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	<title>menace &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>L&#8217;Afrique face au Covid-19 : le choc économique menace</title>
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				<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 19:49:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Mobilisés sur le front sanitaire, les gouvernements préparent déjà l&#8217;après, entre sauvetage des grandes entreprises et stimulation de certains secteurs. Bénin : une entreprise créée en quelques heures, le tout en ligne. Alors que le président Patrice Talon a clairement fait entendre qu&#8217;il ne confinerait pas la population béninoise afin de ne pas la priver de ressources, l&#8217;annonce...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/port-d-abidjan.jpg" alt="" class="wp-image-14778" width="719" height="360" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/port-d-abidjan.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/port-d-abidjan-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 719px) 100vw, 719px" /><figcaption>Port d&rsquo;abidjan</figcaption></figure>



<h4>Mobilisés sur le front sanitaire, les gouvernements préparent déjà l&rsquo;après, entre sauvetage des grandes entreprises et stimulation de certains secteurs.</h4>



<ul><li><strong>Bénin : une entreprise créée en quelques heures, le tout en ligne.</strong> Alors que le président <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-confiner-l-afrique-mission-impossible-30-03-2020-2369375_3826.php">Patrice Talon a clairement fait entendre qu&rsquo;il ne confinerait pas la population béninoise afin de ne pas la priver de ressources</a>, l&rsquo;annonce de ce nouveau dispositif tout en ligne tombe à pic. Lancé par l&rsquo;Agence de promotion des investissements et des exportations, Apiex, monentreprise.bj est une plateforme qui permet d&rsquo;enregistrer sa société en ligne depuis un smartphone ou un ordinateur. Cette décision cruciale est tombée au moment où l&rsquo;Afrique se prépare à vivre son pic d&rsquo;infection dû au Covid-19.<a href="https://twitter.com/StevyWallace"> </a>Pour la Cnuced, partenaire dans la concrétisation de ce projet, cela signifie « que les hommes d&rsquo;affaires – au Bénin ou à l&rsquo;étranger – peuvent désormais commencer une entreprise en deux heures et dans le confort et la sécurité du bureau ou de la maison ». C&rsquo;est désormais aussi le seul moyen pour les entrepreneurs au Bénin de formaliser leurs affaires alors que l&rsquo;offre d&rsquo;accueil physique se réduit à mesure que le nombre de cas confirmés augmente. Grâce à ce système : plus de créations, plus d&rsquo;implantations et moins d&rsquo;informel. Au Bénin, l&rsquo;informalité est particulièrement élevée. En 2009, l&rsquo;agence nationale des statistiques estimait que le secteur informel représentait jusqu&rsquo;à 70 % du PIB et 95 % de l&#8217;emploi. Avec ce nouveau dispositif, chaque nouvelle entreprise est automatiquement conforme aux obligations commerciales, fiscales, de sécurité sociale et répond du même coup aux exigences du ministère du Travail. Les entrepreneurs reçoivent également tous leurs certificats au format numérique. Cette plateforme fait partie de la stratégie globale du gouvernement du Bénin pour mettre en place une administration intelligente qui fournit des services innovants au secteur privé et permet aux entreprises de prospérer. Avec ce nouveau guichet unique, le Bénin obtient un score élevé sur ger.co, un index des systèmes d&rsquo;enregistrement des entreprises des pays, rejoignant un groupe d&rsquo;élite de six pays, dont le Danemark, le Kenya, la Nouvelle-Zélande, Oman et la Suisse. « Des systèmes comme ceux-ci, qui utilisent l&rsquo;innovation en ligne pour améliorer et rationaliser l&rsquo;administration en ligne, sont essentiels en temps de crise », a déclaré Frank Grozel, chef de la facilitation des affaires à la Cnuced. « Nous pouvons voir maintenant pendant la pandémie de coronavirus pourquoi il est si utile, en particulier dans les pays africains, d&rsquo;avoir des systèmes en ligne en place pour soutenir l&rsquo;environnement entrepreneurial et commercial. » <a href="https://www.lepoint.fr/economie/l-entrepreneuriat-cle-de-la-reussite-africaine-15-02-2014-1792019_28.php">Investir, démarrer et exploiter une entreprise </a>peut être difficile dans les contextes des pays en développement, en raison de procédures administratives inefficaces, opaques et lourdes qui ont un effet dissuasif.</li></ul>



