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	<title>Patrice Talon &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Patrice Talon &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Bénin : interdit d&#8217;uriner et de jeter les ordures dans la rue</title>
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				<pubDate>Mon, 14 Mar 2022 16:25:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Interditiction stricte d’uriner, de déféquer ou de cracher dans la rue mais aussi de déposer des ordures sur la voie publique. Le Bénin est de plus en plus déterminé à sanctionner les sales habitudes et cela à travers une loi sur l’hygiène publique, adoptée à l’Assemblée nationale puis promulguée par le président Patrice Talon.  Place du souvenir, à...]]></description>
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<p><strong>Interditiction stricte d’uriner, de déféquer ou de cracher dans la rue mais aussi de </strong><a href="https://www.dw.com/fr/graines-despoir-c%C3%B4te-divoire-environnement/a-58269261"><strong>déposer des ordures sur la voie publique</strong></a><strong>. Le Bénin est de plus en plus déterminé à sanctionner les sales habitudes et cela à travers une loi sur l’hygiène publique, adoptée à l’Assemblée nationale puis promulguée par le président Patrice Talon. </strong></p>



<p>Place du souvenir, à quelques encablures de l&rsquo;aéroport, en plein cœur de Cotonou, nous avons surpris un conducteur de taxi-moto communément appelé  »Zémidjan » en train d&rsquo;uriner au bord de la voie. Echange surprise avec le conducteur de taxi-moto.</p>



<p>Conducteur : « Mais pourquoi vous me suivez&nbsp;? »</p>



<p>Moi : « Je&nbsp;vous ai surpris tout à l&rsquo;heure en train d&rsquo;uriner »</p>



<p>Conducteur : « Je dois uriner parce que quand l&rsquo;envie me prend, je ne dois demander la permission à qui que ce soit »</p>



<p>Moi : « Mais ici c&rsquo;est une place publique !  »&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Conducteur :  » Non&nbsp;! On a dit place publique mais il n&rsquo;y a pas quelque part où on a mis toilette publique pour que je puisse aller me mettre à l&rsquo;aise là-bas&nbsp;! Mais à vrai dire, est-ce que vous, vous êtes de la police sanitaire ou bien un agent de la police pour me suivre comme cela&nbsp;? « </p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/b%C3%A9nin-interdit-duriner-et-de-jeter-les-ordures-dans-la-rue/a-61117276#"><img src="https://static.dw.com/image/56502818_404.jpg" alt="De nombreuses rues souffrent de l'insalubrité" width="620" height="348"/></a><figcaption> De nombreuses rues souffrent de l&rsquo;insalubrité </figcaption></figure>



<h2>Question environnementale</h2>



<p>À l&rsquo;instar de nombreux citoyens, ce conducteur de taxi-moto ignore encore les nouvelles dispositions en vigueur dans le pays et qui régissent désormais le secteur de l&rsquo;hygiène publique. Et des actes d&rsquo;incivisme de ce genre, les activistes environnementaux, comme Pierre Dossa, y font fréquemment face.</p>



<p>« <em>Les populations, plus précisément les usagers de la route, abandonnent de manière sauvage et dispersée de nombreux déchets, notamment des sachets d&rsquo;eau et de biscuit, des cannettes, des mégots de cigarettes, des plastiques&nbsp;et il y a des riverains qui transforment les trottoirs, la chaussée et les collecteurs d&rsquo;eau en des dépotoirs sauvages</em>« , dénonce l&rsquo;activiste.Désolé, la vidéo n&rsquo;a pas pu se charger.(Code&nbsp;d&rsquo;erreur:&nbsp;101104)<strong>Écouter l&rsquo;audio</strong><strong>02:19</strong></p>



<h2>Une loi saluée</h2>



<p>La nouvelle loi interdit donc d’uriner ou de déféquer aux abords des voies et sur les places publiques. Elle va également sanctionner l’abandon sur les voies et places publiques de tout objet, que ce soient les boîtes de conserve, les objets en matière plastique, les poissons ou les détritus, ou encore les épaves de toutes sortes.</p>



<p>Son article 12 notifie par ailleurs qu’il est interdit de se laver, de laver les ustensiles, le linge, les engins, les véhicules et autres sur les voies et places publiques.</p>



<p>« <em>L&rsquo;objectif de la loi est de préserver et de promouvoir la santé des populations en légiférant en matière d&rsquo;hygiène sur les voies publiques, dans les habitations, les bâtiments publics, dans les installations industrielles et commerciales mais aussi en matière de gestion de l&rsquo;eau et des denrées alimentaires, et puis largement en matière du milieu naturel autrement dit de l&rsquo;environnement</em>« , explique Luc Gnacadja, ancien ministre de l&rsquo;Environnement.</p>



<p><strong>Lire aussi →<a href="https://www.dw.com/fr/b%C3%A9nin-amendes-ou-prison-pour-ceux-qui-urinent-dans-la-rue/a-49698124">Bénin : amendes ou prison pour ceux qui urinent dans la rue</a></strong></p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/b%C3%A9nin-interdit-duriner-et-de-jeter-les-ordures-dans-la-rue/a-61117276#"><img src="https://static.dw.com/image/59769182_404.jpg" alt="Le Président Patrice Talon" width="610" height="343"/></a><figcaption> Le Président Patrice Talon </figcaption></figure>



<p>Tout geste allant à l&rsquo;encontre de cette mesure, est passible de sanctions graves, mais la principale préoccupation réside dans l&rsquo;applicabilité de la loi.</p>



<p>« <em>L&rsquo;exigence qu&rsquo;il y a ici, c&rsquo;est celui non seulement de continuer à informer, de former ceux qui sont chargés d&rsquo;appliquer la loi, de leur donner les moyens de les appliquer effectivement et que les sanctions, qui ne sont pas simples. Il y a des sanctions qui montent jusqu&rsquo;à 5 millions de fCFA et jusqu&rsquo;à trois années d&#8217;emprisonnement puisse être appliquées effectivement, que ces fautes soient sanctionnées avec la dernière rigueur</em>« , dit&nbsp;&nbsp;Luc Gnacadja.</p>



<p>Cette nouvelle mesure largement saluée par les Béninois vient renforcer certaines dispositions de la loi cadre sur l&rsquo;environnement.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong><br></p>
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		<title>Bénin: rencontre entre le président Patrice Talon et l&#8217;opposant Boni Yayi</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Sep 2021 19:07:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le chef d&#8217;État béninois Patrice Talon a rencontré son prédécesseur et farouche opposant Boni Yayi ce mercredi 22 septembre au palais de la Marina. Les deux hommes en froid ne s&#8217;étaient pas vus depuis 2016. La Cédéao avait déjà tenté une médiation, mais Boni Yayi avait boycotté la rencontre. Ce mercredi, ils se sont vus en tête-à-tête. Boni...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le chef d&rsquo;État béninois Patrice Talon a rencontré son prédécesseur et farouche opposant Boni Yayi ce mercredi 22 septembre au palais de la Marina. Les deux hommes en froid ne s&rsquo;étaient pas vus depuis 2016. La Cédéao avait déjà tenté une médiation, mais Boni Yayi avait boycotté la rencontre. Ce mercredi, ils se sont vus en tête-à-tête.</strong></p>



