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	<title>Moussa Mara &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Moussa Mara &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>« Le Mali a plus besoin d&#8217;un gouvernement de compétence » (Moussa Mara)</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 15:20:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La coalition M5-RFP appelle à une démission du président malien. Alors qu’il fait face à cette révolte, Ibrahim Boubacar Keïta propose un gouvernement d’union nationale. Moussa Mara redoute que le gouvernement d’union nationale ne résolve pas les problèmes au Mali Vendredi (19.06.20), la coalition M5-RFP, regroupant des acteurs religieux et de la société civile, compte...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara-697x1024.jpg" alt="" class="wp-image-11175" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara-697x1024.jpg 697w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara-204x300.jpg 204w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara.jpg 720w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption>Moussa Mara</figcaption></figure>



<p><strong>La coalition M5-RFP appelle à une démission du président malien. Alors qu’il fait face à cette révolte, Ibrahim Boubacar Keïta propose un gouvernement d’union nationale.</strong></p>



<p>Moussa Mara redoute que le gouvernement d’union nationale ne résolve pas les problèmes au Mali</p>



<p>Vendredi (19.06.20), la coalition M5-RFP, regroupant des acteurs religieux et de la société civile, compte appeler&nbsp;de nouveau à la&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/au-mali-lopposition-rejette-la-main-tendue-dibk/a-53814874" target="_blank" rel="noreferrer noopener">démission du président malien Ibrahim Boubacar &nbsp;Keïta</a>. Ces acteurs ont décliné une rencontre avec le chef de l’Etat malien.</p>



<p>Mardi (16.06.20), Ibrahim Boubacar Keïta, a pourtant annoncé des négociations pour la formation d’un gouvernement d’union nationale. L’ancien Premier ministre et actuel député Moussa Mara salue le principe d’un gouvernement d’union nationale. Il insiste cependant sur le fait que « <em>le Mali a plus besoin d’un gouvernement de compétence »</em>.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/le-mali-a-plus-besoin-dun-gouvernement-de-comp%C3%A9tence-moussa-mara/a-53840080#"><img src="https://www.dw.com/image/17048869_404.jpg" alt="Le président Ibrahim Boubacar Keïta veut dialoguer avec ceux qui l’appellent à démissionner (Issouf Sanogo/AFP/Getty Images)" width="716" height="402"/></a></figure>



<p>Le président Ibrahim Boubacar Keïta veut dialoguer avec ceux qui l’appellent à démissionner</p>



<p>Le fondateur du parti Yéléma, qui n&rsquo;est pas membre de la coalition M5-RFP, ajoute que le président de la République est sous pression.</p>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/mali-second-tour-des-l%C3%A9gislatives-sur-fond-dins%C3%A9curit%C3%A9/a-53186415" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les dernières législatives</a>&nbsp;sont contestées par des Maliens. Certains d’entre eux sont regroupés derrière&nbsp;l’imam Mahmoud Dicko. Selon l’ancien Premier ministre Moussa Mara, les religieux jouent un rôle au Mali.&nbsp;<em>« Mais ce sont les politiques qui sont allés chercher les imams et non le contraire. Maintenant, c’est l’arroseur qui se retrouve un peu arrosé »</em>, constate&nbsp;le député.</p>



<p>La présidence malienne a décrété un deuil national de trois jours à compter de ce mercredi (17.06.20). Le chef de l’Etat a annoncé que le député et opposant&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/mali-souma%C3%AFla-ciss%C3%A9-toujours-aux-mains-de-ses-ravisseurs/a-53365713" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Soumaïla Cissé&nbsp;est en vie</a>. L’opposant a vraisemblablement été enlevé par des djihadistes alors qu’il était en campagne pour les dernières législatives<em>. « Nous connaissons ses ravisseurs. Et s’il plaît à Dieu, il reviendra bientôt »</em>, a fait savoir le chef de l’Etat malien. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le député Moussa Mara déplore toutefois une&nbsp;&nbsp;<em>« une absence de transparence autour des tractations sur la libération de Soumaïla Cissé »</em>.</p>



<p>Soumaïla Cissé a été kidnappé depuis mercredi (25.03.20), il y a plus de deux mois. C’est un enlèvement sans précédent d’une personnalité de cette carrure au Mali.    </p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Plus que le Dialogue national, ce sont les erreurs du gouvernement qui rendent indispensable la relecture de l&#8217;Accord d&#8217;Alger</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Jun 2020 13:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[accord d &#039;alger]]></category>
		<category><![CDATA[Dialogue national]]></category>
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				<description><![CDATA[Les erreurs de nos autorités, commises ces cinq dernières années et qui sont de plusieurs ordres doivent être mises en exergue afin de les prendre en compte dans la phase qui pourrait s&#8217;ouvrir après la relecture de l&#8217;Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d&#8217;Alger, signé à Bamako en 2015. L&#8217;Accord pour...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara-697x1024.jpg" alt="" class="wp-image-11175" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara-697x1024.jpg 697w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara-204x300.jpg 204w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara.jpg 720w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption>Moussa Mara</figcaption></figure>



<p> <strong>Les erreurs de nos autorités, commises ces cinq dernières années et qui sont de plusieurs ordres doivent être mises en exergue afin de les prendre en compte dans la phase qui pourrait s&rsquo;ouvrir après la relecture de l&rsquo;Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d&rsquo;Alger, signé à Bamako en 2015.</strong></p>



<p>L&rsquo;Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d&rsquo;Alger, signé à Bamako en 2015, accuse de nombreux retards dans sa mise en œuvre. Cinq ans après sa signature, la plupart de nos compatriotes et de nos partenaires montrent une grande lassitude devant la situation qui n&rsquo;évolue que peu. En outre, les Maliens rejettent dans leur majorité un document qu&rsquo;ils sont pourtant très peu à connaitre. Ils ont fini par réclamer la relecture de ce document lors du Dialogue national inclusif. Mais plus que cet évènement, ce sont les erreurs des autorités maliennes qui ont conduit le pays dans cette situation pour finalement rendre la révision du document indispensable. Sans cela, aucune réforme institutionnelle n&rsquo;est envisageable.</p>



<p>Les erreurs de nos autorités, commises ces cinq dernières années et qui sont de plusieurs ordres doivent être mises en exergue afin de les prendre en compte dans la phase qui pourrait s&rsquo;ouvrir après la relecture de l&rsquo;Accord.</p>



