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	<title>Mahamadou Issoufou &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Mahamadou Issoufou &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Horst Köhler : « Le prix Mo Ibrahim n&#8217;est pas infaillible »</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Mar 2021 18:21:03 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L&#8217;ancien président allemand, membre du jury du prix Mo Ibrahim pour la bonne gouvernance, explique le choix de distinguer Mahamadou Issoufou cette année. « Je respecte la Constitution et je respecte la promesse faite au peuple nigérien », avait déclaré Mahamadou Issoufou avant la dernière élection présidentielle au Niger. Cette décision lui a valu cette semaine le prix Mo...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/56853111_303.jpg" alt="" class="wp-image-21612" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/56853111_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/56853111_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>



<p><strong>L&rsquo;ancien président allemand, membre du jury du prix Mo Ibrahim pour la bonne gouvernance, explique le choix de distinguer Mahamadou Issoufou cette année.</strong></p>



<p><em>« Je respecte la Constitution et je respecte la promesse faite au peuple nigérien »</em>, avait déclaré <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.dw.com/fr/mahamadou-issoufou-le-pionnier-de-lalternance-au-niger/a-56632249" target="_blank">Mahamadou Issoufou</a> avant la dernière élection présidentielle au Niger. Cette décision lui a valu cette semaine le prix Mo Ibrahim de la bonne gouvernance.</p>



<p><em>« Je pense que c&rsquo;est un message important »,&nbsp;</em>estime Horst Köhler, l&rsquo;ancien président allemand et membre du jury du prix Mo Ibrahim.</p>



<p>Mahamadou Issoufou, par le fait de ne pas briguer de 3e mandat,&nbsp;<em>« a ouvert la voie au premier changement de pouvoir démocratique dans l&rsquo;histoire du pays. Et je pense que cela mérite vraiment un prix. »</em></p>



<p>Horst Köhler se souvient d&rsquo;une conversation avec Nelson Mandela, rencontré en 2006. Il lui demande alors ce qui était à ses yeux le plus important pour le développement de l&rsquo;Afrique.<em>&nbsp;« Sa réponse était claire : le respect de la loi et le respect de la Constitution,&nbsp;</em>explique l&rsquo;ex-président allemand.<em>&nbsp;Et cela m&rsquo;a aussi marqué lors des discussions autour de cette remise de prix. »</em></p>



<h4>Dernier au classement de l&rsquo;INDH</h4>



<p>Le prix distingue également la croissance économique du Niger sous la présidence Issoufou. Les retombées de cette croissance se font pourtant toujours attendre par la majorité des Nigériens, alors que le pays pointe toujours à la dernière place de l&rsquo;indice pour le développement humain des Nations unies (INDH).</p>



<p><em>« L&rsquo;extrême pauvreté au Niger est un défi politique énorme,</em>&nbsp;justifie Horst Köhler.&nbsp;<em>Mais il faut aussi dire que faire baisser cette extrême pauvreté est incroyablement difficile, à cause de facteurs qui dépassent les capacités d&rsquo;action des politiques au Niger. »</em></p>



<p>Parmi ces facteurs, l&rsquo;ex-président cite le terrorisme dans la zone sahélienne, les déplacements des populations et l&rsquo;accueil de réfugiés, les effets du changement climatique sur l&rsquo;agriculture, ou encore le trafic de drogues et d&rsquo;armes dont la responsabilité est selon lui mondiale.</p>



<p>Pour Horst Köhler, dans ce contexte, Mahamadou Issoufou a au moins réussi&nbsp;<em>« à poser les bases pour une démocratie renforcée, une stabilité et le développement du Niger ».</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/horst-k%C3%B6hler-le-prix-mo-ibrahim-nest-pas-infaillible/a-56858276#"><img src="https://static.dw.com/image/56707352_404.jpg" alt="La remise du prix à Mahamadou Issoufou ne manque pas de susciter des critiques"/></a><figcaption>La remise du prix à Mahamadou Issoufou ne manque pas de susciter des critiques</figcaption></figure>



<h4>Donner du courage aux populations</h4>



<p>Quant au niveau de corruption, aux activistes emprisonnées et à la liberté d&rsquo;expression sous le règne de Mahamadou Issoufou, il répond que&nbsp;<em>« le prix Mo Ibrahim n&rsquo;est pas infaillible. Il veut justement promouvoir les discussions autour de la bonne gouvernance et de la démocratie, plutôt que de les écarter. »</em></p>