<p><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/thomas-boni-yayi/"><strong>Boni Yayi</strong></a>&nbsp;est arrivé un peu avant 11&nbsp;heures, sous la pluie, portant un boubou blanc, un chapeau traditionnel et un masque noir. Patrice Talon&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20210921-b%C3%A9nin-le-pr%C3%A9sident-patrice-talon-va-recevoir-son-pr%C3%A9d%C3%A9cesseur-et-opposant-boni-yayi-ce-mercredi"><strong>l’a accueilli au 3e&nbsp;étage</strong></a>. Et d’entrée, l’ambiance était cordiale et Patrice Talon a été l’auteur de propos flatteurs. «&nbsp;<em>Monsieur le président, ravi de vous accueillir ici, où vous avez consacré dix ans de votre vie au Bénin. J’attendais ce moment, tous les Béninois aussi. Je suis ému et très fier</em>&nbsp;», a-t-il déclaré.</p>



<p>Puis il y a eu des séquences très décontractées, lors d&rsquo;un instant,&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/patrice-talon/"><strong>Patrice Talon</strong></a>&nbsp;murmure quelque chose à l’oreille de Boni Yayi. Celui-ci le répète aux journalistes&nbsp;: «&nbsp;<em>Le président Talon dit que j’ai grossi</em>&nbsp;» et des éclats de rires éclatent dans la salle. Leur dernière rencontre date de 2016. Ce mercredi, le tête-à-tête a duré cinquante minutes.</p>



<h4>«&nbsp;Il n’y a pas de problèmes profonds entre Patrice Talon et moi »</h4>



<p>À l’issue de cet entretien, les deux présidents devaient faire une déclaration, mais seul Boni Yayi a pris la parole. L’ancien président a lu une note&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous avons uniquement parlé du peuple béninois, de l’image de notre pays et de la décrispation</em>&nbsp;». Et il ajoute&nbsp;: «&nbsp;<em>Il n’y a pas de problèmes profonds entre Patrice Talon et&nbsp;</em>moi.&nbsp;<em>Pour parvenir (à cette situation), j’ai demandé au président, qui m’a écouté, la libération des détenus politiques et d’opinion.</em>&nbsp;»</p>



<p>Il a évoqué le nom de Reckya Madougou et de Joël Aïvo, la fin des arrestations politiques, le retour des exilés politiques et a également évoqué Sébastien Ajavon, Komi Koutché et d’autres. Pour finir, il a demandé un dialogue et une concertation périodique avec les anciens présidents. Puis, Yayi Boni a conclu : « <em>J’ai demandé, mais c’est le président Talon qui décide.</em> »</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>TOGO/BENIN : Des accusations de « complot » de Patrice Talon, le vrai de l’ivraie</title>
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				<pubDate>Sun, 02 May 2021 19:19:56 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[ Le président béninois a profité d’une interview avec une radio et une télévision françaises pour ouvrir la polémique sur l’implication présumée de Faure Gnassingbé dans la déstabilisation du Bénin. Il insinue que son homologue togolais soutient les violentes manifestations qui ont émaillé sa réélection et y voit un complot pour le renverser. S’il y a...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF.jpg" alt="" class="wp-image-22031" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF.jpg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>« Faure Gnassingbé et Patrice Talon jouent depuis trois ans le ping-pong du désamour »</figcaption></figure>



<p><strong> Le président béninois a profité d’une interview avec une radio et une télévision françaises pour ouvrir la polémique sur l’implication présumée de Faure Gnassingbé dans la déstabilisation du Bénin. Il insinue que son homologue togolais soutient les violentes manifestations qui ont émaillé sa réélection et y voit un complot pour le renverser. S’il y a quelques ramifications suspectes entre l’opposition béninoise et le pouvoir de Lomé, Patrice Talon use de l’exagération pour créer une sympathie patriotique qui peine à prendre.</strong></p>



<p>86%&nbsp;! Les résultats ne manqueraient pas de provoquer un pouf de rires, même chez les proches du président sortant. Ce score soviétique sonne le requiem de la démocratie béninoise et restera dans l’histoire de ce petit pays de 12 millions d’âmes comme &nbsp;le plus élevé jamais obtenu lors d’une présidentielle. L’opposition l’a qualifié, à raison de « ridicule » et Washington a exprimé ses vives inquiétudes dans un communiqué officiel. Peu après, pour sa première sortie médiatique, Patrice Talon a choisi France24 et Radio France Internationale (Rfi) pour, depuis le palais de la Marina, alors qu’il multiplie des arrestations d’opposants, s’en prendre ouvertement au Togo. Il accuse son voisin, sans le citer nommément, d’être derrière un plan de déstabilisation et d’avoir mis beaucoup d’argent au service des manifestants et autres chasseurs, milice armée du centre du pays. Dans la foulée, le gouvernement annonce l’arrestation, au hasard d’un accident de circulation, d’un certain Kankalala Aziz. Ce supposé togolais d’origine transporterait, selon le communiqué du gouvernement béninois, 70.000 munitions de calibre 12. Une partie du renfort venu du Togo selon l’insinuation du gouvernement béninois. Si le soutien du régime togolais à une partie de l’opposition béninoise ne fait pas de doute, l’ampleur et les objectifs de Faure Gnasingbé sont bien loin de ce que fait croire Talon. L’autocrate béninois tente de se victimiser et de créer une sympathie patriotique mais peine à atteindre son objectif. Car avec sa méthode dure, les répressions mortelles dont il est l’acteur principal, la soumission des institutions et la guerre aux opposants, celui qui avait juré ne vouloir faire qu’un seul mandat de cinq ans ne convainc plus. &nbsp;Mais derrière ces accusations, l’ombre de dame Madougou…</p>



<p><strong>Reckya Madougou, la pomme de discorde</strong></p>



<p>Ancienne ministre de la justice, Madougou s’est vite convertie dans les microfinances et a trouvé, peu après sa sortie du gouvernement béninois en 2013, « refuge » à Lomé où elle conseille le président togolais. Rapidement, cette femme ambitieuse et « pouvoiriste » a pris de l’influence au Togo d’où elle a développé son réseau à l’international. Avec pour objectif, le fauteuil présidentiel. Avec « L’initiative de Nikki », du nom d’un ancien emblématique royaume du nord-Bénin, vite dispersée par le gouvernement béninois puis depuis, la cooptation financière des opposants en exil, l’ex ministre avait sa stratégie. Plusieurs fois, Talon s’est agacé de ce que Faure Gnassingbé ne freine pas les élans de sa conseillère technique et spéciale qui d’ailleurs, à Lomé, a rang de ministre. Cette femme très proche du président togolais résidait d’ailleurs à deux pas de la résidence présidentielle, dans une villa cossue que Gnassingbé a mis à sa disposition. Ce qui permet au président et à sa collaboratrice de se voir à tout moment de jour comme de nuit. Les autorités béninoises ne croient pas un seul instant qu’elle ait pu annoncer sa candidature sans le soutien de Lomé. Et même si elle avait peu de chance de remporter face au président sortant, Patrice Talon a opté pour la méthode dure. Après que la candidature de Reckya Madougou ait été rejetée, elle sera arrêtée quelques jours plus tard, en marge d’un meeting à Porto-Novo, région d’origine de la première dame, Claudine Talon. Et comme Talon sait mieux que quiconque que la revanche est un plat qui se mange froid, il l’a servi glacé à celle dont il voulait la tête depuis mathusalem. Ajoutant à cette revanche plate les rancœurs qu’il nourrissait à l’égard de son voisin, Faure Gnassingbé.</p>



