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	<title>petrole &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>petrole &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Au large de la Tunisie, naufrage d&#8217;un pétrolier avec 750 tonnes de gazole</title>
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				<pubDate>Sat, 16 Apr 2022 19:54:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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				<description><![CDATA[Un pétrolier transportant 750 tonnes de gazole, parti d&#8217;Égypte pour rejoindre Malte, a coulé, samedi, dans le golfe de Gabès, au large des côtes sud-est de la Tunisie. Les autorités estiment pouvoir éviter une pollution majeure. Le pétrolier Xelo, immatriculé OMI 7618272, de taille moyenne et battant pavillon de la Guinée équatoriale, se dirigeait vers...]]></description>
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<p><strong>Un pétrolier transportant 750 tonnes de gazole, parti d&rsquo;Égypte pour rejoindre Malte, a coulé, samedi, dans le golfe de Gabès, au large des côtes sud-est de la Tunisie. Les autorités estiment pouvoir éviter une pollution majeure.</strong></p>



<p>Le pétrolier Xelo, immatriculé OMI 7618272, de taille moyenne et battant pavillon de la Guinée équatoriale, se dirigeait vers l&rsquo;île de Malte en provenance du port de Damiette en Égypte, lorsqu&rsquo;il a coulé, samedi 16 avril. Pour se mettre à l&rsquo;abri&nbsp;face à de mauvaises conditions météorologiques, le navire avait demandé à entrer dans les eaux territoriales tunisiennes la veille au soir.</p>



<p>Alors qu&rsquo;il se trouvait à environ sept kilomètres des côtes du golfe de Gabès, au sud-est de la&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/tunisie/">Tunisie</a>, le pétrolier a commencé à prendre l&rsquo;eau. Celle-ci s&rsquo;est infiltrée dans la salle des machines, montant jusqu&rsquo;à près de deux mètres de hauteur, selon un communiqué du ministère tunisien de l&rsquo;Environnement. Les autorités tunisiennes ont alors évacué l&rsquo;équipage de sept personnes se trouvant à bord du navire en détresse qui&nbsp; coulé jusqu&rsquo;au petit matin.</p>



<h2>Une situation « sous contrôle »</h2>



<p>Dans des déclarations à l&rsquo;AFP, la ministre tunisienne de l&rsquo;Environnement Leila Chikhaoui, qui s&rsquo;est rendue à Gabès, s&rsquo;est montrée optimiste sur une situation décrite par ses services comme étant « sous contrôle ».</p>



<p>« Nous pensons que la coque est encore étanche et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas eu de fuite pour le moment », a-t-elle dit lors d&rsquo;un entretien téléphonique avec l&rsquo;AFP. En outre, « le gazole a tendance à s&rsquo;évaporer assez rapidement », dans l&rsquo;éventualité où des nappes remonteraient à la surface, selon la ministre.</p>



<p>« Nous pensons que les moyens actuels permettront de circonscrire l&rsquo;accident », a-t-elle ajouté, disant qu&rsquo;au besoin la Tunisie pourrait « faire appel à l&rsquo;aide internationale ».&nbsp;</p>



<p>Selon Leila Chikhaoui, les autorités attendent que « la météo soit meilleure au niveau du vent et de la houle pour que des plongeurs aillent vérifier avec davantage de certitude l&rsquo;état de la coque ». Ensuite, elles décideront « s&rsquo;il faut pomper ou ramener le navire plus près de la côte pour sécuriser la cargaison ». Aucune opération ne sera menée samedi à cause de la « météo défavorable », a dit la ministre.</p>



<p>Par précaution, des barrières anti-pollution sont mises en place autour du périmètre du naufrage, surveillé par les militaires et inaccessible à la presse.</p>



<h2>La crainte d&rsquo;une catastrophe environnementale</h2>



<p>Les ministères de la Défense, de l&rsquo;Intérieur, des Transports ainsi que les douanes sont mobilisés pour éviter « une catastrophe environnementale marine dans la région », a assuré le ministère de l&rsquo;Environnement.</p>



<p>Dans un communiqué samedi, le Fonds mondial pour la nature (WWF) s&rsquo;est dit inquiet d&rsquo;une éventuelle « nouvelle catastrophe environnementale dans la région » et a invité les experts « à étudier l&rsquo;ampleur de l&rsquo;impact de l&rsquo;incident sur l&rsquo;activité de pêche maritime et les revenus des marins ».</p>



<p>L&rsquo;ONG WWF a rappelé que le site du naufrage est « une zone de pêche pour 600 marins » et que le golfe de Gabès « abrite environ 34 000 pêcheurs qui souffrent d&rsquo;agressions chimiques polluantes depuis des décennies ».</p>



<p>La région de Gabès a souffert ces dernières années, selon plusieurs ONG, d&rsquo;épisodes de pollution, dus aux industries de transformation de phosphate qui y sont installées et à la présence d&rsquo;un oléoduc y acheminant le pétrole du sud tunisien.</p>



<p><strong>Source: France 24/Miis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : ce que l’on sait du gisement de Zemlet El Arbi</title>
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				<pubDate>Tue, 22 Mar 2022 16:39:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<category><![CDATA[Sonatrach]]></category>

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				<description><![CDATA[Localisation, estimations et perspectives de production… Le nouveau site pétrolifère découvert par la Sonatrach passé au crible. Alors que les multiples sanctions contre la Russie, deuxième exportateur mondial derrière l’Arabie saoudite, perturbent ardemment le marché pétrolier, la Sonatrach annonce, en partenariat avec ENI, « une importante découverte de pétrole brut […] avec d’excellentes caractéristiques pétrophysiques ». Dans...]]></description>
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<p><strong>Localisation, estimations et perspectives de production… Le nouveau site pétrolifère découvert par la Sonatrach passé au crible.</strong></p>



<p>Alors que les multiples sanctions contre la Russie, deuxième exportateur mondial derrière l’Arabie saoudite, perturbent ardemment le marché pétrolier, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1289773/economie/algerie-sonatrach-annonce-40-milliards-de-dollars-dinvestissements/">la Sonatrach</a> annonce, en partenariat avec ENI, « une importante découverte de pétrole brut […] avec d’excellentes caractéristiques pétrophysiques ».</p>



<p>Dans un communiqué rendu public, la compagnie pétrolière et gazière nationale algérienne révèle avoir réalisé avec succès « le forage du premier puits d’exploration (wildcat) HDLE-1 dans le périmètre de recherche Zemlet El Arbi, localisé dans le Bassin de Berkine », du côté de la partie Nord-Est de la plate-forme saharienne. Cette vaste zone fait l’objet d’un contrat de recherche et d’exploitation entre la major africaine (51%) et la société italienne privée d’hydrocarbures (49%).</p>



<h2>Du potentiel et des ambitions</h2>



<p>Selon le test de production, le puits d’exploration HDLE-1, situé à 15 km des installations de raffinement de Bir Rebaa Nord (BRN), permettra de produire 7 000 barils de pétrole par jour, outre les 140 000 mètres cubes de gaz associé. « Les estimations préliminaires montrent que la structure renferme environ 140 millions de barils de pétrole brut », souligne la même source.</p>



<p>Concrètement, cette « découverte importante » ne représente que 0,77% de la production pétrolière quotidienne en Algérie (908 000 barils par jour actuellement, contre 1 002 000 mb/j à partir d’avril 2022) et recèle près de 1,4% des réserves d’or noir dans le pays, estimée à 10 milliards de barils en 2020 par le ministre algérien de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA SONATRACH ET ENI TRAVAILLENT ACTUELLEMENT POUR ACCÉLÉRER LE DÉVELOPPEMENT « FAST-TRACK »</p></blockquote>



<p>Boostés par le récent accord de développement de ressources supplémentaires dans le bassin de Berkine signé en décembre 2021, la Sonatrach et le producteur italien, ENI, présent en Algérie depuis 41 ans, travaillent actuellement pour accélérer le développement « fast-track » afin d’entamer la phase de production au troisième trimestre de 2022 avant de commercialiser la première goutte de pétrole.</p>



<p>Les deux acteurs envisagent également de procéder, courant avril 2022, au forage du deuxième puits de la campagne d’exploration de cinq puits “wildcat” dans la région Nord du Bassin de Berkine, une zone où la production n’a pas encore commencé. Objectif déclaré : « Poursuivre avec succès leur stratégie d’exploration » et « assurer une valorisation rapide de ces nouvelles ressources ».</p>