<ul><li><strong>La moitié des emplois en Afrique menacés par les retombées du coronavirus.</strong>&nbsp;Alors que le continent africain guette fébrilement le pic de la pandémie, son impact fait déjà des ravages sur les économies avec un net ralentissement de la production, de la circulation des marchandises, notamment&nbsp;des matières premières.&nbsp;Pour limiter la propagation du virus et alléger le fardeau des systèmes de santé déjà fragiles, les gouvernements ont agi rapidement en&nbsp;imposant la fermeture complète des frontières pour au moins&nbsp;31&nbsp;pays sur 54&nbsp;selon le&nbsp;Centre&nbsp;africain&nbsp;de contrôle des maladies basés à Addis-Abeba. Une réactivité qui pose néanmoins la question des ressources sur lesquelles les États africains vont pouvoir compter pour répondre aux urgences sanitaires, économiques et sociales, alors que beaucoup d&rsquo;entre eux dépendent des exportations de leurs matières premières. Certains pays enclavés se retrouvent quasiment asphyxiés et doivent trouver des itinéraires alternatifs pour livrer les marchandises. Pour d&rsquo;autres, l&rsquo;impact est déjà trop fort et des milliers d&#8217;emplois sont menacés.&nbsp;Illustration au Kenya, premier exportateur de fleurs vers l&rsquo;Europe. Là-bas, chaque jour, les producteurs détruisent environ&nbsp;50&nbsp;tonnes de fleurs fraîches en raison de perturbations de la chaîne d&rsquo;approvisionnement. «&nbsp;Le&nbsp;Kenya détruit environ 80&nbsp;% des&nbsp;60&nbsp;tonnes de fleurs fraîches qu&rsquo;il acheminait normalement tous les jours vers des marchés tels que le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l&rsquo;Allemagne&nbsp;», selon le PDG du Kenya Flower Council, Clement Tulezi. Pour la Commission économique des Nations unies pour l&rsquo;Afrique, plus de 51&nbsp;% des exportations de l&rsquo;Afrique sont destinées à des pays fortement touchés par le virus, tandis que 53&nbsp;% de ses importations proviennent de ces mêmes pays. &nbsp;<a href="https://twitter.com/floribusiness"></a><a href="https://twitter.com/floribusiness"><strong>Floribusiness.com</strong>@floribusiness</a><a href="https://twitter.com/floribusiness/status/1240982766742798342"></a>Clement Tulezi: &lsquo;We want to be less dependent on Europe&rsquo; &#8211; Hortipoint ⁦<a href="https://twitter.com/kenyaflower">@kenyaflower</a>⁩  <a href="https://t.co/u2hTsIyhZ8" rel="noreferrer noopener" target="_blank">https://www.hortipoint.nl/floribusiness/clement-tulezi-we-want-to-be-less-dependent-on-europe-2/&nbsp;…</a><a href="https://t.co/u2hTsIyhZ8">Clement Tulezi: &lsquo;We want to be less dependent on Europe&rsquo; &#8211; HortipointClement Tulezi of Kenya Flower Council states that Kenyan grower wants to be less dependent on Europe. KFC is looking for new markets.hortipoint.nl</a><a href="https://twitter.com/intent/like?tweet_id=1240982766742798342">1</a><a href="https://twitter.com/floribusiness/status/1240982766742798342">13:45 &#8211; 20 mars 2020</a><a href="https://support.twitter.com/articles/20175256">Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité</a><a href="https://twitter.com/floribusiness">Voir les autres Tweets de Floribusiness.com</a>Des perspectives tout aussi sombre pour le Nigeria.&nbsp;L&rsquo;effondrement de la demande et des prix du pétrole forcera probablement les entreprises du Nigeria, qui est le plus grand producteur d&rsquo;Afrique et compte sur les livraisons pour environ les deux tiers des recettes publiques, à freiner la production «&nbsp;le plus tôt possible&nbsp;», ont déjà averti les experts.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/migrations-akinwumi-adesina-creer-25-millions-d-emplois-sur-dix-ans-10-12-2018-2277904_28.php">Résultat&nbsp;: si l&rsquo;activité économique est presque au point mort, alors environ la moitié des emplois dans toute l&rsquo;Afrique sont menacés, prévient la Commission économique pour l&rsquo;Afrique.</a></li></ul>



