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	<title>MRC &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>MRC &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Cameroun: l&#8217;opposant Maurice Kamto rejoint le collectif d&#8217;avocats défendant les détenus du MRC</title>
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				<pubDate>Fri, 15 Apr 2022 12:33:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’ancien candidat à la présidentielle et opposant camerounais rejoint le collectif d’avocats qui défend les militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Condamnés en septembre 2020 par la justice militaire pour leur participation à une manifestation, ils demandaient une réforme du système électoral, la transparence des fonds utilisés pour la CAN 2022 et la paix...]]></description>
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<p><strong>L’ancien candidat à la présidentielle et opposant camerounais rejoint le collectif d’avocats qui défend les militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Condamnés en septembre 2020 par la justice militaire pour leur participation à une manifestation, ils demandaient une réforme du système électoral, la transparence des fonds utilisés pour la CAN 2022 et la paix dans les régions à majorité anglophone.</strong></p>



<p><strong>«&nbsp;</strong><em>Maurice Kamto intervient dans ce dossier parce qu&rsquo;il est avocat, beaucoup de gens ne le savent pas»,&nbsp;</em>explique&nbsp;Maître Emmanuel Simh,&nbsp;également cadre du MRC,&nbsp;joint par&nbsp;<strong>Amélie Tulet</strong>, de la rédaction Afrique.</p>



<p><em>«</em>&nbsp;<em>Nous pensons que nous avons besoin également de son expérience et de sa notoriété en matière de droit international parce qu&rsquo;il est possible que, plus tard, nous puissions exercer des voies de recours au niveau international si notre cause n&rsquo;est pas entendue au niveau national&nbsp;»,&nbsp;</em>ajoute-t-il.</p>



<p>En septembre 2020,&nbsp;l’opposant camerounais Maurice Kamto avait invité les Camerounais à protester pacifiquement pour réclamer le départ du président Paul Biya et le report des élections régionales si la crise dans les régions anglophones n’est pas réglée et si le système électoral n’est pas reformé de manière consensuelle.&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, cent d&rsquo;entre eux se trouvent&nbsp;toujours derrière les barreaux, après que&nbsp;l’un des militants du MRC est décédé, le 7 avril, dans l&rsquo;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220409-cameroun-l-%C3%A9pid%C3%A9mie-de-chol%C3%A9ra-dans-les-prisons-inqui%C3%A8te-l-opposition"><strong>épidémie&nbsp;de choléra dans la prison de New Bell</strong></a>&nbsp;à Douala.</p>



<p>Le collectif d’avocats reprend du service pour les procédures d’appel devant les Cours de Yaoundé, Douala et Bafoussam.&nbsp;<em>«</em>&nbsp;<em>Je dois noter que ce n&rsquo;est pas la première fois que Maurice Kamto intervient dans des procédures au Cameroun concernant les droits de l&rsquo;homme. Il avait été l&rsquo;avocat de monsieur Paul Ayah Abine, à l&rsquo;époque un ancien magistrat, il avait été l&rsquo;avocat de MaîtreFélix Agbor Balla&nbsp;dans le cadre de la crise anglophone</em>&nbsp;<em>»,&nbsp;</em>poursuit&nbsp;Maître Emmanuel Simh<em>.</em></p>



<p><em>«</em>&nbsp;<em>Donc ce n&rsquo;est pas sans précédent et nous avons précisé que Monsieur Kamto interviendra simplement comme avocat. Toute autre interprétation ne lie et n&rsquo;engage que les personnes qui pourraient l&rsquo;interpréter autrement</em><strong>&nbsp;».</strong></p>



