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	<title>migrants &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>migrants &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>L&#8217;UE « élargit » sa coopération avec le Maroc contre l&#8217;immigration clandestine</title>
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				<pubDate>Mon, 14 Mar 2022 19:04:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Melilla et Ceuta, l&#8217;autre enclave espagnole, constituent&#160;les seules frontières terrestres de l&#8217;Union européenne&#160;sur le continent africain. Mais, de plus en plus de migrants empruntent également la route maritime des Canaries, archipel espagnol situé à une centaine de kilomètres des côtes du sud du Maroc. Une route qui n&#8217;est pas sans danger. Madala Tounkara était encore...]]></description>
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<p>Melilla et Ceuta, l&rsquo;autre enclave espagnole, constituent&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/lallemagne-enregistre-une-baisse-des-demandes-dasile/a-47202764">les seules frontières terrestres de l&rsquo;Union européenne</a>&nbsp;sur le continent africain.</p>



<p>Mais, de plus en plus de migrants empruntent également la route maritime des Canaries, archipel espagnol situé à une centaine de kilomètres des côtes du sud du Maroc. Une route qui n&rsquo;est pas sans danger.</p>



<p>Madala Tounkara était encore mineur lorsqu&rsquo;il est monté à bord d&rsquo;un bateau de pêche en Mauritanie et s&rsquo;est lancé dans un dangereux&nbsp;voyage en mer. C’était il y a sept ans.</p>



<p>Comme pour de nombreux migrants africains, les îles Canaries, un archipel espagnol au large de la côte nord-ouest de l&rsquo;Afrique, était sa destination.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/lue-%C3%A9largit-sa-coop%C3%A9ration-avec-le-maroc-contre-limmigration-clandestine/a-61115285#"><img src="https://static.dw.com/image/59646786_404.jpg" alt="Des migrants africains déjeunent sur le pont du Geo Barents, un navire de sauvetage exploité par MSF sur la route de la Méditerranée centrale" width="617" height="347"/></a><figcaption> Des migrants africains déjeunent sur le pont du Geo Barents, un navire de sauvetage exploité par MSF sur la route de la Méditerranée centrale </figcaption></figure>



<p><em>« Le dernier jour a été le pire. Je n&rsquo;avais juste plus de force. J&rsquo;ai eu très peur tout le temps. Mais, lorsque vous vous retrouvez soudainement dans une situation aussi extrême, vous oubliez votre peur. J&rsquo;ai aussi beaucoup appris car comme pour la boxe, il faut repousser ses limites et vaincre ses peurs, sinon on ne peut pas gagner »</em>, raconte-t-il.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, Madala Tounkara gagne sa vie grâce à la boxe mais il travaille également dans les cuisines des restaurants de Las Palmas.</p>



<p>Le jeune homme a persévéré, il a survécu à la bataille avec l&rsquo;Atlantique et a atteint Gran Canaria. La route atlantique ouest-africaine vers les îles Canaries est actuellement la plus empruntée par les migrants.&nbsp;</p>



<p>D&rsquo;autres choisissent la route de la Méditerranée occidentale via le Niger, le Mali, l&rsquo;Algérie, le Maroc et plus loin à travers la Méditerranée vers l&rsquo;Espagne. Ou bien ils prennent la route de la Méditerranée centrale qui mène de la Libye à Malte ou à des îles italiennes comme Lampedusa ou la Sicile.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/lue-%C3%A9largit-sa-coop%C3%A9ration-avec-le-maroc-contre-limmigration-clandestine/a-61115285#"><img src="https://static.dw.com/image/57594691_404.jpg" alt="Un bébé sauvé par un membre de la garde civile espagnole à Ceuta, le 18 mai 2021" width="624" height="351"/></a><figcaption> Un bébé sauvé par un membre de la garde civile espagnole à Ceuta, le 18 mai 2021 </figcaption></figure>



<p>Depuis le voyage dramatique de Madala dans un petit bateau en bois, le nombre de migrants a explosé &nbsp;et avec lui, le nombre de ceux qui n&rsquo;ont pas survécu.</p>



<p>La plupart des migrants viennent d&rsquo;Afrique du Nord et de l&rsquo;Ouest, selon l&rsquo;organisation humanitaire espagnole&nbsp;<em>« Caminando Fronteras »</em>&nbsp;: principalement du Sénégal, du Maroc et du Mali.&nbsp;</p>



<p>Environ 4.400 personnes seraient mortes en tentant de rejoindre les îles Canaries en bateau en 2021, selon l&rsquo;organisation. Leur nombre a doublé par rapport à 2020.</p>



<h2>Des risques connus</h2>



<p>Cependant, le nombre de victimes de l&rsquo;organisation espagnole est environ trois fois et demie plus élevé que celui de l&rsquo;Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui parle de 1.109 migrants décédés en 2021.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;une des raisons en est que les militants de l&rsquo;organisation « Caminando Fronteras », qui dispose de bons réseaux en Afrique du Nord-Ouest, ont des contacts directs avec les survivants des naufrages de bateaux et avec les familles des migrants en Afrique.&nbsp;</p>



<p>Les données sont ainsi comparées aux informations des communautés de migrants et des agences sociales.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/lue-%C3%A9largit-sa-coop%C3%A9ration-avec-le-maroc-contre-limmigration-clandestine/a-61115285#"><img src="https://static.dw.com/image/57702624_404.jpg" alt="Deux sénégalais débarquent du bateau de pêche Vincenzo Padre sur lequel ils travaillent, sur l'île de Lampedusa dans le sud de l'Italie" width="614" height="345"/></a></figure>



<p>Deux sénégalais débarquent du bateau de pêche « Vincenzo Padre » sur lequel ils travaillent, sur l&rsquo;île de Lampedusa dans le sud de l&rsquo;Italie</p>



<p>L&rsquo;OIM suppose également que la migration sur la route Atlantique de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest augmentera à l’avenir.</p>



<p>« <em>Davantage de personnes sont mortes ou ont disparu le long de cette route ces dernières années. En 2021, 73 accidents maritimes ont été enregistrés le long de cette route, tuant 1.109 migrants</em>« , explique Alpha Seydi Ba, porte-parole de l&rsquo;OIM à Dakar.&nbsp;</p>



<p>Plus des trois quarts de ces décès documentés concernent des personnes portées disparues et déclarées mortes.</p>



<p>Cependant, le jeune malien, Madala Tounkara, estime qu&rsquo;encore plus de personnes ont perdu la vie lors de la traversée :&nbsp;<em>« Personne ne sait combien de morts flottent réellement en mer. Souvent, ils manquent simplement de nourriture, d&rsquo;eau ou d&rsquo;essence. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ils meurent le plus.&nbsp;Et ils connaissent les risques</em>, explique-t-il.</p>



<h2>« Rester à la maison, c&rsquo;est la honte »</h2>



<p>Cependant, les dangers ne dissuadent pas les migrants. Selon le ministère espagnol de l&rsquo;Intérieur, plus de 22.300 personnes ont débarqué irrégulièrement aux îles Canaries en 2021.</p>



<p>Le porte-parole de l&rsquo;OIM, Seydi Ba, précise qu’il s&rsquo;agit&nbsp;&nbsp;<em>« d&rsquo;une légère diminution par rapport à 2020 mais toujours d&rsquo;une augmentation spectaculaire par rapport aux années précédentes. Entre 2010 et 2019, ils se comptaient par centaines et non par dizaines de milliers. »</em></p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/lue-%C3%A9largit-sa-coop%C3%A9ration-avec-le-maroc-contre-limmigration-clandestine/a-61115285#"><img src="https://static.dw.com/image/58974663_404.jpg" alt="Des migrants bloqués de Cuba, d'Haïti et de plusieurs Africains arrivent à Capurgana près de la frontière avec le Panama, en Colombie, le 31 juillet 2021" width="623" height="350"/></a><figcaption> Des migrants bloqués de Cuba, d&rsquo;Haïti et de plusieurs Africains arrivent à Capurgana près de la frontière avec le Panama, en Colombie, le 31 juillet 2021 </figcaption></figure>



