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	<title>Manifestations &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Manifestations &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Des manifestants soudanais font face à des gaz lacrymogènes lors d&#8217;un rassemblement pour la Journée de la femme</title>
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				<pubDate>Wed, 09 Mar 2022 18:30:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[ Des manifestants soudanais qui défilaient contre le régime militaire à l&#8217;occasion de la Journée internationale de la femme ont été accueillis par des gaz lacrymogènes alors qu&#8217;ils s&#8217;approchaient du palais présidentiel mardi, a déclaré un journaliste de Reuters. Des groupes de défense des droits des femmes avaient appelé à la manifestation avec des comités de...]]></description>
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<p> <strong>Des manifestants soudanais qui défilaient contre le régime militaire à l&rsquo;occasion de la Journée internationale de la femme ont été accueillis par des gaz lacrymogènes alors qu&rsquo;ils s&rsquo;approchaient du palais présidentiel mardi, a déclaré un journaliste de Reuters.</strong></p>



<p>Des groupes de défense des droits des femmes avaient appelé à la manifestation avec des comités de résistance de quartier qui organisent des manifestations de rue depuis que l&rsquo;armée a pris le pouvoir en octobre.</p>



<p>Le coup d&rsquo;État a mis fin à un accord de partage du pouvoir entre civils et militaires qui a été conclu après que l&rsquo;ancien président Omar el-Béchir, qui a régné pendant 30 ans, a été renversé lors d&rsquo;un soulèvement de 2019 dans lequel les femmes ont joué un rôle de premier plan.</p>



<p>« Les revendications des femmes sont les revendications de la révolution », disait une banderole de protestation.&nbsp;Après que le rassemblement ait atteint le palais présidentiel de la capitale Khartoum, les forces de sécurité ont chassé les manifestants dans les rues voisines.</p>



<p>La manifestation survient alors que le Soudan fait face à une chute libre économique.&nbsp;Mardi, la livre soudanaise a été dévaluée d&rsquo;environ 19% après que son prix ait glissé sur le marché noir.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://cloudfront-us-east-2.images.arcpublishing.com/reuters/VPEE3ZGHRVNSTG3UJP77H7AFZ4.jpg" alt="Manifestation contre le coup d'État militaire, lors de la Journée internationale de la femme à Khartoum"/><figcaption> Une femme soudanaise porte un drapeau lors d&rsquo;une manifestation contre le coup d&rsquo;État militaire, à l&rsquo;occasion de la Journée internationale de la femme à Khartoum, Soudan, le 8 mars 2022. REUTERS/El Tayeb Siddig </figcaption></figure>



<p>Le coup d&rsquo;État a également entraîné l&rsquo;annulation des décisions prises depuis la chute de Bashir et une répression au cours de laquelle des personnalités politiques ont été arrêtées et des dizaines de manifestants tués.</p>



<p>Mardi, le politicien Babiker Faisal est devenu le dernier ancien membre éminent d&rsquo;un comité chargé de démanteler le régime de Bashir à être détenu, a déclaré son parti dans un communiqué.</p>



<p>Ces dernières semaines, les tribunaux ont annulé les licenciements par le comité de dizaines de bureaucrates de la banque centrale, du ministère des Affaires étrangères et d&rsquo;autres entités.</p>



<p>Le conseil au pouvoir du Soudan a déclaré lundi que les suspensions placées sur certains comptes par le comité seraient levées, tandis que d&rsquo;autres décisions affectant plus de 1 500 personnes et entreprises seraient maintenues pendant leur examen.</p>



<p>Autre signe de recul du travail effectué sous le gouvernement de partage du pouvoir, le chef d&rsquo;un comité chargé d&rsquo;enquêter sur la dispersion meurtrière d&rsquo;un sit-in en juin 2019 a déclaré qu&rsquo;il avait suspendu ses travaux après que les forces de sécurité ont pris le contrôle de ses bureaux.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Soudan arrête à nouveau un ancien dirigeant civil de la transition</title>
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				<pubDate>Mon, 14 Feb 2022 20:14:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Au Soudan, une autre personnalité de la société civile vient d’être arrêtée : Mohammed al-Fekki a été interpellé par les forces de sécurité, dimanche 13 février. Il avait été membre du Conseil souverain qui dirigeait le pays jusqu’au coup d’État du 25 octobre dernier, alors que deux autres anciens membres de l’institution ont subi le même...]]></description>
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<p><strong>Au Soudan, une autre personnalité de la société civile vient d’être arrêtée : Mohammed al-Fekki a été interpellé par les forces de sécurité, dimanche 13 février. Il avait été membre du Conseil souverain qui dirigeait le pays jusqu’au coup d’État du 25 octobre dernier, alors que deux autres anciens membres de l’institution ont subi le même sort cette semaine.</strong></p>



<p>Le pouvoir en place continue à&nbsp;s&rsquo;en prendre&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220209-soudan-des-repr%C3%A9sentants-de-partis-politiques-vis%C3%A9s-par-une-nouvelle-vague-d-arrestations">aux personnes les plus influentes</a></strong>&nbsp;de la société civile. Selon un cadre de son parti, l’Alliance unioniste, Mohammed al-Fekki aurait été interpellé par les forces de sécurité alors qu’il était en voiture, puis emmené vers une destination inconnue.</p>



<p>Mohammed al-Fekki était le plus jeune membre du Conseil souverain, l’organe phare de la transition, jusqu’au coup de force de fin octobre&nbsp;où il avait déjà été emprisonné plusieurs jours. Il appartenait aussi à la commission chargée de récupérer les biens spoliés par l’ancien dictateur Omar el-Béchir.</p>



<p>Deux autres représentants de ce même organisme ont été interpellés cette semaine&nbsp;: Wagdi Salih et Khalid Omar Youssef. L’institution avait mené de multiples enquêtes sur des affaires de corruption et malversations impliquant des membres de l’ancien régime.</p>



<p>Or, depuis le coup d’État, bon nombre des soutiens du régime d’Omar el-Béchir ont été&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220203-au-soudan-la-pression-s-accro%C3%AEt-sur-les-militaires">réhabilités par le général Abdel Fattah al-Burhan</a></strong>, l’homme fort du régime en place.</p>



<p>Le chef des forces armées s’est d’ailleurs exprimé, samedi 12 février, pour la première fois depuis le 25 octobre&nbsp;: il a nié tout aspect politique derrière ces interpellations, disant qu’elles étaient liées à des décisions de justice indépendantes.</p>



