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	<title>Manifestation &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Manifestation &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tchad: la coordination Wakit Tama manifeste contre le processus de transition</title>
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				<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 19:33:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Après avoir été reportée à la demande des autorités, la marche pacifique à l&#8217;appel de Wakit Tama, coordination de partis politiques et d&#8217;organisations de la société civile, a bien eu lieu samedi 11 septembre à Ndjamena. Les organisateurs exigent l&#8217;arrêt du processus de transition en cours jugé non transparent et non inclusif. La manifestation a...]]></description>
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<p><strong>Après avoir été reportée à la demande des autorités, la marche pacifique à l&rsquo;appel de Wakit Tama, coordination de partis politiques et d&rsquo;organisations de la société civile, a bien eu lieu samedi 11 septembre à Ndjamena. Les organisateurs exigent l&rsquo;arrêt du processus de transition en cours jugé non transparent et non inclusif. La manifestation a été autorisée et s&rsquo;est déroulée sans incidents.</strong></p>



<p>«<em>&nbsp;L&rsquo;hymne national pour un combat&nbsp;</em>», scande ce manifestant, drapeau aux couleurs du Tchad sur les épaules. Il demande l&rsquo;arrêt du processus de transition.</p>



<p>«<em>&nbsp;Cette charte doit être révisée avant tout dialogue. Le Conseil national de transition doit découler du dialogue. Il est hors de question qu’un groupe de personnes se réunisse et désigne ceux qui ont mis le pays à terre hier. Ils ne doivent aucunement siéger au CNT&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>Cette nouvelle marche était un nouveau défi pour Wakit Tama. Car pour certains observateurs,&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210903-au-tchad-la-coordination-wakit-tama-est-elle-en-perte-de-vitesse">la coordination des actions citoyennes serait affaiblie</a></strong>&nbsp;depuis que des partis politiques ont suspendu leur participation. Des suspensions qui n&rsquo;ont pas entamé la mobilisation selon maître Max Loalgnar l&rsquo;un des porte-paroles de Wakit Tama, présent parmi les manifestants.</p>



<p>«&nbsp;<em>Vous verrez, la révolution qui a commencé ira à son terme. Malgré les tentatives de nous démobiliser, vous voyez que le peuple a répondu présent et je vous assure qu’il répondra encore présent. Ici, nous sommes sur un terrain d’entraînement. Nous allons bientôt quitter ce terrain pour un autre terrain d’entraînement.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210909-tchad-wakit-tama-annonce-une-nouvelle-marche">La marche pacifique de Wakit Tama</a></strong> a rassemblé près d&rsquo;un millier de personnes selon la police. Un chiffre sous-évalué selon les organisateurs.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le président du Nigeria reste intransigeant face au soulèvement populaire</title>
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				<pubDate>Fri, 23 Oct 2020 14:52:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Mardi soir, l’armée et la police ont tiré à balles réelles sur des manifestants pacifiques, faisant au moins douze morts et des centaines de blessés à Lagos. Le président nigérian, Muhammadu Buhari, un ancien militaire putschiste, s’est montré intransigeant, jeudi 22 octobre, face au soulèvement populaire que connaît son pays – en particulier la capitale économique, Lagos –...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/buhari.jpg" alt="" class="wp-image-12306" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/buhari.jpg 729w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/buhari-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/buhari-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 729px) 100vw, 729px" /><figcaption>Nigeria&rsquo;s President Muhammadu Buhari speaks during a meeting with US President Donald Trump in the Oval Office of the White House in Washington, DC, April 30, 2018.</figcaption></figure>



<p><strong>Mardi soir, l’armée et la police ont tiré à balles réelles sur des manifestants pacifiques, faisant au moins douze morts et des centaines de blessés à Lagos.</strong></p>



<p>Le président nigérian, Muhammadu Buhari, un ancien militaire putschiste, s’est montré intransigeant, jeudi 22 octobre, face au soulèvement populaire que connaît son pays – en particulier la capitale économique, Lagos – depuis près de quinze jours.</p>



<p>Il a prévenu les manifestants qu’il&nbsp;<em>«&nbsp;n’autoriserait personne ni aucun groupe à mettre en péril la paix et la sécurité nationale&nbsp;»</em>, dans un discours très attendu par les quelque 200&nbsp;millions de Nigérians.&nbsp;<em>«&nbsp;Résistez à la tentation d’être utilisés par des éléments subversifs pour causer le chaos et tuer notre jeune démocratie&nbsp;»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>Mardi soir, <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/21/violences-policieres-au-nigeria-a-lagos-les-manifestants-disperses-par-des-tirs_6056820_3212.html">l’armée et la police ont tiré à balles réelles sur des manifestants pacifiques</a>, faisant au moins douze morts et des centaines de blessés à Lagos, la plus grande ville du pays, selon Amnesty International. Au total, 56 personnes sont mortes depuis le début du mouvement.</p>



<p>Mises en cause par des témoins et des ONG, la police et l’armée nient toute responsabilité. Mais des vidéos de la fusillade, montrant des militaires tirer à balles réelles au-dessus d’une foule qui agitait des drapeaux et chantait l’hymne national au péage de Lekki, ont été largement reprises sur les réseaux sociaux, suscitant l’indignation.</p>



<p>Washington, l’Union africaine, l’Union européenne et l’Organisation des Nations unies (ONU) ont condamné ces violences et ont demandé à ce que les responsables soient traduits en justice.</p>



<h4>« Mardi sanglant »</h4>



<p>Le président Buhari les a remerciés, les invitant cependant&nbsp;<em>«&nbsp;à attendre d’avoir tous les éléments entre les mains avant de juger&nbsp;»</em>. Il n’a lui même fait aucun commentaire sur cette répression sanglante, mais a regretté avoir&nbsp;<em>«&nbsp;montré des signes de faiblesse en acceptant les&nbsp;</em>(…)&nbsp;<em>demandes faites par les manifestants&nbsp;»</em>&nbsp;de réformer la police.</p>



<p>Le mouvement de protestation, qui a commencé il y a deux semaines contre les violences policières, s’est mué peu à peu en un mouvement de soulèvement contre le pouvoir en place, accusé de mauvaise gouvernance.</p>



<p>Après ce <em>« mardi sanglant »</em>, comme titraient plusieurs « unes » de la presse locale, Lagos a basculé dans le chaos : des supermarchés ont été pillés, des coups de feu ont été tirés, deux prisons ont été attaquées avant que les forces de l’ordre n’en reprennent le contrôle.</p>



