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	<title>manifestions &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Au Soudan, une journée de manifestation cruciale pour la transition démocratique</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 12:45:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>La journée s’annonce déterminante pour la transition soudanaise, avec des mobilisations pro-civils et pro-militaires prévues jeudi. Des appels au calme ont été lancés et le général Abdel Fattah al-Burhane, à la tête des autorités intérimaires, a réitéré son attachement à la transition démocratique amorcée il y a deux ans.</strong></p>



<p>Khartoum peut-elle être le terrain d’une possible épreuve de force entre camps rivaux&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/soudan/">au Soudan</a>&nbsp;? Les partisans du régime militaire tiennent un sit-in devant le palais présidentiel depuis ce week-end, tandis que les pro-civils appellent, jeudi 21 octobre, à une manifestation dans les rues de la capitale soudanaise. L&rsquo;union sacrée qui avait prévalu entre eux, en 2019, contre&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/omar-el-b%C3%A9chir/">Omar el-Béchir</a>, semble avoir fait long feu.</p>



<p>Insistant pour la première fois sur « le partenariat entre civils et militaires », le général Abdel Fattah al-Burhane a semblé, mercredi soir, vouloir rassurer la Britannique Vicky Ford, en charge de l&rsquo;Afrique pour la diplomatie de la Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale toujours influente au Soudan.</p>



<p>Les civils, partis, groupes rebelles et syndicats, réunis au sein d&rsquo;une coalition, les Forces pour la liberté et le changement (FLC), sont parvenus à pousser l&rsquo;armée, en 2019, à démettre l&rsquo;autocrate après 30&nbsp;ans de dictature.&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20210921-soudan-2-ans-apr%C3%A8s-la-chute-d-omar-el-b%C3%A9chir-la-transition-%C3%A0-la-peine">Aujourd’hui, cette coalition est divisée</a>. Se détachant du canal historique &#8211; qui continue de revendiquer un transfert complet du pouvoir aux civils -, une faction mobilise ses partisans depuis samedi, et organise un sit-in annoncé comme « illimité » devant le palais présidentiel de Khartoum.</p>



<p>Forte de milliers de partisans qui réclament « un gouvernement militaire », la faction comprend&nbsp;aussi des militants, qui appellent à une reprise en main totale par le général Abdel Fattah al-Burhane. Les manifestants sont bien décidés à rester devant le palais présidentiel. Le canal historique des FLC prévoit, lui, une « manifestation d&rsquo;un million de personnes »&nbsp;à Khartoum et dans les autres villes du Soudan, afin de réclamer la poursuite de la transition censée mener à des élections fin 2023 pour former un gouvernement civil.</p>



<p>Ces deux démonstrations de forces rivales font redouter des tensions, alors que&nbsp;le&nbsp;pays est englué dans un&nbsp;marasme politico-économique, et déstabilisé par une tentative de putsch il y a un mois.</p>



<p><strong>« Le Soudan a choisi une voie médiane »</strong></p>



<p>L&rsquo;escalade des tensions dans ce pays troublé de 40 millions d&rsquo;habitants a déclenché de fortes inquiétudes dans la région et au-delà, mais les experts ne semblent pas surpris. Selon la professeure Natasha Lindstaedt, de l&rsquo;université d&rsquo;Essex, il est remarquable que la difficile transition soit allée aussi loin au Soudan, soulignant l&rsquo;héritage toxique de trois décennies sous un régime autocratique.</p>



<p>« Omar el-Béchir était un dictateur, et en poussant son culte de la personnalité, il a provoqué le délabrement des institutions, laissant derrière lui un État faible et un vide institutionnel », explique-t-elle à France 24. « Avec ce type de régime, ce qui suit souvent est l&rsquo;effondrement complet et le chaos, comme dans l&rsquo;Irak de Saddam Hussein, la Libye de [Mouammar] Kadhafi ou le Yémen de [Ali Abdullah] Saleh. »</p>



<p>Au lieu de cela, l' »entreprise monumentale » de l&rsquo;éviction d’Omar el-Béchir a donné lieu à relativement peu d&rsquo;effusion de sang – hormis&nbsp;la&nbsp;répression des manifestants en juin 2019 – et, jusqu&rsquo;à présent, à une transition cahoteuse mais largement pacifique, note Natasha Lindstaedt, qui a notamment écrit sur les tentatives de transition de régimes autoritaires à des régimes démocratiques.</p>



<p>« Cela aurait pu tourner à la guerre civile, mais ça n&rsquo;a pas été le cas », dit-elle. « Certains craignaient un plongeon dans le chaos à la libyenne ou une prise de pouvoir militaire, comme en Égypte. Finalement, le Soudan a choisi une voie médiane, même si l&rsquo;unité entre civils et militaires est en grande partie une façade. » Signe que la rivalité ne faiblit pas, les deux camps ont tenu, mercredi, des conférences de presse simultanées.</p>



