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	<title>Najla Bouden Romdhane &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Najla Bouden Romdhane &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>La Tunisie se dote d’un nouveau gouvernement</title>
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				<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 14:53:01 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Onze semaines après la prise des pleins pouvoirs&#160;par le président, Kaïs Saïed, la Tunisie s’est dotée lundi 11&#160;octobre d’un nouveau gouvernement,&#160;a annoncé la présidence dans un communiqué. Pour la première fois dans l’histoire du pays, la formation du gouvernement a été confiée à une femme,&#160;l’universitaire Najla Bouden, mais celle-ci ainsi que son équipe jouiront de...]]></description>
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<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/07/26/en-tunisie-le-president-gele-les-activites-du-parlement-et-demet-le-premier-ministre-de-ses-fonctions_6089509_3212.html" target="_blank"><strong>Onze semaines après la prise des pleins pouvoirs</strong></a><strong>&nbsp;par le président, Kaïs Saïed, la Tunisie s’est dotée lundi 11&nbsp;octobre d’un nouveau gouvernement,&nbsp;</strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/posts/4709411205783566?__tn__=-R" target="_blank"><strong>a annoncé la présidence dans un communiqué</strong></a><strong>.</strong></p>



<p>Pour la première fois dans l’histoire du pays, la formation du gouvernement a été confiée à une femme,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/09/29/tunisie-najla-bouden-nommee-premiere-ministre_6096460_3212.html">l’universitaire Najla Bouden</a>, mais celle-ci ainsi que son équipe jouiront de prérogatives considérablement réduites après le coup de force de M.&nbsp;Saïed. M<sup>me</sup>&nbsp;Bouden a été&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/09/29/tunisie-najla-bouden-nommee-premiere-ministre_6096460_3212.html">nommée le 29&nbsp;septembre</a>, plus de deux mois après le limogeage, le 25&nbsp;juillet, du premier ministre Hichem Mechichi par le chef de l’Etat, qui a&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/08/24/en-tunise-le-president-kais-saied-prolonge-le-gel-du-parlement_6092163_3212.html">également gelé le Parlement&nbsp;</a>et pris en main le pouvoir judiciaire.</p>



<p>Dans un discours lors de la prestation de serment, M<sup>me</sup>&nbsp;Bouden, 63&nbsp;ans, a affirmé que&nbsp;<em>«&nbsp;la lutte contre la corruption sera le plus important objectif&nbsp;»</em>&nbsp;de son gouvernement, qui compte 25&nbsp;membres outre sa chef. Parmi eux, Samir Saïd, un banquier, a été nommé ministre de l’économie et de la planification.</p>



<p>Seuls deux ministres dans le nouveau gouvernement, ceux des affaires étrangères, Othman Jarandi, et de l’éducation, Fethi Sellaouti, sont des rescapés de l’exécutif limogé. Le portefeuille de l’intérieur a échu à Taoufik Charfeddine, un avocat proche de M. Saied qui avait occupé ce poste en&nbsp;2020, avant d’être limogé par l’ex-premier ministre Hichem Mechichi.</p>



<h4>Manifestations contre le président</h4>



<p>L’annonce du nouveau gouvernement survient&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/10/10/en-tunisie-manifestation-contre-le-coup-d-etat-du-president-kais-saied_6097817_3212.html">au lendemain d’une nouvelle manifestation</a>&nbsp;à Tunis contre les mesures d’exception décidées par M.&nbsp;Saïed, à laquelle ont participé au moins 6&nbsp;000&nbsp;personnes dans la capitale.</p>



<p>Après deux mois d’incertitudes, M.&nbsp;Saïed a promulgué le 22&nbsp;septembre un décret officialisant la suspension de plusieurs chapitres de la Constitution et instaurant des&nbsp;<em>«&nbsp;mesures exceptionnelles&nbsp;»</em>, censées être provisoires, le temps de mener des réformes politiques, dont des amendements à la Constitution de 2014. En pleine crise socio-économique et sanitaire et après des mois de blocage politique, M.&nbsp;Saïed avait invoqué un&nbsp;<em>«&nbsp;péril imminent&nbsp;»</em>&nbsp;pour justifier ses actions, dénoncées comme un&nbsp;<em>«&nbsp;coup d’Etat&nbsp;»</em>&nbsp;par ses opposants et des organisations non gouvernementales.</p>