<h4>Un renfort pour ENI</h4>



<p>Cette découverte permet à l’Algérie de conforter sa place sur le podium des pays africains disposant des plus grandes réserves de pétrole derrière la Libye et le Nigéria. Mais elle demeure moins prolifique que la manne d’or noir annoncée en fanfare par la société italienne privée d’hydrocarbures, ENI, et les autorités ivoiriennes en septembre 2021.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1268490/economie/cote-divoire-pourquoi-la-decouverte-deni-est-un-game-changer-pour-lafrique-de-louest/">Le gisement Baleine situé au large des côtes ivoiriennes</a>, regorge de 1,5 milliard à 2 milliards de barils de pétrole brut et plusieurs milliards de mètres cubes de gaz associé. Une découverte « majeure », que la Côte d’Ivoire prévoit d’exploiter à partir de 2023-2024.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Nigeria confronté à une crise énergétique sans précédent</title>
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				<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 18:03:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
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				<description><![CDATA[Une panne généralisée du réseau électrique survenue en début de semaine a plongé le Nigeria dans le noir et les habitants, eux, peinent à alimenter les générateurs privés. Avec la guerre en Ukraine, le prix du baril a explosé provoquant des pénuries d&#8217;essence qui paralysent l&#8217;économie du pays. La mauvaise nouvelle est tombée mardi 15 mars...]]></description>
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<p><strong>Une panne généralisée du réseau électrique survenue en début de semaine a plongé le Nigeria dans le noir et les habitants, eux, peinent à alimenter les générateurs privés. Avec la guerre en Ukraine, le prix du baril a explosé provoquant des pénuries d&rsquo;essence qui paralysent l&rsquo;économie du pays.</strong></p>



<p>La mauvaise nouvelle est tombée mardi 15 mars en fin d&rsquo;après-midi. « En raison d&rsquo;une panne de l&rsquo;ensemble du réseau électrique, nous sommes au regret de vous informer de ruptures d&rsquo;approvisionnements », explique sur Twitter l&rsquo;un des principaux fournisseurs d&rsquo;énergie du&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20220311-p%C3%A9nurie-de-p%C3%A9trole-au-nig%C3%A9ria">Nigeria</a>, provoquant la colère de la population.</p>



<p>La vieille, une autre panne du réseau avait déjà plongé l&rsquo;ensemble de ce pays de 220 millions d&rsquo;habitants dans le noir. Si les délestages et autres pannes sont monnaie courante au Nigeria, la situation semble, cette fois, avoir atteint un niveau critique. « Pas de carburant, pas d&rsquo;électricité, comment le Nigeria pourrait-il fonctionner ? », s&rsquo;interroge une internaute. « Et on doit continuer à travailler dans ces conditions horribles, faire de l&rsquo;argent et payer ce gouvernement inutile », s&rsquo;insurge un autre.</p>



<p>Depuis plusieurs semaines, le Nigeria doit composer avec une distribution sporadique d&rsquo;électricité. Les infrastructures vieillissantes du pays expliquent en partie ces tensions quotidiennes sur le réseau. À ces problèmes structurels s&rsquo;ajoutent désormais des difficultés croissantes de la compagnie pétrolière nationale (NNPC) à approvisionner les centrales du pays.</p>



<p>« Les causes de nos problèmes sont d’une part&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/ukraine/">la guerre en Ukraine</a>, et d’autre part la vandalisation permanente de nos oléoducs. D’ordinaire, le Nigeria produit de quoi remplir 250 pétroliers par mois, mais en raison des sabotages, seuls 142 navires sont chargés », explique à&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220317-%C3%A9nergie-priv%C3%A9-d-%C3%A9lectricit%C3%A9-le-nigeria-fait-face-%C3%A0-une-crise-sans-pr%C3%A9c%C3%A9dent" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RFI</a>, Muhammadu Lawal, membre du bureau de la NNPC.</p>



<p>Lundi, une explosion s&rsquo;est produite sur un oléoduc exploité par le géant italien Eni dans le sud du Nigeria, provoquant une réduction des exportations et un déversement de pétrole. Un autre incident également attribué à un acte de vandalisme avait eu lieu quelques jours plus tôt.</p>



<h2>Avions cloués au sol</h2>



<p>Pour pallier le manque d&rsquo;électricité, les Nigérians se tournent vers des générateurs privés, mais entre les pénuries et le doublement des prix à la pompe, faire tourner les groupes électrogènes s&rsquo;avère&nbsp;de plus en plus compliqué.</p>



<p>« Il n’y a plus de courant depuis hier et nous tournons au générateur », explique à l&rsquo;AFP Julius Adewale dans sa boulangerie de Lagos. Conséquence : « notre coût de production a considérablement augmenté ».</p>



<p>« Moi, j&rsquo;achète le carburant au marché noir. Le prix est un peu plus élevé qu&rsquo;auparavant et je suis obligé de répercuter cette hausse sur mes tarifs. Tout le monde n&rsquo;a pas les moyens, alors je perds des clients », se lamente, de son côté, Solomon Iroh, un coiffeur interrogé par CGTN Africa.</p>



<p>Ces pénuries ont également des conséquences sur le secteur de l&rsquo;aérien qui se remettait à peine de&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/covid-19/">la crise du Covid-19</a>. Plusieurs compagnies aériennes locales, comme Air Peace ou encore Dana Air ont ainsi annoncé devoir reporter ou annuler des vols par manque de kérosène.</p>



<p>« La situation devient vraiment alarmante. Les prix des services et des produits augmentent », confirme Chinwe Ossundu, la correspondante de France 24 à Lagos, qui décrit les longues files d&rsquo;attente devant les stations-essence de la capitale économique du pays.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Coupure d&#039;électricité au Nigeria : troisième jour dans le noir à Lagos • FRANCE 24" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/JrlICMDVX9E?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Déjà aux prises avec une inflation dépassant les 15&nbsp;%, cette crise énergétique commence à avoir un impact sur toute l&rsquo;économie du pays. Un coup dur pour le Nigeria dont plus d&rsquo;un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté avec moins d&rsquo;1,90 dollars par jour.</p>



<h2>Producteur de pétrole mais dépendant</h2>



<p>Cette situation de pénurie illustre le paradoxe auquel est confronté le premier pays producteur de pétrole en Afrique. Malgré ses gigantesques réserves d&rsquo;or noir,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/focus/20201019-nigeria-le-pays-subit-de-plein-fouet-la-chute-des-cours-du-p%C3%A9trole">le Nigeria importe plus de 90</a>&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/focus/20201019-nigeria-le-pays-subit-de-plein-fouet-la-chute-des-cours-du-p%C3%A9trole">% de son carburant</a>&nbsp;à cause de capacités de raffinage quasi-inexistantes.</p>



<p>« Le Nigeria est le seul membre de l&rsquo;Opep à souffrir d&rsquo;un manque de capacités de raffinage. L&rsquo;utilisation de carburants de mauvaise qualité est l&rsquo;un des nombreux prix à payer de notre dépendance aux importations », déplore le journal nigérian Vanguard.</p>



<p>Pour satisfaire ses besoins, le pays a passé des accords lui permettant d&rsquo;échanger son brut contre du pétrole raffiné. Or, les cours mondiaux de l&rsquo;or noir s&rsquo;envolent depuis le début de la guerre en Ukraine. Ces derniers jours,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/info-%C3%A9co/20220310-russie-ukraine-choc-p%C3%A9trolier">le prix du baril</a>&nbsp;semble se stabiliser autour des 100 dollars.&nbsp;</p>



<p>Cette augmentation du prix du pétrole pèse énormément sur les finances publiques du Nigeria, puisque l&rsquo;État dépense chaque année plusieurs milliards de dollars en subventions pour maintenir les prix à la pompe en dessous de ceux du marché. Un quoi qu&rsquo;il en coûte qui devrait perdurer au moins jusqu&rsquo;à la prochaine élection présidentielle prévue en février 2023.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Climat et environnement: à Paris, une ONG dénonce le mégaprojet de TotalÉnergies en Ouganda</title>
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				<pubDate>Sun, 13 Mar 2022 16:29:27 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[À un mois du premier tour de l&#8217;élection présidentielle française, plusieurs associations et ONG ont appelé à manifester le samedi 12 mars en France pour défendre le climat. À Paris, selon les organisateurs de la manifestation, ils étaient 80 000, surtout des jeunes, venus de partout. Parmi les manifestants, se trouvait une militante&#160;ougandaise, membre de l&#8217;ONG...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>À un mois du premier tour de l&rsquo;élection présidentielle française, plusieurs associations et ONG ont appelé à manifester le samedi 12 mars en France pour défendre le climat. À Paris, selon les organisateurs de la manifestation, ils étaient 80 000, surtout des jeunes, venus de partout.</strong></p>



