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	<title>pandémie &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>pandémie &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Pour l’OMS, « 2022 doit être l&#8217;année où nous mettrons fin à la pandémie »</title>
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				<pubDate>Mon, 20 Dec 2021 19:33:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[« Dans l&#8217;année à venir, l&#8217;OMS s&#8217;engage à faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à la pandémie » a déclaré, lundi, le chef de l&#8217;Organisation mondiale de la santé,Tedros Adhanom Ghebreyesus, estimant qu’une meilleure égalité vaccinale entre les pays était essentielle pour sortir de la crise.  L&#8217;OMS prend date. L&#8217;année 2022 doit être celle « où nous mettrons fin à la&#160;pandémie » de...]]></description>
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<p><strong>« Dans l&rsquo;année à venir, l&rsquo;OMS s&rsquo;engage à faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à la pandémie » a déclaré, lundi, le chef de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé,Tedros Adhanom Ghebreyesus, estimant qu’une meilleure égalité vaccinale entre les pays était essentielle pour sortir de la crise. </strong></p>



<p>L&rsquo;OMS prend date. L&rsquo;année 2022 doit être celle « où nous mettrons fin à la&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/europe/20211208-aucune-raison-de-douter-que-les-vaccins-actuels-prot%C3%A8gent-contre-omicron-selon-l-oms">pandémie » de Covid-19</a>, a déclaré, lundi 20 décembre,&nbsp;le directeur général de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS),&nbsp;appelant les dirigeants à travailler de concert pour réduire les inégalités vaccinales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Tedros&nbsp;Adhanom&nbsp;Ghebreyesus&nbsp;a également adressé un message de prudence à l’approche des fêtes de fin d’année&nbsp;:&nbsp;« Nous en avons tous assez de cette pandémie. Nous voulons tous passer du temps avec nos familles », mais pour mieux les protéger et se protéger soi-même, « cela signifie dans certains cas annuler un événement », a&nbsp;-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<p>S&rsquo;exprimant lors d&rsquo;une conférence de presse à l&rsquo;ONU, à Genève (Suisse), il a recommandé aux familles et aux personnes qui souhaitent passer du temps ensemble pendant les fêtes de fin d&rsquo;année d&rsquo;y réfléchir à deux fois&nbsp;: « Un événement annulé vaut mieux qu&rsquo;une vie de moins ».&nbsp;</p>



<p>Pour sa part, « dans l&rsquo;année à venir, l&rsquo;OMS s&rsquo;engage à faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à la pandémie », a-t-il dit.&nbsp;</p>



<h2>Meilleur accès aux vaccins dans les pays défavorisés</h2>



<p>Alors que la 5e vague de Covid-19 frappe de plein fouet de nombreux pays et que l&rsquo;apparition du variant Omicron a replongé la planète dans l&rsquo;urgence, le patron de l&rsquo;OMS, aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des visages les plus familiers de la lutte contre le coronavirus, a émis le&nbsp;souhait de mettre fin à la pandémie l&rsquo;année prochaine.</p>



<p><strong>Le résumé de la semaine</strong>France 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine<a href="https://emailing.france24.com/fr/subscribe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Je m&rsquo;abonne</a></p>



<p>Il a une fois de plus plaidé en faveur d&rsquo;un meilleur accès aux vaccins dans les pays défavorisés.&nbsp;« Si nous voulons mettre fin à la pandémie dans l&rsquo;année qui vient, nous devons mettre fin à l&rsquo;iniquité (vaccinale) en veillant à ce que 70&nbsp;% de la population de chaque pays soit vaccinée d&rsquo;ici le milieu de l&rsquo;année prochaine », a affirmé&nbsp;Tedros&nbsp;Adhanom&nbsp;Tedros.&nbsp;</p>



<p>Il a martelé&nbsp;que l&rsquo;OMS n&rsquo;est pas opposée aux doses de rappel, mais a souligné qu&rsquo;elles devaient être réservées aux personnes à risque ou ayant plus de 65&nbsp;ans. Le chef de l&rsquo;OMS a ainsi estimé que les pays qui administrent des doses de rappel à des adultes ou des enfants en parfaite santé feraient mieux d&rsquo;essayer de partager ces doses ou de convaincre les personnes non vaccinées de franchir le pas.&nbsp;</p>



