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	<title>Musique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>La RDC se prépare à célébrer l’inscription de la rumba au patrimoine mondial de l’Unesco</title>
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				<pubDate>Sun, 12 Dec 2021 18:27:30 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L’organisation onusienne ouvrira sa session annuelle lundi 13 décembre à Paris. L’Unesco n’a encore pris de décision sur ce style musical qui a su résister à l&#8217;usure du temps. Plus d’un an après le dépôt du dossier conjoint du Congo-Kinshasa et du Congo-Brazzaville auprès de l’Unesco, l’optimisme règne sur les deux rives du fleuve Congo. Les ministres...]]></description>
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<p><strong>L’organisation onusienne ouvrira sa session annuelle lundi 13 décembre à Paris. L’Unesco n’a encore pris de décision sur ce style musical qui a su résister à l&rsquo;usure du temps.</strong></p>



<p>Plus d’un an après le dépôt du dossier conjoint du Congo-Kinshasa et du Congo-Brazzaville auprès de l’Unesco, l’optimisme règne sur les deux rives du fleuve Congo. Les ministres congolais de la Culture et de la Communication se sont voulus rassurants en fin de semaine devant la presse à Kinshasa.</p>



<p>C’est une question de procédure pour Catherine Katungu, ministre de la Culture et des Arts de RDC. Elle parle d’un aboutissement avec certitude&nbsp;: «&nbsp;<em>On nous a annoncé que la décision est là, qu&rsquo;elle est déjà validée. La rumba est inscrite. Maintenant, ce sont les dates de la proclamation [qui sont attendues, NDLR]. Je voudrais vous rassurer que ce n’est plus une question de tâtonnements. C’est acté.</em>&nbsp;»</p>



<p>Kinshasa fonde d’abord son optimisme sur les assurances de la directrice générale de l’Unesco qui a séjourné dans le pays en octobre dernier. Le pays prévoit déjà la célébration à partir du 14 décembre dans la capitale, selon le ministre de la Communication Patrick Muyaya.&nbsp;</p>



<h2>«Nos musiciens ne peuvent pas se&nbsp;produire à l&rsquo;étranger&nbsp;»</h2>



<p>Les artistes congolais peinent cependant à se produire sur le territoire européen notamment en France depuis une décennie.&nbsp;</p>



<p>«<em>&nbsp;La rumba est un vecteur de rayonnement de notre pays, il faut qu&rsquo;on se l&rsquo;approprie,&nbsp;</em>affirme le ministre.<em>&nbsp;Parce que pendant que nos musiciens ne peuvent pas se&nbsp;produire à l&rsquo;étranger, il y a d&rsquo;autres styles de musiques qui sont&nbsp;créés et qui prennent de l&rsquo;espace. Nous allons proposer une stratégie qui permettra à nos artistes de se produire en Europe.</em>&nbsp;»</p>



<p>Les acteurs culturels comptent sur cette inscription qui devrait inciter les autorités à investir dans le secteur culturel. Notamment par la construction des espaces de production et la protection intellectuelle des œuvres. </p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Nganga Édo, le doyen de la musique congolaise, n&#8217;est plus</title>
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				<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 19:43:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/20425669lpw-20426441-article-jpg_7158286_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-17056" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/20425669lpw-20426441-article-jpg_7158286_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/20425669lpw-20426441-article-jpg_7158286_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption>Nganga Édo, auteur-compositeur et chanteur, était le dernier survivant des Bantous de la capitale, le plus célèbre des orchestres de Brazzaville. ©</figcaption></figure>



<h4>Cofondateur de l&rsquo;OK Jazz et des Bantous de la capitale, Nganga Édo&nbsp;est décédé ce 7&nbsp;juin. Son parcours l&rsquo;inscrit dans le décor des géants de la musique africaine.</h4>



<p>Plus qu&rsquo;un groupe,&nbsp;Les Bantous de la capitale représentent&nbsp;une véritable institution au sein du patrimoine musical africain&nbsp;en général et congolaise en particulier.&nbsp;Édouard Nganga dit Ganga Édo, était le dernier représentant vivant de cet orchestre partie prenante de l&rsquo;âge d&rsquo;or de la rumba – qu&rsquo;il a cofondé en 1959. Il a tiré sa révérence à l&rsquo;âge de 87&nbsp;ans à Brazzaville, a-t-on appris par l&rsquo;agence de presse congolaise Adiac.</p>