<p>Alors si ce prix se veut comme un message aux autres chefs d&rsquo;Etats africains de ne pas s&rsquo;accrocher au pouvoir, c&rsquo;est aussi pour Horst Köhler un message pour les populations qui se voient incitées <em>« à attendre davantage de leurs dirigeants et à formuler ces attentes publiquement. »</em></p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La France mise sur la continuité au Niger</title>
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				<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 18:31:16 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Et si, dans le duel du second tour de la présidentielle au Niger, la France préfèrait le candidat Mohamed Bazoum à l’ancien président Mahamane Ousmane? Analyse. À moins d&#8217;un mois du second tour de l&#8217;élection&#160;présidentielle&#160;au Niger, le candidat du Parti pour la démocratie et le socialisme (PNDS-Taraya)&#160;au pouvoir, Mohamed Bazoum avait séjourné à Paris, en...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/56644900_303-1.jpg" alt="" class="wp-image-21378" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/56644900_303-1.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/56644900_303-1-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Mohamed Bazoum est bien apprécié par Emmanuel Macron</figcaption></figure>



<p><strong>Et si, dans le duel du second tour de la présidentielle au Niger, la France préfèrait le candidat Mohamed Bazoum à l’ancien président Mahamane Ousmane? Analyse.</strong></p>



<p>À moins d&rsquo;un mois du second tour de l&rsquo;élection&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/niger-revivez-la-pr%C3%A9sidentielle-sur-la-dw/a-56641037">présidentielle</a>&nbsp;au Niger, le candidat du Parti pour la démocratie et le socialisme (PNDS-Taraya)&nbsp;au pouvoir, Mohamed Bazoum avait séjourné à Paris, en même temps que le président sortant Mahamadou Issoufou.</p>



<p>Dans la capitale française, l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Intérieur nigérien a eu plusieurs rencontres avec la presse et des personnalités politiques et diplomatiques. Cette visite a été critiquée par l’opposition qui y a vu un soutien tacite de Paris au candidat&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/mohamed-bazoum-nous-allons-gagner/a-56586465">Mohamed Bazoum</a>.</p>



<p>Parmi ces voix, vous avez pu entendre sur notre antenne&nbsp;Fah&nbsp;Aminatou Adamou, la coordinatrice de l&rsquo;organisation « Action debout Niger » (voir lien&nbsp;audio ci-dessous).</p>



<p>La France préfèrerait à l&rsquo;opposant&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/pr%C3%A9sidentielle-au-niger-loutsider-mahamane-ousmane-veut-y-croire/a-56618837">Mahamane Ousmane</a>&nbsp;plutôt miser sur la continuité avec l’élection de l’ancien ministre de l’intérieur et des Affaires étrangères, qui s’inscrirait dans la lignée de la politique diplomatique de son mentor, Mohamadou Issoufou. C&rsquo;est le point de vue défendu par Vincent Hugeux, journaliste indépendant, essayiste et enseignant à Sciences-Po.</p>



<p>Vincent Hugeux publie le 4 mars 2021 aux éditions Perrin son prochain essai,  <em>« Tyrans d’Afrique, Les mystères du despotisme postcolonial »</em>, puis, le 18 mars, la version Poche, actualisée et enrichie, de sa biographie de Mouammar Kadhafi, à l’occasion du 10e anniversaire de sa chute en Libye.</p>
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		<title>Sur le départ, le président du Niger appelle à ne pas « tripoter » les Constitutions</title>
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				<pubDate>Thu, 07 Jan 2021 12:55:45 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Après deux quinquennats consécutifs, Mahamadou Issoufou va quitter le pouvoir, « fier d’avoir tenu les promesses faites au peuple nigérien ». «&#160;Fier&#160;»&#160;de son bilan, Mahamadou Issoufou, 68&#160;ans, qui quitte volontairement le pouvoir à l’issue de ses deux mandats comme président du&#160;Niger, se veut&#160;«&#160;optimiste&#160;»&#160;pour l’avenir de son pays et du continent, qu’il aimerait voir émerger malgré le djihadisme,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/niger-mahamadou-issoufou-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-7685" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/niger-mahamadou-issoufou.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/niger-mahamadou-issoufou-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/niger-mahamadou-issoufou-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Le président sortant du Niger, Mahamadou Issoufou</figcaption></figure>



<p><strong>Après deux quinquennats consécutifs, Mahamadou Issoufou va quitter le pouvoir, « fier d’avoir tenu les promesses faites au peuple nigérien ».</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Fier&nbsp;»</em>&nbsp;de son bilan, Mahamadou Issoufou, 68&nbsp;ans, qui quitte volontairement le pouvoir à l’issue de ses deux mandats comme président du&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/niger/">Niger</a>, se veut&nbsp;<em>«&nbsp;optimiste&nbsp;»</em>&nbsp;pour l’avenir de son pays et du continent, qu’il aimerait voir émerger malgré le djihadisme, la démographique galopante ou la difficile intégration continentale.</p>