<p>La procédure quitte la juridiction militaire pour la juridiction civile pour la prochaine étape de l’appel. Aucune date d&rsquo;audience n&rsquo;a, pour le moment, été donnée. Quant à la situation sanitaire à la prison de New Bell de Douala, Maître Simh affirme que cinq membres détenus ont été contaminés et reçoivent en ce moment des soins en dehors de la prison.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cameroun: sept ans de prison pour des cadres du MRC</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 19:38:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Justice]]></category>
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				<description><![CDATA[Une trentaine de cadres et de militants du MRC, le parti de Maurice Kamto, ont été condamnés à de lourdes peines de prison au Cameroun. Ils étaient principalement poursuivis pour insurrection et atteinte à la sûreté de l’État. Le tribunal militaire de Yaoundé a rendu son verdict ce lundi après-midi les deux principaux accusés écopent de 7 ans...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Une trentaine de cadres et de militants du MRC, le parti de Maurice Kamto, ont été condamnés à de lourdes peines de prison au Cameroun. Ils étaient principalement poursuivis pour insurrection et atteinte à la sûreté de l’État. Le tribunal militaire de Yaoundé a rendu son verdict ce lundi après-midi les deux principaux accusés écopent de 7 ans de prison ferme.  </strong></p>



<p>Sept ans effectivement pour Alain Fogué et Olivier Bibou Nissack, respectivement trésorier du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun&nbsp;et porte-parole de Maurice Kamto. Même peine pour un troisième accusé.</p>



<p>La trentaine d&rsquo;autres condamnés écopent eux de 1 à 6 ans de prison en leur absence puisqu&rsquo;elles avaient décidé de boycotter la déclaration du verdict par le tribunal militaire de Yaoundé.&nbsp;</p>



<p>Alain Fogué et Olivier Bibou Nissack avaient été arrêtés le 21 septembre 2020 à la veille d&rsquo;une manifestation d&rsquo;opposition au cours de laquelle des centaines de personnes avaient été interpelées.</p>



<p>Le MRC demandait alors une réforme du code électoral, mais dénonçait aussi l&rsquo;opacité de la gestion du budget d&rsquo;organisation de la CAN de football.</p>



<p>La condamnation de ces militants et cadres du parti intervient d&rsquo;ailleurs à moins de deux semaines du coup d&rsquo;envoi de la compétition&#8230;&nbsp;</p>



<p>Leurs avocats, qui ont toujours dénoncé des procès politiques, ont annoncé qu&rsquo;ils interjetteraient appel.</p>



<p>Le parti de Maurice Kamto réfléchit à la réponse politique à apporter à ces condamnations, mais déclare déjà un silence médiatique, c&rsquo;est-à-dire à ne participer à aucun débat.</p>



<p>Pour rappel, il y a moins de trois semaines, un autre groupe d&rsquo;une quarantaine de militants avait été condamné à Douala à des peines allant jusqu&rsquo;à 5 ans de prison.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cameroun: Human Rights Watch appelle à la libération d&#8217;opposants du MRC</title>
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				<pubDate>Sun, 17 Jan 2021 14:18:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/maurice-kamto-1-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-11628" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/maurice-kamto-1.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/maurice-kamto-1-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/maurice-kamto-1-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Maurice Kamto </figcaption></figure>



<p><strong>Human Rights Watch appelle à nouveau à la libération d&rsquo;opposants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) au Cameroun. Ils avaient été arrêtés en septembre 2020 alors qu&rsquo;ils étaient en réunion.</strong></p>



<p>Le 12 janvier, une cour d’appel du Cameroun a rejeté les demandes de remise en liberté d’Olivier Bibou Nissack et d’Alain Fogue Tedom, deux membres du principal parti d’opposition du pays, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), et de vingt&nbsp;autres de ses membres du MRC.</p>



<p>Pour Ilaria Allegrozzi, chercheuse à Human Rights Watch, la place des opposants&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200703-bibou-missac-priorit%C3%A9-cameroun-solder-passif-pr%C3%A9sidentielle-2018">Olivier Bibou Nissack</a></strong>&nbsp;et d’Alain Fogue Tedom n&rsquo;est pas en prison.&nbsp;<em>«</em>&nbsp;<em>Les autorités camerounaises devraient libérer immédiatement ces leaders de l‘opposition parce qu’ils sont détenus pour leurs opinions politiques, pour avoir exercé leur droit fondamental de se réunir pacifiquement</em>&nbsp;», dit-elle.</p>