<p>« Nous sommes confrontés à un autre hiver très dur, mais nous pensons aussi que nous pouvons y arriver en étant solidaires », a-t-il insisté. </p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La lutte contre les pandémies ne doit pas faire oublier la protection des données</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 09:13:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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		<category><![CDATA[protection des données]]></category>

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				<description><![CDATA[L’accès aux données s’avère crucial dans la lutte contre le virus, tout comme le fait de savoir si celles-ci bénéficient d’une protection efficace, selon James Claude, PDG de Global Voice Group, qui fournit des solutions informatiques aux gouvernements et autorités de régulation. Favorisée par les mouvements de population, la propagation mondiale en quelques semaines du...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/thumbs_b_c_7456fbbc52dbdb7a865699a6430be739.jpg" alt="" class="wp-image-17141" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/thumbs_b_c_7456fbbc52dbdb7a865699a6430be739.jpg 864w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/thumbs_b_c_7456fbbc52dbdb7a865699a6430be739-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/thumbs_b_c_7456fbbc52dbdb7a865699a6430be739-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 864px) 100vw, 864px" /></figure>



<p><strong>L’accès aux données s’avère crucial dans la lutte contre le virus, tout comme le fait de savoir si celles-ci bénéficient d’une protection efficace, selon James Claude, PDG de Global Voice Group, qui fournit des solutions informatiques aux gouvernements et autorités de régulation.</strong></p>



<p>Favorisée par les mouvements de population, la propagation mondiale en quelques semaines du Covid-19 a obligé les pouvoirs publics à imposer des règles strictes de distanciation sociale et de confinement. Dans ce contexte,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/592986/economie/infographie-des-telephones-de-plus-en-plus-connectes/">l’accès aux données de mobilité</a>s’avère essentiel pour permettre de modéliser la diffusion du virus. De même que les données de voyages contribuent à expliquer sa propagation, les données de géolocalisation permettent de fournir aux gouvernements des informations fiables à l’appui de leurs efforts pour endiguer la pandémie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA QUESTION ESSENTIELLE EST DE SAVOIR DANS QUELLE MESURE LES DONNÉES DES ABONNÉS SONT PROTÉGÉES</p></blockquote>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/375020/economie/telecoms-lafrique-depasse-milliard-dabonnes-mobile/">L’essor de la téléphonie mobile en Afrique</a>&nbsp;au cours des dix dernières années et le renforcement des infrastructures qui en découle placent les opérateurs en première ligne pour ce suivi, grâce à la collecte de données de géolocalisation. De quoi permettre la collecte de grandes quantités d’informations déterminantes pour comprendre la façon dont le virus se propage et observer si les règles de confinement sont respectées.</p>



<h4>Les angles morts de la géolocalisation</h4>



<p>Ce besoin de données de mobilité à des fins de santé publique suscite naturellement certaines interrogations, à commencer par la garantie de leur précision et de leur fiabilité. Mais la question essentielle est probablement de savoir dans quelle mesure les données des abonnés sont protégées. Les géants du web qui collectent des données pour aider à contrôler la propagation du Covid sont limités dans leur démarche par la nécessité que la fonction géolocalisation soit activée, ce qui signifie qu’elles ne peuvent être recueillies en continu.</p>



<p>Par ailleurs, n’étant pas basés dans les pays où ils opèrent, les géants du web ne sont tenus de se conformer qu’à la législation de leur propre pays en matière de confidentialité des données. Enfin, les données collectées dans leur Cloud sont très probablement stockées hors du pays concerné, ce qui complique la donne. S’ils assurent ne publier que des données agrégées, ils ne doivent pas faire l’impasse sur d’autres mesures de sécurité telles que la limitation de l’accès aux données et la justification de leurs finalités.</p>



<h4>Promouvoir la transparence</h4>



<p>La crise sanitaire a révélé la nécessité d’analyser les données de mobilité pour suivre les mouvements de population à partir de sources exhaustives. Avec comme objectif de garantir la conformité réglementaire, l’efficacité du processus décisionnel et sa transparence. Les données recueillies doivent être entièrement agrégées et anonymisées, stockées dans les pays concernés, sous le contrôle des gouvernements respectifs, sans risque qu’elles soient vendues à d’autres entités et organisations. Aux décideurs de choisir les solutions conformes à leurs propres lois en matière de confidentialité afin d’assurer aux données des utilisateurs un environnement hautement sécurisé.</p>