<p>Le dossier du Nord n&rsquo;a jamais été véritablement porté politiquement par les autorités maliennes au premier rang desquels le Chef de l&rsquo;Etat lui-même. D&rsquo;ailleurs, la désignation de hauts représentants (Négociation puis mise en œuvre), interprétée comme un signe d&rsquo;intérêt, peut plutôt être considérée comme un signe de sous-traitance du dossier. On a ainsi de la peine à percevoir la vision stratégique des autorités en ce qui concerne la question. Les changements intervenus en termes de gestion au sein de l&rsquo;exécutif, les problèmes de coordination et de pluralité des centres de décision ont fini par affaiblir la partie gouvernementale dans la gestion de la crise. La haute administration, conservatrice, a ainsi pu prendre le pas sur le politique, ce qui explique sans doute les retards dans la conduite des réformes pouvant être engagées par les voies législatives ou règlementaires.</p>



<p>Il y a eu de la part des autorités, d&rsquo;importantes insuffisances en matière de communication et de diffusion du contenu de l&rsquo;Accord au sein des populations. Cinq ans après sa signature, le document n&rsquo;est pas connu par la majorité des Maliens. Il n&rsquo;y a pas eu d&rsquo;actions systématiques et durables d&rsquo;explication en des termes accessibles dans les communes et villages du Mali. Il n&rsquo;y a pas eu non plus de débats au parlement et au sein des autres institutions. Dans les médias, lors des discussions contradictoires, la partie gouvernementale et la majorité présidentielle se sont souvent éclipsées, comme si eux-mêmes ne croyaient pas en l&rsquo;accord !</p>



<p>On a ainsi laissé le terrain aux opposants à l&rsquo;accord, mais aussi aux éternels mécontents et aux pourfendeurs systématiques de toute initiative officielle. Ceux-ci, souvent adeptes de la théorie du complot, ont rivalisé d&rsquo;ardeurs pour s&rsquo;en prendre au document en utilisant abondamment la menace du démantèlement du pays, sans qu&rsquo;aucun argumentaire structuré officiel ne leur soit opposé. Ils ont occupé l&rsquo;espace médiatique et le peuple a fini par prendre fait et cause pour leurs argumentaires.</p>



<p>L&rsquo;erreur suivante du gouvernement, plus dévastatrice, a été la validation implicite du principe de la sous représentativité des ressortissants du Nord et donc la conduite d&rsquo;initiatives qui minent l&rsquo;ensemble national. C&rsquo;est dans ce registre qu&rsquo;il faut classer l&rsquo;engagement de reformes territoriales uniques dans l&rsquo;histoire contemporaine du Mali et la traduction électorale de ses conséquences en termes d&rsquo;octroi d&rsquo;un nombre de parlementaires aux régions du nord qui est sans commune mesure avec leur poids comparé à l&rsquo;importance de la population. Ce processus en cours risque d&rsquo;être explosif pour le pays si le gouvernement n&rsquo;y prend pas garde. Le Mali dans son ambition d&rsquo;édification de la Nation n&rsquo;accorde pas de quota ethnique dans les recrutements et n&rsquo;élabore pas de statistiques ethniques.</p>



<p>Cependant, tout observateur objectif reconnaîtrait facilement que les populations du nord, notamment les kel tamasheqs, n&rsquo;ont jamais souffert et ne souffrent pas de sous représentativité dans notre pays et cela à tous les niveaux.</p>



<p>Une autre erreur du gouvernement a été d&rsquo;accepter de se mettre au même niveau que les groupes armés dans la conduite du processus de paix. Cet état de fait est encore perceptible de nos jours dans la mise en place des organes de gouvernance de l&rsquo;accord, des commissions, du processus du DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion), de la constitution de l&rsquo;armée recomposée, etc. Des faveurs majeures sont accordées aux leaders des groupes, dont la légitimité n&rsquo;est pourtant due qu&rsquo;à la détention d&rsquo;armes. Ces avantages divers rendront difficile tout progrès, car le parachèvement de la mise en œuvre de l&rsquo;accord signifierait pour ces leaders la fin de leurs privilèges !</p>



<p>L&rsquo;une des conséquences de ces faveurs s&rsquo;illustre dans l&rsquo;exclusion de fait des autres composantes des sociétés civiles du nord et l&rsquo;acceptation de la caporalisation de celles-ci par les groupes armés. On encourage ainsi la détention d&rsquo;armes comme seul critère de représentativité. L&rsquo;exemple de la mise en œuvre hâtive et sans lendemain constructif des autorités intérimaires illustre ce constat. Elles ont été installées sans contenu et sans ressources en faisant la part belle aux groupes armés. La désignation des gouverneurs, des préfets, etc. a été diligentée avec un partage entre l&rsquo;Etat et chaque regroupement armé (CMA et Plateforme). Nous avons progressivement mis les cinq régions du nord sous la coupe des groupes armés. Ceux-ci parviennent ainsi à obtenir pacifiquement ce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pu conquérir par la force. Nos compatriotes témoins de ce tableau en déduisent que notre propre gouvernement est en train de diviser notre pays et d&rsquo;affecter la gestion d&rsquo;une partie aux groupes armés, sans pourtant que des résultats tangibles en termes de sécurité et de stabilité soient constatés. L&rsquo;Accord de paix devient ainsi un bouc émissaire idéal des frustrations des Maliens.</p>



<p>Au niveau des zones « sous contrôle » des groupes armés, les valeurs ne sont pas promues, les personnes crédibles ne sont pas aidées, la bonne gouvernance est oubliée et les malversations sont tolérées. Aucun compte n&rsquo;est demandé aux responsables des groupes armés quant à la satisfaction des besoins des populations.</p>



<p>Le contexte ainsi décrit n&rsquo;est pas propice à une sortie de crise. Au mieux, on ne peut espérer qu&rsquo;une situation factice, faite de faux semblants et qui couvera les cendres de futures révoltes et de crises quand des pans entiers de la population se sentiront exclus et ne verront d&rsquo;autres possibilités que la réaction violente pour se faire entendre. On n&rsquo;obtiendra pas la paix quand les bénéficiaires ne sont qu&rsquo;une petite partie des responsables des groupes armés !</p>