<p>Un entrepôt où étaient stockés des milliers de sacs de vivres destinés à être distribués aux ménages pauvres affectés par la pandémie de Covid-19 a aussi été pillé, selon le gouvernement de l’Etat de Lagos. Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on pouvait voir des centaines de personnes transportant des sacs blancs estampillés du mot «&nbsp;Covid&nbsp;».</p>



<p>Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique et première puissance économique du continent grâce à son pétrole, est aussi le pays qui compte le plus grand nombre de personnes vivant sous le seuil de l’extrême pauvreté.</p>



<p>Le président Buhari, démocratiquement élu en&nbsp;2015 et 2019, connu pour sa fermeté, avait tenu dans l’après-midi un conseil de défense. Son conseiller spécial pour la sécurité avait assuré qu’il allait proposer&nbsp;<em>«&nbsp;des solutions&nbsp;»</em>&nbsp;pour mettre fin à la crise.</p>



<p>La Cour pénale internationale (CPI) a affirmé <em>« suivre de près les incidents en marge des manifestations au Nigeria »</em>, dans un communiqué jeudi. <em>« Nous avons reçu des informations concernant des crimes présumés et nous regardons de près la situation, dans le cas où la violence s’intensifierait »</em>, a déclaré la procureure générale de la CPI, Fatou Bensouda.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Nigeria &#8211; #EndSARS : Face aux milliards de pertes, les milieux d’affaires en appellent à Buhari</title>
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				<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 18:31:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les manifestations contre les violences policières et la « mauvaise gouvernance » au Nigeria –baptisées #EndSARS- ont déjà occasionné plus de 2 milliards de dollars de pertes pour l’économie, selon la Chambre de commerce et d’industrie de Lagos. Les milieux d’affaires appellent le président Muhammadu Buhari à répondre aux requêtes de la société civile. Le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/ee9d807154211612258f8268c14d924f.jpg" alt="" class="wp-image-19577" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/ee9d807154211612258f8268c14d924f.jpg 699w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/ee9d807154211612258f8268c14d924f-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 699px) 100vw, 699px" /><figcaption>Manifestation Au Nigeria</figcaption></figure>



<p><strong>Les manifestations contre les violences policières et la « mauvaise gouvernance » au Nigeria –baptisées #EndSARS- ont déjà occasionné plus de 2 milliards de dollars de pertes pour l’économie, selon la Chambre de commerce et d’industrie de Lagos. Les milieux d’affaires appellent le président Muhammadu Buhari à répondre aux requêtes de la société civile.</strong></p>



<p>Le séminaire annuel du département des petites et moyennes entreprises (PME) de la Chambre de commerce et d&rsquo;industrie de Lagos (LLCI) qui devait avoir lieu en ligne ce 22 octobre a été annulé. C&rsquo;est le cas pour tous les rendez-vous d&rsquo;affaires prévus ces jours dans les principales villes du Nigeria. En cause, la situation qui prévaut dans le pays. Alors que la société civile manifestait pacifiquement depuis deux semaines contre les violences policières et la&nbsp;<em>« mauvaise gouvernance&nbsp;»</em>, la fusillade de Lekki par la Brigade spéciale de répression des vols (SARS) faisant 12 morts mardi dernier selon Amnesty International, a provoqué des troubles.</p>



<h4>700 milliards de nairas perdus en 12 jours</h4>



<p>Ces événements ont déjà coûté 700 milliards de nairas (soit un peu plus de 1,8 milliard de dollars) à l&rsquo;économie en douze jours, révèle la LLCI qui déplore les pertes en vies humaines à cause des&nbsp;<em>« actes cruels et injustes de la police en particulier les agents du SRAS&nbsp;»</em>. En considérant la durée à ce jour des manifestations, la facture devrait certainement être au-delà des 2 milliards de dollars.</p>



<p>La LLCI qui revendique avoir&nbsp;<em>«&nbsp;le mandat d&rsquo;être la voix des entreprises et protéger les moyens de subsistance de tous les acteurs du monde des affaires&nbsp;»,</em>&nbsp;appelle le gouvernement à agir de façon à ramener un climat social paisible dans le pays.</p>



<h4>Buhari et le gouvernement appelés à agir <em>« de toute urgence »</em></h4>



<p><em>«&nbsp;La LLCI propose que le président Muhammadu Buhari accorde de toute urgence une audience aux dirigeants du mouvement #EndSars afin de s&rsquo;accorder sur la voie à suivre et convenir d&rsquo;une plan d&rsquo;action ; que le gouvernement s&rsquo;engage à améliorer rapidement la qualité de la gouvernance et la responsabilisation en effectuant des réformes institutionnelles, politiques et réglementaires nécessaires non seulement pour la police, mais pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;écosystème du secteur public&nbsp; »</em>, a déclaré dans un communiqué daté du 20 octobre, Toki Mabogunje, présidente de la Chambre de commerce et d&rsquo;industrie de Lagos.</p>



<p>L&rsquo;organisation qui rappelle que l&rsquo;économie nigériane&nbsp;<em>«&nbsp;est toujours sous le choc&nbsp;</em>[économique]<em>&nbsp;de la pandémie de Covid-19 et a du mal à se remettre de ses effets dévastateurs&nbsp;»</em>, demande également que&nbsp;<em>«&nbsp;la direction du mouvement #EndSars participe à la constitution des réformes à mettre œuvre par le gouvernement en réponse à leurs demandes&nbsp;».</em></p>



<h4>Les milliardaires montent au créneau</h4>



<p>Par ailleurs, plusieurs acteurs clés du business nigérian en ont également appelé au gouvernement. Sur twitter,&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/decideurs/2019-01-24/business-isabel-dos-santos-et-folorunsho-alakija-les-seules-femmes-milliardaires-d-afrique-804773.html">Folorunso Alakija</a>, deuxième femme la plus riche d&rsquo;Afrique selon&nbsp;<em>Forbes</em>,&nbsp;<em>«&nbsp;exige&nbsp;»</em>&nbsp;du gouvernement l&rsquo;ouverture d&rsquo;une enquête contre les forces de l&rsquo;ordre à l&rsquo;origine de qu&rsquo;elle qualifie de&nbsp;<em>«&nbsp;crime odieux contre l&rsquo;humanité&nbsp;»</em>.</p>



<p>Le patron du groupe bancaire UBA, Tony Elumelu, sans forcément faire mention de l&rsquo;Etat, promet de renouveler le dialogue pour une&nbsp;<em>«&nbsp;résolution pacifique, urgente et transparente&nbsp;»</em>&nbsp;de cette situation.</p>