<p><strong>Éviter les heurts à Khartoum</strong></p>



<p>Le chef du Mouvement de libération du Soudan (MLS), Minni Minawi, désormais gouverneur du Darfour et&nbsp;l&rsquo;un des chefs des pro-armée, a appelé à faire du « 21 octobre une journée de tolérance et non d&rsquo;incitation à la violence ». « Nous refusons fermement les attaques ou le recours à toute forme de violence », a renchéri le ministre soudanais des Finances, Jibril Ibrahim, lui aussi chef des pro-militaire.</p>



<p>Au même moment, Ali Ammar, porte-parole des Comités de résistance des quartiers résidentiels – une organisation qui a joué un rôle-clé dans la « révolution » de 2019 –, a annoncé le choix d&rsquo;un itinéraire pour la manifestation pro-civils, jeudi,&nbsp;afin d&rsquo;éviter les heurts à Khartoum.</p>



<p>« Nous n&rsquo;irons ni aux abords du palais présidentiel ni près du bâtiment du gouvernement », où la police a récemment dispersé des pro-armée, « pour éviter tout affrontement avec le sit-in comme certains (le) voudraient », a-t-il dit.</p>



<p>Alors que le gouvernement soudanais a déjà mis en garde contre toute « escalade », l&rsquo;ambassade américaine à Khartoum a déclaré, mercredi,&nbsp;« encourager les manifestants au pacifisme ». Sur Twitter, elle a également « rappelé le soutien ferme des États-Unis à la transition démocratique au Soudan ».</p>



<p><strong>« Un mariage difficile »</strong></p>



<p>« Le gouvernement de transition a fait quelques progrès, par exemple, en négociant des accords de paix avec les rébellions, en matière de justice et de réconciliation, de libertés dans l&rsquo;espace public et de prisonniers politiques », explique David Kiwuwa, professeur d&rsquo;études internationales à l&rsquo;université de Nottingham-Ningbo, contacté par France 24. « Mais, en fin de compte, ce sont les questions de pain et de beurre qui constituent la véritable préoccupation urgente. »</p>



<p>Après avoir précipité la chute d’Omar el-Béchir en 2019, la spirale des prix du pain – un déclencheur traditionnel des soulèvements populaires – peut-elle aider maintenant les militaires à renverser les dirigeants civils&nbsp;?</p>



<p>Selon le professeur de la branche chinoise de l’Université de Nottingham , l&rsquo;armée soudanaise hésitera à tenter le genre de prise de pouvoir qui a porté Abdel Fattah al-Sissi dans l&rsquo;Égypte voisine, mettant brutalement fin à l&rsquo;expérience démocratique du pays.</p>



<p>L&rsquo;accord de partage du pouvoir au Soudan « a toujours été un mariage difficile », affirme&nbsp;David Kiwuwa. Et il ajoute&nbsp;: « Mais nous n&rsquo;avons pas nécessairement atteint un point de basculement. Les militaires craignent toujours d&rsquo;être vus en train d&rsquo;écarter leur partenaire civil, ce qui signifierait l&rsquo;échec de la révolution et déclencherait une colère généralisée. Elle a besoin de l&rsquo;aide des civils ».</p>



<p><strong>Pression internationale, notamment des États-Unis</strong></p>



<p>À cela s’ajoute la pression internationale. Depuis plusieurs jours, Khartoum – dont la transition semble de plus en plus fragilisée – connaît un véritable ballet diplomatique.</p>



<p>Mercredi, le haut diplomate américain Payton Knopf a rencontré le Premier ministre, Abdallah Hamdok, qui a répété vouloir « aller au bout des objectifs de la révolution », selon un communiqué. Et cela, avant une visite, en fin de semaine, de l&rsquo;émissaire des États-Unis pour la Corne de l&rsquo;Afrique, Jeffrey Feltman, selon l&rsquo;agence officielle Suna.</p>



<p>Washington a prévenu que toute prise de pouvoir militaire entraînerait un retour aux sanctions qui ont paralysé le pays sous le régime d’Omar el-Béchir, ainsi qu&rsquo;une remise en cause de l&rsquo;annulation de la dette et des financements internationaux qui figurent parmi les plus grandes réussites de la transition.</p>



<p>C&rsquo;est actuellement ce Conseil de souveraineté, composé de militaires et de civils, qui supervise la transition avec le gouvernement emmené par le technocrate Abdallah Hamdok, un ancien économiste de l&rsquo;ONU.</p>



<p>« Le Soudan est confronté à un problème existentiel, à savoir comment construire un Soudan pour tous les Soudanais », conclut David Kiwuwa. « Mais il faut d&rsquo;abord parvenir à une certaine forme de consensus afin de comprendre quelles institutions construire. »</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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