<p><strong>Tenace rancune</strong></p>



<p>Les deux chefs d’Etat entretiennent, depuis toujours, des relations mitigées. Alors qu’il est arrivé au pouvoir en gentleman plus que démocrate, Talon n’a jamais caché son aversion, presque moqueuse pour Faure Gnassingbé. Le président du Bénin s’est toujours agacé du long règne de la dynastie Gnassingbé qui tient le Togo d’une main de fer et totalise presque 55 ans à la tête du pays. En août 2017, le Togo a connu une vague de violentes manifestations menées par l’énigmatique opposant Tikpi Atchadam, qui ont failli faire perdre le pouvoir à Faure Gnasingbé. Dans la foulée, en octobre de la même année, le président béninois venu pour encourager son jeune frère « <em>à trouver une porte de sortie honorabl</em>e » n’a pas daigné quitter l’aéroport de Lomé. Malgré les insistances de Faure Gnassingbé, Patrice Talon est reparti sans accepter l’invitation à une collation à Lomé II, résidence officielle du président togolais. Une absence de compassion que le togolais assimile à l’ingratitude d’autant qu’il a contribué au retour de Talon au Bénin alors que ce dernier était en exil en France. L’année suivante, lors d’une réunion de la Communauté électrique du Bénin (Ceb), organisation commune aux deux pays, Talon n’a point supporté la présence de Reckya Madougou que Cotonou soupçonnait déjà être derrière « l’initiative de Nikki » qui a mobilisé de jeunes opposants autour de Sabi Korogoné. Ce dernier, très proche de Madougou, fera un peu plus de 8 mois de prison avant d’être libéré en juin 2019. Entre temps, la Ceb a été liquidée, sur l’insistance du Bénin, abolissant ainsi l’unique structure que partageait les deux voisins. Les deux événements ont refroidi les relations entre les deux chefs d’Etat d’autant que le Togo ne manque l’occasion de soutenir Yayi Boni, ancien chef d’Etat devenu principal opposant au régime béninois. Entre Talon et Gnassingbé, la rancune se durcit, chaque jour, un peu plus.</p>



<p><strong>Les autorités togolaises rasent les murs</strong></p>



<p>Les attaques et accusations contre le Togo ont fait l’essentiel du débat électoral depuis plus d’un mois au Bénin. Députés, ministres, et enfin, le chef de l’Etat lui-même se sont succédés pour accabler l’Etat voisin et son chef sans déclencher la moindre réaction de la part du Togo. &nbsp;Silence radio à Lomé où, compte tenu de la délicatesse du sujet, les nombreux journaux qui soutiennent le pouvoir ne savent pas comment s’y prendre. Sans qu’aucun décret n’ai mis fin aux fonctions de Madougou, l’un porte-parole du gouvernement togolais, dans sa seule sortie sur le sujet, l’évoquait déjà au passé. Comme une ex conseillère… Christian Trimua ne voyait même pas le lien entre les ambitions de la « béninoise » et ses anciennes fonctions au Togo. Mais une certitude, la promiscuité entre des opposants béninois et Lomé devenaient criarde. Yayi Boni &nbsp;est passé à Lomé avant son retour au Bénin, après les soins qu’un régime de résidence surveillée pendant 52 jours à Cotonou lui a imposés. Komi Kountché, l’un des soutiens supposés des violentes manifestations qui s’enchainent au centre du Bénin, d’où l’ancien ministre des finances est originaire, a été aperçu dans la capitale togolaise. Cotonou soupçonne Lomé de lui avoir attribué un passeport diplomatique depuis que Koutché fait le tour du monde malgré la désactivation de son passeport béninois. Plusieurs leaders Des Démocrates, récente formation politique de Yayi Boni dont notamment Eric Houndété, ont fait des allers-retours, malgré la fermeture des frontières entre Cotonou et Lomé et tout cela a contribué à renforcer l’idée que depuis Lomé, une main invisible, autrement plus puissante, tire les ficelles. Le sulfureux parlementaire, Rachidi Gbadamassi a d’ailleurs crié à qui veut l’entendre que des propositions de plusieurs milliards CFA lui ont été faites au Togo pour participer « <em>au plan de déstabilisation</em>« . Sans en brandir la moindre preuve. Récemment l’ivoirien Alassane Ouattara a proposé sa médiation sans succès d’autant qu’à Cotonou comme à Lomé, les entourages des deux dirigeants ont pour mot d’ordre que « <em>Gnassingbé et Talon n’ont aucun problème</em>« . Un faux fuyant qui aura du mal à perdurer.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Présidentielle au Bénin : l&#8217;armée disperse par la force des manifestants contre le pouvoir</title>
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				<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 18:11:49 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L&#8217;armée béninoise est intervenue pour disperser une nouvelle manifestation, jeudi, à Savè dans le centre du pays. Un premier bilan fait état d&#8217;un mort par balles et de six blessés. Depuis lundi, les manifestants protestent contre la « confiscation » de l&#8217;élection présidentielle par le président sortant Patrice Talon. La situation se tend&#160;au Bénin&#160;à trois jours de l&#8217;élection présidentielle. Au moins...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/cover-r4x3w1000-606ed1d3718a2-c27a64e4a4723b8b7e1c5edbe62f75414ec8226f-jpg.jpg" alt="" class="wp-image-21856" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/cover-r4x3w1000-606ed1d3718a2-c27a64e4a4723b8b7e1c5edbe62f75414ec8226f-jpg.jpg 1000w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/cover-r4x3w1000-606ed1d3718a2-c27a64e4a4723b8b7e1c5edbe62f75414ec8226f-jpg-300x225.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/cover-r4x3w1000-606ed1d3718a2-c27a64e4a4723b8b7e1c5edbe62f75414ec8226f-jpg-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption>Des manifestants bloquent une route pour protester contre la « confiscation » de l&rsquo;élection présidentielle par Patrice Talon. © Yanick Folly, AFP</figcaption></figure>



<p><strong>L&rsquo;armée béninoise est intervenue pour disperser une nouvelle manifestation, jeudi, à Savè dans le centre du pays. Un premier bilan fait état d&rsquo;un mort par balles et de six blessés. Depuis lundi, les manifestants protestent contre la « confiscation » de l&rsquo;élection présidentielle par le président sortant Patrice Talon.</strong></p>



<p>La situation se tend&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/b%C3%A9nin/">au Bénin</a>&nbsp;à trois jours de l&rsquo;élection présidentielle. Au moins une personne a été tuée par balles et six ont été blessées,&nbsp;jeudi 8 avril, lors d&rsquo;une intervention de l&rsquo;armée pour disperser des manifestants qui protestaient&nbsp;contre la « confiscation » de l&rsquo;élection présidentielle de dimanche par le président sortant Patrice Talon.</p>



