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	<title>Nabil Karoui &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Nabil Karoui &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tunisie : accusée d&#8217;exercer ses activités de façon illégale, la chaîne Nessma TV est fermée</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Oct 2021 19:31:57 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La chaîne de télévision privée Nessma TV, fondée par l&#8217;ancien candidat à la présidentielle Nabil Karoui, a été fermée, mercredi, par la haute autorité de l’audiovisuel tunisien en raison de « suspicions de corruption financière et administrative ». En Tunisie, Nessma TV ne diffuse plus. La haute autorité de l&#8217;audiovisuel&#160;tunisien&#160;(Haica) a annoncé, mercredi 27 octobre,&#160;la fermeture de la...]]></description>
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<p><strong>La chaîne de télévision privée Nessma TV, fondée par l&rsquo;ancien candidat à la présidentielle Nabil Karoui, a été fermée, mercredi, par la haute autorité de l’audiovisuel tunisien en raison de « suspicions de corruption financière et administrative ».</strong></p>



<p>En Tunisie, Nessma TV ne diffuse plus. La haute autorité de l&rsquo;audiovisuel&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/tunisie/">tunisien</a>&nbsp;(Haica) a annoncé, mercredi 27 octobre,&nbsp;la fermeture de la chaîne de télévision privée&nbsp;fondée par l&rsquo;homme d&rsquo;affaires&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/nabil-karoui/">Nabil Karoui</a>, ancien rival du président&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/ka%C3%AFs-sa%C3%AFed/">Kaïs Saïed</a>&nbsp;lors de l&rsquo;élection présidentielle de fin 2019.</p>



<p>La Haica a précisé, dans un communiqué, avoir fait saisir « les équipements de diffusion »&nbsp;de Nessma TV qui émet ses programmes sans licence. « Malgré [de]&nbsp;multiples correspondances et réunions, cette chaîne a continué à exercer ses activités d&rsquo;une façon illégale », a ajouté la Haica.</p>



<p>L&rsquo;instance a également expliqué cette fermeture par « des suspicions de corruption financière et administrative »&nbsp;et par la supervision de cette chaîne par le chef d&rsquo;un parti politique, « ce qui a influencé le contenu de ses émissions », selon la Haica.</p>



<p>Les équipements de la chaîne avaient déjà été saisis en avril 2019 après une décision de la Haica pour les mêmes raisons.</p>



<p><strong>Nabil&nbsp;Karoui&nbsp;remis en liberté</strong></p>



<p>Derrière cette chaîne privée, se trouve Nabil Karoui, candidat à la présidentielle en 2019, le chef du parti Qalb Tounes, allié au mouvement d&rsquo;inspiration islamiste&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/ennahda/">Ennahda</a>, bête noire du président Kaïs Saïed.</p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210830-l-ancien-candidat-%C3%A0-l-%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle-tunisienne-nabil-karoui-arr%C3%AAt%C3%A9-en-alg%C3%A9rie">Il avait été arrêté début septembre en Algérie avec son frère</a>, Ghazi Karoui. Les deux hommes avaient notamment été placés en détention pour « entrée illégale »&nbsp;sur le territoire. Après&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211010-tunisie-des-milliers-de-personnes-manifestent-contre-le-coup-d-%C3%A9tat-du-pr%C3%A9sident-sa%C3%AFed">le coup de force du président Kaïs Saïed, le 25 juillet</a>, plusieurs médias locaux avaient évoqué une « fuite »&nbsp;de Nabil Karoui à l&rsquo;étranger avant son arrestation en Algérie.</p>



<p>Selon des médias algériens et tunisiens, Nabil&nbsp;Karoui et son frère ont été remis en liberté mardi, à la demande de leurs avocats.</p>



<p>Depuis 2017, Nabil Karoui est poursuivi par la justice tunisienne pour une affaire de blanchiment d&rsquo;argent et de fraude fiscale.</p>



<p>Arrêté en 2019, il avait passé plus d&rsquo;un mois en prison en pleine campagne électorale, ce que ses partisans avaient dénoncé comme une instrumentalisation de la justice. Il avait de nouveau été placé en détention provisoire de décembre 2020 à juin 2021.</p>



<p>Nabil Karoui, dont le programme pour la présidentielle était axé sur l&rsquo;anti-islamisme et la lutte contre la pauvreté, avait été largement battu par Kaïs Saïed à la présidentielle de 2019.</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Un tribunal algérien retient l&#8217;ex-candidat à la présidentielle tunisien Karoui</title>
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				<pubDate>Sun, 05 Sep 2021 20:51:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Un tribunal algérien a ordonné samedi la mise en détention de l&#8217;ancien candidat à la présidentielle tunisienne Nabil Karoui pour franchissement illégal de frontière, a indiqué une source judiciaire. Le tribunal de la ville orientale de Constantine a également ordonné la détention de quatre Algériens accusés de trafic d&#8217;êtres humains, a indiqué la source.&#160;Ils sont...]]></description>
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<p><strong> Un tribunal algérien a ordonné samedi la mise en détention de l&rsquo;ancien candidat à la présidentielle tunisienne Nabil Karoui pour franchissement illégal de frontière, a indiqué une source judiciaire.</strong></p>



<p>Le tribunal de la ville orientale de Constantine a également ordonné la détention de quatre Algériens accusés de trafic d&rsquo;êtres humains, a indiqué la source.&nbsp;Ils sont accusés d&rsquo;avoir aidé Karoui à entrer dans le pays et de lui fournir une maison avant son arrestation dimanche.</p>



<p>Karoui, propriétaire de la chaîne de télévision Nessma et chef du parti politique Cœur de Tunisie, deuxième au parlement, a été placé en garde à vue avec son frère Ghazi Karoui.</p>



<p>Un tribunal tunisien avait libéré Nabil Karoui le 15 juin après avoir passé plus de six mois en détention pour blanchiment d&rsquo;argent et évasion fiscale.</p>



<p>La Tunisie est plongée dans une crise constitutionnelle depuis que le président Kais Saied a annoncé cet été des mesures d&rsquo;urgence, qu&rsquo;il a prolongées indéfiniment la semaine dernière. </p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;ancien candidat à l&#8217;élection présidentielle tunisienne, Nabil Karoui, arrêté en Algérie</title>
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				<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 16:27:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>Nabil Karoui a été interpellé en Algérie, dimanche, accusé d&rsquo;être entré illégalement sur le territoire, selon plusieurs médias tunisiens.</strong></p>