<p>Selon les dernières données du Johns Hopkins University <a href="https://www.jeuneafrique.com/910230/societe/coronavirus-en-afrique-une-carte-pour-suivre-au-jour-le-jour-lavancee-de-lepidemie/">avec 8 070 cas confirmés de Covid-19 au 1er juin,</a> le Ghana figure en tête des pays les plus contaminés en Afrique de l’Ouest en en Afrique centrale. Un constat qui a mené le gouvernement et les autorités sanitaires à reconnaître la nécessité de disposer de données de mobilité précises et exploitables pour évaluer notamment l’exposition des citoyens au virus et prendre les bonnes décisions au bon moment afin de limiter sa propagation.</p>



<h4>Système automatisé au Ghana</h4>



<p>En 2018, le Bureau des statistiques du Ghana a lancé une initiative en partenariat avec un opérateur de téléphonie mobile national pour analyser les données de mobilité dans son réseau. Cela a permis de recueillir des informations précieuses mais partielles, l’ensemble de la population n’étant pas couvert. La plateforme numérique de suivi, qui collecte déjà des informations à des fins de garantie des revenus issus des échanges téléphoniques, a été adaptée pour inclure la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/390364/economie/cote-divoire-pallier-labsence-dadresses-postales-poste-sen-remet-a-geolocalisation/">géolocalisation des appels.</a>&nbsp;De quoi permettre d’agréger les contenus de tous les opérateurs, quand le processus d’assurance qualité intégré garantit la fiabilité et la représentativité de l’ensemble des donnés.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’OBJECTIF EST DE CONSTRUIRE DES SYSTÈMES AUTOMATISÉS QUI FOURNISSENT DES INFORMATIONS SUR LES MOUVEMENTS DE POPULATIONS</p></blockquote>



<p>L’objectif est de construire des systèmes automatisés qui fournissent des informations sur les mouvements de populations, proposent des tableaux de bord et des index décrivant la situation en temps réel. Cette expérience met en lumière l’importance que toutes les données sur la mobilité soient corrélées pour restituer la situation sur le terrain. C’est ce qui a aussi permis d’évaluer si le confinement est respecté.</p>



<p>Si, dans un monde confiné, les avantages des technologies s’appuyant sur les données ont été confirmés, il est aussi rapidement apparu qu’elles peuvent jouer un rôle majeur dans la lutte contre le virus en fournissant les données nécessaires pour surveiller et modéliser sa propagation. Cela requiert néanmoins d’être très attentif aux problèmes de confidentialité des données soulevés par le recours à ces technologies. Une utilisation judicieuse, responsable et transparente des données contribuerait à améliorer notre connaissance de la façon dont le virus circule, faciliterait l’accès aux soins de santé et renforcerait la confiance des populations dans les technologies utilisées pour collecter les données.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>António Guterres : « Face à la pandémie, un moratoire sur la dette africaine est nécessaire »</title>
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				<pubDate>Wed, 01 Apr 2020 09:45:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’heure est à la mobilisation générale du côté des Nations unies. Leur secrétaire général, António Guterres, vient de rendre public un rapport sur la lutte contre le coronavirus. Il revient pour Jeune Afrique sur les priorités identifiées par l’ONU. Le monde fait face à une crise comme il n’en avait pas connu depuis 1945 et...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/1200px-António_Guterres_2012-1024x716.jpg" alt="" class="wp-image-8786" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/1200px-António_Guterres_2012.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/1200px-António_Guterres_2012-300x210.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/1200px-António_Guterres_2012-768x537.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>António_Guterres</figcaption></figure>



<p><strong>L’heure est à la mobilisation générale du côté des Nations unies. Leur secrétaire général, António Guterres, vient de rendre public un rapport sur la lutte contre le coronavirus. Il revient pour Jeune Afrique sur les priorités identifiées par l’ONU.</strong></p>