<p>« Nous avons reçu un cas de mort par balle et six personnes blessées par balles », a affirmé à l&rsquo;AFP José Godjo, le directeur du dispensaire de Boni, un quartier de la ville de Savè, dans le centre du pays.&nbsp;</p>



<p>Selon des témoins, les militaires ont d&rsquo;abord fait usage de grenades lacrymogènes, puis « tiré en l&rsquo;air » pour disperser les manifestants, avant de dégager la chaussée.</p>



<p>« Les militaires sont arrivés » le matin, a expliqué à l&rsquo;AFP le maire de la ville, Denis Oba Chabi. « On m&rsquo;a informé qu&rsquo;ils ont tiré à balles réelles et qu&rsquo;il y avait des blessés. Alors j&rsquo;ai pris mon véhicule pour venir au dispensaire, et ce que j&rsquo;ai vu est terrible. De mes yeux, j&rsquo;ai vu trois blessés par balles, et une personne qui est morte », a-t-il ajouté.</p>



<p>« Personne ne fait aucun bilan actuellement. L&rsquo;armée s&rsquo;occupe de rétablir la quiétude dans les localités où il y a menace à la paix et sur les édifices publics », a commenté un haut gradé de l&rsquo;armée, interrogé par l&rsquo;AFP.</p>



<p><strong>Des routes coupées</strong></p>



<p>Depuis le début de la semaine,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210406-au-b%C3%A9nin-des-incidents-dans-plusieurs-villes-%C3%A0-l-approche-de-la-pr%C3%A9sidentielle">de nombreuses manifestations ont touché le nord et le centre du Bénin</a>, où la route principale qui descend vers la capitale économique Cotonou a été coupée par des électeurs mécontents de l&rsquo;absence de l&rsquo;opposition au scrutin présidentiel.&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20210407-reportage-au-b%C3%A9nin-patrice-talon-candidat-%C3%A0-un-deuxi%C3%A8me-mandat">La réélection de Patrice Talon</a>, ancien magnat du coton arrivé au pouvoir en 2016 et qui a engagé ce pays ouest-africain dans un tournant autoritaire, fait peu de doutes : ses adversaires sont deux candidats quasiment inconnus du public, les anciens députés Alassane Soumanou et Corentin Kohoué.&nbsp;Tous deux sont taxés « de candidats fantoches » par la plupart des opposants béninois, qui n&rsquo;ont pas été autorisés à se présenter.</p>



<p>« Depuis le retour du multipartisme en 1990, c&rsquo;est la première fois que le pays organise une élection présidentielle comme celle-ci : pluraliste en apparence, mais sans choix en réalité », explique à l&rsquo;AFP Expédit Ologou, politologue béninois.</p>



<p>Les grandes figures de l&rsquo;opposition sont en exil ou condamnées à des peines d&rsquo;inéligibilité. D&rsquo;autres ont vu leur candidature recalée par la Commission électorale car ne disposant pas d&rsquo;un nombre suffisant de parrainages (154 des 159 élus béninois appartiennent à la mouvance présidentielle).</p>



<p><strong>Un pays coupé en deux</strong></p>



<p>Une dirigeante de l&rsquo;opposition a été incarcérée en mars, accusée d&rsquo;avoir voulu faire assassiner des personnalités politiques.&nbsp;Il y a quelques jours,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210406-b%C3%A9nin-un-juge-d-un-tribunal-sp%C3%A9cial-fui-le-pays-d%C3%A9non%C3%A7ant-des-pressions">un juge d&rsquo;un tribunal spécial anti-corruption s&rsquo;est enfui du pays</a>, affirmant avoir subi des pressions du pouvoir pour inculper des opposants.&nbsp;</p>



<p>Les autorités ont dénoncé « une manipulation politique » et accusé des personnalités à l&rsquo;étranger de tenter de faire annuler l&rsquo;élection et même de lancer des appels au coup d&rsquo;État.</p>



<p>« Le 11 avril, personne n&rsquo;est sûr de ce qu&rsquo;il va se passer. À cette allure, on ne sait pas si la partie septentrionale du pays pourra vraiment voter », souligne Expédit Olougou. Dans le sud du pays, la campagne se déroule normalement, presque sans heurt. Certains Béninois déplorent même une campagne sans ferveur.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Bénin : un juge d&#8217;un tribunal spécial fui le pays dénonçant des « pressions »</title>
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				<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 10:36:20 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/batamoussi-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-21796" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/batamoussi-1024x576.jpeg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/batamoussi-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/batamoussi-768x432.jpeg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/batamoussi.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Essowé Batamoussi &#8211; Photo DR</figcaption></figure>



<p><strong>À&nbsp;quelques jours de l’élection présidentielle au Bénin, un juge d&rsquo;un tribunal spécial a fui le pays, affirmant subir des pressions des autorités. Ces dernières&nbsp;dénoncent&nbsp;une « manipulation politique ».&nbsp;</strong></p>



<p>« Le juge que je suis n&rsquo;est pas indépendant ».&nbsp;Lundi 5 avril,&nbsp;un juge d&rsquo;un tribunal spécial au&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210212-pr%C3%A9sidentielle-au-b%C3%A9nin-le-pr%C3%A9sident-patrice-talon-affrontera-deux-adversaires-en-avril">Bénin</a>&nbsp;a fui le pays accusant les autorités de « pressions ».&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210405-opposante-en-d%C3%A9tention-au-b%C3%A9nin-un-magistrat-d%C3%A9nonce-des-pressions-politiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans un entretien diffusé par&nbsp;RFI</a>,&nbsp;Essowé&nbsp;Batamoussi, magistrat de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), affirme qu’il ne peut exercer sa tâche de manière indépendante.&nbsp;</p>



<p>« Toutes les décisions que nous avons été amenés à prendre l&rsquo;ont été sur pression, y compris celle qui a vu le placement de madame&nbsp;Reckya&nbsp;Madougou&nbsp;en détention », a déclaré le juge, chargé&nbsp;du dossier de cette opposante, incarcérée début mars et accusée d&rsquo;avoir « planifié des exécutions en série de personnalités politiques ».&nbsp;</p>



<p>« Dans ce dossier, nous avons été sollicités par la chancellerie, car le dossier ne comportait aucun élément qui pouvait nous décider à la mettre en détention », a poursuivi&nbsp;Essowé&nbsp;Batamoussi, indiquant qu&rsquo;il souhaitait « aider les collègues qui sont sous pression et amener le peuple à savoir qu&rsquo;ils n&rsquo;agissent pas de leur plein gré. »&nbsp;</p>



<p><strong>« Entreprise de déstabilisation de l&rsquo;É</strong><strong>tat »</strong></p>



