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	<title>Mohammed VI &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Mohammed VI &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Maroc : quelles seront les priorités stratégiques des cinq prochaines années ?</title>
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				<pubDate>Tue, 12 Oct 2021 16:24:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>A nouvelle étape, nouvelle stratégie. Le discours du roi Mohammed VI, prononcé vendredi dernier à l&rsquo;ouverture de la première session de la première année législative de la 11e législature, est une véritable feuille de route qui fixe les orientations auxquelles l&rsquo;Exécutif devra s&rsquo;atteler au cours de son mandat de cinq ans. En effet, le discours royal intervient cette année après la séquence de désignation du nouveau gouvernement conduit par Aziz Akhannouch et le parachèvement de la constitution des exécutifs des régions, des villes et des différents conseils communaux et provinciaux, suite aux élections législatives, régionales et communales du 8 septembre dernier. Organisés le même jour, ces scrutins ont enregistré un taux de participation important et permis un large renouvellement au sein des instances représentatives aussi bien à l&rsquo;échelle du parlement qu&rsquo;au niveau des conseils des collectivités territoriales.</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Ce scrutin consacre la victoire du choix démocratique fait par le Maroc, ainsi que la normalité des alternances dans la gestion des affaires publiques</em>&nbsp;», a déclaré le souverain marocain, commentant les élections du 8 septembre.</p>



<h2>Consolider la souveraineté face aux enjeux de la compétitivité internationale</h2>



<p>«&nbsp;<em>Cette législature s&rsquo;amorce à un moment où le Maroc entre dans une phase nouvelle qui requiert la mutualisation des efforts autour des priorités stratégiques. Ainsi, notre pays sera plus apte encore à poursuivre son processus de développement et à relever les défis extérieurs</em>&nbsp;». C&rsquo;est ainsi que le souverain annonce trois grandes priorités stratégiques qui cadreront le travail de l&rsquo;équipe gouvernementale.</p>



<p>Premier pôle, la souveraineté, lorsque le chef de l&rsquo;Etat marocain rappelle que la crise pandémique a révélé le retour en force du thème de la souveraineté, avec des enjeux de compétition internationale&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous soulignerons d&rsquo;abord la nécessaire consolidation de la place occupée par le Maroc et la défense impérieuse de ses intérêts supérieurs, particulièrement dans la conjoncture présente qui charrie dans son sillage défis, risques et menaces. De fait, la crise pandémique a révélé le retour en force du thème de la souveraineté. Qu&rsquo;elle soit sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire ou autre, sa préservation est devenue l&rsquo;enjeu d&rsquo;une véritable compétition qui suscite des réactions fébriles chez certains. Si de nombreux pays ont connu d&rsquo;importants dysfonctionnements dans la fourniture et la distribution des produits de première nécessité, le Maroc a réussi, lui, à gérer ses besoins en la matière et à assurer un approvisionnement normal et suffisant de ses marchés&nbsp;</em>».</p>



<p>Pour consolider les efforts de résilience entamés notamment depuis le début de la pandémie, ainsi que l&rsquo;autonomie et la sécurité stratégiques du pays, le roi Mohammed VI ordonne la mise en place d&rsquo;un dispositif national intégré portant sur la réserve stratégique de produits de première nécessité, notamment alimentaires, sanitaires et énergétiques, avec une mise à jour continue des besoins nationaux.</p>



<p>L&rsquo;injonction royale sur ce sujet hautement stratégique procède d&rsquo;une lecture géopolitique et géoéconomique, tirant les leçons de la crise de Covid-19 et prenant en considération les risques et les incertitudes d&rsquo;un environnement international en perpétuelles turbulences. Ce devrait donc constituer un axe important du nouveau programme gouvernemental, lequel aura notamment à prévoir la réforme du cadre juridique organisant les stocks de sécurité, l&rsquo;engagement d&rsquo;investissements conséquents dans les capacités nationales de stockage et de réserves stratégiques, ainsi que le développement de la production nationale de certains produits importés.</p>



<h2><strong>Consolider la résilience et amortir les chocs de la crise pandémique</strong></h2>



<p>Le second volet de la stratégie royale porte sur la relance économique, notamment pour surmonter les difficultés créées par la crise pandémique. Le souverain livre dans ce sens une vision optimiste et rassurante, et affirme que le Maroc va poursuivre sereinement son projet de développement, tout en en accélérant le rythme des réformes. «&nbsp;<em>En termes de protection de la santé des citoyens et de soutien aux secteurs et aux catégories touchés, nous disposons d&rsquo;acquis solidement engrangés. De fait, en assurant la gratuité du vaccin, en dépit du coût qui se chiffre en milliards, l&rsquo;Etat s&rsquo;est acquitté de son devoir, veillant à ce que les besoins fondamentaux des citoyens soient satisfaits et que la période de crise soit la moins pénible possible pour eux</em>&nbsp;», rassure le roi du Maroc.</p>



<h2><strong>Un nouveau modèle de développement et une nouvelle génération de projets et de réformes intégrés</strong></h2>



<p>La troisième priorité de la feuille de route royale porte sur le déploiement du nouveau modèle de développement (NMD)&nbsp;: «&nbsp;<em>Quant au troisième volet, il a trait à l&rsquo;opérationnalisation du modèle de développement et au lancement d&rsquo;une nouvelle génération de projets et de réformes intégrés. C&rsquo;est pourquoi Nous aspirons à ce que cette législature soit le point de départ de cette dynamique volontariste ambitieuse incarnant l&rsquo;intelligence collective des Marocains. A cet égard, il convient de rappeler que le modèle de développement n&rsquo;est pas un plan de mesures figé au sens conventionnel du terme. Il constitue plutôt un cadre général propice à l&rsquo;action et apte à instaurer de nouvelles règles, à ouvrir de larges perspectives devant chacun et tous. En outre, « le Pacte national pour le Développement » représente un levier essentiel pour la mise en œuvre de ce modèle, en ce qu&rsquo;il symbolise un engagement national souscrit envers Notre Majesté et à l&rsquo;égard des Marocains</em>&nbsp;», explique le souverain marocain.</p>



<p>La Législature va ainsi s&rsquo;atteler à la mise en œuvre du nouveau modèle de développement (NMD), un chantier stratégique annoncé par le roi Mohammed VI en août 2019. Le gouvernement et le parlement inscriront leur action dans le cadre du référentiel que constitue le «&nbsp;Pacte national pour le développement&nbsp;». Le souverain tiendra à rappeler que le NMD n&rsquo;est pas un «&nbsp;plan de développement&nbsp;» au sens conventionnel, comme le Maroc en a connu dans les années 1970 et 80), mais<em>&nbsp;«&nbsp;constitue plutôt un cadre général propice à l&rsquo;action et apte à instaurer de nouvelles règles, à ouvrir de larges perspectives devant chacun et tous</em>&nbsp;». « Le Pacte national pour le Développement » représente, comme le souligne le roi Mohammed VI, «&nbsp;<em>un levier essentiel pour la mise en œuvre de ce modèle, en ce qu&rsquo;il symbolise un engagement national souscrit envers Notre Majesté et à l&rsquo;égard des Marocains</em>&nbsp;».</p>



