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	<title>Paix &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Paix &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>RCA : le Cameroun et le Gabon continuent à soutenir le processus de paix</title>
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				<pubDate>Wed, 25 Aug 2021 19:19:19 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les deux pays ont récemment renouvelé les équipements majeurs de leurs contingents au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca). Le Cameroun et le Gabon ont consenti à «&#160;des efforts financiers conséquents&#160;» selon la Minusca. Les contingents camerounais et gabonais sont respectivement déployés à Bossangoa (Ouest) et...]]></description>
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<p><strong>Les deux pays ont récemment renouvelé les équipements majeurs de leurs contingents au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca).</strong></p>



<p>Le Cameroun et le Gabon ont consenti à «&nbsp;<em>des efforts financiers conséquents</em>&nbsp;» selon la Minusca. Les contingents camerounais et gabonais sont respectivement déployés à Bossangoa (Ouest) et Alindao (Centre).</p>



<p>Les autorités militaires des deux pays contributeurs de troupe ont rencontré le Général Sidiki Daniel Traoré, Commandant de la Force de la Minusca. Celle-ci a noté du 17 au 23 août «&nbsp;<em>une hausse des abus et violations par rapport à la semaine antérieure</em>&nbsp;». Les localités les plus touchées sont Mbomou (Sud-Est), Mambéré-Kadéï (Ouest), Bamingui-Bangoran (Nord-Est) ainsi que Bangui.</p>



<p>A en croire la mission onusienne, « <em>les auteurs présumés sont les groupes armés, les forces de l’Etat et autres personnels de sécurité</em> ». Dans la période du 13 au 18 août, la Minusca a également remarqué des violations graves des droits des enfants : sept cas de recrutement et utilisation d’enfants, l’attaque contre une école et un déni d’accès humanitaire.</p>



<p><strong>Source:  APA news/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Vers un ordre pacifique dans la Corne de l’Afrique</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 18:19:35 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La victoire contre le TPLF a un coût élevé et la situation sécuritaire dans le Tigré demeure préoccupante, admet Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien. Mais seule une Éthiopie en paix peut jouer un rôle constructif dans la région et au-delà. Les opérations entreprises par le gouvernement fédéral éthiopien ont libéré le peuple tigréen de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/abiy-ahmed-2.jpg" alt="" class="wp-image-13121" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/abiy-ahmed-2.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/abiy-ahmed-2-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Ethiopia&rsquo;s Prime Minister Abiy Ahmed attends a signing ceremony with European Commission President Ursula von der Leyen in Addis Ababa, Ethiopia December 7, 2019. REUTERS/Tiksa Negeri &#8211; RC2EQD93EU27</figcaption></figure>



<p><strong>La victoire contre le TPLF a un coût élevé et la situation sécuritaire dans le Tigré demeure préoccupante, admet Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien. Mais seule une Éthiopie en paix peut jouer un rôle constructif dans la région et au-delà.</strong></p>



<p>Les opérations entreprises par le gouvernement fédéral éthiopien ont libéré le peuple tigréen de décennies de mauvaise gestion par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Cela a suscité de nouveaux espoirs, mais aussi des inquiétudes quant à l’avenir de l’Éthiopie et son rôle dans la Corne de l’Afrique et au-delà.&nbsp;Les espoirs sont nés de l’éviction définitive d’un TPLF corrompu et dictatorial. Les Éthiopiens peuvent désormais imaginer un avenir basé non plus sur le chauvinisme ethnique, mais sur l’unité, l’égalité, la liberté et la démocratie. De plus, la source de division qui empoisonnait les relations interétatiques dans la Corne de l’Afrique est désormais surmontée.</p>



<p>Mais je suis conscient du malaise que le démantèlement du TPLF a suscité au sein de la communauté internationale. Je sais aussi que beaucoup redoutent une discrimination ethnique au Tigré et sont préoccupés par les obstacles à l’aide humanitaire. Mon gouvernement est déterminé à répondre à ces inquiétudes et à les dissiper. Le « respect dû aux opinions de l’humanité », cher à Thomas Jefferson, m’oblige à expliquer pourquoi mon gouvernement est intervenu pour rétablir la paix dans le Tigré, à expliquer comment nous tentons d’y atténuer les souffrances et pourquoi nos efforts – soutenus, je l’espère, par la communauté internationale – profiteront à tous les habitants de mon pays, y compris à ceux du Tigré, et à toute la sous-région.</p>



<p>Aucun gouvernement ne peut tolérer que des soldats et des civils innocents soient pris en embuscade et tués par dizaines, comme l’a fait le TPLF à l’automne dernier. Mon premier devoir, en tant que Premier ministre et commandant en chef des forces armées, est de protéger l’Éthiopie et son peuple contre les ennemis internes et externes. Nos opérations au Tigré ont été conçues pour rétablir la paix et l’ordre rapidement. En cela, elles ont été un succès. Malgré tous nos efforts, il y a eu des morts et cela m’a profondément affecté, tout comme cela a bouleversé les personnes éprises de paix, ici et à l’étranger.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>J’APPELLE LES NATIONS UNIES ET LES AGENCES HUMANITAIRES INTERNATIONALES À TRAVAILLER AVEC MON GOUVERNEMENT</p></blockquote>



<p>Mettre fin aux souffrances dans le Tigré et dans tout le pays est désormais ma priorité absolue. C’est pourquoi j’appelle les Nations unies et les agences humanitaires internationales à travailler avec mon gouvernement afin que nous puissions, ensemble, apporter de l’aide à tous ceux qui en ont besoin au Tigré. En attendant, nous travaillons jour et nuit pour leur fournir assistance et pour faire en sorte que les droits humains soient respectés. Pour que nous réussissions, de nombreux défis devront être surmontés. Il faudra par exemple rétablir les lignes de communication délibérément détruites par le TPLF pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire, et dans ce travail de reconstruction, le soutien de la communauté internationale sera précieux.</p>



<p>Mon gouvernement est également prêt à aider les dirigeants du Tigré qui font le choix de la paix. Nous sommes d’ores et déjà en contact avec eux.</p>