<p>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;une manipulation politique », a rétorqué lundi le ministre de la Justice du Bénin, Séverin&nbsp;Quenum&nbsp;dans un communiqué.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>« De fortes sommes d&rsquo;argent provenant de pays voisins sont offertes ici et là pour rallier diverses personnalités civiles ou militaires à l&rsquo;entreprise de déstabilisation de l&rsquo;État », a-t-il accusé, affirmant même que « des appels à coup d&rsquo;État ont été lancés ».&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La&nbsp;Criet&nbsp;est une Cour spéciale mise en place par le pouvoir de Patrice Talon et accusée par ses détracteurs de servir d&rsquo;instrument judiciaire pour museler l&rsquo;opposition.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Juge de la chambre des libertés de la&nbsp;Criet,&nbsp;Essowé&nbsp;Batamoussi&nbsp;est décrit à l&rsquo;AFP comme « rigoureux et très exigeant » par l&rsquo;un de ses collègues.&nbsp;</p>



<p><strong>Présidentielle sans surprise</strong></p>



<p>Le&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/demain-%C3%A0-la-une/20210405-pr%C3%A9sidentielle-au-b%C3%A9nin-patrice-talon-brigue-un-second-mandat">Bénin votera dimanche pour une présidentielle</a>&nbsp;qui s&rsquo;annonce sans surprise, lors de laquelle<a href="https://www.france24.com/fr/tag/patrice-talon/">&nbsp;le président Patrice Talon</a>, accusé d&rsquo;avoir verrouillé le scrutin, fera face à deux candidats de l&rsquo;opposition sans aucun poids politique.&nbsp;</p>



<p>Sébastien&nbsp;Ajavon, important opposant arrivé troisième lors de la précédente présidentielle et déjà condamné par la&nbsp;Criet&nbsp;en 2018 à vingt ans de prison pour trafic de drogue, a été à nouveau condamné début mars par contumace à une deuxième peine de cinq ans de prison ferme pour « faux, usage de faux et escroquerie ».&nbsp;</p>



<p>Il vit actuellement en exil, comme la grande majorité des opposants de poids.&nbsp;</p>



<p>Au moment de son élection en 2016, Patrice Talon avait affirmé vouloir effectuer un unique mandat, avant de se rétracter et d&rsquo;annoncer sa candidature mi-janvier pour le scrutin du 11 avril.&nbsp;</p>



<p><strong>Source: France 24 Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Election présidentielle au Bénin : huit opposants définitivement écartés</title>
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				<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 17:30:59 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/patrice-talon.jpg" alt="" class="wp-image-10191" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/patrice-talon.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/patrice-talon-300x188.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/patrice-talon-768x480.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>Patrice Talon </figcaption></figure>



<p><strong>Huit opposants béninois, dont les dossiers de candidature à l’élection présidentielle d’avril au Bénin avaient été rejetés par la Commission électorale nationale autonome, ont été définitivement écartés du scrutin par la Cour constitutionnelle, a-t-on appris lundi 22 février de cette institution judiciaire.</strong></p>



<p>Ce petit pays ouest-africain, longtemps vu comme un modèle de démocratie mais qui a récemment pris un virage autoritaire, s’apprête à vivre le 11 avril un scrutin inédit, auquel les grandes figures de l’opposition ne participeront pas.</p>



<p>Certaines se trouvent en exil ou condamnées à des peines d’inéligibilité. D’autres ont vu leur candidature recalée par la commission électorale, car ne disposant pas d’un nombre suffisant de parrainages.</p>



<p>La nouvelle loi électorale impose au candidat à l’élection présidentielle d’être parrainé par au moins 16&nbsp;députés ou maires. Or, seuls 6 de ces 159&nbsp;élus appartiennent à un parti d’opposition.</p>



<h4>Une « fraude au sommet de l’Etat »</h4>



<p>Huit opposants recalés par la Commission électorale avaient déposé un recours devant la Cour constitutionnelle, mais celle-ci les a tous déboutés, selon les décisions publiées sur le site internet de la Cour. Parmi eux, Rekiath Madougou, candidate du parti Les Démocrates, dont le président d’honneur est l’ancien président Thomas Boni Yayi, dénonce une&nbsp;<em>«&nbsp;fraude au sommet de l’Etat&nbsp;»</em>.</p>



<p>Selon elle, sa candidature disposait de 21&nbsp;parrainages, mais elle accuse les partis de ces élus, en charge de déposer les parrainages à la Commission, de ne pas les avoir transmis.</p>



<p>Le député Ahmed Affo Tidjani, du parti Union progressiste (majorité présidentielle) a affirmé à la presse avoir voulu donner son parrainage à M<sup>me </sup>Madougou, mais en avoir été empêché par son parti.</p>



<p>La tension autour du scrutin semble avoir encore monté d’un cran&nbsp;: trois responsables du parti Les Démocrates ont été convoqués vendredi et lundi par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Ils sont accusés d’avoir perçu de l’argent pour&nbsp;<em>«&nbsp;recruter des jeunes aux fins de saboter le processus électoral&nbsp;»</em>, selon leur parti qui dénonce&nbsp;<em>«&nbsp;un complot&nbsp;»</em>.</p>



<p>Le 11 avril, les 5,5 millions d’électeurs béninois auront le choix entre trois candidatures : celle du président sortant Patrice Talon, qui a recueilli 118 parrainages sur les 159 possibles, et celle de deux opposants quasi inconnus du grand public. Il s’agit de l’ancien ministre Alassane Soumanou du parti d’opposition Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et d’une figure dissidente parmi les opposants, Corentin Kohoué.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Présidentielle au Bénin : le président Patrice Talon affrontera deux adversaires en avril</title>
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				<pubDate>Sat, 13 Feb 2021 17:21:22 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/patrice-talon.jpg" alt="" class="wp-image-10872" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/patrice-talon.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/patrice-talon-300x188.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/patrice-talon-768x480.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p><strong>La Commission électorale du Bénin a affirmé vendredi que seuls trois dossiers de candidatures à la présidentielle d&rsquo;avril avaient été retenus : ceux du président Patrice Talon, de l&rsquo;ancien ministre Alassane Soumano et d&rsquo;une figure dissidente parmi l&rsquo;opposition, Corentin Kohoué. Les grands noms de l&rsquo;opposition se trouvent en exil ou condamnés à des peines d&rsquo;inéligibilité leur interdisant de se présenter.</strong></p>



<p>Le président du&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20191216-biens-culturels-africains-la-france-restituera-au-b%C3%A9nin-26-%C5%93uvres-d-art-d-ici-2021">Bénin</a>&nbsp;Patrice Talon aura deux adversaires à l&rsquo;élection présidentielle d&rsquo;avril, seuls trois dossiers de candidatures sur les vingt déposés ayant été retenus, a annoncé vendredi 12 février la Commission électorale. Les dossiers acceptés étaient les seuls à être complets, a expliqué la Commission électorale, citant notamment des problèmes quant au nombre des parrainages d&rsquo;élus.</p>



<p>Les grandes figures de l&rsquo;opposition se trouvent en exil ou condamnées à des peines d&rsquo;inéligibilité leur interdisant de se présenter ; ce petit pays ouest-africain, longtemps vu comme un modèle de démocratie, ayant récemment pris un virage autoritaire.</p>



<p>Patrice Talon,&nbsp;magnat du coton, arrivé au pouvoir en 2016, affrontera dans les urnes l&rsquo;ancien ministre Alassane Soumano du parti Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), considéré comme la plus grande formation politique de l&rsquo;opposition, et une figure dissidente parmi les opposants au président, Corentin Kohoué.</p>



