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	<title>Pauvreté &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Pauvreté &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Covid: 30 millions d’Africains dans l’extrême pauvreté</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Nov 2021 21:36:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La pandémie du nouveau coronavirus a anéanti cinq ans de croissance en Afrique, indique un nouveau rapport. La Covid-19 a plongé environ 30 millions de personnes en Afrique subsaharienne dans l’extrême pauvreté, révèle un rapport publié ce mercredi à l’occasion du Forum Bloomberg sur la nouvelle économie qui se tient actuellement à Singapour. Intitulé «&#160;Long...]]></description>
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<p><strong>La pandémie du nouveau coronavirus a anéanti cinq ans de croissance en Afrique, indique un nouveau rapport.</strong></p>



<p>La Covid-19 a plongé environ 30 millions de personnes en Afrique subsaharienne dans l’extrême pauvreté, révèle un rapport publié ce mercredi à l’occasion du Forum Bloomberg sur la nouvelle économie qui se tient actuellement à Singapour.</p>



<p>Intitulé «&nbsp;<em>Long Covid : Jobs, Prices and Growth in the Enduring Pandemic</em>&nbsp;», le document souligne que la pandémie a anéanti plus de cinq ans de progrès dans la région.</p>



<p>Il prévient que, même si les économies africaines gagnent du terrain à mesure qu&rsquo;elles se redressent, cela ne leur permettra pas d’atteindre l&rsquo;Objectif de développement durable (ODD) des Nations Unies relatif à l&rsquo;éradication de la pauvreté d&rsquo;ici à 2030, un objectif qui était déjà loin d&rsquo;être atteint avant la pandémie.</p>



<p>Les économies africaines ont connu des périodes prometteuses au début du siècle, avec une trajectoire ascendante due à la réduction des conflits, ce qui a permis d&rsquo;améliorer les politiques économiques et de renforcer la stabilité macroéconomique, indique le rapport.</p>



<p>«&nbsp;<em>L&rsquo;initiative en faveur des pays pauvres très endettés lancée par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale au début des années 2000 a permis de réduire considérablement les niveaux d&rsquo;endettement, libérant ainsi des ressources nationales et améliorant les relations avec les donateurs. L&rsquo;augmentation des échanges et le dynamisme des prix des produits de base ont également joué un rôle, le PIB par habitant des pays riches en ressources naturelles ayant augmenté deux fois plus vite</em>&nbsp;», ajoute le rapport.</p>



<p>Selon le même document, la croissance a commencé à s&rsquo;essouffler en 2016, soit un an après l&rsquo;adoption des Objectifs de développement durable visant à éradiquer la pauvreté d&rsquo;ici 2030.</p>



<p>«&nbsp;<em>L&rsquo;Afrique subsaharienne reste à la traîne pour la plupart des objectifs. Le retard le plus notable concerne la réduction de la pauvreté ; avant la pandémie de 2019, l&rsquo;Afrique comptait plus de 60% des 700 millions de pauvres dans le monde</em>&nbsp;», explique le rapport.</p>



<p>En 2020, l&rsquo;Afrique subsaharienne a plongé dans sa première récession depuis plus de 25 ans, effaçant au moins cinq ans de progrès dans la lutte contre la pauvreté.</p>



<p>Le Forum Bloomberg sur la nouvelle économie, qui a débuté hier mardi à Singapour, rassemble plus de 495 participants, dont des dirigeants des secteurs public et privé du monde entier, y compris des 50 représentants de l&rsquo;Afrique. La rencontre a pour objectif de contribuer à une nouvelle réflexion sur les voies de la reprise mondiale, alors que le monde subit les effets de la pandémie de Covid-19.</p>



<p><strong>Source: APA news/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Coronavirus : la Tunisie ne peut pas s’offrir le luxe du confinement</title>
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				<pubDate>Sun, 05 Apr 2020 14:04:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[En Tunisie, le confinement total risque de plonger la classe populaire et rurale dans la pauvreté. Alors qu’une autre stratégie, fondée sur le confinement des personnes à risque et un dépistage massif, a déjà fait ses preuves… •&#160;Amine Snoussi&#160;est essayiste,&#160;auteur de « La politique des Idées&#160;» (Centre national du livre), et militant pour la justice...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/les-rues-de-tunis-pendant-le-confinement.jpg" alt="" class="wp-image-15881" width="724" height="440" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/les-rues-de-tunis-pendant-le-confinement.jpg 512w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/les-rues-de-tunis-pendant-le-confinement-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>



<p><strong>En Tunisie, le confinement total risque de plonger la classe populaire et rurale dans la pauvreté. Alors qu’une autre stratégie, fondée sur le confinement des personnes à risque et un dépistage massif, a déjà fait ses preuves…</strong></p>