<p>Aujourd’hui, la communauté internationale connaît le vrai visage du TPLF. Beaucoup ont condamné les violences ethniques dont il était responsable, mais certains étaient prêts à fermer les yeux sur la torture, sur les disparitions et sur les exécutions extrajudiciaires. Sans le TPLF, entendait-on, l’Éthiopie risquait de se fragmenter, comme la Yougoslavie dans les années 1990, et d’entraîner toute la Corne de l’Afrique dans le chaos. Le bon sens nous dit qu’un régime basé sur la division ethnique ne peut pas durer mais, comme dit l’adage, le bon sens n’est pas toujours largement partagé. Fort heureusement, les sociétés humaines ne tolèrent jamais la violence raciale, ethnique et religieuse très longtemps.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’ACCORD DE PAIX SIGNÉ AVEC L’ÉRYTHRÉE EN 2018 EST L’EXEMPLE MÊME DE CE QUE L’ÉTHIOPIE EST CAPABLE ET DÉSIREUSE DE FAIRE</p></blockquote>



<p>Au cours des cinq années qui ont précédé mon élection à la tête de l’EPRDF, la coalition qui était au pouvoir et incluait le TPLF, les révoltes populaires contre le régime se sont multipliées. Le TPLF y a répondu avec sa brutalité habituelle, jusqu’à ce que l’élection de 2018 engage l’Éthiopie dans une nouvelle voie. Le parti que je dirige aujourd’hui est le premier, dans notre pays, à ne pas être basé sur la race, la religion ou l’appartenance ethnique.</p>



<p>La politique régionale du TPLF était une grossière extension de sa stratégie nationale du diviser pour mieux régner. Il a par exemple opté pour une politique d’exclusion et d’ostracisation l’Érythrée, pays contre lequel il menait des guerres par procuration en utilisant des pays voisins instables, accentuant au passage leur fragilité dans la durée.</p>



<p>Une Éthiopie libérée du TPLF défendra la paix et le développement pour tous. Elle sera fondée sur l’égalité entre tous les peuples qui la constituent, y compris le peuple du Tigré qui souffre tant aujourd’hui.</p>



<p>Sur le plan extérieur, nous savons que nos intérêts nationaux sont indissociablement liés à ceux de nos voisins, et nous agirons en conséquence. L’accord de paix signé avec l’Érythrée en 2018 est l’exemple même de ce que l’Éthiopie est capable et désireuse de faire. Il a mis fin à deux décennies de violence et a permis à l’Érythrée de faire son retour au sein de la communauté internationale. Les Éthiopiens et les Érythréens qui vivent le long de la frontière n’ont plus à redouter la guerre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>SEULE UNE ÉTHIOPIE APAISÉE PEUT JOUER UN RÔLE CONSTRUCTIF DANS LA CORNE DE L’AFRIQUE ET AU-DELÀ</p></blockquote>



<p>Mon gouvernement a également cherché à rétablir de bonnes relations avec nos autres voisins. À la suite de la crise politique au Soudan en 2019, l’Éthiopie a contribué à faire sortir ce pays du bord de la guerre civile, en contribuant à la création d’un gouvernement de transition composé de civils et de représentants militaires. De même, l’Éthiopie joue un rôle stabilisateur en Somalie et nous travaillons au rétablissement de la stabilité au Soudan du Sud.</p>



<p>Notre politique étrangère repose sur la conviction qu’une intégration régionale plus étroite bénéficiera à tout le monde, et nous n’avons pas ménagé nos efforts pour rendre opérationnelle la Zone de libre-échange continentale africaine. Il y a quelques semaines à peine, nous avons inauguré une autoroute reliant Addis-Abeba à Nairobi et Mombasa, un projet qui supprime les barrières physiques au commerce transfrontalier entre le Kenya et l’Éthiopie.</p>



<p>La route reliant Addis-Abeba au port érythréen d’Assab, qui est essentielle pour le commerce international, est également en cours de réhabilitation. De nouveaux axes relieront bientôt l’Éthiopie aux ports de Djibouti et d’Assab (pour remplacer l’ancienne route en cours de réhabilitation), et à Juba, la capitale du Soudan du Sud, offrant à ce pays enclavé un débouché commercial viable.</p>



<p>Plusieurs projets concernant les ports, la logistique, les parcs industriels et l’extraction de potasse sont également en cours de développement. Et j’espère profondément que, une fois achevé, le Grand Barrage de la Renaissance bénéficiera du soutien de tous nos voisins et offrira à tous des opportunités sans précédenten Afrique de l’Est.</p>



<p>Seule une Éthiopie apaisée, dirigée par un gouvernement respectueux des normes de conduite humaines, peut jouer un rôle constructif dans la Corne de l’Afrique et au-delà. Nous sommes déterminés à travailler avec nos voisins et la communauté internationale pour tenir cette promesse.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« La Centrafrique n’est jamais vraiment passée de la crise à la réconciliation »</title>
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				<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 19:49:35 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/capture_decran_2019-02-07_a_14.57.17.png" alt="" class="wp-image-20776" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/capture_decran_2019-02-07_a_14.57.17.png 765w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/capture_decran_2019-02-07_a_14.57.17-300x199.png 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/capture_decran_2019-02-07_a_14.57.17-600x398.png 600w" sizes="(max-width: 765px) 100vw, 765px" /><figcaption>Sidiki Abbas, reponsable du groupe armé 3R, signant l’accord de paix, le 6 février 2019, dans la capitale centrafricaine Bangui. PHOTO FLORENT VERGNES / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Lundi 4 janvier, l’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé les résultats préliminaires des élections présidentielle et législatives en </strong><a href="https://www.lemonde.fr/centrafrique/"><strong>Centrafrique</strong></a><strong>. Selon l’ANE, Faustin-Archange Touadéra aurait obtenu près de 54 % des voix, écartant la nécessité d’un second tour de scrutin. Le gouvernement centrafricain et la communauté internationale se sont donné beaucoup de mal pour organiser ces élections comme prévu et on peut considérer comme un succès leur déroulement dans un contexte difficile. Mais à bien des égards, la Centrafrique ne semble pas plus proche de la résolution de son interminable crise qu’avant le scrutin ; et le dernier exercice électoral en dit long sur la fragilité du pays.</strong></p>



<p>Lorsque M.&nbsp;Touadéra a commencé son premier mandat, il y a cinq ans, on aurait pu espérer un avenir meilleur pour la Centrafrique. Le pays s’était lentement, douloureusement éloigné d’une catastrophe humanitaire en&nbsp;2013 et, deux ans après, semblait plus ou moins prêt pour des élections démocratiques. Les forces de maintien de la paix de l’ONU, en collaboration avec l’armée française, avaient apporté une certaine sécurité&nbsp;; le gouvernement de transition avait accepté d’organiser le scrutin et de rendre le pouvoir au vainqueur&nbsp;; la communauté internationale s’était chargée de la logistique électorale dans un pays déchiré par la guerre et en grande partie sans infrastructures.</p>