<h4>Pas les seuls détenus </h4>



<p>La chercheuse à <a rel="noreferrer noopener" href="http://www.hrw.org/fr" target="_blank">Human Rights Watch</a> poursuit. « <em>D’ailleurs, ils ne sont pas les seuls à être détenus de manière arbitraire. Des centaines de membres et militants du principal parti d’opposition, le MRC, demeurent en détention jusqu’à aujourd’hui pour des raisons purement politiques depuis septembre, quand ils ont été interpellés pendant des marches pacifiques. Parmi eux d’ailleurs, certains avaient été battus, maltraités lors de leur arrestation et pendant leur détention. Donc, il faut que les autorités camerounaises autorisent la libération de ces personnes qui sont détenues de manière arbitraire. </em>»</p>



<p>Et Ilaria Allegrozzi<em> de conclure : « Il faut mettre fin à la répression de l’opposition et de la dissidence. En même temps, je pense qu’il est important qu’il y ait des organisations et des institutions africaines, régionales, qui ne restent pas silencieuses face à l’escalade de répression au Cameroun. Et puis, c’est exiger des autorités camerounaises qu’elles respectent leurs obligations en matière des droits de l’homme »</em>.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cameroun – Célestin Djamen : « Si le bateau coule, je ne serai pas suicidaire »</title>
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				<pubDate>Fri, 16 Oct 2020 15:21:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Personnage atypique et ambitieux, Célestin Djamen revendique sa liberté de ton sans craindre d’aller à l’encontre de la ligne officielle du MRC. Si bien qu’aujourd’hui, c’est au sein de son propre parti que ses détracteurs sont les plus nombreux. Portrait. Au Cameroun comme ailleurs, les cérémonies officielles sont souvent l’occasion de remobiliser les militants. Ce...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/cameroun_-_arrestation_des_lea_1771208762_celestin_djamen_23102018_otric_1213_ns_700_cameroon-info-p-net_800xm9x-800x480.jpg" alt="" class="wp-image-19526" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/cameroun_-_arrestation_des_lea_1771208762_celestin_djamen_23102018_otric_1213_ns_700_cameroon-info-p-net_800xm9x-800x480.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/cameroun_-_arrestation_des_lea_1771208762_celestin_djamen_23102018_otric_1213_ns_700_cameroon-info-p-net_800xm9x-800x480-300x180.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/cameroun_-_arrestation_des_lea_1771208762_celestin_djamen_23102018_otric_1213_ns_700_cameroon-info-p-net_800xm9x-800x480-768x461.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p><strong>Personnage atypique et ambitieux, Célestin Djamen revendique sa liberté de ton sans craindre d’aller à l’encontre de la ligne officielle du MRC. Si bien qu’aujourd’hui, c’est au sein de son propre parti que ses détracteurs sont les plus nombreux. Portrait.</strong></p>



<p>Au Cameroun comme ailleurs, les cérémonies officielles sont souvent l’occasion de remobiliser les militants. Ce 13 octobre, la mise à l’eau du nouveau matériel nautique acquis par le Port autonome de Douala n’a pas dérogé à la tradition. Face à un parterre de ministres, de députés, de membres du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) et même de chefs traditionnels tout spécialement réunis sur le quai de Bonanjo,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/832642/politique/cameroun-dix-choses-a-savoir-sur-joseph-dion-ngute-premier-ministre-du-cameroun/">le Premier ministre, Joseph Dion Ngute,</a>&nbsp;a longuement insisté sur l’engagement politique du chef de l’État.</p>



<p>Un invité tout de même détonnait ce jour-là : Célestin Djamen, cadre médiatique et controversé du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition).</p>



<h4>L’affront de trop</h4>



<p>Le parti a évidemment peu goûté la présence en ces lieux de son secrétaire national aux droits de l’Homme et à la gouvernance, d’autant que les relations entre le pouvoir et le MRC se sont tendues ces dernières semaines : son leader, Maurice Kamto, est – de fait – assigné à résidence depuis le 20 septembre. Aucune charge ne lui a officiellement été signifiée, mais son domicile de Yaoundé et, depuis cette date, encerclé par les forces de l’ordre.</p>



<p>Par ailleurs, le 22 septembre, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1048529/politique/au-cameroun-maurice-kamto-peine-a-mobiliser-contre-paul-biya/">près de 500 de ses militants ont été interpellés après avoir manifesté pour demander le départ de Paul Biya.</a> À ce jour, plus des trois quarts d’entre eux sont toujours en détention.</p>