<p>L&rsquo;Union africaine, l&rsquo;ONU, l&rsquo;Union européenne (UE), mais aussi de nombreuses personnalités à travers le monde ont condamné le comportement de la police au Nigeria. Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l&rsquo;UA, a lui aussi&nbsp;<em>«&nbsp;encouragé&nbsp;»</em>&nbsp;l&rsquo;Etat nigérian&nbsp;<em>«&nbsp;à mener une enquête&nbsp;».</em></p>



<h4>Le silence de Buhari qui passe mal</h4>



<p>Sur place, la situation reste tendue. De nombreux nigérians ont critiqué le silence du président Buhari. L&rsquo;ancien président Olesegun Obasanjo est allé dans le même sens mercredi, recommandant au locataire de la State House d&rsquo;Abuja d&rsquo;agir rapidement. Ce jeudi après-midi, Buhari rencontrait le Conseil de sécurité national, d&rsquo;après un tweet de son conseiller.</p>



<p>Cette situation au Nigeria vient exacerber la montée de l&rsquo;instabilité dans la sous-région ouest-africaine ces dernières semaines, avec notamment le contexte électoral tendu en Côte d&rsquo;Ivoire et en Guinée. Et dans chacun de ces pays, les entreprises -tout comme l&rsquo;ensemble de la population- retiennent leur souffle.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Un mort lors de manifestations à Kinshasa</title>
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				<pubDate>Thu, 09 Jul 2020 19:52:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La police a violemment dispersé des manifestants opposés à la désignation du nouveau chef de la Céni. Au moins une personne a été tuée ce jeudi (09.07.20) parmi les manifestants lors de la marche organisée par l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) au pouvoir en RDC. On compte également plusieurs blessés. Les...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/53929772_303.jpg" alt="" class="wp-image-18001" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/53929772_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/53929772_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Photo d&rsquo;une manifestation à Kinshasa contre le projet de réforme de la justice le 24.06.2020</figcaption></figure>



<p><strong>La police a violemment dispersé des manifestants opposés à la désignation du nouveau chef de la Céni.</strong></p>



<p>Au moins une personne a été tuée ce jeudi (09.07.20) parmi les manifestants lors de la marche organisée par l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) au pouvoir en RDC. On compte également plusieurs blessés.</p>



<p>Les manifestants soutenus par certains partis de l’opposition protestaient contre l’entérinement par l’Assemblée Nationale du&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/rdc-ronsard-malonda-%C3%A0-la-t%C3%AAte-de-la-commission-%C3%A9lectorale/a-54043807">nouveau président de la Commission Electorale Nationale Indépendante</a>&nbsp;(Céni) Ronsard Malonda.</p>



<p>Les manifestants à pied et à motos n’ont pas réussi à pénétrer dans l’enceinte du Palais du peuple, siège du Parlement congolais. Pour cause, un nombre impressionnant de policiers a été déployé dans les environs. Des policiers qui, à la moindre approche, avaient recours au gaz lacrymogène.</p>



<p><strong>Kinshasa mais aussi Lubumbashi</strong></p>



<p>Le secrétaire exécutif national de la ligue des jeunes de l&rsquo;UDPS, Ted Beshelay, parle d’un mort à Kinshasa et deux autres à Lubumbashi dans le sud-est du pays, où des manifestations similaires ont eu lieu dans la journée.</p>



<p>Pour Daniel Tshinyama, Secrétaire général adjoint de l’Association Nationale des Motocyclistes (ANAMO) la marche de ce jeudi est une occasion de dénoncer toutes les mauvaises stratégies du FCC, le parti de l&rsquo;ancien président Joseph Kabila :</p>



<p><em>« Nous sommes ici pour refuser toutes les stratégies montées par le FCC contre la république. Nous avons vu le Parlement proposer une loi pour que la justice dépende du ministre de la Justice. Aujourd’hui, ils sont en train de prendre leur type, Ronsard Malonda, pour le placer à la tête de la Céni. »</em></p>



<p>Un autre manifestant, Cedrique Kalombo, affirme qu’il n’acceptera pas qu’on dote la Céni d’un nouveau président avant de procéder à sa réforme :</p>



<p><em>« Nous y arriverons au moment où nous aurons besoin de choisir le président de la Céni. Maintenant le FCC avec Mme Mabunda a accepté Ronsard Malonda que l’Eglise, la société civile et même les partis politiques n’accepteront jamais. »</em></p>



<p><strong>Soutiens de l&rsquo;opposition</strong></p>



<p>Dans la rue, l’UDPS du président Felix Tshisekedi a été soutenu dans sa manifestation par d’autres formations de l’opposition, à l&rsquo;image de Joseph Sam Kashama Mukendi :</p>



<p><em>« Je suis de l’Ensemble pour la République, le parti cher au président Moise Katumbi. Nous sommes aujourd’hui dans la rue pour soutenir notre parti frère, l’UDPS. Notre vouloir n’est pas seulement d’empêcher la personne de Ronsard Malonda, mais c’est parce que la Céni est avant tout une institution d’appui à la démocratie. C’est aussi une structure définissant l’avenir et le devenir de tout un peuple. »</em></p>



<p>Notons que la marche avait été interdite par la mairie de Kinshasa à cause de la Covid-19 qui frappe le pays.</p>



<p><strong>Source: Deutsche welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Au Mali, le chef de file de la contestation appelle à manifester « en masse » vendredi</title>
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				<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 15:27:21 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La mobilisation fait suite à celle, le 5 juin, de milliers de Maliens descendus dans la rue pour exiger le départ du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta. Le chef de file de la contestation en cours contre le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, l’imam Mahmoud Dicko, a appelé à manifester&#160;«&#160;en masse&#160;»&#160;contre le pouvoir, vendredi...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/556FEA02-0E8C-47EC-85D8-19E05D164959_w1200_r1-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-17439" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/556FEA02-0E8C-47EC-85D8-19E05D164959_w1200_r1-1024x576.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/556FEA02-0E8C-47EC-85D8-19E05D164959_w1200_r1-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/556FEA02-0E8C-47EC-85D8-19E05D164959_w1200_r1-768x432.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/556FEA02-0E8C-47EC-85D8-19E05D164959_w1200_r1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Manifestation le 5 juin 2020 à Bamako pour réclamer le départ du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta. MICHELE CATTANI / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>La mobilisation fait suite à celle, le 5 juin, de milliers de Maliens descendus dans la rue pour exiger le départ du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta.</strong></p>



<p>Le chef de file de la contestation en cours contre le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, l’imam Mahmoud Dicko, a appelé à manifester&nbsp;<em>«&nbsp;en masse&nbsp;»</em>&nbsp;contre le pouvoir, vendredi 19&nbsp;juin, malgré les signes d’ouverture émis par le chef de l’Etat.</p>



