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	<title>Menace islamiste &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Mozambique : la menace islamiste qui pourrait tout ruiner</title>
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				<pubDate>Fri, 28 Feb 2020 18:51:23 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/20102516lpw-20102525-article-jpg_6940446_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-14797" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/20102516lpw-20102525-article-jpg_6940446_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/20102516lpw-20102525-article-jpg_6940446_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption>Le village de Naunde le 13 juin, dévasté par les islamistes dans la nuit du 4 au 5 juin 2017. <br><em>© Joaquim Nhamirre / AFP</em></figcaption></figure>



<h4>Alors que la paix était revenue avec l&rsquo;accord Frelimo-Renamo, des groupes armés s&rsquo;activent depuis 2017 dans la riche région gazière du Cabo Delgado.</h4>



<p>C&rsquo;est un jour qui a tout changé au Mozambique. Avant le jeudi 5&nbsp;octobre 2017, le pays caressait l&rsquo;espoir d&rsquo;un boom économique spectaculaire. Sept ans auparavant la compagnie pétrolière américaine avait découvert de gigantesques réserves de gaz dans les sous-sols du pays, dans le nord. Son exploitation pourrait faire du Mozambique&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/mozambique-ce-futur-eldorado-gazier-26-02-2020-2364577_3826.php">le premier producteur de gaz</a>. Et multiplier son PIB par huit.&nbsp;Mais ce jeudi 5&nbsp;octobre, l&rsquo;assurance d&rsquo;un avenir économique radieux va basculer.</p>



<p>Au petit matin, une trentaine d&rsquo;hommes armés pénètrent dans la ville de Mocimboa da Praia, 30&nbsp;000 habitants, région de Cabo Delgado. Ils attaquent trois postes de police et une caserne de l&rsquo;armée. La riposte de la police, rapide, déclenche de violents combats. Le bilan est lourd&nbsp;: seize personnes, dont un chef traditionnel, perdent la vie. Le siège a duré 16&nbsp;heures. Il met au&nbsp;jour l&rsquo;existence d&rsquo;un groupe armé dont les actions sont restées, jusque-là, confidentielles. Mais qui met sérieusement en péril la manne gazière.</p>



<h4>Des répercussions sur une industrie naissante</h4>



<p>Plus de deux ans plus tard, la menace est toujours là. Et&nbsp;elle s&rsquo;est même intensifiée. Les incendies de villages, décapitations et vols sont devenus réguliers dans la province de Cabo Delgado. En février&nbsp;2019, pour la première fois, un travailleur lié à l&rsquo;industrie du gaz est assassiné. Ce chauffeur mozambicain, employé par Anadarko, a été&nbsp;décapité après être tombé dans une embuscade, non loin d&rsquo;un chantier de construction lié à l&rsquo;exploitation du gaz. Le drame, d&rsquo;après&nbsp;<em>African Business Magazine</em>, a forcé le géant américain à suspendre ses activités pendant plusieurs mois. Une situation fragile qui a profité&nbsp;à d&rsquo;autres acteurs, avides de se partager le gâteau.</p>



<p>En 2018, d&rsquo;après l&rsquo;agence de presse Macauhub, le gouvernement mozambicain a signé un contrat avec la puissante société militaire privée FSG, appartenant à l&rsquo;ancien officier américain de la marine Erik Prince. En échange d&rsquo;une sécurisation de la zone, FSG est autorisée à toucher une part des revenus issus de l&rsquo;exploitation du gaz naturel. L&rsquo;entrée sur le territoire de mercenaires russes membres de la société privée Wagner – également présente en Centrafrique – a aussi été relatée dans la presse locale, bien que démentie par les autorités. Des implications d&rsquo;ordre militaire dont le Mozambique, en manque de moyens militaires et policiers, a besoin. Mais qui modifient le système d&rsquo;exploitation des ressources.</p>



<h4>Le rejet de l&rsquo;état séculier</h4>



<p>Cette influence avérée des groupes armés sur son économie, les autorités du Mozambique refusent de la voir. Depuis les premières attaques, elles parlent plus volontiers de «&nbsp;banditisme&nbsp;» que de terrorisme. Pour Salvador Forquilha, chercheur à l&rsquo;Institut d&rsquo;études sociales et économiques (IESE), «&nbsp;le gouvernement ne veut pas que cette affaire soit connue, car ce n&rsquo;est pas bon en termes d&rsquo;image&nbsp;». Éric Morier-Genoud, enseignant-chercheur à l&rsquo;université de Belfast, et présent à la conférence «&nbsp;Le Mozambique en crises&nbsp;» organisée par l&rsquo;Ifri à Paris, confirme&nbsp;: «&nbsp;Pour les autorités, c&rsquo;est une affaire interne. Dans ce contexte, il est très difficile de faire des recherches pour documenter ce qui se passe&nbsp;», déplore-t-il.</p>