<p>Rester chez soi, c&rsquo;est accepter une vie précaire. Si vous ajoutez à cela la pression sociale ou encore la présence d’amis ou de parents en Europe qui pourraient offrir de meilleures conditions de vie, il est alors difficile pour certains jeunes de ne pas partir.&nbsp;</p>



<p><em>« Rester n&rsquo;est pas seulement une honte pour eux mais aussi pour leurs parents, qui souvent soutiennent ou parrainent ces voyages »</em>, ajoute Seydi Ba.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/lue-%C3%A9largit-sa-coop%C3%A9ration-avec-le-maroc-contre-limmigration-clandestine/a-61115285#"><img src="https://static.dw.com/image/57589930_404.jpg" alt="Marokko Spanien | Protest in Ceuta" width="622" height="349"/></a></figure>



<p>En 2020, 25,4 millions d&rsquo;Africains ont migré&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/allemagne-immigration-chance-pour-le-pays/a-60945631">vers un autre pays à la recherche d&rsquo;un avenir meilleur</a>, selon l&rsquo;OIM. La majorité des migrants africains recherchent un avenir meilleur sur le continent : 80 % des migrants africains restent en Afrique, selon le porte-parole de l&rsquo;OIM. La Côte d&rsquo;Ivoire et l&rsquo;Afrique du Sud accueillent la majorité d&rsquo;entre eux.&nbsp;</p>



<p>La migration des Africains vers les pays occidentaux représente à peine 15 % de la migration mondiale et dans 85 % des cas, celle-ci se fait dans la légalité. On est donc loin de l’image alarmiste véhiculée par certains partis populistes ou d’extrême droite en Europe.</p>



<h2>Droit à une migration sûre et régulière</h2>



<p>L&rsquo;OIM n&rsquo;est pas contre la migration :&nbsp;<em>« C&rsquo;est un droit fondamental et non seulement bénéfique pour les migrants mais aussi pour les communautés d&rsquo;accueil</em>« , souligne Seydi Ba.</p>



<p>Cependant, pour réaliser le potentiel de la migration pour une croissance économique durable, celle-ci doit être sûre, ordonnée et régulière.</p>



<p>Dans le Mali natal de Madala Tounkara, des proches suivent chacun de ses déplacements en Espagne.</p>



<p>La moitié des Maliens vivent dans la pauvreté  et la pandémie et les crises politiques ont exacerbé la situation. La scolarité des enfants, les repas, tout cela est pris en charge grâce à l&rsquo;argent que Madala gagne en pratiquant son sport préféré, la boxe, et grâce à son travail dans les cuisines de restaurants espagnols. </p>



<p>Il assure la survie de la famille, précise à la DW Tama Koïta son oncle.&nbsp;<em>« Il est parti pour mettre fin à nos souffrances. Nous savons qu&rsquo;il travaille très dur pour cela et ce n&rsquo;est pas facile où il se trouve en ce moment. »</em></p>



<p>La maison de Koïta est proche d&rsquo;une des gares routières de Bamako. De jeunes Maliens partent de là tous les jours pour tenter leur chance en Europe comme Madala Tounkara. Certains le connaissent même dans le quartier. « <em>Madala est l&rsquo;un des nôtres</em>« , lance un jeune homme. « <em>Nous suivons tout ce qu&rsquo;il fait. Un jour, nous voulons être comme lui</em>. »&nbsp;</p>



<p>Madala Tounkara entend de telles déclarations avec un sentiment mitigé. Il sait que beaucoup de jeunes migrants ne survivront pas au voyage.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Ne renvoyez pas de migrants dans des pays dangereux, a déclaré le pape, citant la Libye</title>
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				<pubDate>Sun, 24 Oct 2021 19:24:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Le pape François a exhorté dimanche les pays à ne pas renvoyer de migrants dans des pays peu sûrs comme la Libye, où, selon lui, beaucoup souffrent de conditions violentes et inhumaines similaires à celles des camps de concentration. L&#8217;appel du pape à sa bénédiction de dimanche est intervenu alors que les dirigeants de l&#8217;Union...]]></description>
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<p><strong>Le pape François a exhorté dimanche les pays à ne pas renvoyer de migrants dans des pays peu sûrs comme la Libye, où, selon lui, beaucoup souffrent de conditions violentes et inhumaines similaires à celles des camps de concentration.</strong></p>



<p>L&rsquo;appel du pape à sa bénédiction de dimanche est intervenu alors que les dirigeants de l&rsquo;Union européenne luttent pour surmonter leurs divergences sur la façon de gérer les immigrants, une question qui alimente le soutien aux groupes nationalistes et populistes à travers l&rsquo;UE. </p>



<p>« Nous devons mettre un terme au retour des migrants vers des pays qui ne sont pas sûrs », a-t-il déclaré, citant « des milliers de migrants, réfugiés et autres qui ont besoin de protection en Libye ».</p>



<p>La priorité doit être donnée aux sauvetages en mer, au débarquement ordonné, aux alternatives à la prison et aux voies régulières vers les procédures d&rsquo;immigration et d&rsquo;asile, a-t-il déclaré.</p>



<p>François a demandé à la communauté internationale de « tenir ses promesses » de trouver des solutions durables pour gérer les flux migratoires en Libye et dans toute la Méditerranée.</p>



<p>« Beaucoup de ces hommes, femmes et enfants (en Libye) sont soumis à une violence inhumaine », a-t-il déclaré.</p>



<p>« Combien souffrent ceux qui sont renvoyés ! Il y a de vraies bières blondes là-bas », a-t-il déclaré, utilisant le mot allemand courant en Italie pour désigner les camps de concentration.</p>



<p>« Je ne t&rsquo;oublie jamais. J&rsquo;entends tes cris, » dit-il.</p>



<p>Ce mois-ci, le bureau des droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU a demandé une enquête sur ce qu&rsquo;il a qualifié de force « inutile et disproportionnée » par les forces de sécurité libyennes pour détenir des migrants africains, tuant certains de ceux qui tentaient de s&rsquo;échapper.</p>



<p>Francis a pris la parole un jour après la dernière audience d&rsquo;un procès très médiatisé en Sicile où l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Intérieur Matteo Salvini, chef du parti de droite de la Ligue italienne, fait face à des accusations d&rsquo;enlèvement pour avoir refusé de laisser un navire de migrants accoster dans le pays en 2019.</p>



<p>L&rsquo;UE a resserré les règles d&rsquo;asile et ses frontières extérieures depuis que plus d&rsquo;un million de réfugiés et de migrants ont atteint l&rsquo;Europe à travers la Méditerranée il y a six ans et ont conclu des accords avec des pays comme la Turquie et la Libye pour que les gens restent ailleurs le long des routes mondiales.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les migrants confrontés à des conditions de détention difficiles en Libye après la répression</title>
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				<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 17:14:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Des centaines de migrants dans le centre de détention d&#8217;Ain Zara en Libye vivent dans des conditions basiques, dormant sur des matelas en plein air après une répression que les groupes de défense des droits ont condamnée. La Libye abrite près de 600 000 migrants, selon les chiffres de l&#8217;ONU.&#160;La plupart sont originaires d&#8217;Afrique subsaharienne,...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Des centaines de migrants dans le centre de détention d&rsquo;Ain Zara en Libye vivent dans des conditions basiques, dormant sur des matelas en plein air après une répression que les groupes de défense des droits ont condamnée.</strong></p>