<p>Dans la phase de mise en œuvre du modèle de développement, le gouvernement s&rsquo;est vu chargé par le chef de l&rsquo;Etat de «&nbsp;<em>définir les priorités et les projets à mettre en chantier au cours de son mandat et mobiliser les ressources nécessaires pour assurer leur financement</em>&nbsp;». L&rsquo;Exécutif mené par Akhannouch devra également parachever les grands projets déjà lancés, au premier rang desquels le chantier royal de généralisation de la protection sociale, et celui de la refonte et la mise à niveau du système de santé. Il en est également de la réforme des entreprises et établissements publics, ainsi que la réforme fiscale que le souverain a demandé de compléter et de conforter, avec la plus grande célérité, par l&rsquo;adoption une nouvelle charte de l&rsquo;investissement.</p>



<h2>Une conjoncture nationale favorable, malgré le contexte de crise internationale</h2>



<p>«&nbsp;<em>En dépit des effets inédits générés par la crise et le repli de l&rsquo;économie mondiale, l&rsquo;économie nationale connaît une embellie significative</em>&nbsp;». C&rsquo;est par ces termes que le souverain a tenu les efforts de résilience consentis depuis le début de la pandémie et rassurer sur la situation économique du pays. Cet optimisme annoncé s&rsquo;explique par les indicateurs au vert de la conjoncture au titre de 2021, comparés à ceux de certains pays voisins, qui enregistrent notamment des niveaux supérieurs d&rsquo;inflation et de pression sur les réserves en devise.</p>



<p>En effet, la croissance économique devrait dépasser les 5,5%, un taux jamais réalisé depuis des années, mais également un des plus élevés de la région MENA et en Afrique. Ce taux de croissance permet à la richesse nationale de revenir pratiquement à son niveau d&rsquo;avant la crise épidémique du Covid-19.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui et grâce à une gestion réussie de la crise sanitaire, particulièrement le bon déroulement de la campagne vaccinale, aux mesures de soutien aux entreprises et aux catégories affectées, ainsi qu&rsquo;au plan de relance lancé sur instructions du roi Mohammed VI, les moteurs de l&rsquo;économie marocaine sont en reprise, à l&rsquo;exception -conjoncture internationale oblige &#8211; du secteur du tourisme et des secteurs connexes.</p>



<p>Indicateur important de confiance dans l&rsquo;économie marocaine, le flux des IDE a connu une croissance importante à fin août 2021 (de 16%, selon l&rsquo;Office de change). Il en est de même des transferts des MRE qui ont connu un niveau record de 46%. Les réserves en devise, elles, se situent ainsi à un niveau confortable, équivalent à sept mois d&rsquo;importations.</p>



<p>Les chiffres cités vendredi dernier dans le discours du souverain marocain, et bien d&rsquo;autres, sont autant d&rsquo;indicateurs qui doivent inciter à l&rsquo;optimisme et à la confiance, doublés de davantage de volontarisme et de prise d&rsquo;initiative de la part des acteurs économiques.</p>



<p>Le moment n&rsquo;est donc pas à l&rsquo;attentisme et aux analyses pessimistes qui laminent la confiance. Il est plus que jamais, celui de prendre l&rsquo;initiative, d&rsquo;investir et de saisir les nouvelles dynamiques et opportunités du monde post-Covid . Comme le soulignera le souverain marocain, « <em>dans ce contexte positif, nous devons demeurer réalistes et poursuivre notre action avec responsabilité et patriotisme, loin de tout pessimisme et à l&rsquo;écart d&rsquo;une certaine rhétorique négativiste</em> ».</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Maroc-Algérie : quand une émission moquant Mohammed VI met le feu aux poudres</title>
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				<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 17:51:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Saâdeddine El Othmani, Aziz Akhannouch, Nizar Baraka… les leaders politiques marocains sont nombreux à s’indigner après la diffusion d’une caricature du monarque sur la chaîne algérienne Echourouk News, réputée proche de l’institution militaire. Dans une nouvelle escalade médiatique, la chaîne algérienne Echourouk News, réputée proche des cercles de l’armée, a caricaturé le roi Mohammed VI...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Roi-Mohammed-VI.jpg" alt="" class="wp-image-8093" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Roi-Mohammed-VI.jpg 550w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Roi-Mohammed-VI-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></figure>



<p><strong>Saâdeddine El Othmani, Aziz Akhannouch, Nizar Baraka… les leaders politiques marocains sont nombreux à s’indigner après la diffusion d’une caricature du monarque sur la chaîne algérienne Echourouk News, réputée proche de l’institution militaire.</strong></p>



<p>Dans une nouvelle escalade médiatique, la chaîne algérienne Echourouk News, réputée proche des cercles de l’armée, a caricaturé le roi Mohammed VI dans une émission diffusée vendredi 12 février, où le chef de l’État marocain est montré sous forme d’une marionnette à l’allure peu flatteuse.</p>



<p>Sur le plateau de «&nbsp;Weekend story&nbsp;», qui reprend les codes de la célèbre émission française des Guignols, le présentateur Bilal Kebache a simulé une discussion avec le monarque, où il l’interroge notamment sur la récente officialisation des relations marocco-israéliennes, ainsi que&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1089315/politique/donald-trump-reconnait-la-souverainete-du-maroc-sur-le-sahara-occidental/">la reconnaissance de la marocanité du Sahara par l’administration américaine, à la fin du mandat de Donald Trump.</a></p>



<h4>Moqueries</h4>



<p>Le journaliste, qui sous-entend que&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1089684/politique/maroc-israel-joe-biden-peut-il-revenir-sur-la-decision-de-donald-trump/">la nouvelle administration Biden reviendra sur cette reconnaissance</a>, tacle : «&nbsp;Trump est parti, et le tweet (de reconnaissance) a disparu avec la dissolution du compte Twitter de l’ex-président. À quoi bon tout cela ?&nbsp;» Et de soutenir que «&nbsp;de vastes manifestations ont eu lieu au Maroc pour dénoncer ces décisions et réclamer la dissolution du Parlement&nbsp;».</p>