<h4>Des groupes armés tantôt rivaux, tantôt alliés</h4>



<p>Miraculeusement, les élections de 2015-2016 qui ont porté M.&nbsp;Touadéra au pouvoir ont été largement pacifiques et les observateurs internationaux se sont accordés pour dire qu’elles respectaient globalement la volonté de l’électorat. Quelques mois après le scrutin, lors d’une conférence internationale des donateurs à Bruxelles, la communauté internationale a levé 2&nbsp;milliards d’euros pour aider à la reconstruction du pays. Quelques années plus tard, en&nbsp;2019, le gouvernement et une douzaine de groupes armés ont signé à Khartoum un accord de paix sous les auspices de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).</p>



<p>Malgré les progrès apparents, cependant, la Centrafrique n’est jamais vraiment passée de la crise à la reconstruction et à la réconciliation. Le gouvernement a toujours peiné à étendre son fief au-delà de Bangui, sans jamais toucher de façon significative les populations en dehors de la capitale. Les projets de développement, souvent entravés par des problèmes de sécurité, n’ont pas fourni suffisamment d’emplois aux jeunes. Il est impossible pour la force de maintien de la paix de l’ONU, la Minusca, d’imposer pleinement l’ordre à un pays divisé entre des groupes armés tantôt rivaux, tantôt alliés. Et pendant tout ce temps, ces mêmes groupes armés ont continué de contrôler les mines de diamants et les routes de transhumance, dont les ressources finançaient les conflits plutôt que les services gouvernementaux.</p>



<p>Deux facteurs additionnels expliquent la violence qu’on voit aujourd’hui en Centrafrique. Premièrement, l’accord de Khartoum, qui devait mettre fin aux combats entre groupes armés, était un exercice creux. En&nbsp;2019, le gouvernement et la communauté internationale avaient clairement démontré qu’ils n’avaient ni les moyens militaires et policiers de rétablir l’ordre dans le pays ni grand-chose à offrir aux groupes armés en échange de l’abandon du contrôle des ressources nationales lucratives. S’attendre à ce que ces groupes – essentiellement des organisations criminelles sans idéologie ni aspiration régionale – baissent les armes en échange de quelques sièges dans les comités de désarmement à Bangui était irréaliste. Il va sans dire qu’il y a eu peu de désarmement réel dans les mois qui ont suivi et que les conflits violents, après une accalmie, se sont poursuivis.</p>



<h4>François Bozizé, un facteur de déstabilisation</h4>



<p>Deuxièmement, M.&nbsp;Touadéra et la Minusca ont décidé de permettre le retour au pays de l’ancien président François Bozizé. Ce choix désastreux reste inexplicable. M.&nbsp;Bozizé, ancien chef des forces armées centrafricaines, avait pris le pouvoir en&nbsp;2003 par une rébellion de groupes armés très proches de ceux qui créent tant de problèmes aujourd’hui. Depuis qu’il avait quitté ses fonctions, il vivait en exil, sous sanction internationale. Après son départ du pouvoir, ses relations problématiques avec les milices anti-balaka étaient perçues comme l’une des raisons de l’instabilité. Sa réapparition à Bangui fin 2019 aurait dû conduire à son arrestation immédiate ou à un nouvel exil. Au lieu de cela, M.&nbsp;Touadéra – qui avait été premier ministre sous Bozizé et a besoin du soutien électoral des populations favorables à l’ancien président – a décidé de traiter son ancien patron avec le respect dû à un ex-chef d’Etat. M.&nbsp;Bozizé ne lui a pas rendu la politesse, soutenant l’organisation des principaux groupes armés en un seul mouvement avec l’intention manifeste de perturber les élections par la violence.</p>



<p>Le second mandat de M. Touadéra devrait donc commencer sur une note moins optimiste que le premier. Les violences se poursuivent en Centrafrique, dont certaines près de la capitale, et notamment dans la ville d’origine du président, Damara. L’accord de Khartoum est clairement mort. M. Bozizé reste un important facteur de déstabilisation. Beaucoup de personnalités politiques qui s’étaient présentées contre M. Touadéra aux élections contestent maintenant les résultats. Et même si le vote a eu lieu à Bangui et dans certaines parties du pays, il y a apparemment eu des perturbations importantes dans d’autres régions. Si elle peut se consoler du soutien continu de la communauté internationale, la Centrafrique ne semble guère mieux lotie qu’il y a cinq ans.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>À Tunis, la réunion sur la Libye achoppe sur la question du futur exécutif</title>
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				<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 17:07:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/9d3be53_97604f0c607b4be99ca1b1a6c0621908-97604f0c607b4be99ca1b1a6c0621908-0.jpg" alt="" class="wp-image-20047" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/9d3be53_97604f0c607b4be99ca1b1a6c0621908-97604f0c607b4be99ca1b1a6c0621908-0.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/9d3be53_97604f0c607b4be99ca1b1a6c0621908-97604f0c607b4be99ca1b1a6c0621908-0-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>L’émissaire par intérim de l’ONU pour la Libye, Stephanie Williams, le 15 novembre à Tunis, Tunisie. Walid Haddad / AP</figcaption></figure>



<p><strong>Date des élections, composition du prochain exécutif… le dialogue interlibyen à Tunis s’est achevé sur un bilan plus que mitigé.</strong></p>



<p>Très attendu, le forum du dialogue politique inter-libyen, débuté le 9 novembre, promettait d’esquisser les étapes d’une paix durable dans le pays et la mise en place d’un processus démocratique. Après avoir convenu de la tenue d’élections générales le 24 décembre 2021, les 75 participants de la rencontre de Tunis — représentant les principaux courants politiques libyens — devaient s’accorder sur la composition d’un exécutif de transition. Ils n’y sont pas parvenus.</p>



<p>La rencontre a été rendue possible par l’avancée des négociations ces derniers mois, lors de trois processus parallèles. Celui de Genève (depuis février), selon le modèle 5+5 réunissant cinq représentants des deux camps, celui de Bouznika au Maroc (depuis septembre) où un pacte de paix politique et d’organisation structurelle a été discuté, et celui de Hurghada en Égypte (fin septembre) où&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1032299/politique/libye-les-autorites-rivales-declarent-un-cessez-le-feu-immediat/">un cessez-le-feu a été convenu avec la mise en place d’une restructuration militaire et sécuritaire</a>.</p>