<p>Parmi les manifestants, se trouvait une militante&nbsp;ougandaise, membre de l&rsquo;ONG Fridays For Future Uganda, qui se bat contre la construction d&rsquo;un oléoduc de pétrole par la multinationale française Total (devenue TotalÉnergies) au coeur de l&rsquo;Afrique. Le plus long oléoduc chauffé du monde d&rsquo;une longueur de plus de 1&nbsp;400 km va relier l&rsquo;Ouganda à la Tanzanie. Il va transporter le pétrole qui sera exploité dans un mégaprojet contesté dans la région du lac Albert en Ouganda.</p>



<h4>Total doit « arrêter de financer ce projet »</h4>



<p>Hilda Flavia Nakabuye dit vouloir «<em>&nbsp;informer les Parisiens, les Français du danger que Total fait courir&nbsp;</em>» à son pays l&rsquo;Ouganda. Elle demande&nbsp;aussi&nbsp;à Total «&nbsp;<em>de se diversifier autrement et d&rsquo;arrêter de financer ce projet.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Je voudrais demander au peuple français, continue la militante ougandaise,&nbsp;&nbsp;<em>de voter intelligemment lors des prochaines élections et dire au gouvernement français de cesser de soutenir les activités de Total qui nuisent aux populations.&nbsp;</em>»</p>



<h4>« <em>Nos traditions culturelles disparaissent</em> »</h4>



<p>«&nbsp;<em>Je me sens mal quand je vois où en sont les travaux et quand je pense à l&rsquo;avenir et ce qui va arriver quand toutes les infrastructures prévues seront achevées, parce &nbsp;beaucoup de vies ont déjà été perdues. Pour l&rsquo;heure, quatorze mille foyers ont été ravagés, 178 villages de mon pays et 230 en Tanzanie ont été détruits. Nos traditions culturelles disparaissent&nbsp;</em>», conclut Hilda Flavia Nakabuye. &nbsp;</p>



<h4>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</h4>
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		<title>Tchad: le torchon brûle toujours entre ExxonMobil et son personnel local</title>
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				<pubDate>Thu, 07 Oct 2021 19:26:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Au Tchad, la tension est vive depuis juin entre ExxonMobil qui exploite depuis 2003 le bassin pétrolier de Doba et son personnel local, depuis que la major américaine a annoncé qu&#8217;elle comptait quitter le Tchad en vendant ses actifs à la jeune entreprise britannique Savannah Energy. Depuis, les deux parties ne parviennent pas à s&#8217;entendre...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Au Tchad, la tension est vive depuis juin entre ExxonMobil qui exploite depuis 2003 le bassin pétrolier de Doba et son personnel local, depuis que la major américaine a annoncé qu&rsquo;elle comptait quitter le Tchad en vendant ses actifs à la jeune entreprise britannique Savannah Energy. Depuis, les deux parties ne parviennent pas à s&rsquo;entendre sur leurs conditions de séparation.</strong></p>



<p>Après&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210626-tchad-une-gr%C3%A8ve-suivie-%C3%A0-exxon-mobil-donne-un-coup-de-frein-%C3%A0-la-production-p%C3%A9troli%C3%A8re"><strong>une première grève qui avait débuté en juin</strong></a>&nbsp;de cette année et qui avait duré 26 jours, le personnel est de nouveau en grève depuis deux jours, à l&rsquo;origine de ce mouvement, le renvoi de trois employés accusés de s&rsquo;être opposés, à une visite sur le site d&rsquo;exploitation de Doba du futur repreneur. «&nbsp;<em>Inacceptable&nbsp;</em>» pour le personnel, qui parle de «&nbsp;<em>provocation&nbsp;</em>». Les près de 300 membres du personnel local de ExxonMobil se sont donc lancés dès lundi 4 octobre dans une grève de trois jours «&nbsp;<em>renouvelables tant que nos collègues ne sont pas réintégrés</em>&nbsp;», explique un de leurs porte-paroles, Samba Hamid.</p>



<p>La direction de la major pétrolière américaine a tout de suite réagi en ordonnant la fermeture de tous ses sites de production, selon la même source. Conséquence, le Tchad perd momentanément près du tiers de sa production pétrolière journalière.</p>



<h4>Pas d’accord sur la «&nbsp;prime de séparation&nbsp;»</h4>



<p>En réalité, selon un spécialiste de ce domaine, c&rsquo;est la suite du bras-de-fer qui est engagé entre ExxonMobil et son personnel tchadien, depuis que la société a annoncé qu&rsquo;il vendait ses actifs au Tchad. Après trois mois de difficiles négociations entre les deux parties, leurs positions sont quasi-irréconciliables.</p>



<p>ExxonMobil propose le paiement de deux mois de salaire en guise de «&nbsp;prime de séparation&nbsp;» pour chaque employé, alors que le personnel réclame 2,5 mois par année d&rsquo;activité avec un minimum de 18 mois. C&rsquo;est dans les standards régionaux explique le personnel, en donnant l&rsquo;exemple du Gabon.</p>



<p>Le personnel accuse la major américaine d&rsquo;avoir quitté la table de négociation depuis plus de deux semaines. Deux responsables de ExxonMobil au Tchad que RFI a joint au téléphone n&rsquo;ont pas voulu réagir.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Soudan: baisse de la tension dans l’Est après un accord entre les autorités et les manifestants</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 14:48:35 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les exportations de pétrole en provenance du Soudan du Sud, bloquées depuis samedi, vont pouvoir reprendre. Un accord a été trouvé, ce dimanche 26 septembre 2021 au soir, à l’issue d’une rencontre entre les manifestants et une délégation d’officiels venus de Khartoum. Le port de la ville en revanche est toujours bloqué, ainsi que la...]]></description>
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<p><strong>Les exportations de pétrole en provenance du Soudan du Sud, bloquées depuis samedi, vont pouvoir reprendre. Un accord a été trouvé, ce dimanche 26 septembre 2021 au soir, à l’issue d’une rencontre entre les manifestants et une délégation d’officiels venus de Khartoum. Le port de la ville en revanche est toujours bloqué, ainsi que la route qui relie Port Soudan à la capitale, la principale route du pays.</strong></p>



<p><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210926-soudan-la-contestation-s-intensifie-dans-l-est-du-pays-les-manifestants-bloquent-port-soudan"><strong>Le blocage de Port Soudan</strong></a>&nbsp;dure depuis dix jours, mais ce week-end la tension était montée d’un cran. Après le port et l’aéroport, les manifestants s’en sont pris aux installations pétrolières de la ville. Ils ont ainsi fermé deux oléoducs dont celui de Bashayer, l’unique oléoduc utilisé par le Soudan du Sud pour acheminer son pétrole vers le Soudan et à partir de là vers les marchés mondiaux.</p>



<p>Un oléoduc stratégique pour la relation entre les deux pays, mais aussi pour Khartoum. Le ministère soudanais du Pétrole avait d’ailleurs prévenu ce week-end qu’il ne disposait de que dix jours de réserves en hydrocarbure. Signe de la gravité de la situation, c’est une délégation de haut rang qui s’est rendue dimanche à Port Soudan, avec à sa tête le général Kabashi, un membre influent du Conseil de souveraineté, l’organe militaro-civil qui gère la transition. Les ministres des Affaires étrangères, de l&rsquo;Intérieur, de l&rsquo;Énergie et des Transports ont également fait le déplacement.</p>



<p>Ils obtenu la levée du blocage des oléoducs et de l’aéroport de la ville, mais le port est toujours sous la coupe des manifestants qui dénoncent un accord de paix signé l’an dernier entre Khartoum et différentes groupes rebelles et dans lequel ils estiment avoir été lésés.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Ghana : polémique autour d’un deal pétrolier de 1,4 milliard de dollars</title>
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				<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 20:57:29 +0000</pubDate>
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<p><strong>Le Parlement ghanéen a décidé de réaliser un emprunt de 1,45 milliard de dollars pour sa compagnie pétrolière. Mais cette décision est loin de faire l’unanimité.</strong></p>