<p>L’influent religieux a accusé mercredi le président de n’avoir pas entendu le message des dizaines de milliers de personnes descendues dans la rue le 5 juin à Bamako.&nbsp;<em>«&nbsp;Il n’a pas tiré la leçon, il n’écoute pas les gens. Mais cette fois-ci, il va comprendre&nbsp;»</em>, a-t-il déclaré en bambara devant la presse. Le prêcheur rigoriste et patriote, grand contempteur du pouvoir, est la figure dominante d’une coalition hétéroclite contre le chef de l’Etat.</p>



<p>Elle canalise l’exaspération nourrie par la mort de milliers de personnes tuées ces dernières années dans des attaques djihadistes et des violences intercommunautaires, par le ressenti de l’impuissance de l’Etat, le marasme économique, la crise des services publics et de l’école et la perception d’une corruption répandue. Elle rassemble des responsables religieux et des personnalités de la société civile comme du monde politique. Le mouvement <em>« du 5 juin »</em>, avait réclamé la démission du président dans les rues de la capitale.</p>



<p>Le président, à la tête depuis 2013 de ce vaste pays pauvre pris dans la tourmente, a tenté l’apaisement mardi. Il a annoncé des discussions en vue d’un gouvernement d’union nationale, et laissé la porte ouverte à une dissolution du Parlement. Il a exprimé sa volonté&nbsp;<em>«&nbsp;d’apaisement&nbsp;»</em>. Dans une autre démarche conciliatrice, le premier ministre, Boubou Cissé, s’est rendu mercredi auprès du chérif de Nioro, Bouyé Haïdara, dirigeant musulman respecté et mentor de l’imam Dicko. Ce dernier a cependant signifié le maintien du rassemblement&nbsp;<em>«&nbsp;pacifique&nbsp;»</em>&nbsp;de vendredi ainsi qu’une<em>&nbsp;«&nbsp;mobilisation sans pareille&nbsp;»</em>. Bouyé Haïdara ne réclame pas publiquement la démission du président et s’est à nouveau dit prêt au dialogue avec tout le monde,&nbsp;<em>«&nbsp;jusqu’à ce que les préoccupations des Maliens soient satisfaites&nbsp;»</em>.</p>



<h4>Trajectoire divergente</h4>



<p>Une délégation de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est annoncée jeudi à Bamako, où elle devrait rencontrer les acteurs de la crise.</p>



<p>Celle-ci culmine alors que le président malien est confronté à la persistance et la propagation des violences djihadistes et intercommunautaires. Parties du nord du pays en 2012, elles ont gagné le centre et le Burkina Faso et le Niger voisins.</p>



<p>Une attaque imputée aux djihadistes a fait au moins 27 morts et 5 disparus dans les rangs de l’armée malienne dimanche à Bouka Weré, selon un nouveau bilan de source militaire.</p>



<p>Deux sous-préfets ont été enlevés mercredi dans les environs de Tombouctou (nord), a dit à l’AFP un responsable du ministère de l’administration territoriale, évoquant un acte soit crapuleux, soit djihadiste.</p>



<p>Le Mali se trouve à un moment délicat où les acteurs internationaux divergent sur la trajectoire des progrès accomplis, ou non, contre les djihadistes et sur la voie d’un rétablissement de la souveraineté de l’Etat, où la question du maintien de la Mission de l’ONU (Minusma) est sur la table et où celle de la poursuite de l’engagement américain au Sahel reste en suspens.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>De Mohamed Bah à George Floyd : pourquoi l’Afrique se mobilise ?</title>
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				<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 13:01:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
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				<description><![CDATA[Le 25 mai, George Floyd, un Afro-américain de 46 ans, décédait des suites d&#8217;une arrestation musclée à Minneapolis filmée par des passants. La vague de contestation américaine se répand à travers le monde et les Africains prennent fait et cause pour la victime. De la disparition sans projecteur du Guinéen Mohamed Bah à George Floyd...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/protestation-mohamdd-bah-2012.jpg" alt="" class="wp-image-17029" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/protestation-mohamdd-bah-2012.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/protestation-mohamdd-bah-2012-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Protestation Mohamed bah</figcaption></figure>



<p> <strong>Le 25 mai, George Floyd, un Afro-américain de 46 ans, décédait des suites d&rsquo;une arrestation musclée à Minneapolis filmée par des passants. La vague de contestation américaine se répand à travers le monde et les Africains prennent fait et cause pour la victime. De la disparition sans projecteur du Guinéen Mohamed Bah à George Floyd ou la «&nbsp;bavure de trop&nbsp;», l&rsquo;Afrique sous influence numérique.</strong></p>



<p>A terre, un colosse américain est immobilisé, l&rsquo;homme suffoque et supplie Derek Chauvin, l&rsquo;officier de police qui le maintient au sol. Malgré les protestations des passants, le policier maintient fermement son genou sur le cou de George Floyd, qui succombe en quelques minutes. Une adolescente filme la scène et la poste sur YouTube. En quelques heures la vidéo devient virale.&nbsp;<em>«&nbsp;I can&rsquo;t breath&nbsp;»&nbsp;</em>devient la phrase de ralliement de la contestation mondiale contre les violences policières sur les Afro-américains. Les Etats-Unis s&#8217;embrasent et le couvre-feu est instauré le 1er juin 2020. De Houston à New York en passant par Los Angeles ou Washington, la colère s&rsquo;intensifie, et ce, malgré l&rsquo;arrestation du policier qui sera inculpé quelques jours plus tard, pour homicide au 2e degré, passible de 40 ans de prison.</p>



<p>Dès le 25 mai, Carine Kaneza Nantulya, la Directrice du plaidoyer pour l&rsquo;Afrique de Human Right Watch (HRW) déclare que&nbsp;<em>«&nbsp;George Floyd est nous tous&nbsp;»</em>, actant l&rsquo;identification des populations africaines. Dans la foulée, les Ambassades du Kenya, d&rsquo;Ouganda, de Tanzanie et de République Démocratique du Congo manifestent leurs préoccupations sur cette affaire. Le 1er juin, Nicéphore Soglo, l&rsquo;ancien président du Bénin, actuellement vice-président du Forum des anciens chefs d&rsquo;Etat et de gouvernements d&rsquo;Afrique, exhorte les dirigeants africains à&nbsp;<em>«&nbsp;manifester fermement&nbsp;»</em>&nbsp;contre ce meurtre.&nbsp;<em>«&nbsp;Quel niveau de cruauté devez-vous atteindre pour que le monde se réveille enfin et manifeste son indignation&nbsp;?&nbsp;Qui oserait ainsi, à visage découvert, traiter de la sorte de nos jours un Européen, un Arabe, un Israélien, un Indien, un Chinois, un Japonais, un Argentin ou un Chilien ? etc. Trop, c&rsquo;est trop ! »,&nbsp;</em>pouvait-on lire dans la déclaration. Le lendemain, c&rsquo;est au tour de Moussa Faki Mahamat, le chef de la Commission de l&rsquo;Union Africaine (UA) de dénoncer ce&nbsp;<em>«&nbsp;meurtre&nbsp;»</em>&nbsp;depuis Addis-Abeba, rappelant au passage qu&rsquo;en 1964, l&rsquo;Organisation de l&rsquo;unité africaine (OUA) adoptait déjà une résolution contre les discriminations raciales en Afrique du Sud, en Rhodésie, mais aussi&#8230; aux Etats-Unis.</p>