<p><strong>Scrutin verrouillé, selon l&rsquo;opposition</strong></p>



<p>L’opposition dénonce un scrutin verrouillé par le président sortant, mettant notamment en exergue une nouvelle disposition de la loi électorale qui impose à chaque candidat d&rsquo;être parrainé par seize maires ou députés.</p>



<p>Patrice Talon « n&rsquo;a voulu prendre aucun risque » et&nbsp;« il a choisi de sélectionner ses adversaires parmi ses alliés et refusé la compétition aux candidats capables de le battre dans les urnes », a accusé Joel Aïvo, candidat d&rsquo;union d&rsquo;une partie de l&rsquo;opposition dont le dossier a été rejeté pour « défaut de parrainages ».</p>



<p>Des partisans de Patrice Talon ont au contraire affirmé que les conditions étaient en place pour une élection équitable.</p>



<p><strong>Recours possible</strong></p>



<p>Les candidats dont les dossiers ont été rejetés peuvent déposer un recours à la Cour constitutionnelle, qui publiera la liste définitive des candidats à l&rsquo;élection dans une dizaine de jours.</p>



<p>Des membres de l&rsquo;opposition ont prévenu mardi un représentant des Nations unies, en visite au Bénin, que les conditions posées par le gouvernement de Patrice Talon pourraient ébranler la crédibilité de l&rsquo;élection.</p>



<p>Aux législatives d&rsquo;avril 2019, aucun des partis d&rsquo;opposition n&rsquo;avait été autorisé à présenter de liste et, à l&rsquo;issue des municipales d&rsquo;avril 2020, boycottées par une partie des opposants, seuls six maires de cette mouvance ont été élus.</p>



<p>Au moment de son élection en 2016, Patrice Talon avait affirmé vouloir faire un mandat unique, avant de se rétracter et d&rsquo;annoncer sa candidature mi-janvier.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>BENIN : Madougou, Aïvo, Hounkpè, l’opposition cafouille à se trouver un ticket gagnant</title>
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				<pubDate>Thu, 04 Feb 2021 13:19:25 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Reckya Madougou, conseillère du président togolais a été désignée en duel avec Patrick Djivo, ancien député pour affronter Patrice Talon lors de la prochaine présidentielle. Mais pendant que l’opposition se réunit au sein d’un front commun, la candidature de l’éminent professeur Aïvo pèse sur l’issue des consultations alors qu’un front anti-Madougou se met en place....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/MADOUGOU.jpg" alt="" class="wp-image-21168" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/MADOUGOU.jpg 735w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/MADOUGOU-300x163.jpg 300w" sizes="(max-width: 735px) 100vw, 735px" /><figcaption>N&rsquo;étant pas une politicienne de terrain, Madougou a du pain sur la planche mais le fait d&rsquo;être une femme est atout majeur</figcaption></figure>



<p><strong>Reckya Madougou, conseillère du président togolais a été désignée en duel avec Patrick Djivo, ancien député pour affronter Patrice Talon lors de la prochaine présidentielle. Mais pendant que l’opposition se réunit au sein d’un front commun, la candidature de l’éminent professeur Aïvo pèse sur l’issue des consultations alors qu’un front anti-Madougou se met en place. Face au pouvoir autoritaire de Patrice Talon, l’opposition peine à retrouver ses marques.</strong></p>



<p>Les Démocrates, jeune parti politique qui réunit les proches de l’ancien président Boni Yayi a désigné sans surprise Reckya Madougou mercredi pour mener l’ultime combat du 11 avril avec un ancien député peu connu mais qui fait une certaine unanimité en colistier. Dans la foulée, Irenée Agossa, pilier du yayibonisme (en référence à l’ancien président béninois) organise des réfractaires autour de lui. Disqualifié face à Reckya Madougou, il n’est pas écarté qu’il fasse chevalier seul dans un combat où les règles du jeu ont été taillées sur mesure par le président sortant.</p>



<p><strong>Accouchement difficile</strong></p>



<p>Le choix de Reckya Madougou a été très rude lors des consultations que chapeaute, discrètement, le président Yayi Boni. D’autres ténors des Démocrates avaient voulu lui ravir la vedette sans y parvenir. Il faut dire qu’au-delà du fait d’être une femme remarquée, la patronne de la Team qui porte son nom est aussi une proche de l’ancien président. Dans la foulée, Irénée Agossa qui se réclame héritier de Yayi a dû démentir un message qui lui est attribué et qui est repris par le plus grand quotidien privé du pays, proche du pouvoir, Le Matinal, et qui fait cas d’une promiscuité avec un chef d’État (Faure Gnassingbé du Togo probablement) sans le nommer, évoquant à demi mot les limites et pressions déloyales de l’ex garde des sceaux. Mais finalement, cette femme qui aura 47 ans (le 30 avril) a su compter sur le soutien infaillible de Yayi Boni dont elle fut ministre pendant 5 ans avant d’être limogée en 2013. Si tout se passe pour le mieux pour elle, l’ingénieure commerciale sortie de<a href="https://etudiant.lefigaro.fr/annuaires/ecoles/institut-superieur-de-gestion-campus-de-lille-106"> l’Institut supérieur de gestion de Lille</a> devrait conduire une partie de l’opposition pour la présidentielle qui s’annonce serrée d’autant que le président sortant, qui avait promis en 2016 ne faire qu’un seul mandat, rempile.<strong> </strong></p>



<p><strong>Une opposition en grande vadrouille<br></strong></p>



<p>L’opposition est plus que dispersée face au président autoritaire qui tient tous les leviers du processus électoral. Il a réussi à prendre le contrôle de la Commission électorale nationale autonome (Cena) alors que l’ultime juge électoral, la cour constitutionnelle est tenue d’une main de fer par son avocat, Joseph Djogbénou. Dans une telle situation, la dispersion des voix de l’opposition ne peut que se retourner contre elle. Sébastien Ajavon, en exil en France&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210127-b%C3%A9nin-l-opposant-s%C3%A9bastien-ajavon-saisit-le-comit%C3%A9-des-droits-de-l-homme-de-l-onu">a saisi l’Organisation des nations unies (Onu) afin de pouvoir prendre part au scrutin</a>&nbsp;et n’entend pas «&nbsp;<em>soutenir un candidat autre que lui-même</em>«&nbsp;. Sur place, la branche dissidente des Forces cauris pour un Bénin émergeant (Fcbe) de l’ancien président Yayi aura son candidat, Paul Hounkpè notamment, acquis à Patrice Talon. L’opposition, malgré le soutien du très populaire Yayi Boni aura du mal à tirer son épingle du jeu.</p>