<p>«&nbsp;Et c’est ainsi qu’un pays d’Afrique de l’Ouest en difficulté a signé une aubaine de plusieurs centaines de millions de dollars pour l’un des hommes les plus riches de l’un des pays les plus riches du monde&nbsp;», a déploré l’entrepreneur et activiste ghanéen Bright Simons dans une&nbsp;<a href="https://www.theafricareport.com/115932/why-is-ghana-giving-1bn-to-big-oil-in-norway/">tribune publiée récemment dans&nbsp;<em>The Africa report</em></a>.</p>



<p>Un milliard six cent millions de dollars : tel est le montant demandé par le ministre de l’Énergie ghanéen, Matthew Prempeh, devant le Parlement afin de les prêter à sa compagnie pétrolière la Ghana National Petroleum Corporation (GNPC). Cet emprunt devrait permettre l’achat de participations dans des blocs pétroliers exploités par deux sociétés norvégiennes Aker Energy et AGM.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>AKER ET AGM SONT DEUX COMPAGNIES NORVÉGIENNES DÉTENUES PAR LE MILLIARDAIRE KJELL INGE RØKKE</p></blockquote>



<p>Concrètement, le gouvernement souhaite acquérir une participation directe et indirecte de 37 % dans le <a href="https://www.jeuneafrique.com/3573/economie/vitol-et-eni-vont-investir-7-milliards-de-dollars-dans-un-projet-p-trolier-au-ghana/">bloc Deepwater Tano/Cape Three Points (DWT/CTP)</a> auprès d’Aker Energy, et une participation de 70 % dans le bloc adjacent South Deepwater Tano (SDWT) auprès d’AGM Petroleum.</p>



<p>Aker et AGM sont deux compagnies norvégiennes détenues par le milliardaire Kjell Inge Røkke, qui a fait fortune dans le transport maritime. Aker Energy est une coentreprise à parts égales entre Aker, une société pétrolière de 7,5 milliards de dollars détenue à plus de 80&nbsp;% par Kjell Inge Røkke, et un holding familial, TRG. AGM Petroleum est, quant à elle, entièrement détenue par TRG.</p>



<h4>Plafonnement à 1,4 milliard de dollars</h4>



<p>Un milliard trois cent millions de dollars devront permettre le rachat de participation dans des blocs pétroliers, et 350 millions de dollars serviront à couvrir des coûts de développement du champ de Pecan, qui pourrait produire du pétrole d’ici à 2024.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES DÉCOUVERTES POURRAIENT AJOUTER 200&nbsp;000 BARILS PAR JOUR À LA CAPACITÉ PÉTROLIÈRE GHANÉENNE</p></blockquote>



<p>Or, après plusieurs réunions et délibérations, le Parlement a décidé de réduire le financement de 1,3 à 1,1 milliard de dollars. Le montant de 350 millions de dollars pour le champ de Pecan est quant à lui maintenu. Ainsi, le Parlement ghanéen a ouvert la voie permettant au gouvernement d’emprunter 1,45 milliard de dollars pour investir dans le secteur pétrolier.</p>



<p>Selon le ministère de l’Énergie, cet accord aboutira à la formation d’une société d’exploitation conjointe avec Aker Energy, AGM et GNPC Exploraco, la filiale d’exploitation de la compagnie pétrolière ghanéenne.</p>



<p>« Les découvertes réalisées dans les deux blocs pourraient ajouter 200&nbsp;000 barils par jour à la capacité pétrolière du Ghana d’ici quatre à cinq ans, soit près du double de la production actuelle », a déclaré Matthew Prempeh. «&nbsp;La valeur des deux licences d’exploitation a été estimée entre 2 et 2,55 milliards de dollars&nbsp;», poursuit ce dernier.</p>



<h4>Un montant «&nbsp;terrifiant&nbsp;»</h4>



<p>Mais les projets du gouvernement du président Nana Akufo-Addo sont loin de faire l’unanimité. Selon l’activiste Bright Simons, les estimations des deux blocs n’ont pas été faites correctement.</p>



<p>Selon lui, si l’analyse des risques du projet et le prix du pétrole avaient été raisonnables sur le long terme, l’évaluation correcte de l’investissement nécessaire aurait été compris entre 350 et 450&nbsp;millions de dollars. Or, « l’écart entre ces chiffres et le montant de 1,1 milliard de dollars que le gouvernement du Ghana est prêt à payer est terrifiant », explique l’entrepreneur.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>EN PRÊTANT CET ARGENT, LE GOUVERNEMENT AUGMENTE LA DETTE NATIONALE DE 5&nbsp;%</p></blockquote>



<p>« Il est conseillé au Ghana de ralentir ce plan hallucinant visant à accroître la richesse des milliardaires norvégiens et à accumuler des centaines de millions de dollars de nouvelles dettes et de risques financiers dans le processus », poursuit Bright Simons.</p>



<p>En outre, une alliance composée de quinze associations issues de la société civile s’est indignée de cet accord. « En prêtant cet argent, le gouvernement augmente la dette nationale de 5 % », affirme cette dernière dans une tribune publiée dans la presse ghanéenne.</p>



<p>Enfin,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1020930/economie/avec-sangomar-le-russe-lukoil-soffre-une-place-de-choix-dans-loffshore-senegalais/">la compagnie pétrolière russe Lukoil</a>, qui détient une participation de 38&nbsp;% dans le bloc Deepwater Tano Cape Three Points (DWT/CTP), a déclaré ne pas avoir été mise au courant de la vente éventuelle des parts d’Aker Energy à la GNPC.</p>



<h4>Négociations en cours</h4>



<p>Face à ces inquiétudes, le ministre de l’Énergie s’est voulu rassurant « Nous pouvons confirmer que GNPC dispose du soutien financier et des compétences techniques nécessaires pour acquérir les participations en discussion et participer à la société opératrice, qui restera inchangée&nbsp;».</p>



<p>Pour le gouvernement ghanéen, il s’agit avant tout de prendre des garanties pour le futur, dans le cas où les actionnaires majoritaires actuels du projet, engagés dans un&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/848100/economie/edito-afrique-le-grand-tournant-des-energies-renouvelables/">«&nbsp;tournant vert&nbsp;»</a>, décideraient de reconsidérer la production des deux sites.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>NOUS DEVONS CORRIGER CETTE IMPRESSION QU’UN PRIX A ÉTÉ DÉTERMINÉ</p></blockquote>



<p>« Les pays occidentaux ont extrait du pétrole dans leur arrière-cour et dans nos champs, et veulent maintenant que nous y laissions le nôtre. En tant que ressortissant d’un pays en développement, j’ai beaucoup de mal à accepter cette situation […]. S’ils nous retirent les investissements, cela signifie que nous ne pourrons pas développer nos champs et que notre pétrole restera dans le sol », à déclaré le directeur général de la GNPC Kofi Koduah Sarpong.</p>



<p>« Nous devons donc corriger cette impression qu’un prix a été déterminé. Ce n’est pas le cas, nous sommes en train de discuter, de négocier et de nous mettre d’accord sur le prix. Le Parlement, dans sa sagesse, a fixé un plafond que nous ne devons pas dépasser. Je tiens à féliciter le Parlement d’avoir donné un seuil au ministre. Ainsi, l’allégation selon laquelle un prix a été déterminé est erronée », a souligné Kofi Koduah Sarpong.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guinée équatoriale : comment le pétrolier d’Afrique centrale prévoit sa sortie de 8 ans de récession en 2021</title>
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				<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 12:50:16 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/malabo-guinee-equatoriale.jpg" alt="" class="wp-image-13427" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/malabo-guinee-equatoriale.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/malabo-guinee-equatoriale-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>La Guinée équatoriale prévoit cette année une croissance au vert qui serait –en cas de réalisation- la première après huit ans dans le rouge. Le pays pétrolier d’Afrique centrale parie sur le gaz et le tertiaire, au moment où le gouvernement doit face à la deuxième vague de contaminations au Covid-19. Mais arrivera-t-il vraiment à inverser la tendance ?</strong></p>