<h4>L&rsquo;orchestre le plus connu du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/congo">Congo</a>&nbsp;Brazzaville</h4>



<p>Fondé en 1959, un an avant la grande vague des&nbsp;indépendances africaines, le groupe aura su traverser le temps en se renouvelant à chaque époque. L&rsquo;été dernier, les Bantous considéré comme le plus vieil orchestre africain&nbsp;célébraient&nbsp;leurs&nbsp;soixante ans d&rsquo;existence. À l&rsquo;occasion un documentaire passionnant réalisé par&nbsp;Paul Soni Benga leur avait été consacré. «&nbsp;J&rsquo;ai le regret de vous annoncer le décès de notre vieux Nganga Édo, le dernier patriarche de la rumba congolaise des deux rives. L&rsquo;artiste, notre vieux, s&rsquo;en est allé. Adieu, mon vieux, paix à ton âme, regret éternel&nbsp;», pleure un internaute. «&nbsp;Il s&rsquo;en est allé&nbsp;<a href="https://twitter.com/hashtag/Edo?src=hashtag_click" target="_blank" rel="noreferrer noopener">#Edo</a>&nbsp;Nganga, une légende de la musique africaine, congolaise et l&rsquo;un des créateurs du mythique orchestre Les Bantous de la capitale… Jusqu&rsquo;à ses derniers instants de la vie, l&rsquo;artiste a toujours été sur scène… un vrai soldat de la musique&nbsp;», témoigne un autre. «&nbsp;Du haut de ses 87&nbsp;ans révolus, le dernier dynausore des Bantous de la capitale, le doyen Nganga Édo vient de tirer sa révérence. Avec sa mort, les rideaux tombent sur l&rsquo;une des pages les plus prestigieuses de la musique congolaise&nbsp;», commente le colonel&nbsp;Jean Aive Allakoua&nbsp;dans la presse congolaise.</p>



<h4>Un artiste hors du commun</h4>



<p>Né le 27&nbsp;octobre&nbsp;1933&nbsp;à Léopoldville actuelle Kinshasa, Édo Nganga était menuisier de métier. Passionné de musique, il choisit&nbsp;au début des années&nbsp;1950&nbsp;de s&rsquo;y consacrer entièrement. D&rsquo;abord au sein d&rsquo;un groupe baptisé Negro Jazz, à Brazzaville, puis de l&rsquo;autre côté du fleuve, à Léopoldville, dans le mythique Tout Puissant OK Jazz, auprès de Franco, l&rsquo;autre pilier de la rumba avec Tabu Ley Rochereau. C&rsquo;est au cours de ces&nbsp;années&nbsp;1950&nbsp;que l&rsquo;attractivité culturelle de Kinshasa s&rsquo;impose à toutes les capitales africaines tandis que la rumba congolaise dicte sa loi. Avec un premier cercle, il poursuit l&rsquo;aventure en créant le tout premier orchestre de Brazzaville lors d&rsquo;un concert organisé au bar-dancing «&nbsp;Chez Faignond&nbsp;» de&nbsp;Poto-Poto, l&rsquo;un des quartiers les plus animés de la capitale congolaise.&nbsp;Très vite, l&rsquo;orchestre va être la fierté et le porte-étendard, pendant plusieurs années, de la musique congolaise à travers l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;en étant invité lors de nombreuses célébrations tels que le premier Festival mondial des Arts nègres à Dakar en&nbsp;1966&nbsp;ou encore le premier festival culturel panafricain d&rsquo;Alger, en 1969. Ils se sont également illustrés hors des frontières du continent lors d&rsquo;une tournée à&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/cuba">Cuba</a>&nbsp;en 1978.</p>



<p>«&nbsp;Osala ngaï nini&nbsp;», «&nbsp;Rosalie Diop&nbsp;», «&nbsp;Comité Bantou&nbsp;», «&nbsp;Masuwa&nbsp;»&nbsp;: autant de tubes qui auront marqué plusieurs générations de mélomanes du continent. Des mélodies et des textes fidèles au romantisme de la rumba, mais il convient de noter que Les Bantous de la capitale se sont efforcés d&rsquo;enraciner leurs compositions dans les réalités congolaises. Au cœur de leurs préoccupations&nbsp;: la jeunesse congolaise. Tout au long de leur carrière et de leurs multiples albums, ils ont su interpeller cette jeunesse sur des sujets aussi importants que les valeurs sociales, le progrès, la création permanente, etc.&nbsp;Outre la musique congolaise, Les Bantous ont rapidement maîtrisé la musique du monde dans tous ses contours, salsa, cha-cha-cha, charangas et rumbas.</p>