<p>En conséquence de tout cela, les Maliens sont dans leur écrasante majorité hostile à l&rsquo;Accord, non pas à la décentralisation et à la possibilité pour les populations de participer à leur essor, mais à l&rsquo;image qu&rsquo;on lui a donnée, aux peurs qui ont été véhiculées et surtout à cause de l&rsquo;absence de progrès significatif induite par toutes ces erreurs commises depuis 2015. Il faut donc relire l&rsquo;Accord. Il faut ensuite mettre en place une stratégie claire de sortie de crise en observant quelques principes clairs qui s&rsquo;imposeront à nous tous : équité entre les Maliens et les territoires ; primauté de l&rsquo;Etat et de la République ; association des diverses composantes de la Nation à la sortie de crise ; et transparence absolue sur l&rsquo;ensemble des actes à poser dans la conduite du processus de sortie de crise.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Mali face au Covid-19 : Pouvons-nous être à la hauteur ?</title>
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				<pubDate>Sun, 05 Apr 2020 17:22:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/moussa-mara-697x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8843" width="718" height="1055" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/moussa-mara-697x1024.jpg 697w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/moussa-mara-204x300.jpg 204w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/moussa-mara.jpg 720w" sizes="(max-width: 718px) 100vw, 718px" /><figcaption>Moussa Mara</figcaption></figure>



<p> <strong>Comment un pays comme le nôtre devrait-il donc s&rsquo;y prendre pour faire face à un problème que les nations les plus riches ont des difficultés à gérer ? C&rsquo;est le thème principal d&rsquo;une série de contributions publiées, au nombre de trois, dont la première traite des aspects communicationnels et sanitaires de la riposte souhaitable.</strong></p>



<p>A la fin du mois de mars dernier, la pandémie du Covid-19 avait officiellement touché plus de 700 000 personnes dans le monde et causé plus de 35 000 décès. Selon les estimations des organisations internationales, le pire serait encore à venir. Le président des Etats-Unis a indiqué que ce pays, le plus puissant de la terre, s&rsquo;attendait à près de 200 000 morts alors qu&rsquo;il n&rsquo;en compte qu&rsquo;un peu plus de 3000 à la fin du mois de mars. Cela augure de lendemains difficiles dans le monde.</p>



<h4>Quid de l&rsquo;Afrique et particulièrement du Mali ?</h4>



<p>Tout le monde reconnait que notre continent est le plus faible sur le plan de l&rsquo;organisation sanitaire et a les moyens les plus limités pour riposter au mal. Or, le Mali figure parmi les pays les plus fragiles du continent et souffre déjà de handicaps majeurs du fait de la crise sécuritaire qu&rsquo;il traverse depuis quelques années. Comment un pays comme le nôtre devrait-il donc s&rsquo;y prendre pour faire face à un problème que les nations les plus riches ont des difficultés à gérer ? C&rsquo;est le thème principal d&rsquo;une série de contributions publiées, au nombre de trois, dont la première traite des aspects communicationnels et sanitaires de la riposte souhaitable.</p>



<p>Dans le domaine sanitaire comme dans d&rsquo;autres, la communication et l&rsquo;information sont décisives pour mobiliser les citoyens et les convaincre à accompagner les autorités face au défi commun. L&rsquo;information et la communication doivent privilégier la vérité et la transparence pour consolider la confiance entre les autorités et les populations. En la matière, nous avons des efforts importants à fournir. D&rsquo;abord il convient rapidement d&rsquo;expliquer aux Maliens la raison mystérieuse qui explique pourquoi le nombre de cas, le nombre de malades et le nombre de décès ne sont pas aussi significatifs dans notre pays alors qu&rsquo;il est touché depuis presque un mois. Cette raison doit être scientifiquement expliquée. Est-ce parce que nous ne pratiquons pas les tests à une ampleur peu élevée ? Ou dû à d&rsquo;autres facteurs ? Est-ce les effets du climat ? Où serions-nous plus résistants que les Européens et Américains ?</p>



<p>Nous devons améliorer de manière radicale la qualité et la quantité d&rsquo;information donnée quotidiennement aux Maliens. Là également, en faisant preuve de plus de transparence. Par exemple, le nombre de tests effectués, les résultats obtenus des tests précédents, le nombre de contacts suspects confinés, testés ou non, les contacts recherchés, les quarantaines en cours, les hospitalisations, les guérisons, les décès, les malades en détresse, etc. Nous devons impérativement renforcer le contenu de nos bulletins quotidiens.</p>



<p>Il faut alarmer les populations et leur donner l&rsquo;information juste pour qu&rsquo;elles soient sensibilisées à la profondeur du mal. C&rsquo;est cela qui leur permettra d&rsquo;ajuster leur quotidien et d&rsquo;adopter les comportements indispensables à leur propre protection. En voulant éviter la panique par des informations « stérilisées », on crée les conditions de paniques ultérieures plus importantes et non maîtrisables. Les stratégies d&rsquo;information et de communication, devant associer des professionnels de ces domaines en plus des scientifiques, doivent être conçues et déployées en tenant compte des impératifs développés précédemment.</p>



<h4>Protéger le personnel soignant</h4>



<p>Sur le plan sanitaire, en partant de l&rsquo;hypothèse que la pandémie est grave et menace sérieusement notre pays, la protection du personnel soignant doit être la priorité. Il faut renforcer les effectifs (rappel des retraités, plus grande implication des stagiaires et des étudiants&#8230;). Il convient d&rsquo;orienter prioritairement les aides vers le personnel afin de le préserver. Nous devons anticiper d&rsquo;appeler à la rescousse la diaspora malienne dans ce domaine. Il est impératif de renforcer rapidement les moyens du système sanitaire à la hauteur de la menace. Toutes les mesures exceptionnelles nécessaires pour s&rsquo;inscrire dans cette trajectoire seront bonnes à prendre en commençant par l&rsquo;accroissement significatif du budget du secteur, les réquisitions de stocks privés, l&rsquo;utilisation des capacités militaires, les arrangements réglementaires permettant d&rsquo;accélérer les processus d&rsquo;achats de biens et services, etc.</p>



<p>Au cœur de la stratégie de réponse sanitaire, le dispositif de détection précoce des porteurs du virus sera crucial. C&rsquo;est ce qui a permis à des pays comme la Corée du Sud ou Singapour de s&rsquo;en sortir rapidement. Il faut améliorer le système de détection et de confinement des suspects ainsi que de leurs contacts. L&rsquo;accroissement des tests disponibles avec un objectif de tester au moins 10% de la population d&rsquo;ici fin août 2020 est souhaitable. Les tests prioriseront les zones à risques comme Bamako. Les autorités pourront chercher le soutien des pays ayant vécu le traumatisme du Covid- 19 comme la Chine et tendre vers la réalisation d&rsquo;au moins 50 000 tests en avril, 200 000 en mai, 400 000 en juin, 800 000 en juillet et 1 000 000 en août.</p>