<p>Célestin Djamen, lui, n’a pas participé aux manifestations. Il les a même publiquement dénoncées, au risque d’aller à l’encontre de la ligne officielle du MRC. Et à ceux qui l’accusent d’avoir « trahi » en faisant une apparition sur le quai de Bonanjo, il oppose « sa liberté de choix et de ton » – une indépendance qu’il se dit prêt « à payer le prix qu’il faudra ».</p>



<h4>Premiers pas en politique</h4>



<p>Né à Douala le 16 janvier 1967 de parents originaires de Bagangté, dans l’ouest bamiléké, Célestin Djamen échappe de justesse à une carrière de prêtre. En 1977, alors que son père, fervent catholique, envisage de le scolariser au séminaire Saint-Paul-de-Nylon, l’adolescent s’y oppose et fait le choix de suivre un parcours académique ordinaire au collège Saint-Michel de Douala.</p>



<p>Cette décision le suivra des années plus tard. Au lycée Joss de Douala, où il poursuit ses études, Célestin Djamen rencontre Lotin Samè et Emmanuel Simh. Des années plus tard, ce sont eux qui, devenus des figures du Social Democratic Front (SDF) et du MRC, l’introduiront dans leurs formations respectives.</p>



<p>C’est en France, où il est arrivé en 1985, que Célestin Djamen fait ses premiers pas en politique. À la faculté de droit (Paris-II Panthéon-Assas) où il est inscrit, il s’engage contre le Front national français, ce qui le conduit au Parti socialiste (PS). En 2007, il bat campagne pour Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy et obtient sa carte de membre du PS.</p>



<p>Célestin Djamen refuse cependant la naturalisation française en prévision de son retour au bercail. Il se rapproche de la diaspora camerounaise et s’engage au sein de la section française du SDF. Il devient également un acteur de la société civile et lance plusieurs associations, dont le Conseil des Camerounais de la diaspora (CCD) qui a déposé début 2010 une plainte pour «&nbsp;recel de détournement de fonds publics&nbsp;» contre le président Biya, soupçonné de s’être indûment constitué un patrimoine immobilier en France.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UN POLITICIEN ACHARNÉ ANCRÉ DANS L’IDÉOLOGIE DU PARTI</p></blockquote>



<p>De retour au Cameroun, il renoue avec le SDF dans l’arrondissement de Douala 1er, au coté de son ami Lotin Samè, désormais adjoint au maire. Ses camarades d’alors décrivent un « homme ambitieux », « un politicien acharné », « ancré dans l’idéologie du parti ». Cette détermination inquiète certaines figures montantes du SDF, tel Joshua Osih, qui voit en Djamen un concurrent non négligeable. Pendant plusieurs années, leurs relations resteront exécrables.</p>



<h4>Première désillusion en 2013</h4>



<p>Célestin Djamen veut gravir les échelons rapidement, mais connaît sa première désillusion lors du congrès du SDF d’octobre 2012. Alors qu’il est le seul candidat au poste de quatrième vice-président, le fondateur du parti, John Fru Ndi, freine son ascension en le nommant au poste moins exposé – et donc moins convoité – de secrétaire national aux droits de l’homme et des peuples.</p>



<p>Cette déconvenue ne l’arrête pas. En 2013, il accède au premier et seul poste électif de sa carrière à l’issue des élections locales : il intègre le conseil municipal de la mairie de Douala 1er en qualité de conseiller. Mais à l’approche de la présidentielle de 2018, la guerre de leadership fait rage au sein du SDF. Le SDF parti est traversé par des querelles de succession et Célestin Djamen, lassé, en claque la porte.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE SDF N’EST PAS UN PARTI D’ÉLITE</p></blockquote>



<p>« Nous avions un ancrage populaire. Le SDF n’est pas un parti d’élite. Il tire sa puissance et sa légitimité de la masse : les ouvriers, les bayam-sellam… Or, avec le temps, il s’est déconnecté de ses racines », confie-t-il à&nbsp;<em>Jeune Afrique.</em></p>