<h4>Représentativité ?</h4>



<p>Dès le début de la rencontre, certains intervenants ont estimé que le tour de table proposé par la mission spéciale des Nations unies en Libye (UNSMIL) n’était pas représentatif de la diversité politique libyenne. Un obstacle récurrent à la réussite des différents sommets sur la Libye qui se sont tenus depuis 2011 et la chute du régime de Mouammar Kadhafi.</p>



<p>Mais les fumerolles qui s’échappaient du conclave n’ont pas été converties en fumée blanche pour sceller les accords de Tunis. « Les alignements idéologiques tiennent à des choses inimaginables. Il a suffi d’un rapprochement cette semaine entre les Frères musulmans et l’armée pour que les négociations de Tunis soient faussées », commente Rafaa Tabib,&nbsp;maître de conférence à l’Université de La Manouba et spécialiste&nbsp;de la question libyenne.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES POURPARLERS DE TUNIS SE SONT CLOS SUR DES CRIS ET DES INSULTES</p></blockquote>



<p>Selon des sources en marge du forum, les discussions ont achoppé sur les réticences de la représentante par intérim de l’UNSMIL, Stéphanie Williams, à accepter le scénario soutenu par 45 des congressistes, lequel prévoyait qu’Aguila Saleh, actuel président de la Chambre des représentants à Benghazi, prenne la tête du Conseil présidentiel aux côtés d’un représentant du Sud et d’un autre de l’Ouest, tous deux proches de l’ANL.</p>



<p>En contrepartie, Khalifa Haftar serait écarté et les Frères musulmans prendraient la direction de l’exécutif, actuellement entre les mains du ministre de l’Intérieur du gouvernement libyen d’entente nationale (GNA), Fathi Bachagha. Ce projet — qui a semblé imposé aux autres participants — a conduit à l’impasse des pourparlers de Tunis, lesquels se sont clos sur des cris et des insultes.</p>



<p>« Nous avons atteint un consensus sur trois documents importants : la feuille de route vers des élections, les prérogatives des autorités exécutives et les critères d’éligibilité », fait toutefois valoir la responsable de l’UNSMIL en annonçant la suspension des pourparlers, qu’elle a justifiée en affirmant que « dix ans de conflit ne peuvent être résolus en une semaine ».</p>



<h4>Débâcle</h4>



<p>Néanmoins, un témoin rapporte que « face à cette débâcle, l’UNSMIL a tenté de faire pression sur les congressistes mais sans réel effet. Ils rentrent en Libye en étant dégagés de toute responsabilité. Les puissances qui financent le conflit vont revenir en force et contraindre les Nations unies à revoir leur approche. »</p>



<p>Rien que de bien prévisible selon Rafaa Tabib qui estime que « des cartes ont été abattues trop vite. Il ne fallait pas évoquer le retrait des forces miliaires et assurer que les membres des milices n’ayant pas commis de génocide ou de crime contre l’humanité pouvaient intégrer les forces armées, et que les autres devaient simplement rendre les armes. Cela revenait à ne pas prendre en compte le processus de désarmement. C’est dangereux. » Comme d’autres, l’expert craint que les armes recommencent à parler.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Paix et sécurité en Afrique : L’UA préoccupée par la menace croissante des terroristes étrangers</title>
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				<pubDate>Thu, 29 Oct 2020 12:12:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[t sécurité en Afrique : L’UA préoccupée par la menace croissante des terroristes étrangers FacebookTwitterEmailPrintFriendly Paix et sécurité en Afrique : L’UA préoccupée par la menace croissante des terroristes étrangers Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA a exprimé sa profonde préoccupation par la menace croissante que font peser les combattants terroristes...]]></description>
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<ul><li>t sécurité en Afrique : L’UA préoccupée par la menace croissante des terroristes étrangers</li></ul>



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<h1>Paix et sécurité en Afrique : L’UA préoccupée par la menace croissante des terroristes étrangers</h1>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/union-africaine-2.jpg" alt="" class="wp-image-15301" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/union-africaine-2.jpg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/union-africaine-2-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>union africaine</figcaption></figure>



<p><strong>Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA a exprimé sa profonde préoccupation par la menace croissante que font peser les combattants terroristes étrangers sur la paix et la sécurité en Afrique», indique un communiqué publié mardi par l’UA.</strong></p>



<p>Le CPS est «profondément préoccupé par la menace croissante que le terrorisme, la radicalisation et l’extrémisme violent font peser sur la paix et la sécurité en Afrique, ainsi que par l’afflux de combattants terroristes étrangers qui compromettent les efforts de l’UA pour mettre fin aux conflits violents et pour instaurer une paix, une sécurité et une stabilité durables sur le continent», indique le communiqué publié à l’issue de la 957e réunion du CPS sur l’impact des combattants terroristes étrangers (CTE) sur la paix et la sécurité en Afrique.</p>



<p>Le Conseil est également «préoccupé par les liens croissants entre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, notamment le blanchiment d’argent, les flux financiers illicites, la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre, le trafic d’êtres humains et de drogue ainsi que par la menace croissante des cybercrimes liés au terrorisme et la possibilité que des armes de destruction massive parviennent aux organisations terroristes», ajoute le texte.</p>



<p>Agissant en vertu de l’article 7 de son protocole, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA «condamne fermement la poursuite des attaques terroristes aveugles» dans différentes parties du continent et la poursuite du recrutement de combattants terroristes étrangers, notant «avec préoccupation» que certains Etats étrangers «parrainent l’afflux massif de combattants terroristes étrangers en Afrique et avertit fermement que le Conseil n’hésitera pas à dénoncer et à vouer aux gémonies tous ceux qui encouragent le terrorisme».</p>



<p>Le communiqué rappelle la résolution 2170 (2014) du Conseil de sécurité des Nations unies, qui indique clairement que les combattants terroristes étrangers constituent une grave menace pour la paix et la sécurité internationales, ainsi que la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité (S/PRST/2015/11 (5015) qui reconnaît, entre autres, la nécessité de faire face à la menace posée par les combattants terroristes étrangers.</p>



<p><strong>Source :El Watan/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En RCA, les leaders religieux appellent à voter dans la paix</title>
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				<pubDate>Tue, 27 Oct 2020 19:21:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L&#8217;opposition et la majorité ne parviennent pas à s&#8217;accorder sur l&#8217;organisation du scrutin du 27 décembre. C&#8217;est un climat de haine et de violence verbale qui prévaut. L&#8217;Autorité nationale des élections va ouvrir le dépôt des candidatures le 1er novembre alors que dans les quartiers généraux des partis politiques, les discours se durcissent.&#160; Le cardinal...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/47930010_303.jpg" alt="" class="wp-image-19745" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/47930010_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/47930010_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Le cardinal Nzapalainga et l&rsquo;imam Layama Kobine, en mars 2019 à Bangui.</figcaption></figure>



