plus de trois décennies, une figure centrale du pays.</p>



<p>Décédé le jeudi 17 décembre du Covid-19, selon ses proches, Pierre Buyoya était hospitalisé depuis une semaine à Bamako. La détérioration soudaine de son état de santé avait conduit à son évacuation médicale vers Paris où il est finalement mort dans la nuit.</p>



<h2>Deux coups d’État</h2>



<p>Né en 1949, à Burari, au sud de Bujumbura, Pierre Buyoya doit avant tout sa carrière à son passage dans l’armée burundaise, dominée à l’époque par la minorité tutsie, dont il est issu. Formé à la prestigieuse École royale des cadets de Bruxelles, réputé travailleur, il gravit rapidement les échelons et acquiert le grade de major.À LIRE&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/323814/politique/burundi-pierre-buyoya-image-respectable/">Burundi : Pierre Buyoya, une image respectable</a></p>



<p>Il accède au pouvoir une première fois en 1987 à la suite du coup d’État qui renverse le colonel Jean-Baptiste Bagaza. Dans un contexte de tensions ethniques extrêmes entre Tutsi et Hutu, il mène alors une politique de « réconciliation nationale », marquée par le référendum sur la Charte de l’Unité nationale, en 1991. Un an après la promulgation d’une nouvelle Constitution, il convoque en juin 1993 les premières élections démocratiques du pays.</p>



<p>Le duel annoncé entre son parti, l’Union pour le progrès national (Uprona), et le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu) de Melchior Ndadaye tourne à l’avantage de ce dernier.</p>



<p>Ndadaye, devenu premier président hutu démocratiquement élu, est finalement assassiné le 21 octobre 1993 aux côtés d’autres cadres de son régime. Souvent accusé d’avoir joué un rôle dans cet épisode, Buyoya a systématiquement nié son implication. Un premier procès, en 1998, condamnera quelques soldats, qualifiés d’«&nbsp;exécutants&nbsp;». Entretemps, le major Buyoya a reconquis le pouvoir par la force.</p>



<p>Alors que le pays s’enflamme et que la guerre civile s’aggrave après la mort du successeur de Ndadaye, Cyprien Ntaryamira – tué dans l’attentat contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 -, Buyoya renverse le président Sylvestre Ntibantunganya en 1996.À LIRE&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/351717/politique/jour-28-aout-2000-accords-darusha-donnent-espoir-de-paix-burundi/">Ce jour-là : le 28 août 2000, les accords d’Arusha donnent un espoir de paix au Burundi</a></p>



<p>C’est sous ce second mandat que débutent les discussions qui aboutiront en 2000 à la signature des accords d’Arusha, ouvrant la voie à la fin du conflit qui ensanglante le pays. Conformément à ces accords, une transition est mise en place à partir de 2001 et Pierre Buyoya remet le pouvoir à Domitien Ndayizeye, jusque-là vice-président, en 2003.</p>



<h3>Diplomate</h3>



<p>À son départ du pouvoir, Buyoya se dit optimiste pour l’avenir du pays qui élit, en 2005, un ancien rebelle hutu : Pierre Nkurunziza. L’ancien major, lui, change de costume et multiplie les fonctions diplomatiques ainsi que les missions d’observateur électoral ou de médiateur au service de plusieurs organisations internationales.</p>



<p>C’est là toute la complexité de l’héritage de Pierre Buyoya. Arrivé au pouvoir par les armes à deux reprises, il s’est néanmoins bâti une réputation de démocrate plus que de putschiste en rendant par deux fois le pouvoir en douceur.</p>



<p>Nommé&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/depeches/46320/politique/pierre-buyoya-nomme-haut-representant-de-lua-pour-le-mali-et-le-sahel/">Haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel en 2012</a>, il brigue deux ans plus tard le poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie – finalement remporté par la canadienne Michaëlle Jean. Il bénéficie pendant toute sa campagne d’un soutien appuyé de Pierre Nkurunziza. Mais les relations entre les deux hommes vont ensuite se dégrader.</p>