<h4><strong>Recrudescence des violences policières&nbsp;pendant la pandémie, le miroir américain</strong></h4>



<p>Une telle communion contre les violences policières en Afrique ne s&rsquo;était pas vue depuis la fin du régime de l&rsquo;apartheid. Dès lors, comment expliquer une telle mobilisation pour un «&nbsp;fait divers&nbsp;» à l&rsquo;autre bout du monde (l&rsquo;an dernier, près de 1 000 personnes ont été tuées par la police aux Etats-Unis, d&rsquo;après Mapping Police Violence qui constate par ailleurs que les Afro-américains présentent 3 fois plus de risques que leurs concitoyens blancs) ?</p>



<p>Il faut dire que la pandémie de coronavirus n&rsquo;a pas fait disparaître toutes exactions policières en terres africaines -pas davantage que le racisme ordinaire entre communautés-, bien au contraire selon Human Right Watch.</p>



<p>Le 26 mars, des vendeurs de fruits ougandais étaient frappés publiquement par la police, poussant Amelia Kyambadde, la ministre du Commerce, à demander aux forces de l&rsquo;ordre de&nbsp;<em>«&nbsp;s&rsquo;abstenir de frapper&nbsp;»&nbsp;</em>et à l&rsquo;armée de s&rsquo;excuser. Le lendemain, la police blessait deux hommes par balle, toujours dans le cadre des restrictions de déplacement imposées par le gouvernement.</p>



<p>Au Kenya, un adolescent de 13 ans est tué pendant le couvre-feu tandis que les policiers dispersent des centaines de touristes à l&rsquo;aide de gaz lacrymogènes, du côté de Mombasa. Au moins 18 exécutions extra-judiciaires ont été dénoncées par la Commission des droits de l&rsquo;homme du Nigeria dès les quinze premiers jours du confinement. En Afrique du Sud, Collins Khosa, un père de famille est battu par la police pour avoir enfreint les règles du confinement et décède en quelques heures. Les accusés sont rapidement disculpés. Conscient de la situation électrique, le président Cyril Ramaphosa en personne rappelle aux forces de sécurité qu&rsquo;elles&nbsp;<em>«&nbsp;doivent agir dans le cadre de la loi&nbsp;»</em>.</p>



<p>HRW dénonce l&rsquo;excès de zèle des forces de l&rsquo;ordre en Afrique et l&rsquo;augmentation des&nbsp;<em>«&nbsp;brutalités »</em>&nbsp;pendant l&rsquo;épidémie de coronavirus. Pourtant, ce ne sont pas les seules violences policières, mais bien la question du racisme ordinaire relayée sur Internet, qui a provoqué l&rsquo;identification instantanée des populations africaines à George Floyd.</p>



<h4><strong>L&rsquo;Afro-américain, cet Africain en exil</strong></h4>



<p>Historiquement, les Afro-américains sont considérés comme de lointains parents sur le continent. Le président ghanéen, Nana Akufo-Ado avait d&rsquo;ailleurs fait de 2019, «&nbsp;l&rsquo;année du retour&nbsp;» pour les descendants d&rsquo;esclaves, invitant la diaspora à «&nbsp;rentrer&nbsp;» sur le continent.</p>



<p><em>«&nbsp;Etant donné que nous étions 22 millions d&rsquo;Africains, qui sont maintenant en Amérique, non par choix, mais seulement par un accident cruel dans notre histoire, nous croyons fermement que les problèmes africains sont nos problèmes et que nos problèmes sont les problèmes des Africains&nbsp;»,</em>&nbsp;déclarait Malcom X en juillet 1964, à l&rsquo;occasion du Sommet de l&rsquo;Organisation de l&rsquo;Union africaine (ex-Union africaine), dans un discours récemment exhumé, en écho à l&rsquo;actualité.</p>



<p><em>«&nbsp;Trois étudiants du Kenya ont été confondus avec des Noirs américains et ont été brutalement battus par la police de New York. Peu de temps après, deux diplomates d&rsquo;Ouganda ont également été battus par la police de New York, qui les a pris pour des Noirs américains&nbsp;»</em>&nbsp;soulignait le prêcheur, partant du principe que chaque Américain noir est un Africain en exil&#8230;</p>



<p>Cette communauté de destin entre les Noirs d&rsquo;Afrique du Sud et les Afro-américains s&rsquo;est poursuivie jusqu&rsquo;à la fin de l&rsquo;apartheid, les deux pays ayant vécu sous un ordre juridique et géographique reposant sur la ségrégation raciale (Les Etats-Unis ont soutenu le régime ségrégationniste sud-africain pendant la guerre froide).&nbsp;<em>«&nbsp;Il est déplorable que près de 70 ans après l&rsquo;abolition de la ségrégation raciale en Amérique, les gens de couleur soient toujours tués pour la couleur de leur peau&nbsp;»,</em>rappelait d&rsquo;ailleurs le Congrès national africain (ANC), le 2 juin dernier. Toujours est-il que le «&nbsp;cas de George Floyd&nbsp;», a réveillé de tristes réalités africaines en terre yankee, loin des projecteurs et des réseaux sociaux.</p>



<h4><strong>Une justice sans lumière pour le Guinéen Mohamed Bah, victime de la police new-yorkaise</strong></h4>



<p>Fallait-il que Mohamed Bah soit filmé pour susciter l&rsquo;intérêt sur le continent&nbsp;? Pas si sûr, selon Saïckou Bah, un jeune entrepreneur guinéen dont le frère cadet a été tué à l&rsquo;âge de 27 ans, par la police de New York, un 25 septembre 2012.&nbsp;<em>«&nbsp;A cette époque, l&rsquo;Amérique n&rsquo;était pas prête à inculper ses policiers&nbsp;»,</em>estime-t-il. Depuis le mouvement&nbsp;<em>#blacklivesmatter</em>&nbsp;est passé par là&#8230; Etudiant et chauffeur de taxi à mi-temps, mais aussi grand sportif à ses heures, Mohamed rêvait de devenir entrepreneur et de se lancer dans le business des laveries automatiques en Guinée. Les circonstances en décideront autrement&#8230;</p>