<ul><li>Le port d&rsquo;Abdijan frappé par le coronavirus. Alors qu&rsquo;il&nbsp;représente&nbsp;90&nbsp;% des échanges extérieurs de la Côte d&rsquo;Ivoire, le&nbsp;trafic au port d&rsquo;Abidjan, leader en Afrique de l&rsquo;Ouest, devrait baisser en 2020, en raison du coronavirus, après avoir connu une hausse importante. C&rsquo;est le directeur du port Hien Sié&nbsp;qui l&rsquo;a annoncé mercredi. «&nbsp;On ressent l&rsquo;impact de cette pandémie sur le port&nbsp;: la Chine ayant été fermée pendant longtemps, l&rsquo;Europe est barricadée. Le couvre-feu (de&nbsp;21&nbsp;heures à&nbsp;5&nbsp;heures du matin) a aussi ralenti les activités du port, habitué à fonctionner pendant ce temps&nbsp;», a déploré le directeur auprès de l&rsquo;AFP. «&nbsp;En 2019, on a dépassé les 25&nbsp;millions de tonnes pour la première fois. Et on tablait sur 26&nbsp;millions de tonnes en 2020&nbsp;», a précisé Hien Sié. «&nbsp;Si la crise dure deux à trois mois, on peut espérer une reprise dans le dernier semestre, mais, au-delà, le port prendra un coup en termes de trafic&nbsp;», a-t-il souligné. «&nbsp;Dans l&rsquo;immédiat, on ne peut donner des chiffres&nbsp;», a-t-il ajouté, précisant qu&rsquo;à «&nbsp;ce jour les exportations de cacao (dont le pays est le premier producteur mondial) continuent&nbsp;». Poumon économique de la Côte d&rsquo;Ivoire, le port d&rsquo;Abidjan, qui emploie directement et indirectement près de&nbsp;100&nbsp;000 personnes, approvisionne également les pays de la sous-région dépourvus de façades maritimes (Mali, Niger et Burkina Faso).&nbsp;Mardi, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly a annoncé que la croissance économique de la Côte d&rsquo;Ivoire devrait être divisée par deux, à 3,6&nbsp;% en 2020, à cause de l&rsquo;épidémie de coronavirus, et que le gouvernement a lancé un plan de soutien économique et social.&nbsp;La Chine, où a commencé la maladie, est, après l&rsquo;Union européenne, le deuxième partenaire commercial de la Côte d&rsquo;Ivoire, première puissance économique d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest francophone.</li></ul>



<ul><li>L&rsquo;épidémie de coronavirus va faire plonger la croissance du Burkina Faso. Le pays, qui est le plus touché à ce stade par l&rsquo;épidémie de coronavirus en Afrique de l&rsquo;Ouest,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/burkina-faso-6-7-de-croissance-economique-en-2017--13-04-2018-2210493_28.php">prévoit un effondrement de sa croissance économique cette année</a>, comme ses voisins la Côte d&rsquo;Ivoire et le Niger, a annoncé jeudi son président Roch Kaboré. «&nbsp;Les conséquences attendues de cette pandémie sur notre économie sont la réduction du taux de croissance de 6,3&nbsp;% à 2&nbsp;% en 2020&nbsp;», a-t-il déclaré lors d&rsquo;une allocution à la nation. Pays pauvre enclavé dans le Sahel, le Burkina Faso a enregistré&nbsp;288&nbsp;cas confirmés de Covid-19 et&nbsp;16&nbsp;décès depuis l&rsquo;apparition de la pandémie sur son sol le 9&nbsp;mars. Le président a également annoncé des «&nbsp;mesures d&rsquo;urgence dans les secteurs vitaux&nbsp;», comme l&rsquo;exonération de taxes sur tous les produits et équipements médicaux entrant dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Sur le plan économique, un fonds de relance des entreprises en difficulté d&rsquo;un montant de 100&nbsp;milliards de francs CFA (150&nbsp;millions d&rsquo;euros) a été mis en place ainsi qu&rsquo;un fonds de solidarité au profit des acteurs du secteur informel, a aussi indiqué le président du Faso.&nbsp;Outre l&rsquo;urgence sanitaire, le Burkina Faso est confronté, comme ses voisins le Mali et le Niger, à des attaques djihadistes ayant fait plus de&nbsp;800&nbsp;morts et près de&nbsp;800&nbsp;000 déplacés depuis 2015.</li></ul>