<h4>Le devoir de vérité</h4>



<p>Nous devons investir massivement dans le renforcement des capacités d&rsquo;accueil et de traitement, identifier tous les lieux pouvant servir à cela, dans chacune de nos villes, nous préparer à réaliser des hôpitaux de campagne, commander des lits médicalisés dotés de respirateurs et chercher toutes les aides possibles pour ce faire.</p>



<p>La constitution d&rsquo;un stock significatif d&rsquo;hydroxychloroquine est à lancer rapidement comme l&rsquo;ont fait de nombreux pays comme le Maroc. Ce médicament est à ce jour le seul en mesure d&rsquo;aider dans le traitement du nouveau coronavirus, même s&rsquo;il ne bénéficie pas des autorisations scientifiques requises. Le stock doit être suffisant pour traiter des centaines de milliers de personnes dans l&rsquo;hypothèse pessimiste d&rsquo;évolution de la maladie au Mali. Nous devons chercher les aides disponibles, participer aux initiatives régionales ou internationales en la matière, savoir mobiliser notre secteur privé ainsi que les laboratoires étrangers et nationaux.</p>



<p>Face à une crise sanitaire, l&rsquo;urgence d&rsquo;agir est d&rsquo;abord et avant tout sanitaire. Avec au préalable un devoir de vérité sur la réalité de la menace et de son évolution probable ainsi que de notre aptitude à y faire face.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afriue/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Négocier avec les terroristes, une fausse bonne idée !</title>
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				<pubDate>Fri, 21 Feb 2020 18:05:38 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les initiatives visant à négocier avec les terroristes sont aussi hasardeuses qu&#8217;improductives et, surtout, encouragent la persistance dans la terreur qui sera ainsi perçue comme un moyen d&#8217;obtenir des contreparties L&#8217;annonce faite par le chef de l&#8217;Etat du Mali, des contacts avec les groupes terroristes en vue de négociations, a eu un retentissement médiatique important....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-697x1024.jpg" alt="" class="wp-image-13055" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-697x1024.jpg 697w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-204x300.jpg 204w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara.jpg 720w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption>Moussa Mara</figcaption></figure>



<p><strong>Les initiatives visant à négocier avec les terroristes sont aussi hasardeuses qu&rsquo;improductives et, surtout, encouragent la persistance dans la terreur qui sera ainsi perçue comme un moyen d&rsquo;obtenir des contreparties</strong></p>



<p>L&rsquo;annonce faite par le chef de l&rsquo;Etat du Mali, des contacts avec les groupes terroristes en vue de négociations, a eu un retentissement médiatique important. Le président de la République se fonde sur les recommandations du Dialogue national inclusif de la fin de l&rsquo;année dernière et sur une opinion publique favorable à ces démarches, car essentiellement préoccupé par la fin des hostilités et des morts. Il est aussi vrai que l&rsquo;ouverture de négociations a été régulièrement demandée par des leaders d&rsquo;opinion. Ces suggestions visent principalement Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa qui tireraient les ficelles du terrorisme dans notre pays. En 2019, des rencontres auraient même été organisées avec Amadou Kouffa dans cette perspective. Cette nouvelle stratégie des autorités maliennes laisse pour le moins sceptique.</p>



<p>Les initiatives visant à négocier avec les terroristes sont aussi hasardeuses qu&rsquo;improductives et, surtout, encouragent la persistance dans la terreur qui sera ainsi perçue comme un moyen d&rsquo;obtenir des contreparties. C&rsquo;est exactement comme la négociation avec les preneurs d&rsquo;otages, à la base de la multiplication de ce phénomène. N&rsquo;importe quel aventurier verrait dans cette possibilité l&rsquo;opportunité de prendre en otage la communauté nationale en s&rsquo;érigeant leaders d&rsquo;organisations terroristes, ayant comme signature des actes violents pour ensuite monnayer sa reddition contre des faveurs indues. Il faut éviter de mettre son doigt dans cet engrenage compte tenu de notre contexte, du trop grand nombre d&rsquo;hommes en arme au Sahel et donc des possibilités d&rsquo;y lever des groupes violents.</p>



<p>La communauté internationale devrait savoir que Iyad Ag Ghali n&rsquo;existe pas sans la force de frappe de AQMI et tout ce qui lui est lié. Sa force est celle des terroristes. S&rsquo;il se séparait d&rsquo;eux, son influence socio politique, voire sa vie, seraient en danger et il lui sera impossible de prétendre à un quelconque leadership au sein de sa communauté. L&rsquo;évolution sociologique de ce milieu, la démographie et le rajeunissement subséquent de la population ainsi que l&rsquo;apparition de la donne du trafic de drogue ont et vont redistribuer les cartes de leadership au sein des communautés du nord du Mali. Le retour de nombreux acteurs de la diaspora qui ne s&rsquo;inscrivent pas dans les dynamiques classiques remet en cause certaines réalités passées.</p>



<p>Il faut enfin ajouter l&rsquo;existence d&rsquo;autres mouvements politico-militaires qui, à la suite de la dernière crise et de la signature des Accords, bénéficient de quelques redistributions de pouvoirs liées à la mise en œuvre desdits Accords. Ce sont des réalités perceptibles qui font que Iyad Ag Ghali n&rsquo;a que AQMI pour exister, la violence pour s&rsquo;affirmer et compte sur la persistance dans cette voie pour être crédible. Comment négocier avec quelqu&rsquo;un qui est dans une posture similaire&nbsp;? Amadou Kouffa a lié son sort à Iyad Ag Ghali, ce qui ne fait plus de lui un interlocuteur indépendant.</p>



<p>Il faut ajouter que d&rsquo;autres acteurs, notamment l&rsquo;Etat islamique dans le grand Sahara, sont actifs dans le Sahel et sont même en passe de dépasser AQMI en termes d&rsquo;influence et de capacités militaires. Discuter avec les uns ne pourra donc pas être synonyme d&rsquo;apaisement même en cas d&rsquo;accord, car cela ne concernera pas les autres&nbsp;!</p>



<p>En outre, négocier avec les terroristes sous-entend proposer des contreparties ; quelles contreparties peuvent être proposées&nbsp;? Que peuvent demander les terroristes&nbsp;? Leur discours est radical et incompatible avec la laïcité et la République. Il n&rsquo;est pas envisageable de leur proposer de responsabilités ; Ag Ghali est inscrit sur la liste des terroristes à éliminer par les États Unis et d&rsquo;autres, et continue à revendiquer la mort des soldats étrangers ou nationaux.</p>