<p><em>«&nbsp;La veille du drame, ma mère arrivée de Conakry avait déjeuné avec Mohamed qui devait fêter son anniversaire deux jours plus tard. Il ne se sentait pas bien. Le lendemain, constatant par téléphone qu&rsquo;il n&rsquo;allait pas mieux, ma mère décida d&rsquo;appeler le 911, déclarant qu&rsquo;elle était inquiète, dans un anglais approximatif «&nbsp;I&rsquo;m scared&nbsp;»</em>&nbsp;[&nbsp;<em>J&rsquo;ai peur</em>&nbsp;, ndlr]<em>»</em>. Les policiers ont pris l&rsquo;appel au pied de la lettre.</p>



<p>Surpris et bousculé, Mohamed prend peur face à l&rsquo;arrivée d&rsquo;une dizaine de policiers dont des membres du SWAT (l&rsquo;équivalent du RAID) et refuse de leur ouvrir, lesquels forcent la porte. Les événements dégénèrent. Mohamed ressort quelques minutes plus tard criblé d&rsquo;une dizaine de balles dans le corps, dont l&rsquo;une tirée à bout portant dans la tête. Traîné sur 6 étages, il est déclaré mort peu après. Les policiers indiqueront à la famille qu&rsquo;il s&rsquo;était saisi d&rsquo;un couteau pour les agresser et qu&rsquo;ils avaient tiré en situation de légitime défense. Des faits immédiatement contestés par la famille de Mohamed qui s&rsquo;engage alors dans une bataille judiciaire avec la ville de New York pendant 8 ans, soutenue par d&rsquo;autres familles de victimes et même par Hillary Clinton.</p>



<p>Après un procès perdu au pénal, le procès en civil fera finalement toute la lumière sur les circonstances de la mort de Mohamed. L&rsquo;un des policiers admettra la bavure et la ville sera condamnée à verser 2,2 millions de dollars de dommages et intérêts à la famille Bah. Aucun des policiers ne sera condamné.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous n&rsquo;étions pas préparés à ça. Nous avons été éduqués à l&rsquo;étranger pour nous y former avant de revenir en Guinée pour participer au développement de notre pays »,&nbsp;</em>explique Saïckou, fils d&rsquo;une mère diamantaire et d&rsquo;un père entrepreneur.<em>&nbsp;«&nbsp;Si la scène avait été filmée, nous aurions eu plus de facilités pour faire reconnaître les faits, mais je ne pense pas que le drame de Minneapolis changera les mentalités de l&rsquo;Amérique profonde [&#8230;] Autour de moi, le cas George Floyd nous rappelle seulement que des Africains meurent aussi aux Etats-Unis, des suites de violences policières, dans la plus grande indifférence. Ma famille avait les moyens de se défendre même si cela nous a ruiné financement et surtout moralement. Mais que ce passe-t-il pour tous les autres&nbsp;? »,</em>&nbsp;interroge-t-il<em>.</em></p>



<p>A l&rsquo;heure où les gouvernants africains affichent une solidarité sans faille avec les victimes afro-américaines des violences policières, Saïckou regrette ne n&rsquo;avoir reçu aucun soutien officiel, pas plus du Ghana que d&rsquo;Afrique du Sud ou de Guinée.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Maroc de nouveau face à la contestation populaire : Manifestations contre les inégalités et pour la démocratie à Casablanca</title>
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				<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 14:34:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Quelques milliers de personnes ont manifesté hier à Casablanca, la capitale économique du Maroc, rapportent plusieurs médias, dont l’AFP. Ils ont répondu à l’appel du Front social marocain (FSM), un collectif récemment créé regroupant quatre partis de gauche, des mouvements syndicaux, comme la Confédération démocratique du travail (CDT), et des organisations, à l’exemple de l’Association...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/maroc-col-768x432.jpeg" alt="" class="wp-image-14646" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/maroc-col-768x432.jpeg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/maroc-col-768x432-300x169.jpeg 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption><em>Les Marocains ont manifesté hier pour dire stop aux politiques antisociales et à la dégradation des droits humains</em></figcaption></figure>



<p><strong>Quelques milliers de personnes ont manifesté hier à Casablanca, la capitale économique du Maroc, rapportent plusieurs médias, dont l’AFP. Ils ont répondu à l’appel du Front social marocain (FSM), un collectif récemment créé regroupant quatre partis de gauche, des mouvements syndicaux, comme la Confédération démocratique du travail (CDT), et des organisations, à l’exemple de l’Association marocaine des droits humains (AMDH).</strong></p>



<p>Les manifestants ont protesté contre le chômage, le coût élevé de la vie, les défaillances des services publics tout en demandant «la libération de tous les détenus politiques», à commencer par ceux du hirak, mouvement social populaire qui a agité le nord du pays en 2016-2017.</p>



<p>Le hirak du Rif avait été étouffé après une vague d’arrestations et de répression traduite par de lourdes condamnations judiciaires pour le noyau dur de la contestation, dont le chef du mouvement, Nasser Zefzafi, condamné en 2018 à une peine de 20 ans de prison pour «atteinte à la sûreté de l’Etat». «C’est la première manifestation du Front social marocain pour dire stop aux politiques antisociales et antidémocratiques, stop aux dégradations des droits humains, stop aux politiques qui ont abouti à la dégradation du pouvoir d’achat», a déclaré un des membres du bureau national du FSM, Ali Boutwala.<br>Reviviscence</p>



<p>Malgré la répression, la contestation populaire au Maroc finit par ressusciter. Ainsi, dans le sillage des révoltes arabes de 2011, est né le Mouvement du 20 février. Il avait revendiqué des réformes politiques, plus de démocratie et l’éradication de la corruption. En juillet 2011, les Marocains votent dans leur majorité le référendum sur la réforme constitutionnelle qui renforce les pouvoirs du Premier ministre tout en laissant de larges prérogatives au roi.</p>



<p>En octobre 2016, la mort d’un vendeur de poisson, Mouhcine Fikri, à Al Hoceïma, berceau de la contestation du Rif (Nord), broyé dans une benne à ordures en tentant de s’opposer à la saisie de sa marchandise, de l’espadon, a provoqué la colère des populations locales traduite par des mois de manifestations. D’où des vagues d’arrestations parmi les protestataires.</p>