<p>Ce à quoi la marionnette répond en soupirant : « Moi après le tweet de Donald Trump, je n’ai rien gagné, je n’ai pas gagné le Sahara, ni l’assentiment du peuple marocain ni ma tranquillité en tant que roi ».</p>



<p>S’ensuit alors une série d’informations fantaisistes telles que «&nbsp;la République sahraouie est reconnue par la grande majorité des pays africains, par l’Europe et par le monde entier&nbsp;». Ou faisant dire au roi par le biais de la marionnette :&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/260895/societe/justice-quil-faut-savoir-de-laffaire-oppose-eric-laurent-catherine-graciet-maroc/">«&nbsp;Posez donc ce que vous avez à la main [le livre «&nbsp;Le Roi prédateur&nbsp;», des journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent], et je vous donnerais un million d’euros comme je l’ai fait avec les auteurs de cet ouvrage.&nbsp;»</a></p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES MÉDIAS OPPOSÉS MÈNENT UNE GUERRE D’INSULTES CONTRE LES INSTITUTIONS CONSTITUTIONNELLES DU MAROC</p></blockquote>



<p>De son côté, Slimane Saadaoui, député à l’Assemblée populaire nationale du parti au pouvoir le Front de libération nationale (FLN), invité sur le plateau déclare, en référence au baise-main au roi, d’usage au Maroc : « Moi, je ne me prosterne que devant Dieu ». Et se tournant vers la marionnette représentant le monarque, il lance : « C’est un malade, celui-là », pointant ce qu’il considère comme une « servitude volontaire » du peuple marocain.</p>



<p>L’émission n’a pas manqué de déclencher une vague d’indignation au royaume, aussi bien dans la sphère politique que sur les réseaux sociaux. À commencer par le Chef du gouvernement marocain, Saâdeddine El Othmani, qui a écrit sur son compte Twitter : « Au vu des succès continus du pays à plus d’un niveau, et dans le dossier du Sahara marocain en particulier, les médias opposés mènent une guerre d’insultes contre les institutions constitutionnelles du pays ainsi que le roi Mohammed VI », ce qui « est rejeté et dénoncé par le peuple marocain ».</p>



<h4>Vagues d’indignation</h4>



<p>« Ces agissements inacceptables et condamnables non seulement violent le respect dû à un chef d’État d’un pays voisin, mais enfreignent également les lois les plus élémentaires et les comportements d’usage », a souligné de son côté Abdellatif Ouahbi (PAM) sur Facebook, qualifiant d’« enfantin, d’irresponsable et d’étranger à notre culture commune ce comportement que nous ne pouvons que condamner ».</p>



<p>«Le recours par certains médias manipulés par des milieux algériens dépités par leurs récents revers successifs à des procédés indignes et ridicules, portant atteinte au symbole de la nation marocaine, est l’expression même de la perte de toute raison et d’une quelconque éthique », martèle de son côté Nabil Benabdallah, le secrétaire général du PPS.</p>



<p>Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, s’est, quant à lui, interrogé sur les motifs de « cette hostilité de l’Algérie voisine à l’encontre du Maroc. La presse dirigée en Algérie a-t-elle épuisé tous les problèmes du peuple frère algérien qui aspirent dans son printemps démocratique à la liberté, à une vie digne et à un juste partage des richesses ou bien tente-t-il malheureusement, comme à son habitude, d’exporter la crise et de fabriquer un ennemi imaginaire pour duper et détourner le citoyen algérien de ses véritables préoccupations et de ses revendications légitimes ? »</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES MÉDIAS MILITAIRES COMPENSENT LES ÉCHECS DIPLOMATIQUES ET ÉCONOMIQUES POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LEUR PAYS PAR UNE VICTOIRE FICTIVE</p></blockquote>



<p>Les hashtags الملك_خط_احمر# et#الملك_محمد_السادس_خط_احمر («&nbsp;Le Roi est une ligne rouge&nbsp;») figure ainsi dans le top des tendances sur les réseaux sociaux marocains.</p>



<p>«Le pire est que les médias militaires compensent les échecs diplomatiques, politiques et économiques pour le développement de leur pays par une victoire fictive qui fait d’eux la risée du monde. Malheureusement, nous sommes face à un Etat fou qui est prêt à tout faire sans aucune considération», a déploré le professeur de droit constitutionnel à la Faculté des sciences juridiques et économique à Mohammedia, Omar Cherkaoui.</p>



<p>La Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) a d’ailleurs dénoncé «vigoureusement» samedi le comportement «irresponsable» de la chaîne de télévision algérienne Echourouk qui a diffusé une émission attentatoire à l’institution monarchique.</p>



<p>De son côté, l’Association nationale des médias et des éditeurs a publié un communiqué dans lequel elle déclare que « les attaques immorales de la chaîne officielle algérienne Echourouk », découlant d’un «acte condamnable qui n’a rien à voir avec l’éthique de la profession journalistique». Le Conseil national de la presse (CNP) a condamné également l’émission satirique de la chaîne algérienne et l’a accusée d’inciter à la guerre entre les deux pays.</p>



<p>L’émission d’Echourouk intervient dans un contexte de regain de tensions entre les deux voisins, causées notamment par l’évolution de la situation au Sahara. Après plusieurs semaines de blocage du point de passage d’El Guerguerate par le Polisario, l’armée marocaine a dû intervenir militairement pour déloger les barrages. Suite à quoi, le Polisario a décrété la fin du cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 et affirme avoir lancé une série d’attaques contre le mur de défense marocain, attaques systématiquement relayées par Algérie Presse Service (APS).</p>



<p>La reconnaissance américaine par Donald Trump de la marocanité du Sahara le 10 décembre et l’annonce concomitante du rétablissement des relations diplomatiques entre le royaume et Israël ont, à l’évidence, accentué les divergences entre les deux « pays frères ». Sur le continent africain, les deux pays se livrent une guerre d’influence diplomatique, notamment au sein des instances de l’Union africaine.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Maroc : le roi appelle les banques à soutenir les jeunes</title>
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				<pubDate>Sat, 12 Oct 2019 10:16:52 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/m-vi-2-592x296-1565761804.png" alt="" class="wp-image-10284" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/m-vi-2-592x296-1565761804.png 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/m-vi-2-592x296-1565761804-300x150.png 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Présidant la rentrée parlementaire, au lendemain du remaniement ministériel, le roi Mohammed VI a adressé un message au secteur financier en lui demandant de soutenir en priorité l&rsquo;avenir de la jeunesse marocaine.</strong></p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/818596/politique/mohammed-vi-nous-aspirons-a-un-modele-de-developpement-authentiquement-marocain/">Le roi Mohammed VI</a>&nbsp;a appelé vendredi 11 octobre les banques marocaines à «&nbsp;s’associer à l’effort de développement&nbsp;» du pays, en accompagnant les jeunes, très touchés par le chômage, et les petites et moyennes entreprises.</p>



