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	<title>Nganga Édo &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Nganga Édo, le doyen de la musique congolaise, n&#8217;est plus</title>
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				<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 19:43:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/20425669lpw-20426441-article-jpg_7158286_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-17056" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/20425669lpw-20426441-article-jpg_7158286_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/20425669lpw-20426441-article-jpg_7158286_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption>Nganga Édo, auteur-compositeur et chanteur, était le dernier survivant des Bantous de la capitale, le plus célèbre des orchestres de Brazzaville. ©</figcaption></figure>



<h4>Cofondateur de l&rsquo;OK Jazz et des Bantous de la capitale, Nganga Édo&nbsp;est décédé ce 7&nbsp;juin. Son parcours l&rsquo;inscrit dans le décor des géants de la musique africaine.</h4>



<p>Plus qu&rsquo;un groupe,&nbsp;Les Bantous de la capitale représentent&nbsp;une véritable institution au sein du patrimoine musical africain&nbsp;en général et congolaise en particulier.&nbsp;Édouard Nganga dit Ganga Édo, était le dernier représentant vivant de cet orchestre partie prenante de l&rsquo;âge d&rsquo;or de la rumba – qu&rsquo;il a cofondé en 1959. Il a tiré sa révérence à l&rsquo;âge de 87&nbsp;ans à Brazzaville, a-t-on appris par l&rsquo;agence de presse congolaise Adiac.</p>



<h4>L&rsquo;orchestre le plus connu du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/congo">Congo</a>&nbsp;Brazzaville</h4>



<p>Fondé en 1959, un an avant la grande vague des&nbsp;indépendances africaines, le groupe aura su traverser le temps en se renouvelant à chaque époque. L&rsquo;été dernier, les Bantous considéré comme le plus vieil orchestre africain&nbsp;célébraient&nbsp;leurs&nbsp;soixante ans d&rsquo;existence. À l&rsquo;occasion un documentaire passionnant réalisé par&nbsp;Paul Soni Benga leur avait été consacré. «&nbsp;J&rsquo;ai le regret de vous annoncer le décès de notre vieux Nganga Édo, le dernier patriarche de la rumba congolaise des deux rives. L&rsquo;artiste, notre vieux, s&rsquo;en est allé. Adieu, mon vieux, paix à ton âme, regret éternel&nbsp;», pleure un internaute. «&nbsp;Il s&rsquo;en est allé&nbsp;<a href="https://twitter.com/hashtag/Edo?src=hashtag_click" target="_blank" rel="noreferrer noopener">#Edo</a>&nbsp;Nganga, une légende de la musique africaine, congolaise et l&rsquo;un des créateurs du mythique orchestre Les Bantous de la capitale… Jusqu&rsquo;à ses derniers instants de la vie, l&rsquo;artiste a toujours été sur scène… un vrai soldat de la musique&nbsp;», témoigne un autre. «&nbsp;Du haut de ses 87&nbsp;ans révolus, le dernier dynausore des Bantous de la capitale, le doyen Nganga Édo vient de tirer sa révérence. Avec sa mort, les rideaux tombent sur l&rsquo;une des pages les plus prestigieuses de la musique congolaise&nbsp;», commente le colonel&nbsp;Jean Aive Allakoua&nbsp;dans la presse congolaise.</p>



<h4>Un artiste hors du commun</h4>



<p>Né le 27&nbsp;octobre&nbsp;1933&nbsp;à Léopoldville actuelle Kinshasa, Édo Nganga était menuisier de métier. Passionné de musique, il choisit&nbsp;au début des années&nbsp;1950&nbsp;de s&rsquo;y consacrer entièrement. D&rsquo;abord au sein d&rsquo;un groupe baptisé Negro Jazz, à Brazzaville, puis de l&rsquo;autre côté du fleuve, à Léopoldville, dans le mythique Tout Puissant OK Jazz, auprès de Franco, l&rsquo;autre pilier de la rumba avec Tabu Ley Rochereau. C&rsquo;est au cours de ces&nbsp;années&nbsp;1950&nbsp;que l&rsquo;attractivité culturelle de Kinshasa s&rsquo;impose à toutes les capitales africaines tandis que la rumba congolaise dicte sa loi. Avec un premier cercle, il poursuit l&rsquo;aventure en créant le tout premier orchestre de Brazzaville lors d&rsquo;un concert organisé au bar-dancing «&nbsp;Chez Faignond&nbsp;» de&nbsp;Poto-Poto, l&rsquo;un des quartiers les plus animés de la capitale congolaise.&nbsp;Très vite, l&rsquo;orchestre va être la fierté et le porte-étendard, pendant plusieurs années, de la musique congolaise à travers l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;en étant invité lors de nombreuses célébrations tels que le premier Festival mondial des Arts nègres à Dakar en&nbsp;1966&nbsp;ou encore le premier festival culturel panafricain d&rsquo;Alger, en 1969. Ils se sont également illustrés hors des frontières du continent lors d&rsquo;une tournée à&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/cuba">Cuba</a>&nbsp;en 1978.</p>



<p>«&nbsp;Osala ngaï nini&nbsp;», «&nbsp;Rosalie Diop&nbsp;», «&nbsp;Comité Bantou&nbsp;», «&nbsp;Masuwa&nbsp;»&nbsp;: autant de tubes qui auront marqué plusieurs générations de mélomanes du continent. Des mélodies et des textes fidèles au romantisme de la rumba, mais il convient de noter que Les Bantous de la capitale se sont efforcés d&rsquo;enraciner leurs compositions dans les réalités congolaises. Au cœur de leurs préoccupations&nbsp;: la jeunesse congolaise. Tout au long de leur carrière et de leurs multiples albums, ils ont su interpeller cette jeunesse sur des sujets aussi importants que les valeurs sociales, le progrès, la création permanente, etc.&nbsp;Outre la musique congolaise, Les Bantous ont rapidement maîtrisé la musique du monde dans tous ses contours, salsa, cha-cha-cha, charangas et rumbas.</p>



<p>Au lendemain du décès du patriarche, c&rsquo;est toute l&rsquo;Afrique qui lui rend hommage.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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