<p><strong>L&rsquo;opposition et la majorité ne parviennent pas à s&rsquo;accorder sur l&rsquo;organisation du scrutin du 27 décembre. C&rsquo;est un climat de haine et de violence verbale qui prévaut.</strong></p>



<p>L&rsquo;Autorité nationale des élections va ouvrir le dépôt des candidatures le 1er novembre alors que dans les quartiers généraux des partis politiques, les discours se durcissent.&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/larchev%C3%AAque-de-bangui-mgr-dieudonn%C3%A9-nzapalainga/a-18174357">Le cardinal Dieudonné Nzapalainga</a>&nbsp;s’est donc associé à une lettre publiée récemment et appelant les différents partis politique au calme afin d’éviter de nouvelles violences :&nbsp;</p>



<p><em>« Nous avons dans notre lettre demandé à ce qu&rsquo;il y ait dialogue et consensus pour qu&rsquo;on puisse aller de manière transparente et apaisée aux élections. Mais l&rsquo;option prise par le gouvernement et la communauté internationale est différente. Nous n&rsquo;avons pas les mêmes agendas. Ce qui nous préoccupe et qui nous habite c&rsquo;est la cohésion, l&rsquo;unité de ce peuple et nous espérons, nous supplions les uns et les autres de veiller à ce qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas encore de zizanie, de division et à ce qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de nouveau des tueries de masse dans ce pays. C&rsquo;est ce qui me préoccupe, c&rsquo;est ça mon inquiétude et en même temps, je lance cet appel à tous ceux qui aspirent à des responsabilités pour qu’ils puissent à un moment donné sursoir à leurs intérêts et voir où se trouve l&rsquo;intérêt national, tendre la perche et collaborer ensemble pour préserver ce qui peut être préservé. Cela veut dire créer l&#8217;embryon de cette unité ».</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/en-rca-les-leaders-religieux-appellent-%C3%A0-voter-dans-la-paix/a-55414706#"><img src="https://static.dw.com/image/17689992_404.jpg" alt="Symbole de la criminalité en Centrafrique"/></a></figure>



<p>La Centrafrique reste un pays meurtri par plus de sept années de guerre civile, qui demeure encore aux deux tiers sous la coupe de groupes armés rebelles.</p>



<p>Préoccupé par les risques d&#8217;embrasement du pays, l&rsquo;imam Kobine Layama appelle lui aussi la classe politique à plus de responsabilité pour préserver la paix :&nbsp;</p>



<p><em>« Je m&rsquo;adresse à tous les hommes politiques, à tous ceux qui aspirent à être président&nbsp;: ils doivent nous créer les conditions de la paix, qu’il n’y ait pas d&rsquo;insécurité, ni de division ni de haine ! Qu&rsquo;ils nous proposent les conditions d’une paix véritable. C&rsquo;est ce que je conseille à tous les Centrafricains, les politiques et tous ceux qui sont les adhérents de ces politiques. »</em></p>



<p><strong>Lire aussi→</strong><em><a href="https://www.dw.com/fr/la-russie-renforce-sa-pr%C3%A9sence-militaire-en-centrafrique/a-55352215">La Russie renforce sa présence militaire en Centrafrique</a></em></p>



<p>Face à cette tension &nbsp;politique croissante, le Haut conseil de la communication a rédigé un code de bonne conduite pour les élections. Mais les difficultés que cette institution rencontre pour faire respecter ce code fait redouter qu’il ne soit pas plus qu’un bout de papier.&nbsp;</p>



<p>C’est pourquoi les autorités religieuses chrétiennes et musulmanes s’efforcent de ramener le calme, à deux mois d’un scrutin présidentiel sous tension.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Cameroun tient ses premiers pourparlers de paix avec les principaux insurgés séparatistes</title>
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				<pubDate>Sat, 04 Jul 2020 18:58:52 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Des représentants du gouvernement camerounais ont eu des entretiens cette semaine avec les principaux dirigeants d&#8217;une insurrection séparatiste anglophone pour la première fois depuis le début du conflit en 2017, a déclaré vendredi un leader séparatiste et deux sources de sécurité. Julius Ayuk Tabe, le dirigeant séparatiste le plus en vue qui purge actuellement une...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/paul-biya-allocution-780x440.jpg" alt="" class="wp-image-10041" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/paul-biya-allocution-780x440.jpg 780w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/paul-biya-allocution-780x440-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/paul-biya-allocution-780x440-768x433.jpg 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /><figcaption>Paul Biya</figcaption></figure>



<p><strong>Des représentants du gouvernement camerounais ont eu des entretiens cette semaine avec les principaux dirigeants d&rsquo;une insurrection séparatiste anglophone pour la première fois depuis le début du conflit en 2017, a déclaré vendredi un leader séparatiste et deux sources de sécurité.</strong></p>



<p>Julius Ayuk Tabe, le dirigeant séparatiste le plus en vue qui purge actuellement une peine d&#8217;emprisonnement à perpétuité pour des accusations de terrorisme, a déclaré que la réunion avait eu lieu jeudi pour discuter de la possibilité d&rsquo;un cessez-le-feu.</p>



<p>Des violences ont éclaté en 2017 suite à une répression gouvernementale des manifestations pacifiques par des avocats et enseignants anglophones qui se plaignaient d&rsquo;être marginalisés par la majorité francophone.</p>



<p>Les combats ont fait plus de 3 000 morts et forcé des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers.</p>



<p>L&rsquo;année dernière, la Suisse a négocié des pourparlers entre le gouvernement et les dirigeants séparatistes en exil, mais ces dirigeants sont considérés comme moins influents que Tabe et les discussions n&rsquo;ont produit aucun résultat significatif.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Les parties au Soudan du Sud se mettent d&#8217;accord sur des gouvernorats d&#8217;État, un pas de plus vers la paix</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 18:45:30 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, et le vice-président Riek Machar se sont mis d&#8217;accord sur le processus de nomination des gouverneurs régionaux, a déclaré mercredi un ministre, ce qui pourrait éliminer un obstacle majeur à un accord de paix entre eux. Le Soudan du Sud a mis fin à cinq ans de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/le-president-du-soudan-du-sud-salva-kiir-a-droite-et-le-chef-rebelle-riek-machar-se-serrent-la-main-1-1.jpg" alt="" class="wp-image-10738" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/le-president-du-soudan-du-sud-salva-kiir-a-droite-et-le-chef-rebelle-riek-machar-se-serrent-la-main-1-1.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/le-president-du-soudan-du-sud-salva-kiir-a-droite-et-le-chef-rebelle-riek-machar-se-serrent-la-main-1-1-300x201.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/le-president-du-soudan-du-sud-salva-kiir-a-droite-et-le-chef-rebelle-riek-machar-se-serrent-la-main-1-1-768x514.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption> <strong>Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, et le vice-président Riek Machar</strong> </figcaption></figure>