<p>Il faut corriger la « perception négative » de « certaines catégories de la population » qui voient le secteur bancaire « comme un organisme ne recherchant qu’un profit immédiat et sans risque », a dit le souverain dans un discours prononcé à l’ouverture de la session parlementaire à Rabat.</p>



<h4 id="MPU1">43,2% des jeunes urbains sont au chômage</h4>



<p>«&nbsp;Cette représentation est justifiée par des faits, tels que le difficile accès des jeunes entrepreneurs au crédit, le faible accompagnement des diplômés et des petites et moyennes entreprises&nbsp;», a souligné le monarque.</p>



<p>«&nbsp;Clé de voûte de toute stratégie de développement&nbsp;», les banques se concentrent sur les grandes entreprises et les investissements à l’étranger, notamment en Afrique a-t-il affirmé, souhaitant de leur part une «&nbsp;implication plus vigoureuse dans la dynamique de développement&nbsp;», pour accompagner les «&nbsp;activités génératrices d’emploi et d’insertion socioprofessionnelle&nbsp;».</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/emploi-formation/818715/maroc-la-baisse-du-chomage-se-poursuit-au-second-trimestre-de-2019/">Le chômage, qui a légèrement baissé en 2018,</a> de 10,2% à 9,8%, touche de plein fouet les jeunes : 3,4% des 15-24 ans sans diplôme sont au chômage, contre 17,2 % des diplômés. Selon les dernières statistiques officielles 43,2% des jeunes urbains de la même tranche d’âge sont au chômage.</p>



<p>Dans son dernier rapport, la Banque mondiale estime que près du quart des 35 millions de Marocains peuvent «&nbsp;être considérés comme pauvres ou menacés de pauvreté&nbsp;», jugeant ce nombre «&nbsp;étonnamment élevé&nbsp;».</p>



<p>Le gouvernement marocain table sur une croissance économique de 2,9% en 2019, en phase avec la baisse régulière enregistrée depuis la fin des années 2000 -la croissance s’établissait en moyenne autour de 4,8 % entre 2000 et 2008.</p>



<p>En juillet dernier, la Banque centrale marocaine analysait la situation de la croissance et de l’emploi comme une conséquence directe de «&nbsp;l’atonie de l’investissement privé&nbsp;».</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Maroc  : le roi Mohammed VI précise les contours du modèle de développement</title>
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				<pubDate>Wed, 21 Aug 2019 14:52:07 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Roi-Mohammed-VI-1.jpg" alt="" class="wp-image-8443" width="621" height="349" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Roi-Mohammed-VI-1.jpg 550w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Roi-Mohammed-VI-1-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 621px) 100vw, 621px" /></figure>



<p>

Dans le discours à la nation qu&rsquo;il a adressé, ce mardi 20 août, le roi du Maroc est revenu sur les grandes orientations du nouveau modèle de développement qu&rsquo;il a annoncé le 31 juillet dernier, à l&rsquo;occasion des vingt ans de son règne. Ce nouveau modèle vise à réduire les inégalités sociales et à propulser véritablement le Maroc sur le chemin de l&rsquo;émergence, en s&rsquo;appuyant sur certains acquis et progrès enregistrés ces dernières décennies.</p>



<p>Le nouveau modèle de développement annoncé par le roi du Maroc, le 31 juillet dernier, a constitué le principal sujet abordé par Mohammed VI, à l&rsquo;occasion du discours à la nation qu&rsquo;il a adressé, dans la soirée du mardi 20 août, à l&rsquo;occasion du 66e anniversaire de la Révolution du roi et du peuple. Dans son discours, le souverain marocain a détaillé les grandes orientations de ce nouveau modèle de développement qui sera élaboré par une commission spéciale, qui sera installée pour la circonstance, et qui aura comme mission, le réajustement, l&rsquo;anticipation, et la prospective pour permettre au pays, «<em>d&rsquo;aborder l&rsquo;avenir avec sérénité et assurance»</em>, selon les mots de Mohammed VI.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p><em>«Notre ambition est que, dans sa nouvelle version, ce modèle de développement constitue une assise solide pour faire émerger un nouveau contrat social emportant une adhésion unanime, en l&rsquo;occurrence celle de l&rsquo;État et de ses institutions, celle des forces vives de la nation incluant le secteur privé, les formations politiques et les syndicats, les associations, ainsi que celle de l&rsquo;ensemble des citoyens», a déclaré Mohammed VI, dans le message à la nation du mardi 20 août.&nbsp;<br></em></p></blockquote>



<p>Dans son discours, retransmis sur les chaînes publiques, le souverain marocain a émis le souhait que ce modèle soit le socle de la nouvelle étape dont il a esquissé les contours dans le dernier discours du Trône, prononcé le 31 juillet dernier, étape à laquelle Mohammed VI a assigné comme mots d&rsquo;ordre&nbsp;: la responsabilité et l&rsquo;essor.</p>



<h4><strong>Réduction des inégalités</strong></h4>



<p>Dans le discours du 31 juillet dernier, le roi du Maroc qui faisant le bilan de ses 20 ans de règne, a mis en évidence la persistance des inégalités, malgré les progrès enregistrés par le Royaume ces dernières années.&nbsp;<em>«Le renouvellement du modèle de développement, ainsi que les projets et les programmes lancés sous notre impulsion, visent à faire avancer le Maroc sur la voie du progrès, à améliorer les conditions de vie de ses citoyens, à réduire les inégalités sociales et spatiales»</em>, a réitéré le souverain, dans son discours de ce mardi 20 août.</p>



<p>Selon Mohammed VI, c&rsquo;est particulièrement en milieu rural et dans les périphéries urbaines que sont concentrés les segments de la population les plus en difficulté, d&rsquo;où la nécessité d&rsquo;accorder à leur situation&nbsp;<em>«un soutien plus affirmé, une plus grande attention, un travail sans relâche pour que soient satisfaits leurs besoins pressants».</em>&nbsp; Il a en ce sens appelé à la promotion du monde rural, en veillant à la création d&rsquo;activités génératrices de revenus et d&#8217;emplois, en facilitant l&rsquo;accès rapide aux services sociaux de base, en assurant le soutien nécessaire à la scolarité, en luttant contre la pauvreté et la précarité.</p>