<p>L&rsquo;homme d&rsquo;affaires et ancien candidat à l&rsquo;élection présidentielle tunisienne,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/nabil-karoui/">Nabil Karoui</a>, a été arrêté dimanche 29 août en Algérie, selon plusieurs médias tunisiens. Il serait accusé d&rsquo;être entré illégalement sur le territoire.&nbsp;</p>



<p>Selon la chaîne de télévision nationale tunisienne et RadioMosaiqueFM, il se trouvait dans la ville de Tébessa, à la frontière entre les deux pays, avec son frère, Ghazi Karoui lorsqu&rsquo;il a été arrêté. Les deux hommes doivent comparaître lundi devant un juge avant d&rsquo;être reconduits à la frontière.</p>



<p>Propriétaire de la chaîne tunisienne Nessma et&nbsp;président du parti Qalb Tounes, Nabil Karoui&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20201224-tunisie-arrestation-de-l-ancien-candidat-%C3%A0-la-pr%C3%A9sidentielle-nabil-karoui">avait été libéré le 15 juin</a>&nbsp;dernier après six mois en détention en Tunisie&nbsp;pour une affaire de blanchiment d&rsquo;argent et d&rsquo;évasion fiscale.</p>



<p>Il n&rsquo;était pas apparu en public&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210827-en-tunisie-les-craintes-d-une-d%C3%A9rive-de-ka%C3%AFs-sa%C3%AFed-vers-un-r%C3%A9gime-pl%C3%A9biscitaire">depuis le coup de force du&nbsp;Président Kaïs Saïed</a>, en juillet, lorsque ce dernier&nbsp;a décidé de suspendre le Parlement et&nbsp;de limoger le Premier ministre, Hichem Mechichi.&nbsp;</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie – Nabil Karoui : dix millions ou la prison</title>
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				<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 16:15:06 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Presidentielle-en-Tunisie-le-candidat-Nabil-Karoui-denonce-une-tentative-de-coup-d-Etat-contre-lui-1024x512.jpg" alt="" class="wp-image-5387" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Presidentielle-en-Tunisie-le-candidat-Nabil-Karoui-denonce-une-tentative-de-coup-d-Etat-contre-lui-1024x512.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Presidentielle-en-Tunisie-le-candidat-Nabil-Karoui-denonce-une-tentative-de-coup-d-Etat-contre-lui-300x150.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Presidentielle-en-Tunisie-le-candidat-Nabil-Karoui-denonce-une-tentative-de-coup-d-Etat-contre-lui-768x384.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Presidentielle-en-Tunisie-le-candidat-Nabil-Karoui-denonce-une-tentative-de-coup-d-Etat-contre-lui.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>En détention préventive depuis le 24 décembre, Nabil Karoui attend le 10 mars que la justice se prononce sur sa libération provisoire sous caution.</strong></p>



<p>Le 24 février, le juge d’instruction a rendu une décision favorable à la mise en liberté provisoire sous caution de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1095902/politique/tunisie-nabil-karoui-de-retour-a-la-case-prison/">l’homme d’affaires Nabil Karoui</a>. Aussitôt le procureur général a interjeté appel, tandis que le grand public s’étonne de cette procédure. Il ignorait que la liberté provisoire sous caution était une disposition prévue dans le code pénal tunisien.</p>



<p>«&nbsp;À force de regarder des séries américaines, je pensais même que c’était une mesure valable uniquement dans le système judiciaire anglo-saxon&nbsp;», commente une militante de Qalb Tounes, parti fondé par Nabil Karoui.</p>



<h4>Dix millions de dinars</h4>



<p>« La liberté provisoire sous caution a été souvent demandée, mais sans tapage médiatique », précise un avocat, qui rappelle qu’elle avait profité à Youssef Mimouni dans l’affaire de corruption dite du Grand bleu dont il est sorti blanchi en 2013. Mais il confie que le montant d’une caution est en général élevé et reste hors de portée de certains prévenus. Il ne s’agit pas d’une sélection par l’argent mais d’une démarche qui concerne surtout les crimes en col blanc ou du moins ceux où la récidive est improbable.</p>



<p>Celle de Nabil Karoui a été fixée à dix millions de dinars, soit un peu plus de trois millions d’euros. Un montant exorbitant, qui n’a jamais été réclamé dans l’histoire de la justice tunisienne. Une somme que les proches de l’homme politique tentent de rassembler : «&nbsp;Les comptes et les biens de Nabil Karoui et de sa famille sont gelés par la justice, il n’y a donc pas accès sans compter qu’il est peu vraisemblable qu’il possède une telle somme&nbsp;», explique un membre du parquet.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA FAMILLE DE NABIL KAROUI FAIT LE TOUR DES BANQUES POUR RASSEMBLER LE MONTANT EXORBITANT DE SA CAUTION</p></blockquote>



<p>Mais Oussema Khlifi, président du bloc parlementaire de Qalb Tounes, comme pour anticiper les critiques sur l’origine des fonds, a expliqué que la famille de Nabil Karoui « fait le tour des banques pour rassembler le montant exorbitant de sa caution ».</p>



<p>Une aubaine pour un État&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1056469/societe/tunisie-la-pandemie-plombe-leconomie-consequences-sociales-desastreuses/">dont les caisses sont vides</a>, mais aussi des tracas pour ceux qui participeraient à exprimer leur amitié à Nabil Karoui en avançant des fonds. «&nbsp;On n’est jamais à l’abri d’un contrôle fiscal téléguidé par le pouvoir ou un rival politique qui a le bras long&nbsp;», remarque un industriel qui se garde de toute visibilité partisane.</p>



<h4>Passeport confisqué</h4>



<p>Dans le camp de l’homme d’affaires, personne ne s’enthousiasme.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/819862/politique/tunisie-polemique-et-indignation-apres-larrestation-de-nabil-karoui/">Tous ont en mémoire l’émission d’un mandat de dépôt par la chambre d’accusation lors de la première arrestation de Nabil Karoui, en août 2019,</a>&nbsp;alors qu’elle était interpellée par la défense sur un tout autre sujet. «&nbsp;Il a fallu un constat de nullité absolue de ce mandat de dépôt pour lever l’incarcération de Nabil Karoui&nbsp;», se rappelle son avocat, Nazih Souii, qui fait la part des choses. Cette fois, il estime que «&nbsp;le juge instructeur a considéré que Nabil Karoui ne représentait pas de danger pour autrui ni pour lui-même&nbsp;».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>TOUT A ÉTÉ FAIT POUR FAIRE CULPABILISER LA JUSTICE</p></blockquote>