<p>La Libye abrite près de 600 000 migrants, selon les chiffres de l&rsquo;ONU.&nbsp;La plupart sont originaires d&rsquo;Afrique subsaharienne, certains attirés par la perspective de travailler dans ce pays riche en pétrole malgré des années de conflit et de chaos, tandis que d&rsquo;autres y voient un point de départ pour voyager vers l&rsquo;Europe.</p>



<p>Au cours des deux dernières semaines, les autorités de Tripoli ont arrêté des milliers d&rsquo;entre eux et les ont détenus dans des centres de détention dans le cadre d&rsquo;une répression qui a fait plusieurs morts. </p>



<p>Les gardes et les responsables libyens à Ain Zara disent qu&rsquo;ils fournissent aux migrants de la nourriture, un abri et des soins médicaux, mais les migrants ont déclaré que beaucoup d&rsquo;entre eux manquaient de fournitures et qu&rsquo;ils restaient très craintifs.</p>



<p>« Nous fournissons une assistance, des soins médicaux et de l&rsquo;aide humanitaire aux lits, couvertures et toutes les fournitures médicales nécessaires », a déclaré le directeur du centre de détention Ziad Amer.</p>



<p>Plus de 1 000 migrants ont été amenés à Ain Zara ces derniers jours, dont de nombreux enfants, a-t-il ajouté.</p>



<p>Accroupis en rangées au sol, les migrants attendaient de s&rsquo;enregistrer auprès de l&rsquo;agence des Nations Unies pour les réfugiés.&nbsp;D&rsquo;autres étaient allongés sur de minces matelas à l&rsquo;air libre à côté d&rsquo;un mur de béton nu, certains avec des couvertures.</p>



<p>« La situation est devenue terrifiante pour nous. Même maintenant, même si nous sommes dans un endroit sûr et tout, honnêtement, nous avons toujours très peur », a déclaré Abdel-Alim Hassan, 24 ans, originaire d&rsquo;Érythrée.&nbsp;Il avait auparavant été détenu pendant des mois dans ce qu&rsquo;il a qualifié de « conditions inhumaines ».</p>



<p>Il est très rare que les médias internationaux aient accès aux centres de détention de migrants en Libye pour faire état des conditions.</p>



<p>Un autre Erythréen, Mansour Hamed, a déclaré qu&rsquo;il avait également été maltraité lors d&rsquo;une précédente période de détention.&nbsp;À Ain Zara, les migrants manquaient de fournitures de base, a-t-il déclaré.</p>



<p>« Il n&rsquo;y a rien, dit-il.</p>



<p>L&rsquo;UNICEF, l&rsquo;agence des Nations Unies pour l&rsquo;enfance, a déclaré mardi qu&rsquo;environ 250 enfants, dont des dizaines de nourrissons, figuraient parmi les milliers de détenus lors de la récente répression.&nbsp;Ils faisaient face à un « risque immédiat » dans les centres de détention de Tripoli, selon l&rsquo;UNICEF.</p>



<p>Le gouvernement d&rsquo;unité nationale libyen a déclaré qu&rsquo;il « traite un problème complexe dans le dossier de la migration illégale, car il représente une tragédie humaine en plus des conséquences sociales, politiques et juridiques au niveau local et international ».</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Des migrants en Libye effrayés et en colère après la répression et les meurtres</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Oct 2021 20:56:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Des centaines de migrants et de réfugiés ont attendu dimanche devant un centre des Nations Unies à Tripoli pour demander de l&#8217;aide pour s&#8217;échapper de la Libye après ce que les groupes humanitaires ont appelé une violente répression au cours de laquelle des milliers de personnes ont été arrêtées et plusieurs balles. Les migrants disent...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Des centaines de migrants et de réfugiés ont attendu dimanche devant un centre des Nations Unies à Tripoli pour demander de l&rsquo;aide pour s&rsquo;échapper de la Libye après ce que les groupes humanitaires ont appelé une violente répression au cours de laquelle des milliers de personnes ont été arrêtées et plusieurs balles.</strong></p>



<p>Les migrants disent avoir été victimes d&rsquo;abus violents et d&rsquo;extorsion dans un pays qui a connu peu de paix pendant une décennie, mais qui est devenu un point de transit majeur pour les personnes cherchant à rejoindre l&rsquo;Europe à la recherche d&rsquo;une vie meilleure.</p>



<p>« Nous ne sommes coupables de rien d&rsquo;autre que d&rsquo;avoir émigré de notre pays&#8230; mais nous sommes traités comme des criminels et non comme des réfugiés », a déclaré Mohamed Abdullah, un Soudanais de 25 ans.</p>



<p>Il a dit qu&rsquo;il avait été battu et torturé pendant sa détention dans cinq centres différents en Libye, et qu&rsquo;il n&rsquo;avait nulle part où aller pour un abri ou de la nourriture.</p>



<p>Les forces armées de Tripoli ont commencé une série d&rsquo;arrestations massives il y a une semaine, détenant plus de 5 000 personnes dans des centres de détention surpeuplés alors que des groupes d&rsquo;aide et de défense des droits ont exprimé leur inquiétude.</p>



<p>Vendredi, les gardes d&rsquo;un centre y ont tué au moins six migrants alors que la surpopulation menait au chaos, a déclaré l&rsquo;agence des Nations Unies pour les migrations, l&rsquo;OIM, et des dizaines ont réussi à fuir la région avant d&rsquo;être à nouveau détenus.</p>



<p>De nombreuses personnes qui attendaient devant le centre des Nations Unies à Tripoli, certaines dormant sur le trottoir, ont été blessées, avec des bandages sur la tête, les jambes ou les mains.&nbsp;Certains marchaient uniquement avec des béquilles ou avec l&rsquo;aide d&rsquo;amis.</p>



<p>Ils ont parlé de faim, de désespoir et d&rsquo;abus.&nbsp;« J&rsquo;ai été battu et humilié beaucoup en prison. Beaucoup ont été battus et torturés », a déclaré Matar Ahmed Ismail, 27 ans, du Soudan.</p>



<p>Le gouvernement d&rsquo;unité nationale libyen a déclaré qu&rsquo;il « traitait d&rsquo;un problème complexe dans le dossier de la migration illégale, car il représente une tragédie humaine en plus des conséquences sociales, politiques et juridiques au niveau local et international ».</p>



<p>L&rsquo;agence des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR, a déclaré qu&rsquo;elle essayait d&rsquo;aider les personnes qui attendaient dans le centre et a exhorté les foules à se disperser afin qu&rsquo;elle puisse aider les plus vulnérables.&nbsp;Il a ajouté qu&rsquo;il était prêt à aider les vols humanitaires au départ de la Libye.</p>



<p>Nadia Abdel Rahman est arrivée en Libye il y a trois ans depuis l&rsquo;Érythrée via le Soudan avec son mari, son fils et sa sœur, son beau-frère et son neveu, dans l&rsquo;espoir de rejoindre l&rsquo;Europe par la mer.</p>



<p>Elle a déclaré que son mari avait été arrêté par des criminels qui avaient demandé une rançon mais l&rsquo;avaient tué alors qu&rsquo;elle avait payé.&nbsp;Son beau-frère est mort en mer alors qu&rsquo;il tentait de traverser la Méditerranée.</p>



<p>Elle a été arrêtée la semaine dernière lors de la répression, a-t-elle déclaré.&nbsp;« Nous ne voulons qu&rsquo;une chose, c&rsquo;est de ne pas vivre en Libye », a-t-elle déclaré.</p>