<p>Ses anciens camarades s’en offusquent et dénoncent des arguments « d’une vacuité affligeante ». À les en croire, s’il est parti, c’est parce que « son dossier de candidature au poste de vice-président national du parti, déposé en 2018, a été invalidé en raison du non-paiement des cotisations statutaires ».À</p>



<p>De retour au Cameroun, il renoue avec le SDF dans l’arrondissement de Douala 1er, au coté de son ami Lotin Samè, désormais adjoint au maire. Ses camarades d’alors décrivent un « homme ambitieux », « un politicien acharné », « ancré dans l’idéologie du parti ». Cette détermination inquiète certaines figures montantes du SDF, tel Joshua Osih, qui voit en Djamen un concurrent non négligeable. Pendant plusieurs années, leurs relations resteront exécrables.</p>



<h4>Première désillusion en 2013</h4>



<p>Célestin Djamen veut gravir les échelons rapidement, mais connaît sa première désillusion lors du congrès du SDF d’octobre 2012. Alors qu’il est le seul candidat au poste de quatrième vice-président, le fondateur du parti, John Fru Ndi, freine son ascension en le nommant au poste moins exposé – et donc moins convoité – de secrétaire national aux droits de l’homme et des peuples.</p>



<p>Cette déconvenue ne l’arrête pas. En 2013, il accède au premier et seul poste électif de sa carrière à l’issue des élections locales : il intègre le conseil municipal de la mairie de Douala 1er en qualité de conseiller. Mais à l’approche de la présidentielle de 2018, la guerre de leadership fait rage au sein du SDF. Le SDF parti est traversé par des querelles de succession et Célestin Djamen, lassé, en claque la porte.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE SDF N’EST PAS UN PARTI D’ÉLITE</p></blockquote>



<p>« Nous avions un ancrage populaire. Le SDF n’est pas un parti d’élite. Il tire sa puissance et sa légitimité de la masse : les ouvriers, les bayam-sellam… Or, avec le temps, il s’est déconnecté de ses racines », confie-t-il à&nbsp;<em>Jeune Afrique.</em></p>



<p>Ses anciens camarades s’en offusquent et dénoncent des arguments « d’une vacuité affligeante ». À les en croire, s’il est parti, c’est parce que « son dossier de candidature au poste de vice-président national du parti, déposé en 2018, a été invalidé en raison du non-paiement des cotisations statutaires ».À LIRE&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1054725/politique/cameroun-pour-continuer-dexister-le-sdf-durcit-le-ton-face-a-paul-biya/">Cameroun : pour continuer d’exister, le SDF durcit le ton face à Paul Biya</a></p>



<p>Le voilà donc qui frappe à la porte du MRC à la veille de la présidentielle de 2018. D’emblée, ses prises de position suscitent la controverse, mais il parvient à s’y faire une place. Mais après le boycott des élections législatives et municipales de février 2020, Djamen n’hésite plus à critiquer publiquement la stratégie de son nouveau parti. « Cette décision inconséquente et illogique nous a plombés », n’a-t-il de cesse de rappeler.</p>



<p>Lorsque le MRC sollicite les services du cabinet international Amsterdam LLP pour défendre ses militants arrêtés lors des manifestations du 22 septembre dernier, Célestin Djamen s’indigne et juge que l’action « est sans objet ». À propos des marches proprement dites, il est encore plus dur et affirme qu’il s’agit « des mêmes stratégies qui échouent toujours ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES GENS NE M’ÉCOUTENT PAS</p></blockquote>



<p>Tancé pour avoir tiré sur son propre camp, il assume. « J’ai le sentiment que si l’on ne dit rien, le bateau va couler. Malheureusement, les gens ne m’écoutent pas », regrette-t-il. Difficile à avaler pour ses détracteurs dont la grande majorité se trouve désormais au MRC. « Ce monsieur se noie dans ses propres contradictions. Il a dénoncé l’avidité des cadres du SDF et critique le MRC qui fait exactement le contraire. Il a été un activiste de la diaspora mais critique toute action menée hors du pays. En janvier 2019, il a marché dans les rues de Douala et, un an plus tard, il estime que c’est contre-productif. Je peux comprendre sa frustration au regard de ses ambitions personnelles, mais il ferait mieux de se calmer », s’agace un militant du MRC sous le couvert de l’anonymat.</p>



