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	<title>Paris &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Paris &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Kaïs Saïed : « La Tunisie n’acceptera jamais la partition de la Libye »</title>
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				<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 13:51:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/IMG_20200624_141205-10.jpg" alt="" class="wp-image-17607" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/IMG_20200624_141205-10.jpg 679w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/IMG_20200624_141205-10-224x300.jpg 224w" sizes="(max-width: 679px) 100vw, 679px" /><figcaption>Le président tunisien Kaïs Saïed, le 23 juin à Paris</figcaption></figure>



<p>Elu président de la Tunisie le 13&nbsp;octobre&nbsp;2019 avec 72,71&nbsp;% des voix, Kaïs Saïed a créé une surprise de taille dans le paysage politique tunisien. Candidat indépendant, ce juriste constitutionnaliste de 61&nbsp;ans a mené campagne sans grands moyens, notamment auprès de la jeunesse, lasse des promesses non tenues de la révolution de 2011. Sa première visite en France a notamment été consacrée au conflit libyen, sujet d’inquiétude majeur pour cette jeune démocratie encore fragile.</p>



<h4>Premier déplacement hors du continent africain depuis votre élection, votre visite de «&nbsp;travail et d’amitié&nbsp;» à Paris se solde par la promesse d’un nouveau prêt de 350&nbsp;millions d’euros, d’une aide sur la santé et d’une ligne de TGV. Vous importait-il donc beaucoup de placer votre début de mandat sous le signe d’une coopération accrue avec la France&nbsp;?</h4>



<p>La France et la Tunisie partagent traditionnellement une coopération forte, même si elle a connu des épisodes mouvementés. Nous sommes au sud de la Méditerranée, face à la France. Et c’est la géographie qui a fait l’histoire…</p>



<p>Avec le président Macron, nous avons évoqué des collaborations classiques, mais aussi des projets-phares au rang desquels figure la construction d’une cité sanitaire à Kairouan et l’idée d’une ligne TGV qui relierait Bizerte au sud du pays. Un projet énorme, qui pourrait changer fondamentalement la Tunisie, puisqu’il faudrait deux heures pour rallier Tunis à Gabès, alors que pour l’heure il faut une journée entière.</p>



<h4>S’agissant de la relation franco-tunisienne, le Parlement tunisien a rejeté mi-juin une motion demandant officiellement à la France de présenter des excuses pour les crimes commis «&nbsp;pendant et après la colonisation&nbsp;». Qu’en pensez-vous&nbsp;?</h4>



<p>Cette démarche relève de règlements de comptes. Pas entre la France et la Tunisie, mais entre certains partis politiques. Bien sûr, en France ou en Tunisie, nul n’oublie les atrocités, les guerres, les crimes du passé. Mais au lieu de retourner à l’histoire, construisons ensemble une histoire nouvelle. On peut résoudre ces problèmes autrement que par des excuses solennelles, par exemple à travers des aides, une coopération économique, médicale…</p>



<h4>Le dossier principal de votre visite reste le conflit libyen. Emmanuel Macron a sévèrement critiqué l’intervention de la Turquie, l’accusant de mener un «&nbsp;jeu dangereux&nbsp;» en Libye. Partagez-vous cette inquiétude&nbsp;?</h4>



<p>Le problème libyen concerne les Libyens&nbsp;! Certes, il y a une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, qui représente la légalité internationale, mais elle ne peut pas être perpétuelle. Il y a aussi les interventions étrangères, et le conflit libyen a fini par devenir international, alors que c’est un problème national. Lorsque les mercenaires russes sont entrés en Libye, c’est devenu un problème entre deux empires&nbsp;: américain et russe. Les règles du jeu ont changé.</p>



<p>J’ai proposé un certain nombre de solutions. Comme réunir les chefs de tribu, en vue de rédiger une Constitution provisoire permettant d’organiser les pouvoirs publics&nbsp;; puis de préparer une nouvelle Constitution admise par tous les Libyens. Mais j’insiste sur un point&nbsp;: la Tunisie n’acceptera jamais une partition de la Libye. Cela pourrait être le préalable à une partition aussi des Etats voisins.</p>



<p>La Tunisie a payé cher cette guerre qui n’en finit pas&nbsp;: sur le plan financier, sécuritaire et même au sein de sa classe politique. Comme si le problème libyen était tuniso-tunisien, les uns soutiennent le camp de l’est, les autres celui de l’ouest. Et cela ne fait qu’envenimer la situation. Ce qu’il faut, c’est coordonner les positions de l’Algérie et de la Tunisie pour permettre aux Libyens de trouver leur solution.</p>