<p><strong>Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, et le vice-président Riek Machar se sont mis d&rsquo;accord sur le processus de nomination des gouverneurs régionaux, a déclaré mercredi un ministre, ce qui pourrait éliminer un obstacle majeur à un accord de paix entre eux.</strong></p>



<p>Le Soudan du Sud a mis fin à cinq ans de guerre civile en 2018, mais les désaccords entre Kiir et Machar, qui dirigeait les parties opposées, ont empêché la conclusion du processus de paix.</p>



<p>Le parti de Kiir nommera des gouverneurs dans six des 10 États du pays, Machar nommera trois États et d&rsquo;autres partis d&rsquo;opposition du Soudan du Sud le dernier, a déclaré le ministre des Affaires présidentielles Nhial Deng Nhial lors d&rsquo;une conférence de presse.</p>



<p>Machar s&rsquo;était auparavant opposé à cet arrangement, mais son bureau a déclaré qu&rsquo;un accord avait maintenant été conclu.</p>



<p>Les deux n&rsquo;ont pas non plus mis au point de mécanisme d&rsquo;intégration des différents groupes armés du pays.</p>



<p>La guerre a tué environ 400 000 personnes, provoqué une famine et créé la plus grande crise de réfugiés en Afrique depuis le génocide de 1994 au Rwanda. Les accords de paix précédents n’ont eu lieu que quelques mois avant la reprise des combats.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Centrafrique : un chemin de paix bien étroit</title>
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				<pubDate>Sat, 28 Mar 2020 19:27:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/centrafrique.jpg" alt="" class="wp-image-15616" width="717" height="305" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/centrafrique.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/centrafrique-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 717px) 100vw, 717px" /></figure>



<h4>Le pays doit compter avec le retour d&rsquo;ex-chefs d&rsquo;État, l&rsquo;entrée en scène de nouveaux acteurs internationaux et une justice qui n&rsquo;est pas encore passée.</h4>



<p>La République centrafricaine (RCA) amorce la décennie&nbsp;2020&nbsp;sur des «&nbsp;fondations inachevées&nbsp;», notamment avec la recrudescence de la violence et la multiplication des poches de résistance des groupes armés. Et ce, malgré la signature de l&rsquo;accord de Khartoum entre le gouvernement et les&nbsp;14&nbsp;groupes armés survenue le 6&nbsp;février 2019. Cet accord, le huitième depuis l&rsquo;entame de la crise en 2013, vise à renforcer la mise en œuvre du plan national de relèvement et de consolidation de la paix 2017-2021 (RCPCA). Ce plan de relèvement, fixé sur une période de cinq ans et centré sur les sujets tels que la sécurité, la réconciliation nationale, le redéploiement de l&rsquo;État et la relance des secteurs productifs, vise à un retour normatif et à une paix durable en RCA.</p>



<h4>De nouveaux acteurs internationaux compliquent le jeu…</h4>



<p>Cette même période a également vu l&rsquo;entrée en jeu d&rsquo;une multitude d&rsquo;acteurs et partenaires internationaux sur la scène centrafricaine favorisant de ce fait la signature de nouveaux protocoles de coopération à l&rsquo;instar&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/ces-nouveaux-partenaires-militaires-de-l-afrique-25-10-2019-2343551_3826.php">des partenariats militaires, sécuritaires et économiques&nbsp;</a>qui ont permis la restauration progressive de l&rsquo;autorité de l&rsquo;État dans certaines régions avec la formation des officiers civils et militaires de l&rsquo;armée centrafricaine. Si l&rsquo;entrée en jeu de divers acteurs internationaux et la signature des accords de partenariat permettent de faciliter le retour à l&rsquo;ordre et à un effort de paix, leur entrée en scène pour certains observateurs, peut être intégrée dans une logique de menace ou d&rsquo;atteinte d&rsquo;ambition permettant de comprendre le jeu d&rsquo;influence. Cette logique de menace ou d&rsquo;atteinte d&rsquo;ambition instaure un jeu de concurrence des puissances&nbsp;qui rend compte de la situation sécuritaire, économique et politique.</p>



<h4>… de même que d&rsquo;anciens acteurs locaux de retour</h4>



<p>Le retour sur la scène politico-sociale centrafricaine de certains acteurs à l&rsquo;instar de François Bozizé et Michel Djotodia, rend davantage compliqué la situation en raison du positionnement stratégique qui pourrait en découler et risquerait de reconduire le pays dans un cercle de violence aussi brutale que meurtrière. La République centrafricaine est connue pour ses violences et son instabilité politique, économique et sociale à répétition. Elle est depuis son indépendance sujette à un engrenage guerrier et meurtrier. La logique des putschs supplantés par différents protagonistes politiques et politico-militaires constitue le moyen le plus sûr de conquérir le pouvoir.</p>



<p>Les violences orchestrées par les différents groupes politico-militaires en mars&nbsp;2013 ont conduit à une exacerbation des conflits interethniques et inter-religieux, donnant lieu à un climat de frustration entre les communautés chrétiennes et musulmanes.&nbsp;Si l&rsquo;accord de Khartoum est une véritable lueur d&rsquo;espoir, force est de constater qu&rsquo;il peine à mettre un terme aux exactions des groupes armés qui continuent de contrôler plus de 70&nbsp;% du territoire, érigent des barrières douanières et commettent plus de 70&nbsp;% de violations de droits de l&rsquo;homme par semaine, selon le représentant des Nations unies en République centrafricaine, Mankeur Ndiaye. Comment donc comprendre ces retours malgré les poursuites internationales de crimes contre l&rsquo;humanité et de violations de droits humains lancées par la Cour pénale internationale&nbsp;? Quelles conséquences sur la paix en RCA&nbsp;?</p>