<p>Le monde fait face à une crise comme il n’en avait pas connu depuis 1945 et la création de l’Organisation des Nations unies. António Guterres&nbsp;l’a martelé, mardi 31 mars, en dévoilant le rapport qui fait le point sur les mesures à prendre face à la pandémie de Covid-19, tant sur les plans sanitaire qu’économique et social. C’est donc à une mobilisation générale, mais aussi coordonnée et solidaire, que l’ancien Premier ministre portugais appelle.</p>



<p>Sans chercher à polémiquer avec les chefs d’État qui minimisent encore la gravité de la maladie ou préfèrent se retrancher derrière leurs frontières, il insiste avant tout sur le nécessaire soutien aux pays en développement, notamment africains, qui ne pourront financer seuls les mesures nécessaires.</p>



<p><strong>Jeune Afrique : Le rapport que vous présentez aujourd’hui est très complet, mais n’arrive-t-il pas un peu tard ?</strong></p>



<p><strong>António Guterres :</strong>&nbsp;Non. Si vous regardez le contenu du rapport, en particulier sur les prises de position politiques, l’essentiel avait déjà été affirmé par mes soins il y a trois semaines, et aussi lors de la préparation du dernier G20.</p>



<p>Le <a href="https://news.un.org/fr/story/2020/03/1065452">document publié aujourd’hui</a> correspond à un travail en profondeur, impliquant toutes les agences onusiennes et les commissions régionales, c’est une prise de position collective qui va nous permettre d’appuyer effectivement les pays dans leur riposte à la pandémie.</p>



<p>Il contient une réponse économique et sociale, qui vient en plus de l’assistance sanitaire fournie par l’Organisation mondiale de la santé. Ce rapport n’est pas un premier instrument de travail, il met en commun les expériences et consolide ce qui a déjà été fait.</p>



<p><strong>En 2014, le Conseil de sécurité avait déclaré que l’épidémie d’Ebola était une menace internationale. Face au coronavirus, rien de tel. Pourquoi ?</strong></p>



<p>Je ne peux pas répondre, c’est de la responsabilité des États membres du Conseil de sécurité. De notre côté, nous avons lancé des opérations sur le terrain pour faire cesser les crises, afin de mieux combattre le virus. C’est pour cela que j’ai décidé de lancer un appel global au cessez-le-feu, et que tous nos représentants spéciaux dans les différentes zones de conflits travaillent de manière très engagée.</p>



<p><strong>Mais pour l’instant, les conflits en cours ne semblent pas cesser…</strong></p>



<p>C’est exact. En Libye, notamment, nous avons eu des réponses positives des deux parties à notre appel, mais ensuite la situation est devenue pire…</p>



<p>Mais malgré tout, cela a engendré une dynamique positive. Nos rapporteurs spéciaux sur le terrain sont en contact avec les parties en conflit, il y a une mobilisation, y compris dans des pays qui peuvent avoir une influence sur certains belligérants.</p>



<p>Nous avons eu des réponses intéressantes en Colombie, aux Philippines, au Yémen, en Syrie, au Cameroun… Mais bien sûr, entre les déclarations et la réalité il y a souvent une énorme différence, et il ya des provocateurs de tous les côtés.</p>



<p>Nous espérons néanmoins obtenir des cessez-le-feu dans certains endroits. Je ferai un rapport sur le sujet en fin de semaine, en mentionnant les succès mais aussi les échecs. C’est une démarche essentielle.</p>



<p><strong>On observe deux grandes formes de ripostes, qui correspondent à deux systèmes : une riposte «&nbsp;asiatique&nbsp;», qui semble assez efficace, et une riposte «&nbsp;euro-américaine&nbsp;», qui visiblement l’est moins. Quel modèle l’Afrique devrait-elle suivre ?</strong></p>



<p>Malheureusement il n’y a pas que deux modèles, il y en a un grand nombre ! C’est bien le problème.</p>



<p>Pour nous, il est très clair qu’il faut supprimer la transmission du virus par deux types de mesure. D’abord les tests, le dépistage, et bien sûr le traitement des malades et leur isolement. Et ensuite les restrictions de déplacements et les distances entre les personnes.</p>