<p><strong>Même si la Tunisie n’a plus connu d’attentats de grande ampleur depuis 2015, n’êtes-vous pas inquiet du risque de déstabilisation&nbsp;?</strong></p>



<p>Non, car les problèmes de la Tunisie sont des problèmes tunisiens… Le fait que quelques dizaines de familles détiennent l’essentiel de l’économie&nbsp;est à l’origine de la fracture qui traverse notre société. Les Tunisiens n’ont pas de problème d’identité ou de religion, ils souhaitent seulement faire valoir leurs droits à la santé, aux services publics sociaux…</p>



<p>Or, cela, les partis politiques ne l’ont pas compris. La Tunisie de 2020 n’est pas celle qu’ils ont connue entre 1956 et 2011. Désormais, les jeunes ne veulent pas rester aux marges, mais être des citoyens acteurs en politique.</p>



<h4>A Tataouine, dans le sud, des jeunes dénoncent violemment la non-application d’un accord de 2017 promettant des emplois et des aides pour cette région marginalisée. Vous avez été élu par cette jeunesse. N’est-ce pas un désaveu&nbsp;?</h4>



<p>En&nbsp;2017, au début de la contestation à Tataouine, j’avais conseillé aux manifestants d’élaborer des projets sans attendre que l’Etat décide pour eux. Ils ne m’ont pas écouté, mais je vais les recevoir d’ici quelques jours et leur tiendrai ce même discours. Et nous allons mettre en place un plan de développement régional pour répondre à leurs besoins.</p>



<h4>Durant votre campagne, vous avez prôné un renversement de la pyramide du pouvoir du bas vers le haut – élections locales et révocabilité des élus. Pensez-vous avoir les moyens de réussir&nbsp;?</h4>



<p>J’engagerai cette réforme, même si je ne dispose pas des forces suffisantes à l’Assemblée, car il faut les deux tiers des députés. C’est le cours de l’histoire. La Tunisie a besoin d’une nouvelle Constitution, d’une philosophie politique autre que celle qui prévaut depuis plus de soixante&nbsp;ans. Lorsque tous les Tunisiens seront conscients qu’il faut changer le cours de l’histoire, alors on trouvera les moyens politiques, juridiques.</p>



<h4>Sur le plan économique non plus, les perspectives ne sont pas réjouissantes. Pensez-vous qu’il faudra passer par des privatisations d’entreprises publiques&nbsp;?</h4>



<p>La situation des entreprises publiques a empiré, non parce qu’elles sont «&nbsp;publiques&nbsp;», mais parce qu’elles ont été victimes de corruption. Mais si l’élu est redevable du mandat à son électeur et s’il est sous son contrôle quotidien, alors les choses changeront.</p>



<p>Et puis, toute ma vie, j’ai entendu que la Tunisie n’avait pas d’argent… Mais, au fond, est-ce que vraiment elle en manque, ou bien est ce que l’argent est ailleurs&nbsp;? C’est un problème d’éthique politique qui peut être résolu autrement que par des privatisations. Prenons l’exemple du service public de santé. Les hôpitaux tunisiens sont au niveau de dispensaires parce qu’on a laissé le champ libre aux investisseurs privés. Durant l’épidémie de Covid-19, une cinquantaine de personnes sont mortes du virus, mais combien sont décédées d’autres pathologies parce qu’elles n’ont pas trouvé de place à l’hôpital ou que leur détresse a été ignorée&nbsp;?</p>



<h3>Votre parcours de professeur de droit ne vous prédestinait pas à la politique. Que retenez-vous de vos huit premiers mois d’exercice du pouvoir&nbsp;?</h3>



<p>J’ai appris que je n’appartiens pas à la même galaxie que les hommes qui se qualifient de «&nbsp;politiques&nbsp;». Ma candidature à la présidentielle a été le choix des jeunes. C’est un lourd fardeau, mais c’est un parcours qu’on fera ensemble. Ça ne sera pas facile. Les forces politiques, ceux qui ont de l’argent, ne laisseront pas faire. Mais c’est mon rêve&nbsp;: non d’être président, mais d’être au rendez-vous avec l’histoire.</p>



<p>Nous sommes entrés dans une nouvelle ère. On ne peut pas continuer à gouverner avec les techniques des siècles passés. Le problème n’est pas seulement tunisien. Le peuple veut qu’on lui donne les moyens de gouverner.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Tunisie: le président Kaïs Saïed en visite à Paris sur fond de crise libyenne</title>
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				<pubDate>Sun, 21 Jun 2020 19:16:09 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/kais-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-10542" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/kais.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/kais-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/kais-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Kais Saied</figcaption></figure>



