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	<title>paludisme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>paludisme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Au Ghana, l’espoir du vaccin contre le paludisme</title>
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				<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 19:30:58 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Au Ghana, le paludisme reste un fléau majeur. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, la malaria est endémique sur l’ensemble du territoire, toute l’année. Avec le Kenya et la Namibie, Accra expérimente depuis 2019 un programme pilote de vaccination avec le RTS,S (Mosquirix), mis au point par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline. Quelque 230 000 enfants ghanéens...]]></description>
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<p><strong>Au Ghana, le paludisme reste un fléau majeur. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, la malaria est endémique sur l’ensemble du territoire, toute l’année. Avec le Kenya et la Namibie, Accra expérimente depuis 2019 un programme pilote de vaccination avec le RTS,S (Mosquirix), mis au point par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline.</strong></p>



<p>Quelque 230 000 enfants ghanéens en ont bénéficié, 800 000 en tout dans les trois pays pilotes. Malgrédes résultats limités (il permet de réduire d’environ 30 % les épisodes de paludisme et de 40 % les épisodes sévères), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé en octobre son déploiement élargi, espérant que le vaccin permette des gains dans la lutte contre le parasite<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/12/06/en-2020-la-lutte-contre-le-paludisme-a-fortement-recule-dans-le-monde_6104919_3212.html">e</a></p>



<p>Au Ghana, comme dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, le paludisme est la principale cause d’hospitalisation pédiatrique et la première cause de mortalité infantile. Si le pays a enregistré une forte baisse de l’incidence et de la mortalité due à la maladie entre 2005 et 2015 (respectivement – 50&nbsp;% et – 65&nbsp;%), celles-ci augmentent légèrement depuis 2019.</p>



<p>Sur le terrain, l’expérimentation vaccinale reste peu connue. Dans le nord du pays, quasiment aucun habitant n’a entendu parler du Mosquirix. Cette région rurale, parmi les plus pauvres du Ghana, est aussi l’une des plus touchées par le paludisme avec une prévalence de 32&nbsp;% (contre 4&nbsp;% dans la région d’Accra, la plus riche du pays), particulièrement forte durant la saison des pluies, de mai à fin octobre.</p>



<h2>«&nbsp;Se protéger avec les moustiquaires&nbsp;»</h2>



<p>Près de la grande ville du Nord, Tamale, à Savelugu, l’infirmière Najat Abdullai réunit, comme elle le fait une fois par mois, un groupe de parole de mères de famille. L’objectif de cette réunion entre femmes, organisée sous l’égide de l’ONG de développement Vision du monde, est d’aborder librement toutes les questions de santé qui les préoccupent.</p>



<p>Dans ces groupes, le paludisme revient comme l’un des principaux sujets de discussion, avec l’alimentation et l’éducation des enfants. Comment protéger les nouveau-nés ? Comment repérer les signes d’une infection au paludisme et comment agir ?… Najat Abdullai met toute son énergie pour répondre aux questions de ces femmes et encourager le partage d’informations.</p>



<p>Afi Wumbie explique que son troisième enfant, une fillette de 18 mois, a contracté le paludisme pendant l’été. Fièvre, teint jaune… La mère a très vite soupçonné le paludisme et a pu consulter rapidement au centre de soins du village voisin.&nbsp;<em>«&nbsp;J’ai eu très peur pour elle parce qu’elle avait une très forte fièvre,</em>&nbsp;confie Afi Wumbie,&nbsp;<em>mais, comme elle a été rapidement prise en charge, je ne me suis pas dit que je la perdrais. Après trois jours de traitement, elle allait déjà mieux.&nbsp;»</em></p>



<p>Au Ghana, tous les enfants ne se sortent pas malheureusement d’un épisode de paludisme. Chaque année, 20&nbsp;000 d’entre eux en meurent, dont un quart ont moins de 5 ans.&nbsp;<em>«&nbsp;On fait beaucoup de pédagogie sur l’importance de se protéger, avec les moustiquaires notamment&nbsp;»</em>, insiste Najat Abdullai. A Savelugu, l’Etat a récemment distribué des moustiquaires de lit.La vingtaine de femmes réunies ce jour-là assurent faire dormir leurs jeunes enfants sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide.</p>



