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	<title>Ould Abdel Aziz &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Mauritanie : le pôle anti-corruption du parquet décide de poursuivre l’ex-président Ould Abdel Aziz</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Mar 2021 16:53:27 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/mohamed_ould_abdel_aziz-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-14374" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/mohamed_ould_abdel_aziz.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/mohamed_ould_abdel_aziz-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/mohamed_ould_abdel_aziz-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz </figcaption></figure>



<p><strong>Le ministère public s’est basé dans sa décision sur l&rsquo;audition de 13 suspects et sur les P-V de l’enquête préliminaire et l’enquête financière parallèle ouvertes sur les faits objet du rapport d’une commission d’enquête parlementaire, transmis le 9 mars par la Direction centrale de lutte contre la criminalité économique.</strong></p>



<p>Presque attendue par le landernau politique local et régional, la décision du pôle anti-corruption du parquet, annoncée hier par le ministère public mauritanien, est tombée ce jeudi 11 mars comme un couperet&nbsp;: inculpés et placés sous contrôle judiciaire, l&rsquo;ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz et douze autres personnalités et anciens hauts responsables sont désormais poursuivis par ledit pôle pour des faits criminels liés principalement au trafic d&rsquo;influence, à la corruption et au blanchiment d&rsquo;argent.</p>



<p>Dans sa décision, le parquet de Nouakchott ouest s&rsquo;est basé d&rsquo;une part sur les PV de l&rsquo;enquête préliminaire qui lui ont été transmis le 9 mars par la Direction centrale de lutte contre la criminalité économique et d&rsquo;autre part sur l&rsquo;enquête financière parallèle ouverte sur les faits objet du rapport de la commission d&rsquo;enquête parlementaire, validé en juillet 2020 par l&rsquo;Assemblée nationale, puis transmis à la justice quelques jours plus tard.</p>



<h4><strong>Des biens saisis estimés à 1,7 milliard d&rsquo;euros</strong></h4>



<p>«&nbsp;<em>Les opérations d&rsquo;investigation ont compris la recherche, le rassemblement, l&rsquo;étude et l&rsquo;exploitation de milliers de documents ; l&rsquo;interpellation, l&rsquo;audition et la confrontation de dizaines de personnes ; des constatations sur les lieux à NKC [</em>Nouakchott, ndlr<em>] NDB [Nouadhibou, ndlr], Trarza [wilaya dans le sud-ouest, ndlr] et Inchiri [&nbsp;wilaya située dans l&rsquo;ouest du pays et dont la capitale, Akjoujt, est la ville natale de l&rsquo;ex-président Ould Abdel Aziz, ndlr]. Une importante quantité de renseignements a été ainsi recueillie auprès d&rsquo;institutions officielles, d&rsquo;études d&rsquo;officiers ministériels et d&rsquo;établissements privés&nbsp;», rapporte</em>&nbsp;un communiqué du ministère public, avant d&rsquo;ajouter que «&nbsp;<em>l&rsquo;enquête a révélé l&rsquo;implication d&rsquo;anciens hauts fonctionnaires, des hommes d&rsquo;affaires ainsi que d&rsquo;autres personnes, dans des faits criminels, réprimés par les lois pénales en vigueur. D&rsquo;autres anciens responsables ont participé à ces faits en facilitant leur exécution</em>&nbsp;».</p>



<p>D&rsquo;après le parquet général, si certains suspects ont tenté d&rsquo;entraver le cours de la justice, l&rsquo;enquête financière parallèle a toutefois permis de «&nbsp;<em>découvrir, de geler, et saisir des biens mobiliers et immobiliers accumulés et provenant illégalement de plusieurs crimes commis au préjudice de la société</em>&nbsp;». Les biens mentionnés dans le communiqué du ministère public sont situés sur le territoire mauritanien et vont des usines aux immeubles, en passant par des montants déposés dans des comptes bancaires. Les biens gelés ont été sommairement estimés à plus de 41milliards d&rsquo;anciens ouguiyas (1,7 milliard d&rsquo;euros).</p>