<p>La mise aux arrêts de Mohammed al-Fekki tombe en tout cas au moment où Moussa Faki, président de la Commission de l&rsquo;Union africaine, est <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220212-soudan-le-ton-monte-entre-le-r%C3%A9gime-militaire-et-la-communaut%C3%A9-internationale">en déplacement au Soudan</a></strong>.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Soudan, des milliers de manifestants visés par des grenades lacrymogènes</title>
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				<pubDate>Thu, 03 Feb 2022 20:38:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al Burhane]]></category>
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				<description><![CDATA[Pour dénoncer le coup d&#8217;État du général Abdel Fattah al-Burhane et réclamer la démocratie, des milliers de personnes ont de nouveau manifesté, jeudi, au Soudan. Les protestataires veulent également obtenir justice pour les dizaines de morts de la répression depuis le putsch d&#8217;octobre.  La lutte pour la démocratie se poursuit. Des milliers de&#160;Soudanais&#160;ont de nouveau défilé, jeudi...]]></description>
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<p><strong>Pour dénoncer le coup d&rsquo;État du général Abdel Fattah al-Burhane et réclamer la démocratie, des milliers de personnes ont de nouveau manifesté, jeudi, au Soudan. Les protestataires veulent également obtenir justice pour les dizaines de morts de la répression depuis le putsch d&rsquo;octobre. </strong></p>



<p>La lutte pour la démocratie se poursuit. Des milliers de&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/soudan/">Soudanais</a>&nbsp;ont de nouveau défilé, jeudi 3 février, pour réclamer justice pour les dizaines de morts de la répression depuis le putsch d&rsquo;octobre et ont une nouvelle fois essuyé des tirs de grenades lacrymogènes, en dépit des critiques venues de l&rsquo;étranger.</p>



<p>À Khartoum-Nord, la banlieue nord-est de la capitale soudanaise, 2&nbsp;500 manifestants s&rsquo;étaient rassemblés pour demander justice pour les 79 d&rsquo;entre eux tués depuis le coup d&rsquo;État du 25 octobre, quasi tous par des balles dans la tête ou la poitrine, selon un syndicat de médecins prodémocratie.</p>



<p>Pour tenter de les disperser, les forces de sécurité ont tiré, en fin de journée, des grenades lacrymogènes, a constaté un journaliste de l&rsquo;AFP.&nbsp;Dans l&rsquo;est remuant de Khartoum, des témoins ont également rapporté à l&rsquo;AFP des tirs de grenades lacrymogènes sur la foule qui conspuait le pouvoir militaire.</p>



<p>Au même moment, plus de 5&nbsp;000 personnes convergeaient vers la maison de la famille de Mohammed Youssef, un Soudanais de 27&nbsp;ans mortellement touché à la poitrine lors de manifestations anti-putsch dimanche, à Omdourman, l&rsquo;autre banlieue de Khartoum sur la rive nord du Nil,<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20220131-soudan-un-manifestant-tu%C3%A9-dans-de-nouveaux-d%C3%A9fil%C3%A9s-anti-putsch">&nbsp;tandis que d&rsquo;autres encore érigeaient des barricades de pierres</a>&nbsp;dans le centre de la capitale.</p>



<p>Non loin de là, l&rsquo;émissaire de l&rsquo;ONU au Soudan, Volker Perthes, recevait le général&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/abdel-fattah-al-burhane/">Abdel Fattah al-Burhane</a>, l&rsquo;auteur du coup d&rsquo;État désormais seul aux manettes du pays, trois ans après la destitution d&rsquo;un autre général, le dictateur Omar el-Béchir. Une fois de plus, il l&rsquo;enjoignait « à faire cesser les violences qui accompagnent les manifestations », rapportent les autorités.</p>



<h2>« La police tire à balles réelles »</h2>



<p>Car,<a href="https://www.hrw.org/news/2022/02/03/sudan-ongoing-clampdown-peaceful-protesters" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;accuse l&rsquo;ONG des droits humains Human Rights Watch (HRW)</a>, « la police tire des balles réelles sur des manifestants non armés ».&nbsp;Elle cite notamment des témoins ayant vécu&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220117-au-soudan-trois-manifestants-antiputsch-tu%C3%A9s-par-balles">le déchaînement de violence du 17 janvier</a>, la deuxième journée la plus meurtrière depuis le putsch avec au moins huit morts.</p>



<p>Au moins six d&rsquo;entre eux disent avoir vu la police « tirer des balles réelles » tandis que HRW dit avoir identifié sur des vidéos des officiers de police armés de fusils Kalachnikov.</p>



<p>Le pouvoir militaire, qui assure régulièrement interdire à ses hommes d&rsquo;ouvrir le feu, a malgré tout reconnu récemment avoir « confisqué des Kalachnikov » à certains d&rsquo;entre eux après les avoir identifiés dans des vidéos circulant partout sur les réseaux sociaux. Outre les balles réelles, « la police anti-émeute tire des grenades lacrymogènes directement sur les manifestants », ajoutent les témoins.</p>



<p>« Alors que nous reculions pour nous protéger, j&rsquo;ai reçu une grenade dans le dos. J&rsquo;ai vu deux autres manifestants être touchés à la tête et à la poitrine » par ces culasses métalliques qui peuvent être létales, raconte l&rsquo;un d&rsquo;eux, cité par HRW.&nbsp;Surtout, insiste-t-il, « il n&rsquo;y a eu aucune sommation » des forces de sécurité « et aucune provocation de la part des manifestants ».</p>



<p>Si Washington a gelé 700 millions de dollars d&rsquo;aide et la Banque mondiale l&rsquo;intégralité de ses paiements au Soudan dans la foulée du putsch, pour HRW, il faut « des mesures concrètes pour faire cesser la répression ».</p>



<p>La secrétaire d&rsquo;État adjointe américaine, Molly Phee, a récemment menacé de « faire payer aux dirigeants militaires un coût plus lourd encore si la violence continue ». « Nous étudions tous les outils (&#8230;) pour réduire les fonds dont dispose le régime militaire soudanais et pour isoler les entreprises tenues par l&rsquo;armée », a-t-elle déclaré, alors qu&rsquo;au Soudan, où 80 % des ressources échappent au contrôle de l&rsquo;État, les militaires tiennent de nombreuses entreprises allant de l&rsquo;élevage de volailles à la construction. »</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Un nouveau manifestant tué au Soudan où des émissaires américains tentent le dialogue</title>
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				<pubDate>Thu, 20 Jan 2022 17:14:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les forces de sécurité soudanaises ont tué mercredi 19 janvier un nouveau manifestant, alors qu’arrivaient dans le pays des émissaires américains venus plaider pour le dialogue à Khartoum, hérissée de barricades des anti-putsch et quadrillée par les militaires. Le Soudan s’enfonce dans la violence depuis que le général Abdel Fattah Al-Burhan, le chef de l’armée, a mené un...]]></description>
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<p><strong>Les forces de sécurité soudanaises ont tué mercredi 19 janvier un nouveau manifestant, alors qu’arrivaient dans le pays des émissaires américains venus plaider pour le dialogue à Khartoum, hérissée de barricades des anti-putsch et quadrillée par les militaires.</strong></p>