<p><strong>Le président tunisien, Kaïs Saïed, est le premier responsable étranger à être reçu à l’Elysée depuis la fin du confinement. Il effectuera, lundi 22 juin, une visite officielle de vingt-quatre heures à Paris, en réponse à l’invitation du chef de l’Etat français, Emmanuel Macron. Lors de cette visite, les deux présidents devront s’entretenir, entre autres sujets, sur la situation en Libye.</strong></p>



<p>Cette visite du président tunisien était prévue, à l’origine, en février dernier mais elle a été ajournée, en raison du coronavirus. C’est une visite «&nbsp;<em>de travail et d’amitié</em>&nbsp;», lit-on dans un communiqué du palais présidentiel tunisien. Elle sera l’occasion de consolider les relations bilatérales entre les deux pays et d’échanger sur la situation économique et sécuritaire en Tunisie.</p>



<p>Emmanuel Macron et Kaïs Saïed doivent aussi se pencher sur les derniers développements du dossier libyen. Ce pays possède une frontière de 460 km avec la Tunisie et l&rsquo;insécurité en Libye pèse lourdement sur la stabilité politique et économique tunisienne.</p>



<p><strong>La neutralité de Tunis mise à rude épreuve</strong></p>



<p>Tunis, en effet, qui a toujours fait de la neutralité un principe en matière de politique étrangère, se trouve aujourd&rsquo;hui dans une position difficile. Le pays est divisé avec notamment les partis de la mouvance de l&rsquo;islam politique qui prennent parti pour les islamistes libyens et pour l’intervention turque en Libye.</p>



<p>Ainsi, les positions de Rached Ghannouchi, chef du Parlement et président du parti&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/tag/ennahdha/" rel="noreferrer noopener"><strong>Ennahdha</strong></a>, ne sont pas passées inaperçues et lui ont valu deux interrogations au Parlement, depuis le début de l&rsquo;année, et une motion de censure, au début de ce mois de juin. On l’accusait alors d’avoir un agenda secret non rapporté sur celui du Parlement.</p>



<p>Par ailleurs, sa visite, en janvier, à Ankara et ses récentes félicitations à Fayez el-Sarraj&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200619-libye-quelles-cons%C3%A9quences-la-d%C3%A9faite-khalifa-haftar-%C3%A0-tripoli" rel="noreferrer noopener"><strong>pour avoir vaincu Khalifa Haftar dans l&rsquo;ouest libyen,</strong></a>&nbsp;ont beaucoup agacé, au point que c’est le président lui-même qui est sorti de son silence pour faire une mise au point, en mai dernier. Ce dernier a accusé Ghannouchi de dépasser ses prérogatives en se mêlant de la politique étrangère, chasse gardée de la présidence, selon la Constitution. «&nbsp;<em>Il n y’a qu’un seul président en Tunisie</em>&nbsp;», avait alors martelé Kaïs Saïed.</p>



<p>Pour les partis laïques, il est clair que le président turc, Erdogan, nostalgique de l&#8217;empire ottoman, essaye de rallier les islamistes tunisiens, comme partout en Afrique du nord, à ses causes en Libye.</p>



<p><strong>Une aide financière pour la Tunisie</strong></p>



<p>La visite du&nbsp;chef de l’Etat tunisien à Paris intervient également&nbsp;au moment où la France multiplie les contacts internationaux pour développer une position commune vis-à-vis de la Libye. Sur fond de tension avec Ankara, le ministre français des Affaires étrangères recevra d’ailleurs, ce lundi, son homologue grec, avant de faire le déplacement à Londres et à Berlin pour discuter précisément de la Libye, de la Turquie et de l’Otan.</p>



<p>Parmi les autres dossiers prioritaires figurent la coopération sécuritaire en méditerranée et l’aide financière à la Tunisie qui traverse la plus mauvaise crise économique, depuis son indépendance. « <em>Il va y avoir des annonces au niveau financier</em> », affirment ainsi des sources tunisiennes.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Zone franc : ouverture des réunions bi-annuelles à Paris</title>
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				<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 14:19:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le ministre de l’Économie et des Finances français Bruno Le Maire et ses homologues africains de la zone franc se réunissent les 10 et 11 octobre à Paris. L’occasion de poursuivre leurs réflexions sur la lutte contre les flux financiers illicites, la sortie de crise des États pétroliers, et le développement des partenariats publics-privés. C’est...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/argenttresor-592x296-1570713087.jpg" alt="" class="wp-image-10185" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/argenttresor-592x296-1570713087.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/argenttresor-592x296-1570713087-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Le ministre de l’Économie et des Finances français Bruno Le Maire et ses homologues africains de la zone franc se réunissent les 10 et 11 octobre à Paris. L’occasion de poursuivre leurs réflexions sur la lutte contre les flux financiers illicites, la sortie de crise des États pétroliers, et le développement des partenariats publics-privés.</strong></p>