<p>Comme de nombreuses personnalités burundaises, Pierre Buyoya dénonce le troisième mandat remporté par Nkurunziza en 2015 et la violente crise qui s’en suit. À plusieurs reprises, l’ancien chef de l’État dénoncera la répression en cours et ira même jusqu’à évoquer le risque d’un « génocide ».</p>



<p>Les relations avec le régime burundais ne feront que s’aggraver, surtout avec la relance, en novembre 2018 de l’affaire Ndadaye. La justice burundaise émet alors plusieurs mandats d’arrêt contre des personnalités suspectées d’être mise en cause dans l’assassinat de l’ancien président, vingt ans après le «&nbsp;procès des exécutants&nbsp;».À LIRE&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/678913/societe/burundi-pierre-buyoya-je-suis-considere-comme-lennemi-numero-1-du-regime-nkurunziza/">Burundi – Pierre Buyoya : « Je suis considéré comme l’ennemi numéro 1 du régime Nkurunziza »</a></p>



<p>Buyoya dénonce alors une procédure «&nbsp;politique&nbsp;», tandis que Bujumbura met la pression à l’Union africaine pour que ce dernier soit démis de ses fonctions et arrêté. L’ancien président burundais sera finalement condamné à la perpétuité, le 20 octobre dernier. Une peine prononcée&nbsp;<em>in absentia,</em>&nbsp;comme pour la plupart des accusés.</p>



<p>S’il a dénoncé le verdict, Buyoya avait annoncé fin novembre sa démission de son poste de haut représentant de l’UA au Sahel. Il avait alors évoqué le souhait de se consacrer pleinement à sa défense.</p>



<p> LIRE <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/323814/politique/burundi-pierre-buyoya-image-respectable/">Burundi : Pierre Buyoya, une image respectable</a></p>



<p>Il accède au pouvoir une première fois en 1987 à la suite du coup d’État qui renverse le colonel Jean-Baptiste Bagaza. Dans un contexte de tensions ethniques extrêmes entre Tutsi et Hutu, il mène alors une politique de « réconciliation nationale », marquée par le référendum sur la Charte de l’Unité nationale, en 1991. Un an après la promulgation d’une nouvelle Constitution, il convoque en juin 1993 les premières élections démocratiques du pays.</p>



<p>Le duel annoncé entre son parti, l’Union pour le progrès national (Uprona), et le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu) de Melchior Ndadaye tourne à l’avantage de ce dernier.</p>



<p>Ndadaye, devenu premier président hutu démocratiquement élu, est finalement assassiné le 21 octobre 1993 aux côtés d’autres cadres de son régime. Souvent accusé d’avoir joué un rôle dans cet épisode, Buyoya a systématiquement nié son implication. Un premier procès, en 1998, condamnera quelques soldats, qualifiés d’«&nbsp;exécutants&nbsp;». Entretemps, le major Buyoya a reconquis le pouvoir par la force.</p>



<p>Alors que le pays s’enflamme et que la guerre civile s’aggrave après la mort du successeur de Ndadaye, Cyprien Ntaryamira – tué dans l’attentat contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 -, Buyoya renverse le président Sylvestre Ntibantunganya en 1996.À </p>



<p>C’est sous ce second mandat que débutent les discussions qui aboutiront en 2000 à la signature des accords d’Arusha, ouvrant la voie à la fin du conflit qui ensanglante le pays. Conformément à ces accords, une transition est mise en place à partir de 2001 et Pierre Buyoya remet le pouvoir à Domitien Ndayizeye, jusque-là vice-président, en 2003.</p>



<h4>Diplomate</h4>



<p>À son départ du pouvoir, Buyoya se dit optimiste pour l’avenir du pays qui élit, en 2005, un ancien rebelle hutu : Pierre Nkurunziza. L’ancien major, lui, change de costume et multiplie les fonctions diplomatiques ainsi que les missions d’observateur électoral ou de médiateur au service de plusieurs organisations internationales.</p>