<p>•&nbsp;<strong>Amine Snoussi</strong>&nbsp;est essayiste,&nbsp;auteur de « La politique des Idées&nbsp;» (Centre national du livre), et militant pour la justice sociale et écologique.</p>



<p>•&nbsp;<strong>Nessim Ben Gharbia</strong>&nbsp;est journaliste.</p>



<p>La Tunisie subit, depuis près de deux semaines maintenant, un confinement total. Une décision prise pour&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/910230/societe/coronavirus-en-afrique-une-carte-pour-suivre-au-jour-le-jour-lavancee-de-lepidemie/">contrer la propagation du coronavirus</a>. Or, des doutes subsistent sur l’efficacité de ces mesures dans plusieurs pays qui y ont recouru. En réalité, on observe une inversion spectaculaire des courbes dans les pays où les gouvernements ont proposé une autre méthode, qui repose sur deux principales mesures :</p>



<p>• Un confinement des seniors et des personnes à risque (maladies cardiovasculaires et/ou pulmonaires, immunité fragile, etc.)</p>



<p>• Un dépistage massif et aléatoire, en privilégiant les tests peu coûteux, afin d’anticiper et d’éviter toute contagion.</p>



<p>Ces deux dispositifs nous permettraient de reprendre une activité humaine et économique, et ainsi de protéger la classe populaire et rurale d’une insuffisance alimentaire que peut (et va) provoquer un confinement total. Il faut cependant les compléter par d’autres mesures locales et/ou partielles, comme l’annulation des manifestations culturelles, sportives et de tout rassemblement de plus de 50 personnes, afin d’éviter de potentielles contaminations à grande échelle.</p>



<h4>Immunisation collective des citoyens</h4>



<p>Ces mesures entrent dans une stratégie de confinement stratégique des personnes à risque, d’isolement des malades mais surtout de développement de l’immunisation collective des citoyens. Le confinement total est un pansement qui ne mènera à une guérison qu’en cas d’apparition rapide d’un vaccin.</p>



<p>Le modèle qu’a choisi la Tunisie ne permet pas de répondre à la crise. Bien au contraire, il la crée. Le lundi 30 mars, des manifestations ont éclaté à El-Mnihla : des citoyens, que le confinement total a privés de rémunération journalière, ont exprimé leur colère d’une manière que l’on n’avait pas observée depuis longtemps. Depuis un certain mois de janvier 2011.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA TUNISIE CONFINÉE, C’EST TOUT SIMPLEMENT UNE CLASSE POPULAIRE ABANDONNÉE À SON SORT</p></blockquote>



<p>Dans tous les quartiers populaires du pays, des milliers de citoyens font la queue pendant des heures devant les locaux de l’administration locale afin d’obtenir les aides sociales promises par <a href="https://www.jeuneafrique.com/916759/politique/coronavirus-en-tunisie-fakhfakh-et-ghannouchi-la-desunion-sacree/">le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh</a>, un jour après l’annonce du confinement total.</p>



<p>Mais bien plus grave encore, ce confinement ne peut être fonctionnel que s’il est appliqué sur la durée. Les pays qui avaient d’abord opté pour la stratégie de l’immunité collective et qui se sont finalement tournés vers le confinement sous la pression de l’opinion publique ont les moyens et les réserves pour nourrir leur population pendant une longue période.</p>



<h4>280 000 familles en extrême nécessité</h4>



<p>La déclaration du ministre tunisien de la Santé, Abdellatif Mekk, évoquant un confinement « qui peut s’étendre jusqu’à la fin de l’année », est irresponsable mais surtout fantasque. Dans les pays en développement, le confinement est <a href="https://www.jeuneafrique.com/919507/politique/francis-akindes-le-confinement-est-la-seule-solution-face-au-coronavirus-mais-il-risque-de-deboucher-sur-des-emeutes/">un luxe que peuvent se permettre uniquement certaines couches sociales favorisées.</a></p>



<p>La Tunisie confinée, c’est 280 000 familles en extrême nécessité qui sont abandonnées à leur sort.</p>



<p>La Tunisie confinée, selon l’étude présentée par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), et réalisée par la Banque mondiale, ce sont les 41,5 % de la population dépendante de l’économie parallèle en Tunisie qui est laissée à l’abandon.</p>



<p>La Tunisie confinée, c’est tout simplement une classe populaire abandonnée à son sort, à qui l’on dit de mourir pour éviter la mort.</p>



<h3>Opter pour un dépistage massif</h3>



<p>Les modèles coréen et taiwanais nous démontrent qu’on peut obtenir des résultats plus que positifs sans confinement total. Il faut opter pour un dépistage massif et, surtout, une surveillance accrue des personnes à risque, tout en travaillant avec les opérateurs privés afin de collecter pour une période déterminée, et sous contrôle de l’instance de protection des données personnelles, les informations sur le déplacement récent des cas confirmés.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’IDÉE N’EST PAS DE MINIMISER LA DANGEROSITÉ DU VIRUS, MAIS DE PROPOSER UNE AUTRE STRATÉGIE</p></blockquote>