<p><strong>Forces et faiblesses de Madougou</strong></p>



<p>Sa principale faiblesse sera son soutien au régime togolais. Conseillère et influente au sein du gynécée de Faure Gnassingbé, elle aura du mal à convaincre de sa crédibilité d’autant qu’il lui sera délicat de contester les fraudes et irrégularités plausibles. Comment peut-elle le faire alors que l’opposition et la société civile togolaises accusent sans cesse son mentor, à la tête du Togo depuis 16 ans, d’avoir gagné le plus souvent grâce à des élections inéquitables ? La froideur qui caractérise les intellectuels et les éloigne du peuple pourrait aussi jouer contre elle. Elle devrait, pendant sa campagne, se montrer sympathique et accessible. Encore faudrait-il que, face aux relents machistes qui prévalent au Bénin, elle obtienne le parrainage d’au moins 16 des députés et maires d’autant qu’ils sont presque tous de la majorité présidentielle. Ce qui donnera vite à sa candidature l’image d’un deal entre Gnassingbé et Talon d’autant qu’elle ne peut être candidate que si la majorité présidentielle au Bénin le veut. Et surtout avec l’autorisation du président togolais qui ne voudra pas se fâcher avec son voisin. Mais elle peut compter à la fois sur son parcours académique, irréprochable, l’image de technocrate qu’elle a réussi à imposer ainsi que le soutien de Komi Koutché. L’ancien ministre des finances dispose d’une forte sympathie au centre du pays. L’hostilité que provoquent les méthodes peu démocratiques de Talon peuvent aussi jouer en sa faveur. Mais un risque, «&nbsp;<em>si elle s’en sort avec moins de 10%, ce qui est bien possible, son avenir politique est brisé</em>&nbsp;» selon un de ses proches, alors que 2026 lui serait plus favorable d’autant que le président sortant ne devrait, après ses deux mandats, plus pouvoir postuler à la magistrature suprême.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>BENIN : Aïvo/Madougou, un duo redouté par Patrice Talon ?</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 04:48:16 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/PHOTO-RM-JA-720x430.jpg" alt="" class="wp-image-21048" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/PHOTO-RM-JA-720x430.jpg 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/PHOTO-RM-JA-720x430-300x179.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>A défaut d&rsquo;une candidature de taille, ce duel permettra à Talon de légitimer sa réélection</figcaption></figure>



<p><strong>Le constitutionnaliste béninois était dans la danse depuis près d’une année. Mais ces derniers jours, Reckya Madougou est présentée par de nombreuses sources comme sa probable colistière.&nbsp; Une information non encore confirmée. Sauf que face à Patrice Talon, il faut plus que Joël Aïvo et la conseillère spéciale du président togolais pour faire le poids. Même si cette aventure devrait leur permettre de disposer d’une conséquente cagnotte grâce à de nombreux mécènes pour se préparer à des échéances futures.</strong></p>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Reckya_Madougou">A 47 ans, l’ex garde des sceaux du Bénin</a>, jusque-là conseillère du président togolais entretient le flou. Dans un message posté sur sa page facebook ce 26 janvier, elle dévoile tout lentement le secret, insistant sur des appels qui lui viendraient de la jeunesse. «&nbsp;<em>L’avenir doit et peut appartenir à ceux qui sont censés le subir&nbsp;: les jeunes</em>&nbsp;» lance Reckya Madougou, citant un livre qu’elle a publié aux éditions L’Harmattan en 2007. Ces derniers mois,&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=AUccJEqGMio">profitant de la promotion de son dernier ouvrage</a>, cette technocrate et spécialiste des finances inclusives a enchaîné des rencontres et échanges avec des jeunes, parrainant ici et là de nombreuses manifestations. Les rumeurs sont devenues plus retentissantes depuis que le président sortant,<a href="http://www.afrikastrategies.fr/2018/09/19/benin-la-democratie-a-lepreuve-dune-psychopathique-talonnade/">&nbsp;Patrice Talon à qui il est reproché d’avoir fait reculer la démocratie</a>&nbsp;pendant son premier mandant, a révélé l’identité de sa colistière. Le président béninoise ira à la prochaine présidentielle, dont il a repoussé, contre les avis de constitutionnalistes, de 45 jours la date de tenue, avec l’actuelle vice présidente du parlement, Mariam Chabi Talata Zime. Un choix d’une femme qui peut avoir précipité le probable plan Aïvo/Madougou, d’autant plus qu’au delà du fait qu’il s’agit de deux intellectuels connus dans leur pays,&nbsp; le professeur d’université et l’ex ministre ont en commun de florissants contacts de chefs d’Etat sur le continent.</p>



<p><strong>Le phénomène Aïvo</strong></p>



<p>Il était sur le terrain depuis plusieurs mois, si ce n’est un an. Respecté professeur de droit, ce natif de Porto-Novo (sud est) multiplie des sorties ici et là au point de pousser Talon, trop casanier, à entamer une tournée de reddition de comptes. En réalité, une véritable précampagne. Le président sortant est d’autant plus inquiet qu’une large partie des financements du putatif concurrent proviennent du puissant Nigeria voisin, avec qui le Bénin entretient de piteuses relations bilatérales. De nombreux proches de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammadu_Buhari">Buhari</a> dont Yemi Osinbajo, son actuel vice président, mettent la main à la pâte pour Aïvo. L’un des conseillers de ce dernier est chargé de mobiliser des hommes d’affaires du géant voisin au secours de l’ex <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Doyen_(universit%C3%A9)">doyen</a> de la Faculté de droit et de science politique de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_d%27Abomey-Calavi">Université d’Abomey-Calavi</a> (2016-2019) qui n’ayant pas occupé de « juteux » postes dans le pays, dispose de peu de moyen pour battre campagne dans un Bénin où l’argent est le principal critère de crédibilité en politique. Joël Aïvo compte aussi sur des réseaux, au Niger et au Nigeria, de Yayi Boni qui, ces derniers temps, le lâche doucement en faveur d’un hypothétique plan B. L’ancien président du Bénin ne trouve pas l’ex étudiant de l’Université Jean Moulin Lyon 3 « <em>suffisamment reconnaissant</em> » et s’agace de ses « <em>excès de liberté »</em>. Mais cela n’empêche pas le phénomène Aïvo de continuer à mobiliser de la foule, face au vide orchestré en face par Patrice Talon. En effet, grâce à de nombreuses dispositions exclusives, le président sortant s’est donné, par le biais d’acrobatiques réformes, le droit « <em>de se choisir ses adversaires</em> » comme le dénonce Komi Koutché, ancien ministre des finances. Dans une telle situation, l’outrecuidant juriste fait office de favori au sein d’une opposition en débandade et dont les ténors sont en exil en France. Soutenu par les jeunes et une grande partie de l’élite, le major de promotion DEA 2002 à l’Université Pierre Mendès Grenoble 2 peut aussi compter sur les « déçus » de la rupture qui sont « <em>majoritaires dans le pays</em> » selon Valentin Djenontin, un autre opposant en exil. Quoiqu’il arrive, et si le duo Aïvo/Madougou se met en place, il saura compter sur le bilan décrié de Patrice Talon.</p>