<h2>Maladie de la pauvreté</h2>



<p>Or l’accès à cet équipement, crucial pour prévenir des piqûres, reste inégal dans le pays. En&nbsp;2019, 73,7&nbsp;% des foyers ghanéens avaient accès à au moins une moustiquaire traitée, selon l’OMS. Un peu plus de la moitié des enfants de moins de 5&nbsp;ans avaient la possibilité de dormir sous cet équipement. Malgré la pandémie, le pays a poursuivi tant bien que mal les distributions, mais, fin octobre, les autorités n’avaient fait parvenir aux communautés que 76&nbsp;% des 16&nbsp;millions de moustiquaires prévues pour sa campagne 2021.</p>



<p>Comme observé au niveau mondial, les statistiques nationales confirment que le paludisme est d’abord une maladie de la pauvreté. Dans les foyers ghanéens les plus pauvres, il touche 32 % des enfants de moins de 5 ans, quand seulement 3 % des enfants issus des familles les plus aisées sont affectés (la prévalence moyenne s’établissant à 21 % sur l’ensemble du pays).</p>



<p>Quand on demande aux mères de Savelugu si elles vaccineraient leur enfant contre la malaria si elles en avaient la possibilité, la plupart répondent par un&nbsp;<em>«&nbsp;oui&nbsp;»&nbsp;</em>franc. Une détermination qui tranche avec leurs interrogations quant au vaccin contre le Covid-19, qui fait l’objet dans la région de nombreuses rumeurs. C’est que la menace du paludisme est perçue comme immédiate, tout le monde connaissant une personne touchée autour de soi, quand le Covid-19 fait quant à lui figure d’ombre lointaine.</p>



<p>Les autorités ghanéennes espèrent que la vaccination suscite l’adhésion et réduise le nombre d’hospitalisations de 100 000 par an, mais son élargissement à grande échelle représente un défi logistique : le Mosquirix nécessite en effet quatre injections, à un, six et neuf mois, puis un rappel après deux ans.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La pandémie a entraîné une hausse des morts du paludisme mais le pire a été évité</title>
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				<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 18:55:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Un rapport publié lundi par l&#8217;Organisation mondiale de la santé révèle que la pandémie de Covid-19 a entraîné une hausse des morts du paludisme. Mais « les pays où le paludisme est endémique ont réussi à éviter le scénario du pire », a souligné le docteur Pedro Alonso, directeur du programme paludisme à l&#8217;OMS. Le pire a été évité mais&#160;la...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un rapport publié lundi par l&rsquo;Organisation mondiale de la santé révèle que la pandémie de Covid-19 a entraîné une hausse des morts du paludisme. Mais « les pays où le paludisme est endémique ont réussi à éviter le scénario du pire », a souligné le docteur Pedro Alonso, directeur du programme paludisme à l&rsquo;OMS.</strong></p>



<p>Le pire a été évité mais&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200425-le-lutte-contre-le-paludisme-%C3%A9clips%C3%A9e-par-la-pand%C3%A9mie-de-covid-19">la situation reste préoccupante</a>. Si le scénario catastrophe d&rsquo;un doublement du nombre de décès a pu être écarté grâce à la mobilisation des autorités sanitaires, la pandémie de Covid-19 est responsable d&rsquo;une hausse du nombre de morts du paludisme en 2020.</p>



<p>« En dépit des restrictions et perturbations liées à la pandémie de Covid-19, les pays où le paludisme est endémique ont réussi à éviter le scénario du pire que beaucoup, y compris l&rsquo;OMS, avaient annoncés. Et ça, c&rsquo;est un message très positif », a souligné le docteur Pedro Alonso, directeur du programme paludisme à l&rsquo;Organisation mondiale de la santé.</p>



<p>Pour autant, en désorganisant les programmes de prévention, de détection de soins, etc., la pandémie a été responsable de 47 000 des 69&nbsp;000&nbsp;morts supplémentaires en 2020.</p>



<p>Au total, la maladie a affecté 241&nbsp;millions de personnes à travers le monde l&rsquo;année dernière soit 14 millions de plus qu&rsquo;en 2019. Elle a fait 627 000 morts.</p>