<p>Lundi, M.&nbsp;Saïed a réaffirmé devant le nouveau gouvernement que les mesures qu’il a prises depuis juillet visaient à&nbsp;<em>«&nbsp;sauver l’Etat des griffes de ceux qui le guettent, à la maison comme à l’étranger, et de ceux qui voient leur fonction comme un butin ou un moyen de piller les fonds publics&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Ils ont allègrement pillé l’argent du peuple&nbsp;»</em>, a-t-il dit, sans identifier les parties visées par ses critiques. M.&nbsp;Saïed s’est engagé à jeter&nbsp;<em>«&nbsp;dans les prochains jours&nbsp;»</em>&nbsp;les bases&nbsp;<em>«&nbsp;d’un dialogue national&nbsp;»</em>&nbsp;destiné à sortir le pays de la crise.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La drôle de nomination de Najla Bouden à la tête du gouvernement tunisien</title>
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				<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 16:24:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Pour la première fois de l’histoire de la Tunisie et du monde arabe, une femme&#160;a&#160;accédé&#160;mercredi&#160;au poste de cheffe de gouvernement.&#160;Mais la&#160;nomination de&#160;Najla&#160;Bouden, illustre inconnue en politique, pose question&#160;alors que&#160;le président&#160;Saïed&#160;s&#8217;est arrogé les pleins pouvoirs&#160;après le coup de force du 25 juillet. Sa nomination a&#160;stoppé&#160;net les&#160;conjectures&#160;des observateurs de la politique tunisienne. Pas d’économiste ni&#160;de proche du...]]></description>
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<p><strong>Pour la première fois de l’histoire de la Tunisie et du monde arabe, une femme&nbsp;a&nbsp;accédé&nbsp;mercredi&nbsp;au poste de cheffe de gouvernement.&nbsp;Mais la&nbsp;nomination de&nbsp;Najla&nbsp;Bouden, illustre inconnue en politique, pose question&nbsp;alors que&nbsp;le président&nbsp;Saïed&nbsp;s&rsquo;est arrogé les pleins pouvoirs&nbsp;après le coup de force du 25 juillet.</strong></p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210920-tunisie-ka%C3%AFs-sa%C3%AFed-promet-un-nouveau-chef-du-gouvernement-les-mesures-d-exception-maintenues">Sa nomination a&nbsp;stoppé&nbsp;net les&nbsp;conjectures&nbsp;des observateurs de la politique tunisienne</a>. Pas d’économiste ni&nbsp;de proche du président à la tête du gouvernement, mais&nbsp;une femme inconnue de tous&nbsp;ou presque.&nbsp;De&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20210930-en-tunisie-une-femme-najla-bouden-charg%C3%A9e-de-former-le-gouvernement">Najla&nbsp;Bouden, désignée mercredi 30 septembre Première ministre par Kaïs Saïed,</a>&nbsp;on ne dispose d&rsquo;à peine plus d&rsquo;informations qu&rsquo;un&nbsp;curriculum vitae. Née en 1958&nbsp;et originaire de la ville de Kairouan,&nbsp;cette&nbsp;scientifique de formation, docteure en géologie,&nbsp;a été&nbsp;chargée de mission, puis directrice générale au ministère de&nbsp;l’Enseignement supérieur&nbsp;et de la Recherche scientifique.&nbsp;Avant sa nomination surprise, elle&nbsp;était&nbsp;chargée&nbsp;d’un projet de réforme&nbsp;universitaire. Tous ceux qui l’ont&nbsp;côtoyée&nbsp;de près saluent&nbsp;la qualité de son travail&nbsp;et la solide réputation qu’elle s’est&nbsp;constituée&nbsp;dans&nbsp;le domaine de l’enseignement.</p>



<p>07:08</p>



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<iframe title="La drôle de nomination de Najla Bouden à la tête du gouvernement tunisien • FRANCE 24" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/kWQu9a7mj7o?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
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<p><a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20210930-crise-politique-en-tunisie-une-femme-najla-bouden-charg%C3%A9e-de-former-le-gouvernement">À&nbsp;l’annonce de son&nbsp;nom, le caractère « historique »&nbsp;de la nomination d&rsquo;une femme à la tête du gouvernement a été mis en avant.</a>&nbsp;À&nbsp;commencer par le président lui-même, qui a martelé que c’était « un honneur pour la Tunisie et un hommage à la femme tunisienne ».&nbsp;Une&nbsp;nomination&nbsp;pas si surprenante, selon&nbsp;Armelle Charrier,&nbsp;chroniqueuse en politique internationale à France 24. « La Tunisie est l&rsquo;un des pays les plus ouverts dans ce domaine&nbsp;par rapport à d’autres pays de la région.&nbsp;Les Tunisiennes ont l’habitude de&nbsp;prendre&nbsp;la parole&nbsp;et de&nbsp;discuter&nbsp;de la Constitution. Ce sont des héritières de l’ère Bourguiba, qui&nbsp;a&nbsp;octroyé beaucoup de droits aux femmes, à commencer par l’interdiction de la polygamie en Tunisie et le droit au divorce. »</p>