<ul><li><strong>Les compagnies aériennes africaines ont déjà perdu 4 milliards de dollars.</strong> C&rsquo;est Muhammad al-Bakri, vice-président régional d&rsquo;Iata pour l&rsquo;Afrique et le Moyen-Orient, qui a présenté ces chiffres lors d&rsquo;une conférence de presse virtuelle jeudi 2 avril. Les calculs ont été faits et il en ressort que les compagnies aériennes du continent ont subi des pertes de l&rsquo;ordre de quatre milliards de dollars en raison de la pandémie de Covid-19.  Par exemple, selon l&rsquo;IATA, le Kenya a accueilli 2,5 millions de passagers de moins, ce qui a entraîné une perte de revenus de 540 millions de dollars, entraînant la perte de 137 965 emplois et une contribution de 1,1 milliard de dollars à l&rsquo;économie du Kenya. Toujours d&rsquo;après l&rsquo;IATA, les compagnies aériennes éthiopiennes ont enregistré 1,6 million de passagers de moins, ce qui a entraîné une perte de revenus de 3 milliards de dollars, entraînant la perte de 327 062 emplois et un manque à gagner de 1,2 milliard de dollars à l&rsquo;économie éthiopienne. La dégringolade a bien eu lieu en Afrique du Sud également, avec 10,7 millions de passagers en moins, ce qui a entraîné une perte de revenus de 2,29 milliards de dollars, entraînant plus de 186 850 emplois dans la tourmente et 3,8 milliards de dollars de contribution en moins dans l&rsquo;économie sud-africaine. Muhammad al-Bakri a aussi précisé que de nombreux gouvernements de la région ont pris des engagements pour atténuer les effets du Covid-19 sur ce secteur. Certains ont évoqué des allègements fiscaux, tels que le report des paiements de location d&rsquo;avions par le gouvernement du Cap Vert et des allègements financiers des gouvernements du Rwanda et de l&rsquo;Angola, a révélé al Bakri. « L&rsquo;industrie du transport aérien est un moteur économique, soutenant jusqu&rsquo;à 8,6 millions d&#8217;emplois en Afrique et au Moyen-Orient et 186 milliards de dollars de PIB. Chaque emploi créé dans l&rsquo;industrie aéronautique soutient 24 autres emplois dans l&rsquo;ensemble de l&rsquo;économie. Les gouvernements doivent reconnaître l&rsquo;importance vitale de l&rsquo;industrie du transport aérien et ce soutien est urgent. Les compagnies aériennes se battent pour leur survie dans tous les coins du monde. Les restrictions de voyage et la demande qui s&rsquo;évapore signifient que, hormis le fret, il n&rsquo;y a presque pas de passagers. Si les gouvernements n&rsquo;agissent pas maintenant, cette crise sera plus longue et plus douloureuse. Les compagnies aériennes ont démontré leur valeur dans le développement économique et social en Afrique et au Moyen-Orient et les gouvernements doivent les prioriser dans les plans de sauvetage. »</li></ul>



<ul><li><strong>La BAD mobilise deux millions de dollars pour combattre le Covid-19 en Afrique.</strong> Après avoir levé un emprunt de 3 milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux, la Banque africaine de développement annonce avoir approuvé une aide d&rsquo;urgence de 208 millions de shillings kényans, soit environ 2 millions de dollars en faveur de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé afin de renforcer sa capacité à aider les pays africains à contenir la pandémie de Covid-19 et à en atténuer les effets. La région Afrique de l&rsquo;OMS doit utiliser ces fonds pour renforcer les capacités de 41 pays africains en matière de prévention de l&rsquo;infection, de dépistage et de gestion des cas. Cette aide répond à un appel international de l&rsquo;OMS. « L&rsquo;OMS Afrique va également renforcer les systèmes de surveillance, acheter et distribuer des kits de tests de laboratoire et des réactifs, et soutenir les mécanismes de coordination aux niveaux national et régional », a fait savoir la BAD. On estime que l&rsquo;Afrique aura besoin de plusieurs milliards de dollars pour amortir l&rsquo;impact de la maladie, car de nombreux pays mettent en place des mesures d&rsquo;urgence, y compris des mesures d&rsquo;interruption des activités commerciales, pour tenter de la contenir.</li></ul>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Afrique de l’Est : les infestations de criquets menacent la sécurité alimentaire</title>
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				<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 09:47:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Corne de l'Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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				<description><![CDATA[Les Nations unies recherchent 70 millions de dollars pour aider l’Ethiopie, la Somalie et le Kenya, envahis par des essaims ravageurs, à sauver leurs récoltes. Les Nations unies ont tiré la sonnette d’alarme, lundi 20 janvier, sur des infestations d’une ampleur historique de criquets en Afrique de l’Est, d’Addis-Abeba à Nairobi en passant par Mogadiscio,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/20791703-1024x385.jpg" alt="" class="wp-image-13457" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/20791703-1024x385.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/20791703-300x113.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/20791703-768x288.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/20791703.jpg 1198w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Les Nations unies recherchent 70 millions de dollars pour aider l’Ethiopie, la Somalie et le Kenya, envahis par des essaims ravageurs, à sauver leurs récoltes</strong>.</p>