<p>En réalité, la proposition de négocier avec les terroristes est l&rsquo;exemple même de la fausse bonne idée. Elle est dangereuse en soi et injustifiable. Elle pourra difficilement aboutir compte tenu de la position des principaux concernés.</p>



<p>Un terroriste reste un terroriste&nbsp;! Qu&rsquo;il soit Malien ou Afghan, il est un acteur de terreur qui s&rsquo;exprime par la violence aveugle et gratuite et se réalise par la désolation sociale qu&rsquo;il crée par ses actes. Il doit être traité de manière similaire à Mossoul, Maidougouri ou Menaka. Sa neutralisation doit être une priorité pour limiter les pertes civiles et militaires qu&rsquo;il cause.</p>



<p>En revanche, combattre les terroristes, notamment ceux qui dirigent les mouvements terroristes, ne veut pas dire assimiler à eux tous les jeunes désœuvrés enrôlés, souvent à leur corps défendant. La majorité de ces jeunes ne sont pas des fous furieux, loin de là&nbsp;! De nombreux rapports indiquent pertinemment que certains parmi eux se sont engagés pour avoir une rémunération, d&rsquo;autres par peur de représailles, pour protéger leurs familles ou, simplement, pour être considérés et avoir quelques faveurs au sein de leurs communautés. Il convient de traiter cette réalité et engager les voies et moyens permettant de retirer ces jeunes d&rsquo;entre les griffes de marchands de morts fanatisés.</p>



<p>De nombreuses actions doivent être envisagées dans cette perspective. Il faut mettre à profit le caractère intégré des communautés, convier les leaders traditionnels, religieux et les mécanismes disponibles pour identifier et convaincre certains jeunes à abandonner la voie du terrorisme. Le processus de paix peut être mis à profit pour les inscrire dans les dynamiques de Désarmement démobilisation et réinsertion (DDR). L&rsquo;initiative algérienne de la loi sur la concorde civile peut aussi être envisagée pour amnistier certains auteurs de délits mineurs et faire bénéficier aux auteurs de crimes de peines atténuées afin de les soustraire de la dynamique jusqu&rsquo;au-boutiste du terrorisme.</p>



<p>Les pays sahéliens sont constellés de réseaux, d&rsquo;organisations traditionnelles, de leaders influents et de mécanismes appropriés pour permettre de faire un travail fouillé sur la question des jeunes embrigadés et obtenir quelques résultats appréciables sur ce segment. L&rsquo;administration, la justice, les forces de sécurité et les services de base doivent également jouer leur partition en agissant pour obtenir la confiance des populations.</p>



<p>Cela constitue la démarche idéale pour affaiblir la dynamique terroriste dans le Sahel en ce moment. Il n&rsquo;est ni utile ni productif de se focaliser sur des leaders terroristes inscrits dans d&rsquo;autres trajectoires.</p>



<p><strong>Source :Afrique La Tribune /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>G5 Sahel, Cedeao, Uemoa… En finir avec la balkanisation institutionnelle de l’Afrique</title>
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				<pubDate>Fri, 10 Jan 2020 16:50:30 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Il est nécessaire de stopper la tendance à la création d’institutions, d’agences, de projets régionaux susceptibles de contraindre la réalisation d’une vision partagée par les États ouest-africains. L’objectif pourrait être de disposer, à l’horizon 2030, d’une seule organisation politique interétatique en Afrique de l’Ouest. S’il y a bien un domaine dans lequel l’Afrique est meilleure...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-697x1024.jpg" alt="" class="wp-image-13055" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-697x1024.jpg 697w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-204x300.jpg 204w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara.jpg 720w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption>moussa mara</figcaption></figure>



<p><strong>Il est nécessaire de stopper la tendance à la création d’institutions, d’agences, de projets régionaux susceptibles de contraindre la réalisation d’une vision partagée par les États ouest-africains. L’objectif pourrait être de disposer, à l’horizon 2030, d’une seule organisation politique interétatique en Afrique de l’Ouest.</strong></p>



<p>S’il y a bien un domaine dans lequel l’Afrique est meilleure qu’ailleurs, c’est celui qui se rapporte au nombre d’institutions, de politiques et de stratégies mises en place pour faire face aux différents défis. Ces créations effrénées produisent l’effet inverse de celui recherché : les différents services et organisations finissent pas se concurrencer plus préoccupés par la justification de leur existence que par la recherche de l’efficacité.&nbsp;On en vient finalement, comme le déplore&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/812257/culture/un-nouvel-essai-de-kako-nubukpo-prevu-en-septembre/">l’économiste togolais Kako Nubukpo dans son dernier livre</a>, à célébrer les moyens, voire les intentions, plutôt que les résultats.</p>



<p>À l’échelle régionale, les mêmes constats sont malheureusement de mise. Nous sommes champions dans la création et la superposition d’institutions, souvent du fait de circonstances particulières, voire même de décisions exogènes. L’exemple de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad),&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/167258/politique/mohammed-benhammou-la-cen-sad-est-le-meilleur-h-ritage-de-kadhafi/">une organisation qui ne doit sa création qu’à la volonté de l’ancien&nbsp;guide de la révolution libyenne&nbsp;Mouammar&nbsp;Kadhafi</a>, en est la preuve.</p>



<p>Dans une certaine mesure, c’est également le cas du G5 Sahel qui ne serait sans doute pas ce qu’il est aujourd’hui sans la forte induction de la France. D’autres institutions comme la&nbsp;Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ou l’Autorité de Liptako-Gourma – pour ne citer que deux d’entre elles – possèdent des fonctions similaires à certaines du G5 Sahel. Des similitudes existent par ailleurs entre l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et la Cedeao, obligeant ces deux institutions à mettre en place un cadre de coopération et un secrétariat technique commun afin de rationaliser leurs interventions.</p>



<h4>Rationaliser l’environnement institutionnel</h4>



<p>Si toutes ces organisations devaient réunir régulièrement et distinctement les sessions de leurs Conseils des ministres et de leurs sommets des chefs d’États, les leaders ouest-africains se déplaceraient sans cesse, pour souvent répéter les même choses, et n’auraient plus le temps de s’occuper des défis de leur pays respectif. C’est d’ailleurs ce qui les oblige parfois à jumeler les sessions des instances de ces différentes organisations.</p>



<p>Il est donc urgent de restructurer et de rationaliser l’environnement institutionnel régional pour lui donner une cohérence indispensable à ses ambitions politiques et socio-économiques. Ce processus doit partir de la décision stratégique de stopper la tendance à la création d’institutions, d’agences ou de projets régionaux, susceptibles de contraindre la réalisation d’une vision partagée par les États.</p>