<p>Dans le marigot camerounais, « les amitiés politiques sont souvent des haines en commun ». Célestin Djamen, qui connaît certainement cette maxime de l’écrivain suisse John Petit-Senn, s’emploie désormais à dissocier son avenir de celui de sa chapelle. Car s’il se défend d’avoir une quelconque intention de quitter le MRC, il est très clair : « Si le bateau coule, je ne serai pas suicidaire. »</p>



<p> LIRE <a href="https://www.jeuneafrique.com/1054725/politique/cameroun-pour-continuer-dexister-le-sdf-durcit-le-ton-face-a-paul-biya/">Cameroun : pour continuer d’exister, le SDF durcit le ton face à Paul Biya</a></p>



<p>Le voilà donc qui frappe à la porte du MRC à la veille de la présidentielle de 2018. D’emblée, ses prises de position suscitent la controverse, mais il parvient à s’y faire une place. Mais après le boycott des élections législatives et municipales de février 2020, Djamen n’hésite plus à critiquer publiquement la stratégie de son nouveau parti. « Cette décision inconséquente et illogique nous a plombés », n’a-t-il de cesse de rappeler.</p>



<p>Lorsque le MRC sollicite les services du cabinet international Amsterdam LLP pour défendre ses militants arrêtés lors des manifestations du 22 septembre dernier, Célestin Djamen s’indigne et juge que l’action « est sans objet ». À propos des marches proprement dites, il est encore plus dur et affirme qu’il s’agit « des mêmes stratégies qui échouent toujours ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES GENS NE M’ÉCOUTENT PAS</p></blockquote>



<p>Tancé pour avoir tiré sur son propre camp, il assume. « J’ai le sentiment que si l’on ne dit rien, le bateau va couler. Malheureusement, les gens ne m’écoutent pas », regrette-t-il. Difficile à avaler pour ses détracteurs dont la grande majorité se trouve désormais au MRC. « Ce monsieur se noie dans ses propres contradictions. Il a dénoncé l’avidité des cadres du SDF et critique le MRC qui fait exactement le contraire. Il a été un activiste de la diaspora mais critique toute action menée hors du pays. En janvier 2019, il a marché dans les rues de Douala et, un an plus tard, il estime que c’est contre-productif. Je peux comprendre sa frustration au regard de ses ambitions personnelles, mais il ferait mieux de se calmer », s’agace un militant du MRC sous le couvert de l’anonymat.</p>



<p>Dans le marigot camerounais, « les amitiés politiques sont souvent des haines en commun ». Célestin Djamen, qui connaît certainement cette maxime de l’écrivain suisse John Petit-Senn, s’emploie désormais à dissocier son avenir de celui de sa chapelle. Car s’il se défend d’avoir une quelconque intention de quitter le MRC, il est très clair : « Si le bateau coule, je ne serai pas suicidaire. »</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne/Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les marches de l&#8217;opposition peinent à mobiliser au Cameroun</title>
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				<pubDate>Tue, 22 Sep 2020 19:31:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La manifestation pacifique annoncée par les militants du MRC a été étouffée à Yaoundé, tandis qu&#8217;au moins deux blessés sont déplorés à Douala. Sept partis, dont le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto,&#160;avaient appelé à des « marches pacifiques »contre le régime dans tout le pays. Mais les autorités ont pris des mesures de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/55019416_303.jpg" alt="" class="wp-image-19314" width="740" height="417" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/55019416_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/55019416_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 740px) 100vw, 740px" /><figcaption> Une cinquantaine de Camerounais ont également manifesté devant l&rsquo;ambassade du Cameroun à Paris, en France </figcaption></figure>



<p><strong>La manifestation pacifique annoncée par les militants du MRC a été étouffée à Yaoundé, tandis qu&rsquo;au moins deux blessés sont déplorés à Douala.</strong></p>