<p>Les Nations unies ont tiré la sonnette d’alarme, lundi 20 janvier, sur des infestations d’une ampleur historique de criquets en Afrique de l’Est, d’Addis-Abeba à Nairobi en passant par Mogadiscio, qui&nbsp;<em>«&nbsp;menacent la sécurité alimentaire&nbsp;»</em>&nbsp;de toute la région.</p>



<p>Devant la prolifération d’essaims <em>« particulièrement destructeurs »</em>de criquets pèlerins en Ethiopie, au Kenya et en Somalie qui ravagent les cultures et menacent les récoltes, il est <em>« nécessaire de lancer une campagne de grande ampleur et transfrontalière pour combattre les infestations »</em>, a indiqué l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) dans un communiqué lundi.</p>



<p>La FAO recherche d’urgence 70 millions de dollars (63,1&nbsp;millions d’euros) afin de renforcer la lutte antiparasitaire et de&nbsp;<em>«&nbsp;protéger les moyens d’existence dans les trois pays les plus touchés&nbsp;»</em>.</p>



<p><em>«&nbsp;D’une ampleur et d’une capacité destructrice jamais vues, les essaims risquent de grossir de manière exponentielle et de se propager dans d’autres pays d’Afrique de l’Est si les efforts pour combattre ces ravageurs voraces ne s’intensifient pas massivement dans toute la région&nbsp;»</em>, a-t-elle averti, en estimant qu’il s’agit d’une situation&nbsp;<em>«&nbsp;de portée internationale&nbsp;»</em>.</p>



<p>L’Ethiopie et la Somalie n’avaient pas vu d’essaims de criquets pèlerins d’une telle ampleur depuis vingt-cinq ans, et le Kenya n’avait pas eu à affronter de menace acridienne d’une telle force depuis soixante-dix ans, précise la FAO.</p>



<h4>«&nbsp;Multiplication par 500&nbsp;»</h4>



<p><em>«&nbsp;Les autorités de la région ont déjà lancé des activités de contrôle mais, étant donné l’ampleur et l’urgence de la menace, elles ont besoin d’un soutien financier supplémentaire de la part de la communauté internationale des donateurs afin d’accéder aux outils et aux ressources nécessaires à la mise en œuvre effective des interventions&nbsp;»</em>, a expliqué M. Qu Dong, directeur général de la FAO cité dans le communiqué.</p>



<p>Etant donné l’étendue actuelle des essaims, seul un contrôle aérien en Ethiopie et au Kenya serait efficace pour réduire le nombre de ravageurs. Et si aucune mesure n’est prise, le nombre d’insectes ravageurs&nbsp;<em>«&nbsp;pourrait être multiplié par 500 d’ici le mois de juin&nbsp;»</em>.</p>



<p>Ces essaims, dont chacun est potentiellement formé par des centaines de milliers de criquets pèlerins, sont capables de parcourir 150 kilomètres par jour et de ravager les moyens d’existence des populations rurales dans leur course effrénée pour se nourrir et se reproduire. Le criquet pèlerin dévore chaque jour l’équivalent de son propre poids, soit environ deux grammes, précise l’agence.</p>



<p>Les essaims en provenance d’Ethiopie et de Somalie continuent à se répandre sur les terres kényanes, se propageant rapidement vers le centre du pays.</p>



<p>En Ethiopie, les insectes se déplacent à un rythme constant vers le sud, où se trouve la vallée du Rift, considérée comme le grenier du pays.</p>