<p>Mohammed VI qui a rappelé la mise en œuvre d&rsquo;un ambitieux Programme national de réduction des disparités en milieu rural, auquel ont été alloués environ cinquante milliards de dirhams pour la période 2016-2022, a aussi invité les populations concernées&nbsp;<em>«à faire preuve d&rsquo;initiative afin d&rsquo;améliorer leurs conditions de vie et changer leur situation sociale».</em>&nbsp;<br><br>Dans le même ordre d&rsquo;idées, le roi a plaidé pour une valorisation des opportunités et des potentialités que recèlent les filières non-agricoles, comme le tourisme rural, le commerce, les industries du terroir, soulignant que&nbsp;<em>«l&rsquo;ensemble du dispositif doit viser l&rsquo;encouragement de l&rsquo;initiative privée et de l&rsquo;auto-emploi et, in fine, l&rsquo;impulsion de la dynamique de développement».</em></p>



<h4><strong>Classe moyenne et soutien à la croissance</strong></h4>



<p>Dans son discours, le roi Mohammed VI s&rsquo;est réjoui du fait que ces dernières années, le Maroc a commencé à se doter d&rsquo;une classe moyenne, qui constitue, désormais, un véritable levier de production et un vecteur de cohésion et de stabilité.&nbsp;<em>«Eu égard à la centralité de la classe moyenne dans le corps social, il convient d&rsquo;en préserver les fondements et les ressources, en réunissant les conditions favorables à sa consolidation et à son élargissement, en ouvrant des perspectives de promotion à partir de- et vers elle</em>», a-t-il mis en exergue, ajoutant que &nbsp;ces défis ne seront relevés&nbsp;<em>«qu&rsquo;en hissant le taux de croissance à des seuils plus élevés, en générant plus de richesses, en veillant à une redistribution équitable des fruits du développement».</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>«Au cours des deux dernières décennies, le Maroc a connu un taux de croissance économique qui incite à l&rsquo;optimisme, bien qu&rsquo;il soit classé selon les indicateurs et critères appliqués aux pays pétroliers et gaziers.&nbsp;Indépendamment du débat sur les chiffres et les taux de croissance, il importe de surmonter les obstacles à la réalisation d&rsquo;une croissance économique élevée et durable, et partant, génératrice de prospérité sociale&nbsp;», a souligné le roi du Maroc.</p></blockquote>



<p><br>Le souverain marocain a appelé à l&rsquo;accélération de la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la charte de déconcentration administrative, afin qu&rsquo;il constitue, «l&rsquo;un des leviers les plus efficaces pour rehausser le niveau de l&rsquo;investissement territorial productif et promouvoir la justice spatiale».</p>



<p>Pour Mohammed VI, la responsabilité est partagée et, a-t-il poursuivi,&nbsp;<em>«au point où nous en sommes, toute réticence ou erreur est inadmissible».</em>&nbsp;C&rsquo;est pourquoi il a estimé qu&rsquo;il est plus que jamais nécessaire de remédier aux problèmes qui entravent le développement du pays.&nbsp;Et d&rsquo;ajouter à ce propos<em>«qu&rsquo;il ne devrait y avoir honte ni de reconnaître nos faiblesses, ni d&rsquo;avouer les erreurs qui ont entaché notre parcours».</em>&nbsp;Au contraire, a conclut Mohammed VI, il importe «<em>d&rsquo;en tirer les enseignements qui nous permettront de corriger les défaillances, de redéfinir le cap à suivre».</em></p>



<p>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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		<title>Maroc : Mohammed VI renonce à la célébration officielle de son anniversaire</title>
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				<pubDate>Wed, 14 Aug 2019 08:22:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Roi-Mohammed-VI.jpg" alt="" class="wp-image-8093" width="625" height="351" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Roi-Mohammed-VI.jpg 550w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Roi-Mohammed-VI-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 625px) 100vw, 625px" /></figure>



<p>Le roi du Maroc, Mohammed VI, qui fête ses 56 ans le 21 août prochain, a décidé « de ne plus organiser, à partir de cette année, la cérémonie officielle » célébrant son anniversaire, a annoncé le 13 août un communiqué du Palais, sans préciser les raisons de cette décision.</p>



<p>La célébration de l’anniversaire royal coïncide traditionnellement avec la «&nbsp;Fête de la Jeunesse&nbsp;». Pendant le règne d’Hassan II, cette fête était célébrée le jour de l’anniversaire du père du souverain actuel, le 8 juillet.</p>



<p>Pour la dernière Fête du Trône, qui a marqué le 30 et 31 juillet&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/807584/politique/maroc-vingt-ans-de-regne-de-mohammed-vi-en-huit-dates-cles/">les 20 ans de règne de Mohammed VI</a>, le Palais avait déjà appelé les Marocains à une commémoration «&nbsp;normale, sans célébration supplémentaire&nbsp;».</p>



<h4>Un calendrier ponctué de fêtes officielles</h4>



<p>Cette fête avait culminé le 31 juillet avec le très protocolaire rituel d’allégeance, qui voit chaque année des centaines de dignitaires, élus et hauts responsables du ministère de l’Intérieur se prosterner devant leur souverain</p>



<p>Pour son 54e anniversaire, en 2017, le roi avait notamment organisé une réception dans la ville de M’diq (nord) en présence d’une foule de représentants du monde politique, diplomatique et militaire.</p>



<p>Le calendrier marocain est ponctué de fêtes officielles, marquant des dates historiques et des rendez-vous liés à la vie monarchique, généralement rythmée par de grandes réceptions, des discours et des grâces royales.</p>



<p>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </p>
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		<title>Intégration régionale : Maroc, l&#8217;ambition africaine d&#8217;un royaume</title>
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				<pubDate>Thu, 25 Jul 2019 18:44:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>

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				<description><![CDATA[Dès son avènement au trône, le roi Mohammed VI a fait de l’Afrique une priorité pour la diplomatie marocaine. Forte d’un ancrage africain conforté par d’excellentes relations de coopération, l’impulsion royale qui s’est traduite par une nouvelle vision a permis au Maroc de confirmer sa place continentale. Une ambition africaine portée par le leadership du...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/Roi-Mohammed-VI.jpg" alt="" class="wp-image-7289" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/Roi-Mohammed-VI.jpg 550w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/Roi-Mohammed-VI-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></figure>



<p>

Dès son avènement au trône, le roi Mohammed VI a fait de l’Afrique une priorité pour la diplomatie marocaine. Forte d’un ancrage africain conforté par d’excellentes relations de coopération, l’impulsion royale qui s’est traduite par une nouvelle vision a permis au Maroc de confirmer sa place continentale. Une ambition africaine portée par le leadership du souverain marocain qui a fait du continent un axe stratégique de son règne.</p>