<p>Sept partis, dont le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto,&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/lopposition-camerounaise-appelle-%C3%A0-des-manifestations/a-55007229">avaient appelé à des « marches pacifiques »</a>contre le régime dans tout le pays. Mais les autorités ont pris des mesures de sécurité draconiennes pour empêcher ces&nbsp;marches qui avait pour objectif de chasser le&nbsp;président du pouvoir.</p>



<h4>Peu de manifestants à Yaoundé</h4>



<p>Annoncée il y a quelques jours par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), la marche de ce 22 septembre n&rsquo;a pas été vraiment suivie à Yaoundé.</p>



<p>Pour certains, comme le président du parti d&rsquo;opposition MPDR,&nbsp;c&rsquo;était prévisible.</p>



<p><em>« Ce n&rsquo;est pas du tout une surprise »</em>, estime ainsi Shanda Tonme.&nbsp;<em>« Je n&rsquo;avais pas imaginé que les gens puissent arriver à ces extrémités de langage. On ne sait plus ce qu&rsquo;ils veulent. Tantôt c&rsquo;est la guerre au Nord-Ouest et Sud-Ouest, tantôt c&rsquo;est le code électoral et le président qui doit partir, tantôt il ne faut pas que les régionales se tiennent, ensuite ils ont commencé à parler d&rsquo;appel à l&rsquo;insurrection. Vraiment dans n&rsquo;importe quel pays du monde, ce parti aurait été interdit et ses dirigeants arrêtés. »</em></p>



<h4>Déploiement massif des forces de sécurité&nbsp;&nbsp;</h4>



<p>Depuis les élections de 2018 au Cameroun, jamais la ville de Yaoundé n&rsquo;avait connu un aussi fort déploiement de la police et de l&rsquo;armée.&nbsp;Selon Okala Ebode, le trésorier du MRC, c&rsquo;est l&rsquo;une des raisons qui ont empêché les manifestations de Yaoundé.</p>



<p><em>« Les gages que le régime a donné d&rsquo;encadrer et de nous laisser manifester n&rsquo;ont pas été respectés. Partout dans la ville de Yaoundé, on a militarisé tous les axes, les carrefours où les camarades ont essayé de se mobiliser pour converger vers la poste centrale. Les gens ont été arrêtés par anticipation et tout cela a atténué les effets et l&rsquo;envie de mobilisation des camarades. »</em></p>



<p>Les habitants quant à eux ont poursuivi leurs occupations habituelles. Comme Charles Hervé,&nbsp;commerçant au centre-ville.</p>



<p><em>« Je suis sorti, je suis au niveau de Casino, c&rsquo;est plutôt calme, pas de problème. La situation semble être sous contrôle, la ville est calme. »</em></p>



<p>Quelques interpellations opérées par les forces de l&rsquo;ordre ont été toutefois observées ça&nbsp;et là. Mais la journée s&rsquo;est achevée&nbsp;sans véritable heurts à Yaoundé.</p>



<h4>Au moins deux blessés à Douala</h4>



<p>À Douala en revanche, la mobilisation a été plus suivie et les heurts entre les manifestants et les forces de l&rsquo;ordre ce sont soldés par au moins deux blessés par balle, selon un premier bilan.</p>



<p>Des manifestations se sont déroulées dans des endroits névralgiques tels que le Carrefour Ndokoti, Cité Sic, Bépanda et Bonabérie. Les forces de l&rsquo;ordre ont dispersé les manifestants qui agitaient des branches d&rsquo;arbre et des feuilles en signe de paix.</p>



<p><em>« Nous avons constaté que des gaz lacrymogènes, de l&rsquo;eau ont été aspergés sur les manifestants, et on a vu au moins deux personnes qui ont été blessées »</em>, témoigne le coordonnateur de l&rsquo;ONG des droits humains&nbsp;Un Monde Avenir,&nbsp;Philippe Nanga.</p>



<p>&nbsp;Mi-septembre, le gouvernement avait interdit toute manifestation, assimilant le mot d&rsquo;ordre à un&nbsp;<em>« appel à l&rsquo;insurrection »&nbsp;</em>et menacé de&nbsp;<em>« réprimer »</em>&nbsp;tout rassemblement en vertu d&rsquo;une&nbsp;<em>« loi de 2014 portant répression des actes de terrorisme »</em>.</p>