<p>Son pays, parmi les plus pauvres du monde, est en proie aux attaques djihadistes récurrentes qui ont fait des centaines de morts. Il a aussi le record mondial de fécondité avec 7,6 enfants par femme, ce qui entrave le développement d’un pays, marqué de surcroît par les coups d’Etat.</p>



<p><em>«&nbsp;C’est la première fois depuis soixante ans qu’il y a un passage de témoin d’un président démocratiquement élu vers un autre démocratiquement élu. On est en train d’asseoir une tradition démocratique&nbsp;»</em>, se réjouit-il, à l’issue des deux mandats, nombre maximum prévu par la Constitution.</p>



<p>Il assure ne pas avoir eu à résister aux sirènes d’un troisième mandat, comme certains de ses pairs africains, qui s’accrochent au pouvoir.&nbsp;<em>«&nbsp;On ne peut pas avoir des institutions fortes en tripotant les Constitutions, en changeant la règle du jeu en cours de jeu. Je ne peux pas m’engager dans l’aventure d’un troisième mandat. Cela aurait affaibli les institutions que nous sommes en train de construire&nbsp;»</em>, souligne-t-il.</p>



<h4>« La démocratie, c’est la liberté et l’ordre »</h4>



<p>Le grand favori de l’élection présidentielle, dont le second tour se tiendra le 20&nbsp;février, n’est autre que Mohamed Bazoum, son dauphin et bras droit, qui a bénéficié de l’appareil d’Etat pour sa campagne.</p>



<p>Mahamadou Issoufou balaie les accusations des opposants nigériens qui taxent le pays de <em>« démocrature »</em>, regrettant des interdictions de manifester ou des arrestations fréquentes de militants de la société civile. <em>« La démocratie, c’est la liberté et l’ordre</em>, répond le président. <em>Il n’y a pas de démocratie sans ordre, de la même manière qu’il n’y a pas de démocratie sans liberté. »</em></p>



<p>Sur le plan de la lutte contre le djihadisme, il demande une&nbsp;<em>«&nbsp;coalition internationale&nbsp;»</em>, l’un de ses leitmotivs.&nbsp;<em>«&nbsp;Tout le Sahel est infesté. La sécurité est un bien public mondial. Ce qui se passe au Sahel concerne le reste du monde. Si le terrorisme arrive à prendre pied en Afrique, il prendra pied en Europe&nbsp;»</em>, estime M.&nbsp;Issoufou, alors que son pays a subi samedi la plus meurtrière attaque djihadiste contre des civils avec cent morts.</p>



<p>Le président se fâche quand on évoque les critiques locales à l’égard de la présence des forces étrangères, notamment françaises, au Sahel&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Ce ne sont pas des interventions étrangères, ce sont des interventions d’alliés. Nous avons une guerre contre un ennemi. Dans toutes les guerres, il y a des alliances&nbsp;»</em>. Et de&nbsp;<em>«&nbsp;s’étonner&nbsp;»</em>&nbsp;que ceux-là même qui critiquent les opérations étrangères&nbsp;<em>«&nbsp;ne dénoncent pas les terroristes&nbsp;»</em>.</p>



<h4>« L’afro-pessimisme est derrière nous »</h4>



<p>Sur le plan économique et social, M.&nbsp;Issoufou, qui a été très actif sur le dossier de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), croit fermement en l’intégration régionale pour faire&nbsp;<em>«&nbsp;émerger le Niger et le continent&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;L’afro-pessimisme est derrière nous&nbsp;»</em>, promet-il, appelant à&nbsp;<em>«&nbsp;des politiques ambitieuses</em>&nbsp;[et]<em>&nbsp;l’approfondissement de certaines valeurs notamment démocratiques et des droits de l’homme&nbsp;»</em>.</p>



<p><em>« La zone de libre-échange, dont les échanges vont commencer le 1<sup>er </sup>janvier, va créer le marché le plus vaste du monde avec 1,2 milliard de consommateurs</em>, se réjouit-il. <em>Cela mettra fin aux marchés balkanisés que l’Afrique a connus et qui ont été à la base d’échecs de beaucoup de politiques industrielles en raison de marchés trop étroits. »</em></p>



<p>Mais dans ce nouveau marché promis,&nbsp;<em>«&nbsp;il faut avoir de quoi échanger&nbsp;»</em>, assurant qu’<em>«&nbsp;on a prévu un plan de développement industriel&nbsp;»</em>&nbsp;et&nbsp;<em>«&nbsp;un plan de développement agricole afin que l’Afrique puisse se nourrir&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Avec l’immensité des terres arables qu’on a, il faut que l’Afrique soit capable de produire son alimentation&nbsp;»</em>, déclare M.&nbsp;Issoufou.</p>