<p><strong>Appel à la remobilisation</strong></p>



<p>Si des progrès ont été faits et qu&rsquo;ils permettent à de nombreux pays d&rsquo;espérer éradiquer bientôt la maladie, il n&rsquo;en va pas de même en Afrique subsaharienne où, au contraire, la situation se dégrade, souligne l&rsquo;OMS dans son rapport, qui rappelle aussi qu&rsquo;après des succès « phénoménaux » dans les années 2000, la lutte contre la maladie a atteint un plateau depuis 2017.</p>



<p>La région Afrique de l&rsquo;OMS&nbsp;compte 95&nbsp;% des cas de paludisme et pour 96&nbsp;% des morts. Et 80&nbsp;% des décès en Afrique frappent des enfants de moins de 5&nbsp;ans.</p>



<p>Les infections ont augmenté de 15&nbsp;millions de cas à 228&nbsp;millions entre 2019 et 2020, le nombre de morts a aussi augmenté pour passer de 534&nbsp;000 à 602&nbsp;000 en un an.</p>



<p>« Je pense que nous sommes au bord d&rsquo;une potentielle crise du paludisme », a mis en garde le docteur Alonso, appelant à une remobilisation contre ce qui reste « un problème massif de santé publique au niveau mondial et qui doit être pris à bras le corps, avec les pays où la maladie est encore endémique&nbsp;qui mènent la charge », a-t-il insisté.</p>



<p>En 2021, deux pays ont pu être déclarés libres du paludisme : la Chine et le&nbsp;Salvador.</p>



<p>Au total, entre 2000 et 2020, 23 pays ont réussi à aligner trois années consécutives sans aucun cas de paludisme local. Les demandes de l&rsquo;Azerbaïdjan et du Tadjikistan d&rsquo;être reconnus comme pays libres de paludisme sont en cours d&rsquo;examen, précise l&rsquo;OMS.</p>



<p><strong>Programme vaccinal</strong></p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20211206-le-vaccin-contre-le-paludisme-nourrit-des-espoirs-en-afrique">Une autre bonne nouvelle sur le front de la lutte</a>&nbsp;contre ce fléau a été annoncée récemment. Le conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;Alliance du vaccin (Gavi) a donné son feu vert la semaine dernière à un programme de&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20211007-vaccin-antipaludique-approuv%C3%A9-par-l-oms-cela-suscite-beaucoup-d-espoir">vaccination des enfants</a>&nbsp;contre le paludisme en Afrique subsaharienne et débloqué une première enveloppe de 155,7&nbsp;millions de dollars, selon un communiqué de l&rsquo;organisation.</p>



<p>Depuis 2019, trois pays d&rsquo;Afrique subsaharienne, le Ghana, le Kenya et le Malawi, ont commencé à introduire le vaccin RTS,S&nbsp;dans des régions sélectionnées où la transmission du paludisme est de modérée à sévère. Deux ans après le début de ce premier test grandeur nature au monde, 2,3&nbsp;millions de doses de vaccin ont pu être administrées.</p>



<p>Fabriqué par le géant pharmaceutique britannique GSK, le RTS,S est le premier vaccin, et le seul jusqu&rsquo;à présent, ayant montré une efficacité pour réduire significativement le nombre de cas de paludisme, y compris de paludisme grave menaçant le pronostic vital, chez les enfants.</p>



<p><strong>Source: France 24 Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Paludisme : l’autre vaccin de 2021</title>
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				<pubDate>Sun, 31 Oct 2021 17:55:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Mis au point par le géant pharmaceutique GSK, le vaccin RTS,S, testé depuis 2019 au Ghana, au Kenya et au Malawi, a fait la preuve de son efficacité. Avec la pandémie de coronavirus et la déflagration médiatique mondiale qui s’est ensuivie, certains se sont étonnés de la célérité inédite avec laquelle a été trouvé un...]]></description>
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<p><strong>Mis au point par le géant pharmaceutique GSK, le vaccin RTS,S, testé depuis 2019 au Ghana, au Kenya et au Malawi, a fait la preuve de son efficacité.</strong></p>