<p><strong>Une communication bien orchestrée&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20210929-tunisie-najla-bouden-romdhane-charg%C3%A9e-de-former-un-nouveau-gouvernement-officiel">Si le choix d’une femme&nbsp;comme cheffe du gouvernement</a>&nbsp;ne surprend pas tant que cela, difficile de ne pas voir dans ce geste une « rouerie politique »&nbsp;de Kaïs Saïed, poursuit la journaliste. « Il s&rsquo;agit d’un coup de&nbsp;communication&nbsp;évident.&nbsp;C’est d’abord une manière de faire parler de lui et de la Tunisie.&nbsp;Le président tunisien, que l’on sait conservateur et réservé sur la question de l’héritage des femmes&nbsp;qui divise&nbsp;le&nbsp;pays, se prémunit ainsi d’éventuelles accusations de manque d’ouverture d’esprit au sujet des femmes. » C’est&nbsp;en effet « un signal qu’il entend envoyer&nbsp;aux modernistes de son pays et&nbsp;à la communauté internationale&nbsp;pour estomper son image de conservateur&nbsp;sur la question des mœurs »,&nbsp;abonde&nbsp;Khadija Mohsen-Finan, professeure&nbsp;à l’université Paris&nbsp;I, contactée par France 24.</p>



<p>Au cas où l’on n’aurait pas compris qu’il&nbsp;n&rsquo;est pas hostile à la&nbsp;cause féminine, la&nbsp;vidéo du président&nbsp;recevant la nouvelle recrue dans son bureau&nbsp;laisse&nbsp;apparaître&nbsp;des indices supplémentaires&nbsp;–&nbsp;signe d’une communication&nbsp;soignée. Sur le bureau, une photographie montre le chef de l&rsquo;État avec&nbsp;un groupe de femmes fabriquant des poteries&nbsp;à la&nbsp;Cité&nbsp;Hlél,&nbsp;quartier&nbsp;populaire du sud de Tunis.&nbsp;Une visite effectuée&nbsp;le 13&nbsp;août dernier&#8230;&nbsp;jour anniversaire du Code du statut personnel de 1956 visant à plus d&rsquo;égalité entre femmes et hommes.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Crise politique en Tunisie : une femme, Najla Bouden, chargée de former le gouvernement" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/YXAsYZC3lcw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
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<p><strong>Un simple rôle de conseil ?&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p>Le choix d&rsquo;une personnalité&nbsp;issue de la société civile n’est pas non plus très étonnant.&nbsp;Kaïs Saïed n&rsquo;étant pas&nbsp;l’apparatchik&nbsp;d’un parti, il&nbsp;a&nbsp;naturellement&nbsp;choisi une personne&nbsp;éloignée&nbsp;du sérail&nbsp;politique. « Cette nomination traduit&nbsp;une nouvelle fois la méfiance qu’il nourrit&nbsp;à l’égard de toute la classe politique. Il reste dans&nbsp;la&nbsp;droite ligne de son programme&nbsp;basé sur la lutte contre la corruption. C’est une nomination parfaitement cohérente », résume l’enseignante.</p>