<p>Après sa première interpellation, Karoui assénait qu’il ne risquait pas de fuir avec un passeport confisqué et des avoirs intégralement bloqués. Son défenseur va plus loin et assure que les poursuites pour évasion fiscale sont infondées vu que l’ancien patron de Nessma TV a fait entrer des devises en Tunisie – et non le contraire -, et que le blanchiment d’argent, pour lequel Karoui est également poursuivi, n’est pas prouvé.</p>



<p>À 24 heures de l’audience, aucune information ne filtre sur la collecte des dix millions de dinars et de son versement au Trésor public. Certains prévoient encore des rebondissements dans l’affaire Karoui : «&nbsp;Tout a été fait pour faire culpabiliser la justice en laissant entendre que l’absence de mesures prises contre Nabil Karoui relevaient de la corruption&nbsp;», constate un politologue, qui déplore un climat peu serein et la manière dont les politiques tentent d’influer sur le cours de la justice.</p>



<p>Nabil Karoui fait l’objet d’une plainte pour blanchiment d’argent et évasion fiscale déposée par l’association tunisienne anticorruption « I Watch ». En juillet 2019, le juge d’instruction du pôle financier <a href="https://www.jeuneafrique.com/801093/societe/tunisie-nabil-karoui-interdit-de-voyager-et-ses-avoirs-geles-denonce-une-une-honte-pour-letat-de-droit/">lui avait signifié le gel de ses avoirs, accompagné d’une interdiction de sortie du territoire</a>.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Tunisie, l’arrestation de Nabil Karoui ajoute au climat politique tendu</title>
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				<pubDate>Fri, 25 Dec 2020 15:25:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii.jpg" alt="" class="wp-image-8920" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii-300x193.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii-768x494.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p><strong>L’ex-candidat à l’élection présidentielle, leader du parti Qalb Tounes et membre de la coalition au pouvoir, est soupçonné de blanchiment d’argent</strong>.</p>



<p>Le magnat de la télévision Nabil Karoui, fondateur de la chaîne Nessma TV, l’une des plus suivies en <a href="https://www.lemonde.fr/tunisie/">Tunisie</a>, a été arrêté, jeudi 24 décembre, dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent qui lui avait déjà valu une première arrestation en 2019. Son parti Qalb Tounes (« Au cœur de la Tunisie »), qui a dit <em>« sa confiance en la justice »,</em> a rappelé que <em>« cette arrestation n’est pas une condamnation, car il bénéficie toujours de la présomption d’innocence »,</em> appelant les partisans <em>« au calme et à la retenue ».</em></p>



<p>Qalb Tounes est le troisième parti représenté au Parlement et soutient la coalition gouvernementale dirigée par le technocrate Hichem Mechichi. Nabil Karoui, quant à lui, avait créé la surprise en se qualifiant au second tour du scrutin présidentiel d’octobre&nbsp;2019 après être sorti de prison, où il avait passé sept semaines au titre d’une détention préventive dans le cadre de la même affaire. Ce nouveau rebondissement survient dans climat déjà très lourd en Tunisie, marqué par une paralysie politique sur fond de récession économique et de tensions sociales.</p>



<h4>Paradis fiscaux</h4>



<p>L’association I-Watch, ONG qui lutte contre la corruption, est à l’origine de l’affaire. Son président, Achref Aouadi, a rappelé sur son compte Facebook qu’il s’attendait à cette arrestation<em>,</em>&nbsp;précisant que&nbsp;<em>«&nbsp;Nabil Karoui devait s’y attendre&nbsp;»</em>&nbsp;après que ce dernier eut pris connaissance des résultats de l’expertise demandée par le juge d’instruction du pôle judiciaire et financier sur les soupçons de blanchiment d’argent. A ses yeux, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle Nabil Karoui avait&nbsp;<em>«&nbsp;fait glisser une disposition dans la loi de finances complémentaire pour l’année 2020, censée créer une commission ad hoc au sein du ministère des finances pour gérer les litiges fiscaux&nbsp;».</em>&nbsp;Cette mesure – baptisée&nbsp;<em>«&nbsp;l’article Karoui&nbsp;»</em>&nbsp;par l’opposition – avait finalement été censurée par l’instance de contrôle de constitutionnalité des projets de loi.</p>



<p>L’affaire Karoui suit un rythme ordinaire, selon le président de l’ONG. <em>« Les résultats de l’expertise en cours depuis l’été 2019 étaient attendus en décembre 2020, comme mentionné par les experts »</em> qu’il a rencontrés en août. Les représentants de l’association avaient été auditionnés dès 2017. Quant à Nabil Karoui, sa première audition a eu lieu en 2018. Le gros de l’investigation a été mené par l’ONG, qui a révélé un réseau d’entreprises dans différents pays, notamment en France et dans des paradis fiscaux comme le Luxembourg ou les Emirats arabes unis. Selon le porte-parole du tribunal de Tunis, Mohsen Daly, <em>«</em> <em>c’est à la discrétion du juge d’instruction que l’arrestation a été décidée : il doit avoir eu assez d’éléments lui permettant d’estimer qu’une détention préventive était la bonne décision, des éléments qu’il est le seul à avoir ».</em></p>



<p>C’est la deuxième fois que Nabil Karoui est arrêté à titre préventif dans le cadre de cette affaire. Durant l’été 2019, alors qu’il menait sa campagne pour la présidentielle, il s’était vu interdire de voyage et ses avoirs avaient été gelés, avant d’être visé par un mandat d’amener. Il avait alors dénoncé un acharnement du chef du gouvernement de l’époque, Youssef Chahed, lui aussi candidat à l’élection présidentielle. Certaines chancelleries et organisations occidentales avaient exprimé leur émoi de voir un candidat en prison en pleine campagne électorale. La mission d’observation de l’Union européenne (UE) avait même appelé à sa libération&nbsp;<em>«&nbsp;pour garantir l’égalité des chances&nbsp;»</em>&nbsp;entre les deux finalistes du scrutin, Nabil Karoui et Kaïs Saïed. Cette vague de solidarité internationale avait provoqué une incompréhension au sein de l’Association des magistrats tunisiens, qui avait dénoncé une pression sur la justice.</p>