<h4>Une paix difficile à construire dans l&rsquo;impunité</h4>



<p>Le retour inattendu de Bozizé et de Djotodia fait renaître d&rsquo;anciennes blessures sur les atteintes et violations graves de droits de l&rsquo;homme dont a été victime la population centrafricaine pendant la crise de 2013. Au cours des mois qui ont suivi les événements, les conséquences humanitaires ont été désastreuses. Les violences ont ainsi continué à Bangui et dans les autres régions, où plus de 3&nbsp;000 personnes ont été tuées et 7&nbsp;000 blessées. De nombreuses femmes ont subi des viols et des enfants enrôlés dans les combats. Plus de 1,1&nbsp;million de personnes ont ainsi été contraintes de quitter leur terre. Soit 600&nbsp;000 déplacés et 500&nbsp;000 réfugiés. En même temps, la moitié de la population se trouve dans une situation d&rsquo;aide humanitaire urgente. Les groupes armés ont pris pour cible non seulement leurs rivaux, mais aussi des civils de religion opposée.</p>



<p>Alors que les tensions entre chrétiens et musulmans n&rsquo;ont cessé d&rsquo;augmenter, le pays a vu la multiplication des affrontements entre civils. Une liste des violences commises a été attribuée à certains chefs de guerre dont certains font l&rsquo;objet d&rsquo;un mandat d&rsquo;arrêt international. Quant à François Bozizé, il est reconnu, lui et ses milices, selon le rapport d&rsquo;Amnesty International des faits tels&nbsp;que des exécutions extrajudiciaires, des appels et menaces sur le personnel humanitaire, des meurtres et de l&rsquo;incitation à la haine,&nbsp;etc. La Cour pénale internationale a lancé depuis&nbsp;2013&nbsp;un mandat d&rsquo;arrêt international contre ce dernier sur «&nbsp;les crimes contre l&rsquo;humanité et incitation au génocide&nbsp;». Les sanctions des Nations unies sur le gel de ses avoirs et son interdiction de voyager encore en cours n&rsquo;ont pas empêché ce dernier à se rendre dans divers pays d&rsquo;Afrique.</p>



<h4>Le défi de la justice dans la paix</h4>



<p>La volonté de « justice » et de « paix » recherchée par la communauté internationale et la République centrafricaine constitue un défi pour les institutions comme la Cour pénale internationale, la Cour pénale spéciale et les tribunaux centrafricains de droit commun, dont les activités sont totalement complémentaires et dont la responsabilité est d&rsquo;enquêter, instruire et juger les violations graves aux droits humains et les violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République centrafricaine depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2003.</p>



<p>Crée par la loi n°&nbsp;15.003 du 3&nbsp;juin 2015, la Cour pénale spéciale se base sur le Code pénal centrafricain et en vertu des obligations internationales ratifiées par la République centrafricaine en matière de droit international, notamment le crime de génocide, les crimes contre l&rsquo;humanité et les crimes de guerre objets des enquêtes en cours. Si cette cour dispose bien d&rsquo;un caractère hybride – juridiction nationale et internationale – qui lui permet de mieux documenter les cas d&rsquo;impunités et d&rsquo;être proche de la population, elle doit cependant faire face à de nombreux défis, tels que l&rsquo;absence de moyens financiers pour repérer les cas d&rsquo;impunité, la difficulté à enquêter dans un pays encore en crise sécuritaire.</p>



<h4><strong>Justice, réparation, réconciliation&nbsp;: une quadrature du cercle</strong></h4>



<p>Si la justice et les réparations de guerre riment avec la primauté du droit et du respect des libertés, du pluralisme et du libre-échange selon le modèle soutenu par Rousseau dans&nbsp;<em>Du contrat social</em>, par Montesquieu dans&nbsp;<em>L&rsquo;Esprit des lois</em>, par Adam Smith dans&nbsp;<em>Pour un libéralisme et justice sociale&nbsp;</em>et par Kwame Nkrumah dans&nbsp;<em>L&rsquo;Afrique doit s&rsquo;unir,&nbsp;</em>tous&nbsp;ces modèles riment avec justice et équité, et justice sociale et économique pour tous à laquelle se greffent désormais la vérité et la réconciliation qui fonde la philosophie des accords de paix et qui se traduit en&nbsp;ces termes&nbsp;: «&nbsp;Avouer sincèrement la vérité pour mériter le pardon et l&rsquo;amnistie, et contribuer ainsi au retour de la paix dans sa société.&nbsp;»&nbsp;Ce paradoxe remet à l&rsquo;ordre du jour, non pas seulement le cas centrafricain, mais des différents pays enclins aux conflits.</p>



<h4>Quelle voie choisir pour la vérité et la réconciliation&nbsp;?</h4>



<p>La Commission vérité et réconciliation qui procède à&nbsp;des approches politiques, psychosociologiques et juridiques de la non-violence de Gandhi ou de Martin Luther King, des méthodes judéo-chrétiennes de la philosophie du pardon et de la philosophie africaine de résolution des conflits de Mandela – Ubuntu&nbsp;: Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous – en invitant les victimes et les bourreaux à s&rsquo;exprimer devant un forum afin de leur permettre de retrouver la dignité. Est-ce que ce choix est susceptible de convenir au peuple centrafricain&nbsp;? La difficulté à juger tous les criminels de guerre susmentionnés amène à se poser quelques questions&nbsp;: Faut-il pardonner pour tourner la page&nbsp;? Ou associer la justice au pardon&nbsp;? C&rsquo;est la question qui est posée au peuple centrafricain et à sa législation en la matière.</p>



<h4>Une épée de Damoclès politique entre les mains d&rsquo;ex-chefs d&rsquo;État</h4>



<p>Le retour de Bozizé et de Djotodia provoque diverses interrogations quant à la stratégie de ces anciens chefs d&rsquo;État qui, déjà en&nbsp;2003 et&nbsp;2013, ont respectivement pris le pouvoir par coup d&rsquo;État avant d&rsquo;être déchus à leur tour. Ces retours loin d&rsquo;être anodins, peuvent être considérés comme une véritable stratégie politique. S&rsquo;ils ont été loin de Bangui pendant ses six dernières années, les anciens hommes forts de Bangui n&rsquo;ont jamais manqué de réitérer leur envie de reprendre le pouvoir. Plusieurs violences leur ont été attribuées alors que ceux-ci se trouvaient encore en exil. Une preuve de leur perpétuelle influence sur le terrain. Leur appétit du pouvoir n&rsquo;a guère été absorbé par ces années d&rsquo;exil. Resté en contact permanent avec son parti Kwa na Kwa où il demeure le président pour ce qui est de François Bozizé, son retour annonce une ambition cachée qui pourrait découler d&rsquo;un retour aux élections tumultueuses et perturbées en République centrafricaine.</p>