<p>Mousa Koni, membre du Conseil de la présidence libyenne de trois hommes, qui agit en tant que chef de l&rsquo;Etat par intérim, a déclaré samedi qu&rsquo;il était intervenu auprès du ministère de l&rsquo;Intérieur « pour mettre fin à ces souffrances ».</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>TUNISIE : Après le confinement, la tragédie reprend en haute mer</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 05:17:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/TUNISIE-TRAGEDIE-450x300.jpg" alt="" class="wp-image-17378" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/TUNISIE-TRAGEDIE-450x300.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/TUNISIE-TRAGEDIE-450x300-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption>HANDOUT &#8211; A picture made available on 20 April 2015 shows a boat with refugees close to the cargo ship &lsquo;OOC Jaguar&rsquo; on the Mediterranean sea on 12 April 2015. The ships of the shipping company Opielok Offshore Carriers have rescued more than 1,500 people from the Mediterranean sea since last December. Photo:  Opielok Offshore Carriers/dpa(ATTENTION EDITORS: Image for editorial use only in connection with the current reporting. EDITORIAL USE ONLY AND MANDATORY CREDITS.)</figcaption></figure>



<p><strong>52 morts au moins, sans doute un peu plus, jusqu’à 80 selon diverses sources. Un naufrage de migrants venant de la Côte d‘Ivoire, de la Guinée et de la Tunisie essentiellement a connu, le 9 juin, une issue fatale. Si le confinement a imposé une trêve à l’immigration par la méditerranée,&nbsp; le répit aura été de courte durée. Depuis mi-mai, pas moins de 11 bateaux sont partis.</strong></p>



<p>Au centre ville de Sfax, deuxième grande ville tunisienne, une villa délabrée sert de Bunker (lieu secret de transition avant la traversée) pour une centaine de personnes. Leur traversée prévue pour le 19 mars n’aura jamais lieu ou en tout cas de si tôt. Le confinement partiel suivi de couvre-feu imposé par la Tunisie mi-mars en raison du Covid-19 les aura surpris. Au bout de quelques jours d’attente, faute de nourritures et face à la dégradation hygiénique, le chef passeur les a tous remis à la rue. «&nbsp;<em>J’ai vendu tous mes biens et libéré ma maison avant de pouvoir payer pour la traversée, je n’ai nulle part où aller</em>&nbsp;» pleurniche &nbsp;Rachèle. Pas de quoi faire frémir Tareck. A 46 ans, ce passeur originaire de Sousse, plus craint que respecté en a vu et entendu plus. Borgne, il porte un cache-œil sur sa gauche et avale de chaudes goutes de café en bougeant nerveusement sa pomme d’Adam. Venue du centre de la Côte d’Ivoire, Rachèle fait plus jeune que ses 39 printemps. Son financé a rallié l’Italie par la méditerranée et depuis, l’attend en Bretagne française. Elle devait effectuer le voyage avec son unique fille qui s’accroche rudement à sa poupée comme si elle se prépare à l’épreuve. Tout cela, c’était en mars 2020. Depuis, tout a changé, l’auteur de ces lignes, qui a séjourné de mars à mai à Tunis a été rapatrié sur Paris et les traversées ont repris. Depuis fin mai, Rachèle a rejoint son mari en France et la course aux lampas (thème nouchi ivoirien pour désigner ces bateaux de fortune) a repris de plus belle et la première tragédie qui a fait entre 52 et 80 morts il y a quelques jours, n’a eu que peu d’échos dans la presse. «&nbsp;<em>Un bateau de pêche</em>&nbsp;» selon Jean Ferdinand Mohenou Gboukpehi qui évoque la mort de «&nbsp;<em>trois enfants et vingt huit femmes</em>&nbsp;» parmi les 62 corps qui ont déjà échoué sur les côtes tunisiennes. Président de l’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie (Aesat) depuis fin février 2020, suit la situation de près et déplore «&nbsp;<em>que les autorités locales&nbsp;ne déploient pas les moyens adéquats</em>&nbsp;» pour contrer le fléau.</p>



<p><strong>Rattrapage sur le ramadan</strong></p>



<p>Le mois de ramadan est la meilleure période pour traverser la méditerranée vers l’Europe. «&nbsp;<em>Généralement, les gardes côtes tunisiens sont épuisés par le jeûne et sont moins regardants</em>&nbsp;» selon Maria. A 23 ans dont 3 passés en Tunisie, elle a tenté 4 fois de passer de l’autre côté de la mer. «&nbsp;<em>La Libye d’abord, avec une longue traversée du désert</em>&nbsp;» tient-elle à préciser. Elle aurait été aussi, selon son témoignage, victime de viol à plusieurs reprises. Le petit métis d’un peu plus d’un an qu’elle tient, dans un restaurant clandestin de El Awouina, quartier africain de Tunis, en est le fruit. Depuis, elle a tenté une seconde fois et a été arnaquée, &nbsp;» une intermédiaire camerounaise s’est enfuie avec notre argent&nbsp;» un gros butin de 160.000 dinars tunisiens soit 55.000€. Pourtant, elle reste déterminée plus que jamais.&nbsp; «&nbsp;<em>Je ne peux pas vire en Tunisie, je ne peux pas non plus retourner à Yamoussoukro</em>&nbsp;» confiait à Afrika Stratégies France, celle qui est venue faire un diplôme de mannequinat en Tunisie. Mais Maria n’arrivera jamais à Lampedusa, son rêve sera brisé le 9 juin par les vagues, en pleine mer. Elle est morte. Son fils n’a eu la vie sauve que parce qu’il a été confié à une amie de sa mère. Depuis la fin du confinement et du ramadan, les traversées s’enchaînent. Au moins une dizaine est déjà arrivée, «&nbsp;<em>sans doute plus&nbsp;!&nbsp;»</em>&nbsp;s’amuse Arafat, un intermédiaire qui espère rattraper «&nbsp;les gains perdus pendant le confinement&nbsp;». D’autant que chaque année, ce commerce engrange quelques dizaines de millions d’euros. Si les chiffres ne sont pas précis,&nbsp; l’Office international des migrations (IOM) et le haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (UNHCR) estiment à 650 000 migrants actuellement en Libye, en attente de rallier l’Europe. En Tunisie, un peu plus de 15.000 attendent de partir de Sfax.</p>



<p><strong>Un juteux trafic</strong></p>



<p>L’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie (Aesat) essaie de faire ce qu’elle peut, mais selon sa secrétaire générale adjointe, «&nbsp;<em>ce ne sont pas des étudiants qui prennent le plus souvent les bateaux</em>«&nbsp;. Animatrice à Radio Libre Francophone (Rlf) lancée par des subsahariens, Makaya-Exaucée&nbsp; Lhi-Tshiess, pense que «&nbsp;<em>ce sont des personnes en situation irrégulière, non étudiantes qui prennent le risque</em>«&nbsp;. Le commerce de migrants est juteux. Avec une mafia bien organisée allant d’intermédiaires essentiellement subsahariens à des passeurs tunisiens et à la tête du réseau, le grand maître. On ne le voit nulle part. Pour chaque traversée, le prix varie entre 4000 et 6000 dinars tunisiens (1350 à 2000€). Ce qui pousse le plus souvent les passeurs à sacrifier, contre 300.000 collectés auprès de 150 candidats à l’immigration un bateau payé 100.000€. Le bénéficie est de 200%. La police tunisienne très corrompue tire sa part du gâteau en laissant, contre quelques milliers d’euros, des embarquements accéder à l’espace international d’où ils sont généralement sauvés par les gardes côtes italiennes.&nbsp;&nbsp; D’ailleurs, pour Aboubacar Sidiki Dobé, «&nbsp;<em>ce n’est pas une traversée des misérables</em>&nbsp;» car, insiste ce journaliste d’origine ivoirienne, «&nbsp;<em>il n’est pas donné à n’importe qui de rassembler 1500€ pour un tel projet</em>«&nbsp;. Depuis de nombreuses années, Radio Libre Francophone (Rlf) dont il est le promoteur multiplie des séances et émissions de sensibilisations sur le sujet. Il fustige les moyens limités des ambassades subsahariennes pour «&nbsp;<em>influencer la situation</em>&nbsp;» tout en saluant &nbsp;»&nbsp;<em>des projets communs qui se multiplient entre</em>&nbsp;<em>la société civile tunisiennes et des associations ivoiriennes à Tunis</em>«&nbsp;. &nbsp;Aboubacar Sidiki Dobé explique la récurrence du phénomène par «&nbsp;<em>l’illusion selon laquelle immigrer en Occident est la seule issue pour la jeunesse</em>«&nbsp;. Une jeunesse qui, face aux nombreuses conjonctures qui l’accablent, cède au fatalisme.</p>