<p>C’est là toute la complexité de l’héritage de Pierre Buyoya. Arrivé au pouvoir par les armes à deux reprises, il s’est néanmoins bâti une réputation de démocrate plus que de putschiste en rendant par deux fois le pouvoir en douceur.</p>



<p>Nommé&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/depeches/46320/politique/pierre-buyoya-nomme-haut-representant-de-lua-pour-le-mali-et-le-sahel/">Haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel en 2012</a>, il brigue deux ans plus tard le poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie – finalement remporté par la canadienne Michaëlle Jean. Il bénéficie pendant toute sa campagne d’un soutien appuyé de Pierre Nkurunziza. Mais les relations entre les deux hommes vont ensuite se dégrader.</p>



<p>Comme de nombreuses personnalités burundaises, Pierre Buyoya dénonce le troisième mandat remporté par Nkurunziza en 2015 et la violente crise qui s’en suit. À plusieurs reprises, l’ancien chef de l’État dénoncera la répression en cours et ira même jusqu’à évoquer le risque d’un « génocide ».</p>



<p>Les relations avec le régime burundais ne feront que s’aggraver, surtout avec la relance, en novembre 2018 de l’affaire Ndadaye. La justice burundaise émet alors plusieurs mandats d’arrêt contre des personnalités suspectées d’être mise en cause dans l’assassinat de l’ancien président, vingt ans après le « procès des exécutants ».</p>



<p>Buyoya dénonce alors une procédure «&nbsp;politique&nbsp;», tandis que Bujumbura met la pression à l’Union africaine pour que ce dernier soit démis de ses fonctions et arrêté. L’ancien président burundais sera finalement condamné à la perpétuité, le 20 octobre dernier. Une peine prononcée&nbsp;<em>in absentia,</em>&nbsp;comme pour la plupart des accusés.</p>



<p>S’il a dénoncé le verdict, Buyoya avait annoncé fin novembre sa démission de son poste de haut représentant de l’UA au Sahel. Il avait alors évoqué le souhait de se consacrer pleinement à sa défense.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Condamné par la justice burundaise, Pierre Buyoya démissionne de son poste à l&#8217;Union africaine</title>
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				<pubDate>Tue, 24 Nov 2020 15:33:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’ancien président burundais, Pierre Buyoya, a démissionné de son poste de Haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel, selon une information RFI. Condamné avec 18 proches par contumace&#160;à la prison à perpétuité au Burundi&#160;pour l’assassinat de son successeur et premier président hutu démocratiquement élu du pays,&#160;Melchior Ndadaye, en 1993, Pierre Buyoya a...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/images.jpeg" alt="" class="wp-image-19625"/><figcaption>L&rsquo;ancien président et haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel Pierre Buyoya</figcaption></figure>



<p><strong><br>L’ancien président burundais, Pierre Buyoya, a démissionné de son poste de Haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel, selon une information RFI.</strong></p>



<p>Condamné avec 18 proches par contumace&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201020-burundi-l-ancien-pr%C3%A9sident-pierre-buyoya-condamn%C3%A9-l-assassinat-melchior-ndadaye"><strong>à la prison à perpétuité au Burundi</strong></a>&nbsp;pour l’assassinat de son successeur et premier président hutu démocratiquement élu du pays,&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/emission/20150627-portrait-melchior-ndadaye-1-22"><strong>Melchior Ndadaye</strong></a>, en 1993, Pierre Buyoya a démissionné&nbsp;pour consacrer tout son temps à sa défense. Ce crime avait plongé le pays dans une terrible guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts en une décennie.</p>



<p>Du côté de l’Union africaine (UA), «&nbsp;<em>le statu quo était devenu intenable</em>&nbsp;», explique une source à RFI. L’ancien président burundais a pris ses responsabilités et a présenté il y a une dizaine de jours sa démission de son poste de Haut représentant de l’UA au Mali et au Sahel.</p>