<p>Selon le nouveau Code électoral centrafricain qui fixe les conditions de candidature prévoit de fournir&nbsp;«&nbsp;un certificat attestant de la résidence ou du domicile du candidat à l&rsquo;élection présidentielle sur le territoire national depuis au moins un an&nbsp;» article&nbsp;37 (I). Ces derniers, répondent bien aux conditions de résidence sur le territoire national d&rsquo;une durée d&rsquo;un an tel que fixé par le Code électoral. Probables candidats aux prochaines élections législatives et/ou présidentielles de 2020.</p>



<h4>De nouvelles perspectives&nbsp;?</h4>



<p>L&rsquo;histoire ouvre à ce pays situé au cœur de l&rsquo;Afrique des perspectives nouvelles. Le peuple centrafricain doit rester&nbsp;plus que jamais mobilisé, car rien n&rsquo;est perdu d&rsquo;avance. Il doit continuer à affirmer pacifiquement sa présence sur la scène politique. Il doit rester soudé et résister à la corruption politique et aux chantages multiformes des entrepreneurs de guerre. Travailler à refonder l&rsquo;État, à préserver son unité dans sa riche diversité. La République centrafricaine a sa carte à jouer. N&rsquo;en déplaise à ceux qui l&rsquo;ont humiliée par une gouvernance d&rsquo;un autre âge et essayent encore de l&rsquo;émietter par la haine distillée.</p>



<p>Plus encore en ces temps larvés de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/coronavirus-pourquoi-l-afrique-doit-se-preparer-au-pire-19-03-2020-2367866_3826.php">la pandémie du Covid-19</a>, et au-delà des errements multiformes, la gravité de la situation requiert que chacun apporte sa contribution pour une gestion réussie du conflit et de la lutte contre ce fléau et d&rsquo;une éventuelle désagrégation de l&rsquo;État. De par son ampleur et ses conséquences prévisibles, le coronavirus, problème sérieux de santé publique, couplé à une situation d&rsquo;État instable constitue de&nbsp;vraies menaces. Celles-ci ne seront jugulées qu&rsquo;à la faveur d&rsquo;une action de politique publique et de responsabilité collective impliquant tous les acteurs du pays. Pour que chacun soit&nbsp;acteur&nbsp;de la résolution de la problématique des menaces affrontées, il faut que chacun, à sa place, soit à la hauteur. C&rsquo;est ce qu&rsquo;attendent les populations&nbsp;centrafricaines qui aspirent légitimement à vivre dans un pays en paix géré de manière responsable.</p>



<p>* Jean-Claude Felix-Tchicaya est praticien chercheur au sein de l&rsquo;Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE) dans les domaines de la géopolitique, la géostratégie et la sociologie ; Hippolyte Eric Djounguep est chercheur en géopolitique et géostratégie à l&rsquo;École supérieure des sciences et techniques de l&rsquo;information et de la communication (ESSTIC) ; Sintiche Pagnou est chercheure indépendante de retour de Bangui.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Soudan du Sud dans l&#8217;attente de son gouvernement d&#8217;union nationale</title>
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				<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 13:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/le-president-du-soudan-du-sud-salva-kiir-a-droite-et-le-chef-rebelle-riek-machar-se-serrent-la-main-.jpg" alt="" class="wp-image-10173" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/le-president-du-soudan-du-sud-salva-kiir-a-droite-et-le-chef-rebelle-riek-machar-se-serrent-la-main-.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/le-president-du-soudan-du-sud-salva-kiir-a-droite-et-le-chef-rebelle-riek-machar-se-serrent-la-main--300x201.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/le-president-du-soudan-du-sud-salva-kiir-a-droite-et-le-chef-rebelle-riek-machar-se-serrent-la-main--768x514.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p><strong>Ce weekend, Riek Machar a été investi au poste de premier vice-président du pays. Si l’évènement suscite l’espoir, la formation du nouveau gouvernement et la mise en œuvre de certains points de l’accord de paix s’annoncent compliqués.</strong></p>



<p>Après des mois de délais, le chef rebelle est donc revenu dans la capitale pour participer à un gouvernement d’union nationale, comme prévu par l’accord de paix signé par lui et le président Salva Kiir en septembre 2018.<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200222-soudan-sud-riek-machar-investi-premier-vice-president-salva-kiir" rel="noreferrer noopener">&nbsp;L’investiture de Machar et trois autres vice-présidents</a></strong>&nbsp;a été largement salué dans le pays mais également par la communauté internationale.</p>



<p>Washington – principal bailleur de fond de Juba- a notamment salué cette avancée, mais a mis en garde : la route est encore longue. «<em>&nbsp;Le véritable travail, le plus ardu, commence maintenant</em>&nbsp;», a commenté l’ambassadrice américaine aux Nations unies.</p>



<p>Il va falloir désormais désigner un cabinet de 35 ministres, dont 20 choisis par le camp du président Salva Kiir. Viendront ensuite les gouverneurs, les administrateurs pour lesquels les deux camps devront négocier.</p>



<p>La mise en œuvre de certains&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20180913-soudan-sud-prevoit-le-nouvel-accord-paix" rel="noreferrer noopener">points de l’accord de paix</a></strong>&nbsp;pourrait également bloquer. Comme l’intégration de plus 41&nbsp;000 combattants de l’armée nationale et des groupes rebelles dans une même armée unifiée. Ou bien la délimitation et le contrôle des 10 Etats annoncés par le président Salva Kiir.</p>



<p>Autant de points qui peuvent encore faire dérailler ce gouvernement d’union nationale, qui va devoir gérer le pays pendant trois ans jusqu&rsquo;aux prochaines élections.</p>



<p>C’est la troisième fois que Riek Machar est le numéro 2 de Salva Kiir. Les deux rivaux vont-ils cette fois-ci réussir à cohabiter pacifiquement&nbsp;? C&rsquo;est l&rsquo;espoir d&rsquo;une population traumatisée par&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20160717-guerre-civile-soudan-sud-chronologie-riek-machar-salva-kiir-accord-paix" rel="noreferrer noopener">6 années de guerre civile</a></strong>, qui a fait près de 400 000 morts. La composition du gouvernement pourrait être annoncé ce lundi ou mardi.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Les femmes ont été particulièrement touchées par ce conflit. C’est pour cela qu’elles se sont beaucoup investies dans le dialogue pour la paix, mais également pour la justice, et pour une meilleure représentation des femmes.L’accord de paix stipule que 35% des postes doivent revenir aux femmes. Et nous espérons que les différents groupes armés s’en rappelleront.</p></blockquote>



<p><strong>Source: RFI Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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