<p>L&rsquo;année 2021 pourrait-elle être porteuse de bonnes nouvelles pour l&rsquo;économie équato-guinéenne&nbsp;? Du côté de Malabo, on répond par l&rsquo;affirmative. Ici, les experts de l&rsquo;Institut national des statistiques de Guinée équatoriale (INEGE) tablent sur un retour de la croissance au vert à 2,8%, après huit ans de récession, selon un rapport fraichement publié. Cette reprise attendue serait&nbsp;<em>«&nbsp;principalement&nbsp;»</em>&nbsp;boostée par&nbsp;<em>«&nbsp;l&rsquo;augmentation de la production de gaz dérivés et de la reprise progressive de certaines activités du secteur tertiaire, par rapport à l&rsquo;année 2020, comme le commerce, les transports, l&rsquo;administration publique, etc&nbsp;»</em>.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1671939/pib-guinee-e.jpg" alt="PIB Guinée E"/></figure>



<h4>Des prévisions qui contredisent la Banque mondiale et rejoint le FMI et la BAD</h4>



<p>Si ces prévisions tranchent avec celles de la Banque mondiale qui s&rsquo;attend à une nouvelle récession (-2,8%) en Guinée équatoriale en 2021, elles cadrent cependant avec les pronostics du Fonds monétaire international (FMI&nbsp;: 2,2%) et de la Banque africaine de développement (BAD&nbsp;: 2,6%).</p>



<p>Dans ses perspectives économiques publiées en mars, la BAD estime également que le projet gazier équato-guinéen a le potentiel d&rsquo;insuffler une bonne bouffée d&rsquo;oxygène à cette économie pétrolière qui a considérablement pâti des perturbations des marchés internationaux ces dernières années. Mais pas que. La diversification économique dans ce pays d&rsquo;Afrique centrale est une urgence depuis près d&rsquo;une décennie. Et alors que la mise en œuvre du plan stratégique national à l&rsquo;horizon 2035 ficelé pour favoriser la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unis d&rsquo;ici 2030 et de l&rsquo;agenda 2063 de l&rsquo;Union africaine (UA) peine à être effective, la crise de Covid-19 n&rsquo;a fait qu&rsquo;enfoncer le clou.</p>



<h4>L&rsquo;économie nationale « presque » prête pour sa diversification selon le ministre</h4>



<p>D&rsquo;ailleurs, lors de son adresse à la Nation le 12 octobre 2020 à l&rsquo;occasion des 52 ans d&rsquo;indépendance du pays, le président Teodoro Obiang Nguema Mbazogo disait tout haut ce que plusieurs pensaient tout bas.&nbsp;<em>«&nbsp;Ces plans économiques semblent être un exploit irréalisable&nbsp;»</em>, affirmait-il, encourageant toutefois les Equatoguinéens à se dire que&nbsp;<em>«&nbsp;rien n&rsquo;est impossible si notre volonté et notre détermination sont fermes&nbsp;».</em></p>



<p>Depuis lors, Malabo ne cesse d&rsquo;afficher son optimisme. A la conférence annuelle de la Commission économique des Nations Unies pour l&rsquo;Afrique, le ministre équato-guinéen de l&rsquo;Economie et des Finances, Valentim Ela May a déclaré les intentions du gouvernement&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>«&nbsp;La diversification économique est un défi historique, nous y travaillons depuis la création du Plan national de développement économique. [&#8230;] La Guinée équatoriale est presque prête à diversifier son économie. »</p></blockquote>



<p><em>«&nbsp;Presque&nbsp;»</em>. La précision en vaut la peine. La tâche ne sera effectivement pas aisée, pour un pays qui ne s&rsquo;est habitué qu&rsquo;à vendre son pétrole et son gaz à l&rsquo;état brut depuis des décennies sans aucun vrai effort de développement des autres secteurs de l&rsquo;économie. Résultat&nbsp;: les hydrocarbures représentent environ 85 % du PIB et plus de 94 % des exportations en 2015, selon le FMI.</p>



<p>Un autre facteur qui fait de la diversification économique un challenge d&rsquo;envergure dans ce pays est ce que la BAD appelle&nbsp;<em>«&nbsp;la faiblesse structurelle d&rsquo;un capital humain insuffisant »</em>.&nbsp;<em>« Le pays a un déficit de compétences, notamment en termes de gestion et de gouvernance des finances publiques, ce qui empêche une mise en œuvre efficace de sa politique de transformation économique et sociale »</em>, estiment les experts de l&rsquo;institution panafricaine. A noter que les explosions de camps militaires survenues en mars dernier à Bata, la capitale économique, ont amplifier les défis du pays, si bien que le gouvernement appelait à l&rsquo;aide les pays voisins et la communauté internationale.</p>



<p>Une des plus petites nations du continent, la Guinée équatoriale s&rsquo;étend sur 28&nbsp;051 km2 et abrite une population de 1, 356 millions d&rsquo;habitants. Pour sortir de sa dépendance pétrolière, Malabo mise aujourd&rsquo;hui sur le développement de la pêche, l&rsquo;agriculture et surtout le tourisme pour lequel le pays regorge de potentiel, jusqu&rsquo;ici peu exploité.</p>



<h4>Pessimisme chez les analystes face à la conjugaison de plusieurs facteurs</h4>



<p>Malgré ce potentiel, les analystes ne partagent pas forcément l&rsquo;optimisme affiché par les autorités équatoguinéenes. Bien au contraire. D&rsquo;autant qu&rsquo;après le programme de prêt controversé de 280 millions de dollars du FMI à la Guinée équatoriale en 2019, le pays qui n&rsquo;a reçu entre temps que 40 millions de dollars, a du mal à poursuivre les négociations. Un récent rapport du ministère des Finances en France révèle que contrairement aux voisins de la sous-région Afrique centrale, les discussions entre le l&rsquo;institution de Bretton Woods et le gouvernement équatoguinéen&nbsp;<em>« </em><em>sont moins avancées »</em>. En cause, comme l&rsquo;indiquait The Economist en janvier dernier&nbsp;: les fortes critiques des ONG internationales au sujet de la corruption et de la gestion opaque des revenus du pétrole et du gaz, soutenues par les différents démêlés de justice au niveau international de Teodorin Obiang Nguema Mangue, Vice-président et fils du Chef de l&rsquo;Etat.</p>



<p><em>«&nbsp;Je pense que la Guinée équatoriale va être dans une situation préoccupante sur le plan économique&nbsp;»</em>, affirme d&#8217;emblée Abessolo Meka, analyste économique interrogé par&nbsp;<em>La Tribune Afrique</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Il sera difficile de réaliser une croissance positive dans un contexte d&rsquo;inaccessibilité à de nouveaux capitaux, en attendant justement la renégociation avec le FMI, conjugué à un endettement très élevé. De plus, la nécessité de maintenir les équilibres ne permet pas à ce pays d&rsquo;utiliser ses ressources propres pour financer les investissements et les importations de biens. Face à la situation actuelle, avec la découverte de nouveaux variants du Covid, nous n&rsquo;en sommes pas encore sortis&nbsp;»</em>, explique-t-il.</p>



<p>Le 12 avril, le gouvernement a justement décidé de renforcer les mesures anti-Covid face à la deuxième vague de contaminations. Fermées depuis un moment, les écoles le resteront à Malabo et à Bata, ainsi que les lieux de loisirs dans tout le pays. Les usagers ont besoin de présenter un test PCR, un certificat de vaccination et une autorisation pour se déplacer. Les autorités ont également réduit les vols commerciaux de passagers à deux par semaine pour les compagnies nationales et à un par semaine pour les compagnies internationales. De quoi ralentir une nouvelle fois tout rebondissement économique.</p>



<p><em>«&nbsp;Je pense qu&rsquo;on est beaucoup plus pessimistes au sein de la CEMAC en général et particulièrement pour la Guinée équatoriale à cause de la non diversification de son économie qui ne tient principalement que sur l&rsquo;exportation de pétrole, quand on sait que les cours du baril stagnent et que l&rsquo;économie mondiale n&rsquo;est pas au beau fixe&nbsp;», estime Abessolo Meka. «&nbsp;Et même si le pays arrivait à tout hasard à une croissance du PIB de 1 ou 2% en 2021,&nbsp;</em>poursuit-il<em>, il ne pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;une croissance qui ouvre la porte à un développement inclusif tant que la diversification économique n&rsquo;est pas amorcée, au moment où les importations restent excessivement coûteuses à la Guinée équatoriale malgré des tarifs douaniers très bas au sein de la CEMAC, notamment pour les produits de consommation&nbsp;».</em></p>