<p>C’est désormais un rituel bien installé. Tous les six mois, les ministres des États de la zone franc – qui regroupe 14 pays d’Afrique subsaharienne, les Comores et la France -, se réunissent, tour à tour en France et en Afrique, en vue de passer au crible les grands enjeux économiques et monétaires qui les rassemblent.</p>



<p>Le conclave se tient cette fois-ci à Paris où le ministre de l’Économie et des Finances français, Bruno Lemaire, accueillera ses homologues de la zone ainsi que les présidents de banques centrales et d’institutions régionales de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UMEOA), de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et des Comores.</p>



<h4>«&nbsp;Les pays de la zone franc se portent mieux&nbsp;»</h4>



<p>Plusieurs réunions se tiendront dans la journée de vendredi, dont une plénière, le matin, à laquelle assisteront les ministres des Finances de la zone. Au rang des préoccupations devraient figurer l’évolution des indicateurs macroéconomiques. « Dans ces trois ensembles, les pays de la zone franc se portent mieux, assure-t-on à la direction générale du Trésor français, qui estime prudemment à 6,6% le taux de croissance en UEMOA cette année, sachant qu’« il faut tenir compte de la part significative de l’économie informelle ».</p>



<p>De son côté,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/692404/economie/cemac-comment-en-finir-avec-la-crise/">la santé de la zone CEMAC</a>&nbsp;sera passée en revue. Bien qu’évoluant à des rythmes divers, les six pays d’Afrique centrale qui la composent opèrent globalement un début de sortie de crise après le choc subi au lendemain de la chute des cours pétroliers dès 2014. «&nbsp;Globalement, la situation s’améliore même si elle reste fragile&nbsp;», insiste cette même source qui table sur 2,7% de croissance pour la zone cette année. «&nbsp;À présent, la réflexion va se poursuivre sur la diversification de ces économies dans la perspective post 2020&nbsp;».</p>



<h3>Flux illicites et harmonisation fiscale</h3>



<p>Les intervenants poursuivront les travaux engagés lors des précédentes réunions sur la lutte contre le blanchiment et le terrorisme. Ils reviendront à ce titre sur les 42 recommandations faites par la Banque mondiale à l’issue d’un travail engagé sur la zone franc en octobre 2018.</p>



<p>«&nbsp;D’après les retours que nous avons, 40% des actions prévues depuis cette date auraient été réalisées, indique-t-on au Trésor français. Toutefois, nous aimerions avoir plus d’aspects qualitatifs à ce sujet&nbsp;».</p>



<p>Autres dossiers, l’harmonisation fiscale et l’opportunité des partenariats publics-privés selon les secteurs devraient également faire l’objet d’un débat entre les ministres. Sur ce dernier point, la Commission de l’UEMOA aurait d’ores et déjà élaboré une directive sur un cadre juridique commun au sujet de ces partenariats au sein l’Union. Celle-ci n’a cependant pas encore été adoptée.</p>



<h4>L’ombre de l’Eco</h4>



<p>À n’en pas douter, le sujet de la monnaie Eco planera enfin sur ces réunions. Rappelons qu’à Abuja, le 29 juin dernier, les chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao <a href="https://www.jeuneafrique.com/797131/economie/eco-future-monnaie-unique-de-la-cedeao-les-chefs-detat-maintiennent-lobjectif-de-2020/">ont entériné l’entrée en vigueur de cette future monnaie commune, et ce dès 2020</a>. Dès lors, cette décision n’a pas manqué de susciter la controverse.</p>



<p>Côté français, on rappelle entre autres, très diplomatiquement, s’en tenir sur ce sujet à la posture d’Emmanuel Macron. Fin août, lors de la conférence des Ambassadeurs, le président français avait fait part de sa volonté d’accompagner l’intégration régionale.</p>



<p>À priori, rien de révolutionnaire ne devrait donc jaillir des prochaines réunions parisiennes. Sans compter que l’échéance cruciale sur ce dossier aura lieu en juin 2020, date à laquelle la Cedeao examinera les critères de convergence (inflation, finances publiques, etc.) des 15 États membres susceptibles de rejoindre le projet de monnaie unique.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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