<p><em>«&nbsp;En ce qui concerne le&nbsp;</em>[franc]<em>&nbsp;CFA, nous avons fait des réformes qui montrent notre volonté d’aller vers la monnaie unique.&nbsp;</em>[A terme],<em>&nbsp;je vois une monnaie unique au niveau Cédéao&nbsp;»</em>, pense-t-il, en estimant que pour&nbsp;<em>«&nbsp;la monnaie unique africaine, il faudra attendre plusieurs décennies&nbsp;»</em>. Le président est aussi optimiste quant à la démographie de son pays, affirmant qu’il est&nbsp;<em>«&nbsp;sur la bonne voie&nbsp;»</em>.</p>



<h4>Maîtriser le taux de fécondité</h4>



<p>Le Niger, qui n’avait que 3&nbsp;millions d’habitants à l’indépendance en&nbsp;1960, en compte aujourd’hui 23&nbsp;millions. Avec un taux de croissance annuel de la population de 3,9&nbsp;% (record mondial), sa population atteindra 70&nbsp;millions en&nbsp;2050 si rien ne change.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous avons fait baisser le taux de fécondité. C’est une action de longue haleine&nbsp;</em>(…).<em>&nbsp;Nous avons mobilisé les leaders religieux et traditionnels avec des arguments religieux qui justifient la nécessité de la transition démographique&nbsp;»,&nbsp;</em>précise Mahamadou Issoufou.</p>



<p><em>«&nbsp;La croissance démographique mange une bonne partie de la croissance économique&nbsp;»,</em>&nbsp;de 6 à 7&nbsp;% ces dernières années, ajoute le président qui martèle&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Nous arriverons à maîtriser cette croissance exponentielle qui malheureusement rend difficile le progrès rapide du Niger vers l’émergence.&nbsp;»</em>&nbsp;Parmi les axes prioritaires,&nbsp;<em>«&nbsp;il faut maintenir les jeunes filles à l’école au moins jusqu’à 16&nbsp;ans afin d’éviter mariages et grossesses précoces&nbsp;»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>A l’heure du bilan, Mahamadou Issoufou sourit : <em>« Je suis fier de l’ensemble, les promesses que j’ai faites au peuple nigérien, je les ai tenues »</em>. Et la suite ? <em>« Jusqu’au 2 avril, je continue d’être au gouvernail. Mais il n’y a pas de vide, il y a une vie après le pouvoir. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Niger-Mali : Mahamadou Issoufou a reçu des chefs touaregs de Kidal</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Nov 2019 14:45:34 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/76722787_2590669377654287_704431553450606592_n-592x296-1574949723.jpg" alt="" class="wp-image-11898" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/76722787_2590669377654287_704431553450606592_n-592x296-1574949723.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/76722787_2590669377654287_704431553450606592_n-592x296-1574949723-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Le président nigérien, qui a plusieurs fois mis en cause le statut de Kidal, qu’il considère comme « une menace » pour son pays, a reçu mardi à Niamey des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad.</strong></p>



<p>Les clichés pris lundi 25 novembre au palais présidentiel, à Niamey, ont fait le tour des réseaux sociaux. Et pour cause. Sur l’une des photos, Mahamadou Issoufou pose au milieu d’une délégation venue de Kidal, au Mali, dont des représentants de la&nbsp;Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), à l’occasion d’une rencontre organisée au palais présidentiel, à Niamey, à l’initiative du président nigérien. Sur une autre, le chef de l’État sert la main de&nbsp;Mohamed Ag Intalla, secrétaire général du&nbsp;Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA, l’un des groupes constituants la CMA).</p>



<h4>« Kidal est un sanctuaire pour les terroristes »</h4>



<p>En août dernier,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/814617/politique/mahamadou-issoufou-ma-decision-de-respecter-la-constitution-et-de-ne-pas-me-representer-est-irrevocable/">dans un entretien à<em>&nbsp;Jeune Afrique</em>, le président nigérien avait pourtant été particulièrement dur envers la CMA</a>, l’un des principaux signataires de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/715684/politique/mali-pourquoi-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-de-paix-avance-si-lentement/">l’accord pour la paix et la réconciliation d’Alger de 2015</a>,&nbsp;qui administre depuis plusieurs années la ville de Kidal.</p>



<p>«&nbsp;Le statut de Kidal, au Mali, nous pose problème. Cette ville est un sanctuaire pour les terroristes, et ceux qui nous attaquent s’y replient souvent. Kidal est une menace pour le Niger et il faut impérativement que l’État malien y reprenne ses droits&nbsp;», avait martelé Mahamadou Issoufou.</p>