<h4>Justice en ébullition</h4>



<p>Cette nouvelle arrestation intervient dans un contexte d’instabilité en Tunisie. La coalition au pouvoir peine à faire adopter le budget 2021 et les rumeurs d’un remaniement se font de plus en plus pressantes. La tension s’est aussi exacerbée au sein du Parlement entre les élus de la majorité et l’opposition. Le gouvernement de Hichem Mechichi est de plus en plus critiqué, y compris par ceux qui ont voté pour lui, notamment Qalb Tounes et le parti islamo-conservateur Ennahda. Partis politiques, syndicats et société civile réclament l’ouverture d’un «<em>&nbsp;dialogue national&nbsp;»,</em>&nbsp;mais Kais Saïed, le chef de l’Etat, continue de répéter que si dialogue il y a,&nbsp;<em>«&nbsp;les corrompus n’y seront pas conviés&nbsp;»</em>&nbsp;– sans jamais nommer Nabil Karoui ou Qalb Tounes, que tous les observateurs identifient comme les premiers concernés par cette potentielle exclusion.</p>



<p>Au-delà de la sphère politique, la justice est elle aussi en ébullition. Les récents échanges entre deux hauts magistrats, Taieb Rached, le premier président de la Cour de cassation, et Béchir Akremi, ex-procureur de la République de Tunis réputé proche d’Ennahda, ont ému la société civile. Le premier vient de voir son immunité levée dans le cadre d’une enquête pour corruption économique. Quant au second, il doit répondre des accusations de corruption politique et d’obstruction à la justice émises par son confrère. Pendant ce temps, les magistrats ont mené la grève la plus longue de l’histoire du pays, qui a finalement été levée cette semaine à la suite d’un accord entre le gouvernement et les différentes organisations professionnelles.</p>



<p>Au-delà de ses affaires fiscales, Nabil Karoui a été récemment pointé du doigt dans un rapport de la Cour des comptes, chargée du contrôle des comptes de campagne. Les juges financiers ont établi l’existence d’un financement étranger consistant en un contrat de lobbying payé par un compte bancaire non déclaré, au nom de son épouse à Dubaï – une entorse à la loi passible de prison, d’amende et d’inéligibilité, selon la législation tunisienne. Sans compter l’instrumentalisation de Nessma TV et d’une association dans un but politique. Une enquête avait été ouverte en octobre 2019. Pourtant, selon Mohsen Daly, les rapports de l’enquête préliminaire n’ont été transmis au pôle économique et financier que fin octobre 2020.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Formation du nouvel exécutif en Tunisie : Ennahdha se déleste de Qalb Tounes et de Nabil Karoui</title>
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				<pubDate>Tue, 26 Nov 2019 17:57:46 +0000</pubDate>
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<p><strong>Le chef islamiste Ghannouchi dissocie les arrangements concernant le gouvernement de celle de l’Assemblée. La base d’Ennahdha refusant de s’associer à Nabil Karoui, soupçonné de blanchiment d’argent. Les tractations sont serrées pour la formation du prochain gouvernement.</strong></p>



<p><strong>H</strong>abib Jamli, chef du gouvernement désigné par les islamistes d’Ennahdha, multiplie les concertations pour former son cabinet. Il a rencontré tous les groupes politiques élus à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Toutefois, si la quasi-totalité des réactions est positive, voire annonciatrice d’un consensus national, certains dirigeants d’Ennahdha veulent exclure Qalb Tounes du prochain gouvernement. Les voix du parti de Karoui avaient pourtant permis à Ghannouchi d’être élu la présidence de l’ARP.</p>



<p>Le chef d’Ennahdha et actuel président de l’ARP, Rached Ghannouchi, a confirmé ses capacités de manœuvrier, en parvenant, avec 52 députés sur les 217 du parlement, à en obtenir la présidence. Bien que bénéficiant des voix de Qalb Tounes, pour être élu, Ghannouchi n’a pas fait le moindre engagement envers ce parti, dont plusieurs membres traînent des dossiers de corruption et de blanchiment d’argent en justice.</p>



<p>Et pour confirmer cette attitude, il a proposé Habib Jamli au poste de chef de gouvernement, qualifié d’indépendant par le leader du Courant démocratique, M<sup>e</sup>&nbsp;Mohamed Abbou, qui n’a pas soutenu la candidature de Ghannouchi. La même attitude a été observée par le leader du parti Chaab, Zouhair Maghzaoui, ouvrant ainsi la voie à une majorité parlementaire, adossée à Ennahdha, le Courant démocratique et le parti Chaab, avec le soutien probable du rassemblement de la Dignité.&nbsp;&nbsp;D’autres partis et députés pourraient soutenir cette approche.</p>



<p><strong>Manœuvrier</strong></p>



<p>Avec une telle attitude, Ghannouchi et Ennahdha parviennent à se désolidariser de Nabil Karoui et Qalb Tounes, trop encombrants à cause des casseroles qu’ils traînent. Les islamistes disent que le troc se limitait à l’ARP, avec les voix d’Ennahdha (52) pour Samira Chaouchi, lors des élections de la première vice-présidence, contre les voix de Qalb Tounes (38), qui ont été déterminants pour élire Ghannouchi à la tête de l’ARP. Le futur révélera s’il y avait une partie cachée dans cet accord, stipulant surtout de trouver des «sorties», dans les contentieux avec la justice des deux magnats des médias, Nabil Karoui et Sami Fehri, patrons respectifs de Nessma TV et Al Hiwar.</p>



<p>Ces derniers font l’objet de poursuites pour blanchiment d’argent et détournement de Fonds publics, devant le pôle judiciaire, chargé des affaires de terrorisme et de blanchiment d’argent. Par ailleurs, en proposant, à la tête du gouvernement, quelqu’un considéré indépendant par le Courant démocratique et le parti Chaab, cela ouvrirait la voie à la participation de ces partis au pouvoir. Ils sont déjà impliqués dans les négociations. Ce serait une grande victoire politique pour Ghannouchi s’il parvient à les associer au gouvernement.</p>