<p>Avec la pandémie de coronavirus et la déflagration médiatique mondiale qui s’est ensuivie, certains se sont étonnés de la célérité inédite avec laquelle a été trouvé un vaccin contre un virus affectant gravement l’hémisphère Nord.</p>



<p>Mais qu’en était-il du paludisme, maladie signalée dès l’Antiquité et dont l’écrasante majorité des victimes –&nbsp;400 000 morts environ par an&nbsp;– se situe en Afrique, continent où l’on n’a, à l’inverse, recensé «&nbsp;que&nbsp;» 214 000 décès dus au Covid en dix-huit mois de pandémie ? L’actualité pourrait finalement contredire ceux qui dénoncent un désintérêt des sommités épidémiologiques mondiales.</p>



<h4>Forme grave</h4>



<p>Produit par le géant pharmaceutique britannique GSK, le RTS,S commence en effet à agir efficacement contre le Plasmodium falciparum transmis par les moustiques, autrement dit contre le parasite le plus mortel à l’échelle mondiale et le plus prévalent en Afrique.</p>



<p>Depuis 2019, au titre de tests, le Ghana, le Kenya et le Malawi ont progressivement introduit 2,3 millions de doses de ce vaccin dans des zones où la transmission du paludisme est de modérée à sévère. Et le RTS,S est le seul produit ayant démontré une efficacité significative contre la malaria. Selon la directrice de la vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le projet pilote « réduit de 30 % le paludisme sous sa forme grave ».</p>



<p>Il n’en fallait pas plus pour que la directrice Afrique de l’OMS, la docteure Matshidiso Moeti, recommande, début octobre, l’usage massif de ce premier vaccin antipaludique en priorité chez les enfants, les populations à risques se situant, par rapport à celles du Covid, à l’autre extrémité de la pyramide des âges.</p>



<p>Hasard du calendrier ou dynamique concurrentielle, l’Université d’Oxford et le laboratoire allemand BioNTech développent respectivement le Matrix-M antipalu et un vaccin pionnier utilisant la technologie prometteuse de l’ARN.</p>



<p>Pour l’heure, le déploiement massif du RTS,S pourrait se heurter à la sempiternelle problématique du financement. L’Alliance du vaccin (Gavi) a annoncé qu’elle allait examiner cette épineuse question. Qu’elle se hâte : dans le monde, un enfant meurt du paludisme toutes les deux minutes et la maladie est de plus en plus résistante aux traitements curatifs.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Afrique, le paludisme de plus en plus résistant aux traitements</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/en-afrique-le-paludisme-de-plus-en-plus-resistant-aux-traitements/</link>
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				<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 13:46:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Résistance aux traitements]]></category>

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				<description><![CDATA[Une première « preuve clinique » d’une plus grande résistance du paludisme aux traitements en Afrique a été apportée par des chercheurs, jeudi 15 avril. Leur étude, réalisée auprès d’enfants au Rwanda, établit un lien entre les mutations d’un gène du parasite Plasmodium falciparum, responsable de la maladie, et la persistance de ce parasite après trois jours de soins – un phénomène mis...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200425_185634.png" alt="" class="wp-image-16703" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200425_185634.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200425_185634-300x167.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Moustique </figcaption></figure>



<p><strong>Une première </strong><em><strong>« preuve clinique » </strong></em><strong>d’une plus grande résistance du paludisme aux traitements en Afrique a été apportée par des chercheurs, jeudi 15 avril. Leur étude, réalisée auprès d’enfants au </strong><a href="https://www.lemonde.fr/rwanda/"><strong>Rwanda</strong></a><strong>, établit un lien entre les mutations d’un gène du parasite </strong><em><strong>Plasmodium falciparum,</strong></em><strong> responsable de la maladie, et la persistance de ce parasite après trois jours de soins – un phénomène mis au jour pour la première fois en Asie du Sud-Est.</strong></p>



<p>Transmis par les moustiques, le paludisme a fait plus de 400 000 morts en 2019, dont deux tiers d’enfants de moins de 5 ans. L’écrasante majorité des cas (94 % des 229 millions dans le monde) et des décès surviennent en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Jusqu’à présent, l’efficacité des médicaments reste élevée, mais une surveillance accrue au Rwanda et dans les pays voisins s’impose, avertit l’étude, publiée dans <em>The Lancet Infectious Diseases</em>.</p>