<p>Un message qu’il avait répété quelques semaines plus tard, le 7&nbsp;septembre, à Bamako, où il était reçu par&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/795214/politique/mali-linterview-exclusive-dibrahim-boubacar-keita/">Ibrahim Boubacar Keïta</a>, et qu’il avait encore réitéré le 14&nbsp;septembre, lors du sommet de la Cedeao à Ouagadougou.</p>



<h4>« Petit malheureux incident »</h4>



<p>Des accusations que les responsables de la CMA ont toujours réfutées. La rencontre de mardi, à Niamey, aurait permis de mettre fin au «&nbsp;petit malheureux incident&nbsp;» qui est désormais «&nbsp;clos&nbsp;», a assuré un membre de la délégation au site nigérien&nbsp;<em>ActuNiger</em>.</p>



<p>Outre le chef de l’État nigérien et le secrétaire général du HCUA, un chef militaire du même groupe et le Premier ministre nigérien Brigi Rafini étaient également présents.&nbsp;Les responsables touaregs ont séjourné à Niamey «&nbsp;sur invitation du président Issoufou&nbsp;», a assuré une source touarègue à l’Agence France-Presse.</p>



<p>Cette rencontre à fort potentiel symbolique s’est en outre tenue à la veille d’un Conseil national de sécurité, qu’a préside Mahamadou Issoufou.</p>



<p>Niamey a plusieurs fois joué le rôle de médiateur entre Bamako et les responsables touaregs. En mai 2013, le président Issoufou avait ainsi reçu ensemble des représentants du gouvernement malien et des responsables touaregs du Nord du Mali pour tenter de débloquer la situation à Kidal, occupée par des groupes armés touareg. En mars 2015, Niamey avait également abrité une réunion des responsables touaregs maliens pour les convaincre de signer l’Accord d’Alger, qu’ils refusaient alors de parapher.</p>



<h4>Relance du&nbsp;comité de suivi de l’accord de paix</h4>



<p>Fin septembre, les responsables de la CMA avaient&nbsp;suspendu leur participation au processus de l’accord&nbsp;de paix, sur fond de tensions croissantes avec le gouvernement. Conséquence, pour la première fois depuis 2015, les travaux du Comité de suivi de l’accord de paix (CSA) ont été suspendus pendant plus de deux mois.</p>



<p>Lundi 25 novembre, à l’issue d’une réunion entre la médiation internationale et le gouvernement, qui s’est tenue au ministère malien des Affaires étrangères, Mahamat Saleh Annadif, chef de la Minusma, a assuré qu’une nouvelle réunion du CSA se tiendrait « dans les plus brefs délais »</p>



<p>«&nbsp;Nous essayons d’avancer vers une restauration de l’autorité de l’État malien sur toutes les parties du territoire national&nbsp;», a déclaré de son côté le ministre malien des Affaires étrangères, qui a assuré que «&nbsp;les divergences se réduisent&nbsp;» et qu’il y a «&nbsp;une&nbsp;compréhension commune des problèmes&nbsp;».</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>NIGER : La limitation des mandats présidentiels en Afrique au cœur d’un sommet</title>
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				<pubDate>Fri, 04 Oct 2019 16:00:48 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/NIAMEY-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-10018" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/NIAMEY-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/NIAMEY-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption> Mahamadou Issoufou a lui même donné l&rsquo;exemple, en janvier 2021, il passera la main après deux mandats </figcaption></figure>



<p><strong><em>Du&nbsp; 02 au 04 octobre 2019, se tient à Niamey, capitale nigérienne, un sommet sur la limitation constitutionnelle des mandats présidentiels en Afrique. Organisé&nbsp; par le National democratic institute (Ndi), en partenariat avec Open society initiative for West Africa (Osiwa), Africa Forum et la Fondation Koffi Annan, il regroupe plusieurs anciens chefs d’Etats, des constitutionnalistes de renommée mondiale et autres personnalités politiques. La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous l’égide du président de la République du Niger et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).&nbsp;</em></strong></p>



<p>Amener les dirigeants africains notamment ceux de la sous-région à éviter de modifier la constitution de leur pays pour s’éterniser au pouvoir, c’est l’objectif du sommet sur la limitation constitutionnelle des mandats présidentiels en Afrique. Les anciens présidents Goodluck Jonathan du Nigéria, Nicéphore Soglo du Benin, Amos Sawyer du Libéria, Mahamane Ousmane du Niger et Madame Samba Penza Catherine de la Centrafrique, maiségalement, les anciens présidents du Sao tomé Michel Travoda et du&nbsp; Libéria,Elen JohnsonSirleaf, intervenus&nbsp; par vidéo conférence, sont tous conscients&nbsp; de la détérioration de l’Etat de droit constitutionnel notamment par la modification des limites des mandats présidentiels.Au cours des 3 jours de travaux, les participants échangent donc sur la consolidation de la démocratie à travers le respect de la limitation des mandats présidentiels, le tout sur fond de témoignages d’anciens présidents africains ayant passé librement le témoin après des élections libres, transparentes et indépendantes. Selon les organisateurs, le sommet se veut un signal fort pour dissuader certains présidents de la sous-région qu’il «&nbsp;y a une vie après la présidence&nbsp;».</p>