<p><strong>Une jeunesse face à l’impasse</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Personne ne fuit son pays volontairement</em>&nbsp;» lance Nathalie. Cette camerounaise venue en Tunisie pour faire une formation d’esthéticienne n’en démord pas, «&nbsp;<em>je partirai par tous les moyens</em>«&nbsp;. Au téléphone au lendemain du drame de début juin, elle ne semble pas découragée par le naufrage. «&nbsp;<em>Sur 100 bateaux, un ou deux périssent</em>&nbsp;» avance-t-elle,&nbsp; insistant sur les «&nbsp;<em>98% qui arrivent à destination&nbsp;»&nbsp;</em>se console-t-elle. «&nbsp;<em>La Tunisie doit prendre les mesures idoines</em>&nbsp;» selon Jean Ferdinand Mohenou Gboukpehi. La seule manière de protéger les jeunes et de dissuader les candidats à cette aventure à l’immigration clandestine selon le président de l’Aesat. Il insiste sur le fait que «&nbsp;<em>des jeunes ivoiriens sont malheureusement les plus nombreux</em>«&nbsp;. Si pour lui, les étudiants ne sont pas concernés, il avance «&nbsp;<em>que le titre d’étudiant étant facile à obtenir, des non-étudiants s’arrogent ce statut qu’ils n’ont pas en réalité</em>«&nbsp;, ce qui pourrait justifier la présence de faux étudiants à bord de certains bateaux. Mais quoiqu’on dise, «&nbsp;<em>le désespoir, le manque de repère, l’absence d’issues et les images illusoires que renvoient des immigrants depuis l’Europe</em>&nbsp;» poussent, selon un récent rapport de l’Organisation internationale des migrants «&nbsp;<em>la jeunesse dans cette aventure périlleuse</em>«&nbsp;. Le chômage explique mieux que n’importe quel autre fléau la tentation à l’immigration d’autant que la Banque mondiale estime que «&nbsp;<em>60% des chômeurs sont des jeunes</em>«&nbsp;. La situation risque de s’empirer d’autant que l’Organisation des Nations unies (Onu) s’attend à un doublement de la population africaine d’ici 2050, atteignant 2,4 dont plus de la moitié aura moins de 25 ans et 75% seront jeunes.</p>



<p>Alors que les Etats manquent de tout mécanisme pouvant garantir du travail à ces bras valides d’ici trois décennies, l’immigration restera, quoique périlleuse, une issue pour les jeunes qui n’auront pas le choix, faute de dirigeants à la hauteur.</p>



<p><strong>Paris, MAX-SAVI Carmel, de retour de Tunis</strong></p>
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		<title>Mozambique: 64 migrants décèdent à l&#8217;arrière d&#8217;un camion</title>
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				<pubDate>Tue, 24 Mar 2020 13:39:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Soixante-quatre personnes soupçonnées d&#8217;être des migrants éthiopiens ont été retrouvées mortes dans un conteneur attaché à un camion au Mozambique, ont annoncé mardi les autorités provinciales chargées des migrations et la police. La police et les autorités de l&#8217;immigration ont arrêté le camion en route du Malawi aux petites heures du matin dans la province...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/téléchargement-5.jpeg" alt="" class="wp-image-15482" width="434" height="244"/></figure>



<p><strong>Soixante-quatre personnes soupçonnées d&rsquo;être des migrants éthiopiens ont été retrouvées mortes dans un conteneur attaché à un camion au Mozambique, ont annoncé mardi les autorités provinciales chargées des migrations et la police.</strong></p>



<p>La police et les autorités de l&rsquo;immigration ont arrêté le camion en route du Malawi aux petites heures du matin dans la province de Tete, bordée par le Malawi d&rsquo;un côté et le Zimbabwe de l&rsquo;autre, ont-ils déclaré.</p>



<p>Amelia Direito, porte-parole des services de migration de Tete, a déclaré que les fonctionnaires avaient vérifié le conteneur après avoir entendu des coups venant de l&rsquo;intérieur.&nbsp;Ils ont trouvé 14 personnes vivantes parmi les corps de 64 personnes décédées des suites d&rsquo;une asphyxie présumée.</p>



<p>Les survivants sont maintenant détenus dans un centre d&rsquo;immigration, a-t-elle ajouté.</p>



<p>De nombreux migrants pauvres voyagent via le Mozambique pour se rendre en Afrique du Sud, l&rsquo;économie la plus industrialisée du continent, où ils espèrent généralement trouver un meilleur travail.</p>



<p>Le conducteur du camion a déclaré à une chaîne de télévision locale qu&rsquo;il avait été approché au Malawi par un individu qui lui avait offert de l&rsquo;argent pour emmener les migrants au Mozambique.</p>



<p>« Deux personnes ont été arrêtées en relation avec l&rsquo;incident, le chauffeur et un intermédiaire, qui ont engagé le chauffeur pour transporter ces personnes », a déclaré le porte-parole de la police, Orlando Mudumane.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>« Pour de nombreux migrants de Libye, l’avenir reste terrifiant »</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/pour-de-nombreux-migrants-de-libye-lavenir-reste-terrifiant/</link>
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				<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 18:09:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[De retour de Libye après dix jours passés auprès des équipes de Médecins sans frontières, Michaël Neuman analyse le « système » d’exploitation dont sont victimes les migrants.  La saison est aux départs. Les embarcations de fortune prennent la mer à un rythme soutenu. Depuis le début de l’année, 2 300 personnes sont parvenues en Europe, plus de 2 000...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/migrants-en-libye_952753.jpg" alt="" class="wp-image-13792" width="729" height="365" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/migrants-en-libye_952753.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/migrants-en-libye_952753-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 729px) 100vw, 729px" /><figcaption>Migrant en libye</figcaption></figure>



<p><strong>De retour de Libye après dix jours passés auprès des équipes de Médecins sans frontières, Michaël Neuman analyse le « système » d’exploitation dont sont victimes les migrants.</strong></p>



<p> La saison est aux départs. Les embarcations de fortune prennent la mer à un rythme soutenu. Depuis le début de l’année, 2 300 personnes sont parvenues en Europe, plus de 2 000 ont été interceptées et ramenées en Libye par les gardes-côtes, formés et financés par les Européens. Les uns avaient dès leur départ le projet de rejoindre l’Europe, les autres ont fait ce choix après avoir échoué dans les réseaux de trafic d’êtres humains, soumis aux tortures et privations. Ils partent de Tripoli, de Khoms, de Sabratha…, villes où se mêlent conflits, intérêts tribaux, semblants d’Etat, corruption.</p>



<p>Dans le pays, la guerre d’attrition entre le gouvernement d’« accord national » (GAN) libyen qui règne encore sur Tripoli et une partie du littoral ouest et l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle une grande partie du pays, se poursuit sur fond d’ingérences étrangères.</p>



<p>C’est dans ce pays en guerre que l’Union européenne déploie sa politique de soutien aux interceptions et aux retours des migrants. Tout y passe&nbsp;: financement et formation des gardes-côtes libyens, délégation du sauvetage aux navires commerciaux, intimidation des bateaux de sauvetage des ONG, suspension de l’opération «&nbsp;Sophia&nbsp;». Mais rien n’ébranle les certitudes européennes&nbsp;: ni les bombardements sur le port et l’aéroport de Tripoli, ni les tirs de roquettes sur des centres de détention situés à proximité d’installations militaires, pas davantage les témoignages produits sur les exécrables conditions de vie qui y prévalent, ni même les détournements de financements internationaux.</p>



