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	<title>Parlement tunisien &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tunisien Ghannouchi déclare le parlement en session, défiant le président</title>
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				<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 21:17:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p>Le président du parlement tunisien, Rached Ghannouchi, a déclaré vendredi l&rsquo;assemblée en session et a exhorté les législateurs à reprendre le travail, défiant la suspension de l&rsquo;assemblée par le président Kais Saied dans une nouvelle escalade de la crise politique dans le pays.</p>



<p>La déclaration de Ghannouchi devrait approfondir un différend sur la légitimité de la prise de contrôle par Saied de la plupart des pouvoirs législatifs et exécutifs en juillet, une décision que les opposants au président ont qualifiée de coup d&rsquo;État.</p>



<p>« Le bureau de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple est en session permanente », a déclaré Ghannouchi, chef du parti islamiste modéré Ennahda, dans un tweet.</p>



<p>Élu en 2019, Saied a subi des pressions nationales et internationales pour nommer un gouvernement après son intervention en juillet, lorsqu&rsquo;il a limogé le Premier ministre, suspendu le Parlement et pris le pouvoir exécutif.</p>



<p>Mercredi, il a nommé Najla Bouden Romdhane, une géologue avec peu d&rsquo;expérience gouvernementale, comme première femme Premier ministre de Tunisie.</p>



<p>La semaine dernière, il a suspendu la majeure partie de la constitution, affirmant qu&rsquo;il pourrait gouverner par décret pendant une période « exceptionnelle » sans fin définie, remettant en question les acquis démocratiques après la révolution tunisienne de 2011 qui a déclenché les manifestations du printemps arabe.</p>



<p>Plus tôt vendredi, les forces de sécurité ont encerclé le siège du parlement, en prévision de l&rsquo;arrivée des législateurs.</p>



<p><strong>Source : Reuters Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : Abir Moussi, alliée objective des islamistes ?</title>
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				<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 12:51:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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				<description><![CDATA[La présidente du parti Destourien Libre est devenue la principale opposante aux islamistes en Tunisie. Mais ses excès ne risquent-ils pas de discréditer son combat ? Elle ferraille et pourfend ses ennemis au point que certains la comparent à Jeanne d’Arc. Mais Abir Moussi ne défend d’autre roi qu’elle-même. La présidente du parti Destourien Libre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Abir-Moussi-a-Sfax.jpg" alt="" class="wp-image-21698" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Abir-Moussi-a-Sfax.jpg 626w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Abir-Moussi-a-Sfax-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /><figcaption>La présidente du Parti destourien libre, Abir Moussi</figcaption></figure>



<p><strong>La présidente du parti Destourien Libre est devenue la principale opposante aux islamistes en Tunisie. Mais ses excès ne risquent-ils pas de discréditer son combat ?</strong></p>



<p>Elle ferraille et pourfend ses ennemis au point que certains la comparent à Jeanne d’Arc. Mais Abir Moussi ne défend d’autre roi qu’elle-même. La présidente du parti Destourien Libre (PDL) a fait de la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1048486/politique/tunisie-abir-moussi-ennahdha-nest-pas-un-parti-de-souche-tunisienne/">mouvance islamiste représentée en politique par Ennahdha et la Coalition El Karama la cible de tous ses combats</a>. Elle marque des points et les esprits mais à multiplier les sorties tonitruantes elle se perd aussi. Parmi ses admirateurs, certaines critiques commencent à fuser mais l’ancienne cadre du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), parti de Ben Ali, n’en a cure tant elle est sûre de son succès.</p>



<h4>Guérilla à l’Assemblée</h4>



<p>Les sondages attribuent à sa formation 43 % d’intentions de vote ; son parti serait en passe d’avoir une majorité franche à l’Assemblée et elle pourrait alors être Chef du gouvernement. Ce n’est pas tout à fait ce qu’elle désire. Son objectif est Carthage mais avec 13,1 % d’intentions de suffrages, elle est largement distancée dans la course à la présidentielle par <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/1049137/politique/kais-saied-la-fin-de-letat-de-grace-pour-le-president-tunisien/">l’actuel président de la République, Kaïs Saïed</a> qui caracole à 53,3 % selon un sondage Sigma Conseil de mars 2021. A moins d’une dissolution de l’Assemblée, souhaitée par certains Tunisiens pour briser la paralysie institutionnelle, le prochain scrutin doit se tenir en 2024 : cela n’empêche pas Abir Moussi de faire campagne et d’utiliser tous les moyens pour faire parler d’elle.</p>



<p>Résultat, elle est plébiscitée par les nostalgiques de la loi et de l’ordre mais aussi par des démocrates qui partagent son rejet des islamistes. Mais cela suffit-il à faire un programme ? Evidemment le PDL en a un mais sa présidente l’occulte en faveur d’une guérilla constante contre ses ennemis jurés. Dans un paysage politique atone et sans réels concurrents, Abir Moussi grimpe les échelons à force de hargne et de ténacité. Des qualités rares dans la sphère politique tunisienne mais Abir Moussi en fait tellement qu’elle est prise à son propre jeu. D’un sit-in à l’Assemblée à un autre contre l’Association des oulémas musulmans, elle enchaîne les meetings populaires et fait de l’hémicycle un champ de bataille, commence à indisposer et à susciter des interrogations.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ELLE ENCHAÎNE LES MEETINGS POPULAIRES ET FAIT DE L’HÉMICYCLE UN CHAMP DE BATAILLE, COMMENCE À INDISPOSER ET À SUSCITER DES INTERROGATIONS</p></blockquote>