<p>Au lendemain du décès du patriarche, c&rsquo;est toute l&rsquo;Afrique qui lui rend hommage.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>JUSTICE : Comprendre l’affaire Rokia Traoré en cinq questions-réponses</title>
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				<pubDate>Sun, 22 Mar 2020 16:50:55 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200322-WA0024.jpg" alt="" class="wp-image-15408" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200322-WA0024.jpg 676w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200322-WA0024-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200322-WA0024-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 676px) 100vw, 676px" /><figcaption>Rokia Traoré </figcaption></figure>



<p><strong>La diva de la musique malienne a été arrêtée le 10 mars dernier, alors qu’en provenance de Bamako, elle se rendait à sa convocation par la justice belge à Bruxelles. Depuis, la justice a confirmé une semaine plus tard sa détention à la prison de Fleury-Mérogis (près de Paris). Alors qu’elle est française, disposait d’un passeport diplomatique, et surtout, se rendait «&nbsp;librement&nbsp;» à cette comparution, des questions se posent sur le bien fondé d’une telle détention. Pour y répondre, Afrika Stratégies France vous explique toute l’affaire en cinq questions-réponses.</strong></p>



<p>Une affaire qui aurait eu plus d’échos si le coronavirus n’avait pas sur-occupé l’actualité. Une artiste de renommée internationale, qui accuse son ex compagnon d’attouchement sexuel sur sa fille a été arrêtée alors même qu’elle tentait, selon son avocat, de «&nbsp;protéger la gamine&nbsp;». Sur fond d’accusations de racisme, le procureur de la République en France a appliqué à la lettre les deux mandats d’arrêt tous émis (en octobre 2019 et en janvier 2020) par la justice belge alors que la chanteuse dispose de «&nbsp;garanties de représentation&nbsp;» en France et n’avait aucune raison de fuir la justice. Malgré une tribune signée par d’éminentes personnalités et la pétition initiée par le Collectif des Mères veilleuses (Mère monoparentales en Belgique) qui a recueilli près de 30.000 signatures en quelques jours et l’implication de l’Etat malien, elle reste en prison. Des questions sans réponses se succèdent sur les forums de discussion. Pourquoi est-elle maintenue en détention&nbsp;? La législation de quel pays doit-elle être appliquée&nbsp;? La France peut-elle extrader une ressortissante&nbsp;? Quel rôle joue l’Etat malien dans cette affaire et que risque Rokia Traoré&nbsp;?</p>



<p>1<strong>– Pourquoi a-t-elle été arrêtée et détenue en France&nbsp;?</strong></p>



<p>Alors qu’elle était mère d’un garçon issu d’une précédente liaison (âgé aujourd’hui de 14 ans), la musicienne s’est mise en couple avec un belge dont elle a une fille aujourd’hui âgée de cinq ans. Lors de leur séparation, elle a décidé de garder, unilatéralement, la petite dont le père saisira la justice de son pays, la Belgique. Comme généralement en de pareils cas, la justice du pays a donné gain de cause à «&nbsp;son&nbsp;» citoyen. Rokia est accusée de «&nbsp;séquestration, enlèvement et prise d’otage&nbsp;» de mineure selon Me Kenneth Feliho, son avocat. En 2019, la justice belge avait rendu un jugement confiant la garde de l’enfant à son père. La malienne n’a pas daigné respecter cette décision alors qu’elle a promis, «&nbsp;dans un délai d’un mois&nbsp;» de présenter la petite à la justice à Bruxelles le 22 janvier 2020. Passé le délai, la justice belge a émis le mandat d’arrêt. C’est ce qui a motivé son arrestation à l’aéroport Charles de Gaulle alors qu’elle y était en transit vers la Belgique.</p>



<p><strong>2- Quelles résidences et quelles nationalités sont prises en compte dans l’affaire&nbsp;?</strong></p>