<h4>Enlèvements, détentions clandestines, tortures</h4>



<p>Onze centres de détention sont placés sous la responsabilité des autorités libyennes. Une fois dans ces centres, les détenus ne savent jamais quand ils sortiront&nbsp;: certains s’en échappent, d’autres parviennent à acheter leur libération, beaucoup y pourrissent des mois voire des années. L’attente y est physiquement et psychologiquement dévastatrice. La nourriture est insuffisante&nbsp;; les cellules, d’où les migrants ne sortent parfois que très peu, sont sombres, trop chaudes ou trop froides&nbsp;; les journées rythmées par les cliquetis des serrures et des barreaux.</p>



<p>Chacun de ces centres obéit à une logique propre. L’exposition à la violence, la perméabilité aux milices, aux trafiquants, la possibilité pour les détenus de travailler et de gagner un peu d’argent varient considérablement d’un centre à l’autre. Il en va ainsi de leur accès aux organisations humanitaires. Dans ce pays fragmenté, les dynamiques et enjeux politiques locaux l’emportent. Le travail fourni par les équipes est utile, y compris en termes de réduction de la violence qui s’y exerce, mais précaire.</p>



<p>Les centres de détention officiels n’abritent que 2&nbsp;500, 3&nbsp;000 des 700&nbsp;000 – dit-on – migrants présents en Libye. Et les autres alors&nbsp;? Beaucoup travaillent et assument une précarité qui est le lot, à des degrés divers, de nombreux immigrés dans le monde. Mais quelques dizaines de milliers d’autres, soit par malchance, soit parce qu’ils n’ont aucun projet de vie en Libye, risquent gros&nbsp;: les enlèvements bien sûr, détentions clandestines, s’accompagnent de tortures et de sévices.</p>



<p>Certains de ces migrants, environ 45&nbsp;000, sont reconnus&nbsp;<em>«&nbsp;réfugiés ou demandeurs d’asile&nbsp;»</em>&nbsp;par le Haut-Commissariat pour les réfugiés (UNHCR)&nbsp;: ils sont notamment érythréens, soudanais, somaliens. De très nombreux autres, migrants économiques dit-on, sont nigérians, maliens, guinéens, bangladeshis, etc. Ils sont plus seuls encore.</p>



<h4>A la merci des trafiquants et des violences</h4>



<p>Pour les premiers, un maigre espoir de relocalisation subsiste. En 2019, le HCR fut en mesure d’organiser le départ de 2 400 personnes vers le Niger et le Rwanda, où elles ont été placées quelques mois en situation d’attente avant qu’un pays, le plus souvent européen, les accepte. Ce programme de « réinstallation » cible en priorité les personnes identifiées comme vulnérables, à savoir femmes, enfants, malades. Les hommes adultes seuls – la grande majorité des Erythréens – ont peu de chance de faire partie des rares personnes sélectionnées.</p>



<p>Or, très lourdement endettés et craignant légitimement pour leur sécurité dans leur pays d’origine, ils ne rentreront en aucun cas, ayant perdu l’espoir que le Haut-Commissariat pour les réfugiés les fasse sortir de là. Leur seule perspective réside dans une dangereuse et improbable traversée de la Méditerranée.</p>



<p>Faute de lieux protégés, lorsqu’ils sont extraits des centres de détention par le HCR, ils sont envoyés en ville, à Tripoli surtout, devenant des&nbsp;<em>«&nbsp;réfugiés urbains&nbsp;»</em>&nbsp;bénéficiant d’un paquet d’aide minimal. Ils restent à la merci des trafiquants et des violences. D’ailleurs, certains d’entre eux préfèrent la certitude de la précarité des centres de détention à l’incertitude plus inquiétante de la résidence en milieu ouvert&nbsp;: c’est ainsi qu’à intervalles réguliers, nous sommes témoins de ces retours.</p>



<h4>Le retour au pays, une défaite indépassable</h4>



<p>En janvier, deux Erythréens ont été tués, en ville, alors qu’ils avaient pourtant et pour un temps été placés sous la protection du HCR au sein du Gathering and Departure Facility, une structure ouverte à Tripoli fin 2018 afin de faciliter l’évacuation des demandeurs d’asile vers des pays tiers. Elle n’aura pas résisté plus d’un an au conflit qui a embrasé la capitale en avril 2019 et à la proximité de milices combattantes.</p>



<p>Pour les seconds, non protégés par le HCR, l’horizon n’est pas plus lumineux&nbsp;: d’accès à l’Europe, il ne peut en être question qu’au prix, là encore, d’une dangereuse traversée. L’alternative est le retour au pays, promu et organisé par l’Organisation internationale des migrations (OIM) et vécue comme une défaite souvent indépassable. De tels retours, l’OIM en a organisé plus de 50&nbsp;000 depuis 2016. En&nbsp;2020, ils seront probablement environ 10&nbsp;000 à saisir l’occasion d’un&nbsp;<em>«&nbsp;départ volontaire&nbsp;»</em>, dont on mesure à chaque instant l’absurdité de la qualification. Au moins, ceux-là auront-ils mis leur expérience libyenne derrière eux.</p>



<p>Exceptionnelle en raison de l’intense violence à laquelle ils sont souvent confrontés, la situation des migrants de Libye nécessite que soient mises en œuvre des mesures de protection, en Libye d’abord, et l’évacuation ensuite. Mais où ? Et quand ? Pour les Européens, il semble urgent d’attendre. Pour de nombreux migrants de Libye, l’avenir reste terrifiant.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>TUNISIE: Embarquement pour Lampedusa !</title>
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				<pubDate>Sun, 22 Dec 2019 09:09:13 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Malgré les soutiens européens aux gardes côtes du Maghreb et le durcissement de la politique d’immigration de la droite au pouvoir en Italie, les bateaux enchainent des traversées. Chaque voyage est minutieusement préparé et le plus souvent, avec la complicité des gardes-frontières. Afrika Stratégies France a suivi la filière tunisienne, du recrutement des candidats à...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/TUNISIE-MIGRANTS-FOTO-750x430.jpeg" alt="" class="wp-image-12543" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/TUNISIE-MIGRANTS-FOTO-750x430.jpeg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/TUNISIE-MIGRANTS-FOTO-750x430-300x172.jpeg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption> Périlleux embarquements avec parfois trois fois la capacité du zodiac </figcaption></figure>



<p><strong>Malgré les soutiens européens aux gardes côtes du Maghreb et le durcissement de la politique d’immigration de la droite au pouvoir en Italie, les bateaux enchainent des traversées. Chaque voyage est minutieusement préparé et le plus souvent, avec la complicité des gardes-frontières. Afrika Stratégies France a suivi la filière tunisienne, du recrutement des candidats à la nuit d’embarquement, en passant par le fastidieux séjour au «&nbsp;bunker&nbsp;». Tout un programme. Reportage et témoignages&nbsp;!</strong></p>