<p>L’objectif pourrait être de disposer, à l’horizon 2030, d’une seule organisation politique interétatique compétente sur toutes les questions que les États ouest-africains souhaiteraient aborder ensemble. Ceci baliserait le chemin vers la réalisation et la fédération. Dans cette optique, notre institution commune, la Cedeao, préfigure cette organisation. Elle doit être dotée de la légitimité nécessaire pour cela.</p>



<h4>Une seule organisation régionale politique</h4>



<p>Dans un second temps, il conviendra d’ouvrir une période transitoire relative à la transformation progressive des organisations actuelles en agences techniques de la Cedeao sur les questions pour lesquelles elles disposent de compétences avérées et qui sont jugées pertinentes par les États.</p>



<p>En parallèle, il conviendra de supprimer celles dont la justification n’est pas probante, notamment celles ayant une compétence territoriale et non sectorielle comme le G5 Sahel et le Conseil de l’Entente. Le regroupement de certaines autres entités plus homogènes et efficientes, peut être envisagé.</p>



<p>À la fin de ce processus de réformes, qui pourra durer une décennie, l’Afrique de l’Ouest pourrait disposer d’une seule organisation régionale politique, exerçant des missions confiées par les États, et dotée de politiques et de stratégies mises en œuvre par ses structures. Elle disposera d’un système de financement stable avec des compétences claires.&nbsp;Elle sera forte et orientée uniquement vers les intérêts de la zone.</p>



<p>Après cette étape, cette institution pourrait engager une phase de plus forte intégration conduisant au fédéralisme ouest-africain. Avec l’ambition de réaliser, sur une autre décade, à l’horizon 2040, une Afrique de l’Ouest politiquement unie et qui sera la première puissance économique du continent.</p>



<p>Cet espace, le plus peuplé du continent et profondément intégré, entraînera les autres communautés régionales vers l’unité à laquelle aspiraient les fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), en 1963. Et alors, peut-être qu’il sera possible de parvenir à cette unité politique continentale d’ici le centenaire de la défunte organisation, afin de faire converger l’intégration africaine avec la prospérité économique déclinée dans l’agenda 2063.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>CEDEAO : le temps de la vraie intégration est-il venu ?</title>
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				<pubDate>Fri, 03 Jan 2020 14:42:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-1-697x1024.jpg" alt="" class="wp-image-13230" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-1-697x1024.jpg 697w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-1-204x300.jpg 204w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-1.jpg 720w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /></figure>



<p> <strong>Le samedi 21 décembre 2019 sera peut-être le point de départ, pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, de la vraie indépendance et de l&rsquo;intégration réelle porteuses de progrès pour ses 400 millions d&rsquo;habitants. Ce jour, le président Ouattara, en accord avec ses pairs de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a annoncé la disparition du Fcfa en 2020.</strong></p>



<p>C&rsquo;était à Abidjan en présence du président Emmanuel Macron, qui entrera dans l&rsquo;histoire comme le chef d&rsquo;Etat français qui a posé les jalons réels du changement de cette monnaie. Ces dispositions ont ensuite été approuvées par la 56e session ordinaire du sommet des chefs d&rsquo;Etat de la CEDEAO tenu ce même jour à Abuja.</p>



<p>Cet acte politique très fort sonne également comme une opportunité historique vers l&rsquo;union monétaire en Afrique de l&rsquo;Ouest. Il donne corps au projet Eco, non pas uniquement dans la zone l&rsquo;UEMOA, mais pour toute la zone de la Communauté économique des Etats d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO).</p>



<p>À partir de l&rsquo;année prochaine, il y aura la monnaie Eco dans la zone UEMOA, en lieu et place du Fcfa et sans lien de tutelle avec la France (suppression du compte d&rsquo;opération et aucune supervision de la gestion monétaire par Paris). Cela ouvre la perspective d&rsquo;une monnaie de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest qui fonctionnera selon le modèle de la zone euro avec la possibilité de l&rsquo;élargir progressivement aux pays qui le veulent et qui le peuvent.</p>



<p>D&rsquo;ores et déjà il y a en ligne de mire la Guinée, le Ghana, le Cap-Vert et les pays anglophones de dimensions démographique et économique plus modestes (Sierra Leone, Gambie, Liberia) et un jour, le plus tôt étant le mieux, le Nigeria, leader naturel de cette zone. Cet élargissement sera accompagné par un approfondissement de la gouvernance avec la mise en place de dispositifs de mutualisation des risques, des politiques communes et d&rsquo;Institutions appropriées qui donneront progressivement à la zone les attributs indispensables à son fonctionnement vers la réalisation de ses objectifs.</p>



<p>L&rsquo;étape suivante sera d&rsquo;insérer progressivement l&rsquo;UEMOA au sein du dispositif de la CEDEAO de manière à ouvrir le chantier indispensable de la clarification institutionnelle au sein de la zone. Il convient de fondre à ce titre, le dispositif de gouvernance économique et monétaire de l&rsquo;UEMOA (critères de convergence et de surveillance multilatéraux) dans le nouveau système de gestion de la monnaie d&rsquo;une part et, d&rsquo;autre part, de transférer ses missions sectorielles (agriculture, éducation, santé&#8230;) à la CEDEAO en y intégrant les Institutions spécialisées qui leur sont liées.</p>



<p>La réforme de la CEDEAO, l&rsquo;amélioration de ses procédures et l&rsquo;accroissement de ses moyens permettront d&rsquo;assurer cette mutation importante qui devra être conduite à moyen terme. L&rsquo;absorption de l&rsquo;UEMOA par la CEDEAO ne sera pas le seul chantier de rationalisation institutionnelle dans la zone Ouest africaine. Il existe dans cette zone géographique une ribambelle d&rsquo;organisations interétatiques, aux ambitions quelques fois superposées. Certaines d&rsquo;entre elles ont une vocation technique et d&rsquo;autres sont centrées sur des espaces précis. Il est impératif de revisiter cet environnement institutionnel encombré pour le simplifier et le rendre plus efficient. Sortons enfin de la balkanisation institutionnelle en Afrique de l&rsquo;Ouest !</p>



