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	<title>monnaie unique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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		<title>Monnaie unique : l’Afrique de l’Ouest étale ses divisions</title>
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				<pubDate>Fri, 17 Jan 2020 12:40:16 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-1-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-13338" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-1.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-1-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-1-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Le Nigeria et les autres pays anglophones de la région ont affiché à Abuja leur désaccord avec la réforme du franc CFA annoncée en décembre et l’avènement de l’éco.</strong></p>



<p>Quel avenir pour une monnaie unique en Afrique de l’Ouest&nbsp;? Le Nigeria et les autres pays anglophones de la région ont affiché, jeudi 16 janvier à Abuja, leur désaccord avec leurs voisins francophones, qui viennent tout juste d’annoncer une réforme soutenue par Paris.</p>



<p>Les six pays de la Zone monétaire ouest-africaine (WAMZ) ont <em>« noté avec préoccupation la déclaration visant à renommer unilatéralement le franc CFA en éco d’ici à 2020 »</em>, selon un communiqué publié à l’issue de cette rencontre entre les ministres des finances et les gouverneurs des Banques centrales. La WAMZ est composée du Nigeria, du Ghana, du Liberia, de la Sierra Leone, de la Gambie ainsi que d’un pays francophone, la Guinée (Conakry), qui n’a jamais fait pas partie de la zone franc CFA</p>



<p>Ces pays estiment que&nbsp;<em>«&nbsp;cette action n’est pas conforme aux décisions&nbsp;»</em>&nbsp;de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) en vue de&nbsp;<em>«&nbsp;l’adoption de l’éco comme nom de la monnaie unique&nbsp;»</em>&nbsp;de toute la région, dont l’idée est débattue depuis bientôt trente ans et a été relancée en 2018. Un sommet réunissant les chefs d’Etat de la WAMZ est prévu&nbsp;<em>«&nbsp;bientôt&nbsp;»</em>&nbsp;pour décider de la conduite à tenir, précise le communiqué final.</p>



<h4>Critères de convergence</h4>



<p>Huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), qui utilisent le franc CFA, avaient annoncé fin décembre 2019 leur décision de remplacer leur monnaie commune par l’eco.</p>



<p>Une manière de rompre symboliquement les liens très controversés avec la France, ancienne puissance coloniale, qui accueille notamment la moitié de leurs réserves de changes en échange de la convertibilité du franc CFA avec l’euro.</p>



<p>L’annonce surprise avait été faite par le président ivoirien Alassane Ouattara lors d’une visite à Noël de son homologue français Emmanuel Macron, l’un de ses principaux alliés politiques dans la région, au lendemain d’un sommet de la Cédéao qui avait encouragé les efforts visant à mettre en place une monnaie unique ouest-africaine d’ici à juillet.</p>



<p>Les réactions immédiates à ce moment qualifié d’<em>«&nbsp;historique&nbsp;»</em>avaient été mitigées côté anglophone, où l’on se méfie généralement d’une influence française aux relents jugés post-coloniaux dans cette région.</p>



<p>Les pays anglophones ont pu voir, derrière ce changement de nom, une simple réforme du franc CFA, bien loin des ambitions initiales de monnaie unique qui rassemblerait toute l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p>Après l’annonce d’Abidjan, le Ghana s’était dit <em>« déterminé »</em> à faire tout son possible pour <em>« rejoindre bientôt »</em> les pays francophones, tout en les exhortant à renoncer à la parité fixe de l’éco avec l’euro, qui est maintenue, bien qu’elle soit très critiquée et que selon le projet original, la monnaie unique ouest-africaine ne devait être arrimée à aucune devise étrangère.</p>



<p>C’était sans compter avec le Nigeria, poids lourd économique de la région, qui pèse à lui tout seul près de 70&nbsp;% du PIB de la Cédéao et n’a jamais caché ses réticences au principe même d’une monnaie unique.</p>



<p>Sa ministre des finances, Zainab Shamsuna Ahmed, a répété à maintes reprises que les pays ouest-africains n’étaient pas prêts à une quelconque union monétaire tant qu’ils ne respecteraient pas les critères de convergence&nbsp;: un déficit budgétaire n’excédant pas 3&nbsp;%, une inflation à moins de 10&nbsp;% et une dette inférieure à 70&nbsp;% du PIB. Or, à ce stade, seul le Togo répond à ces exigences.</p>