<h4>Les premiers bilans de la diversification dès 2023</h4>



<p>2023 sera l&rsquo;année des prochaines élections présidentielles pour lesquelles le président Teodoro Obiang Nguema Mbazogo semble laisser entendre qu&rsquo;il ne présentera pas, soupçonné cependant de baliser le terrain pour son fils, le Vice-président. Mais ce sera également l&rsquo;année des premiers bilans de mi-parcours du plan national de diversification économique. Les analystes y voient une opportunité pour le pays de créer des synergies avec ses voisins mieux lotis selon le secteur.</p>



<p><em>«&nbsp;La stratégie équatoguinéene est principalement axée sur l&rsquo;interne. A mon humble avis, le gouvernement aurait pu s&rsquo;orienter vers la création de sociétés mixtes de production agricoles, c&rsquo;est-à-dire, à partir du Cameroun par exemple, investir, exporter et rapatrier les revenus en Guinée équatoriale&nbsp;»</em>, explique-t-il.&nbsp;<em>«&nbsp;C&rsquo;est une stratégie,&nbsp;</em>poursuit l&rsquo;analyste,<em>&nbsp;qui a déjà fonctionné pour les pays enclavés ou de petite taille comme le Japon. Les usines de construction et de montage automobile sont allées dans les marchés qui pouvaient les absorber. A titre d&rsquo;exemple, les explosions de vente de Toyota dans les années 70 ne se sont pas faites au Japon, mais plutôt quand Toyota a décidé d&rsquo;aller construire dans le plus gros marché automobile de l&rsquo;époque qui était aux Etats-Unis&nbsp;»</em>.</p>



<p>Alors que le monde entier espère un retour à la normale d&rsquo;ici le quatrième trimestre 2021 grâce notamment au déploiement à grande échelle des vaccins anti-Covid, les pays africains aussi s&rsquo;activement. La Guinée équatoriale qui a réceptionné ses premières doses de vaccins et démarré l&rsquo;opération de vaccination en février, se fait assister par le bureau national de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) pour arriver à maitriser la situation épidémiologique actuelle. Entre temps, les projecteurs restent braqués sur les autorités pour voir comment ils adaptent concrètement leur stratégie afin de remonter la pente économique et ramener la croissance au vert.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Armes contre pétrole : les affaires louches de Semlex et Gunvor en Côte d’Ivoire</title>
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				<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 18:45:14 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Pendant la crise postélectorale, les sociétés Semlex et Gunvor ont été au cœur d’un système visant à fournir des armes au régime de Laurent Gbagbo, en violation de l’embargo des Nations unies. L’OCCRP et « Jeune Afrique » vous dévoilent les dessous de ce montage complexe. *Cet article est issu du travail de l’Organized Crime...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/jad20201910-ass-cote-ivoire-armes-592x296-1603114755.jpg" alt="" class="wp-image-19638" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/jad20201910-ass-cote-ivoire-armes-592x296-1603114755.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/jad20201910-ass-cote-ivoire-armes-592x296-1603114755-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Pendant la crise postélectorale, les sociétés Semlex et Gunvor ont été au cœur d’un système visant à fournir des armes au régime de Laurent Gbagbo, en violation de l’embargo des Nations unies. L’OCCRP et « Jeune Afrique » vous dévoilent les dessous de ce montage complexe.</strong></p>



<p><em>*Cet article est issu du travail de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP, un consortium de journalistes d’investigation fondé en 2006), auquel&nbsp;</em>Jeune Afrique<em>&nbsp;a collaboré. L’original, en anglais,&nbsp;<a href="https://www.occrp.org/en/biometric-bribery-semlex/how-semlex-and-gunvor-tried-to-stoke-ivory-coasts-civil-war">peut être lu ici</a>.</em></p>



<p>Nous sommes entre fin février et début mars 2011, à Genève, en Suisse, dans un salon privé d’un palace donnant sur le Rhône, le Mandarin. Ici, les chuchotements sont de rigueur. Les affaires se concluent à l’abri des regards, dans l’illusion d’un secret cinq étoiles. Un petit groupe d’hommes d’affaires s’est réuni avec, parmi eux, des représentants de l’entreprise Gunvor, spécialisée dans le commerce de produits pétroliers.</p>



<p>Basée à Genève, cette société appartient alors en copropriété au milliardaire suédois Torbjörn Törnqvist et à Gennady Timchenko, un oligarque russe étroitement lié au Kremlin. Active en Côte d’Ivoire, elle travaille à Abidjan avec la Société nationale d’opérations pétrolières ivoirienne, communément connue sous le nom de Petroci</p>



<p>Alors que s’amorce la crise de 2010-2011, Gunvor, négociant pétrolier parmi les plus puissants du marché, est en réalité l’un des piliers du pouvoir du président ivoirien, Laurent Gbagbo. Au point, selon l’enquête de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) à laquelle&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;a participé, d’essayer de l’aider à se fournir en armes et en munitions.</p>



<h4>Deux Français au cœur du système</h4>



<p>Retour en Suisse. Au cœur de la réunion du Mandarin, un homme : Olivier Bazin. Connu sous le nom de «&nbsp;Colonel Mario&nbsp;», il a commencé à travailler pour Gunvor en Afrique en 2007, en tant que représentant en Angola. Il a ensuite poursuivi cette collaboration, au Congo-Brazzaville et en Côte d’Ivoire. Mis en cause en France dans diverses affaires de meurtre ou d’extorsion de fonds liées au milieu corse (les charges ont ensuite été abandonnées), l’homme a été condamné en 2009 pour blanchiment d’argent et contrebande d’or en lien avec le Gabon.</p>



<p>Décrit par un procureur suisse comme un marchand d’armes international, Bazin est l’un des hommes à tout faire de Gunvor sur le continent, et il avoue enchaîner les réunions « à Abidjan, Brazzaville, Malabo, […] Genève, […] Paris, Bruxelles, Londres » pour le compte de la société pétrolière. Son nom est bien connu sur les bords de la lagune Ebrié : il fait l’objet <a href="https://www.jeuneafrique.com/885431/politique/cote-divoire-guillaume-soro-lance-sa-contre-attaque-judiciaire-a-paris/">d’une plainte déposée par Guillaume Soro,</a> qui l’accuse d’être l’un des auteurs de l’enregistrement qui lui vaut d’être accusé d’atteinte à la sécurité de l’État par les autorités de son pays.</p>



<p>Deux jours plus tard, le 26 janvier, Olivier Bazin transmet le message à un responsable de Gunvor. Il écrit : «&nbsp;Comme indiqué, je vous envoie la liste des équipements demandés par le [représentant du président] aux Russes. Veuillez confirmer que vous avez reçu cet e-mail.&nbsp;»</p>



<p>Une source au fait de l’accord explique : « Le président Gbagbo a demandé à Bazin d’obtenir le soutien de Gunvor pour acheter des armes en Russie. Bazin et Montoya ont impliqué cette entreprise dans l’accord d’armement et tous deux l’ont rencontrée à Genève à cette fin. » Elle affirme également que les armes ont été payées et que certaines d’entre elles ont été livrées avant l’arrestation de Laurent Gbagbo en avril 2011.</p>



<p>Dans le même temps, Olivier Bazin met en branle l’autre pan du montage ivoirien. Selon les informations de l’OCCRP, il alerte en particulier Semlex, une entreprise belge spécialisée dans la biométrie et implantée en Côte d’Ivoire, où elle est liée par contrat à Gunvor dans le domaine du pétrole depuis 2008. Olivier Bazin est à la fois le représentant de Gunvor et le mandataire de Semlex pour traiter avec cette société, l’État ivoirien et Petroci, comme le montre un document consulté par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;et daté de 2009.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/10/19/semlexbazin.jpg" alt="Selon ce document de 2009, Olivier Bazin était à la fois le représentant de Gunvor et le mandataire de Semlex pour traiter avec cette société, l’État ivoirien et Petroci" class="wp-image-1060096"/></figure>



<p>Semlex est également liée par contrat à une autre entreprise, Caminex, un négociant en pétrole installé en Tunisie. Les deux entités, comme Gunvor et Semlex, collaborent dans le domaine pétrolier, selon un document en possession de&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;daté de 2010.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/10/19/semlexcaminex.jpg" alt="Selon ce document de 2010, Semlex et Caminex, un négociant en pétrole installé en Tunisie, collaboraient dans le domaine pétrolier" class="wp-image-1060092"/></figure>