<p>La résistance aux médicaments est associée à des parasites porteurs de mutations d’un gène (pfk13). Certaines mutations avaient déjà été décelées au Rwanda, mais à une plus faible fréquence que dans la nouvelle étude et sans persistance démontrée du parasite chez les enfants soignés avec de l’artémisinine.</p>



<h4>« Un signal d’avertissement inquiétant »</h4>



<p>Introduits au début des années 2000, les traitements à base d’artémisinine combinée à un autre antipaludéen (CTA/ACT) sont actuellement les plus efficaces et les plus utilisés. La résistance à l’artémisinine a été identifiée pour la première fois au Cambodge en&nbsp;2008. Dans la région du Mékong, la résistance au médicament associé a souvent suivi, entraînant l’échec du traitement combiné (CTA).&nbsp;<em>«&nbsp;L’émergence d’une résistance partielle à l’artémisinine en Afrique est un signal d’avertissement indiquant que l’efficacité des CTA pourrait être compromise si une résistance au médicament qui lui est associé émerge&nbsp;»</em>, notent les chercheurs.</p>



<p>L’étude a porté sur 224 enfants de 6 mois à 5 ans infestés par le parasite, dans trois villes du Rwanda : ils ont été traités pendant trois jours par l’association thérapeutique la plus courante (artéméther-luméfantrine) puis surveillés durant un mois, avec des prélèvements sanguins hebdomadaires. Parmi les participants, environ 15 % dans deux sites étudiés avaient encore des parasites détectables trois jours après le traitement. <em>« Des données récentes suggèrent que nous sommes au bord d’une résistance à l’artémisinine cliniquement significative en Afrique, comme cela s’est produit en Asie du Sud-Est il y a plus de dix ans »</em>, s’alarme dans le journal le professeur Philip Rosenthal (Université de Californie, San Francisco), qui n’a pas participé à l’étude.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Recrudescence inquiétante des cas de paludisme au Zimbabwe</title>
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				<pubDate>Sat, 25 Apr 2020 18:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200425_185634.png" alt="" class="wp-image-16703" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200425_185634.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200425_185634-300x167.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Moustique</figcaption></figure>



<p><strong>En cette journée mondiale de lutte contre le paludisme, ou malaria, RFI s’attarde sur la situation au Zimbabwe, particulièrement préoccupante. Depuis le début de l&rsquo;année, le pays a déjà enregistré plus de 170 000 cas, selon le ministère de la Santé, un chiffre en augmentation de 44% par rapport à la même période l&rsquo;année passée.</strong></p>



<p>Sur la seule semaine passée, plus de 18&nbsp;600 cas de paludisme et 17&nbsp;décès ont officiellement été enregistrés au Zimbabwe &#8211;&nbsp;152 morts depuis le début de l&rsquo;année. C&rsquo;est l&rsquo;est du pays qui est le plus touché, particulièrement les provinces du Manicaland, du Mashonaland oriental et celle de Masvingo. Elles seules concentrent près de huit cas sur dix, à en croire Joseph Mberikunashe, directeur du programme national de prévention de la maladie.</p>



<p>Dans une vidéo diffusée&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.facebook.com/148565931913609/videos/3022407177779452" rel="noreferrer noopener">sur les réseaux sociaux</a></strong>, ce dernier précise que nous sommes actuellement dans la période du pic de transmission, habituellement constatée entre mars et mai, une saison humide et chaude propice aux moustiques, vecteurs de la maladie.</p>



<p><strong>Une épidémie aggravée par la présence du Covid-19</strong></p>



<p>Et le problème, toujours selon Joseph Mberikunashe, c&rsquo;est que cette recrudescence arrive en même temps que la pandémie de coronavirus. Cette dernière aggrave la situation, selon le<a target="_blank" href="http://twitter.com/MoHCCZim/status/1252251005011595265" rel="noreferrer noopener"><strong>ministère de la Santé</strong></a>, certains symptômes étant similaires, comme la fièvre principalement.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La presse locale se fait ainsi l&rsquo;écho d&rsquo;une certaine panique chez les populations qui<strong><a target="_blank" href="http://www.chronicle.co.zw/malaria-kills-131/" rel="noreferrer noopener">&nbsp;confondent parfois les deux maladies</a></strong>. En effet, «&nbsp;<em>il est possible de confondre</em>&nbsp;», explique à l&rsquo;Agnce France-Presse, Norman Matara, membre de l&rsquo;Association zimbabwéenne des médecins pour les droits humains. Il est également «&nbsp;<em>probable que des patients atteints du paludisme restent chez eux au lieu d&rsquo;aller se faire soigner à l&rsquo;hôpital de crainte de contracter le coronavirus</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p><strong>Inquiétude de l’OMS</strong></p>