<h4>Politique protectionniste</h4>



<p>Pour Tokunbo Afikuyomi, du cabinet d’analyse économique Stears Business basé à Lagos, la décision de rebaptiser le franc CFA en éco pourrait être une manière pour les pays comme la Côte d’Ivoire de&nbsp;<em>«&nbsp;prendre le leadership régional&nbsp;»</em>&nbsp;en sachant que le Nigeria ne suivrait pas.</p>



<p><em>«&nbsp;A l’heure actuelle, le gouvernement nigérian n’a pas la volonté politique de mettre en place cet éco. Cela signifierait pour ce pays perdre le contrôle de sa politique monétaire&nbsp;»</em>&nbsp;avec la création d’une Banque centrale d’Afrique de l’Ouest, explique le spécialiste.</p>



<p>Or le géant pétrolier mène depuis plusieurs années une politique économique protectionniste qui va souvent à l’encontre de l’intégration régionale prônée par la Cédéao, comme on l’a vu avec la fermeture de ses frontières terrestres pour endiguer la contrebande de pétrole et de riz depuis cet été, qui asphyxie ses voisins.</p>



<p>D’autre part, souligne Tokunbo Afikuyomi, rejoindre une union monétaire comporte potentiellement plus de risques que de bénéfices pour le Nigeria, pour qui les marchés des pays de la Cédéao représentent un intérêt limité par rapport à son propre marché intérieur et ses 200 millions d’habitants.</p>



<p><em>«&nbsp;Si l’un de ces pays se retrouve en difficulté, c’est le Nigeria qui devra venir à sa rescousse, comme l’Allemagne et la France l’ont fait avec la Grèce&nbsp;»,</em>&nbsp;pour éviter une faillite de l’Union européenne, détaille l’analyste. «&nbsp;<em>Et le Nigeria n’en a aucune envie.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Carlos Lopes  : « Je reste convaincu que l&#8217;Eco ne verra pas le jour en 2020 »</title>
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				<pubDate>Wed, 09 Oct 2019 13:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/carlos-lopes03_0_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-10167" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/carlos-lopes03_0_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/carlos-lopes03_0_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/carlos-lopes03_0_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Carlos Lopes</figcaption></figure>



<p> <strong>Carlos Lopes, ancien Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l&rsquo;Afrique (UNECA), actuellement à la manœuvre dans la refonte des relations entre l&rsquo;Union européenne (UE) et l&rsquo;Union africaine (UA), revient sur l&rsquo;intégration régionale pour laquelle l&rsquo;aide au développement serait tout simplement devenue anachronique.</strong></p>



<p><strong>La Tribune Afrique&nbsp;&#8211; En juillet dernier, vous avez été nommé Haut représentant de l&rsquo;UA dans le cadre des négociations pour des accords renouvelés avec l&rsquo;UE. Quelle analyse faites-vous des relations euro-africaines qui reposent encore largement sur l&rsquo;aide au développement ?</strong></p>



<p><strong>Carlos Lopes</strong>&nbsp;&#8211; Bien que l&rsquo;aide au développement se réduise quelque peu (-4% des aides publiques au développement vers l&rsquo;Afrique en 2018 selon l&rsquo;OCDE,&nbsp;<em>NDLR</em>), cette situation est le fruit d&rsquo;une longue tradition. L&rsquo;Afrique a besoin de transformations structurelles et l&rsquo;aide au développement n&rsquo;est pas la solution appropriée. Nous avons besoin d&rsquo;un nouveau paradigme, c&rsquo;est la raison pour laquelle la relation avec la Chine a pris autant d&rsquo;importance, car elle accompagne concrètement cette transformation.</p>



<p>L&rsquo;UE demeure le principal partenaire en matière de commerce et d&rsquo;investissements, mais lorsque l&rsquo;on analyse les tendances lourdes et que l&rsquo;on étudie la situation «&nbsp;de pays à pays&nbsp;», la Chine est de loin, le principal partenaire des pays africains. Le commerce entre l&rsquo;Afrique et la Chine a triplé sur les 15 dernières années alors qu&rsquo;il s&rsquo;affaiblit peu à peu avec l&rsquo;Europe. Il en va de même au niveau des investissements chinois en plein essor, face à la décroissance des investissements européens. Si la situation perdure, il faudra peu de temps avant que les investissements chinois en Afrique ne dépassent ceux de l&rsquo;UE. Il est temps pour les Européens de se réveiller pour renouveler la relation qu&rsquo;ils entretiennent avec l&rsquo;Afrique et dépasser le cadre de l&rsquo;aide au développement.</p>