<p>Mais Caminex n’est pas tout à fait ce qu’elle prétend être : selon des observateurs de l’ONU, elle est l’une des nombreuses entreprises utilisées par Robert Montoya et un autre Français, Frédéric Lafont.</p>



<h4>Un réseau d’entreprises, de la Tunisie à la Lettonie</h4>



<p>Lafont, ancien légionnaire français installé en Côte d’Ivoire qui s’est reconverti dans la sécurité privée au début des années 2000, a notamment formé les escouades anti-émeute de Laurent Gbagbo. Il est surtout à la tête, en collaboration avec Robert Montoya, d’une kyrielle d’entreprises, telles que Darkwood, Protect, Caminex et Sophia Airlines, qui seront plus tard identifiées par l’ONU comme fournissant de l’armement et blanchissant l’argent issu de ce commerce. Mais il a toujours nié, par l’intermédiaire de son avocat, Gilbert Collard, les accusations onusiennes, «&nbsp;concoctées par jalousie&nbsp;» selon lui.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>MONTOYA ET LAFONT ACHEMINAIENT SECRÈTEMENT DES ARMES VERS LES FORCES DE LAURENT GBAGBO</p></blockquote>



<p>Dans un rapport daté de 2012, les experts de l’ONU ont ainsi expliqué que Montoya et Lafont avaient utilisé « une structure complexe d’entreprises basées en Côte d’Ivoire, en Tunisie et en Lettonie » pour transférer de l’argent alors qu’ils acheminaient secrètement des armes vers les forces de Laurent Gbagbo, violant « systématiquement le régime de sanctions imposé à la Côte d’Ivoire ». Parmi ces entreprises : Caminex.</p>



<p>Selon des documents consultés par&nbsp;<em>Jeune Afrique,</em>&nbsp;Gunvor, Semlex et Caminex font régulièrement affaire en 2010 et en 2011, par l’intermédiaire d’Olivier Bazin. Le 12 janvier 2011, celui-ci a d’ailleurs encore écrit un courriel au PDG de Semlex, le Belge d’origine syrienne Albert Karaziwan, en lui rappelant certaines dispositions des accords liant son entreprise à Caminex. En ce même mois de janvier, Semlex a également transféré 1,2 million de dollars à Gunvor, officiellement pour des paiements liés au pétrole.</p>



<h4>«&nbsp;Pétrole contre armes&nbsp;»</h4>



<p>Dans leur rapport de 2012, les experts de l’ONU n’ont jamais ciblé nommément Gunvor comme faisant partie d’un montage visant à fournir des armes à la Côte d’Ivoire sous embargo. Toutefois, dans une annexe intitulée « Demande d’un accord “pétrole contre armes” », ils citent un courriel de 2010 d’un employé de Gunvor discutant de l’achat de deux cargaisons supplémentaires de brut ivoirien pour un coût de 106 millions de dollars.</p>



<p>«&nbsp;Gunvor semble avoir utilisé sa relation avec Semlex pour cacher le fait qu’il travaillait main dans la main avec des marchands d’armes connus. Le réseau que les deux sociétés ont créé est un bon exemple des différentes couches opaques que les marchands d’armes peuvent utiliser pour dissimuler leurs activités&nbsp;», explique Andrew Feinstein, spécialiste du commerce d’armes international.</p>



<p>Contacté par l’OCCRP, le directeur des affaires corporatives de Gunvor, Seth Pietras, a nié toutes les allégations d’actes répréhensibles. Il a déclaré que la société avait été présentée à Semlex et Bazin par un ancien employé de Gunvor, qui a depuis été condamné par un tribunal suisse pour corruption, et qu’elle n’entretenait actuellement aucune relation avec l’une ou l’autre des parties.</p>



<p>«&nbsp;Gunvor ne conclurait jamais un accord dans lequel les armes constituaient un aspect de la transaction. C’était vrai à l’époque, c’est vrai maintenant&nbsp;», a-t-il ajouté. Semlex n’a de son côté pas répondu aux sollicitations, tandis que Montoya, Lafont et Bazin n’ont pas pu être contactés pour commenter.</p>



<h5>Bazin, l’intermédiaire entre Gbagbo et Gunvor</h5>



<p>Selon l’OCCRP, Gunvor est parvenue à poursuivre ses activités en Côte d’Ivoire tout au long de la crise postélectorale, alors même que l’Union européenne avait sanctionné la compagnie Petroci. En avril 2011, un courrier électronique montre ainsi que la société a acheté 1,6 million de barils de brut pour un montant estimé à 160 millions de dollars. Semlex, avec qui Gunvor collaborait depuis 2008, a alors reçu une commission de plus de trois millions de dollars sur cette transaction, laquelle s’est finalisée en plein basculement de la crise.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>KADET BERTIN, L’EX-CONSEILLER SPÉCIAL DE GBAGBO, ASSURE NE CONNAÎTRE NI GUNVOR NI SEMLEX</p></blockquote>



<p>Des documents confidentiels indiquent également que Gunvor a signé avec Petroci un accord de préfinancement pour des opérations pétrolières en 2010 et 2011. Le contrat, visé par la banque française Crédit agricole, portait sur une somme de 180 millions de dollars. En contrepartie, l’entreprise de négoce pétrolier obtenait des conditions avantageuses dans ses futures opérations à Abidjan.</p>



<p>Une source proche de l’accord a expliqué qu’Olivier Bazin, en qualité d’intermédiaire de Gunvor avec le gouvernement ivoirien et avec Petroci, en avait négocié les termes. Celui-ci aurait fait pression sur Laurent Gbagbo pour qu’il signe le contrat, arguant qu’il en avait besoin pour financer sa campagne présidentielle de 2010 et, au besoin, assurer sa sécurité grâce à l’achat de mercenaires et d’armes.</p>



<p>Contacté par<em>&nbsp;Jeune Afrique,</em>&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/557573/politique/que-sont-ils-devenus-mohamed-benaissa-et-bertin-kadet/">Kadet Bertin, puissant conseiller spécial de Laurent Gbagbo chargé de la Défense et de la Sécurité entre 2003 et 2011,</a>&nbsp;assure ne pas connaître les entreprises Gunvor et Semlex. Il affirme ne pas pouvoir répondre à nos questions.</p>



<h6>Quand Gunvor misait sur Ouattara</h6>



<p>Si l’argent semble avoir continué de circuler entre le régime de Gbagbo, Semlex et Gunvor via divers comptes bancaires et sociétés jusqu’en juin 2011, la société pétrolière n’a cependant pas tout misé sur le patron du Front populaire ivoirien (FPI). Alors que les forces d’Alassane Ouattara commençaient à prendre le dessus en Côte d’Ivoire, la société couvrait en réalité déjà ses arrières.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>EN JANVIER 2011, GUNVOR SIGNAIT UN ACCORD AVEC ADAMA TOUNGARA, «&nbsp;MINISTRE DU PÉTROLE&nbsp;» D’ALASSANE OUATTARA</p></blockquote>



<p>En janvier 2011, alors qu’elle recevait encore du pétrole dans le cadre des accords passés avec les équipes de Laurent Gbagbo, Gunvor signait ainsi un accord séparé avec quelques uns de leurs adversaires, dont Adama Toungara, «&nbsp;ministre du Pétrole&nbsp;» d’Alassane Ouattara (il est aujourd’hui médiateur de la République), et des responsables chez Petroci.</p>



<p>L’accord, qui visait à permettre à Gunvor de poursuivre ses activités en cas de chute de son meilleur allié, Laurent Gbagbo, semble n’avoir été activé qu’en avril, lors de la victoire effective d’Alassane Ouattara. Selon certaines indiscrétions, Gunvor aurait commencé dès mai à payer des fonctionnaires du nouveau gouvernement ivoirien, par l’intermédiaire d’une société basée dans le paradis fiscal de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Belisha Capital.</p>



<h6>Le mystère Belisha Capital</h6>



<p>Selon une source proche de la famille, Belisha Capital appartenait alors au neveu d’Adama Toungara, l’avocat Adama Kamara. Dans une facture datée du 15 mai 2011, celle-ci réclamait notamment le paiement de 1,5 million de dollars à Gunvor comme «&nbsp;participation aux bénéfices&nbsp;» du brut vendu le mois précédent. Selon des documents de l’OCCRP, Olivier Bazin a également effectué d’autres paiements en espèces, d’un montant non divulgué, à un cadre de Petroci entre 2011 et 2013.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/10/19/belishagunvor-43.png" alt="Dans une facture datée du 15 mai 2011, Belisha Capital réclamait le paiement de 1,5 million de dollars à Gunvor comme " class="wp-image-1060082"/></figure>



