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	<title>Objet d art &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>60 ans d&#8217;indépendance: le retour des biens culturels un défi</title>
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				<pubDate>Fri, 31 Jul 2020 13:20:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/50886758_303.jpg" alt="" class="wp-image-18560" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/50886758_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/50886758_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Masque </figcaption></figure>



<p><strong>Les promesses formulées, notamment par la France, ont suscité l&rsquo;espoir des Africains mais le processus de restitution est long. Mais, le Bénin peut se réjouir que la France accepte de rendre certaines pièces.</strong></p>



<p>En lançant la réhabilitation et l’agrandissement de ses musées, le Bénin se prépare au retour de ses biens culturels pillés par les troupes coloniales il y a plus d&rsquo;un siècle. La coopération patrimoniale mise en place à cet effet entre le pays et la France semble en bonne voie.</p>



<p>Paris a ainsi adopté un projet de loi qui autorise le transfert du trésor royal béninois en ajoutant une dérogation au principe d&rsquo;inaliénabilité applicable aux collections publiques françaises.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/60-ans-dind%C3%A9pendance-le-retour-des-biens-culturels-un-d%C3%A9fi/a-54387570#"><img src="https://www.dw.com/image/42318841_404.jpg" alt="Un projet de loi permet de restituer au Bénin et au Sénégal plusieurs oeuvres d'art conservées au musée du Quai Branly‑Jacques Chirac et au musée de l'armée." width="329" height="438"/></a></figure>



<p>Un projet de loi permet de restituer au Bénin et au Sénégal plusieurs oeuvres d&rsquo;art conservées au musée du Quai Branly‑Jacques Chirac et au musée de l&rsquo;armée.</p>



<p>Les objets d’art que ce projet de loi permet désormais de restituer sont au nombre de 26, mais cela ne représente qu&rsquo;une infime partie du patrimoine spolié, rappelle Nouréini Tidjani Serpos. Celui-ci dirige le comité chargé de la coopération patrimoniale et muséale entre la France et le Bénin.</p>



<p><em>&nbsp;« Il y a en France aujourd&rsquo;hui 6.000 œuvres culturelles du Bénin. Et dans ces 6.000 œuvres, il y en a dans les musées publics, il y en a dans les musées privés, il y en dans des collections de particuliers, etc&#8230; « </em>, confirme Nouréini Tidjani Serpos.&nbsp;</p>



<p><strong>Ce qui va changer</strong></p>



<p>Mais le rapatriement du premier lot des 26 œuvres qui relèvent du trésor des anciens rois d&rsquo;Abomey constitue, à l&rsquo;instar du sabre d&rsquo;El Hadj Omar au Sénégal, un pas important qui pourrait déclencher&nbsp;<a href="https://p.dw.com/p/3V9cn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une vague de restitution d&rsquo;œuvres sur le continent.</a></p>



<p>Ce qui permet à l&rsquo;historien de l&rsquo;art Didier Marcel Houénoudé d&rsquo;entrevoir, dans l&rsquo;ensemble du processus enclenché, le plus grand exploit réalisé sur le plan culturel depuis les indépendances.&nbsp;<em>« C&rsquo;est quand même une victoire pour les pays africains de pouvoir se réapproprier leurs patrimoines parce que les objets qui sont partis ont vécu d&rsquo;autres histoires, ils ont été analysés par des ethnologues, des ethnographes&#8230; ».</em></p>



<p>Il estime que c&rsquo;est autour des africains&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/on-tue-nos-objets-en-les-mettant-dans-les-vitrines-ibrahim-tchan/av-51220596" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>« de dire le discours qu&rsquo;il faut pour ces oeuvres »</em>&nbsp;qui leur&nbsp;appartiennent</a>&nbsp;en premier chef.</p>



<p><em>« C&rsquo;est à nous également de pouvoir utiliser ces objets de façon didactique dans nos enseignements auprès de la jeune génération. Mais c&rsquo;est pour nous également une victoire en ce sens que nous pouvons reprendre ce qui était considéré comme un trophée pour les colonisateurs »,</em>&nbsp;conclut l&rsquo;historien.</p>