<p><strong>Enjeux</strong></p>



<p>Les islamistes d’Ennahdha sont sortis avec le minimum de dégâts des dernières élections. Ghannouchi et ses amis sont sortis premiers, malgré l’échec socioéconomique du gouvernement Chahed, dont ils formaient le principal groupe parlementaire. La sanction électorale a certes frappé Ennahdha dont le groupe parlementaire est réduit à 52 députés après les 69 de 2014 et les 89 en 2011. Mais étant le premier groupe parlementaire, les islamistes sont chargés de former le gouvernement. Toutefois, ils sont appelés à tirer les leçons de cet échec, lors de la formation de la majorité qui va gouverner.</p>



<p>Ennahdha doit surtout composer avec les formations ayant le vent en poupe, pour faire bénéficier sa gouvernance de la sympathie populaire envers des partis comme le Courant démocratique ou le Mouvement du peuple, voire même le président Kais Saied. La caution de ce dernier, avec ses 72% des voix, pourrait aider les islamistes à faire passer certaines mesures douloureuses pour la population, comme la réforme de la retraite ou l’augmentation des prix du transport public et de certains produits compensés.</p>



<p>Ennahdha joue carrément sa survie, lors de la prochaine législature. Si le niveau de son soutien populaire continue sa chute durant les cinq prochaines années, le parti islamiste deviendrait de second plan. Ghannouchi en est conscient et veut, coûte que coûte, se rapprocher des partis «révolutionnaires» et du président «antisystème», pour redorer le blason de son parti, encore faut-il que ces derniers acceptent de gouverner avec Ennahdha.</p>



<p>L’expérience tunisienne de l’après 2011 a bien démontré que les islamistes anéantissent les partis qui s’allient avec eux, comme Ettakattol de Mustapha Ben Jaafar et le Congrès de Marzouki, en 2011, et Nidaa Tounes de Beji Caïd Essebsi, en 2014. Le président Kais Saied, le Courant démocratique de Mohamed Abbou et le Parti du peuple de Zouhair Maghzaoui, sont donc avertis.</p>



<p>Les islamistes d’Ennahdha préfèrent gouverner avec eux, qu’avec Nabil Karoui et Qalb Tounes. Ghannouchi pourrait ainsi placer de nouveaux visages aux avant-postes. Mais la réussite des tractations dépendrait, aussi, des postes politiques offerts aux partis devant composer la prochaine majorité. La Tunisie ne semble pas en voie de sortir de cette logique de «partage du gâteau» entre les partis au pouvoir, au profit d’une logique d’un programme socioéconomique de gouvernance, ayant pour objectif le décollage de l’économie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p><strong>L’ex-président Marzouki annonce son retrait de la vie politique</strong></p><p>L’ex-président tunisien Moncef Marzouki a annoncé, dimanche soir, son retrait de la présidence du parti Al Harak et de la vie politique. Il a expliqué dans une lettre publiée sur sa page officielle Facebook avoir pris cette décision suite à l’échec lors des dernières élections.&nbsp;<em>«Toutefois, je resterai engagé envers les causes du peuple»</em>, a-t-il souligné. Lors de l’élection présidentielle de 2019, Marzouki a occupé la 11<sup>e</sup>&nbsp;place (2,97 des voix) parmi 26 candidats alors que son parti Al Harak n’a eu aucun siège au parlement.</p><p>Marzouki a commenté, dans sa lettre, la situation politique actuelle. Il a remis en doute la capacité du pouvoir,&nbsp;<em>«même s’il le veut»</em>, à réussir, seul, la lutte contre la corruption, et a appelé les Tunisiens, ou ce qu’il appelle&nbsp;<em>«le peuple des citoyens»</em>&nbsp;&nbsp;à déclarer&nbsp;<em>«la guerre à la corruption et à se mobiliser pour extirper ce cancer qui menace son droit à une vie décente»</em>. Moncef Marzouki est le 4<sup>e</sup>&nbsp;président de Tunisie, après avoir été un opposant au régime de Zine El Abidine Ben Ali (1987-2011) et un défenseur des droits de l’homme.&nbsp;<em><strong>R. I.</strong></em></p></blockquote>



<p><strong>Source: El Watan /Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Présidentielle en Tunisie : le débat de la dernière chance</title>
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				<pubDate>Sat, 12 Oct 2019 09:10:20 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22387800_000013-592x296-1570871062.jpg" alt="" class="wp-image-10269" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22387800_000013-592x296-1570871062.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22387800_000013-592x296-1570871062-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Les candidats au second tour de la présidentielle, Kaïs Saïed et Nabil Karoui, se sont affrontés vendredi soir lors d’un débat télévisé. Un exercice nouveau pour la démocratie tunisienne. La force de persuasion des deux hommes pourrait bien faire la différence dimanche.</strong></p>



<p>Les indécis sont encore nombreux en Tunisie. Ce débat, le cinquième institué ces dernières semaines à l’initiative de l’organisation Munathara, sur la chaîne nationale Wataniya&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/826486/politique/presidentielle-en-tunisie-bilan-mitige-pour-le-premier-debat-entre-candidats/">(après ceux du premier tour</a>&nbsp;et celui des législatives), risque d’être déterminant pour le scrutin présidentiel de ce dimanche 13 octobre.&nbsp;</p>



<h4>Des échanges entre candidats</h4>



<p>Fait notable, celui-ci a été organisé in extremis, deux jours seulement&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/836984/politique/presidentielle-en-tunisie-nabil-karoui-libere/">après la libération de Nabil Karoui.</a>&nbsp;Sous la supervision de deux journalistes, les grandes thématiques ont été abordées : de leur conception de la sécurité, aux affaires publiques en passant par la diplomatie et les prérogatives présidentielles.&nbsp;Ils n’ont eu que quelques minutes pour développer leur vision et son application, avec plus ou moins de concret.</p>



<p>Fait nouveau : l’introduction d’espaces de débat entre les deux concurrents. D’abord timides ils se sont contenté de répondre aux questions des journalistes, avant que Nabil Karoui ne brise la glace en s’adressant à Kaïs Saïed sur la question économique.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>J’AI DU MAL À VOUS SAISIR, CONCRÈTEMENT</p></blockquote>