<p>Son rituel d’empêcheuse de tourner en rond au parlement est immuable : pour être sûre de se faire entendre et que nul ne lui coupe la parole, elle s’arme d’un porte-voix et déambule dans les couloirs en dénonçant les dérives des islamistes. Des joutes qu’elle filme en personne et diffuse en direct. Succès assuré sur la toile mais aussi agacement et réprobation chez ses pairs. Un crescendo de provocations qui a depuis longtemps tourné au clash avec les députés d’Ennahdha et la Coalition El Karama&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1087793/politique/tunisie-pugilat-a-lassemblee/">dont certains font preuve de violence physique à son encontre</a>. Du pain béni pour Abir Moussi.</p>



<h4>Offensive désordonnée</h4>



<p>La pasionaria est effectivement menacée de mort et vit sous haute sécurité mais ce sont ses ennemis qui craignent que leur rivale politique devienne un martyr. Ils perdraient alors tout le bénéfice de cette guerre sans fin qu’elle a enclenchée. Effet inattendu de la rage encombrante que met l’ancienne avocate à s’opposer à Ennahdha, les islamistes qui avaient perdu un peu plus d’un million de voix entre le scrutin de 2011 et celui de 2019 consolident leurs rangs, oublient leurs dissensions internes et ont beau jeu de signifier qu’ils sont de nouveau la cible des héritiers de Ben Ali. Les Tunisiens en oublient leur désastreuse gouvernance depuis 2011 et le scénario à la libanaise qui menace le pays.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>EFFET INATTENDU DE LA RAGE ENCOMBRANTE QUE MET L’ANCIENNE AVOCATE À S’OPPOSER À ENNAHDHA : LES ISLAMISTES CONSOLIDENT LEURS RANGS</p></blockquote>



<p>À force d’excès, Abir Moussi s’égare et perd la notion de limite. Les vociférations qui caractérisent chacune de ses interventions de députée, ses hurlements quand ceux qu’elle titille avec constance réagissent et sa manière de prendre à témoins les Tunisiens lui assurent une certaine visibilité et une popularité auprès de ceux qui la perçoivent comme l’ange sauveur. Les autres s’interrogent sur son offensive désordonnée et improductive : elle n’a de rendement que la confusion qu’elle orchestre et empêche l’assemblée de tenir son agenda.</p>



<p>Son entourage assure qu’elle n’écoute pas les conseils mais il est certain qu’elle est néanmoins bien cornaquée pour rendre coup pour coup et tenir en haleine pendant deux heures un auditoire sans un regard sur ses notes. Des qualités qui ne suffisent pas à faire oublier son opposition à l’égalité successorale entre frères et sœurs, son refus d’abolir la peine de mort et son absence de prise de position, sauf quand il s’agit de membres de son parti, quant aux violences faites aux femmes.</p>



<p>Un rapport très distancié avec les droits humains mais aussi avec ceux qui pourraient être ses partenaires. En quelques semaines, Abir Moussi s’est brouillée avec la puissante centrale syndicale de l’UGTT, la plupart des partis et les journalistes. Comment ambitionner d’être la présidente de tous les Tunisiens quand on se coupe de tous pour obéir aux diktats du buzz médiatique ? Abir Moussi est à la croisée des chemins : son succès dépendra de ses capacités à transcender les clivages et à contrôler ses excès pour au moins rassurer sur un possible vivre ensemble.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : pugilat à l’Assemblée</title>
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				<pubDate>Tue, 08 Dec 2020 17:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Une sortie sur les mères célibataires d’un député d’El Karama a mis le feu aux poudres et abouti à l’agression physique de deux députés. Explication. Fini la componction avec laquelle les élus évoquaient l’hémicycle comme un espace solennel et « quasiment sacré » où la Constitution était mise en œuvre avec respect. Désormais, la coupole...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/parlement-tunisien.jpg" alt="" class="wp-image-12243" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/parlement-tunisien.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/parlement-tunisien-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>parlement tunisien</figcaption></figure>



<p><strong>Une sortie sur les mères célibataires d’un député d’El Karama a mis le feu aux poudres et abouti à l’agression physique de deux députés. Explication.</strong></p>



<p>Fini la componction avec laquelle les élus évoquaient l’hémicycle comme un espace solennel et « quasiment sacré » où la Constitution était mise en œuvre avec respect. Désormais, la coupole du Bardo abrite un ring où les principaux bretteurs sont les députés de la coalition d’El Karama.</p>