<p><strong>Pour la limitation des mandats présidentiels en Afrique</strong></p>



<p>Procédant à l’ouverture de la rencontre, Issoufou Mahamadou s’est voulu incisif sur la question&nbsp;: «&nbsp;les limitations de mandat renforcent à long terme les institutions démocratiques et contribuent à la passation pacifique du pouvoir, et elles garantissent l’exercice, à intervalles réguliers, d’une expression libre du peuple», a insisté le président du Niger. A en croire ses propos, «&nbsp;en Afrique, le débat sur le constitutionnalisme pour la consolidation de la démocratie et le transfert pacifique du pouvoir se concentre surtout sur un point essentiel : celui de la limitation du nombre de mandats&nbsp;». Le peuple aspire au changement de manière périodique et la limitation de mandats lui offre cette opportunité, a souligné le président en exercice de la Cedeao. Faisant l’Etat &nbsp;de la question en Afrique, Issoufou Mahamadou a précisé qu’«&nbsp;en Afrique, 35 pays limitent les mandats, 12 n’ont aucune limitation, six ont aboli la limitation et deux ont modifié la limitation&nbsp;». Il se veut cependant rassurant au sujet de son pays&nbsp;: «&nbsp;Nous avons fait de la consolidation des institutions démocratiques, une des huit priorités du programme de renaissance du Niger&nbsp;»,a-t-il indiqué. Il entend donc agir en fonction de cette volonté du peuple nigérien&nbsp;:«&nbsp;Je respecterai scrupuleusement les dispositions de la République du Niger. Je crois à la nécessité de l’alternance démocratique qui permet la respiration démocratique. Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu, ce sera une première dans notre pays depuis son accession à l’indépendance&nbsp;», a conclu le président de la République. Pour l’ancien Président du Bénin et vice-président d’Afrika Forum, la limitation des mandats n’est pas la chose la mieux partagée en Afrique. «&nbsp;Malheureusement dans les Etats de la Cedeao et de l’Union africaine cette thématique suscite encore des soulèvements&nbsp;», se désole Nicéphore Soglo. Il a donc émis le vœu que le sommet soit &nbsp;un lieu d’échange des bonnes pratiques et de réseautage parmi les participants&nbsp;: «&nbsp;Nous espérons et nous voulons que ce sommet ait pour objectif de promouvoir les principes de la gouvernance démocratique et de l’alternance pacifique du pouvoir exécutif tel que stipulé dans les constitutions des différents pays africains&nbsp;», a-t-il déclaré.Le Directeur Afrique du Ndi, a pour sa part&nbsp; adressé ses félicitations au Président Issoufou Mahamadou pour avoir accepté de présider la cérémonie d’ouverture du sommet.«&nbsp;Nous sommes d’autant plus honorés, connaissant combien votre agenda est chargé ces derniers temps, vu votre leadership au sein du G5 Sahel, votre présidence en exercice de la Cedeao, et le siège auquel le Niger vient d’être élu au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. SEM. Le Président, vous n’avez jamais cessé d’apprécier et de soutenir le travail du Ndiici au Niger comme ailleurs sur le continent, et pour cela nous en sommes très reconnaissants», fera savoir Christopher Fomunyoh. Il se félicite&nbsp; par la même occasion de la nouvelle synergie entre les acteurs et les activistes de la société civile et les leaders politiques, rendue possible par le sommet&nbsp;: «&nbsp;l’une des innovations de ce sommet, c’est le jumelage et la nouvelle synergie que nous voudrions créer entre les acteurs et les activistes de la société civile et les leaders politiques&nbsp;», toute chose qui permet de «&nbsp;créer des plateformes d’échange assez larges pour intégrer tous les acteurs potentiels dans cette démarche de consolidation de la démocratie’’&nbsp;», laissera-t-il entendre.&nbsp; Dans son intervention, &nbsp;l’Ambassadeur des Usa au Niger a &nbsp;remercié les participants et le Président de la République pour avoir accepté la tenue à Niamey du sommet et aussi pour avoir accepté de présider la cérémonie d’ouverture. L’ambassadeur Eric Whitaker a surtout axé son intervention sur la thématique de la consolidation de la démocratie au Niger, et en Afrique en général.</p>