<p>Neil Ferguson, épidémiologiste médaillé de l’ordre de l’Empire britannique, déclare que si l’on ne s’immunise pas face au virus, on obtiendra assurément une deuxième vague juste après le confinement. Or, sans vaccin, nous nous retrouverons face à une crise sanitaire similaire mais en ayant déjà engendré et subi les pertes et les déséquilibres d’une première. Nous ne serons donc pas en manque de moyens, nous n’aurons plus de moyens.</p>



<p>L’idée n’est pas de minimiser la dangerosité du virus, mais de proposer une autre stratégie qui peut nous sortir de cette crise sans répandre la faim.</p>



<p>Nous ne pouvons pas affamer nos citoyens pour répondre à une crise sanitaire. Nous devons les laisser travailler,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/913961/economie/en-tunisie-le-redemarrage-du-tourisme-mis-a-mal-par-le-coronavirus/">en protégeant leurs lieux de travail.</a></p>



<p>Nous ne pouvons pas apporter une réponse publique dysfonctionnelle quand nous avons des alternatives crédibles et fonctionnelles.</p>



<p>Et surtout, nous ne pouvons pas nous porter collectivement responsables d’une nouvelle crise sociale car nous avons refusé la raison au profit de la peur.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>G7 de Biarritz : quid de la lutte contre la pauvreté en Afrique ?</title>
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				<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 15:18:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/pauvreté-en-Afrique.jpg" alt="" class="wp-image-8645" width="608" height="302" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/pauvreté-en-Afrique.jpg 318w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/pauvreté-en-Afrique-300x149.jpg 300w" sizes="(max-width: 608px) 100vw, 608px" /></figure>



<h4>Cinq pays africains ont été conviés au sommet du G7 à Biarritz du&nbsp;24&nbsp;au 26&nbsp;août. Au-delà du terrorisme et de la guerre commerciale, la question de la pauvreté n&rsquo;a pas manqué d&rsquo;être au centre des débats.</h4>



<p>Dans le monde, de moins en moins de personnes vivent dans l&rsquo;extrême pauvreté. Mais le rythme de la baisse des taux de pauvreté ralentit et fait craindre des difficultés pour atteindre l&rsquo;objectif fixé à l&rsquo;international de mettre fin à la pauvreté d&rsquo;ici à 2030.&nbsp;Selon les données de la Banque mondiale, le pourcentage de personnes vivant dans l&rsquo;extrême pauvreté est tombé au niveau sans précédent de 10&nbsp;% en 2015, contre 11&nbsp;% en 2013. Ces affirmations sont vraies pour toutes les régions du monde, à l&rsquo;exception de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;subsaharienne. Une zone classée à part, sans le Maghreb-Machrek, intégrée à la région Mena, d&rsquo;après la Banque mondiale.&nbsp;«&nbsp;Nous vivons une crise des inégalités qui est, pour moi, la crise du système capitaliste contemporain&nbsp;», déclarait&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/emmanuel-macron">Emmanuel&nbsp;Macron</a>&nbsp;mercredi, en amont du sommet du&nbsp;G7 qui débute sous haute tension sécuritaire, ce samedi à Biarritz en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">France</a>. Réunis pendant trois jours, les sept pays les plus industrialisés de la planète (France,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/royaume-uni">Royaume-Uni</a>,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>, Canada, Italie, Allemagne et Japon) se pencheront notamment, à l&rsquo;initiative de la présidence française, sur la lutte contre les inégalités qu&rsquo;alimentent&nbsp;la multiplication des conflits ainsi que les catastrophes sanitaires qui touchent de nombreux pays du continent.</p>



<h4>Une Afrique subsaharienne qui décroche</h4>



<p>Dans tous les cas, les chiffres sont alarmants.&nbsp;Selon les dernières&nbsp;projections, cette région concentrera en&nbsp;2050&nbsp;près de 90&nbsp;% des personnes vivant dans l&rsquo;extrême pauvreté. «&nbsp;Cette région est la seule à avoir enregistré entre&nbsp;2013 et&nbsp;2015 un doublement du nombre de personnes vivant avec moins de 1,9&nbsp;dollar par jour&nbsp;», constate Carolina&nbsp;Sanchez-Paramo, directrice chargée de la pauvreté à la Banque mondiale.</p>