<p>Le <a href="https://www.lemonde.fr/soudan/">Soudan</a> s’enfonce dans la violence depuis que le général Abdel Fattah Al-Burhan, le chef de l’armée, a mené un coup d’Etat, arrêtant la plupart des civils qui partageaient avec lui le pouvoir depuis le renversement en 2019 du dictateur Omar Al-Bachir.</p>



<p>Mercredi soir, à Omdourman, dans la banlieue nord-ouest de Khartoum, un 72<sup>e&nbsp;</sup>manifestant a été tué dans la répression des milliers de Soudanais qui descendent toutes les semaines dans les rues pour réclamer un retour à la transition démocratique et surtout un pouvoir civil dans un pays sous la férule de l’armée quasiment en continu depuis son indépendance il y a soixante-six ans.</p>



<p>Ignorant leurs appels, l’auteur du putsch, le chef de l’armée Burhane, désormais seul aux commandes du pays, a décidé que les vice-ministres – pour certains nommés après les purges post-putsch — remplaceraient les anciens ministres, quasiment tous limogés après un passage en détention le 25&nbsp;octobre.</p>



<h2>Des armes lourdes en pleine ville</h2>



<p>Mais ce&nbsp;<em>«&nbsp;cabinet chargé des affaires courantes&nbsp;»</em>&nbsp;selon le communiqué officiel n’a toujours pas de chef, puisque le visage civil de la transition soudanaise, le premier ministre Abdallah Hamdok, a finalement préféré jeter l’éponge début janvier, après avoir tenté de coopérer avec les militaires.</p>



<p>Il a notamment dénoncé à son départ la poursuite des violences dans les rues, en grève générale depuis deux jours après la mort de sept manifestants lundi sous les balles de forces de sécurité. Celles-ci avaient sorti pour la première fois leurs armes lourdes, des mitrailleuses et des batteries antiaériennes, en pleine ville.</p>



<p>Depuis, les rues se sont hérissées de barricades que les forces de sécurité ont de nouveau tenté de briser mercredi soir avec des tirs et des grenades lacrymogènes à Bourri, quartier remuant de l’est de Khartoum, et Omdourman, sa banlieue nord-ouest, rapportent des médecins et des témoins à l’AFP.</p>



<p>Si les magasins ont gardé leurs rideaux baissés et les universités ont fermé leurs portes, de nombreuses corporations ont également débrayé pour respecter la&nbsp;<em>«&nbsp;désobéissance civile&nbsp;»</em>&nbsp;décrétée lundi soir. Des conseillers juridiques, procureurs et juges ont annoncé les uns après les autres dans des communiqués leur refus de travailler pour un Etat commettant des&nbsp;<em>«&nbsp;crimes contre l’humanité&nbsp;»</em>.</p>



<h2>«&nbsp;Violence systématique&nbsp;»</h2>



<p>Dans un pays de plus en plus divisé, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la Corne de l’Afrique, David Satterfield, et la secrétaire d’Etat adjointe, Molly Phee, ont rencontré des familles de victimes et des organisations de la société civile. Ils ont vu l’Association des professionnels soudanais, fer de lance de la&nbsp;<em>«&nbsp;révolution&nbsp;»</em>&nbsp;qui renversa le dictateur Omar Al-Bachir en&nbsp;2019, ainsi que les Forces de la liberté et du changement (FLC), principal bloc pro-civils issu de ce mouvement.</p>



<p>L’un de ses représentants, Wajdy Saleh, a affirmé aux journalistes avoir plaidé pour <em>« la fin à la violence systématique contre les civils »</em> et <em>« un processus politique crédible »</em>. Les FLC ont ensuite appelé à des manifestations <em>« en hommage aux martyrs »</em> jeudi à Khartoum et vendredi dans tout le pays.</p>



<p>Après être passés par Ryad où se réunissaient les&nbsp;<em>«&nbsp;amis du Soudan&nbsp;»</em>&nbsp;– Européens, Américains, Saoudiens et Emiratis –, les deux émissaires américains doivent aussi discuter avec les généraux, qui font valoir qu’ils n’ont jamais donné l’ordre de tirer et qu’un général de police a été poignardé à mort par des manifestants.</p>



<p>L’ONU, elle, continue ses rencontres en vue d’un dialogue pour faire revenir le Soudan – au ban de la communauté internationale sous Al-Bachir – dans le concert des nations et surtout des bailleurs de fonds qui ont suspendu leur aide avec le putsch.</p>



<p>Les <em>« amis du Soudan »</em> ont, eux, plaidé pour <em>« un processus politique limité dans le temps »</em> en vue de <em>« la formation d’un gouvernement dirigé par des civils pour organiser des élections démocratiques »</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Soudan: l’Union européenne hausse le ton face aux militaires</title>
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				<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 19:29:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Dans un communiqué diffusé ce mardi 18 janvier 2022, le haut représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Joseph Borrel s&#8217;en est pris aux militaires au pouvoir, les accusant d&#8217;utiliser une force excessive contre les manifestants. Ce lundi, la 14e journée de rassemblement depuis la prise de pouvoir des militaires le 25 octobre 2020,...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dans un communiqué diffusé ce mardi 18 janvier 2022, le haut représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Joseph Borrel s&rsquo;en est pris aux militaires au pouvoir, les accusant d&rsquo;utiliser une force excessive contre les manifestants. Ce lundi, la 14e journée de rassemblement depuis la prise de pouvoir des militaires le 25 octobre 2020, a été l&rsquo;une des plus sanglantes avec le décès de sept manifestants à Khartoum.</strong></p>



<p>Sept morts et des dizaines de blessés, c’est le bilan encore provisoire&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220117-soudan-plusieurs-morts-lors-d-une-nouvelle-journ%C3%A9e-de-mobilisation-anti-putsch"><strong>de la journée de ce lundi</strong></a>. Quand des milliers de manifestants ont bravé l’important déploiement sécuritaire&nbsp;dans la capitale pour descendre dans la rue et exiger un retour à un gouvernement civil, le rassemblement a rapidement tourné à l’affrontement. Les forces de sécurité ont lancé des grenades lacrymogènes directement sur les manifestants et ont tiré à balles réelles.</p>



<h2>Nombreux blessés</h2>



<p>Lundi soir, les organisateurs du rassemblement faisaient état de nombreux blessés dans les hôpitaux et ont appelé à des dons de sang. Ils évoquaient également de nombreuses arrestations parmi les manifestants. Depuis, les Forces de la liberté et du changement – une des organisations civiles derrière la contestation –&nbsp;ont&nbsp;décrété deux jours de désobéissance civile à partir d’aujourd’hui, demandant aux Soudanais de rester chez eux.&nbsp;</p>