<p>L’Organisation mondiale de la santé est elle aussi préoccupée par cette recrudescence de malaria. Cette semaine, elle a affirmé que la pandémie de Covid-19 pourrait perturber la distribution de moustiquaires et de médicaments contre le paludisme.</p>



<p>Selon l’OMS, cela pourrait entraîner un doublement du nombre de morts en 2020 par rapport à 2018, alors que L&rsquo;Afrique sub-saharienne affichait, cette année-là, environ 93% de tous les cas de paludisme dans le monde ainsi que 94% des décès.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>L&#8217;OMS prévient que les décès dus au paludisme en Afrique pourraient doubler cette année</title>
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				<pubDate>Thu, 23 Apr 2020 17:50:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/OMS.jpg" alt="" class="wp-image-16608" width="623" height="157" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/OMS.jpg 447w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/OMS-300x76.jpg 300w" sizes="(max-width: 623px) 100vw, 623px" /></figure>



<p><strong>Le nombre de décès dus au paludisme en Afrique subsaharienne pourrait doubler pour atteindre 769 000 cette année, alors que les efforts pour enrayer la maladie sont interrompus par la pandémie de COVID-19, a averti l&rsquo;Organisation mondiale de la santé jeudi.</strong></p>



<p>La région compte plus de 25 000 cas confirmés de COVID-19, avec plus de 1 200 décès, et les gouvernements travaillant avec des partenaires tels que l&rsquo;OMS se concentrent sur la lutte contre la pandémie.</p>



<p>Le Directeur régional de l&rsquo;OMS pour l&rsquo;Afrique, le Dr Matshidiso Moeti, a appelé tous les pays à veiller à ce que le travail essentiel de prévention du paludisme se poursuive.</p>



<p>« Une analyse récente a révélé que si la distribution de moustiquaires imprégnées d&rsquo;insecticide s&rsquo;arrête et que la gestion des cas diminue, les décès dus au paludisme en Afrique subsaharienne pourraient doubler par rapport à 2018 », a déclaré Moeti lors d&rsquo;un briefing.</p>



<p>«Ce serait le nombre de décès le plus élevé de la région depuis l&rsquo;an 2000.»</p>



<p>Elle a souligné les statistiques de l&rsquo;épidémie d&rsquo;Ebola en Afrique montrant que plus de personnes sont mortes d&rsquo;autres maladies, y compris le paludisme, que d&rsquo;Ebola elle-même, en raison du manque d&rsquo;accès au traitement.</p>



<p>«Ne répétons pas cela avec COVID-19», a-t-elle déclaré.</p>



<p>En 2018, il y avait 213 millions de cas de paludisme et 360 000 décès liés dans la région africaine, soit plus de 90% des cas mondiaux.</p>



<p>L&rsquo;OMS a déclaré que si l&rsquo;accent mis sur le ralentissement de la propagation du nouveau coronavirus entraînait une réduction des trois quarts de l&rsquo;accès aux médicaments antipaludiques, les décès pourraient doubler pour atteindre 769 000.</p>



<p>« Les pays de la région ont une fenêtre d&rsquo;opportunité critique pour minimiser les perturbations dans la prévention et le traitement du paludisme et sauver des vies à ce stade de l&rsquo;épidémie de COVID-19 », a déclaré l&rsquo;OMS dans un communiqué.</p>



<p>Le doublement du nombre de décès représente le pire des cas, ce qui suppose également la suspension de toute distribution de moustiquaires traitées en raison de la pandémie, selon l&rsquo;OMS.</p>



