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	<title>parlement europeen &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tunisie : pourquoi l’Europe sort le carton jaune</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 17:03:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Parlement européen a adopté le 21 octobre une résolution faisant état de reculs démocratiques préoccupants en Tunisie. Dix ans de remue-ménage institutionnel et économique improductif ont tari la sympathie de la scène internationale à l’égard du seul pays du monde arabe qui s’était engagé dans un processus démocratique pacifique après 2011. Dans la foulée...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le Parlement européen a adopté le 21 octobre une résolution faisant état de reculs démocratiques préoccupants en Tunisie.</strong></p>



<p>Dix ans de remue-ménage institutionnel et économique improductif ont tari la sympathie de la scène internationale à l’égard du seul pays du monde arabe qui s’était engagé dans un processus démocratique pacifique après 2011.</p>



<p>Dans la foulée des positions qu’a prises le Congrès américain à la mi-octobre, l’Union européenne exhibe à son tour un carton jaune et enjoint la Tunisie de se remettre sur les rails institutionnels.</p>



<p>Une résolution proposée au Parlement européen déclarant la préoccupation des députés face au «&nbsp;grave défi auquel est confrontée la transition démocratique en Tunisie&nbsp;» a été adoptée le 21 octobre par 534 voix sur 685.</p>



<p>En vertu de cette résolution, l’institution « appelle le président tunisien à rétablir les travaux de l’Assemblée des représentants du peuple [ARP] et à garantir l’état de droit ».</p>



<p>Cette demande n’est pas nouvelle. Depuis le 25 juillet, elle a été formulée à diverses reprises aussi bien par des sénateurs et des représentants de l’administration américaine que par&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1165269/politique/mali-josep-borrell-cette-transition-ne-doit-pas-etre-une-transition-de-plus/">Josep Borell, haut-représentant pour les relations extérieures et la politique de sécurité de l’Union européenne.</a></p>



<p>Tous jugent essentiel de préserver l’acquis démocratique, de respecter la séparation des pouvoirs et de rétablir l’ordre institutionnel. Mais Carthage, ou plutôt Kaïs Saïed, semble insensible à ces alarmes : ce dernier estime, comme la majorité des Tunisiens, qu’il a mis fin à une ère de corruption menaçant l’État et la société de délitement.</p>



<h4>Remise en marche des institutions</h4>



<p>L’Union européenne, qui constate que la nomination d’un nouveau gouvernement est « un premier pas positif », semble être au diapason des États-Unis. La résolution adoptée se lit comme une liste des objectifs que l’UE avait soutenus en Tunisie et qui n’ont pas été atteints.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>TOUT SOUTIEN FINANCIER DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉ DU RÉTABLISSEMENT DES TRAVAUX DE L’ARP</p></blockquote>



<p>Cette compilation d’essais non transformés par la révolution tunisienne se déploie dans tous les champs où est intervenue l’UE auprès de la Tunisie : droits humains, décriminalisation de l’homosexualité, questions de genre, finances publiques et réformes institutionnelles.</p>



<p>Aucun chapitre n’est négligé par Bruxelles, qui réitère néanmoins son soutien à la Tunisie à condition d’un retour au processus démocratique et d’une reprise des travaux de l’Assemblée.</p>



<p>Les Européens n’exigent pas de réactiver physiquement la législature qui a été gelée le 25 juillet, mais poussent à préserver les institutions et à respecter la Constitution, qui peut être amendée mais qui doit conserver sa suprématie, notamment sur les décrets présidentiels.</p>



<p>Dans cette perspective, l’UE encourage une démarche inclusive sous forme de dialogue national qui impliquerait les organisations nationales, les partenaires sociaux et la société civile.</p>



<p>Ce passage en revue conduit Bruxelles à souligner que « tout soutien financier à la Tunisie doit être accompagné du rétablissement des travaux de l’Assemblée des représentants du peuple et du respect de l’état de droit et des droits civils et humains ».</p>



<p>L’UE menace, avec diplomatie, d’un tour de vis financier, tout comme les États-Unis ont conditionné leur aide militaire à la remise en marche des institutions démocratiques et à l’évaluation du degré d’implication de l’armée tunisienne dans la volte-face du 25 juillet à l’égard de la démocratie.</p>