<p><strong>Réparation&#8230;.</strong></p>



<p>Historiens, universitaires, politiques&#8230; tout le monde s&rsquo;accorde aujourd&rsquo;hui sur la nécessité pour les peuples africains d&rsquo;avoir accès, sur leur terre, à leur art patrimonial. Et pour le Bénin, qui a l&rsquo;ambition de développer son industrie touristique et promouvoir la diversité culturelle, le retour des œuvres&nbsp; ne sera que réparation.</p>



<p>&nbsp;Il était temps, estime Nouréini Tidjani Serpos parce que dit-il&nbsp;<em>« c&rsquo;était parti dans des conditions un peu brutales. Mais non seulement nous voulons les récupérer mais ce qui est à nous est déjà rentré dans l’histoire de France. Picasso et tous les autres peintres cubistes, c&rsquo;est en allant voir les œuvres, les masques nègres que l&rsquo;esthétique en France a fait un bon. Maintenant qu&rsquo;ils se sont nourris de ça nous pouvons faire en sorte que nos enfants à nous aussi puissent aller voir ces biens-là. « </em></p>



<p>En attendant que les objets promis quittent les collections des musées français, l&rsquo;Afrique devrait aussi être véritablement prête à tenir ce pari.</p>



<p><strong>Source :Deutsch Welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Restitutions d’œuvres d’art à l’Afrique : un premier projet de loi étudié mercredi en conseil des ministres</title>
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				<pubDate>Wed, 15 Jul 2020 13:05:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Objet d art]]></category>
		<category><![CDATA[restitution]]></category>

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				<description><![CDATA[La question du transfert de propriété est centrale pour une restitution complète au Sénégal d’un sabre et au Bénin de 26 objets du trésor des rois d’Abomey. Un premier projet de loi sur la restitution par la France à des pays africains d’œuvres culturelles prises durant la colonisation sera examiné, mercredi 15&#160;juillet, en conseil des...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-5.jpeg" alt="" class="wp-image-18115" width="329" height="186"/></figure>



<p><strong>La question du transfert de propriété est centrale pour une restitution complète au Sénégal d’un sabre et au Bénin de 26 objets du trésor des rois d’Abomey.</strong></p>



<p>Un premier projet de loi sur la restitution par la France à des pays africains d’œuvres culturelles prises durant la colonisation sera examiné, mercredi 15&nbsp;juillet, en conseil des ministres, a-t-on appris mardi auprès de l’Elysée.</p>



<p>Ce <em>« projet de loi relatif à la restitution de biens culturels à la République du Bénin et à la République du Sénégal »</em>, actera notamment la restitution formelle avec transfert de propriété d’un sabre déjà prêté au Sénégal et que l’ancien premier ministre français Edouard Philippe avait symboliquement remis en novembre 2019 au président sénégalais Macky Sall lors d’une visite à Dakar.</p>



<p>Il s’agit d’une arme historiquement significative, ayant appartenu à l’entourage d’El-Hadj Oumar Tall, un chef de guerre et érudit musulman qui a conquis au XIX<sup>e</sup> siècle un immense territoire à cheval sur le Sénégal, la Guinée et le Mali, et a lutté contre l’armée coloniale française.</p>



<p>Côté Bénin, la France s’est engagée sur le retour de 26 objets du patrimoine béninois pillés lors du sac du palais des rois d’Abomey par des troupes coloniales françaises en 1892 et conservés au Musée du quai Branly-Jacques-Chirac à Paris.</p>



<p>Le président français, Emmanuel Macron, avait annoncé cette décision à la fin de&nbsp;2018 à la suite d’un rapport qu’il avait commandé sur ce thème aux universitaires Bénédicte Savoy, du Collège de France, et Felwine Sarr, de l’Université de Saint-Louis au Sénégal.</p>



<h4>Rapports de domination</h4>



<p>Les deux spécialistes y avaient posé les jalons d’une restitution à l’Afrique subsaharienne d’œuvres d’art transférées durant la colonisation, recensant des dizaines de milliers d’artefacts, dont beaucoup ont été pillés.</p>



<p>Mais leurs travaux ont été contestés par d’autres spécialistes et des musées comme le quai Branly, qui dispose de la plus importante collection d’arts premiers. Leurs détracteurs se sont inquiétés d’une politisation du débat et de l’argument selon lequel toutes les œuvres en dépôt chez eux depuis la colonisation ont été malhonnêtement acquises ou pillées, et doivent être rendues. Ils avancent aussi l’argument de l’inaliénabilité des collections françaises.</p>