<p>Le Bénin, la République démocratique du Congo, la Sierra Leone et le Tchad ont tous lancé des programmes de lutte contre le paludisme pendant la pandémie, a déclaré l&rsquo;OMS, ajoutant que cela devrait servir de modèle pour d&rsquo;autres pays du continent.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Des moustiques OGM libérés au Burkina Faso</title>
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				<pubDate>Wed, 03 Jul 2019 11:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Malgré les critiques et les marches des ONG Burkinabées et africaines contre le projet de moustiques « OGM », les moustiques génétiquement modifiés ont été libérés dans la nature. L&#8217;Institut de recherche en sciences de la santé du Burkina Faso (IRSS) a libéré des moustiques mâles génétiquement modifiés dans la ville de Bana, dans le sud-ouest du...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/GettyImages-1510351171.jpg" alt="" class="wp-image-6320" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/GettyImages-1510351171.jpg 594w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/GettyImages-1510351171-300x163.jpg 300w" sizes="(max-width: 594px) 100vw, 594px" /></figure>



<p>Malgré les critiques et les marches des ONG Burkinabées et africaines contre le projet de moustiques « OGM », les moustiques génétiquement modifiés ont été libérés dans la nature.</p>



<p>L&rsquo;Institut de recherche en sciences de la santé du Burkina Faso (IRSS) a libéré des moustiques mâles génétiquement modifiés dans la ville de Bana, dans le sud-ouest du pays le 1er juillet.</p>



<p>L&rsquo;IRSS soutient que ce « lâché de moustique » est conforme à toutes les exigences éthiques et réglementaires et a été approuvé par les communautés des zones concernées à la suite de consultation.La libération de moustique génétiquement modifié mâle stérile auto-limitatif &#8211; une première du genre en Afrique &#8211; fait partie d&rsquo;un projet financé par l&rsquo;initiative Target Malaria, un consortium de recherche dirigé par l&rsquo;Imperial College de Londres.</p>



<p><a href="https://targetmalaria.org/wp-content/uploads/summary-information-note-regarding-the-small-scale-release.pdf">Selon le projet Target Malaria</a>, la libération de ces moustiques approuvée par l&rsquo;Agence Nationale de Biosécurité du Burkina Faso ne vise pas à réduire dans l&rsquo;immédiat l&rsquo;incidence du paludisme.Cette opération permettra de recueillir d&rsquo;importantes données pour faire avancer la recherche.Il existe au bas mot 3.500 espèces de moustique sur la surface de la terre dont 670 environ pour la région Afrique.</p>



<p>L&rsquo;initiative de Target Malaria au Burkina Faso ne cible que les espèces majeures identifiées dans la transmission et la propagation du paludisme qui&nbsp;<em>sont&nbsp;</em><em>Anopheles gambiae, Anopheles coluzzi</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Anopheles arabiensis</em>.</p>



<p>« Notre objectif à ce niveau de la recherche n&rsquo;est pas d&rsquo;éliminer de la surface de la terre ces espèces de moustiques vecteurs du paludisme : nous ne sommes même pas encore à cette étape » tient à préciser Dr Diabaté Abdoulaye, entomologiste médical senior et chercheur à l&rsquo;IRSS à Bobo Dioulasso.</p>



<p>Bien que la libération de ces moustiques a été approuvée par l&rsquo;agence de biosécurité du pays, des ONG et des activistes de la protection de l&rsquo;environnement ont exprimé de grandes inquiétudes sur la base de l&rsquo;histoire récente du pays.</p>



<p><strong>Le Burkina Faso</strong><strong>,</strong><strong>&nbsp;terre des OGM ?</strong></p>



<p>En Afrique, le Burkina Faso est connu pour être le pays qui a enregistré l&rsquo;un des plus gros raté dans l&rsquo;expérimentation et l&rsquo;utilisation à grande échelle des OGM.</p>



<p>Pour mémoire, le pays a expérimenté l&rsquo;utilisation des semences de Coton Bt de la firme américaine Mosanto.Les cotonniers Bt &#8211; cultivars de cotonnier de l&rsquo;espèce&nbsp;<em>Gossypium hirsutum</em>&nbsp;&#8211; ont été modifiés génétiquement.</p>