<p>Le 31 janvier 2017 a incontestablement été une journée historique dans les annales de la diplomatie marocaine, mais aussi une nouvelle page dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;Union africaine (UA). Ce jour-là à Addis Abeba, le Maroc retrouvait sa place dans l&rsquo;organisation continentale, 34 ans après l&rsquo;avoir quittée.</p>



<p>Trois décennies qui ont été vécus par la majorité des pays africains comme un non-sens, tant le Royaume qui avait joué un rôle important, pour ne pas dire décisif, dans la pose des premières pierres de l&rsquo;unité africaine et a contribué à la libération de plusieurs autres peuples du joug du colonialisme. «<em>Il est beau le jour où l&rsquo;on rentre chez soi, après une trop longue absence ! Il est beau le jour où l&rsquo;on porte son cœur vers le foyer aimé</em><em>&lsquo;</em><em>! L&rsquo;Afrique est mon Continent, et ma maison. Je rentre enfin chez moi, et vous retrouve avec bonheur. Vous m&rsquo;avez tous manqué</em>».</p>



<p>Ce sont les premiers mots empreints d&rsquo;une solennelle émotion, prononcés par le roi Mohammed VI à la tribune du 28e sommet des chefs d&rsquo;Etat et de gouvernement de l&rsquo;UA. Dans son discours tout aussi mémorable, le souverain est revenu certes sur les conditions qui ont conduit le Maroc à quitter l&rsquo;institution continentale, un départ assumé du reste, mais il a surtout justifié les raisons qui ont fait que pour le Maroc, c&rsquo;était l&rsquo;heure de «<em>rentrer à la maison</em>».</p>



<p>«<em>Au moment où le Royaume compte parmi les nations africaines les plus développées, et où une majorité de pays-membres aspirent à notre retour, nous avons choisi de retrouver la famille, une famille que nous n&rsquo;avions pas véritablement quittée</em>», avait souligné le roi du Maroc, qui a rappelé à l&rsquo;occasion l&rsquo;excellence des relations bilatérales entre le Royaume et les «<em>pays frères africains</em>», avec qui les ponts n&rsquo;ont jamais été coupés. Au contraire, et comme l&rsquo;a mis en évidence Mohammed VI, malgré d&rsquo;absence du Maroc des instances de l&rsquo;Union africaine, «<em>nos liens, jamais rompus, sont restés puissants, et les pays africains frères ont toujours pu compter sur nous</em><em>: les relations bilatérales fortes ont ainsi été développées de manière significative</em>».</p>



<p>L&rsquo;acte symbolique du retour du Maroc au sein de l&rsquo;UA a certes une portée historique et si pour beaucoup d&rsquo;observateurs, il a constitué une consécration de la politique africaine du royaume du Maroc, pour Mohammed VI, «<em>ce retour, pour important et décisif qu&rsquo;il est, n&rsquo;est pas une fin en soi</em>».</p>



<p>Dans un message adressé la nation le 20 août 2017 à l&rsquo;occasion du 64e anniversaire de la Révolution du roi et du peuple, le souverain marocain rappelait que «<em>l&rsquo;Afrique a toujours été et demeurera en tête de nos priorités».</em>&nbsp;En la matière, plus que les mots, ce sont les actes posés par le Maroc en faveur de l&rsquo;essor du Continent qui illustrent la portée d&rsquo;un retour que le président en exercice de l&rsquo;UA de l&rsquo;époque, le chef d&rsquo;Etat rwandais Paul Kagamé, avait qualifié «<em>d&rsquo;atout majeur que les pays africains doivent exploiter pour renforcer leur unité et leur solidarité</em>».</p>



<h4>Les jalons d&rsquo;une vision royale</h4>



<p>L&rsquo;Afrique est une priorité pour le Maroc. C&rsquo;est plus qu&rsquo;une simple proclamation rhétorique, mais un engagement personnel de Mohammed VI qui, dès son avènement au trône, a donné un nouveau souffle à la politique nationale. Dès le début des années 2000, au moment où il initiait les premiers chantiers du nouveau règne, le souverain alignait également les ambitions d&rsquo;émergence du Maroc avec ceux de développement du Continent.</p>



<p>Moins d&rsquo;un an après son accession au trône, Mohammed VI faisait un geste symbolique à l&rsquo;endroit du Continent, avec l&rsquo;annonce en avril 2000 à l&rsquo;occasion du premier Sommet Afrique-Europe tenu au Caire, de l&rsquo;annulation des dettes de nombreux pays africains vis-à-vis du Royaume. Afin d&rsquo;acter cette priorité accordée au Continent, le souverain a entamé ses premières visites dans les pays africains traditionnellement alliés du Maroc, en Afrique francophone de l&rsquo;Ouest, mais aussi du centre. Ces visites d&rsquo;Etat ont permis de poser les jalons de ce qui est qualifié de l&rsquo;extérieur comme une stratégie d&rsquo;expansion africaine du Royaume, mais qui se sont relevés&nbsp;<em>in fine</em>&nbsp;comme le préalable à une nouvelle page de l&rsquo;histoire du «<em>Maroc dans son Afrique</em>».</p>



<p>À l&rsquo;époque où l&rsquo;Afrique faisait la Une du journal britannique&nbsp;<em>The Enonomist</em>&nbsp;comme «<em>le continent sans espoir</em>», ce qui résumait l&rsquo;afro-pessimisme ambiant du moment, le Maroc, sous l&rsquo;impulsion de Mohammed VI, misait pour et avec l&rsquo;Afrique. Les visites du souverain durant les dix premières années de son règne ont ainsi permis la signature de divers accords de coopération dans les domaines politiques, économiques et socioculturels à travers l&rsquo;établissement de nouveaux partenariats gagnant-gagnant qui accordent un accent particulier au développement des relations économiques et des échanges commerciaux.</p>



<p>Afin justement d&rsquo;ouvrir la voie à des partenariats équilibrés et mutuellement bénéfiques, les visites entreprises par Mohammed VI en Afrique ont permis d&rsquo;élargir le cadre juridique des relations économiques à travers notamment l&rsquo;encouragement et la protection réciproques des investissements, la non double imposition ou la lutte contre l&rsquo;évasion fiscale.</p>



<p>Par la même occasion, le Maroc multiplie la mise en place de commissions mixtes bilatérales afin de dynamiser davantage la coopération dans les secteurs stratégiques et à forte valeur ajoutée, à travers notamment le renforcement des capacités et le transfert des compétences et du savoir-faire. Cette coopération active et à forte teneur économique, dont le souverain marocain s&rsquo;assurait régulièrement de la mise en œuvre concrète, n&rsquo;a pas tardé à porter ses fruits avec le début, à partir de 2006, de l&rsquo;expansion des entreprises marocaines sur le Continent. Banques, télécoms et BTP ont ainsi été les précurseurs d&rsquo;une stratégie d&rsquo;expansion qui n&rsquo;a cessé de s&rsquo;étoffer au fil des années, particulièrement en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale. De 3,6 milliards de dirhams en 2000, le volume des échanges commerciaux entre le Maroc et les pays d&rsquo;Afrique subsaharienne a bondi à 11,6 milliards en 2010, grâce notamment à l&rsquo;engagement personnel du roi du Maroc.</p>