<p>Actuellement, le Soudan du Sud et l’Ouganda ne sont pas touchés, mais sont en danger, estime la FAO. L’Asie du Sud-Ouest et la mer Rouge sont aussi touchées.</p>



<p>Depuis juin 2019, en Inde, en Iran et au Pakistan, de nombreux essaims de criquets pèlerins sont présents et se sont reproduits. Certains parmi ces essaims ont migré vers l’Iran méridional où les fortes pluies qui se sont récemment abattues leur ont permis de pondre des œufs qui pourraient former des essaims au printemps 2020.</p>



<p>L’Egypte, l’Erythrée, l’Arabie saoudite, le Soudan et le Yémen sont eux aussi sujets à une importante activité de reproduction des populations de criquets qui pourraient par conséquent former de vastes essaims dans les prochains mois.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Terrorisme : et si l&#8217;échec afghan se répétait au Mali</title>
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				<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 07:35:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[menace]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>

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				<description><![CDATA[&#160;Le parallèle apparaît de moins en moins exagéré. Le risque d&#8217;enlisement des forces antiterroristes est aujourd&#8217;hui réel au Mali. À la place des talibans, on a des djihadistes déterminés. Avec environ&#160;1&#160;700 soldats, le Mali est aujourd&#8217;hui le pays qui accueille&#160;le plus gros contingent de militaires de l&#8217;opération Barkhane, une intervention menée au Sahel et au...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19621993lpw-19622846-embed-libre-jpg_6642521.jpg" alt="" class="wp-image-10964" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19621993lpw-19622846-embed-libre-jpg_6642521.jpg 1000w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19621993lpw-19622846-embed-libre-jpg_6642521-300x240.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19621993lpw-19622846-embed-libre-jpg_6642521-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption> <em>Des soldats américains durant une opération militaire en Afghanistan</em> </figcaption></figure>



<h4>&nbsp;Le parallèle apparaît de moins en moins exagéré. Le risque d&rsquo;enlisement des forces antiterroristes est aujourd&rsquo;hui réel au Mali. À la place des talibans, on a des djihadistes déterminés.</h4>



<p>Avec environ&nbsp;1&nbsp;700 soldats, le Mali est aujourd&rsquo;hui le pays qui accueille&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Barkhane" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le plus gros contingent de militaires de l&rsquo;opération Barkhane</a>, une intervention menée au Sahel et au Sahara par l&rsquo;armée française pour lutter contre certains groupes armés dans la région.</p>



<p>Bien que long et coûteux, l&rsquo;engagement militaire dans le <a rel="noreferrer noopener" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sahel" target="_blank">Sahel malien</a> est pourtant, jusqu&rsquo;à maintenant, incapable de juguler des tensions ancrées et irréductibles sur ce territoire. Les points communs entre le conflit qui touche aujourd&rsquo;hui violemment le centre et le nord du Mali et la guerre en <a href="https://www.lepoint.fr/tags/afghanistan">Afghanistan</a> depuis 2001 sont nombreux.</p>



<p>En voulant rétablir de solides institutions étatiques, et la légitimité politique de gouvernements peu populaires, les forces intervenantes venues de l&rsquo;étranger ont, au contraire, participé à une exacerbation des fragmentations ethniques et communautaires. Dans les deux cas, les conséquences semblent désormais durables.</p>



<h4>La volonté de «&nbsp;gagner les cœurs et les esprits&nbsp;»</h4>



<p>Le Mali, tout comme l&rsquo;Afghanistan auparavant, est des cas d&rsquo;école d&rsquo;une tendance observée depuis le début des années 2000&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13533312.2018.1502040" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en matière de résolution des conflits</a>, la ligne est de plus en plus difficile à tracer entre ce qui relève d&rsquo;un maintien de la paix traditionnel, non discriminant et universel, et&nbsp;<a href="https://oxfordre.com/politics/view/10.1093/acrefore/9780190228637.001.0001/acrefore-9780190228637-e-462" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce qui s&rsquo;apparente à de simples outils de politique étrangère utilisés par des États puissants au sein de l&rsquo;ordre international</a>.</p>