<p>La formation réunissant des ultras-conservateurs issus de la mouvance des Ligues de protection de la révolution (LPR), dissoutes par voie de justice en 2014, joue, au sens propre, les gros bras dans les allées de l’assemblée. Si c’est surtout&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/985981/politique/tribune-tunisie-abir-moussi-ou-lillusion-de-la-modernite/">Abir Moussi et son Parti Destourien Libre (PDL)</a>&nbsp;qui concentrent généralement les attaques de la Coalition El Karama, cette dernière est passée, le 7 décembre, de la violence verbale à l’agression physique.</p>



<h4>Allumer le feu</h4>



<p>Tout a commencé le 4 décembre, quand le député El Karama Mohamed Affès a mis à profit la retransmission en direct sur la télévision nationale des débats à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), pour se mettre en scène. Sûr de son immunité parlementaire, il a allumé le feu lors de l’examen de la loi de Finances 2020, en s’en prenant aux mères célibataires qui sont, selon lui, « soit des trainées soit des femmes violées » et celles qu’il considère comme trop émancipées.</p>



<p>« C’est de la liberté d’expression ; un député jouit de l’immunité totale et peut tout dire », surenchérit en roulant des mécaniques le président d’El Karama Seifeddine Makhlouf, tandis que dans les médias et sur les bancs du parlement le parti est accusé d’avoir des sympathies pour les mouvements jihadistes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES ÉLUS D’EL KARAMA ONT POURSUIVI LEURS ATTAQUES VÉHÉMENTES JUSQU’À EN VENIR AUX MAINS</p></blockquote>



<p>Le lendemain, différents partis avaient inscrit l’examen d’une condamnation des propos du député à l’ordre du jour de la réunion du bureau de l’Assemblée des représentants du peuple. Mais les élus d’El Karama ont empêché la réunion de se tenir et ont poursuivi leurs attaques véhémentes jusqu’à en venir aux mains lors de la plénière du 7 décembre. Du jamais vu sous la coupole, théâtre pourtant des débats houleux pour la rédaction de la Constitution ou des tensions extrêmes qui ont précédé la suspension de l’assemblée en 2013.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/12/08/jad20201208-mmo-tunisie-parlement-pujilat-photo2.png" alt="Le député tunisien Anouar Bechahed du Bloc démocratique a été passé à tabac au su et au vu de tous par les élus d’El Karama, le 7 décembre à l'Assemblée." class="wp-image-1087980"/></figure>



<p>Mais si le sang n’avait pas encore éclaboussé les feutres de l’hémicycle, c’est désormais chose faite. Le député Anouar Bechahed du Bloc démocratique a été passé à tabac au su et au vu de tous par les élus d’El Karama, qui ont également agressé Samia Abbou, élue du Courant démocratique.</p>



<h4>Immunité parlementaire ?</h4>



<p>À entendre Seifeddine Makhlouf, l’immunité prévaut même en cas de violence. Ce n’est pas l’avis de tous : des ONG dont l’Union nationale des femmes tunisiennes (UNFT) et l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) ont porté plainte contre Mohamed Affès.</p>



<p>Des partis ont aussi pris position. Mohsen Marzouk, président de Machrou Tounes, estime ainsi que « la place de ces alliés des groupes terroristes est en prison », faisant allusion à la proximité d’El Karama avec la Ansar al-Charia et la propension de Seifeddine Makhlouf à prendre la défense, en tant qu’avocat, de bon nombre de fichés S.</p>



<p>La question des mères célibataires est devenue emblématique sur la scène politique tunisienne. En 2011, l’actuelle maire de Tunis, Souad Abderrahim, à peine élue députée d’Ennahdha s’en prenait déjà aux mères célibataires — une « infamie » selon elle — sur les ondes RMC Doualiya.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DES REPRÉSENTANTS DES PARTIS AGRESSÉS ONT ENJOINT LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, KAÏS SAÏED, DE RÉTABLIR L’ORDRE</p></blockquote>



<p>Sur l’affaire Mohamed Affès, des représentants des partis agressés par ceux d’El Karama ont enjoint le président de la République, Kaïs Saïed, de rétablir l’ordre. Seulement, discipliner les députés ne fait pas partie des prérogatives du chef de l’État, et Seifedinne Makhlouf n’a pas manqué, par provocation et volonté de jeter de l’huile sur le feu, de demander par vidéo au président de lui montrer ce qu’il peut faire en pareille situation.</p>



<p>« Il a le champ libre.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1047412/politique/tunisie-quand-ennahdha-rejoue-la-querelle-des-anciens-et-des-modernes/">Le président de l’ARP, Rached Ghannouchi, est aux abonnés absents</a>&nbsp;et se contente de communiqués sibyllins », reproche un indépendant. En effet, beaucoup attendaient du patron du perchoir de trancher et de rappeler à l’ordre les députés d’El Karama.</p>



<p>Rached Ghannouchi a certes condamné avec « fermeté » les violences des députés d’El Karama et annoncé l’ouverture d’une enquête. Mais il a surtout donné le sentiment de renvoyer dos à dos les uns et les autres en arguant que le PDL avait aussi été à l’origine de violences verbales. Le secrétaire général du Courant démocrate Ghazi Chaouachi a annoncé porter plainte contre El Karama et appelé Rached Ghannouchi à démissionner.</p>



<p style="text-align:left"><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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