<h4>Plusieurs faits criminels réprimés par les lois pénales</h4>



<p>Les faits qui sont reprochés à Ould Abdel Aziz, l&rsquo;inculpé principal dans cette affaire, concernent notamment la dissipation de biens publics mobiliers et immobiliers, le blanchiment, la perception d&rsquo;avantages matériels indus auprès d&rsquo;une institution publique, le trafic d&rsquo;influence, l&rsquo;abus de fonctions, l&rsquo;enrichissement illicite, le recel de produit du crime,&#8230; Pour Yahya Ould Hademine (ancien Premier ministre), Mohamed Salem Ould Bechir (ancien Premier ministre), Mohamed Abdellahi Ould Oudaa (ancien ministre), Taleb Ould Abdi Vall (ex-ministre de l&rsquo;Energie), Hacenna Ould Ely (ancien ministre desPêches), et Moctar Djay (ex-ministre de l&rsquo;Economie et ex-patron de la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie) sont poursuivis pour notamment participation à la dissipation des biens publics, l&rsquo;octroi d&rsquo;avantages indus dans des marchés publics, de trafic d&rsquo;influence, d&rsquo;abus de fonction, et d&rsquo;enrichissement illicite.</p>



<p>Mohamed Ould M&rsquo;Sabou, beau-fils de l&rsquo;ex-président mauritanien, est poursuivi sur pour trafic d&rsquo;influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produits du crime, participation au recel d&rsquo;enrichissement illicite, octroi d&rsquo;avantages indus dans des marchés publics, des faits réprimés par plusieurs articles de la loi sur la lutte contre la corruption.</p>



<h4>Ouverture d&rsquo;une information et mandat d&rsquo;arrêt</h4>



<p>Comme le rappel le ministre public dans son communiqué, les prévenus ont été déférés dans le dossier «&nbsp;RP 001/2021&nbsp;», par devant le pôle d&rsquo;instruction chargé des affaires de corruption avec les réquisitoires d&rsquo;ouvrir une information à l&rsquo;encontre des 13 prévenus. Un mandat d&rsquo;arrêt sera émis à&nbsp;l&rsquo;encontre de Mohamed Ould Dav Président de l&rsquo;Autorité de la Zone franche de Nouadhibou.</p>



<p>Pour rappel, une commission parlementaire constituée en janvier 2020 avait été chargée de faire la lumière sur plusieurs dossiers pendant les années de pouvoir du président Abdel Aziz, qui a dirigé la Mauritanie de 2008 à 2019. La convocation émise en juillet de la même année par ladite commission sera ignorée par l&rsquo;ex-dirigeant mauritanien. Le 5 août 2002, le rapport de la commission est transmis au parquet du tribunal de Nouakchott.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mauritanie : passe d&#8217;armes entre frères présidents</title>
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				<pubDate>Sun, 08 Dec 2019 16:26:14 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/mauritanie.jpg" alt="" class="wp-image-12118" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/mauritanie.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/mauritanie-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption> <em>Passation de pouvoir entre Mohamed Ould Abdelaziz (à droite) et Mohamed Ould Ghazouani, à Nouakchott, le 1</em><sup>er</sup><em> août 2019. </em> </figcaption></figure>



<h4>Mieux que l&rsquo;ami, il était&nbsp;le frère du président Ould Abdel Aziz. Désormais, le nouveau chef de l&rsquo;État entend&nbsp;sortir de l&rsquo;influence de son prédécesseur.</h4>



<p>Ce ne sont pas les guirlandes lumineuses qui ont électrisé la fête nationale mauritanienne du jeudi 28&nbsp;novembre. «&nbsp;Il n&rsquo;y a pas eu de tentative de coup d&rsquo;État&nbsp;», a dû rassurer, le samedi suivant, le ministre mauritanien de la Défense devant le Parlement.&nbsp;Pendant plusieurs jours, les rumeurs de révolution&nbsp;de palais ont tenu Nouakchott en haleine. L&rsquo;absence remarquée du président sortant,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/mohammed-ould-abdelaziz">Mohamed Ould Abdel Aziz</a>&nbsp;(2008-2019), aux célébrations et défilés qui se tenaient dans son propre fief d&rsquo;Akjoujt en a paru une illustration grandeur nature. Les limogeages, dans la foulée, du chef du Basep, le bataillon de la sécurité présidentielle, un fidèle d&rsquo;Aziz, ont été lus comme des précautions d&rsquo;urgence prises par le nouveau président élu en juin dernier, Mohamed Ould Ghazouani.</p>



<h4>Un vent de rumeurs</h4>



<p>«&nbsp;Les Mauritaniens ont déjà vécu quatre coups d&rsquo;État, la perspective d&rsquo;une réédition les tétanise&nbsp;», rappelle un observateur local. L&rsquo;on évoque ici une initiative parlementaire de poursuites contre l&rsquo;ancien président. L&rsquo;on entend là qu&rsquo;il serait en résidence surveillée. «&nbsp;Il y a toute sorte de rumeurs d&rsquo;arrestations de militaires, d&rsquo;interrogatoires, de mises en résidence surveillée… Cela n&rsquo;existe pas. Ce sont de&nbsp;fausses rumeurs&nbsp;», insiste le président Ghazouani lui-même auprès du Point&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;et du&nbsp;<em>Monde</em>, le 29&nbsp;novembre. Et précise, à propos du remaniement de la garde présidentielle&nbsp;: «&nbsp;J&rsquo;aurais dû faire ce changement avant.&nbsp;»</p>