<p>Kaïs Saïed n’a en effet eu de cesse de se référer à la volonté populaire et à « ces jeunes qui font le diagnostique de leurs problèmes et proposent des solutions », à qui il souhaiterait donner toute leur place dans la gestion de la chose publique et même l’élaboration de lois. Et son interlocuteur de rétorquer qu’ « en l’absence de solution claire c’est à l’État d’en trouver une ». Face à l’insistance d’un Kaïs Saïed sûr de lui, il n’a pas hésité à lâcher : « J’ai du mal à vous saisir, concrètement ».</p>



<p>&nbsp;Mais ces tentatives de déstabilisation sont restées vaines. Beaucoup avaient pourtant parié que le magnat des médias et professionnel de la communication s’en sortirait haut la main face à un candidat peu formé à la communication politique. Il n’en a rien été. «&nbsp;Je pense qu’ils ont tous deux été poussés en dehors de leur zone de confort, mais l’un s’est montré plus à l’aise. L’expert en com’ disposait d’une boite à outils et en dégainait à chaque fois un nouveau, sans toujours sortir le bon&nbsp;», s’amuse le journaliste Haythem El Mekki. Un effet de contraste que n’ont pas manqué de relever des internautes.</p>



<h4><strong>Des candidats que tout oppose</strong></h4>



<p>Les Tunisiens ont pu voir un Kaïs Saïed droit dans ses bottes, sans fantaisie, comme à son habitude mais à l’aise. Il a même osé une blague. Interrogé sur la raison qui pourrait les pousser à démissionner s’ils étaient élus, après que son rival ait évoqué une maladie grave, il a tenté en français : «&nbsp;Je me porte très bien, mais rassurez-vous monsieur, je ne manquerai pas de mourir&nbsp;». «&nbsp;Il est en forme ce soir !&nbsp;», a aussitôt commenté une spectatrice.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE PRÉSIDENT DOIT ÊTRE RESPONSABLE DEVANT LE PEUPLE ET DEVANT DIEU</p></blockquote>



<p>Saïed a fait des appels du pied aux jeunes et aux citoyens des régions, son électorat potentiel. Sans surprise, il a noyé certaines de ses réponses dans des références historiques ou des citations et éludé certaines questions, notamment sur sa stratégie contre le terrorisme, prétextant de la nécessité de protéger le secret défense. Il a aussi laissé son arabe classique de côté pour tenter des passages en darija, dialecte local, que son concurrent a lui parlé jusqu’au bout. Ses quelques références à la religion ont été très remarquées. «&nbsp;Le président doit être responsable devant le peuple et devant Dieu&nbsp;», a-t-il asséné.&nbsp;</p>



<p>Malgré un ton resté cordial entre les deux hommes, son adversaire s’est montré bien plus sanguin.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/801093/societe/tunisie-nabil-karoui-interdit-de-voyager-et-ses-avoirs-geles-denonce-une-une-honte-pour-letat-de-droit/">Voire embarrassé quand les questions en sont venues à la lutte contre la corruption, alors qu’il est lui même poursuivi pour blanchiment d’argent</a>, ou à ses liens supposés avec un lobbyiste israélien. Il assure qu’il pensait avoir affaire à un Canadien et soupçonne d’autres partis de l’avoir piégé. Il s’est d’ailleurs exprimé avec force face à un rival très calme et posé. Signe de malaise ?&nbsp;</p>



<p>« Le seul programme de Nabil Karoui est de combattre la pauvreté mais il n’a pas expliqué comment, on dirait qu’il instrumentalise les Tunisiens », dénonce Rima, 29 ans. « Pour une fois Kaïs Saïed n’avait pas une rythme monocorde, mais au fond on ne sait vraiment pas qui il est, ni qui se cache derrière lui, je ne crois pas que son mouvement soit spontané », poursuit-elle.  </p>



<p>Nabil Karoui a tenté le tout pour le tout en prenant la parole à la fin du débat pour assassiner en quelques phrases son adversaire : «&nbsp;On dirait qu’il présente un projet de Walt Disney&nbsp;». Mais Kaïs Saïed a su retourner ses propos contre lui et garder le dernier mot : «&nbsp;Nos jeunes en Tunisie ne sont pas Walt Disney, il faut respecter le peuple tunisien&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Karoui a manqué de technicité, Saïed était dans l’excès de technicité, sans vraie vision. Les deux pourraient gouverner la Tunisie, un comme président l’autre comme directeur de cabinet. La question est désormais de savoir lequel doit être président. Est-ce le technicien qui a besoin d’un stratège ou le politicien qui a besoin d’un technicien ?&nbsp;», s’interroge une Tunisienne qui hésite encore à voter blanc. «&nbsp;Aucun des deux ne m’a convaincu. Ce sera un vote difficile. Je me déciderai face au bulletin de vote&nbsp;», rebondit Hiba, âgée de 32 ans.&nbsp;</p>



<h4><strong>Un débat très commenté</strong></h4>



<p>Mis à part la liberté de la presse et plus largement la liberté d’expression, il n’a pas été fait référence aux libertés individuelles et aux droits de l’Homme. «&nbsp;On est déçus, il n’ont pas été interrogés sur ces sujets et ils n’ont pas pris l’initiative non plus d’évoquer les droits des femmes&nbsp;», commente Ahlem Bousserwel, activiste dans ce domaine.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Hier il était inconcevable d’interviewer un président ou même un gouverneur, c’est extraordinaire que ce débat ait pu avoir lieu malgré tout ce qui s’est passé durant la campagne, c’est ça la révolution, le contact avec la chose publique !&nbsp;», se félicite le journaliste Elyes El Gharbi. Ce débat s’est conclu sur une image forte pour un pays au multipartisme relativement récent : une poignée de main, en coulisses, entre les deux prétendants à la magistrature suprême.&nbsp;</p>



<p>_________________________________________________________</p>



<p><strong>DES PROMESSES….</strong></p>



<p><strong>*Nabil Karoui</strong>&nbsp;a promis une initiative des partis et organisations nationales pour&nbsp;<strong>éradiquer la pauvreté</strong>&nbsp;et s’est engagé à&nbsp;<strong>relancer l’industrie du phosphate,</strong>&nbsp;paralysée depuis des années. Il s’est également dit pour la création&nbsp;<strong>d’une cour spéciale pour traiter les dossiers des assassinats de Mohamed Brahmi et Chokri Belaïd.</strong>&nbsp;Il a aussi promis une fusion de la sécurité sous tutelle de la présidence et<strong>le triplement des salaires des soldats martyrs.</strong>&nbsp;Et d’inciter sur la nécessité d’une diplomatie économique, et l’ouverture aux géants du numérique. Quand à sa stratégie en terme d’alliances, il ne se dit pas prêt à une coalition avec le parti islamo-conservateur Ennahda.</p>