<p>Au départ, les manifestants exigeaient justice et vérité sur la mort du vendeur de poisson. Avec le temps, le mouvement s’est étendu à des revendications sociales et économiques. Pauvre, la région du Rif, historiquement frondeuse, s’estime marginalisée. Des centaines de manifestants avaient été arrêtés et condamnés.</p>



<p>Au Sud, la ville de Zagora a connu aussi, en octobre 2017, des «manifestations de la soif» contre des coupures d’eau récurrentes. En janvier 2019, la justice marocaine a condamné 17 personnes à des peines de deux à quatre ans de prison ferme en lien avec le mouvement social de protestation dans l’ancienne cité minière de Jerada (nord-est) en 2017-2018.</p>



<p>Elles sont toutes poursuivies pour des heurts survenus mi-mars 2018, lors d’une manifestation interdite. Les autorités ont interpellé 95 personnes pendant les troubles qui ont agité Jerada entre fin 2017 et début 2018. Sur ce total, 61 ont été condamnées à des peines de prison, compte tenu des dernières condamnations.</p>



<p>Le mouvement a été déclenché par la mort accidentelle de deux hommes cherchant du charbon, fin 2017, dans un puits désaffecté de l’ancienne cité minière. Au moins neuf décès accidentels du même genre ont été enregistrés au cours de l’année 2018.</p>



<p>Malgré la fermeture des mines, des hommes continuent de s’aventurer dans les puits désaffectés pour extraire du charbon de façon artisanale et le vendre à bas prix à des négociants locaux, détenteurs de permis de commercialisation, surnommés localement les «barons». Le ministère de l’Energie a annoncé début janvier 2019 que 2000 puits ont été fermés.</p>



<p><strong>Source: El Watan /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Au Liberia, l’opposition reporte sa manifestation d’une semaine</title>
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				<pubDate>Mon, 30 Dec 2019 13:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
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		<category><![CDATA[Georges weah]]></category>
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		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>

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				<description><![CDATA[Elle reproche au gouvernement de George Weah, au pouvoir depuis janvier 2018, de n’avoir pas apporté de réponses satisfaisantes pour combattre la pauvreté. pour exprimer nos revendications de la manière la plus pacifique qui soit », a déclaré lors d’une conférence de presse le chef du Conseil des patriotes (COP), Henry Costa. Il a reproché au gouvernement...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/téléchargement.jpeg" alt="" class="wp-image-12753"/><figcaption>Président Georges weah</figcaption></figure>



<p><strong>Elle reproche au gouvernement de George Weah, au pouvoir depuis janvier 2018, de n’avoir pas apporté de réponses satisfaisantes pour combattre la pauvreté.</strong></p>



<p><em>pour exprimer nos revendications de la manière la plus pacifique qui soit »</em>, a déclaré lors d’une conférence de presse le chef du Conseil des patriotes (COP), Henry Costa.</p>



<p>Il a reproché au gouvernement de George Weah, au pouvoir depuis janvier&nbsp;2018 dans ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest, de n’avoir pas apporté de réponses satisfaisantes pour combattre la pauvreté depuis la grande manifestation organisée par le collectif le 7&nbsp;juin.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous avons attendu pendant des mois, sans obtenir de réponse. Nous avons décidé de revenir pour envoyer un message qui, cette fois, ne pourra pas être ignoré&nbsp;»</em>, a ajouté M. Costa, un animateur de radio très populaire.</p>



<h4>Une manifestation jugée à risque</h4>



<p>Une dissidence du COP, l’Independant Council of Patriots (Icop), qui souhaitait organiser une contre-manifestation, s’est dit déçue par l’interdiction de rassemblement. <em>« Mais nous ne sommes pas un groupe rebelle »</em>, a expliqué son dirigeant, Rufus Neufville, en demandant lors d’une conférence de presse à ses membres de suspendre leur mobilisation.<br></p>



<p>Le ministère de la justice a expliqué samedi avoir reçu de nombreuses demandes d’autorisation de manifester ou de contre-manifester lundi et qu’il avait <em>« décidé de reporter sa décision »</em> jusqu’au 30 janvier, soit une semaine après le deuxième anniversaire de l’arrivée au pouvoir de George Weah. D’ici là, <em>« il n’y aura pas de rassemblement pacifique, de </em>[mouvement] <em>de protestation, de contre-protestation ou de manifestation »</em>, a assuré le ministère. </p>



<p>Les Nations unies et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avaient exhorté vendredi le gouvernement et l’opposition à redoubler d’efforts pour éviter que se tienne cette manifestation jugée à risque, dans un pays affligé par la pauvreté, la dévaluation de sa monnaie et l’inflation, et cherchant toujours à panser les plaies d’une guerre civile destructrice.</p>



<p>Quelques jours plus tôt, un influent membre du Congrès des Etats-Unis, le représentant républicain Chris Smith, avait enjoint les autorités de&nbsp;<em>«&nbsp;respecter la liberté d’expression et de rassemblement des citoyens libériens&nbsp;»</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Des Algériens dans la rue contre une loi sur les hydrocarbures</title>
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				<pubDate>Sun, 13 Oct 2019 15:13:58 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22388189_000011-e1570979154679-592x296-1570979197.jpg" alt="" class="wp-image-10300" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22388189_000011-e1570979154679-592x296-1570979197.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22388189_000011-e1570979154679-592x296-1570979197-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>des manifestants algeriens</figcaption></figure>



<p><strong>Les contestataires reprochent à cette nouvelle loi de brader le pays aux multinationales étrangères.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Traîtres, vous avez vendu le pays&nbsp;</em>». C’est derrière ce slogan que plus d’un millier de personnes ont manifesté, dimanche 13&nbsp;octobre à Alger, contre une loi sur les hydrocarbures, examinée dans la journée par le conseil des ministres. Les contestataires reprochent à cette nouvelle loi de brader le pays aux multinationales étrangères.</p>



<p>Si la loi&nbsp;<em>«&nbsp;passe, alors il faudra publier le nom de tous les députés qui l’auront votée pour les juger quand le pays aura retrouvé sa souveraineté&nbsp;»</em>, a tonné dimanche Mohamed, un manifestant d’une cinquantaine d’années sous les applaudissements de la foule, regroupée non loin de la Chambre basse du Parlement. Dans l’après-midi, les accès au bâtiment ont été bloqués par des fourgons de police et des policiers antiémeutes.</p>



<p>Ces protestations n’ont pas empêché le gouvernement d’adopter ensuite le projet de loi en conseil des ministres, selon un communiqué de la présidence de la République.</p>