<p>Si des documents judiciaires obtenus par l’OCCRP décrivent Gunvor comme «&nbsp;très proche&nbsp;» du régime de Laurent Gbagbo, un témoignage recueilli en Suisse montre que le négociant en pétrole faisait également pression sur le nouveau gouvernement d’Alassane Ouattara, en utilisant sa relation avec Adama Toungara et Adama Kamara.</p>



<p>Contacté par&nbsp;<em>Jeune Afrique,</em>&nbsp;Adama Kamara, aujourd’hui conseiller à la Primature et avocat d’Alassane Ouattara, n’a pas souhaité donner de détails sur ses contacts avec Gunvor lors de la crise postélectorale, expliquant être tenu au secret professionnel dans le cadre de ses activités d’avocat.</p>



<p>Masséré Touré, directrice de la communication de la présidence et nièce du chef de l’État ivoirien, a quant à elle déclaré que l’administration actuelle n’avait aucune trace des contrats passés sous Laurent Gbagbo. Elle n’a pas souhaité répondre aux questions concernant la société Belisha Capital.</p>



<h6>Gunvor n’a cessé d’exploiter le pétrole ivoirien qu’en 2016</h6>



<p>Gunvor a continué à exploiter le pétrole ivoirien jusqu’en 2016 – son chiffre d’affaires s’est élevé cette année-là à 47 milliards de dollars, faisant d’elle le quatrième plus gros négociant en pétrole privé du monde. Toutefois, elle s’est progressivement retirée du terrain africain, le continent ne représentant plus, dès 2018, qu’environ 5 % de son chiffre d’affaires.</p>



<p>Fin 2018, Gunvor a en effet été condamnée en Suisse dans une autre affaire à une amende record de 95 millions de dollars, la justice ayant estimé qu’elle n’avait pas empêché ses employés de corrompre des fonctionnaires en Côte d’Ivoire et au Congo-Brazzaville.</p>



<p>Semlex n’a, quant à elle, pas été inquiétée. En 2018, l’entreprise belge a même remporté un contrat de 700 millions de dollars avec le gouvernement ivoirien pour produire 32 millions de passeports biométriques. Elle est aujourd’hui sous le coup d’une enquête judiciaire en Belgique et soupçonnée de corruption et de blanchiment d’argent dans le cadre d’un contrat de production de passeports en RD Congo, lequel n’a pas été renouvelé.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mines &#8211; Hydrocarbures : Les Russes en force en Guinée équatoriale</title>
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				<pubDate>Fri, 09 Oct 2020 18:38:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Depuis le sommet de Sotchi, la coopération économique entre la Guinée Equatoriale et la Russie a pris une nouvelle dimension. Après l’obtention d&#8217;une licence et autres accords, le géant russe Rosgeo va réaliser la cartographie géologique de Rio Muni, considérée comme l’une des zones les plus prometteuses du pays en pétrole, gaz, minerais et métaux....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/poutine-obiang-1.jpg" alt="" class="wp-image-19424" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/poutine-obiang-1.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/poutine-obiang-1-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>Depuis le sommet de Sotchi, la coopération économique entre la Guinée Equatoriale et la Russie a pris une nouvelle dimension. Après l’obtention d&rsquo;une licence et autres accords, le géant russe Rosgeo va réaliser la cartographie géologique de Rio Muni, considérée comme l’une des zones les plus prometteuses du pays en pétrole, gaz, minerais et métaux. Le projet devrait également déboucher sur des activités d’exploration à grande échelle.</strong></p>



<p>Une équipe de la Russian Geological Exploration Holding (Rosgeo) s&rsquo;active depuis quelques jours en Guinée Equatoriale. Elle a lancé les travaux d&rsquo;un projet de cartographie géologique dans le Rio Muni, considérée comme l&rsquo;une des zones les plus prometteuses du pays en matière de pétrole et gaz notamment. Ces travaux seront également suivis d&rsquo;intenses opérations d&rsquo;exploration.&nbsp;<em>«&nbsp;Cette région de la&nbsp;</em><em>Guinée&nbsp;équatoriale&nbsp;est amenée à devenir un nouveau pôle de ressources naturelles à la fois pour les opérations pétrolières et gazières onshore, mais aussi pour les mines et les minéraux. Les activités d&rsquo;exploration à venir jetteront les bases de cette prochaine phase de croissance de notre industrie »</em>, a déclaré Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures, dans un communiqué, se réjouissant du partenariat avec les Russes.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1539534/rio-muni.jpg" alt="Rio Muni"/></figure>



<h4>Les fruits de Sotchi</h4>



<p>Ce projet, conclu lors du sommet Russie-Afrique de Sotchi en octobre 2019, marque le come-back de Rosgeo en Guinée Equatoriale après plus de 40 ans. Sa filiale serait l&rsquo;une des premières entreprises à avoir mené des travaux d&rsquo;exploration géologique dans ce pays d&rsquo;Afrique centrale dans les années 1970. En mai dernier, ses deux filiales internationales, JSC Zarubezhgeologia et JSC Yuzhmorgeologia, ont chacune décroché un contrat pour la phase initiale du projet.</p>



<p>Au-delà de cette entreprise publique, c&rsquo;est la Russie toute entière qui pousse ainsi les pions de son influence, dans le cadre d&rsquo;un retour en force sur le continent africain. Lorsque le Kremlin confirmait l&rsquo;an dernier ses ambitions africaines dans l&rsquo;exploration géologique, le pétrole, le gaz, &#8230;, la Guinée Equatoriale était bien une de ses cibles. D&rsquo;ailleurs, les choses sont allées très vite. En novembre dernier, le gouvernement équatoguinéen a octroyé au géant russe Lukoil une licence d&rsquo;exploration gazière sur l&rsquo;important bloc EG-27, dans le bassin du Niger. Même si les deux parties s&rsquo;accordent encore sur les contours de la coopération, celle-ci s&rsquo;annonce prometteuse, puisque ce bloc gazier, précédemment aux mains d&rsquo;une entreprise israélienne, est considéré comme le plus prolifique du pays, avec des ressources estimées à 3,7 Tcf de gaz, soit 103,6 milliards de mètres cubes.</p>



<h4>Moscou au cœur de la diversification économique équatoguinnéenne ?</h4>



<p>Etendue sur 28&nbsp;000 km2&nbsp;avec 1,4 million d&rsquo;habitants, la Guinée Equatoriale est le quatrième producteur de pétrole d&rsquo;Afrique. Au pays de Teodoro Obiang Nguema, l&rsquo;or noir, moteur de l&rsquo;économie, a favorisé des niveaux de croissance astronomiques&nbsp;: 150% en 1997, 63,4% en 2001, 38% en 2004&#8230; Mais cette dépendance vis-à-vis du pétrole lui a souvent couté cher comme en 2009-2010 où la croissance du PIB est tombée à 1,3% puis -8,9%, suite à la crise financière mondiale dont les répercussions sur les cours de l&rsquo;or noir avaient été violentes. Après une certaine restauration en 2011 et 2012 (6,5% et 8,3% de croissance), l&rsquo;économie équatoguinéenne est entrée en récession depuis la crise pétrolière de 2014 sans en ressortir. Et la pandémie de coronavirus a empiré la situation.</p>



<p><strong>Lire aussi :&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-10-23/en-concurrence-avec-les-autres-puissances-que-propose-la-russie-a-l-afrique-831344.html">En concurrence avec les autres puissances, que propose la Russie à l&rsquo;Afrique?</a></strong></p>



<p>Alors que la diversification économique s&rsquo;est imposée comme un impératif pour la survie économique du pays, le plan gouvernemental -tout en continuant de miser sur la clé pétrolière- met un accent sur le gaz et les mines. La cartographie géologique lancée par les Russes devrait donner une visibilité claire sur le plein potentiel du pays en la matière. Selon les experts, la région de Rio Muni serait riche en diamants, en or, mais aussi en bauxite et en minerai de fer, entre autres.</p>



<p><strong>Source:La Tribune Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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