<h4>Accusation d’ingérence</h4>



<p>« L’UE assortit l’avancée des droits à plus d’aide. En ce sens, la Tunisie a failli à ses engagements. Il faut retenir que Bruxelles n’est pas opposé aux réformes, et convient des limites du système politique choisi en 2014, évitant ainsi d’être accusé, en interne, de soutenir les islamistes », commente Karim Bouzouita, expert en communication politique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’OPINION ESTIME QUE DE TELLES INITIATIVES D’INSTITUTIONS ÉTRANGÈRES CONSTITUENT UNE INGÉRENCE</p></blockquote>



<p>La position des Européens coïncide avec celle de Washington mais aussi avec&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1176680/economie/face-au-mur-de-la-dette-la-tunisie-forcee-de-negocier-avec-le-fmi/">la panne des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI)</a>&nbsp;et la Banque mondiale.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1237479/economie/kais-saied-dispose-de-100-jours-pour-trouver-24-milliards-deuros/">L’étau financier se resserre au point</a> que les autorités tunisiennes envisagent, selon Abdelkrim Lassoued, directeur général du financement et des paiements extérieurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT), de solliciter l’aide de l’Algérie alors que des discussions sont en cours avec l’Arabie saoudite. Il n’est pas sûr toutefois que le royaume passe outre la fermeté américaine et européenne.</p>



<p>Le politologue Slaheddine Jourchi conseille de ne pas « négliger les avis internationaux et d’entamer un vaste dialogue interne pour réorganiser les relations avec les partenaires, y compris les institutions internationales ».</p>



<p>Mais l’opinion publique renâcle. Elle estime que de telles initiatives d’institutions étrangères constituent une ingérence dans les affaires du pays et une atteinte à la souveraineté nationale. Si, en principe, la Tunisie est libre de ses choix, son économie est aussi plombée par sa dette extérieure.</p>



<p>La résolution doit être transmise « au gouvernement de la République tunisienne et au président de l’Assemblée des représentants du peuple tunisien », précise le texte des députés. Nulle mention de la présidence, donc.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : la résolution du Parlement européen fait réagir</title>
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				<pubDate>Fri, 29 Nov 2019 12:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19762284lpw-19762343-article-jpg_6716719_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-11790" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19762284lpw-19762343-article-jpg_6716719_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19762284lpw-19762343-article-jpg_6716719_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption> Après avoir obtenu en avril la démission d&rsquo;Abdelaziz Bouteflika, à la tête de l&rsquo;État depuis 20 ans, le « hirak »&nbsp;exige le départ de tout le&nbsp;régime et refuse qu&rsquo;il organise l&rsquo;élection du successeur du président déchu, prévue le 12 décembre.<br><em>©&nbsp;DR</em> </figcaption></figure>



<h4>Adopté&nbsp;à main levée par les eurodéputés, la résolution sur la situation des libertés en Algérie, qui n&rsquo;est pourtant pas contraignante, ne passe pas de l&rsquo;autre côté de la Méditerranée.&nbsp;</h4>



<p>Hier jeudi, le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/parlement-europeen">Parlement européen</a>&nbsp;a adopté une résolution sur la situation des libertés en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie">Algérie</a>.&nbsp;<a href="http://www.europarl.europa.eu/doceo/document/RC-9-2019-0193_FR.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans le texte publié sur son site, l&rsquo;institution «&nbsp;condamne&nbsp;vivement l&rsquo;arrestation arbitraire et illégale, la détention, les intimidations et les attaques de journalistes, de syndicalistes, d&rsquo;avocats, d&rsquo;étudiants, de défenseurs des droits de l&rsquo;homme et de la société civile ainsi que de tous les manifestants pacifiques qui participent aux manifestations pacifiques du Hirak&nbsp;».</a></p>



<p>Elle «&nbsp;demande aux autorités algériennes la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes inculpées pour avoir exercé leur droit à la liberté d&rsquo;expression&nbsp;», et cite notamment les noms de Hakim Addad, Abdelouahab Fersaoui, Massinissa Aissous, Djalal Mokrani, Ahmed Bouider, Kamel Ould Ouali, Karim Boutata, Ahcene Kadi, Wafi Tigrine, Khireddine Medjani, Samir Belarbi, Karim Tabbou, Fodil Boumala, Lakhdar Bouregaa et Samira Messouci.</p>



<p>Le Parlement européen «&nbsp;invite&nbsp;» aussi les «&nbsp;autorités algériennes à mettre fin à toute forme d&rsquo;intimidation, y compris le harcèlement judiciaire et législatif, l&rsquo;incrimination ainsi que les arrestations et les détentions arbitraires à l&rsquo;encontre des manifestants pacifiques, des défenseurs des droits de l&rsquo;homme, des journalistes critiques et des blogueurs&nbsp;» et appelle à «&nbsp;l&rsquo;arrêt des violations de la liberté de culte des chrétiens, des ahmadis et d&rsquo;autres minorités religieuses&nbsp;».</p>