<p><strong>Selon vous, la politique africaine du président Emmanuel Macron représente-t-elle une véritable rupture avec celles de ses prédécesseurs&nbsp;?</strong></p>



<p>Pour l&rsquo;instant, les résultats ne sont pas encore là. Il n&rsquo;y a pas de changement radical de politique commerciale observé. Le président Emmanuel Macron a développé un nouveau discours et envisage probablement une nouvelle méthode, mais on attend les résultats concrets surtout au niveau de l&rsquo;industrialisation et de la transformation structurelle.</p>



<p><strong>Face à l&rsquo;UE et à la Chine, comment se positionnent les Etats-Unis et quels sont les résultats de&nbsp;</strong><strong>l&rsquo;</strong><strong><em>African Growth and Opportunity Act</em></strong>&nbsp;<strong>(AGOA) ?</strong></p>



<p>Les préoccupations des Etats-Unis autour de l&rsquo;Afrique se concentrent surtout autour de la présence chinoise qui y étend son influence géopolitique.</p>



<p>L&rsquo;AGOA adoptée en 2000 permet certaines facilités, mais elles peuvent être interrompues à n&rsquo;importe quel moment. C&rsquo;est volontaire, il n&rsquo;y a aucune obligation sur la durée or, les investisseurs ont besoin de garanties sur du long terme pour investir dans une usine ou dans des infrastructures lourdes. A défaut de garanties suffisantes, ils n&rsquo;investissent pas&nbsp;! Si vous disposez de concessions commerciales qui permettent d&rsquo;importer à taux 0 pendant 5 ans aux Etats-Unis et que vous ignorez ce qu&rsquo;il adviendra durant la 6e année, le risque est trop grand. L&rsquo;AGOA n&rsquo;a donc pas produit les résultats escomptés. Seuls les pays qui étaient déjà dotés d&rsquo;industries ont pu en bénéficier, mais il n&rsquo;y a pas eu d&rsquo;effet d&rsquo;entraînement.</p>



<p><br><strong>Actuellement, le commerce intra-africain représente peu ou prou 20 % des échanges. C</strong><strong>oncrètement que peut attendre l&rsquo;Afrique de la Zleca (Zone de libre-échange continentale) à court et moyen termes ?</strong></p>



<p>La Zleca a obtenu l&rsquo;adhésion de la majorité des pays africains, soit 54 des 55 pays africains, c&rsquo;est-à-dire tous, sauf l&rsquo;Erythrée. L&rsquo;accord a été ratifié par 27 pays, et ce, dans des délais très courts si l&rsquo;on compare avec d&rsquo;autres accords commerciaux de même portée. Cela ferme un cycle de doutes relatifs à la volonté politique. Néanmoins, il reste un travail technique très lourd à mener. Nous en sommes aux discussions sur les barrières non tarifaires, sur les règles relatives au commerce et aux services et il nous faut introduire toutes les discussions concernant la propriété intellectuelle&#8230; Cela prendra encore plusieurs années avant d&rsquo;obtenir un accord définitif.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;harmonisation tarifaire est bien avancée et le système de paiement et de compensation de paiement va entrer rapidement en vigueur, ce qui permettra d&rsquo;utiliser les monnaies africaines pour les changes plutôt que d&rsquo;utiliser d&rsquo;autres monnaies étrangères pour commercer en Afrique. Enfin, l&rsquo;Afrique peut commencer dès à présent à négocier d&rsquo;une même voix.</p>



<p><strong>Vous semblez optimiste sur l&rsquo;opérationnalisation de la Zleca et beaucoup moins concernant l&rsquo;Eco, la monnaie unique de la zone CEDEAO&#8230;</strong></p>



<p>Je reste convaincu que l&rsquo;Eco ne verra pas le jour en 2020, comme cela a été annoncé, car les conditions techniques ne sont pas réunies. Un certain nombre de convergences et de politiques macroéconomiques ne sont toujours pas mises en place en Afrique occidentale pour lancer cette monnaie. En attendant, le débat sur le franc CFA va se poursuivre&#8230; Il faut absolument réformer le franc CFA et le fruit est mûr. Certaines caractéristiques ne font pas sens pour la promotion de la transformation et pour l&rsquo;intégration africaine. Il nous faut utiliser les réserves des pays de la zone franc de façon plus efficace. Le fameux compte d&rsquo;opération donne certes, un certain nombre de garanties pour la couverture des transactions, via la Banque de France et à travers elle, via la Banque européenne, mais avec des taux d&rsquo;intérêt aussi bas, ce n&rsquo;est pas dans l&rsquo;intérêt des pays de cette zone. Il faut que cela change afin que la politique monétaire devienne un véritable instrument de politique économique.</p>