<p>Bien qu&rsquo;anciennes et légitimement décriées, les&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Contre-insurrection" target="_blank" rel="noreferrer noopener">stratégies dites «&nbsp;contre-insurrectionnelles&nbsp;»</a>&nbsp;ont été réhabilitées comme modèle privilégié d&rsquo;intervention lors de conflits. Elles font intervenir des acteurs aux capacités très asymétriques&nbsp;: d&rsquo;un côté de puissants États et de l&rsquo;autre, des groupes aux implantations localisées et peu dotés en ressources de combat.</p>



<p>Observées en Afghanistan d&rsquo;abord puis au Mali, ces doctrines mêlent des activités civiles et militaires, et visent essentiellement à acquérir le soutien majoritaire des populations locales pour prendre le dessus sur l&rsquo;adversaire désigné.</p>



<p>Comme l&rsquo;objectif est d&rsquo;exercer une forme de&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernementalit%C3%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gouvernementalité</a>&nbsp;sur un territoire, de&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1080/09592318.2017.1322330" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gagner «&nbsp;les cœurs et les esprits&nbsp;»</a>, ces méthodes impliquent des coûts exorbitants pour les pays impliqués.</p>



<p><a href="https://eprints.soas.ac.uk/23856/1/roads-to-power-infrastructure-of-counterinsurgency.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Assurer le maintien de l&rsquo;ordre et l&rsquo;entretien d&rsquo;infrastructures défaillantes</a>&nbsp;nécessite une mobilisation massive de ressources humaines, économiques ou logistiques. Le coût politique est tout aussi important. Ces interminables interventions militaires sont perçues comme des échecs par l&rsquo;opinion publique des pays déployés,&nbsp;<a href="http://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674023246" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des guerres illégitimes et non reliées à des intérêts immédiats</a>.</p>



<h4>Sous-traitance douteuse</h4>



<p>Pour pallier un manque certain de ressources pouvant être mobilisées, les pays intervenants ont souvent adopté une même solution&nbsp;: ils ont délégué à d&rsquo;autres les tâches qu&rsquo;ils ne pouvaient assumer eux-mêmes. En Afghanistan et au Mali, ils ont notamment sous-traité des opérations de maintien de l&rsquo;ordre à des groupes armés non étatiques,&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1146/annurev-polisci-051915-045433" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des milices définies selon des clivages communautaires, ethniques ou tribaux</a>.</p>



<p>Par ce mouvement décrié de&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/06/20/mali-niger-une-frontiere-entre-conflits-communautaires-rebellion-et-djihad_4954085_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;miliciarisation&nbsp;»</a>, des organisations armées souvent dénuées de toute légitimité politique au niveau national ont pu accéder à des&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1080/09546553.2017.1364635" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ressources importantes</a>.</p>



<p>Le problème est que les conflits sont des périodes de transformations des identités. Recruter des milices de cette manière a une&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1080/09546553.2017.1393415" target="_blank" rel="noreferrer noopener">influence réelle sur la durée et la gravité des hostilités</a>.</p>



<p>En choisissant les groupes soutenus, et ceux exclus, les forces étrangères tracent arbitrairement des lignes entre les «&nbsp;bons&nbsp;» et les «&nbsp;méchants&nbsp;», les milices fréquentables et celles à combattre. Des tensions communautaires anciennes sont potentiellement réactivées.</p>



<p>De plus, comme les groupes recrutés tirent des ressources inédites de leurs nouvelles alliances, ils ont tendance à favoriser le maintien d&rsquo;une&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1177/0010836718766380" target="_blank" rel="noreferrer noopener">zone grise entre un règlement complet du conflit et des hostilités ouvertes</a>.</p>



<h4>Une histoire qui se répète &nbsp;?</h4>



<p>L&rsquo;Afghanistan a bien été un exemple cinglant de cette «&nbsp;miliciarisation&nbsp;». Des logiques contre-insurrectionnelles ont été mises en place dès&nbsp;2001&nbsp;dans le pays,&nbsp;<a href="http://issi.org.pk/wp-content/uploads/2016/07/3-Gulrukhsar_Mujahid_SS_Vol_36_No.1_2016.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans le but de stabiliser les institutions ad hoc créées à la chute du régime taliban</a>. La police locale afghane (PLA) a été en partie construite sur des bases ethniques pour appuyer les intérêts de l&rsquo;armée américaine,&nbsp;<a href="https://www.usip.org/publications/2013/12/counterinsurgency-local-militias-and-statebuilding-afghanistan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">offrant à des milices tribales des ressources dont elles ne pouvaient se prévaloir auparavant</a>.</p>