<p>Bunker. Sfax. Principale ville migratoire de la Tunisie, à 3h de Tunis. Une discrète maison (2 chambres + salon) d’environ 80 mètres carrés en tout. Dans l’encoignure de l’entrée, une centaine de pairs de chaussures mais vous n’êtes point à une mosquée. Il s’agit de la maison d’attente avant l’embarquement. Dans le langage des migrants, le bunker. Un appartement le plus souvent loué dans les quartiers sud de Sfax. «&nbsp;<em>A l’abri de la police</em>&nbsp;» selon Bokel, intermédiaire ivoirien. Depuis trois ans, cet ancien rescapé qui a tenté 4 fois la traversée sans y parvenir fait fortune en recrutant des candidats à l’immigration depuis plusieurs capitales africaines. «&nbsp;<em>Conakry, Dakar, Bamako mais surtout Abidjan</em>&nbsp;» vante-t-il, n’hésitant pas à exhiber ses signes extérieurs de richesse. Une voiture de luxe, «&nbsp;<em>je l’ai achetée à 19.000 €&nbsp;»</em>&nbsp;savoure l’ex footballeur de 33 ans. «&nbsp;<em>Là, je ne veux plus partir, je suis plus riche que beaucoup de mes proches qui vivent en Europe</em>&nbsp;» savoure-t-il, sourire au coin des lèvres. Sur les 5000 dinars tunisiens (1500€) à peu près, il touche 10%. Et quand, pour chaque voyage, en moyenne 130 personnes prennent l’eau, le calcul est simple. Depuis dix jours, il travaille à une traversée qui peine à se réaliser. Et pour cause, il y a 1 mois, le zodiac avait été intercepté avec à son bord 119 personnes. «&nbsp;<em>Depuis, la police a les yeux sur nous</em>&nbsp;» pressent-t-il. Alors que le nouveau bateau flambant neuf s’apprête à prendre le large, les ravisseurs ont accepté que l’auteur de ces lignes soit du voyage.</p>



<p><strong>Minutieux préparatifs</strong></p>



<p>Si grâce à ses indics et à la météo qu’il suit de près, Naier guète le bon moment pour l’embarquement, au Bunker, c’est un immense marché qui s’anime chaque jour. Trois fois par jour pour les chrétiens et cinq fois pour les musulmans, le silence est imposé pour des séances de prière. D’ailleurs, à trois jours du départ, une journée entière de jeûne a été imposée à tous. Pas si compliqué dans un monde où seul un repas est servi par jour. «&nbsp;<em>Nous cotisons chaque jour 1dinar (30 centimes d’euro, Ndlr) par personne pour faire à manger en équipe</em>&nbsp;» détaille Prisca qui a déjà été de deux infructueuses traversées ou plutôt tentatives de traversée. Après avoir été détenue 4 jours par la police qu’elle accuse de l’avoir violée, elle ne baisse pas les bras. «&nbsp;<em>J’ai tout vendu, mes habits, mes meubles et une parcelle dont dispose ma mère à Abidjan</em>&nbsp;» regrette-t-elle, «&nbsp;<em>maintenant, je ne peux que partir ou mourir</em>&nbsp;» conclut celle qui a pourtant fait des études d’esthétique et qui affirme gagner «&nbsp;<em>1200 dinars mensuels</em>&nbsp;» dans une récente vie à Tunis. Pour le voyage, personne n’a droit à un bagage. Alors, il faut mettre «&nbsp;<em>entre deux et quatre pantalons et autant d’habits</em>&nbsp;» confie Jeannot. A 22 ans, ce togolais est le seul de son pays dans le lot. Les ivoiriens sont majoritaires, suivis des guinéens, quelques maliens et sénégalais et un nombre important de tunisiens. Ici, tous les migrants sont africains. Dans un coin de la cuisine, une femme somnole, les yeux rouges de fatigue. C’est l’aînée du groupe. A 63 ans, elle fait le voyage avec sa dernière fille et sa petite fille de 9 mois. «&nbsp;<em>Je veux amener ma fille et ma petite fille à mon fils</em>&nbsp;» réussit-elle à baragouiner. L’année dernière, son fils est parti à Lampedusa, laissant une fiancée enceinte. Pendant qu’on discute, un coup de sifflet. Torse nue malgré le froid de décembre, calvitie avancée, le chef du groupe donne quelques consignes sur le voyage et annonce que le départ est dans deux jours. Sous les applaudissements de tous. Dans la foule, une voie féminine entonne une chanson religieuse, le chœur prend et des cris de joies s’en suivent. «&nbsp;Attention, police&nbsp;!&nbsp;» interrompt un cri strident. «&nbsp;<em>Nous devons rester discrets, la police peut arriver à tout moment</em>&nbsp;» justifie le chef. Instruction est donnée d’éteindre tous les portables, jusqu’au départ, «&nbsp;<em>je ne veux pas de fuite</em>&nbsp;» conclut le malien de 44 ans.</p>



<p><strong>Transport à la mer</strong></p>



<p>Depuis deux jours, tous les téléphones sont éteints. Hassan, un passeur de carrière dispose d’une dizaine de cartes sim nouvellement acquises qu’il change toutes les 4 heures. Après chaque voyage, il les jette toutes et en achètent de nouvelles. Objectif&nbsp; selon lui, éviter d’être «&nbsp;<em>capté</em>&nbsp;» par la police grâce aux ondes de son téléphone. A 57 ans, ce marocain sahraoui estime à 6500 le nombre de personnes qu’il a déjà aidées à traverser vers l’Italie. Et il n’est pas encore prêt à arrêter. «&nbsp;<em>La retraite ici est à 60 ans</em>&nbsp;» sourit le musulman pratiquant qui fut imam dans une autre vie. La nuit, difficile de dormir. Le manque d’hygiène assure une odeur nauséabonde et les ronflements ne permettent pas de fermer les yeux. Sauf pour les habitués. A 22h, le jour du départ, une alerte est donnée. Les téléphones portables sont réquisitionnés, sauf celui de l’auteur de ces lignes, «&nbsp;<em>je les vends juste au départ de l’équipe</em>&nbsp;» confesse Hassan. Ici, il est le patron. Nul ne lui résiste. Et il a un droit de sexe sur toutes les femmes du groupe. «&nbsp;<em>Si tu lui résistes, il peut trouver un alibi pour te sortir du groupe</em>&nbsp;» constate, impuissante, Nohad, une tunisienne du sud. Mais heureusement pour elle, «&nbsp;<em>Hassan préfère des subsahariennes</em>«&nbsp;. Le portail de maison où se trouve le Bunker s’ouvre. Un camion frigorifique entre dans la cour. Il est immatriculé en Algérie voisine. Sans le moindre bruit, 118 des 119 personnes embarquent. Au dernier moment, Bintou s’est désistée. «&nbsp;<em>Ma mère m’a convaincu au téléphone de ne pas aller</em>&nbsp;» confie cette ivoirienne de 19 ans, enceinte de 4 mois.&nbsp; Hassan collecte téléphones, pièces d’identité, bijoux de valeur, quelques sacs et des tas de billets de dinars. «&nbsp;<em>C’est pour qu’à l’arrivée, on identifie pas leur provenance</em>&nbsp;» fait-il croire. Notre reporter est embarqué comme tout le monde. A l’intérieur, le camion étant hors tension, il y fait très chaud malgré le début d’hiver. Le voyage fut long. Sans repères, l’intérieur est d’une épaisse obscurité. A l’arrivée la descente fut aussi prudente et silencieuse que l’embarquement. Deux femmes évanouies ont eu besoin d’un quart d’heure pour prendre de l’air puis, la montée, l’un après l’autre, dans le bateau. Quand fut arrivé le tour de l’auteur de ce reportage, Hassan a changé d’avis.<em>&nbsp;«&nbsp;vous n’y allez plu, fit-il brutalement. Avec votre portable, vous avez pu alerter la police</em>&nbsp;» fit-il sans convaincre. 2400 des 5000 dinars versés par Afrika Stratégies France pour ce voyage lui ont été remboursés. C’est donc en spectateur qu’il regarde l’engin se charger puis après quelques coups de fils et un long entretien avec quelqu’un qu’il désigne par «&nbsp;<em>Commissaire</em>«&nbsp;, le saharoui donne le top. Le bateau s’éloigne. Il est 23h45. «&nbsp;<em>Si tout va bien, ils arriveront à 15heures demain</em>&nbsp;» conclut-il avant de ramener notre journaliste à moto, à Sfax. A toute vitesse.</p>