<p><strong>Quel regard portez-vous sur les débats entre l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique concernant les questions migratoires&nbsp;?</strong></p>



<p>Ouvrir des négociations de «&nbsp;continent à continent&nbsp;» avec l&rsquo;UE est l&rsquo;une des priorités de l&rsquo;Union africaine. La question doit être abordée d&rsquo;une manière singulièrement différente, de façon à ce que soit respecté le principe de mobilité humaine, et ce, dans l&rsquo;intérêt de tous. Nous disposons aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une sorte de «&nbsp;fourre-tout&nbsp;» d&rsquo;arrangements qui ne résout pas la question. Il faut également éviter d&rsquo;hystériser le débat. N&rsquo;oublions pas que les migrations africaines se réalisent essentiellement sur le continent [d&rsquo;après les indicateurs des Nations Unies, sur les 258 millions de migrants répertoriés dans le monde, les Africains ne représentent que 36 millions dont 80% restent sur le continent;&nbsp;<em>NDLR</em>]. Il faut arrêter de penser qu&rsquo;il y a une fuite des migrants hors d&rsquo;Afrique.</p>



<p><strong>Le climat est également l&rsquo;une des priorités inscrites à l&rsquo;agenda de l&rsquo;UA. De quelle manière abordez-vous ce défi&nbsp;?</strong></p>



<p>L&rsquo;Afrique a longtemps été considérée comme une victime sur cette question. Il est vrai que nous souffrons d&rsquo;une forme d&rsquo;injustice climatique, car nous sommes particulièrement impactés par les effets des Gaz à effets de serre (GES) alors que nous en émettons beaucoup moins que les autres continents. Il faut transformer le rôle de l&rsquo;Afrique dans ces débats, car elle peut être actrice en matière de solution climatique. Pour ce faire, nous devons notamment nous engager sur la voie d&rsquo;une industrialisation verte et optimiser les ressources de l&rsquo;économie bleue à travers la plateforme maritime dont nous disposons et qui est la plus étendue de tous les continents. Il est temps de sortir l&rsquo;Afrique de cette vision paternaliste sur le climat.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>La Cédéao adopte le nom d&#039; »Eco » pour sa monnaie unique</title>
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				<pubDate>Sun, 30 Jun 2019 09:14:11 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/logo_banner-3.jpg" alt="" class="wp-image-6190" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/logo_banner-3.jpg 633w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/logo_banner-3-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 633px) 100vw, 633px" /></figure>



<p><strong>Les dirigeants de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cédéao) ont formellement adopté le nom d' »Eco » pour leur projet de monnaie unique dont ils souhaitent la création dès 2020.</strong></p>



<p>« Eco a été adopté comme le nom de la monnaie unique de la Cédéao », est-il écrit dans la déclaration finale de cette rencontre entre représentants des 15 pays membres de l&rsquo;organisation.</p>



<p>Ce nom avait déjà été évoqué à l&rsquo;occasion d&rsquo;une rencontre des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales de la zone, mi-juin à Abidjan, en Côte d&rsquo;Ivoire.Les ministres chargés des questions financières des pays membres de l&rsquo;organisation avaient aussi, depuis Abidjan, rappelé la date de 2020 pour la mise en circulation de cette monnaie.</p>



<p>Le principe d&rsquo;un régime de change flexible pour l' »Eco » a été formellement adopté par les chefs d&rsquo;État et de gouvernement de la Cédéao, rapporte l&rsquo;Agence France-Presse, citant un communiqué publié à la fin de leur réunion, ce samedi, à Abuja, au Nigeria. Discutée depuis une trentaine d&rsquo;années, cette monnaie unique entre les 15 pays de l&rsquo;organisation &#8211; dont huit utilisent le franc CFA, arrimé à l&rsquo;euro &#8211; est vue comme un pari risqué par certains analystes. Mais l&rsquo;initiative serait un symbole politique fort.</p>



<p><em>Sylvain Kopoin, directeur exécutif de la Fédération ivoirienne des petites et moyennes entreprises, pense qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible de mettre en circulation une monnaie unique dans les pays de la Cédéao dès 2020. </em></p>



<p>Source: BBC/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </p>
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