<p>Officiellement, Pierre Buyoya démissionne pour pouvoir se consacrer totalement à sa défense, mais c’est en réalité une décision prise d’un commun accord avec la Commission de&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/union-africaine/"><strong>l’Union africaine</strong></a>, afin d’«&nbsp;<em>éviter de mettre dans l’embarras</em>&nbsp;» un organe «&nbsp;<em>qui est avant tout au service des États membres</em>&nbsp;», toujours selon notre source.</p>



<h4>Un « procès politique »</h4>



<p>«&nbsp;<em>Sa démission a été acceptée avec une grande reconnaissance pour l’excellent travail accompli au nom de l’Union africaine</em>&nbsp;», a réagi un haut responsable au sein de la Commission. L’ancien président burundais est toujours au Mali. Il n’a pas voulu s’exprimer pour le moment, mais il prévoit une conférence de presse d’ici quelques jours «&nbsp;<em>pour expliquer</em>&nbsp;» sa décision.</p>



<p>Pierre Buyoya conteste sa condamnation&nbsp;et dénonce&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201024-buyoya-denonce-proces-politique-burundi"><strong>ce qu’il qualifie de «&nbsp;</strong></a><em><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201024-buyoya-denonce-proces-politique-burundi"><strong>procès politique</strong></a>&nbsp;mené de manière scandaleuse en violation de toutes les règles de droits</em>&nbsp;».</p>



<p>Il prévoit désormais de quitter très rapidement le Mali où il était en poste depuis huit ans, pour aller s’établir dans un autre pays du continent africain d’où il va se battre pour sa « <em>réhabilitation </em>».</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Burundi: l&#8217;ancien président Pierre Buyoya dénonce un «procès politique»</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/burundi-lancien-president-pierre-buyoya-denonce-un-proces-politique/</link>
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				<pubDate>Sat, 24 Oct 2020 08:42:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Condamné par contumace dans son pays le Burundi à la prison à perpétuité l&#8217;assassinat en 1993 de son prédécesseur Melchior Ndadaye, lors d&#8217;un coup d&#8217;Etat, l&#8217;ancien président burundais Pierre Buyoya s&#8217;est exprimé ce vendredi 23 octobre à Bamako lors d&#8217;une conférence de presse. Actuel Haut représentant de l&#8217;Union africaine pour le Mali et le Sahel,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/images.jpeg" alt="" class="wp-image-19625"/><figcaption>L&rsquo;ancien président et haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel Pierre Buyoya</figcaption></figure>



<p><br><strong>Condamné par contumace dans son pays le Burundi à la prison à perpétuité l&rsquo;assassinat en 1993 de son prédécesseur Melchior Ndadaye, lors d&rsquo;un coup d&rsquo;Etat, l&rsquo;ancien président burundais Pierre Buyoya s&rsquo;est exprimé ce vendredi 23 octobre à Bamako lors d&rsquo;une conférence de presse. Actuel Haut représentant de l&rsquo;Union africaine pour le Mali et le Sahel, il rejette cette condamnation et annonce qu&rsquo;il va introduire un recours, notamment dans son pay</strong>s.</p>



<p>Devant la presse, Pierre Buyoya, ancien président du Burundi et actuel Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et Sahel s’est exprimé sans colère, mais avec détermination.</p>



<p>Il estime que&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201020-burundi-l-ancien-pr%C3%A9sident-pierre-buyoya-condamn%C3%A9-l-assassinat-melchior-ndadaye">sa récente condamnation dans son pays</a></strong>&nbsp;par contumace à la prison à vie pour l’assassinat de son prédécesseur à la tête de l’Etat Melchior Ndadaye est le résultat d’un procès politique.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il s’agit d’un procès politique mené de manière scandaleuse en violation de toutes les règles de droits</em>&nbsp;», a estimé Pierre Buyoya, qui annonce qu’il va faire appel. «&nbsp;<em>Nous décidons de faire appel devant les juridictions burundaises et, le moment venu, devant des tribunaux extérieurs.&nbsp;</em>»</p>