<h2>«&nbsp;<em>Force spéciale antiterroriste&nbsp;</em>»</h2>



<p>Lundi, les autorités militaires ont annoncé la création d&rsquo;une «<em> force spéciale antiterroriste </em>» pour faire face « <em>à des menaces potentielles</em> ». Cette annonce inquiète la communauté internationale qui craint l&rsquo;escalade, d’où le communiqué de l’UE qui juge l’utilisation de la force disproportionnée et estime que la réaction des autorités militaires montre qu&rsquo;elles ne sont pas prêtes à négocier et trouver une solution pacifique à la crise. Dans le même temps, la secrétaire d&rsquo;État américaine adjointe pour l&rsquo;Afrique, Molly Phee, et <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220108-david-satterfield-nouvel-%C3%A9missaire-am%C3%A9ricain-pour-la-corne-de-l-afrique"><strong>le nouvel émissaire américain pour la Corne de l&rsquo;Afrique</strong></a>, David Satterfield, sont attendus à Khartoum dans les prochaines 48 heures.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Soudan, des manifestations contre le pouvoir militaire réprimées par des forces de sécurité déployées en masse dans la capitale</title>
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				<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 16:16:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Ils sont de nouveau des milliers à manifester au Soudan. Pour dénoncer le pouvoir militaire, les partisans d’un pouvoir civil ont bravé, lundi 17 janvier, les forces de sécurité déployées en masse dans la capitale, Khartoum. Pour la première fois, les forces de sécurité soudanaises ont utilisé des armes lourdes. Des mitrailleuses à gros calibre, notamment,...]]></description>
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<p>I<strong>ls sont de nouveau des milliers à manifester au Soudan. Pour dénoncer le pouvoir militaire, les partisans d’un pouvoir civil ont bravé, lundi 17 janvier, les forces de sécurité déployées en masse dans la capitale, Khartoum.</strong></p>



<p>Pour la première fois, les forces de sécurité soudanaises ont utilisé des armes lourdes. Des mitrailleuses à gros calibre, notamment, étaient visibles au-dessus de leurs véhicules. Au milieu des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des tirs des canons à eau, plusieurs manifestants blessés se sont écroulés&nbsp;; certains asphyxiés par le gaz lacrymogène, d’autres en sang après avoir été touchés de plein fouet par les grenades. Des médecins ont annoncé, lundi après-midi, que trois manifestants avaient été tués, portant le bilan de la répression à 67&nbsp;morts depuis la fin d’octobre.</p>



<p>Depuis que le général Abdel Fattah Al-Bourhane, chef de l’armée, a mené un coup d’Etat le 25 octobre, le pays ne cesse de s’enfoncer dans la violence. Un général de police a été poignardé à mort lors de récentes manifestations, tandis que les forces de sécurité tirent, parfois à balles réelles, sur les manifestants.</p>



<p>Lundi, les violences à Khartoum se concentrent aux abords du palais présidentiel, l’ancien quartier général du dictateur Omar Al-Bachir, démis en&nbsp;2019 sous la pression d’un soulèvement populaire, où siègent aujourd’hui les autorités de transition. Les forces de l’ordre tentent d’empêcher les manifestants de s’en approcher, les poursuivant parfois dans les rues environnantes.</p>



<p>Si les forces de sécurité quadrillent Khartoum et ses alentours, en revanche – et pour la première fois – elles ne bloquent pas l’ensemble des ponts reliant la capitale soudanaise à ses banlieues sur l’autre rive du Nil.</p>



<h2>Blocage dans le nord du pays dimanche</h2>



<p>Le pouvoir militaire était déjà dans le viseur de la contestation dimanche. A Khartoum, des dizaines de médecins en blouse blanche ont remis au parquet général deux rapports sur des attaques contre des blessés, des médecins et des hôpitaux dans la répression tous azimuts des manifestants protestant contre le putsch du 25&nbsp;octobre.</p>



<p>Dans le nord du pays, dimanche, les Soudanais ont également manifesté contre la cherté de la vie – le Soudan est l’un des pays les plus pauvres du monde. La semaine dernière, le ministère des finances a annoncé doubler le prix du kilowatt d’électricité mais, compte tenu du tollé que cette annonce a suscité, le pouvoir militaire a gelé sa décision.</p>



<p>Malgré la reculade, des centaines de manifestants ont bloqué les routes du nord, notamment vers l’Egypte, pour réclamer une annulation pure et simple de cette augmentation. Ils ont interdit le passage de tout véhicule&nbsp;<em>«&nbsp;tant que les autorités n’auront pas annulé cette augmentation car elle signe l’acte de décès de notre agriculture&nbsp;»</em>, affirme à l’Agence France-Presse (AFP) Hassan Idriss, un manifestant.</p>



<p>Toute augmentation ou suppression des subventions étatiques sur les produits de base peut mener au pire au Soudan, où les 45&nbsp;millions d’habitants doivent déjà composer avec une inflation avoisinant 400&nbsp;% et où, selon l’Organisation des Nations unies (ONU), en&nbsp;2022, 30&nbsp;% des Soudanais auront besoin d’aide humanitaire. En&nbsp;2018, la révolte – qui renversa l’année suivante le président Al-Bachir – avait été déclenchée par une décision du gouvernement de tripler le prix du pain.</p>



<h2>«&nbsp;Intimidation&nbsp;» de la presse</h2>



<p>Le chef de la diplomatie sous M.&nbsp;Al-Bachir, Ibrahim Ghandour, et&nbsp;<em>«&nbsp;d’autres codétenus&nbsp;»</em>&nbsp;ont entamé une grève de la faim qu’ils ne cesseront qu’une fois libérés ou présentés devant un&nbsp;<em>«&nbsp;tribunal impartial&nbsp;»</em>, selon leurs proches. Récemment, le parquet a ordonné la libération de plusieurs responsables du régime de M.&nbsp;Al-Bachir, mais le général Al-Bourhane, seul aux commandes du Soudan, a ordonné leur maintien en détention.</p>



<p><em>« C’est la première interférence dans les affaires judiciaires de l’histoire de notre pays »</em>, s’est insurgée la famille de M. Ghandour alors que le général Al-Bourhane est accusé par les manifestants de chercher à réimposer les hommes du régime déchu, dont il est lui-même issu.</p>