<p>« Mais à quoi bon nommer une femme, qui plus est&nbsp;appartenant&nbsp;à la société civile, si elle ne peut rien faire », s’agace&nbsp;la spécialiste du Maghreb et des questions méditerranéennes.&nbsp;« Le&nbsp;brillant CV et&nbsp;la&nbsp;bonne réputation&nbsp;de&nbsp;Najla&nbsp;Bouden&nbsp;ne corrigeront pas&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210918-en-tunisie-une-manifestation-contre-le-coup-de-force-de-ka%C3%AFs-sa%C3%AFed">l</a><a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210918-en-tunisie-une-manifestation-contre-le-coup-de-force-de-ka%C3%AFs-sa%C3%AFed">es abus de pouvoir du président.</a>&nbsp;On peut&nbsp;donc&nbsp;s’interroger sur sa capacité d’action dans&nbsp;ce&nbsp;contexte. Le gouvernement n’aura de toute façon qu’un&nbsp;rôle&nbsp;de conseil, au mieux. »&nbsp;Les pouvoirs octroyés au&nbsp;Premier ministre&nbsp;ont en effet été considérablement amoindris par les&nbsp;« mesures exceptionnelles »&nbsp;prises par décret présidentiel&nbsp;le 22 septembre&nbsp;et&nbsp;suspendant&nbsp;l’application de chapitres-clés de la Constitution.&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210827-en-tunisie-les-craintes-d-une-d%C3%A9rive-de-ka%C3%AFs-sa%C3%AFed-vers-un-r%C3%A9gime-pl%C3%A9biscitaire">Le chef de l’État, détenteur du pouvoir exécutif</a>, préside lui-même le&nbsp;Conseil des ministres, le temps&nbsp;de mener une série de&nbsp;réformes politiques. « On peut penser que cette femme, qui arrive au moment où les pouvoirs sont rognés, n’aura pas la capacité d’aller beaucoup plus loin que de signer les décrets présidentiels”,&nbsp;estime&nbsp;Armelle Charrier.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La première communication de l’intéressée laisse présager une gouvernance de tutelle. « Son premier tweet est intéressant car elle a posté un message axé sur la lutte contre la corruption, qui est le cheval de bataille du président », détaille Armelle Charrier. « C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a balayé le précédent gouvernement.&nbsp;Certes, c’est&nbsp;un sujet fondamental en Tunisie, mais elle lui montre&nbsp;surtout&nbsp;qu’elle&nbsp;lui&nbsp;est redevable. »&nbsp;Et d’une certaine manière,&nbsp;assujettie.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Des attentes fortes d’un pays&nbsp;en pleine crise économique&nbsp;et sociale&nbsp;</strong></p>



<p>Pour l’instant, il semble que la stratégie fonctionne auprès de l’opinion publique. « Les Tunisiens ont salué&nbsp;ce geste symbolique&nbsp;adressé aux femmes »,&nbsp;relève&nbsp;Hèla&nbsp;Yousfi, maîtresse de conférences HDR à l&rsquo;université Paris Dauphine-PSL à France 24.&nbsp;Le président&nbsp;Saïed&nbsp;continue de bénéficier d’un important&nbsp;soutien&nbsp;populaire. Mais les attentes des Tunisiens sont aussi très fortes. Et est-ce que tous ces symboles forts&nbsp;seront&nbsp;suffisants&nbsp;pour avancer sur&nbsp;la reprise économique et la question de la justice&nbsp;sociale&nbsp;?&nbsp;Évidemment, non. »</p>



<p>L’instabilité politique du pays a largement pesé sur sa situation économique. La crise tunisienne, caractérisée par une croissance en berne depuis&nbsp;dix&nbsp;ans (+0,6&nbsp;% par an en moyenne) et une forte inflation (6 % par an), a en outre&nbsp;été aggravée par la pandémie de Covid-19, qui a mis le pays à l&rsquo;arrêt et&nbsp;l&rsquo;a&nbsp;privé&nbsp;de cruciales recettes touristiques (jusqu&rsquo;à 14 % du PIB et environ 400 000 emplois en jeu). Le chômage est passé de 15&nbsp;% avant la pandémie à près de 18&nbsp;%, avec une forte proportion de femmes et&nbsp;de&nbsp;jeunes. Un cinquième des 12 millions d&rsquo;habitants&nbsp;du pays&nbsp;sont considérés comme pauvres ou vulnérables (vivant avec&nbsp;maximum&nbsp;5,5 dollars par jour), ce qui a nourri des mouvements de protestation.&nbsp;Les autorités ont dû creuser la dette, qui approche déjà les 80 % du PIB, pour payer une armada de fonctionnaires (14 % de la population active), faisant enfler encore le déficit budgétaire (plus de 10&nbsp;%). Et la Tunisie va&nbsp;devoir rapidement&nbsp;faire face à des&nbsp;échéances :&nbsp;elle doit rembourser 4,5 milliards d&rsquo;euros sur l&rsquo;année en cours et a besoin d&rsquo;une rallonge de 5,7 milliards d&rsquo;euros pour boucler le budget de cette année.</p>