<p>Dans la province de Kunduz notamment, dans le nord du pays, de nombreuses milices tadjikes, ouzbeks ou encore turkmènes ont été entraînées, armées et soutenues pour défendre les intérêts de la lutte anti-talibans. Il était impossible à l&rsquo;armée américaine et ses alliés d&rsquo;assurer une présence continue sur l&rsquo;ensemble du territoire afghan.</p>



<p>Les ressources distribuées ont cependant été rapidement&nbsp;<a href="https://www.hrw.org/sites/default/files/reports/afghanistan0911webwcover.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manipulées par leurs récipiendaires pour servir leurs intérêts propres</a>. Les tensions communautaires préexistantes ont peu à peu été renforcées,&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1080/13698249.2017.1416851" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quand la sécurité des populations locales s&rsquo;est rapidement dégradée</a>.</p>



<p>Cet exemple symbolique de l&rsquo;échec des doctrines contre-insurrectionnelles n&rsquo;a malheureusement pas entraîné leur abandon.</p>



<p>Au Mali, plusieurs rapports récents ont démontré l&rsquo;appui du gouvernement central et de la force Barkhane à des groupes armés non étatiques&nbsp;<a href="https://www.brookings.edu/wp-content/uploads/2017/08/lebovich_mali.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans le nord du pays</a>, et à la&nbsp;<a href="https://www.crisisgroup.org/fr/africa/west-africa/mali/261-frontiere-niger-mali-mettre-loutil-militaire-au-service-dune-approche-politique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">frontière avec le Niger</a>. Le but, une fois encore, est de pallier l&rsquo;incapacité des forces armées à évoluer dans des territoires vastes et inconnus.</p>



<p>Le résultat est là aussi une exacerbation des luttes intercommunautaires, désormais à leur paroxysme. Un règlement du conflit malien à court et moyen terme est aujourd&rsquo;hui hors de propos,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/21/la-france-doit-rompre-avec-la-rhetorique-martiale-qui-prevaut-au-sahel_5260475_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tant la logique militaire a pris le dessus sur une approche de résolution politique des différends</a>.</p>



<p>Près de six ans après les premiers combats contre les groupes armés, la mission&nbsp;<a href="http://www.rfi.fr/afrique/20190224-france-premier-ministre-edouard-philippe-mali-tache-le-sahel-est-encore-longue" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des soldats français n&rsquo;est pas près de s&rsquo;achever</a>.</p>



<h4>Repenser la construction de la paix</h4>



<p>«&nbsp;Diviser pour mieux régner&nbsp;», disait l&rsquo;adage. Mais gagner la guerre a peu de sens, si la paix qui lui succède est si fragile. Les pays intervenants ont finalement peu appris des erreurs passées. Ils n&rsquo;ont pas pris conscience de la contradiction entre la volonté de stabiliser un espace et de créer des institutions stables, et la délégation de missions de maintien de l&rsquo;ordre.</p>



<p>Les groupes armés ont des intérêts nécessairement éloignés de ceux des armées étrangères. Ils sont très difficilement contrôlables,&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1177/0022002715576751" target="_blank" rel="noreferrer noopener">même par les structures qui les financent et les arment</a>. Leur démobilisation après les conflits est un enjeu de taille,&nbsp;<a href="http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/afghanistan0911webwcover.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trop mal gérée dans les cas afghans et maliens</a>&nbsp;pour permettre un retour à la stabilité.&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1080/09592318.2014.982882" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le risque de résurgence des violences augmente inéluctablement</a>.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, tant l&rsquo;Afghanistan que le Mali sont des échecs de luttes anti-insurrectionnelles, pour lesquelles la polarisation des identités empêche un règlement solide et durable des conflits.</p>



<p>Après&nbsp;18&nbsp;ans de guerre, les talibans semblent plus puissants que jamais, tandis que les tensions intercommunautaires déchirent toujours plus le Mali. Faisant plus de&nbsp;130&nbsp;morts parmi les civils,&nbsp;<a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1160132/massacre-peuls-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la terrible attaque du&nbsp;23&nbsp;mars dernier dans la région de Mopti</a>&nbsp;est tragiquement venue nous rappeler le besoin urgent de repenser la construction de la paix.</p>



<p><strong>Source:Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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