<p>Avant les manifestations de lundi, le ministère de l’information avait retiré l’accréditation d’Al-Jazira Live, une chaîne qatarie, l’accusant de&nbsp;<em>«&nbsp;couverture non professionnelle&nbsp;»</em>&nbsp;visant à&nbsp;<em>«&nbsp;déchirer le tissu soudanais&nbsp;»</em>. En novembre, le chef du bureau d’Al-Jazira à Khartoum, le Soudanais Al-Moussalami Al-Kabbachi, avait été détenu trois jours sans aucune charge retenue contre lui.</p>



<p>L’ambassade des Etats-Unis à Khartoum a dénoncé&nbsp;<em>«&nbsp;un pas en arrière&nbsp;»</em>, tandis qu’Al-Jazira a évoqué sur Twitter une&nbsp;<em>«&nbsp;intimidation&nbsp;»</em>, appelant&nbsp;<em>«&nbsp;les autorités à autoriser son équipe à reprendre le travail&nbsp;»</em>. En décembre, le bureau d’une chaîne financée par Riyad, Al-Arabiya, a été attaqué par des officiers, ses journalistes tabassés et ses équipements saisis. Et d’autres journalistes ont rapporté avoir été arrêtés ou attaqués en couvrant les manifestations.</p>



<p>Avant le putsch, le Soudan était 159<sup>e</sup> (sur 180 pays) au classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières. L’ONU considère qu’il est aujourd’hui <em>« de plus en plus hostile aux journalistes »</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mali : à Bamako, la démonstration de force du pouvoir</title>
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				<pubDate>Sat, 15 Jan 2022 19:47:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de la capitale et de plusieurs villes du pays, ce vendredi 14 janvier, pour dire non aux sanctions drastiques imposées par la Cedeao. Des manifestants qui ont répondu à l’appel des autorités de transition. La prière du vendredi à peine achevée, des dizaines de milliers de...]]></description>
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<p><strong>Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de la capitale et de plusieurs villes du pays, ce vendredi 14 janvier, pour dire non aux sanctions drastiques imposées par la Cedeao. Des manifestants qui ont répondu à l’appel des autorités de transition.</strong></p>



<p>La prière du vendredi à peine achevée, des dizaines de milliers de personnes ont afflué dans les rues de Bamako. Franchissant le pont Fahd, remontant le boulevard Abdelaziz Bouteflika en direction de la place de l’Indépendance, celle-là même qui a été l’épicentre de la contestation face au président Ibrahim Boubacar Keïta en 2020, les manifestants ont affiché leur soutien aux autorités de la transition dans le tintamarre des vuvuzelas.</p>



<h4>Drapeaux maliens et russes</h4>



<p>Ils étaient près de 60 000, selon les estimations, pour dire non <a href="https://www.jeuneafrique.com/1292465/politique/mali-la-cedeao-tape-du-poing-sur-la-table/">aux lourdes sanctions économiques et diplomatiques</a> décidées, le 9 janvier, par les chefs d’État de la sous-région en réponse au non respect du calendrier électoral. Agitant les couleurs vertes, jaunes et rouges du drapeau malien et parfois celles – blanches, rouges et bleues – de l’étendard russe, ils ont scandé plusieurs heures durant des slogans sans équivoque : « À bas la France ! À bas la Cedeao  ! », « Le Mali pour les Maliens non pour la France ! », « Non à la Cedeao, non aux sanctions ! », « On ne négocie pas la volonté du peuple, on la respecte ! ».</p>



<p>À l’abri d’un soleil de plomb, plusieurs poids-lourds du gouvernement avaient fait le déplacement,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1252580/politique/mali-choguel-maiga-quoi-detonnant-a-ce-que-lon-souhaite-renforcer-notre-collaboration-avec-la-russie/">dont le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga,</a>&nbsp;le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, Abdoulaye Diop, son collègue des Affaires étrangères, Ibrahim Ikassa Maïga, en charge de la Refondation, ou encore Mahamadou Koné, ministre des Affaires religieuses.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2022/01/15/manif-4-scaled.jpg" alt="Des manifestants brandissent un drapeau russe durant une manifestation de soutien au gouvernement de transition et contre la France et les sanctions de la Cedeao, à Bamako, le 14 janvier 2022."/><figcaption>Des manifestants brandissent un drapeau russe durant une manifestation de soutien au gouvernement de transition et contre la France et les sanctions de la Cedeao, à Bamako, le 14 janvier 2022. © Florent Vergnes pour JA</figcaption></figure>



<p>À la tribune tout d’abord, le colonel Abdoulaye Maïga, sanglé dans son uniforme militaire, comme dans la nuit du 9 au 10 janvier lorsqu’il est apparu sur les ondes de l’ORTM pour dénoncer les « sanctions illégales » édictées depuis Accra (Ghana). Face à la foule, il insiste sur le fait que « l’un des objectifs des autorités de transition est le retour à l’ordre constitutionnel », mais précise que des réformes politiques et institutionnelles restent un préalable et que « [cela] ne peut se faire sans sécurité ».</p>



<p>« C’est la troisième sanction que le Mali vient de subir après sa suspension de la Cedeao et les sanctions ciblées contre ses dirigeants, abonde Ibrahim Ikassa Maïga. Nous avons montré que le Mali nous appartenait. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DANS UNE CERTAINE MESURE, LE DESTIN DE L’AFRIQUE SE JOUE AU MALI AUJOURD’HUI</p></blockquote>



<p>C’est ensuite<a href="https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/">&nbsp;Choguel Maïga qui a pris la parole.</a>&nbsp;« Aujourd’hui, le monde entier voit où se trouve la légitimité populaire, a lancé le Premier ministre, une écharpe marron autour du cou, dans une harangue aux forts accents patriotiques et panafricanistes. Toute l’Afrique regarde le Mali aujourd’hui. Dans une certaine mesure, le destin de l’Afrique se joue au Mali aujourd’hui. »</p>



<p>Le chef du gouvernement a tenu à saluer la solidarité dont certains pays voisins ont fait preuve, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1294065/politique/mali-cedeao-pourquoi-la-guinee-prend-fait-et-cause-pour-bamako/">à commencer par la Guinée, où la junte au pouvoir à Conakry a fait savoir qu’elle n’appliquerait pas les sanctions de la Cedeao</a> et ne fermerait pas ses frontières : « un dirigeant a dit que le Mali et la Guinée étaient deux poumons dans un même corps. Nous [en] avons eu l’illustration parfaite. » Il a annoncé que des représentants du président Assimi Goita se rendraient prochainement en Guinée.</p>



<p>« Il n’y jamais eu une telle foule nulle part en Afrique pour soutenir des dirigeants », a plus tard lancé&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1258402/politique/mali-ben-le-cerveau-lhomme-qui-veut-voir-les-russes-a-bamako/">Adama Diarra, dit « Ben le Cerveau ».</a>&nbsp;Son mouvement, Yere Wolo-Debout les remparts, a activement contribué à la mobilisation de ce vendredi. « Le destin de l’Afrique se joue au Mali, a poursuivi cet activiste connu pour son soutien à la junte et favorable à une intervention russe au Mali. Nous sommes un peuple pilote et toute l’Afrique nous soutient. »</p>