<p><strong>*Kaïs Saïed</strong>&nbsp;a également mis l’accent sur le&nbsp;<strong>rôle social de l’État,</strong>&nbsp;mais aussi son projet de&nbsp;<strong>redistribution de la participation politique</strong>. Insistant sur la bonne gouvernance, il envisage de faire des propositions de loi «&nbsp;de concert avec la conception des citoyens&nbsp;». Il propose une i<strong>nstitution publique pour les martyrs et blessés des forces de sécurité</strong>, un haut conseil de l’éducation, une révision de la loi régissant la sécurité sociale. Niant tout lien avec Ennahda, il a enfin promis d’être un président fédérateur.&nbsp;</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Présidentielle en Tunisie : Nabil Karoui libéré</title>
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				<pubDate>Wed, 09 Oct 2019 16:58:03 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/nabil-karouiiiiiiiiiii-1.jpg" alt="" class="wp-image-10164" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/nabil-karouiiiiiiiiiii-1.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/nabil-karouiiiiiiiiiii-1-300x193.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/nabil-karouiiiiiiiiiii-1-768x494.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p><strong>Incarcéré depuis le 23 août à la prison de la Mornaguia, près de Tunis, Nabil Karoui, candidat qualifié pour le second tour de l&rsquo;élection présidentielle, devait être libéré mercredi 9 octobre, selon son entourage.</strong></p>



<p>Le candidat Nabil Karoui, qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle programmé dimanche 13 octobre, devait être libéré dans la soirée de mercredi, a confirmé à <em>Jeune Afrique</em> Salwa Smaoui, son épouse.</p>



<p>L’homme d’affaires, fondateur de la chaîne Nessma TV,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/819862/politique/tunisie-polemique-et-indignation-apres-larrestation-de-nabil-karoui/">a été arrêté vendredi 23 août dans des conditions rocambolesques</a>. Il est depuis incarcéré à la prison de Monarguia, près de Tunis, dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte contre lui et son frère Ghazi pour «&nbsp;blanchiment d’argent&nbsp;» et «&nbsp;évasion fiscale&nbsp;».</p>



<h4>Multiples demandes de libération</h4>



<p>Ne pouvant mener campagne depuis sa cellule, <a href="https://www.jeuneafrique.com/829949/politique/en-direct-presidentielle-en-tunisie-les-bureaux-de-vote-ont-ferme-la-participation-en-net-recul/">c’est sa femme, Salwa Smaoui, qui s’était chargée d’animer les meetings de son mouvement</a>, Qalb Tounes, avant la tenue du premier tour dimanche 15 septembre. Une fois le candidat qualifié pour la seconde manche du scrutin, de nombreuses voix s’étaient élevées pour réclamer sa libération, afin d’assurer une meilleure équité entre lui et <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/835281/politique/presidentielle-en-tunisie-le-mystere-kais-saied/">son concurrent, le constitutionnaliste indépendant Kaïs Saïed</a>. <a href="https://www.jeuneafrique.com/834691/politique/presidentielle-en-tunisie-la-television-nationale-prete-a-organiser-un-debat-en-prison/">La télévision publique s’était même dit prête à organiser un débat en prison s’il le fallait</a>.</p>



<p>Nabil Karoui conteste les faits qui lui sont reprochés,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/828463/politique/exclusif-tunisie-nabil-karoui-je-suis-le-premier-prisonnier-politique-depuis-la-revolution/">se considérant comme un «&nbsp;prisonnier politique&nbsp;» victime d’un complot</a>&nbsp;ourdi par&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/825922/politique/presidentielle-en-tunisie-youssef-chahed-nous-avons-evite-au-pays-le-scenario-a-la-grec/">le Premier ministre Youssef Chahed</a>&nbsp;et le parti à référentiel islamique Ennahdha.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie: polémique autour d&#8217;un contrat de lobbying au profit de Nabil Karoui</title>
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				<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 20:19:28 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii.jpg" alt="" class="wp-image-8920" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii-300x193.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii-768x494.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<h4>Nouvelle polémique en Tunisie au premier jour de la campagne pour le second tour de la présidentielle, prévue le 13 octobre. En cause&nbsp;: un contrat de lobbying au profit du candidat à la présidentielle Nabil Karoui, arrivé second au premier tour et en prison depuis le 23 août, et la société de lobbying Dickens &amp; Madson Canada Inc. Un contrat rendu public par le département de la Justice américain, conformément à la loi de ce pays</h4>



<p>Le contrat en question (<strong><a target="_blank" href="http://efile.fara.gov/docs/6200-Exhibit-AB-20190930-12.pdf" rel="noreferrer noopener">à consulter ici</a></strong>) a été signé le 19 août dernier, à quelques jours de l&rsquo;arrestation de Nabil Karoui, déjà candidat déclaré à la présidentielle. Dans ce document, le dirigeant de la société de lobbying Dickens &amp; Madson Canada Inc. s&rsquo;engage à «&nbsp;<em>faire du lobbying aux États-Unis, en Russie, à l&rsquo;ONU (&#8230;) afin d&rsquo;obtenir la présidence de la République&nbsp;</em>».</p>



<p>Il est aussi question d&rsquo;«&nbsp;<em>organiser une rencontre</em>&nbsp;» avec les présidents américain et russe,&nbsp; Donald Trump et Vladimir Poutine, là aussi selon ce contrat «&nbsp;<em>pour parvenir à la présidence</em>&nbsp;».</p>



<p>Mais ce qui fait surtout polémique c&rsquo;est le montant de ce contrat&nbsp;: un milion de dollars. Un chiffre largement supérieur aux dépenses de campagnes autorisées en Tunisie.</p>