<p>Un gène leur conférant la capacité de produire un insecticide avait été ajouté en laboratoire.</p>



<p>Le résultat de cette expérience a été présenté comme une solution miracle face aux invasions de chemines des années 1990 qui menaçaient la production du Burkina Faso.</p>



<p>En 2000, le Burkina Faso adopte les OGM si bien qu&rsquo;en 2015, les trois quarts de la production du Burkina Faso étaient du coton génétiquement modifié.Mais après 10 ans d&rsquo;utilisation, les professionnels du secteur coton ont décidé de tourner le dos aux semences OGM évoquant plusieurs observations dont la résistance de certains parasites et l&rsquo;apparition de pathologie.</p>



<p>Malgré cet échec, le Burkina Faso flirte toujours avec les OGM aussi bien dans l&rsquo;agriculture que dans le domaine particulier de la santé.</p>



<p>« Nous constatons une volonté de retour des OGM au Burkina notamment le coton OGM, les tests du Niébé Bt en cours, et comme si cela ne suffisait pas, actuellement dans manipulations dans des laboratoires au Burkina sur des moustiques génétiquement modifiés afin de lutter contre le paludisme » avait alerté Blandine Sankara coordinatrice du Collectif citoyen pour l&rsquo;agro-écologie (CCAE), lors de la marche anti-OGM du 02 juin 2018 à Ouagadougou.</p>



<p>Dans le domaine de la lutte contre le paludisme, des&nbsp;<a href="https://cmns.umd.edu/news-events/features/4445">chercheurs burkinabés et américains ont aussi modifiés génétiquement un champignon</a>(<em>Metarhizium pingshaense</em>) avec la toxine d&rsquo;une araignée pour qu&rsquo;il puisse tuer plus rapidement les moustiques avec des résultats prometteurs selon les chercheurs.</p>



<p>Ces nombreuses expériences et l&rsquo;expérience des OGM au Burkina Faso peuvent inquiéter les populations mais Dr Diabaté Abdoulaye tient à rassurer l&rsquo;opinion sur la nature de ce test.</p>



<p>« Plusieurs tests ont été menés en laboratoire et nous travaillons sur ce projet depuis 2012. Nous sommes en 2019 et nous avons attendu 7 ans avant de libérer ces moustiques dans la nature ».</p>



<p>« Nous avons travaillé avec plusieurs agences et organisations indépendantes y compris l&rsquo;Agence Nationale de Biosécurité du Burkina Faso et c&rsquo;est sur&nbsp;<a href="https://targetmalaria.org/wp-content/uploads/target-malaria-independent-ecological-risk-assessement-small-scale-release-sterile-male-executive-summary.pdf">la base des résultats et des rapports obtenus</a>&nbsp;que nous avons opéré ce lâché de moustiques ».</p>



<p>« Ces moustiques ne sont en aucun cas plus dangereux que ceux qui sont déjà dans la nature » conclu Dr Diabaté Abdoulaye.</p>



<p>Pour les ONG de défense de l&rsquo;environnement qui s&rsquo;opposent depuis plusieurs années aux recherches et expérimentations sur les OGM dans le pays, cette décision est contraire à toute forme d&rsquo;éthique.</p>



<p>Les explications scientifiques avancées par l&rsquo;IRSS ne sont pas de nature à convaincre selon Ali Tapsoba porte-parole du Collectif Citoyen pour l&rsquo;agro-écologie.</p>



<p>« Nous considérons l&rsquo;expérience de Target Malaria comme du terrorisme scientifique en ce sens que des publications scientifiques montrent que les moustiques génétiquement modifiés peuvent engendrer des maladies et créer des résistances par rapport aux traitements du paludisme qui existe déjà ».</p>



<p>Pour le Collectif Citoyen pour l&rsquo;agro-écologie réunissant plusieurs ONG, les « manipulations génétiques sont encore du domaine des sciences incertaines » ayant probablement « des résultats incertains et imprévisible » a alerté M. Tapsoba.</p>



<p>Les ONG dénoncent le manque de transparence entourant ce premier lâché de moustiques OGM et entendent continuer leur mobilisation afin que le Burkina Fa so ne soit plus un pays d&rsquo;expérimentation des OGM. </p>



<p>Source: BBC/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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