<p>Sa cible favorite ?&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1295745/politique/mali-pourquoi-malgre-les-sanctions-les-avions-militaires-francais-continuent-leurs-rotations/">La France, dont la Cedeao est accusée de n’être que « le messager »,</a>&nbsp;et ceux qui veulent pousser les « populations à chasser [leurs] dirigeants ». « Mais nous sommes un peuple intelligent, martèle Adama Diarra à la tribune. La victoire sera la nôtre. La victoire du peuple malien sur l’oligarchie de la France. »</p>



<h4>« La Cedeao est en mission pour la France »</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2022/01/15/manif-10-scaled.jpg" alt="Des drapeaux maliens et russes flottent au-dessus de la foule amassée au monument de l’Indépendance, à Bamako, le 14 janvier 2022."/><figcaption>Des drapeaux maliens et russes flottent au-dessus de la foule amassée au monument de l’Indépendance, à Bamako, le 14 janvier 2022. © Florent Vergnes pour JA</figcaption></figure>



<p>Un message qui fait mouche, sur la place de l’Indépendance. Parmi les manifestants, Mohamed Diallo, un commerçant venu du quartier populaire de Bacodjicoroni, explique être opposé aux sanctions, « mais surtout à la présence de la France ». D’ailleurs, lui aussi en est convaincu : « la Cedeao est en mission pour la France ». « Le Mali est déjà sanctionné depuis longtemps, ajoute-t-il. Nous avons perdu le Nord, le Centre. Il ne nous reste plus rien. »</p>



<p>Bamako n’est pas la seule à avoir répondu ce vendredi à l’appel de la junte. Les manifestants étaient également nombreux à Kadiolo, Koutiala, Bougouni, Yorosso, Tomboutctou, Koro, Kayes et Koulikoro. Il faut dire que le gouvernement avait battu le rappel. Un courriel de la direction générale de l’Administration du territoire daté du 13 janvier, que&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;a pu consulter, invitait en effet les gouverneurs de région à « faciliter la mobilisation des forces vives […] pour une réussite de la transition et contre les sanctions de la Cedeao et de l’UEMOA ».À LIRE<a href="https://www.jeuneafrique.com/1292927/economie/mali-cedeao-qui-paiera-les-salaires-des-militaires-la-dette-et-le-reste/">Mali-Cedeao : qui paiera les salaires des militaires, la dette et le reste ?</a></p>



<p>Les autorités maliennes ont-elles remporté la première manche dans le bras de fer qui les oppose à la communauté internationale, exaspérée par la prolongation annoncée de la transition ? « La mobilisation va certes les conforter dans leur position face à la Cedeao, mais elle ne pèsera pas dans les négociations », estime Mohamed Maïga, analyste et directeur du cabinet Aliber Conseil, qui indique que les « dirigeants des pays voisins du Mali ne vont pas se laisser faire non plus ».</p>



<p>Réagissant à l’annonce des sanctions le 10 janvier, le colonel Assimi Goïta avait rappelé la « disponibilité [de son gouvernement] au dialogue en vue de trouver un compromis avec la Cedeao sur le chronogramme des élections ». Le dialogue, a martelé Choguel Maïga à la tribune, « est l’arme des forts ». Avant de prévenir : « Le Mali est une digue. Si le Mali saute, personne n’aura la paix dans la Cedeao . »</p>



<p>« Avec le Mali, la Cedeao a voulu faire jurisprudence, conclut l’analyste Mohamed Maïga. Mais quelqu’un sortira détruit de ce bras de fer. Comme dans une partie de poker. »</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Soudan : nouvelles manifestations contre le coup d&#8217;État, un mort</title>
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				<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 18:06:09 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[De nouvelles manifestations contre l&#8217;armée au pouvoir ont été violemment réprimées, dimanche au Soudan. Un manifestant a été tué par les forces de sécurité. Ces rassemblements surviennent la veille du lancement par l&#8217;ONU de pourparlers avec civils et militaires pour sortir de pays de la crise. Un manifestant a été tué, dimanche 9 janvier au&#160;Soudan, par...]]></description>
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<p><strong>De nouvelles manifestations contre l&rsquo;armée au pouvoir ont été violemment réprimées, dimanche au Soudan. Un manifestant a été tué par les forces de sécurité. Ces rassemblements surviennent la veille du lancement par l&rsquo;ONU de pourparlers avec civils et militaires pour sortir de pays de la crise.</strong></p>



<p>Un manifestant a été tué, dimanche 9 janvier au&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/soudan/">Soudan</a>, par les forces de sécurité, selon des médecins, lors de nouveaux rassemblements de milliers de personnes&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220106-soudan-des-milliers-de-manifestants-mobilis%C3%A9s-contre-le-pouvoir-militaire">contre l&rsquo;armée au pouvoir</a>, onze semaines après le coup d&rsquo;État militaire.</p>



<p>Ces nouvelles manifestations réprimées par le pouvoir surviennent à la veille du lancement par l&rsquo;ONU de pourparlers avec civils et militaires, censés sortir le pays de la crise.&nbsp;Elles ont pris fin à la tombée de la nuit.</p>



<p>Le 25 octobre, le coup d&rsquo;État du chef de l&rsquo;armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, a mis fin à la transition vers un pouvoir entièrement civil au Soudan, près de deux ans après la chute d&rsquo;Omar el-Béchir, dictateur qui était au pouvoir depuis trois décennies.</p>



<p>Des milliers de manifestants se sont à nouveau rassemblés dimanche dans la capitale pour&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211230-soudan-des-dizaines-de-milliers-de-manifestants-%C3%A0-nouveau-dans-les-rues-de-karthoum">protester contre le coup d&rsquo;État</a>, selon des témoins.</p>



<p>D&rsquo;autres sont aussi sortis dans les rues d&rsquo;Omdourman et de Bahri, les banlieues nord-ouest et nord de Khartoum, ainsi qu&rsquo;à Wad Madani, au sud de la capitale, d&rsquo;après les mêmes sources.</p>



<h4>Les médecins manifestent</h4>



<p>Les forces de sécurité ont tenté de disperser les manifestants<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220104-soudan-d%C3%A9ploiement-massif-des-forces-de-s%C3%A9curit%C3%A9-en-pr%C3%A9vision-de-nouvelles-manifestations">&nbsp;avec des tirs de gaz lacrymogènes</a>&nbsp;alors qu&rsquo;ils marchaient vers le palais présidentiel à Khartoum, comme ils l&rsquo;avaient déjà fait lors d&rsquo;autres rassemblements anti-putsch.</p>