<p>Le Nigeria, l&rsquo;Éthiopie et la République démocratique du Congo sont les pays qui comptent le plus grand nombre de personnes vivant dans l&rsquo;extrême pauvreté. «&nbsp;En 2015, les pauvres vivaient pour plus de la moitié en Afrique subsaharienne, et pour plus de 85&nbsp;% en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. La situation est très différente de ce qu&rsquo;elle était en 1990, lorsque plus de la moitié des pauvres vivaient dans la région Asie de l&rsquo;Est et Pacifique. Par suite de la réduction rapide de la pauvreté en Chine, les pauvres qui étaient concentrés en Asie de l&rsquo;Est dans les années&nbsp;1990, puis en Asie du Sud en 2002, le sont depuis&nbsp;2010&nbsp;en Afrique subsaharienne, où leur nombre total ne cesse d&rsquo;augmenter&nbsp;», écrivent les analystes dans le rapport qui sera entièrement dévoilé le 17&nbsp;octobre prochain.</p>



<h4>&#8230; à cause de sa démographie galopante et de ses instabilités</h4>



<p>En fait, ce que pointe l&rsquo;institution mondiale, ce sont des progrès qui se poursuivent, mais de manière inégale et à un rythme plus lent. Selon les auteurs du rapport, le premier facteur bien connu se trouve dans la composition des ménages. «&nbsp;Dans de nombreuses régions, les ménages pauvres comptent proportionnellement davantage de membres économiquement dépendants des adultes en âge de travailler. Partout ailleurs, cette proportion diminue, mais, en Afrique subsaharienne, elle reste relativement constante.&nbsp;»</p>



<p>En second lieu vient la problématique de la démographie. Sous l&rsquo;effet combiné de la diminution du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans et de la lenteur relative de la baisse des taux de fécondité, la population continue de croître en Afrique à un rythme plus soutenu que dans le reste du monde.&nbsp;«&nbsp;Le taux de fécondité est plus élevé parmi les pauvres et la famille plus nombreuse. De 7,9&nbsp;enfants en moyenne, avec 3,5&nbsp;enfants de moins de 14&nbsp;ans qui grandissent dans la pauvreté, au détriment de leur éducation et de leur alimentation.&nbsp;»</p>



<p>Autre bémol pour l&rsquo;Afrique, l&rsquo;extrême pauvreté est aussi plus répandue dans les pays associés à des situations de fragilité institutionnelle et de conflit. En 2015, 54&nbsp;% de personnes vivant dans un État fragile ou touché par un conflit se trouvaient majoritairement en Afrique subsaharienne&nbsp;!</p>



<h4>Le Nigeria, bientôt le pays le plus pauvre du monde</h4>



<p>Des problématiques que l&rsquo;on retrouve au Nigeria. Le géant africain au pied d&rsquo;argile serait sur le point de dépasser l&rsquo;Inde en termes de concentration de population vivant dans l&rsquo;extrême pauvreté. Selon les calculs de la Banque mondiale pour 2018, le Nigeria compterait 99,2&nbsp;millions de pauvres en 2018, contre 86,5 en 2015, pour une population de 186&nbsp;millions d&rsquo;habitants. «&nbsp;La nature de la croissance est différente dans de nombreux pays d&rsquo;Afrique, car il y a une dominance de l&rsquo;économie des secteurs liés à la production de matières premières&nbsp;: elle croît rapidement, mais il n&rsquo;y a pas d&#8217;emploi, elle ne profite pas à la population, et donc la croissance est moins inclusive&nbsp;», analyse Sanchez-Paramo. Dans ce pays, la présence du groupe terroriste&nbsp;Boko Haram,&nbsp;qui a détruit des villes entières, effondré des économies et&nbsp;provoqué le déplacement de 2,3&nbsp;millions de personnes, selon le HCR, l&rsquo;agence des Nations unies pour les réfugiés, n&rsquo;aide pas non plus. Sans compter l&rsquo;absence de volonté politique pointée dans un rapport de l&rsquo;organisation Oxfam lorsque le Nigeria figurait en&nbsp;dernière place sur 152&nbsp;pays&nbsp;classés en fonction de leur engagement à réduire les inégalités.</p>



<h4>Quelles solutions ?</h4>



<p>« Si nous voulons mettre fin à la pauvreté d&rsquo;ici à 2030, nous avons besoin de beaucoup plus d&rsquo;investissements, en particulier dans la formation du capital humain, pour aider à promouvoir la croissance inclusive nécessaire pour atteindre les pauvres restants », déclarait en son temps l&rsquo;ex-président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, prédécesseur de David Malpass. Malgré la régularité des progrès accomplis, l&rsquo;analyse montre clairement que la bataille pour réduire la pauvreté, au regard de l&rsquo;objectif de 3 % fixé pour les ODD, sera gagnée si les États fragiles ou touchés par un conflit passe par une croissance qui soit non seulement forte, mais aussi plus particulièrement axée sur les 40 % des plus pauvres.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong>  </p>
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