<p>Les autorités avaient également invoqué les règles de distanciation liées au coronavirus.<em> « Ces mesures sont une tentative à peine voilée de se servir de la pandémie de Covid-19 et d&rsquo;une loi antiterroriste draconienne comme prétextes pour supprimer le droit à la liberté de réunion »</em>, a protesté lundi soir l&rsquo;organisation internationale Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Cameroun, le boycott du MRC fait débat</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Jan 2020 17:45:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/45614643_404.jpg" alt="" class="wp-image-13768" width="621" height="349" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/45614643_404.jpg 340w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/45614643_404-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 621px) 100vw, 621px" /><figcaption> En boycottant ces élections, le MRC invoque surtout la crise persistante dans les régions anglophones du Cameroun </figcaption></figure>



<p><strong>Le parti MRC de l&rsquo;opposant Maurice Kamto a décidé de ne pas participer aux élections municipales et législatives du 9 février. Une stratégie contre-productive selon certains Camerounais. Mais le parti s&rsquo;en défend.</strong></p>



<p>Les premiers meetings de campagne électorale se sont déroulés samedi (25.01.2020) dans de nombreuses localités du Cameroun.</p>



<p>L&rsquo;appel au boycott du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) est qualifié d&rsquo;anticonstitutionnel par ses adversaires politiques. Le parti arrivé en deuxième position à l&rsquo;issue de la présidentielle de 2018 est en effet accusé de vouloir empêcher l&rsquo;organisation des&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/lopposition-camerounaise-divis%C3%A9e-sur-le-processus-%C3%A9lectoral/a-51476471" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élections</a>.</p>



<p><strong>Mort politique</strong></p>



<p>Pour Albert Elimbi Lobé, analyste politique, le parti de&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/maurice-kamto-appelle-au-boycott-des-%C3%A9lections-locales-de-f%C3%A9vrier/a-51405546" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maurice Kamto</a>a signé son propre arrêt de mort politique car sa non-participation pourrait se solder par une dissolution de son parti ou une absence aux prochaines échéances électorales. « <em>Il y a des conditions pour participer à certaines élections. Par exemple, pour que le MRC ait la faculté de présenter un candidat à la&nbsp;prochaine&nbsp;élection&nbsp;présidentielle, c&rsquo;est-à-dire en 2025, il faut que le parti ait au moins deux élus. Ce qu&rsquo;il n&rsquo;aura pas. En 2025, le MRC sera alors dans l&rsquo;incapacité d&rsquo;investir un candidat à l&rsquo;élection présidentielle »,&nbsp;</em>justifie Albert Elimbi Lobé.</p>



<p>Pour expliquer son appel au boycott, le MRC met en avant la&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/lue-d%C3%A9nonce-une-restriction-pr%C3%A9occupante-de-lespace-politique-au-cameroun/a-50829908" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise postélectorale</a>&nbsp;de 2018 et de la crise anglophone en cours. Le parti politique estime que sa participation au double scrutin du 9 février&nbsp;reviendrait à renforcer la crise et la partition du pays. Car pour ce parti, aucune élection crédible n&rsquo;est possible en ce moment dans les deux régions anglophones.</p>



<p><strong>Le MRC se défend</strong></p>



<p>Selon Maître Fidèle Djoumbissie, avocat au barreau du Cameroun et conseiller municipal sortant du MRC,<em>&nbsp;« le Mouvement pour la renaissance du Cameroun a pour slogan &lsquo;changer le Cameroun dans la paix&rsquo;. Donc nous allons faire une résistance pacifique pour qu&rsquo;il y ait changement dans ce pays. Nous n&rsquo;avons aucune intention et aucun projet d&rsquo;une lutte armée au Cameroun. Notre projet de société et nos idéaux sont fondés sur les principes démocratiques »</em>.</p>



<p>Près de 360 communes doivent obtenir de nouveaux exécutifs municipaux. Et 180 sièges de députés à la chambre basse du&nbsp;parlement seront aussi attribués.</p>



<p><strong>Source: Deutsche wellle Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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