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	<title>Paris infraweek &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>La CEMAC s&#8217;offre un no-deal roadshow à l&#8217;occasion de Paris-Infraweek 2020</title>
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				<pubDate>Tue, 13 Oct 2020 11:02:08 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/paris-infraweek-2020.jpg" alt="" class="wp-image-19456" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/paris-infraweek-2020.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/paris-infraweek-2020-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>Paris Infraweek, le rendez-vous consacré aux infrastructures organisé par Paris-Europlace, qui s&rsquo;est tenu du 5 au 9 octobre, a été placé sous le signe de la pandémie de Covid-19. Une importante délégation d&rsquo;Afrique centrale avait saisi cette occasion pour présenter ses projets intégrateurs, en amont de la table-onde des bailleurs de fonds qui se déroulera les 17 et 18 novembre prochains à Bruxelles&#8230;</strong></p>



<p><em>«&nbsp;A l&rsquo;origine, nous souhaitions consacrer la priorité au G20 et à la tech mais la Covid-19 s&rsquo;est invitée au programme&nbsp;»,</em>&nbsp;explique Karim Zine-Eddine, directeur des Etudes au sein de Paris Europlace. Chaque année, le rendez-vous parisien des infrastructures dévoile sa «&nbsp;carte africaine&nbsp;» et cette année, l&rsquo;Afrique centrale était à l&rsquo;honneur.&nbsp;<em>«&nbsp;L&rsquo;Afrique a besoin de 1700Mds d&rsquo;euros pour combler les besoins en financement de ses infrastructures. Plusieurs projets ont été présentés lors de cette édition 2020 dont ceux qui sont portés par la CEMAC</em>&nbsp;[Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale, ndlr]&nbsp;<em>et par la CEAC [C</em>ommunauté économique des Etats de l&rsquo;Afrique centrale, ndlr], a souligné Karim Zine-Eddine. Des projets qui pourraient bien être perturbés par le contexte sanitaire&#8230;</p>



<p>En effet, les impacts de la Covid-19 devraient lourdement peser sur le financement de grands projets infrastructurels à venir et l&rsquo;endettement des Etats promet d&rsquo;être exacerbé à court terme.&nbsp;<em>«&nbsp;Au niveau local, la dette progresse rapidement dans un certain nombre de pays qui sont par ailleurs, entrés dans la crise, déjà très endettés. S&rsquo;agissant de la dette internationale, plusieurs pays africains ont revu leur programme d&rsquo;émission, ou l&rsquo;ont arrêté comme le Nigéria en février »,</em>&nbsp;explique Karim Zine-Eddine. En parallèle à cet endettement, se pose la question de la baisse prévisible des notes des Etats africains par les agences internationales comme Moody&rsquo;s, Fitch Ratings et S&amp;P, qui compliqueront d&rsquo;autant plus la levée de fonds sur les marchés internationaux.</p>



<p><em>«&nbsp;Cette situation devrait ralentir un certain nombre de projets, c&rsquo;est la raison pour laquelle, l&rsquo;Afrique doit développer plus que jamais, l&rsquo;investissement privé dans ses infrastructures, pour accélérer ses programmes de Partenariats publics-privés (PPP) et pour trouver des solutions, car les Etats seuls, ne pourront pas répondre à leurs besoins immenses, en infrastructures&nbsp;»</em>&nbsp;a-t-il conclu. Un point de vue largement partagé par la délégation d&rsquo;Afrique centrale, qui était venue nombreuse en dépit des contraintes sanitaires.</p>



<h4><strong>Un no-deal roadshow pour la CEMAC à Paris</strong></h4>



<p><em>« Le Gabon est engagé dans la diversification de son économie, mais nous ne pourrons y parvenir qu&rsquo;en investissant suffisamment dans les infrastructures&nbsp;(&#8230;)Nous voulons attirer le secteur privé, car c&rsquo;est lui qui crée de la richesse en prenant des risques et en investissant. C&rsquo;est la raison de notre présence à Paris&nbsp;»,</em>&nbsp;a déclaré Jean-Marie Ogandaga. Le ministre de l&rsquo;Economie du Gabon accompagnait la délégation de la CEMAC à Paris, à l&rsquo;occasion de Paris Infraweek, le rendez-vous annuel des infrastructures organisé par Paris-Europlace, pour présenter la dizaine de projets d&rsquo;infrastructures intégrateurs qui restent à financer, en amont de la table ronde des bailleurs de fonds, qui se déroulera les 17 et 18 novembre à Bruxelles, en présence du président Denis Sassou-Nguesso.</p>