<p>Naturellement, les pays qui ne se sont pas suffisamment préparés à tester sont obligés de prendre des mesures de confinement plus importantes. L’idéal,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/915708/societe/tribune-coronavirus-nous-devons-devancer-la-pandemie-plaident-lonu-et-loms/">Tedros Ghebreyesus l’a dit pour l’OMS</a>, c’est de tester, tester, tester… Moins vous avez la possibilité de le faire plus vous devez opter pour des mesures plus aveugles.</p>



<p><strong>On a tout de même l’impression, à vous écouter, que ce sont des pays asiatiques qui ont appliqué la meilleure méthode…</strong></p>



<p>La Corée du Sud et Singapour ont mis un accent important sur les tests, c’est vrai. De ce point de vue ce sont sans doute les modèles les plus intéressants.</p>



<p><strong>Le président béninois&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/918313/politique/au-benin-patrice-talon-assume-limpossibilite-dun-confinement-general/">Patrice Talon estime que le confinement est irréaliste en Afrique</a>, où&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/918410/politique/coronavirus-en-rdc-la-semaine-prochaine-sera-la-plus-difficile-pour-kinshasa/">beaucoup de gens sont dans une extrême fragilité économique</a>&nbsp;et doivent travailler chaque jour pour survivre. Qu’en pensez-vous ?</strong></p>



<p>Ce qui est évident, c’est qu’un gros effort financier est nécessaire pour soutenir les gens qui pourraient perdre leur emploi ou qui vivent du secteur informel.</p>



<p>C’est pour cela que nous appelons à la mobilisation de sommes qui représentent 10 % du PIB de chaque pays. Les pays développés sont en mesure de le faire eux-mêmes, mais il faut trouver des ressources pour que les pays en développement puissent faire de même, et cela représente un montant que nous avons estimé à 3 000 milliards de dollars.</p>



<p>Cela implique notamment d’<a href="https://www.jeuneafrique.com/918292/economie/kristalina-georgieva-fmi-les-pays-emergents-ont-besoin-de-2-500-milliards-de-dollars/">augmenter significativement la capacité d’action du Fonds monétaire internationale</a>, de coordonner des swaps (des échanges, ndlr) entre banques centrales, tout cela pour amener plus de liquidités dans les pays émergents.</p>



<p><strong>Vous parlez aussi d’un&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/918841/economie/lonu-demande-une-annulation-des-dettes-africaines-pour-236-milliards-de-dollars/">moratoire sur la dette des pays pauvres</a>&nbsp;ou, au moins, sur le paiement des intérêts : peut-on y croire ?</strong></p>



<p>La Banque mondiale en a parlé à son Conseil des administrateurs, les ministres africains en ont beaucoup discuté aujourd’hui même (le 31 mars, ndlr).</p>



<p>C’est de toute façon nécessaire : cette crise n’est pas financière, elle est humaine. Il faut maintenir la liquidité des systèmes financiers, il faut que l’argent continue à arriver pour maintenir à flots les foyers et les petites entreprises des pays en développement.</p>



<p><strong>Vous insistez sur l’idée de sortir de cette crise pour «&nbsp;aller vers un monde meilleur et plus solidaire&nbsp;». Y croyez-vous vraiment ?</strong></p>



<p>Nous allons passer par une dépression, c’est évident, mais ensuite on va relancer l’économie. La question c’est : est-ce qu’on relance les économies telles qu’elles étaient avant, ou est-ce que l’on en profite pour en corriger les aspects qui ont rendu notre monde plus vulnérable ? Il faut une économie plus durable, plus inclusive. Les réponses seront solidaires ou elles seront inefficaces.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>L&#8217;OMS qualifie l&#8217;épidémie du Covid-19 de « pandémie »</title>
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				<pubDate>Wed, 11 Mar 2020 19:45:32 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L&#8217;Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié mercredi l&#8217;épidémie du Covid-19, qui a contaminé plus de 110.000 personnes dans le monde depuis fin décembre, de « pandémie », mais a assuré que le coronavirus pouvait « être maîtrisé ». Au cours des deux dernières semaines, le nombre de cas en dehors de la Chine a été multiplié par...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/covid19.jpg" alt="" class="wp-image-15159" width="834" height="556" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/covid19.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/covid19-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 834px) 100vw, 834px" /></figure>