<p>Malgré l&rsquo;intensification des attaques, on n&rsquo;en sait toujours pas assez sur les assaillants, qui eux aussi entretiennent le mystère sur leur identité. «&nbsp;Un foulard vissé sur la tête, un pantalon au-dessus du genou&nbsp;», voici les seuls éléments physiques distinctifs relevés par Éric Morier-Genoud. Leurs motivations, elles, sont un peu plus claires. «&nbsp;Derrière ce groupe armé se cache en fait une secte religieuse dont l&rsquo;idéologie est proche de celle du nord du Nigeria, a précisé le chercheur lors de la conférence. À savoir un islam qui rejette l&rsquo;état séculier et défend l&rsquo;instauration de la charia&nbsp;». D&rsquo;après lui, cette idéologie a pris racine dès&nbsp;2008&nbsp;à Cabo Delgado, lorsque des cheikhs, appelés «&nbsp;les hommes en noir&nbsp;», ont installé leur communauté.</p>



<p>Signe d&rsquo;un certain rejet de la part des habitants de la&nbsp;province&nbsp;: des expulsions et la destruction de&nbsp;mosquées. La tension atteint son paroxysme lorsque des altercations physiques avec la police éclatent en 2015. En réponse, «&nbsp;la secte, qui n&rsquo;était au départ qu&rsquo;un groupe religieux, se militarise&nbsp;», explique Salvador Forquilha. Et se lance dans les attaques armées que l&rsquo;on connaît.</p>



<h4>Une région «&nbsp;oubliée&nbsp;»</h4>



<p>Pour le spécialiste mozambicain, la réplique lancée par les forces de sécurité de l&rsquo;État mozambicain n&rsquo;est pas adaptée. «&nbsp;Les attaques de la police et de l&rsquo;armée se sont révélées inefficaces. C&rsquo;est un fait, les actions de ceux que l&rsquo;on nomme dans la région al-Shabab – aucun lien n&rsquo;a été à ce jour avéré avec le groupe somalien NDLR – se sont multipliées. Cela traduit une méconnaissance globale du contexte local de la part des autorités&nbsp;», soutient-il. Pour Regio Conrado, chercheur au laboratoire Les Afriques dans le monde (LAM), «&nbsp;la région de Cabo Delgado a toujours été ignorée par l&rsquo;État et jamais concernée par les projets de développement. […] C&rsquo;est un territoire oublié.&nbsp;».</p>



<p>Le peu d&rsquo;institutions étatiques, la quasi-absence de services publics et la pauvreté… autant de facteurs «&nbsp;propices à l&rsquo;émergence du djihadisme insurrectionnel&nbsp;», affirme-t-il. Surtout quand les retombées, tant attendues, de l&rsquo;exploitation gazière ne profitent pas à la région et à ses habitants. Pour contrer la menace, et jouir de ses ressources en gaz, le Mozambique devra donc prendre en compte, selon les experts, la question sociale. Et il y a urgence. D&rsquo;après Médecins sans frontières (MSF), les violences liées au groupe ont fait plus de&nbsp;700&nbsp;morts&nbsp;et provoqué le déplacement d&rsquo;au moins 100&nbsp;000 personnes, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).</p>



<p>Une médiation en direct avec les assaillants, choisie récemment par le Mali&nbsp;impuissant face à la multiplication des attaques au Sahel, n&rsquo;est pas encore d&rsquo;actualité. Et elle serait, quoi qu&rsquo;il en soit, difficile à mettre en œuvre. «&nbsp;Jusqu&rsquo;ici, nous n&rsquo;avons pas pu avoir, nous les chercheurs, d&rsquo;accès direct aux insurgés, se désole Salvador Forquilha. Plus qu&rsquo;un refus de communiquer, je pense que c&rsquo;est parce que leur organisation n&rsquo;est pas encore établie. Comme&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/nigeria-buhari-peut-il-vraiment-quelque-chose-contre-boko-haram-04-02-2019-2291219_3826.php">Boko Haram</a>, à ses&nbsp;débuts.&nbsp;»</p>



<p> <strong>Source: Le Point Afrique /Mis en ligne:Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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