<p>Cette table-ronde est structurée autour de 4 axes. Premièrement, la facilitation des échanges et des transports pour développer la libre circulation des biens et des personnes et pour renforcer l&rsquo;intégration commerciale. Ce remier axe comprend les constructions d&rsquo;un pont entre le Cameroun et la Guinée équatoriale, d&rsquo;une voie express entre le port de Kribi et le nord de la Guinée équatoriale, de tronçons manquants entre Ndendé et Dolisie, d&rsquo;une route entre le sud-est de la Guinée équatoriale et le Gabon, du corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-Ndjaména.</p>



<p>Le second axe concerne la production et l&rsquo;interconnexion des réseaux électriques et de communications, avec l&rsquo;aménagement hydroélectrique de Chollet et de lignes électriques, l&rsquo;interconnexion des réseaux électriques (Cameroun-Tchad), et l&rsquo;interconnexion du Cameroun avec les pays de la CEMAC via la fibre optique.</p>



<p>Le troisième axe relatif au marché commun comprend la construction du port sec de Beloko (Corridor Douala-Bangui) et du port sec de Dolisie (Corridor Gabon-Congo). Enfin, le dernier marché s&rsquo;applique au capital humain, avec la construction de l&rsquo;Université Inter-Etats (Cameroun-Congo).&nbsp;<em>«&nbsp;Elle sera financée par le FODEC [</em>fonds de développement de la CEMAC, ndlr]<em>&nbsp;et le projet d&rsquo;interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad a déjà trouvé son financement. Il ne nous reste que 10 projets à financer, soit 3 milliards d&rsquo;euros à lever&nbsp;»,</em>&nbsp;a déclaré Daniel Ona-Ondo, président de la Commission de la CEMAC, précisant par ailleurs, être à Paris,&nbsp;<em>«&nbsp;non pour lever des fonds, mais pour présenter ces projets aux investisseurs français&nbsp;»</em>, en amont de la table ronde du mois de novembre.</p>



<h4><strong>Lancement de l&rsquo;Africa Infrastructure Fellowship Program (AIFP)</strong></h4>



<p><em>«&nbsp;Que faut-il pour que les projets que nous accompagnons prennent corps&nbsp;?&nbsp;»</em>&nbsp;a interrogé Bertrand Fournier Montgieux, Directeur des investissements chez Meridiam, à l&rsquo;occasion du webinaire qui s&rsquo;est tenu le 6 octobre au sein du cabinet CMS Francis Lefebvre à Neuilly.&nbsp;<em>«&nbsp;Des fonds d&rsquo;investissement bien sûr, mais il est aussi nécessaire, de résoudre une certaine faiblesse des capacités administratives et institutionnelles qui sont pourtant indispensables pour structurer un projet (&#8230;) Il faut que les Etats fassent un véritable effort en matière de ressources humaines et y mettent les moyens&nbsp;»</em>&nbsp;a-t-il souligné.</p>



<p>Une nouvelle initiative publique-privée, l&rsquo;Africa Infrastructure Fellowship Program (AIFP) a d&rsquo;ailleurs été annoncée à l&rsquo;occasion de Paris Infraweek, pour renforcer les capacités sur le continent. Développé par le Global Infrastructure Hub, Meridiam et le Forum économique mondial, l&rsquo;AIFP a été pensé comme un support aux gouvernements africains pour développer leurs projets d&rsquo;infrastructures durables et résilients, à travers des formations dispensées à Paris. Il s&rsquo;agit du premier programme PPP d&rsquo;infrastructure entièrement dédiée à la formation des hauts fonctionnaires concernés par la passation de marchés sur ce type de projets, impliquant des gouvernements, des acteurs du secteur privé et des institutions académiques.&nbsp;<em>«&nbsp;Les étudiants de ce nouveau programme ont assisté à cette édition 2020 de Paris Infraweek&nbsp;»</em>&nbsp;s&rsquo;est félicité Karim Zine-Eddine, qui a ajouté que cette initiative venait compléter une autre formation, lancée en juillet 2020 par Paris Europlace, l&rsquo;IFC et l&rsquo;Université Paris-Dauphine pour renforcer les compétences en finance de marché, des cadres résidant dans les pays émergents francophones.</p>



<p>Le renforcement des compétences locales est non seulement nécessaire pour être en mesure d&rsquo;élaborer des projets de PPP viables et soutenables, mais il relève aussi du domaine de la souveraineté, selon le professeur Le <em>Professeur Djiena Wembou, Secrétaire permanent de la CEMAC</em>.<em>« Les locaux connaissent mieux leurs besoins que les conseillers étrangers »</em> s&rsquo;est-il fendu lors du webinaire organisé le 6 octobre dernier au sein du cabinet CMS Francis Lefebvre. <em>« Les conseillers doivent intervenir dans un second temps, car il nous revient de choisir les projets que nous entendons mener, sans quoi : que restera-t-il de notre souveraineté ? »,</em> a-t-il interrogé.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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