<p>L&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié mercredi l&rsquo;épidémie du Covid-19, qui a contaminé plus de 110.000 personnes dans le monde depuis fin décembre, de « pandémie », mais a assuré que le coronavirus pouvait « être maîtrisé ».</p>



<p>Au cours des deux dernières semaines, le nombre de cas en dehors de la Chine a été multiplié par 13 et le nombre de pays touchés a triplé, selon l&rsquo;OMS.</p>



<p>« Nous sommes profondément préoccupés tant par les niveaux alarmants de propagation et de gravité que par les niveaux alarmants d&rsquo;inaction » dans le monde, a déclaré le directeur général de l&rsquo;OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse à Genève.</p>



<p>« Nous avons donc estimé que le Covid-19 peut être qualifié de pandémie », a-t-il dit.</p>



<p>« Nous n&rsquo;avons jamais vu une pandémie déclenchée par un coronavirus », a-t-il dit.</p>



<p>« Décrire la situation comme une pandémie ne change pas l&rsquo;évaluation de la menace posée par ce coronavirus. Cela ne change pas ce que fait l&rsquo;OMS, et cela ne change pas ce que les pays devraient faire », a-t-il affirmé.</p>



<p>Le patron de l&rsquo;OMS a estimé que dans « les jours et les semaines à venir », le nombre de cas, de décès et de pays touchés allait augmenter. Mais il a appelé, une fois de plus, les pays à agir pour « contenir » l&rsquo;épidémie, qui a fait plus de 4.000 morts dans le monde.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/59fc772cb6605479ed591fba8a4e8298e394c2bf.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / Simon MALFATTO<em><strong>Nombre cumulé de cas du nouveau coronavirus, par pays, depuis début février</strong></em></p>



<p>« Nous devons être plus agressifs », a insisté Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Plusieurs pays ont démontré que le virus peut être supprimé ou maîtrisé ».</p>



<p>Comme ces derniers jours, l&rsquo;OMS a continué d&rsquo;appeler la communauté internationale à « endiguer » l&rsquo;épidémie plutôt que de simplement en « atténuer » l&rsquo;impact.</p>



<p>&#8211; &lsquo;Italie et Iran souffrent&rsquo; &#8211;</p>



<p>Apparu en décembre en Chine, le coronavirus affecte tous les continents, sauf l&rsquo;Antarctique, et perturbe la vie quotidienne et économique dans un nombre croissant de pays.</p>



<p>« L&rsquo;Iran et l&rsquo;Italie sont en première ligne, ils souffrent », a souligné le directeur exécutif du Programme pour les urgences de l&rsquo;OMS, Michael Ryan, assurant que d&rsquo;autres pays allaient connaître la même situation.</p>



<p>« En ce moment en Iran, il y a une pénurie d&rsquo;appareils d&rsquo;assistance respiratoire, d&rsquo;oxygène », a-t-il détaillé.</p>



<p>Le directeur général de l&rsquo;OMS a assuré pour sa part que « l&rsquo;Iran fait de son mieux ». « Ils ont besoin de beaucoup d&rsquo;équipements. Nous essayons de mobiliser davantage de soutien pour l&rsquo;Iran », a-t-il insisté.</p>



<p>Les responsables de l&rsquo;OMS n&rsquo;ont en revanche pas souhaité établir la liste des pays qui n&rsquo;agissaient pas assez face à l&rsquo;épidémie, M. Ryan faisant valoir que l&rsquo;agence spécialisée des Nations unies « ne critiquait pas les Etats membres en public ». « Ce que nous essayons de faire c&rsquo;est de travailler avec les Etats membres ».</p>



<p>Il a en revanche critiqué les pays qui imposaient beaucoup trop de conditions, telles qu&rsquo;être très âgé ou revenir de Chine, pour tester les personnes.</p>



<p>Il a également appelé la communauté internationale à renforcer son système de surveillance, à mieux protéger les centres hospitaliers et à ne pas cesser de détecter les cas et de suivre les contacts des personnes malades afin de stopper la chaîne de transmission du coronavirus.</p>



<p>Et « d&rsquo;autres pays ne communiquent pas bien avec leur population », tandis que d&rsquo;autres peinent à s&rsquo;organiser et coordonner leur action, a déclaré l&rsquo;expert de l&rsquo;OMS.</p>



<p><strong>Source: AFP /Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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