<p>Le G5 Sahel, l&rsquo;autorité du Liptako Gourma, le Comité Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), l&rsquo;organisation du bassin du lac Tchad (CBLT) ou encore l&rsquo;organisation de la Mano River&#8230; Les pays de cet espace doivent se fixer un horizon stratégique de conversion vers une seule organisation politique avec des vocations sectorielles sur l&rsquo;espace ouest-africain. Ce qui leur permettra d&rsquo;engager la transformation progressive de certaines organisations en structure technique de la CEDEAO et la suppression d&rsquo;autres ayant fait leur temps sans impact ou dont l&rsquo;utilité reste sujette à caution.</p>



<p>Dans cette dernière catégorie figure le G5 Sahel qui est plus une organisation d&rsquo;inspiration française qu&rsquo;une organisation réellement pensée et créée par ses Etats membres. Il n&rsquo;est pas indispensable de donner une réalité institutionnelle à des spécificités géo-climatiques. Les pays comprenant des aires climatiques particulières, élaborent des politiques qui les adresser sans créer d&rsquo;Institution dédiée. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il convient de faire à l&rsquo;aune de la région ouest-africaine.</p>



<p>Les stratégies élaborées pour faire face aux défis sahéliens doivent être confiées à l&rsquo;organisation politique majeure de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO), en complémentarité avec les pays, pour être mises en œuvre. Le G5 Sahel étant à ses balbutiements et peinant à prendre son envol, il est souhaitable de prendre la décision politique courageuse de la supprimer et de transférer ses missions et stratégies à la CEDEAO.</p>



<p>Une période transitoire peut être retenue pour faciliter cette mutation qui s&rsquo;inscrit dans une démarche stratégique de construction progressive d&rsquo;une seule entité politique et économique en charge du management de cet espace. Le projet devrait être soutenu par la vision de l&rsquo;établissement, d&rsquo;ici une décennie, d&rsquo;une institution portée par les Etats et surtout par les peuples, dotée d&rsquo;un fonctionnement démocratique, et compétente pour traiter des sujets communs.</p>



<p>A ce titre, les questions de sécurité, de lutte contre le terrorisme et la criminalité régionale et transfrontalière pourront être adressées avec plus d&rsquo;efficacité. C&rsquo;est à ce titre d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il convient de soutenir la récente initiative de la CEDEAO d&rsquo;allouer un milliard de dollars US aux enjeux sécuritaires de l&rsquo;espace ouest-africain.</p>



<p>L&rsquo;opérationnalisation des forces en attente participe de cette volonté. Les troupes du G5 Sahel peuvent constituer quelques bataillons à partir de cette force dans un cadre plus intégré et porté par davantage d&rsquo;Etats. Le chancelier allemand Bismarck reconnaissait la primauté de la géographie en affirmant : «&nbsp;<em>Nous faisons l&rsquo;histoire, mais nous subissons la géographie</em>&nbsp;».</p>



<p>L&rsquo;avenir des pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest ne se jouera ni à Paris ni à New York ou Beijing, mais en Afrique de l&rsquo;Ouest. L&rsquo;opportunité ouverte par la disparition du Fcfa doit être transformée pour faire de cette zone, la mieux intégrée et la mieux organisée en Afrique afin de lui ouvrir des perspectives socio-économiques et géopolitiques favorables. Cela pourrait se traduire politiquement par une CEDEAO dirigée par un exécutif émanant des Etats, supervisé par un parlement élu directement par les peuples au lieu de simples délégués issus des parlements nationaux. Cela pourrait également, dans un horizon plus lointain, s&rsquo;illustrer par la constitution d&rsquo;une fédération des Etats d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest avec un président fédéral élu par l&rsquo;ensemble des peuples de la zone.</p>



<p>Cette ambition nourrie par Kwame Nkrumah&nbsp;, Modibo KEITA et d&rsquo;autres pères fondateurs nécessite toutefois des leaderships avérés dans les pays qui regardent dans la même direction. Elle nécessite aussi et surtout un leadership fort et visionnaire à la tête du Nigeria, géant d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest qui doit accepter de s&rsquo;ouvrir à l&rsquo;intégration, consentir à fournir les efforts que cela nécessite et s&rsquo;engager à exercer de manière permanente son leadership. Les grandes unions régionales sont celles où le leadership est clair, visionnaire et exemplaire. Alors quand aura-t-on et qui sera le Nkrumah nigérian ?</p>



<p><strong>Source: Afrique La Tribune /Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;Afrique a-t-elle enfin compris que l&#8217;union fait la force ?</title>
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				<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 12:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/moussa-mara-697x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8843" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/moussa-mara-697x1024.jpg 697w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/moussa-mara-204x300.jpg 204w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/moussa-mara.jpg 720w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption>Moussa Mara ancien premier ministre du mali</figcaption></figure>



<p> <strong>Eco en Afrique de l&rsquo;Ouest et Zleca pour tout le Continent&#8230; Aucun pays, aucune nation ne peut espérer se développer si ses voisins ne le sont pas. Plutôt que de s&rsquo;y opposer, nous devons nous organiser pour créer les conditions de croissance et de développement partagés.</strong></p>



<p>Les pères fondateurs de l&rsquo;unité africaine, en 1963, avaient décidé de faire l&rsquo;unité politique par la création de l&rsquo;Organisation de l&rsquo;unité africaine (OUA) avant d&rsquo;engager le chantier de l&rsquo;intégration économique. Leurs successeurs à la fin du siècle dernier, en portant sur les fonts baptismaux l&rsquo;Union africaine (UA) en remplacement de l&rsquo;OUA ont privilégié de nouveau la politique et la diplomatie à l&rsquo;économie, non sans avoir prévu un approfondissement des relations économiques au sein de chacune des cinq communautés économiques régionales.</p>



<p>Ils ont également ouvert le chantier de la future monnaie unique, la future banque centrale africaine ainsi que d&rsquo;autres instruments de construction économique continentale (fonds de développement, passeport,) jusqu&rsquo;à l&rsquo;agenda 2063 adopté il y a quelques années, le tout reposant essentiellement sur des projets d&rsquo;infrastructures d&rsquo;intégration.</p>



<p>L&rsquo;économie, jusque-là parent pauvre de l&rsquo;intégration du Continent, s&rsquo;est de ce fait progressivement imposée pour devenir maintenant l&rsquo;axe principal de l&rsquo;action de nos organisations politiques continentales. Cela paraît évident, car c&rsquo;est par l&rsquo;économie que les ensembles se constituent, l&rsquo;intérêt étant la plus grande source de motivation des hommes et donc des nations. Les grands ensembles continentaux qui ont prospéré ailleurs (ALENA en Amérique, ASEAN en Asie ou encore l&rsquo;Union européenne) ont toutes été constituées sur l&rsquo;économie et l&rsquo;ambition de la prospérité partagée.</p>