<p><strong>Au sujet duNdi</strong></p>



<p>Le National democratic institute (Ndi), ou Institut national démocratique des affaires internationales, est une organisation à but non lucratif non partisane qui collabore avec des partenaires de pays en développement pour accroître l’efficacité des institutions démocratiques. Les domaines principaux du programme du Ndi comprennent la participation des citoyens, les élections, les débats, la gouvernance démocratique, la démocratie et la technologie, l’inclusion politique des groupes marginalisés, le genre, les femmes et la démocratie, la paix et la sécurité, les partis politiques et la participation politique des jeunes. La mission déclarée de l’organisation est de «&nbsp;soutenir et renforcer les institutions démocratiques dans le monde entier grâce à la participation des citoyens, à l’ouverture et à la responsabilité du gouvernement». Le Ndia été fondé en 1983, peu après que le Congrès des États-Unis eut créé le National Endowment for democracy (Ned). La création de la NED a été suivie par la création de trois instituts apparentés, le Centre pour l’entreprise privée internationale, l’Institut national démocratique pour les affaires internationales et l’Institut national républicain pour les affaires internationales (renommé plus tard Institut international républicain). Le fonds de dotation sert d’organisation faîtière par laquelle ces trois instituts et un nombre croissant de groupes du secteur privé recevraient des fonds pour mener à bien des programmes à l’étranger. Le Ndi est non partisan et n’exerce pas ses activités aux États-Unis; il ne prend pas position sur les élections américaines, mais il a une affiliation vague avec le parti démocrate et constitue une «&nbsp;organisation coopérante&nbsp;» avec l’Internationale libérale.</p>



<p><strong>Source:</strong>  <strong>Afrika Stratégies France</strong> <strong>/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Mahamadou Issoufou: le terrorisme au Sahel, une menace pour le «monde entier»</title>
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				<pubDate>Fri, 05 Jul 2019 18:11:33 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/mahamadou-issoufou-niger-sahel-1024x512.png" alt="" class="wp-image-6427" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/mahamadou-issoufou-niger-sahel-1024x512.png 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/mahamadou-issoufou-niger-sahel-300x150.png 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/mahamadou-issoufou-niger-sahel-768x384.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://afrique.latribune.fr/politique/2018-07-02/mahamadou-issoufou-sur-le-g5-sahel-la-seule-chose-que-nous-attendons-c-est-que-les-promesses-de-financement-soient-tenues-interview-783783.html">La Tribune Afrique</a> Mahamadou Issoufou sur le G5 Sahel : «La seule chose que nous attendons, c&rsquo;est que les promesses de financement soient tenues» [Interview] </figcaption></figure>



<h2>Le président nigérien Mahamadou Issoufou a accordé un entretien exclusif à RFI et France 24, ce vendredi 5 juillet, à Niamey où se tient le 33e sommet de l&rsquo;Union africaine. Le chef de l&rsquo;État nigérien évoque notamment le lancement de la zone de libre échange continentale et le terrorisme&nbsp;au Sahel. Mahamadou Issoufou répond aux questions de Christophe Boisbouvier (RFI) et Marc Perelman (France 24).</h2>



<p><strong>France 24&nbsp;: Monsieur le président, Niamey accueille un sommet extraordinaire de l’union africaine qui va marquer une étape décisive, certains disent historique, à savoir le lancement de la zone libre-échange continentale avec notamment l’annonce que le Nigéria, le géant économique de l’Afrique de l’Ouest, va à son tour signer. Pour vous qui avez beaucoup œuvré, est-ce que c’est vraiment un moment historique&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Mahamadou Issoufou :</strong>&nbsp;Je vous remercie. Pour bien comprendre l’importance de la&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20190703-le-nigeria-rejoint-zone-libre-echange-continentale" rel="noreferrer noopener"><strong>zone libre-échange continentale</strong></a>, il est important de rappeler que l’Afrique à un agenda, l’agenda du centenaire. L’Afrique en 2063, ça sera le centenaire de la création de l’<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/emission/20130523-50-ans-organisation-unite-africaine-oua" rel="noreferrer noopener"><strong>Organisation de l’unité africaine</strong></a>&nbsp;et cet agenda est bâti autour d’une vision. La vision d’une Afrique intégrée, une Afrique prospère, une Afrique pacifique et une Afrique dirigée par les Africains. Cet agenda est également bâti autour des aspirations des Africains. Aspiration à la paix et à la sécurité, aspiration à la prospérité et aspiration à l’intégration, à la démocratie, à une identité culturelle pour l’Afrique, à l’autonomisation des femmes et des jeunes et enfin l&rsquo;aspiration d’une Afrique qui a sa place dans le concert des nations. Donc cette vision et ces aspirations ont été traduites dans l’agenda en objectifs et en cibles. Et une des cibles justement, c’est la zone de libre-échange continentale.</p>