<h4>Plus de pouvoir aux compagnies pétrolières</h4>



<p>Vivement discuté dans les médias depuis plusieurs semaines, le contenu du projet de loi n’a pas encore fait l’objet d’une publication officielle. La semaine dernière, le ministre de l’énergie algérien, Mohamed Arkab, cité par l’agence officielle APS, a évoqué des discussions avec des&nbsp;<em>«&nbsp;grandes compagnies&nbsp;»</em>. Lors de ces échanges.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous avons pu relever deux aspects à améliorer dans l’actuelle loi sur les hydrocarbures&nbsp;»</em>, a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.</p>



<p>L’Algérie produit 1,2 million de barils de pétrole par jour. Les hydrocarbures représentent plus de 95 % de ses recettes extérieures, et contribuent pour 60 % au budget de l’Etat. <em>« L’Etat va donner au concessionnaire une parcelle de terrain sur laquelle tout ce qu’il y découvrira, lui appartiendra »</em>, explique le consultant Hocine Malti, ancien vice-président du groupe pétrolier public Sonatrach. Le concessionnaire <em>« deviendra donc propriétaire des réserves que contient le gisement et non pas des quantités produites uniquement »</em>, explique-t-il.</p>



<p>Ali Kefaifi, ancien responsable au sein du ministère de l’énergie, abonde dans le même sens&nbsp;: la société étrangère pourra considérer le pétrole comme sa propriété. Et&nbsp;<em>«&nbsp;le remboursement des coûts et le partage des profits seront sous le contrôle direct de la société pétrolière concessionnaire&nbsp;»</em>, assure-t-il.</p>



<p>Des manifestations ont aussi eu lieu dans d’autres villes du pays, selon les médias algériens. L’Algérie est secouée depuis le 22&nbsp;février par un puissant mouvement de contestation qui a poussé Abdelaziz Bouteflika à la démission en avril, après 20&nbsp;ans à la tête de l’Etat, et se poursuit avec des manifestations chaque mardi et vendredi, en réclamant le départ de l’ensemble du&nbsp;<em>«&nbsp;système&nbsp;»</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Les Algériens à nouveau mobilisés contre la présidentielle</title>
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				<pubDate>Sat, 28 Sep 2019 16:51:02 +0000</pubDate>
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<h4>Des milliers de personnes ont défilé dans les rues d&rsquo;Alger alors que deux anciens Premiers ministres de Bouteflika sont candidats à l&rsquo;élection.</h4>



<p>La mobilisation continue en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie">Algérie</a>&nbsp;pour la 32e semaine d&rsquo;affilée. Ce vendredi, à nouveau, des milliers de personnes ont manifesté vendredi à Alger contre&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-la-presidentielle-du-12-decembre-au-pas-de-charge-24-09-2019-2337372_3826.php">la tenue le&nbsp;12&nbsp;décembre d&rsquo;une présidentielle</a>, au lendemain d&rsquo;une mise en garde du chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;armée, contre toute «&nbsp;entrave&nbsp;» au processus électoral. Criant «&nbsp;pas de vote&nbsp;» ou encore «&nbsp;dégage&nbsp;» à l&rsquo;adresse du chef de l&rsquo;État intérimaire Abdelkader Bensalah et le Premier ministre Noureddine Bedoui, une foule compacte a défilé dans les rues de la capitale, quadrillées par la police, selon un journaliste de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afp">Agence France-Presse</a>.</p>



<p>Depuis la démission le&nbsp;2&nbsp;avril du président&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/abdelaziz-bouteflika">Abdelaziz Bouteflika</a>&nbsp;sous la pression de la rue et de l&rsquo;armée, le mouvement de contestation refuse que le «&nbsp;système&nbsp;» en place organise la présidentielle, et réclame au préalable le départ de tous ses anciens soutiens. Le chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;armée, le général Ahmed Gaïd Salah, a mis en garde jeudi contre toute «&nbsp;entrave&nbsp;» au processus électoral et a brandi la menace de «&nbsp;sanction juste et rigoureuse, voire dissuasive, conformément à la loi&nbsp;».</p>



<h4>«&nbsp;Le système cherche à se maintenir par la fraude&nbsp;»<br></h4>



<p>«&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, nous dénonçons particulièrement les candidatures d&rsquo;Ali Benflis et d&rsquo;Abdelmadjid Tebboune&nbsp;», deux anciens Premiers ministres ayant servi sous M. Bouteflika, lance Abderahmane Hamadaou,&nbsp;57&nbsp;ans. Principal adversaire de M. Bouteflika en&nbsp;2004&nbsp;et 2014, dont il a été le Premier ministre entre&nbsp;2000&nbsp;et 2003, Ali Benflis,&nbsp;75&nbsp;ans, a annoncé jeudi sa candidature au scrutin du&nbsp;12&nbsp;décembre.</p>



<p>Éphémère Premier ministre de mai à août 2017, Abdelmadjid&nbsp;Tebboune a également annoncé aux médias qu&rsquo;il allait se présenter à la présidentielle. «&nbsp;Je ne crois pas à ces élections dans les conditions actuelles où le système cherche à se maintenir par la fraude&nbsp;», a affirmé Sofiane Bendaoud, un ingénieur en électronique âgé de&nbsp;53&nbsp;ans.</p>



<h4>Karim Tabbou en détention provisoire</h4>



<p>Les manifestants qui se sont dispersés sans incident vers&nbsp;17&nbsp;h&nbsp;30&nbsp;(16 h&nbsp;30&nbsp;GMT) ont longuement scandé le nom d&rsquo;une des figures de la contestation, Karim Tabbou, qui a été de nouveau incarcéré jeudi,&nbsp;24&nbsp;heures après sa libération, a annoncé son avocat Mustapha Bouchachi sur sa page&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/facebook">Facebook</a>. Karim Tabbou a été «&nbsp;placé en détention provisoire&nbsp;» après avoir comparu jeudi soir devant un tribunal d&rsquo;Alger, a ajouté Me Bouchachi, sans préciser les accusations portées contre lui. Fondateur du parti L&rsquo;Union démocratique et sociale (UDS), Karim Tabbou,&nbsp;46&nbsp;ans, avait été incarcéré une première fois le&nbsp;12&nbsp;septembre après avoir été&nbsp;inculpé d&rsquo;«&nbsp;atteinte au moral de l&rsquo;armée&nbsp;» par un tribunal de Tipaza (ouest d&rsquo;Alger).</p>



<p>Des manifestations ont également lieu vendredi dans de nombreuses villes d&rsquo;Algérie, notamment à Oran (Nord-Ouest) et Constantine (Nord-Est), selon des sites d&rsquo;information et les réseaux sociaux.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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