<p>Les principales rues autour de la capitale avaient été bloquées par les forces de l&rsquo;ordre pour empêcher les manifestants de s&rsquo;y rassembler ainsi que devant le quartier général de l&rsquo;armée, épicentre du mouvement de contestation contre Béchir. &nbsp;</p>



<p>« Non, non au régime militaire », ont scandé les manifestants en agitant les drapeaux soudanais.</p>



<p>Un protestataire de 26 ans a perdu la vie après avoir été frappé au cou par une bombe lacrymogène lancée par les forces de sécurité, a indiqué dans un communiqué le Comité des médecins soudanais, proche du mouvement de contestation.</p>



<p>Depuis le putsch du 25 octobre, la répression des manifestations par les forces de l&rsquo;ordre a fait au moins 62 morts, selon ces médecins.</p>



<p>Un adolescent est décédé dimanche des suites de blessures par « balles » au cou subies lors de manifestations jeudi, d&rsquo;après la même source.</p>



<p>Les autorités ont régulièrement nié avoir eu recours à des balles contre les manifestants et ont déclaré que de nombreux membres des forces de sécurité avaient été blessés lors d&rsquo;affrontements avec des protestataires.</p>



<p>« Nous ne voulons pas moins qu&rsquo;un gouvernement complètement civil », a déclaré Ammar Hamed, 27 ans, un manifestant à Khartoum.</p>



<p>Des médecins en blouse blanche ont été vus dimanche se joindre à des rassemblements pour protester contre les forces de sécurité qui ont pris d&rsquo;assaut des hôpitaux et des installations médicales lors de précédentes manifestations.</p>



<p>Samedi, le Comité central des médecins soudanais avait déclaré que les médecins se joindraient aux marches et remettraient un mémorandum aux responsables de l&rsquo;ONU, dénonçant de récentes « agressions commises par les forces du coup d&rsquo;État » contre des installations médicales.</p>



<p>La semaine dernière, le Premier ministre et visage civil de la transition,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20220103-soudan-le-premier-ministre-civil-abdallah-hamdok-d%C3%A9missionne-carte-blanche-pour-l-arm%C3%A9e">Abdallah Hamdok, avait démissionné à l&rsquo;issue d&rsquo;une journée de manifestations meurtrière</a>.&nbsp;</p>



<p>Il avait été réinstallé dans ses fonctions le 21 novembre après avoir été limogé avec son gouvernement lors du coup d&rsquo;État.</p>



<p>Depuis la semaine dernière, les militaires sont seuls aux commandes. Le général Burhane, qui a prolongé de deux ans son mandat à la tête du pays, promet des élections pour juillet 2023. Mais ses promesses sont loin de calmer la rue.</p>



<h4>Pourparlers de l&rsquo;ONU</h4>



<p>Samedi, l&rsquo;émissaire de l&rsquo;ONU au Soudan Volker Perthes a annoncé qu&rsquo;il allait organiser des pourparlers avec « tous les acteurs clés civils et militaires » pour tenter de résoudre la crise.</p>



<p>« Il est temps de mettre fin à la violence et d&rsquo;entrer dans un processus constructif », a-t-il indiqué à propos de ces discussions, qui doivent être officiellement lancées lundi lors d&rsquo;une conférence de presse.</p>



<p>Les Forces de la liberté et du changement, fer de lance de la révolte qui a entraîné l&rsquo;éviction de Béchir en 2019, ont indiqué n&rsquo;avoir reçu « aucun détail » de la part de l&rsquo;ONU sur ces pourparlers.</p>



<p>Dimanche, l&rsquo;Association des professionnels soudanais, qui a également joué un rôle déterminant dans les manifestations anti-Béchir, a déclaré elle qu&rsquo;elle « rejetait complètement » de tels pourparlers.&nbsp;</p>



<p>« Le moyen de résoudre la crise soudanaise commence par le renversement complet du conseil militaire putschiste », a indiqué l&rsquo;Association dans un communiqué.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Soudan, la police tire des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants</title>
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				<pubDate>Sun, 19 Dec 2021 17:36:52 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Du gaz lacrymogène a été utilisé dimanche par la police soudanaise afin de disperser les dizaines de milliers de manifestants rassemblés aux abords du palais présidentiel à Khartoum pour protester contre le pouvoir militaire, aux commandes du pays depuis le 25 octobre. Les forces de sécurité soudanaises ont tiré, dimanche 19 décembre, des grenades lacrymogènes pour disperser...]]></description>
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<p><strong>Du gaz lacrymogène a été utilisé dimanche par la police soudanaise afin de disperser les dizaines de milliers de manifestants rassemblés aux abords du palais présidentiel à Khartoum pour protester contre le pouvoir militaire, aux commandes du pays depuis le 25 octobre.</strong></p>



<p>Les forces de sécurité soudanaises ont tiré, dimanche 19 décembre, des grenades lacrymogènes pour disperser les dizaines de milliers de manifestants descendus dans la rue à Khartoum pour s&rsquo;opposer à l&rsquo;armée, au pouvoir depuis le&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211025-en-direct-le-soudan-face-%C3%A0-un-coup-d-%C3%A9tat-d%C3%A9nonce-le-mouvement-pro-d%C3%A9mocratie">coup d&rsquo;État militaire du 25 octobre</a>.</p>



<p>« Le peuple veut la chute de Burhane », scandaient les manifestants en référence au général&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/abdel-fattah-al-burhane/">Abdel Fattah al-Burhane</a>, qui a mené le coup d&rsquo;État, ont rapporté des témoins à l&rsquo;AFP.</p>



<h2>Le QG de l&rsquo;armée sous haute protection</h2>



<p>La police antiémeute a été déployée aux principaux carrefours de Khartoum. Toutes les routes entourant le quartier général de l&rsquo;armée dans le centre-ville ont par ailleurs été fermées avec des barbelés et des blocs en béton, selon un journaliste de l&rsquo;AFP.</p>



<p>« Notre révolution cherche à instaurer des institutions et non pas des individus », a dit à l&rsquo;AFP un manifestant, entouré de milliers d&rsquo;autres brandissant le drapeau soudanais.</p>



<p>« Cet accord ne représente pas le peuple », a dit un autre protestataire âgé d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années. « Nous n&rsquo;avons qu&rsquo;une seule demande et c&rsquo;est la formation d&rsquo;un gouvernement civil indépendant de l&rsquo;armée. »</p>



<p>La veille,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/abdallah-hamdok/">Abdallah Hamdok</a>&nbsp;avait mis en garde contre de nouvelles violences qui risquent « d&rsquo;entraîner le pays dans un abîme », appelant les manifestants à la retenue. « Nous sommes confrontés aujourd&rsquo;hui à une régression majeure dans la marche de notre révolution qui menace la sécurité, l&rsquo;unité et la stabilité du pays », avait déclaré le Premier ministre civil.</p>