<p>La crise qui a éclaté sourdement entre les deux hommes en a surpris plus d&rsquo;un.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/mauritanie-ould-ghazouani-de-l-etat-major-au-gouvernement-31-10-2018-2267611_3826.php">Amis de quarante ans, camarades de promotion, ils se sont liés à l&rsquo;académie militaire de Meknès et ont depuis fait route main dans la main, inséparables.&nbsp;</a>En août&nbsp;2008, Mohamed Ould Ghazouani était déjà chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;armée mauritanienne quand Mohamed Ould Abdel Aziz, qui dirigeait le Basep, a écarté du pouvoir le président civil Sidi Ould Cheikh Abdallahi, élu un an plus tôt. C&rsquo;est Ghazouani qui a réorganisé l&rsquo;armée mauritanienne, en créant les fameux groupes spéciaux d&rsquo;intervention, les GSI, des unités mobiles quadrillant le territoire désertique pour combattre les infiltrations djihadistes. Le pays, grand comme deux fois la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">France</a>, n&rsquo;a plus connu d&rsquo;attaque terroriste depuis 2011, alors que toute la région sahélienne a basculé dans la violence. En octobre&nbsp;2018, à quelques mois de l&rsquo;expiration de son deuxième et ultime mandat, Aziz décide de nommer son frère d&rsquo;armes ministre de la Défense&nbsp;: la rampe de lancement idéale pour une transition constitutionnelle.</p>



<p>Homme de pouvoir, sanguin et impulsif, Mohamed Ould Abdel Aziz a longtemps donné l&rsquo;impression de ne pas vouloir lâcher les rênes, même si la Constitution lui interdisait de se représenter. Jusqu&rsquo;au bout, ses partisans l&rsquo;ont exhorté à briguer un troisième mandat, que ses opposants tenaient pour acquis. Lors de la fête nationale de 2018, Aziz affirmait&nbsp;: «&nbsp;Si je ne peux pas me représenter au 3<sup>e</sup>&nbsp;mandat, je peux me représenter après&nbsp;», et l&rsquo;on avait alors cru voir en Ghazouani un intérimaire aux ordres, sur le modèle du duo russe Medvedev-Poutine. Un an plus tard, Ghazouani lui fait clairement savoir qu&rsquo;il ne sera pas une doublure. La rupture est consommée entre les deux frères généraux.</p>



<h4>Démenti</h4>



<p>Il n&rsquo;y a pas eu de tentative de coup d&rsquo;État, mais il y a bien eu la passation très tendue de la réalité d&rsquo;un pouvoir que l&rsquo;ex-président ne semblait pas décidé à abandonner. Certes, «&nbsp;il ne s&rsquo;est rien passé d&rsquo;extraordinaire, tout s&rsquo;est joué dans le cadre démocratique et constitutionnel&nbsp;», souligne le Premier ministre&nbsp;Ismail Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya, un fidèle de Ghazouani. Mais le président sortant conservait encore au sein de l&rsquo;armée, de l&rsquo;État et surtout de l&rsquo;Union pour la République (<a href="https://www.lepoint.fr/tags/upr">UPR</a>), le parti qu&rsquo;il a fondé en 2009, une influence confinant à la puissance. Rentré le 17&nbsp;novembre pour la fête nationale après trois mois passés à l&rsquo;étranger, Mohamed Ould Abdel Aziz n&rsquo;entendait pas rester spectateur de la vie politique de son pays. Le 20&nbsp;novembre, il préside au siège de l&rsquo;UPR une réunion de son comité directeur qui publie un communiqué faisant de lui «&nbsp;la référence&nbsp;» du mouvement. Une qualification qui lui permettrait d&rsquo;avoir une influence décisive sur le parti présidentiel et au Parlement, où celui-ci dispose de la majorité absolue. Certains membres du comité, proche du nouveau président, quittent la séance.</p>



<p>Informé de son résultat, Ghazouani n&rsquo;avait pas été prévenu de la tenue de cette réunion. Mais cet homme de consensus et de dialogue cherche d&rsquo;abord l&rsquo;apaisement. Le 22&nbsp;novembre, après la prière du vendredi, il se rend pour un long entretien chez son prédécesseur. Il lui indique que la référence du parti au pouvoir ne peut être que le président en exercice, Aziz lui rétorque qu&rsquo;il ne saurait abandonner son rôle au sein du parti. Le lendemain, la troupe des députés UPR est sommée d&rsquo;arbitrer. Aziz, qui garde d&rsquo;importants relais au sein de l&rsquo;armée et de l&rsquo;État, a des raisons d&rsquo;être confiant&nbsp;: tous lui doivent leur fauteuil.</p>