<p><strong>Le voyage raconté par les «&nbsp;miraculeux&nbsp;»</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Miraculeux</em>«&nbsp;, c’est ainsi qu’on désigne, dans le jargon local, ceux qui sont arrivés à bon port. Heureusement pour ce voyage, il a réussi à contourner les contrôles de la police tunisienne et des gardes-frontières. En réalité, Hassan qui a déjà connu il y a 1 mois un arraisonnement de son bateau par la police a pris les dispositions. Il a versé 45.000 dinars aux diverses&nbsp; forces de l’ordre. «&nbsp;<em>Il suffit de donner l’argent au chef, il fait la répartition et tu es tranquille</em>&nbsp;» confesse Hassan. Le lendemain, alors que nous prenions un sandwich à Gringo’s, un fast food à Ennasr 2 à Tunis, la bonne nouvelle lui parvient par wathsapp «&nbsp;<em>ils sont arrivés</em>«&nbsp;. Cette tentative est la bonne et comme les nouvelles circulent facilement dans le monde des migrants, Hassan peut rapidement faire le plein pour son prochain voyage. «&nbsp;<em>Je voudrais en organiser deux avant la fin de l’année, le mois de janvier sera trop froid</em>&nbsp;» car plus l’hiver est rude, moins il y a des candidats. Pendant le ramadan, alors qu’épuisés par le jeûne, les gardes se déploient peu, Hassan fait 4 voyages au moins «&nbsp;<em>je gagne ainsi de quoi acheter 3 maisons en Tunisie</em>&nbsp;» s’époumone le roi de la traversée. Lors du dernier voyage, plusieurs bateaux et zodiacs des gardes-côtes les avaient pris en chasse, insistant jusqu’à casser leur bateau. «&nbsp;<em>Nous avions tous été recueillis et amenés à la police</em>&nbsp;» se souviennent plusieurs d’entre eux. Ils ont été libérés au bout de quelques heures, Hassan ayant réussi, avec l’aide d’un agent de police, à s’échapper. Comme en témoigne une vidéo filmée par une ivoirienne, le bateau a pris du risque mais tout s’est bien passé et les quelques personnes qui se sont retrouvées à l’eau ont été vite sauvées par la marine tunisienne. Le prochain voyage&nbsp;? «&nbsp;<em>Dans 20 jours</em>&nbsp;» annonce Hassan à qui deux intermédiaires viennent d’apprendre qu’une nouvelle liste ouverte compte déjà une quarantaine de personnes.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Envoyé spécial à Sfax (Tunisie), Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Selon les Nations unies : Les départs de migrants depuis la Libye sont en hausse</title>
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				<pubDate>Sat, 23 Nov 2019 17:24:29 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/n-MIGRANTS-628x314.jpg" alt="" class="wp-image-11758" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/n-MIGRANTS-628x314.jpg 628w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/n-MIGRANTS-628x314-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 628px) 100vw, 628px" /></figure>



<p><strong>Les Nations unies ont fait état, hier, d’une «recrudescence» des départs de migrants depuis la Libye, après de nouveaux raids sur Tripoli et les environs de la capitale libyenne, théâtre d’affrontements meurtriers depuis avril.</strong></p>



<p>Dans un communiqué cité par l’AFP, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fait part de son inquiétude face «aux derniers développements en Libye où, en 48 heures, au moins neuf bateaux transportant plus de 600 migrants ont été découverts sur la route méditerranéenne centrale». «Cinq d’entre eux ont été pris en charge par des navires d’ONG, Ocean Viking et Open Arms, et quatre d’entre eux ont été renvoyés en Libye», a déclaré une porte-parole de l’OIM, Safa Msehli, lors d’un point de presse à Genève. Un dixième bateau est arrivé par «ses propres moyens» le 21&nbsp;novembre à Lampedusa, en Italie, avec 74 personnes à son bord, a précisé l’OIM.</p>



<p>«Cette recrudescence apparente des départs de Libye survient à un moment où la capitale, Tripoli, et les régions avoisinantes sont témoins de certains des bombardements les plus violents depuis le début du conflit en avril», a relevé l’OIM.</p>



<p>Depuis la chute du régime de Mouammar El Gueddafi en 2011, la Libye est déchirée par des conflits fratricides. Certaines puissances étrangères sont accusées d’y mener une guerre par procuration depuis l’offensive, lancée début avril 2019, par le maréchal Haftar contre la capitale libyenne, siège du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU. Ces combats ont déjà fait plus de 1000 morts et 120 000 déplacés, selon l’ONU.</p>



<p>Depuis le début de l’année, plus de 8600 migrants ont été renvoyés dans des centres de détention libyens souvent surpeuplés, où les Nations unies «ont constaté des conditions inacceptables, des violations des droits humains et des disparitions», souligne l’OIM. Fin octobre, l’Italie a décidé le renouvellement d’un accord très controversé mais jugé efficace, signé en 2017 avec la Libye, prévoyant d’aider financièrement et de former les garde-côtes libyens pour bloquer les départs de migrants, avec le soutien de l’Union européenne. Avec le soutien européen, l’Italie a formé et équipé les gardes-côtes libyens et continue de les assister en vertu de cet accord.</p>



<p><strong>Source: El Watan/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Rwanda: un parti d&#8217;opposition dénonce l&#8217;instrumentalisation des réfugiés par le pouvoir</title>
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				<pubDate>Sun, 29 Sep 2019 16:54:14 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/migr-1.jpg" alt="" class="wp-image-9875" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/migr-1.jpg 901w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/migr-1-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/migr-1-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 901px) 100vw, 901px" /></figure>



<h4>Le Parti social Imberakuri, d&rsquo;opposition, dénonce l&rsquo;accord signé entre Rwanda, Libye et instances onusiennes visant à rapatrier les réfugiés rwandais de Libye, critiquant une mesure de «&nbsp;diversion&nbsp;».</h4>



<p>Au Rwanda, le Parti social Imberakuri, d&rsquo;opposition, lance un appel au Haut commissariat aux réfugiés (HCR) et à la Commission des Nations unies aux droits de l&rsquo;homme afin qu&rsquo;elles suspendent le rapatriement des réfugiés de Libye au Rwanda.&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20190927-rwanda-accueille-premiers-migrants-evacues-libye" rel="noreferrer noopener">Le Rwanda a accueilli le 26 septembre dernier</a>&nbsp;</strong>le premier groupe de réfugiés et demandeurs d&rsquo;asile en provenance de Libye, dans le cadre d&rsquo;un accord signé récemment entre ce pays, le HCR et l&rsquo;Union africaine. Mais pour Bernard Ntaganda, fondateur du Parti social Imberakuri, le régime de Kigali a un agenda caché et «&nbsp;<em>trompe la vigilance de la communauté internationale</em>&nbsp;» avec cet accord.</p>



<p><strong>«&nbsp;Masque de circonstance&nbsp;»</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Le régime de Kigali viole les droits de la personne</em>, déclare-t-il.&nbsp;<em>Il est donc très étonnant qu&rsquo;on ait accepté que ce régime soit allé en Libye pour récupérer ces réfugiés. Cet accord est une prime donnée au gouvernement rwandais. Ce gouvernement, en 2018, a tué de sang-froid, les réfugiés congolais lorsqu&rsquo;ils ont organisé&nbsp;des manifestations réprimées par les services de sécurité dont la police</em>&nbsp;<em>».</em></p>



<p><em>«</em>&nbsp;<em>Par ailleurs, il y a beaucoup de réfugiés rwandais dans d&rsquo;autres pays à cause de la mauvaise gouvernance du gouvernement rwandais</em>, poursuit Bernard Ntaganda.<em>&nbsp;Si ce gouvernement est animé par cet esprit de magnanimité, il devrait commencer par le rapatriement des réfugiés rwandais dans la dignité dans leur pays. Voilà le problème. Pour nous, c&rsquo;est un masque de circonstance destiné à faire diversion aux violences commises par le régime rwandais</em>&nbsp;».</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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