<p>«<em>J&rsquo;ai moi-même souhaité donner une impulsion concrète à ces actions, en multipliant les visites dans les différentes sous-régions du Continent</em>», avait d&rsquo;ailleurs expliqué Mohammed VI dans son discours de 2017 à l&rsquo;UA, année où le compteur des visites royales en Afrique affichait 46 visites dans 25 pays africains et plus de 1000 accords bilatéraux signés dans les secteurs public et privé. Car entre-temps, et dans le sillage de la seconde vague des réformes politiques engagées par le souverain au Maroc au début de la seconde décennie de son règne, l&rsquo;action marocaine en Afrique allait également franchir un nouveau pallier avec une présence africaine de plus en plus politiquement affirmée et économiquement influente.</p>



<h4>Une politique au cœur des enjeux du Continent</h4>



<p>La seconde décennie du règne de Mohammed VI a permis de confirmer l&rsquo;ancrage du Maroc en Afrique. Les jalons posés sur les dix premières années ont été confortés par la poursuite des tournées régulières qu&rsquo;effectue le roi en Afrique. Des tournées au cours desquelles le souverain séjourne des jours durant dans les pays visités, assurant un suivi régulier des projets à fort impact social financé par le Maroc, ainsi que les investissements d&rsquo;entreprises chérifiennes sur le Continent qui ne cessent d&rsquo;évoluer. Cette montée en puissance de la présence économique du Maroc en Afrique a coïncidé avec les «années glorieuses» du Continent qui, grâce à une conjugaison de facteurs, est de nouveau devenu la principale attraction des puissances occidentales traditionnelles, mais aussi de nouvelles économies émergentes.</p>



<p>Au cœur de la rude concurrence qui s&rsquo;est installée sur le Continent, l&rsquo;accès aux immenses ressources naturelles dont regorge le Continent et qui continuaient à constituer sa principale source de croissance. En dépit de l&rsquo;échec de cette forme de coopération qui n&rsquo;a pas permis au Continent d&rsquo;assurer son décollage économique en profitant de ses ressources, afin de répondre à l&rsquo;amplification des défis notamment sociaux. En la matière, la spécificité de la stratégie marocaine que le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, qualifiait dans un entretien à&nbsp;<em>La Tribune Afrique</em>&nbsp;«<em>d&rsquo;unique</em>», allait faire toute la différence, car dira le chef de la diplomatie marocaine, «<em>l&rsquo;offre marocaine de coopération en Afrique est la seule offre de coopération diversifiée qui englobe plusieurs dimensions</em>».</p>



<p>Selon la vision royale, il ne s&rsquo;agit non pas de voir l&rsquo;Afrique comme un vaste marché aux potentialités prometteuses, mais parce qu&rsquo;il est temps que les richesses de l&rsquo;Afrique profitent à l&rsquo;Afrique. «<em>Nous devons œuvrer afin que notre terre, après avoir subi des décennies de pillages, entre dans une ère de prospérité</em>», a plaidé Mohammed VI à Addis Abeba.</p>



<p>Aux premiers accords bilatéraux qui ont consisté plus à raffermir la coopération avec les autres pays africains et surtout à mettre en place le cadre juridique pour le partenariat Sud-Sud, l&rsquo;action diplomatique marocaine a pris une nouvelle envergure durant la seconde décennie du règne de Mohammed VI. D&rsquo;abord à travers le co-développement prôné par le roi du Maroc et qui a permis au royaume de renforcer ses investissements et la présence de ses entreprises sur le Continent. Ensuite avec une stratégie africaine d&rsquo;ensemble marquée par l&rsquo;ouverture du Maroc vers les autres sous-régions du Continent, notamment les pays anglophones comme le Ghana, le Nigéria ou l&rsquo;Ethiopie, ainsi que les pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est (le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie) ou d&rsquo;Afrique australe (l&rsquo;Angola, Madagascar, l&rsquo;Afrique du Sud).</p>



<p>Cette nouvelle offensive diplomatique portée par le souverain a été entamée à partir de 2016, la veille de la décision du retour du Maroc au sein de l&rsquo;UA et s&rsquo;appuie sur la même stratégie, que pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale. Avec plus d&rsquo;intensité, au regard de la présence marocaine sur le Continent. La forte implication des opérateurs marocains et leur importante présence dans le domaine de la banque, des assurances, du transport aérien, des télécommunications et du logement, a fait que le Royaume est devenu depuis quelques années, le premier investisseur africain en Afrique de l&rsquo;Ouest. Il est déjà aussi le deuxième investisseur du Continent, et selon Mohammed VI, «<em>avec une volonté affichée de devenir le premier</em>».</p>



<p>Le Maroc a renforcé sa coopération économique avec les pays africains et a surtout massivement investi à travers des projets stratégiques d&rsquo;envergure, notamment dans les infrastructures où le continent accuse un sérieux déficit. A juste titre, les banques marocaines accompagnent les Etats africains dans la mobilisation des financements nécessaires à la réalisation de leurs programmes de développement, ainsi que les stratégies d&rsquo;émergence pour les plus ambitieux. Les investissements marocains en Afrique n&rsquo;ont pas seulement enregistré une notable hausse, avec une valeur cumulée de 37 milliards de dirhams entre 2003 et 2007, mais ont aussi connu une diversification tant géographique que sectorielle. Selon les estimations officielles, l&rsquo;Afrique concentre en moyenne 60% des IDE marocains et ces flux sont adressés principalement aux pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (55%), suivis de l&rsquo;Afrique du Nord (25%), de l&rsquo;Afrique centrale (15%) et de l&rsquo;Afrique australe (5%).</p>



<h4>Une ouverture assumée</h4>



<p>Le retour du Maroc au sein l&rsquo;institution continentale a constitué certes un tournant diplomatique majeur dans la politique extérieure du royaume sous le règne de Mohammed VI. Dans le discours du trône qu&rsquo;il a prononcé le 20 août 2017 et qui a été presque exclusivement consacré à ce retour au sein de l&rsquo;UA, le roi du Maroc a affirmé qu&rsquo;il est «<em>le début d&rsquo;une nouvelle étape qui sera marquée par un travail conjoint avec tous les pays africains pour donner corps à un véritable partenariat solidaire et œuvrer ensemble à l&rsquo;essor de notre continent et à la satisfaction des besoins des citoyens africains</em>».</p>