<p>«&nbsp;Mais les Mauritaniens ne reconnaissent qu&rsquo;un seul chef, celui qui tient la réalité du pouvoir&nbsp;», note un proche du nouveau président. Le 23&nbsp;novembre,&nbsp;88&nbsp;des&nbsp;102&nbsp;députés de l&rsquo;UPR désignent Ghazouani comme sa référence unique. «&nbsp;Le président&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/monde/presidentielle-en-mauritanie-mohamed-ould-abdel-aziz-vers-sa-reelection-22-06-2014-1838609_24.php">Mohamed Ould Abdel Aziz&nbsp;</a>est un président qui a marqué l&rsquo;histoire&nbsp;», explique alors le président du parti, Habib Brahim Diah. Les jours suivants, la plupart de ceux qui n&rsquo;avaient d&rsquo;abord pas signé en sa faveur se rallient à Ghazouani. Yahya Ould Hademine, l&rsquo;ex-Premier ministre, et Moctar Ould Diay, l&rsquo;ex-ministre des Finances, deux des plus fidèles grognards d&rsquo;Aziz, désertent celui-ci. La tentative de reconquête d&rsquo;Aziz a fait long feu. Il a perdu la main politique et, avec les limogeages au sommet de la Basep, ses meilleures cartes sécuritaires.</p>



<h4>Grande fermeté</h4>



<p>Débarrassé d&rsquo;une influence encombrante, son ancien homme de l&rsquo;ombre tient le pouvoir sans partage.&nbsp;Écarté avec ménagement mais fermeté, Aziz reste muet de dépit. Il vit son second échec en quelques jours&nbsp;: briguant le poste prestigieux de médiateur conjoint pour les Nations unies et l&rsquo;Union africaine en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/libye">Libye</a>, ses espoirs étaient si bons qu&rsquo;il avait pris des cours d&rsquo;anglais. Mais l&rsquo;on apprenait, peu avant son retour à Nouakchott, que sa candidature avait été rejetée.&nbsp;Derrière les rideaux toujours tirés de son vaste palais, Ghazouani a la victoire discrète et ordonne de ne pas accabler Aziz. Le vendredi 29&nbsp;novembre, une semaine après s&rsquo;être rendu pour parlementer au domicile du frondeur, le nouveau raïs recevait un de ses proches parents venu intercéder avant la prière solennelle.</p>



<p>Issu d&rsquo;une prestigieuse lignée maraboutique, Ghazouani&nbsp;prêche le dialogue et l&rsquo;ouverture et c&rsquo;est la voie qu&rsquo;il semble suivre avec son ancien ami. Tout en consolidant prudemment son pouvoir par des remaniements ciblés. Muré dans le silence, Aziz, qui conserve des relais dans la gendarmerie, la police et l&rsquo;armée de l&rsquo;air, pourrait-il se laisser à nouveau emporter par son ambition&nbsp;? Le drame qui vient de se jouer aura également révélé les profondes nuances de caractère des deux généraux dont on disait qu&rsquo;ils étaient comme «&nbsp;boubou blanc et blanc boubou&nbsp;». Succédant au guerrier Aziz, le marabout Ghazouani, qui louait lors de la fête nationale aussi bien «&nbsp;le fusil et l&rsquo;épée, la foi et la plume&nbsp;», le concède prudemment. «&nbsp;Je ne cache pas qu&rsquo;il existe un décalage entre nos visions et nos appréciations d&rsquo;une situation donnée, mais je pense que c&rsquo;est l&rsquo;environnement politique qui lui a donné plus d&rsquo;importance qu&rsquo;elle n&rsquo;en a réellement.&nbsp;» Si le nouveau président vient de prouver sa différence et son indépendance, il devrait rejoindre l&rsquo;ancien dans son projet de deuxième mandat comme l&rsquo;appelle déjà de ses vœux son ministre de l&rsquo;Économie et de l&rsquo;Industrie&nbsp;: «&nbsp;C&rsquo;est avec le temps et la stabilité que nous pourrons mener à bien la vision ambitieuse qui est celle de ce gouvernement.&nbsp;»&nbsp;La campagne&nbsp;2024&nbsp;verra-t-elle s&rsquo;affronter au grand jour les deux hommes qui se disaient frères&nbsp;?</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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