<p>Ce contrat est-il légal ou illégal&nbsp;? Entre-t-il clairement dans les comptes de campagnes&nbsp;? C&rsquo;est l&rsquo;une des questions qui agitent les réseaux sociaux. Selon le document publié, sur ce million de dollars, 250&nbsp;000 ont déjà été payés par le candidat, les 750&nbsp;000 restants sont dus mi-octobre.</p>



<p>Autre question&nbsp;: quelle conséquence aura cette révélation sur l&rsquo;autre polémique de cette campagne à savoir le maintien en détention préventive de Nabil Karoui&nbsp;? Hier soir, son entourage criait au mensonge et à la manipulation, même si le document est publié sur un site officiel de l&rsquo;État américain. Ce jeudi, les avocats du candidat n&rsquo;étaient pas joignables.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Présidentielle en Tunisie : la justice maintient Nabil Karoui en prison à quelques jours du second tour</title>
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				<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 17:54:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/nabil-karouiiiiiiiiiii.jpg" alt="" class="wp-image-9949" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/nabil-karouiiiiiiiiiii.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/nabil-karouiiiiiiiiiii-300x193.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/nabil-karouiiiiiiiiiii-768x494.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p><strong>Le magnat des médias, arrivé deuxième lors du premier tour du scrutin, a été placé en détention préventive pour blanchiment d’argent et évasion fiscale le 23 août.</strong></p>



<p>A moins de deux semaines du second tour de l’élection présidentielle, la cour d’appel de Tunis a rejeté mardi 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre une nouvelle demande de libération de Nabil Karoui, l’un des deux candidats, a fait savoir à l’Agence France-Presse son avocat Kamel Ben Messoud.</p>



<p>Un des responsables du parti de M. Karoui, Oussama Khlifi, a réagi dans la presse locale à cette décision&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Nous ne doutons pas de la justice, mais la catastrophe et la mascarade continuent et menacent le processus démocratique.&nbsp;»</em></p>



<p>Poursuivi depuis&nbsp;2017 pour blanchiment d’argent et évasion fiscale, le magnat des médias Nabil Karoui a été placé en détention préventive le 23&nbsp;août, et&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/18/tunisie-la-justice-decide-que-nabil-karoui-reste-en-prison_5512106_3212.html">toutes les demandes de libération ont été rejetées jusque-là</a>. La date de son arrestation, dix jours avant le début de la campagne, a suscité des interrogations, alors que sa candidature avait été validée par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), chargée de la gestion, de l’organisation et de la supervision du scrutin.Lire le portrait :&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/16/nabil-karoui-le-rastignac-tunisien_5511034_3212.html">Nabil Karoui, le Rastignac des médias</a></p>



<h4>«&nbsp;Les tribunaux pourraient annuler le scrutin&nbsp;»</h4>



<p>Le porte-parole de Nabil Karoui, Hatem Mliki, a réclamé que le scrutin soit suspendu tant que le candidat est en prison.&nbsp;<em>«&nbsp;Le second tour ne se déroulera que lorsque Nabil sera libre&nbsp;»</em>, a-t-il souhaité.&nbsp;<em>«&nbsp;Nos adversaires politiques essaient d’utiliser tous les moyens (&#8230;) pour refuser une passation pacifique du pouvoir&nbsp;»</em>, a-t-il accusé en allusion à ses concurrents aux législatives, dont le parti d’inspiration islamiste Ennahdha.</p>



<p>L’ONG International Crisis Group (ICG) a elle estimé que la décision de justice pouvait mettre<em>&nbsp;«&nbsp;en péril tout le processus électoral&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Cela mine la légitimité politique. S’il est encore en prison après le 2 ou 3 octobre, les tribunaux pourraient annuler tout le scrutin.&nbsp;»</em></p>



<p>Le parti de M. Karoui, Au cœur de la Tunisie, mais aussi l’ISIE et les observateurs européens avaient déjà appelé à ce que le candidat incarcéré puisse faire campagne de façon équitable pour le second tour de la présidentielle.</p>



<p>Avec 15,58&nbsp;% des voix, Nabil Karoui est arrivé en deuxième position du premier tour qui s’est tenu le 15&nbsp;septembre.<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/17/presidentielle-en-tunisie-face-a-face-entre-kais-saied-et-nabil-karoui-pour-un-second-tour-atypique_5511552_3212.html">&nbsp;Il doit affronter le 13&nbsp;octobre&nbsp;</a>le juriste Kaïs Saïed (18,40&nbsp;% des voix). Agé de 56&nbsp;ans, patron de la chaîne Nessma TV aux méthodes très controversées, M. Karoui a engrangé une forte popularité ces dernières années, notamment en organisant des distributions d’aide dans des régions défavorisées, des opérations relayées par la chaîne qu’il a fondée.</p>



<h4>Saied «&nbsp;aurait aimé qu’il soit libre&nbsp;»</h4>



<p>Un débat télévisé inédit est prévu entre les deux hommes, sous réserve qu’ils puissent tous deux y participer – la télévision nationale s’est même dite prête à organiser le débat en prison si besoin.&nbsp;<em>«&nbsp;La situation me laisse mal à l’aise moralement (&#8230;), sincèrement j’aurais aimé qu’il soit libre&nbsp;»</em>, avait déclaré M. Saïed fin septembre, tout en ajoutant qu’en termes d’équité&nbsp;<em>«&nbsp;ce n’est pas moi qui ai des chaînes de télévision ou de l’argent&nbsp;»</em>.</p>



<p>M. Karoui et son frère Ghazi sont poursuivis dans le cadre d’une enquête commencée après le dépôt d’un dossier les concernant par l’ONG anti-corruption tunisienne I Watch. Le juge d’instruction avait décidé en juillet le gel de leurs biens, ainsi que l’interdiction de quitter le territoire. Lorsqu’ils avaient fait appel de ces décisions, la chambre d’accusation avait délivré un mandat d’arrêt et Nabil Karoui a été interpellé le 23 août à un péage d’autoroute, après une visite électorale.</p>



<p>Ghazi Karoui n’a depuis plus été vu en public, alors qu’il est candidat aux législatives du 6 octobre pour le parti de son frère, Qalb Tounes, dans la circonscription de Bizerte (nord). La campagne a été menée par la deuxième candidate de la liste, a indiqué Qalb Tounes, sans plus de précision.</p>



<p>De son côté, Nabil Karoui a fait campagne par l’intermédiaire de sa chaîne de télévision et de son épouse, Salwa Smaoui.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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