<p>À cette occasion, Mohammed VI a assumé l&rsquo;orientation africaine qu&rsquo;il a insufflée à l&rsquo;action diplomatique marocaine sous son règne, «<em>surtout au regard des obstacles que certains ont tenté de dresser sur notre chemin».</em>&nbsp;Pour Mohammed VI qui s&rsquo;adressait aux Marocains, «<em>c&rsquo;est aussi une reconnaissance solennelle de la crédibilité dont le Maroc jouit auprès des frères africains et une preuve éloquente de la place privilégiée qu&rsquo;ils lui réservent dans leurs cœurs</em>».</p>



<p>Au peuple marocain, le souverain a aussi tenu à assurer qu&rsquo;en réalité, l&rsquo;orientation du Maroc vers l&rsquo;Afrique ne se fera pas au détriment des priorités nationales. «<em>A l&rsquo;inverse, elle apportera une plus-value à l&rsquo;économie nationale et contribuera à renforcer les relations de notre pays avec sa profondeur africaine</em>», a expliqué le souverain lors du discours qu&rsquo;il a prononcé à la veille de son 54e anniversaire, le 21 août 2017.</p>



<p>À l&rsquo;occasion de la fête du trône, le roi du Maroc est également revenu sur les raisons géostratégiques de ce choix qui «<em>s&rsquo;est répercuté directement et de façon positive sur la question de notre intégrité territoriale, comme en témoignent les positions des pays à ce sujet et les décisions de l&rsquo;Union Africaine y afférentes</em>». L&rsquo;Afrique dans le discours, mais aussi l&rsquo;Afrique dans les actes. Sous les vingt ans de règne de Mohammed VI, le Continent a été au cœur de la bienveillance royale, mais aussi de la politique gouvernementale qui désormais accorde la même attention aux affaires continentales. Ce qui n&rsquo;a pas été sans rappeler la contribution du royaume à la lutte pour la libération des peuples africains, mais aussi à l&rsquo;ébauche du panafricanisme dont le Maroc a été l&rsquo;un des pionniers.</p>



<h4>Le panafricanisme en héritage</h4>



<p>Lorsqu&rsquo;il a officialisé l&rsquo;intention ferme du Maroc de revenir dans «sa famille africaine», Mohammed VI avait estimé nécessaire de rappeler à ses homologues africains un fait historique qui témoigne du rôle joué par le Royaume dans la réalisation de l&rsquo;unité et de l&rsquo;intégration africaine. Avec humilité et émotion et dans un message lu en son nom lors du 26e sommet de l&rsquo;UA de Kigali au Rwanda en juillet 2016, le roi du Maroc a estimé nécessaire de rappeler qu&rsquo;il était le petit-fils de Mohammed V, «<em>qui fut l&rsquo;un des puissants symboles de l&rsquo;épanouissement de la conscience panafricaine et l&rsquo;un des artisans les plus engagés, aux côtés des présidents Jamal Abdel Nasser, Ferhat Abbes, Modibo Keita, Sekou Touré, Kwame N&rsquo;Krumah, lors de la Conférence historique de Casablanca de 1961, qui a été annonciatrice d&rsquo;une Afrique émancipée et fondatrice de l&rsquo;intégration africaine</em>». C&rsquo;est aussi comme il l&rsquo;a dit à la même occasion, «<em>en tant que fils de Hassan II, qui a réuni, la même année, la Conférence des Mouvements de libération des colonies sous domination portugaise en Afrique, contribué patiemment à la stabilité de plusieurs régions de notre Continent et permis de renforcer les liens d&rsquo;amitié et de fraternité avec de nombreux pays africains</em>».</p>



<p>Ce rappel historique a remis en lumière l&rsquo;identité africaine du Maroc, un pays selon Mohammed VI dont «<em>l&rsquo;identité est le fruit d&rsquo;un déterminisme géographique, d&rsquo;une histoire commune traversée d&rsquo;évènements marquants, d&rsquo;un brassage humain enrichi de siècle en siècle et de valeurs culturelles et spirituelles ancestrales</em>», mais aussi dont «<em>l&rsquo;engagement en faveur des justes causes n&rsquo;est plus à démontrer, car il a toujours été et sera toujours, animé par une foi inébranlable en une Afrique forte de ses richesses et potentialités économiques, ﬁère de son patrimoine culturel et cultuel et conﬁante en son avenir</em>».</p>



<p>L&rsquo;engagement du Maroc en faveur de l&rsquo;Afrique aura donc été est une constante malgré son absence de plus de trois décennies au sein de l&rsquo;organisation continentale, l&rsquo;ex-OUA dont les fondements ont été posés à Casablanca, au lendemain des indépendances africaines. «<em>Africain est le Maroc. Africain, il le demeurera. Et nous tous Marocains restons au service de l&rsquo;Afrique&#8230; Nous serons à l&rsquo;avant- garde pour préserver la dignité du citoyen africain et le respect de notre Continent</em>», avait adressé le défunt Hassan II à ses pairs du Continent dans le message royal lu au XXe Sommet de l&rsquo;OUA et qui annonçait le retrait du Maroc, le 12 novembre 1984.</p>



<p>Plus de trois décennies plus tard, Mohammed VI a estimé que la promesse est tenue, car «<em>jamais l&rsquo;Afrique n&rsquo;a été autant au cœur de la politique étrangère et de l&rsquo;action internationale du Maroc</em>». La preuve dira Mohammed VI, «<em>le royaume a développé un modèle unique, authentique et tangible de coopération Sud-Sud, qui a permis, non seulement, de consolider les domaines traditionnels de la formation et de l&rsquo;assistance technique, mais également d&rsquo;investir de nouveaux secteurs stratégiques comme la sécurité alimentaire et le développement des infrastructures</em>». Selon le roi du Maroc, «<em>ce processus n&rsquo;est pas prêt de s&rsquo;arrêter. Il est, hélas pour certains, irréversible</em>».</p>



<p>Quelques mois plus tard, en janvier 2017, le Maroc faisait son grand retour «par la grande porte» dans l&rsquo;agora continentale, inaugurant ainsi un nouveau chapitre de l&rsquo;ancrage africain du Maroc et confirmant l&rsquo;action constante des rois du Maroc pour la promotion du panafricanisme. Un flambeau dont Mohammed VI a hérité et qu&rsquo;il continue d&rsquo;entretenir avec un engagement personnel et un leadership visionnaire qui conforte le Maroc dans son Afrique.</p>



<p>Source: Afrique la tribune/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </p>
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