<p>Plus de 20 autres personnes, dont certains de ses proches, ont également été condamné pour les mêmes raisons lors du procès.</p>



<p>Auteur dans le passé de deux coups d’Etats au Burundi, Pierre Buyoya a par ailleurs affirmé au cours de la conférence de presse qu’il évoquera cette condamnation avec&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201022-burundi-la-condamnation-pierre-buyoya-%C3%A0-perp%C3%A9tuit%C3%A9-met-lua-lembarras">les autorités de l’Union africaine</a></strong>, qu’il représente ici et dans le Sahel. Certains s’interrogent : peut-il ou non continuer sa mission ?</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Burundi: la condamnation de Pierre Buyoya à perpétuité met l’UA dans l’embarras</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/burundi-la-condamnation-de-pierre-buyoya-a-perpetuite-met-lua-dans-lembarras/</link>
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				<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 11:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[La condamnation au Burundi de l’ex-président Pierre Buyoya à la prison à perpétuité met l’Union africaine dans l’embarras. Ce dernier est Haut représentant de l’organisation au Mali et au Sahel. Il n’y a pas eu de déclarations à Addis-Abeba, alors que les relations restent tendues entre l’UA et le Burundi. Il y a deux ans,...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/images.jpeg" alt="" class="wp-image-19625" width="327" height="245"/><figcaption>L&rsquo;ancien président et haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel Pierre Buyoya</figcaption></figure>



<p><br><strong>La condamnation au Burundi de l’ex-président Pierre Buyoya à la prison à perpétuité met l’Union africaine dans l’embarras. Ce dernier est Haut représentant de l’organisation au Mali et au Sahel. Il n’y a pas eu de déclarations à Addis-Abeba, alors que les relations restent tendues entre l’UA et le Burundi.</strong></p>



<p>Il y a deux ans, l’Union africaine avait réagi à l’<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20181130-justice-burundi-ex-president-pierre-buyoya">émission de mandats d’arrêt</a></strong> internationaux contre Pierre Buyoya et ses co-accusés en appelant le gouvernement burundais «<em> à s’abstenir de toute mesure de nature à compliquer la recherche d’une solution consensuelle </em>» dans le pays.</p>



<p>Ce mandat d’arrêt n’avait eu aucune conséquence pour l’ancien président burundais aujourd’hui Haut représentant de l’organisation africaine au Mali au Sahel. Il avait continué à parcourir le monde, comme si de rien n’était.</p>



<p>Pierre Buyoya qui a dirigé le Burundi à deux reprises et qui a remis à chaque fois le pouvoir à un civil est une des personnalités africaines les plus respectées dans les institutions internationales, malgré les massacres interethniques qui ont entaché son pouvoir. Sa&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201020-burundi-l-ancien-pr%C3%A9sident-pierre-buyoya-condamn%C3%A9-l-assassinat-melchior-ndadaye">condamnation à perpétuité</a></strong>&nbsp;concerne l’assassinat de Melchior Ndadaye, premier président hutu démocratiquement élu en 1993.</p>



<p><strong>Des relations UA-Burundi compliquées</strong></p>



<p>Mais l’Union africaine semble faire cette fois-ci profil bas. Pas de communiqué, aucune expression publique jusqu’ici. Il faut dire ses relations avec Gitega ne sont pas au beau fixe le début de la crise de 2015 au Burundi, les autorités de ce pays l’ayant souvent accusé de soutenir «<em>&nbsp;ses ennemis&nbsp;</em>».</p>