<p>Nos dirigeants semblent ainsi se rendre à l&rsquo;évidence et aller dans ce sens. En Afrique de l&rsquo;Ouest, zone régionale ayant développé le plus grand nombre de textes et de dispositifs juridiques et politiques d&rsquo;intégration, une avancée significative vient d&rsquo;être actée, à Abuja le 29 juin dernier, avec l&rsquo;adoption du principe d&rsquo;une monnaie unique pour les 15 pays membres de la CEDEAO.</p>



<h4>Créer les conditions de croissance</h4>



<p>Dans cette zone, la libre circulation des hommes et des marchandises est bien engagée. Elle dispose d&rsquo;un tarif extérieur commun et de dispositifs de convergence économique suivis par ses organes. Théoriquement, elle est en voie de réaliser les conditions qui lui permettront de disposer d&rsquo;une monnaie commune et d&rsquo;accélérer ainsi son intégration économique. Ce pas franchi cette année constitue sans doute le progrès le plus important réalisé par l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest sur le chemin de l&rsquo;unité économique depuis la création de la CEDEAO en 1975. Quelques jours plus tard, le 7 juillet 2019, à l&rsquo;occasion du sommet de l&rsquo;Union africaine, un pas significatif, également le plus important depuis la création de l&rsquo;organisation en 1963, a été franchi avec l&rsquo;entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale (Zleca), dont la signature de la convention a été actée par presque tous les Etats du Continent, la ratification ayant été faite par plus de la moitié d&rsquo;entre eux.</p>



<p>L&rsquo;Afrique envoyait ainsi au monde le message très fort de sa volonté de commercer avec elle-même et de partager en son sein la prospérité et la croissance. Le vieux principe incontesté de la prégnance de la géographie sur toutes autres considérations a eu à Niamey son illustration la plus concrète depuis cinquante ans en Afrique. Aucun pays, aucune nation ne peut espérer se développer si ses voisins ne le sont pas. Plutôt que de s&rsquo;y opposer, nous devons plutôt nous organiser pour créer les conditions de croissance et de développement partagés. Et le développement passe impérativement par la création de richesse, les échanges, la liberté d&rsquo;entreprendre et de circuler, etc.</p>



<p>En réunissant les conditions pour que les créateurs et les entrepreneurs puissent bénéficier du potentiel spatial, climatique, géologique, démographique du continent. Les dirigeants viennent de poser l&rsquo;un des jalons les plus remarquables de l&rsquo;essor de l&rsquo;Afrique.</p>



<h4>L&rsquo;année de tous les espoirs</h4>



<p>La concomitance de ces deux évènements, à l&rsquo;échelle régionale et continentale -qui se complètent idéalement d&rsquo;ailleurs (la monnaie ouest-africaine préfigurant la monnaie africaine)- fait de cette année celle de tous les espoirs sur le Continent. Cet espoir ne doit pas masquer les nombreuses difficultés qu&rsquo;il faudra surmonter. Les fameuses règles de convergence économique et la difficulté de plusieurs Etats d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest à se discipliner financièrement pour maintenir la monnaie dans une certaine stabilité sont des réalités indéniables.</p>



<p>La principale menace vient du Nigeria, pays le plus puissant de la zone et dont la richesse dépasse de plus de 20% celle des 14 autres pays réunis ! Autrement dit, dans cet ensemble, si le Nigeria venait à rencontrer une difficulté majeure, c&rsquo;est toute la zone qui en subirait le contre coup.</p>



<p>La seconde difficulté est due aux dogmes sur lesquels est bâti le Fcfa, monnaie regroupant huit des quinze pays de la zone. Ces dogmes devront évoluer pour donner une chance à l&rsquo;entrée en vigueur de la future monnaie unique. Autrement dit, des efforts sont à fournir par le Nigeria et des concessions à faire par l&rsquo;UEMOA pour que la monnaie puisse être une réalité d&rsquo;ici quelques années. Sur le Continent, la donne est nettement plus compliquée et de nombreuses négociations sont prévues pour donner corps à la Zleca.</p>



<p>Il y a au préalable la réticence de certains pays qui craignent pour leur économie et leur industrie lesquelles bénéficient de protections pour prospérer. Là également les entreprises nigérianes sont au premier plan en la matière, mais avec des coûts sociaux très forts, ce qui n&rsquo;est pas pertinent à long terme. Ce grand pays dont les potentiels ne sont pas suffisamment exploités aura besoin de s&rsquo;ajuster, avec des implications difficiles, mais porteuses de progrès à moyen et long termes. Il lui faut un leadership politique fort et visionnaire pour lui permettre de prendre le cap de l&rsquo;ouverture dont il serait le futur grand bénéficiaire.</p>



<p>D&rsquo;autres pays moyennement industrialisés sont logés à la même enseigne et devraient être convaincus de faire le pari de l&rsquo;acceptation de la Zleca afin de porter l&rsquo;idéal économique panafricain vers le progrès. Des négociations doivent être conduites sur les règles d&rsquo;origine permettant au Continent de se prémunir contre le dumping commercial d&rsquo;autres pays extérieurs tout en ouvrant la porte aux échanges de produits manufacturés africains.</p>



<h4>Compter sur le leadership visionnaire de nos dirigeants !</h4>



<p>Cette question est cruciale et mérite une attention soutenue et une vigilance accrue. Il s&rsquo;agira d&rsquo;encourager les transferts de technologie en Afrique d&rsquo;une part et faciliter la circulation des produits sur le marché africain d&rsquo;autre part, tout en permettant à chaque pays d&rsquo;obtenir une part de la nouvelle prospérité créée. Exercice facile à mettre en œuvre pour un pays comme la Chine dans les années 1980, mais autrement plus redoutable quand il s&rsquo;agit de 54 pays ! Nous devons là également prendre le pari de l&rsquo;intelligence et de la technicité de nos experts. Mais surtout, nous devons compter sur le leadership visionnaire de nos dirigeants !</p>



<p>On l&rsquo;aura donc compris&nbsp;: la politique reste tout de même le levier par lequel il faudra encore passer pour créer les conditions de la prospérité économique. L&rsquo;Afrique recèle-t-elle encore de leaders visionnaires capables d&rsquo;orienter leur nation de manière à ce qu&rsquo;elles fournissent les efforts indispensables à cette ouverture, a priori risquée, mais porteuse de prospérité ? De la réponse à cette question dépendra le sort des réformes majeures et une partie substantielle de l&rsquo;idéal panafricain.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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