<p><strong>La rupture, un bilan en double teinte</strong></p>



<p>A Cotonou, ce mois de décembre, les béninois n’affluent pas dans les bars comme d’habitude en cette période de fin d’année. «&nbsp;<em>La rupture a cassé notre portefeuille et détruit le panier de la ménagère</em>&nbsp;» s’offusque Lionel. A 38 ans, ce jeune entrepreneur a vu son chiffre d’affaire baisser de plus de 80% en 5 ans. Tout comme un grand nombre de béninois, cet ancien enseignant converti aux affaires se plaint d’une «&nbsp;<em>circulation ralentie de l’argent&nbsp;»</em>. Un concept typiquement béninois auquel rétorque le président sortant «&nbsp;<em>chacun a son salaire, l’argent qui ne circule pas, c’est l’argent sale&nbsp;»</em>. Une riposte qui est loin de convaincre dans un pays où le secteur informel et notamment ce qu’on appelle là bas «&nbsp;la débrouillardise&nbsp;» occupe plus de 2/3 de la population. Mais point d’effort pour le constater, les infrastructures constituent le principal axe de l’action gouvernementale. Routes, centres de santé, établissements scolaires, stades de sports, presque tous les secteurs sont concernés dans ce pays de 12 millions d’habitants aux ressources aléatoires. Conséquence, la dette du pays a atteint 48,7% du PIB en septembre 2020 dont 53,4% constitue la dette extérieure. L’ancien chef d’Etat Nicéphore Dieu Donné Soglo dénonce «&nbsp;<em>un naufrage</em>&nbsp;» en comparant les dettes souscrites en 5 ans à celles des deux décennies précédentes. Mais ce qui aurait le plus marqué ce quinquennat, c’est la reculade démocratique. Les libertés publiques sont restreintes, Amnesty international dénonce «&nbsp;<em>une chasse à l’opposition</em>&nbsp;» et Reporters sans frontière (Rsf) a fait perdre au Bénin 17 points lors de son dernier classement sur la liberté de presse, le classant à la 113<sup>e</sup>&nbsp;place. Même l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a dû retirer cet ancien modèle démocratique de la liste «&nbsp;<em>des pays sûrs</em>&nbsp;» pour permettre à la France de recevoir plus aisément ces béninois obligés de fuir leur pays pour des raisons purement politiques. Et alors que le président Talon tient les principaux acteurs du processus électoral (la Commission électorale et la Cour constitutionnelle notamment), il devrait partir favori pour la présidentielle du 11 avril 2021. Il dispose d’une marge de manœuvre assez souple sur l’issue, par diverses manipulations et fraudes.</p>



<p><strong>JA et RM, le duo gagnant ?</strong></p>



<p>Aïvo et Madougou, le duo gagnant ? Pas vraiment et pour plusieurs raisons. D’abord, il faut que l’ex garde des sceaux du Bénin qui est encore conseillère du président Faure Gnassingbé, veuille se joindre au professeur Aïvo. Elle n’en a pas fait l’annonce officielle. Le président togolais ne l’y autoriserait pas si cette décision peut mettre à mal ses relations avec son homologue du Bénin. Ensuite, aucun des deux (Aïvo et Madougou) n’a réussi à se construire une véritable image d’homme ou de femme d’Etat. Joël Aïvo est sans doute l’un des meilleurs constitutionnalistes de l’Afrique francophone et avant d’être limogée par Yayi Boni, Reckya Madougou aura été une ministre remarquée et dont la compétence est incontestable. Mais cela ne suffira pas pour gagner une présidentielle au Bénin. Même si cette tentative peut permettre au duel de se préparer pour des victoires futures. Membre influente du gynécée qui rode autour du président togolais, Madougou peut compter sur l’aide financière de Faure Gnassingbé mais aussi sur des coups de mains d’autres chefs d’Etat notamment Alassane Ouattara et Macky Sall dont, grâce à son poste de conseillère à Lomé II, elle s’est rapprochée ces dernières années. Que ce soit le Niger, le Burkina Faso ou le Nigeria, Aïvo a des accès pointus dans plusieurs palais présidentiels africains. Cette aventure, perdue d’avance face à un Patrice Talon qui fera feu de tout bois pour s’arroger un second mandat, peut permettre tout de même de mettre de l’argent de côte pour d’autres tentatives, notamment en 2026. Encore faudrait-il qu’au-delà de son immensité intellectuelle pour Aïvo et de son remarquable charme pour Madougou, le couple démontre qu’il est une alternative crédible. Ce n’est pas encore le cas mais il peut y parvenir.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, à Paris, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Bénin: l&#8217;opposant Sébastien Ajavon saisit le comité des droits de l&#8217;homme de l&#8217;ONU</title>
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				<pubDate>Wed, 27 Jan 2021 18:31:03 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/rea_263087_040-592x296-1611670370.jpg" alt="" class="wp-image-21024" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/rea_263087_040-592x296-1611670370.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/rea_263087_040-592x296-1611670370-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Sébastien Ajavon</figcaption></figure>



<p><strong>L&rsquo;opposant béninois Sébastien Ajavon vient de saisir le comité des droits de l&rsquo;homme du Haut-Commissariat des Nations unies à Genève. L’homme d’affaires avait notamment été condamné en 2018 pour trafic de cocaïne. Il est depuis exilé en France où il dispose du statut de réfugié politique.</strong></p>



<p>Les avocats de&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20181019-benin-opposant-sebastien-ajavon-condamne-20-ans-prison"><strong>Sébastien Ajavon</strong></a>&nbsp;demandent l’annulation de cette condamnation et la suspension de toute procédure judiciaire à son encontre. Les demandes de la Cour africaine des droits de l&rsquo;homme en ce sens ont toutes été ignorées par l&rsquo;État du Bénin. En ligne de mire, pour l&rsquo;opposant, la possibilité de participer à&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210116-pr%C3%A9sidentielle-au-b%C3%A9nin-patrice-talon-candidat-pour-un-second-mandat"><strong>l’élection présidentielle d’avril prochain</strong></a>. Le dépôt des candidatures est prévu entre le 1er et le 4 février.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il y a l’idée qu’il est engagé dans une course contre la montre par rapport aux limitations et aux barrières qui ont été mises sur son chemin sur le plan judiciaire</em>, déclare l’un des avocats de Sébastien Ajavon, Maître Antoine Vey.&nbsp;<em>Nous espérons obtenir des investigations rapides, peut-être des mesures provisoires et puis surtout, une forme de prise de position de la communauté internationale pour essayer d’enjoindre le Bénin de respecter le processus démocratique</em>&nbsp;».</p>



<h4>« Dérive autoritaire »</h4>



<p>«&nbsp;<em>Ce qui est alarmant, c’est que le Bénin a toujours fait office de laboratoire démocratique dans la région et qu&rsquo;aujourd’hui, malheureusement, il y a une dérive autoritaire qui est constatée dont Monsieur Ajavon est victime,</em>&nbsp;poursuit-il.&nbsp;<em>En fait, c’est cela que nous remettons en cause, c’est-à-dire la destruction de l’État de droit au sein du Bénin par le verrouillage du processus politique et toutes les mesures qui pourront être prises pour essayer de déverrouiller ce processus politique, nous les engagerons. Et Monsieur Ajavon est déterminé dans son souhait de pouvoir concourir à cette élection et dans son souhait de voir cette élection libre, démocratique et permettant au peuple béninois de choisir librement leur prochain président.</em>&nbsp;»</p>



<p>Contacté par RFI, le ministre de la Justice du Bénin, Séverin Quenum, n&rsquo;a pas souhaité faire de commentaires sur cette affaire.</p>



<p><strong>Source:  Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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