<p>La condamnation de Buyoya met donc l’organisation « <em>dans l’embarras, même si elle n’aura sans doute pas d’incidence sur sa mission de représentation, du moins pour le moment</em> », a estimé un diplomate africain. Il rappelle que l’Union africaine considère depuis deux ans toute cette procédure comme essentiellement politique. De plus, l’UA rappelle régulièrement sa qualité de garant de l’accord de paix pour le Burundi signé en 2000, et qui a accordé une amnistie aux parties en conflit.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Burundi : Pierre Buyoya condamné à perpétuité dans le procès sur l’assassinat de Melchior Ndadaye</title>
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				<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 14:42:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Cour suprême de justice du Burundi a condamné « in abstentia » l’ancien président Pierre Buyoya ainsi que 18 autres accusés dans le procès de l’assassinat de Melchior Ndadaye, premier président hutu démocratiquement élu, tué en octobre 1993. Ouvert en octobre 2019, le procès sur l’assassinat du premier président hutu démocratiquement élu, Melchior Ndadaye...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/104622432_p06tnxx1-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-19572" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/104622432_p06tnxx1.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/104622432_p06tnxx1-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/104622432_p06tnxx1-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Pierre Buyoya était ensuite revenu au pouvoir en 1996, à l’issue d’un autre coup d’État, cette fois contre Sylvestre Ntibantunganya avant de mener péniblement le Burundi vers une laborieuse sortie de crise en participant à l’élaboration des<a href="https://www.jeuneafrique.com/351717/politique/jour-28-aout-2000-accords-darusha-donnent-espoir-de-paix-burundi/"> accords de paix d’Arusha de 2000</a> et du cessez-le-feu. Cet accord prévoyait notamment une immunité à l’ancienne armée dominée par la minorité tutsi et.<br>La réouverture surprise de ce dossier en novembre 2018, avec l’annonce de l’arrestation des quatre hauts gradés à la retraite avait suscité une importante polémique, tout comme la publication au même moment d’une liste de <a href="https://www.jeuneafrique.com/675782/societe/burundi-pierre-buyoya-vise-par-un-mandat-darret-dans-lenquete-sur-lassassinat-de-melchior-ndadaye/">17 personnes visées par un mandat d’arrêt</a>, parmi lesquelles figurait déjà Pierre Buyoya.<br>Salué à l’époque comme une « décision historique » par le pouvoir de <a href="https://www.jeuneafrique.com/997670/politique/burundi-pierre-nkurunziza-est-decede-a-la-suite-dun-arret-cardiaque/">Pierre Nkurunziza, aujourd’hui décédé</a>, ce rebondissement sonnait surtout un coup de théâtre inattendu puisqu’un premier procès, connu comme celui « des exécutants », avait visé vingt ans plus tôt une dizaine de soldats, dont le plus haut gradé était un lieutenant.<br>À LIRE <a href="https://www.jeuneafrique.com/678913/societe/burundi-pierre-buyoya-je-suis-considere-comme-lennemi-numero-1-du-regime-nkurunziza/">Burundi – Pierre Buyoya : « Je suis considéré comme l’ennemi numéro 1 du régime Nkurunziza »</a><br>Dans une interview accordée à <em>Jeune Afrique</em> quelques jours plus tard, l’ancien président, aujourd’hui haut représentant de l’Union africaine pour le Sahel, avait qualifié la relance de ce dossier de « manœuvre de diversion politique ». Contacté pour réagir à ce verdict, Pierre Buyoya n’a pas répondu à nos sollicitations.</figcaption></figure>



<p><strong>La Cour suprême de justice du Burundi a condamné « in abstentia » l’ancien président Pierre Buyoya ainsi que 18 autres accusés dans le procès de l’assassinat de Melchior Ndadaye, premier président hutu démocratiquement élu, tué en octobre 1993.</strong></p>



<p>Ouvert en octobre 2019, le procès sur l’assassinat du premier président hutu démocratiquement élu, Melchior Ndadaye a livré son verdict lundi 19 octobre, plus d’un an après son ouverture et deux jours avant l’anniversaire de l’assassinat de Melchior, le 21 octobre 1993.</p>