<p>Dimanche, les autorités ont coupé les ponts liant la capitale à sa ville jumelle Omdurman, mais cette mesure n&rsquo;a pas empêché les rassemblements de manifestants.</p>



<p>« Les protestataires sont très nombreux et les forces de sécurité ne parviennent pas à les contrôler », a dit un témoin à Omdurman.</p>



<h2>Le 19 décembre, jour de l&rsquo;indépendance</h2>



<p>Les Soudanais ont choisi le jour du 19 décembre pour manifester car, en plus de marquer le troisième anniversaire du début de la révolution anti-Omar el-Béchir, c&rsquo;est ce jour-là, en 1955, que le Parlement du pays toujours sous tutelle britannique avait proclamé l&rsquo;indépendance.</p>



<p>« Le coup d&rsquo;État a coupé la route à la transition démocratique&nbsp;: avec lui, les militaires ont pris le contrôle total de la vie politique et économique », affirme à l&rsquo;AFP Achraf Abdelaziz, patron du quotidien indépendant Al-Jarida.</p>



<p>Bien avant le putsch, Khartoum reconnaissait que 80&nbsp;% des ressources du pays n&rsquo;étaient toujours pas sous son contrôle.</p>



<p>Pour Khaled Omer, ministre évincé lors du putsch et cadre des Forces de la liberté et du changement (FLC), fer de lance civil de la « révolution », ce coup d&rsquo;État donne « l&rsquo;occasion de corriger les défauts du système d&rsquo;avant ».</p>



<p>Cet attelage avait rallié en 2019, sous une même bannière anti-Béchir, civils, militaires et paramilitaires, rejoints en 2020 par les rebelles de régions reculées du pays.</p>



<p>Mais si l&rsquo;union sacrée a fait long feu – les civils entendaient récupérer seuls le pouvoir sous peu, les militaires ont imposé la prorogation pour deux ans du mandat du général Burhane à la tête de facto du pays –, les civils n&rsquo;ont pas jusqu&rsquo;ici présenté de plan d&rsquo;action, ne cessent de répéter les diplomates qui les rencontrent régulièrement.</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les Tunisiens manifestent contre le président à l&#8217;occasion de l&#8217;anniversaire du soulèvement</title>
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				<pubDate>Fri, 17 Dec 2021 16:45:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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				<description><![CDATA[ Plusieurs milliers de personnes ont manifesté vendredi contre le président tunisien Kais Saied, soulignant une opposition croissante à sa prise de pouvoir et à sa suspension du parlement il y a cinq mois. Appelée à l&#8217;occasion de l&#8217;anniversaire du soulèvement qui a renversé l&#8217;autocrate Zine al-Abidine Ben Ali il y a dix ans, il s&#8217;agissait...]]></description>
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<p> <strong>Plusieurs milliers de personnes ont manifesté vendredi contre le président tunisien Kais Saied, soulignant une opposition croissante à sa prise de pouvoir et à sa suspension du parlement il y a cinq mois.</strong></p>



<p>Appelée à l&rsquo;occasion de l&rsquo;anniversaire du soulèvement qui a renversé l&rsquo;autocrate Zine al-Abidine Ben Ali il y a dix ans, il s&rsquo;agissait de la première manifestation depuis que Saied a annoncé lundi une feuille de route tant attendue qui maintient le parlement suspendu pour une autre année.</p>



<p>La manifestation a suggéré que la feuille de route n&rsquo;a pas fait grand-chose pour apaiser les opposants qui disent que les mesures de Saied ont fait dérailler la transition démocratique de la Tunisie, une réussite comparative du « printemps arabe » qui a renversé plusieurs autocrates en 2011.</p>



<p>Les manifestants se sont rassemblés dans le centre de Tunis, où les forces de sécurité étaient fortement déployées.&nbsp;Agitant des drapeaux tunisiens, ils scandaient : « Liberté, liberté, fini l&rsquo;Etat policier ! », et « Le peuple veut la destitution du président ! ».</p>



<p>Plusieurs centaines de partisans de Saied se sont également rassemblés à proximité, brandissant également des drapeaux tunisiens.</p>



<p>Trois partis opposés aux mesures de Saied ont accusé les forces de sécurité d&rsquo;avoir empêché les manifestants à une extrémité de l&rsquo;avenue Habib Bourguiba de se faufiler dans la large rue bordée d&rsquo;arbres qui a été le théâtre de grandes manifestations pendant une décennie.</p>



<p>Issam Chebbi, secrétaire général du Parti républicain, a déclaré que les partisans de Saied avaient toutefois été laissés passer.</p>



<p><strong>« PERPÉTUER LA CRISE »</strong></p>



<p>Le ministre de l&rsquo;Intérieur, Tawfiq Sharaf El-Din, a déclaré à la chaîne de télévision Jawahara FM que les forces de sécurité avaient traité tout le monde sur un pied d&rsquo;égalité.</p>



<p>Le plan de Saied comprend un référendum constitutionnel en juillet prochain, suivi d&rsquo;élections législatives fin 2022. </p>



<p>« Ce n&rsquo;est pas une feuille de route pour sortir de la crise, mais pour perpétuer la crise », a déclaré le manifestant Jawhar Ben Mubarak, expert en droit constitutionnel et militant de « Citoyens contre le coup d&rsquo;Etat ».&nbsp;Saied « a enlevé le pays il y a six mois et veut l&rsquo;enlever encore un an », a-t-il ajouté.</p>



<p>L&rsquo;anniversaire du soulèvement avait déjà été marqué le 14 janvier, lorsque Ben Ali a fui la Tunisie.</p>



<p>Mais Saied a changé la date au 17 décembre, lorsque le vendeur de fruits Mohammed Bouazizi s&rsquo;est immolé par le feu à Sidi Bouzid après une altercation avec une policière à propos de l&rsquo;endroit où il avait déposé sa charrette, déclenchant le soulèvement.</p>



<p>A Sidi Bouzid, vendredi, des centaines de chômeurs ont également manifesté en scandant « travail, liberté, dignité, patriotisme », slogan du soulèvement de 2011, ont rapporté des témoins et l&rsquo;agence de presse d&rsquo;Etat Tunis Afrique Presse.</p>



<p>La prise de pouvoir de Saied a d&rsquo;abord semblé gagner un large soutien parmi les Tunisiens fatigués par des années de stagnation économique et de paralysie politique. Mais l&rsquo;opposition s&rsquo;est accentuée, y compris de la part des principaux acteurs nationaux qui étaient initialement favorables.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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