<p>Ils privilégient la&nbsp;<em>«&nbsp;circulation&nbsp;»</em>&nbsp;des œuvres entre la France et l’Afrique, plutôt que des restitutions avec transfert de propriété, sauf quand, comme c’est le cas pour les statues du palais royal d’Abomey, le pillage par des soldats français à la fin du XIX<sup>e</sup>&nbsp;siècle a été flagrant.</p>



<p>L’origine de certaines œuvres est inconnue, d’autres ont été achetées ou encore collectées lors de missions ethnologiques et religieuses dans des conditions sujettes à caution en raison des rapports de domination qui régissaient les relations coloniales. Pour en finir avec les incertitudes, les auteurs du rapport plaident pour donner des moyens à la recherche afin de lever le doute sur l’origine de ces œuvres quand c’est possible.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>L’Unesco met en garde contre un nouveau système d’arnaque aux œuvres d’art africaines</title>
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				<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 14:45:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Une nouvelle forme d’arnaque concernant des œuvres d’art africaines est dénoncée par l’Unesco qui appelle à la vigilance après plusieurs signalements. Les fraudeurs se servent du nom de l’Unesco pour convaincre de l’authenticité des œuvres proposées à la vente. La fraude dure depuis deux ans et a fait une vingtaine de victimes, en majorité françaises...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement.png" alt="" class="wp-image-17792" width="325" height="325" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement.png 225w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-150x150.png 150w" sizes="(max-width: 325px) 100vw, 325px" /></figure>



<p><br><strong>Une nouvelle forme d’arnaque concernant des œuvres d’art africaines est dénoncée par l’Unesco qui appelle à la vigilance après plusieurs signalements. Les fraudeurs se servent du nom de l’Unesco pour convaincre de l’authenticité des œuvres proposées à la vente. La fraude dure depuis deux ans et a fait une vingtaine de victimes, en majorité françaises ayant des liens avec l’Afrique. Les fraudeurs ont empoché plus d’un million d’euros. L’Unesco met en garde contre ce nouveau système d’escroquerie.</strong></p>



<p>L’imaginaire est la matière première sur laquelle s’appuie cette escroquerie. Pour Cédric Bourgeois, chef des enquêtes à l&rsquo;Unesco, le mode opérationnel est toujours le même. A chaque fois la cible est contactée sur les réseaux sociaux, on lui propose des objets d’art africains, souvent des statuettes. Pour gagner sa confiance, on donne assez souvent le nom du chef d’un village au Cameroun ou au Mali.</p>



<p>De fausses photos sont ensuite envoyées accompagnées d’un certificat d’authenticité falsifié qui arbore le nom et le logo ou le cachet de l’Unesco : d’une part pour avoir la confiance de la cible, de l’autre pour lui indiquer que les pièces culturelles désignées sont transportables. Les fraudeurs usurpent parfois l’identité de vrais fonctionnaires de l’institution en Afrique, ça a été le cas au Cameroun.</p>



<p>Quant au scénario, il varie légèrement selon ce que la victime veut entendre. C’est une fois l’argent envoyé que les acheteurs découvrent l’arnaque. Non seulement&nbsp;ils ne reçoivent rien, mais les pièces évoquées n’ont aucune valeur réelle et se vendent pour quelques euros seulement.</p>



<p>Le montant du préjudice est estimé à plus d’un million d’euros, mais ce n’est que la partie visible de cette arnaque, car les victimes ne parlent pas tous, affirme l’Unesco. Cette escroquerie est en pleine expansion et puisqu’elle marche, elle attire de plus en plus de fraudeurs.</p>



<p>Le sous-directeur général de l&rsquo;Unesco pour la Culture, Ernesto Ottone Ramirez, rappelle à l’occasion que le trafic illicite des biens culturels est «&nbsp;<em>un fléau mondial lucratif lié aux autres filières de crimes organisés y compris le financement du terrorisme</em>&nbsp;». L’Unesco appelle toutes les personnes sollicitées par ce type d’offres à y prêter la plus grande attention et à se signaler auprès des autorités judiciaires compétentes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Par le passé, c’était le plus souvent des faux programmes de bourse ou de recrutement qui nous étaient signalés mais depuis deux ans, et avec une accélération récente, ce sont des arnaques aux œuvres d’art africaines qui semblent prospérer</p></blockquote>



<p><strong>Source: Rfi Afrique / Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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