<p>L’ancien président du Burundi, Pierre Buyoya, et quinze autres accusés, ont été condamnés à la prison à perpétuité pour « attentat contre le chef de l’État,  d’attentat contre l’autorité de l’État et d’attentat tendant à porter le massacre et dévastation » et à une amende de 102 milliards de francs burundais. Trois autres prévenus ont été condamnés à 20 ans de prison. La justice burundaise n’a acquitté qu’un seul des accusés en la personne d’Antoine Nduwayo, ancien Premier ministre (février 1995-juillet 1996) et membre de l »Union pour le progrès national (Uprona).</p>



<p>Ce procès s’est déroulé en l’absence de la majorité des prévenus qui, comme Pierre Buyoya, ont quitté le pays depuis de nombreuses années. Seuls quatre haut gradés se trouvaient dans le box des accusés. Parmi les autres personnes poursuivies, on retrouve notamment d’anciens caciques de la gendarmerie et de l’armée – dominée à l’époque par la minorité tutsi – , ainsi que cinq anciens proches collaborateurs de l’ex-président Pierre Buyoya.</p>



<h4> « Diversion politique »</h4>



<p>En 1987, dans un contexte de tensions ethniques, ce dernier a renversé le président Jean-Baptiste Bagaza. Il avait ensuite conservé le pouvoir jusqu’en 1993 et la première élection présidentielle au suffrage universel de l’histoire du pays, qui avait, pour la première fois, porté au pouvoir un Hutu : Melchior Ndadaye.</p>



<p>L’assassinat le 21 octobre 1993, quatre mois après son arrivée au pouvoir, avait marqué le début de la guerre civile. Cyprien Ntaryamira, successeur de Ndadaye sera lui aussi assassiné, en avril 1994, alors qu’il rentrait de Tanzanie dans l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana.</p>



<p>Pierre Buyoya était ensuite revenu au pouvoir en 1996, à l’issue d’un autre coup d’État, cette fois contre Sylvestre Ntibantunganya avant de mener péniblement le Burundi vers une laborieuse sortie de crise en participant à l’élaboration des<a href="https://www.jeuneafrique.com/351717/politique/jour-28-aout-2000-accords-darusha-donnent-espoir-de-paix-burundi/"> accords de paix d’Arusha de 2000</a> et du cessez-le-feu. Cet accord prévoyait notamment une immunité à l’ancienne armée dominée par la minorité tutsi et.</p>



<p>La réouverture surprise de ce dossier en novembre 2018, avec l’annonce de l’arrestation des quatre hauts gradés à la retraite avait suscité une importante polémique, tout comme la publication au même moment d’une liste de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/675782/societe/burundi-pierre-buyoya-vise-par-un-mandat-darret-dans-lenquete-sur-lassassinat-de-melchior-ndadaye/">17 personnes visées par un mandat d’arrêt</a>, parmi lesquelles figurait déjà Pierre Buyoya.</p>



<p>Salué à l’époque comme une « décision historique » par le pouvoir de <a href="https://www.jeuneafrique.com/997670/politique/burundi-pierre-nkurunziza-est-decede-a-la-suite-dun-arret-cardiaque/">Pierre Nkurunziza, aujourd’hui décédé</a>, ce rebondissement sonnait surtout un coup de théâtre inattendu puisqu’un premier procès, connu comme celui « des exécutants », avait visé vingt ans plus tôt une dizaine de soldats, dont le plus haut gradé était un lieutenant.</p>



<p>Dans une interview accordée à <em>Jeune Afrique</em> quelques jours plus tard, l’ancien président, aujourd’hui haut représentant de l’Union africaine pour le Sahel, avait qualifié la relance de ce dossier de « manœuvre de diversion politique ». Contacté pour réagir à ce verdict, Pierre Buyoya n’a pas répondu à nos sollicitations.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/ Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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