<p>Rokia Traoré réside officiellement à Bamako, au Mali. Elle a une résidence secondaire (accessoire) en France mais ses enfants sont scolarisés dans son pays d’origine où, depuis quatre ans, elle les a déclarés, ainsi qu’elle-même, au consulat de France. Elle peut faire prévaloir, à la fois sa nationalité française ou malienne, la loi dans les deux pays autorise la double nationalité. Mais sa résidence officielle reste Bamako. Elle dispose d’ailleurs, en tant qu’ambassadrice de bonne volonté pour le Haut commissariat aux réfugiés (Hcr), d’un passeport diplomatique malien dont le procureur français a refusé de tenir compte. « C’est du racisme pur et simple » clame l’artiste qui bénéficie d’un énorme élan de solidarité. L’arrestation de Rokia Traoré viole la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 158 avril 1961 qui confère à son détenteur une immunité. Sauf que le passeport étant délivré par le pays pour lequel travaille son bénéficiaire, le pays de mission n’en respecte les dispositions qu’au cas par cas. Alors que la France ne doit pas extrader ses ressortissants, pourquoi Rokia Traoré pourrait-elle être remise à la justice belge ?</p>



<p><strong>3- La France peut-elle extrader une ressortissante&nbsp;?</strong></p>



<p>Le principe de non extradition de ses ressortissants par la France (datant d’une loi du 10 mars 1927) est inviolable sauf exceptionnellement. Cette tradition, reprise par de nombreux pays, ne tient pas face au mandat d’arrêt européen avec l’espace Schengen. Mais malgré sa grève de faim et le risque selon son avocat qu’elle contracte le Covid-19 «&nbsp;compte tenu de son état d’affaiblissement&nbsp;», la justice française va statuer sur son extradition le 25 mars, vers la Belgique. Une exception imposée au niveau de l’Union européenne qui contraint les Etats membres à livrer leurs ressortissants aux pays tiers membre qui en font la demande. A une condition, que l’infraction dont est accusé le délinquant soit également punissable dans le pays d’origine, dans le présent cas la France. Et comme la loi française punit l’enlèvement, la séquestration et la prise d’otage, Rokia Traoré risque une extradition sauf si le Mali arrive à faire respecter le principe de l’immunité diplomatique.</p>



<p><strong>4- Le Mali soutient-il la diva&nbsp;?</strong></p>



<p>Le Mali soutient ardemment sa star. Le ministère malien des affaires étrangères a protesté auprès de Paris du «&nbsp;non respect&nbsp;» du passeport diplomatique malien dont elle était détentrice au moment de son arrestation. Jean-Yves Le Drian qui est un ami personnel du président Malien a promis à Ibrahim Boubacar Kéïta de faire «&nbsp;tout ce qui est de son pouvoir&nbsp;». Mais dans la pratique, l’appréciation de la validité de l’immunité que confère un tel passeport est au pouvoir discrétionnaire du juge qui ici, selon le témoignage de la détenue, a dit «&nbsp;n’avoir rien à foutre avec son passeport diplomatique&nbsp;», ce que dénonce son avocat qui exprime son «&nbsp;incompréhension&nbsp;».&nbsp;»Si le passeport diplomatique d’un pays souverain n’a plus de valeur en France, cela est bien étonnant&nbsp;» s’offusque Me Feliho. Plusieurs émissaires de la présidence malienne se sont rendus en France et le président malien a exprimé sa «&nbsp;gêne&nbsp;» au téléphone avec son homologue français selon plusieurs sources concordantes.</p>



<p><strong>5- Que risque-t-elle&nbsp;?</strong></p>



<p>Cinq ans de prison ferme. En Belgique. Elle pourrait purger une partie en France. Mais Rokia Traoré a porté plainte contre le père de sa fille pour « attouchement sexuel » aussi bien à Bruxelles qu’à Paris et à Bamako. Plus étonnant, la justice malienne avait rendu une décision confiant la garde de la fillette à sa mère et plusieurs conventions internationales protégeant l’enfance confère à la justice du pays de résidence de l’enfant la compétence pour juger d’une telle affaire. Mais pour le juge belge, il s’agit « d’une résidence forcée » dans la commission du délit dont est accusée la star malienne. Si l’artiste est condamnée, elle pourra purger, à sa demande, sa peine en France. La Belgique n’aura aucune raison de s’y opposer.</p>



<p><strong>Source : Afrika Stratégies France </strong></p>
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