<p>Pour l’heure, seuls les milieux d’affaires semblent dubitatifs face à une personne qui n’a ni expérience ni connaissances économiques&nbsp;–&nbsp;et dont&nbsp;les prérogatives sont réduites. « On peut effectivement s’interroger sur sa capacité à réaliser ses projets », conclut&nbsp;Hèla&nbsp;Yousfi. « Encore faut-il avoir un programme ? On&nbsp;ne le connaît&nbsp;pas encore. On pourra en juger quand le gouvernement aura soumis sa feuille de route. » S’il en soumet une.</p>



<p><strong>Source : France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : Najla Bouden Romdhane chargée de former un nouveau gouvernement</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 17:20:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Najla Bouden Romdhane a été nommée à la tête du gouvernement tunisien, mercredi, par le président Kaïs Saïed. Le président tunisien&#160;Kaïs Saïed&#160;a chargé pour la première fois une femme, Najla Bouden Romdhane, de former un gouvernement en&#160;Tunisie, deux mois après le limogeage du précédent cabinet, a annoncé, mercredi 29 septembre, la présidence. Cette dernière a...]]></description>
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<p><strong>Najla Bouden Romdhane a été nommée à la tête du gouvernement tunisien, mercredi, par le président Kaïs Saïed</strong>.</p>



<p>Le président tunisien&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/ka%C3%AFs-sa%C3%AFed/">Kaïs Saïed</a>&nbsp;a chargé pour la première fois une femme, Najla Bouden Romdhane, de former un gouvernement en&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/tunisie/">Tunisie</a>, deux mois après le limogeage du précédent cabinet, a annoncé, mercredi 29 septembre, la présidence.</p>



<p>Cette dernière a été « chargée de former un gouvernement dans les plus brefs délais », a indiqué la présidence dans un communiqué.</p>



<p>Née en 1958 et scientifique de formation, Najla Bouden, qui a pratiquement le même âge que le président Kaïs Saïed et est originaire de la ville de Kairouan, est inconnue du grand public.</p>



<p>C&rsquo;est la première fois qu&rsquo;une femme prend la tête du gouvernement en Tunisie, même si les pouvoirs octroyés à ce rôle ont été considérablement amoindris par&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210922-tunisie-le-pr%C3%A9sident-ka%C3%AFs-sa%C3%AFed-renforce-son-pouvoir-au-d%C3%A9triment-du-gouvernement">les « mesures exceptionnelles » adoptées par le président tunisien le 22 septembre</a>, qui suspendent l&rsquo;application de chapitres clés de la Constitution.</p>



<p>La présidence a publié une vidéo de Kaïs Saïed recevant Najla Bouden dans son bureau et la chargeant de former un nouveau gouvernement pour le lui présenter « dans les prochaines heures ou jours ».</p>



<p><strong>« Un honneur pour la Tunisie et un hommage à la femme tunisienne »</strong></p>



<p>Le président Saïed a insisté à plusieurs reprises sur le caractère « historique » de la nomination d&rsquo;une femme pour la première fois pour diriger le gouvernement en Tunisie. « C&rsquo;est un honneur pour la Tunisie et un hommage à la femme tunisienne. »</p>



<p>La principale mission du futur gouvernement sera « de mettre fin à la corruption et au chaos qui s&rsquo;est répandu dans de nombreuses institutions de l&rsquo;État ».</p>



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<p>Le décret présidentiel du 22 septembre est venu officialiser le coup de force du 25 juillet du président par lequel il s&rsquo;est arrogé les pleins pouvoirs, après avoir limogé le Premier ministre,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210924-tunisie-le-chef-du-parlement-alerte-sur-le-retour-vers-le-pouvoir-absolu-d-un-seul-homme">gelé le Parlement</a>&nbsp;et avoir&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20210923-ka%C3%AFs-sa%C3%AFed-renforce-ses-pouvoirs-en-tunisie-les-tunisiens-partag%C3%A9s-entre-espoir-et-inqui%C3%A9tude">repris en main aussi le pouvoir judiciaire</a>.</p>



<p>Désormais, sur la base des « mesures exceptionnelles » prises le temps de mener une série de « réformes politiques », le chef de l&rsquo;État, détenteur du pouvoir exécutif, préside lui-même le Conseil des ministres. Les mesures du 22 septembre prévoient aussi la poursuite du gel du Parlement et que le président légifère par décrets.</p>



<p>Avant sa nomination surprise, Najla Bouden était directrice générale d&rsquo;un projet de réforme de l&rsquo;enseignement supérieur. Auparavant, cette docteure en géologie avait été chargée de mission, puis directrice générale au ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur.</p>



<p><strong>Source : France 24/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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