<h4>«&nbsp;Ingérence flagrante&nbsp;»</h4>



<p>Officiellement, c&rsquo;est le Parlement algérien qui réplique d&rsquo;abord à travers un communiqué de l&rsquo;Assemblée populaire nationale (APN). Celle-ci «&nbsp;déplore ce qui s&rsquo;est passé aujourd&rsquo;hui à Strasbourg&nbsp;» et qui constitue, selon elle, une «&nbsp;ingérence flagrante dans les affaires intérieures&nbsp;» et une «&nbsp;provocation du peuple algérien&nbsp;».&nbsp;«&nbsp;L&rsquo;Algérie respecte toutes les conventions internationales et rejette tous les mensonges et toutes les diffamations qui touchent la législation algérienne&nbsp;», poursuit-elle.</p>



<p>«&nbsp;Au moment où les Algériens s&rsquo;apprêtent à se rendre aux urnes pour choisir leur président après un mouvement pacifique et l&rsquo;accompagnement, avec un grand professionnalisme, de l&rsquo;Armée nationale populaire […], à ce moment-là, intervient la résolution du Parlement européen sur la réalité des libertés en Algérie&nbsp;», relève-t-elle. Le ministère des Affaires étrangères s&rsquo;est également exprimé sur la question.</p>



<p>Dans son communiqué, il estime que le Parlement européen «&nbsp;a surtout confirmé, à l&rsquo;initiative des députés instigateurs, qu&rsquo;il promeut désormais ouvertement leur agenda du chaos provoqué, qu&rsquo;ils ont malheureusement mis en œuvre dans bien des pays frères&nbsp;». «&nbsp;L&rsquo;Algérie condamne et rejette dans le fond et dans la forme cette immixtion flagrante dans ses affaires internes et se réserve le droit de procéder à un examen général et attentif de ses relations avec l&rsquo;ensemble des institutions européennes, à l&rsquo;aune de ce que ces institutions confèrent effectivement aux valeurs de bon voisinage ouvert, de coopération franche et de dialogue mutuellement respectueux&nbsp;», ajoute-t-il.</p>



<p>La veille, le vice-ministre de la Défense et chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;armée a affirmé que l&rsquo;Algérie n&rsquo;acceptera «&nbsp;aucune ingérence&nbsp;». Le peuple «&nbsp;sera le seul à en tracer les repères prometteurs, grâce à sa détermination et à l&rsquo;engagement de son armée à préserver l&rsquo;Algérie libre, indépendante et souveraine dans ses décisions, n&rsquo;acceptant aucune ingérence ou diktat et ne se soumettant à aucune tractation de la part de quiconque et je dis bien de la part de quiconque&nbsp;», a-t-il assuré.</p>



<p>Mardi,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/les-algeriens-a-nouveau-mobilises-contre-la-presidentielle-27-09-2019-2338211_3826.php">c&rsquo;est le chef d&rsquo;État par intérim qui rappelle que</a>&nbsp;«&nbsp;l&rsquo;Algérie demeure profondément attachée à son rejet de principe de toute ingérence étrangère dans ses affaires internes, quelles que soient les parties qui pourraient en être l&rsquo;instigateur et quelles qu&rsquo;en soient leurs intentions, déguisées souvent, pour ne pas dire toujours, sous le couvert des droits de l&rsquo;homme, diaboliquement politisés dans la plupart du temps&nbsp;».</p>



<h4>Rejet et dénonciation</h4>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-quand-novembre-donne-un-nouveau-souffle-au-hirak-03-11-2019-2344942_3826.php">Au bout de neuf mois de contestation pacifique pour un véritable changement de système</a>&nbsp;et le départ de toutes ses figures emblématiques et après les nombreuses arrestations et condamnations de ces dernières semaines, le texte du Parlement européen n&rsquo;étonne pas tellement les observateurs de la scène politique. Les réactions risquent même de se multiplier selon eux, vu l&rsquo;évolution de la situation.</p>



<p>Certes, la résolution provoque de la méfiance et quelques appréhensions au sein de l&rsquo;opinion publique qui voit aussi dans ce texte une ingérence «&nbsp;intolérable&nbsp;». «&nbsp;Avant de s&rsquo;occuper de ce qui se passe en Algérie, ces eurodéputés devraient se solidariser davantage avec les Gilets jaunes en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">France</a>&nbsp;par exemple ou de s&rsquo;intéresser à ce qui s&rsquo;est passé récemment à Gaza en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/palestine">Palestine</a>. En Algérie, on est capable de régler nos problèmes seuls&nbsp;», lance Mehdi, un hirakiste de&nbsp;35&nbsp;ans.</p>



<p>«&nbsp;C&rsquo;est un non-événement qui ne doit pas détourner les Algériens de leur principal objectif&nbsp;: le départ du système&nbsp;», estime Karim, patron d&rsquo;une petite entreprise. Car pour lui, cette résolution peut également être «&nbsp;contre-productive pour le hirak&nbsp;». «&nbsp;Le pouvoir peut s&rsquo;en servir pour mobiliser&nbsp;», ajoute-t-il. Sur les réseaux sociaux, des appels sont lancés pour un rassemblement samedi dans la capitale afin de dénoncer l&rsquo;ingérence du Parlement européen dans les affaires internes du pays.</p>



<p>La résolution est critiquée y compris par l&rsquo;opposition. «&nbsp;Le hirak algérien a été utilisé par des députés de l&rsquo;UE pour flatter leur propre électorat et non pas pour notre bien. Oui à la solidarité des peuples, mais pas à n&rsquo;importe quel prix. Si l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/europe">Europe</a>&nbsp;veut aider l&rsquo;Algérie, elle devra faire en sorte que l&rsquo;argent volé lui soit restitué&nbsp;», a réagi Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, sur Twitter.</p>



<h4>Culture politique</h4>



<p>En Algérie, le rejet d&rsquo;une telle résolution émanant du Parlement européen n&rsquo;est pas, non plus, surprenant. Au tout début du mouvement populaire du&nbsp;22&nbsp;février, les réactions de la France et des États-Unis avaient suscité une véritable levée de boucliers. Des manifestants ont dénoncé, lors des premières manifestations hebdomadaires du mois de mars, l&rsquo;ingérence étrangère dans les affaires internes de leur pays</p>



<p>&nbsp;«&nbsp;Le refus de l&rsquo;ingérence étrangère est en réalité un élément essentiel de la culture politique des Algériens. C&rsquo;est une constante. C&rsquo;est évidemment aussi un fondement de la politique extérieure de l&rsquo;État&nbsp;», indique le sociologue Nacer Djabi. Au-delà du passé colonial, les Algériens restent marqués par les conséquences des interventions militaires des puissances occidentales en Libye, en Irak et dans d&rsquo;autres pays, selon lui.</p>



<h3>Des erreurs…</h3>



<p>Les Algériens restaient tellement hostiles à toute pression venant de l&rsquo;extérieur que celle-ci bénéficiait de facto au pouvoir en place et le renforçait. Il serait toutefois difficile d&rsquo;ignorer l&rsquo;impact des événements de ces derniers mois sur leur perception des choses. Devant la difficulté de gérer une telle situation, le système a commis plusieurs erreurs révélant peut-être sa «&nbsp;dépendance&nbsp;» à l&rsquo;extérieur.</p>



<p>Deux épisodes ont été sévèrement critiqués par les Algériens. Le premier est lié à la tournée diplomatique de l&rsquo;ex-vice-Premier ministre, Ramtane Lamamra à l&rsquo;étranger effectuée en mars dernier pour expliquer aux partenaires étrangers le plan de sortie de crise du système et solliciter indirectement leur soutien. Le second et plus récent est celui de l&rsquo;entretien entre le chef de l&rsquo;État par intérim et le président russe.&nbsp;</p>



<p>Un entretien au cours duquel Abdelkader Bensalah a rassuré Vladmir Poutine sur la situation dans le pays. Ce dernier exemple a été rappelé par plusieurs internautes algériens sur les réseaux sociaux après l&rsquo;adoption de la résolution par le Parlement européen. «&nbsp;Le Parlement européen représente les peuples européens. Je ne vois donc aucun mal à ce qu&rsquo;il soutienne le hirak&nbsp;», estime Mehdi, un universitaire.&nbsp;«&nbsp;Ce qui permet l&rsquo;intervention étrangère, c&rsquo;est l&rsquo;incapacité des élites officielle et populaire à trouver des solutions et à faire des concessions pour sortir des crises auxquelles elles sont confrontées.&nbsp;», soutient notre interlocuteur.&nbsp;</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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