<p>La zone de libre-échange continentale fait partie des projets phares du premier plan décennal de l’agenda 2063. Vous savez, nous avons 50 ans, nous avons 5 plans décennaux qui sont prévus pour traduire dans la réalité la vision, les objectifs, les aspirations et les cibles et, comme je l’ai déjà dit, la zone de libre échange continentale c’est une des cibles. Il s’agit d’intégrer le marché africain. Aujourd’hui, nous avons 55 marchés, 55 États, balkanisés, éclatés, nous voulons en faire un marché unique. Ça sera la plus vaste zone de libre-échange continentale du monde, avec, comme vous le savez, un marché d’1,2 milliard d’habitants, aujourd’hui, qui sera un marché de 1,7 milliard, en 2030, et en 2050, nous prévoyons un marché de 2,5 milliards de consommateurs avec des classes moyennes extrêmement importantes. Donc, premier avantage&nbsp;: unifier le marché. Deuxième avantage que nous aurons, c’est que l’Afrique, désormais avec la zone de libre-échange continentale, négociera d’une seule voix en particulier au sein de l’OMC, l’<a target="_blank" href="http://www.wto.org/indexfr.htm" rel="noreferrer noopener"><strong>Organisation mondiale du commerce</strong></a>. L’autre avantage, c’est que ce projet n’est pas isolé. C’est un projet qui fait partie d’un ensemble. Par exemple, en ce qui concerne le premier plan décennal, il y a douze projets phares, parmi ces douze projets, il y a des projets relatifs aux infrastructures ferroviaires, routières, énergétiques, comme le barrage de Grand Inga, par exemple. Il y a également les projets relatifs à l’industrialisation de l’Afrique, parce que la zone de libre-échange continentale n’aura de sens que si les Africains ont des choses à échanger. Donc, il va falloir mettre en œuvre une stratégie de transformation des matières premières pour que l’Afrique cesse d’être une sorte de réservoir des matières premières, ainsi de suite. Il y a beaucoup de projets qui vont ensemble avec la zone de libre-échange continentale et la signature de Nigeria qu’on attendait depuis longtemps est une bonne nouvelle. Comme on le sait, le Nigeria est la première économie africaine. En ce qui concerne l’Afrique de l’Ouest, c’est 70% du PIB de la Cédéao, donc une zone de libre-échange sans le Nigeria aurait eu un goût d’inachevé.</p>



<p><strong>RFI : Cette zone de libre-échange, c’est un chantier que vous dirigez personnellement depuis 2 ans, comme vous l’ont demandé vos 54 pairs africains. Vous êtes sur le point d’aboutir. Simplement, Monsieur le président, ce libre-échange, il fait peur à beaucoup d’opérateurs africains parce qu’ils craignent, il faut le dire aussi, la déferlante&nbsp;de produits asiatiques déguisés en produits africains. Le Nigeria, vous en parliez, a perdu toute son industrie textile à cause du libre-échange et de l’OMC il y a 15 ans. Du coup, il va demander à pouvoir continuer à protéger certains secteurs de son industrie. Est-ce qu’à force de dérogations, ce traité ne risque pas d’être une coquille à moitié vide&nbsp;?</strong></p>



<p>Le traité ne sera pas une coquille à moitié vide. D’abord, vous avez raison de dire que ça fait à peine 2 ans qu’on m’a confié ce dossier. Ce dossier m’a été confié en janvier 2017, sous la présidence du professeur Alpha Condé. C’est lui qui m’a confié ce dossier sur la zone de libre-échange continentale&nbsp;; et je pense que l’accord de zone de libre-échange continentale est un des accords dont les négociations à l’échelle du continent ont été les plus rapides. On a mis pratiquement 2 ans et 5 mois pour boucler ce dossier et le 7 juillet prochain, nous allons lancer l’entrée en vigueur, avec aujourd’hui 53 signatures, puisque le Nigeria va signer, et 24 ratifications. Alors, la zone de libre-échange continentale ne sera pas une coquille vide. Il y a les risques que vous exposiez, nous sommes conscients de ces risques-là. D’abord, comme je l’ai dit, la zone de libre-échange continentale, c’est un environnement. Il y a d’autres projets phares qui sont liés à ces zones en particulier en ce qui concerne l’énergie. Nous essayons de faire en sorte que les conditions de compétitivité des produits africains soient remplies, que ce soit en ce qui concerne l’énergie, que ce soit en termes de transport, afin de pouvoir être compétitif par rapports aux autres régions, par rapport à l’Asie, par rapport à l’Europe, par rapport à l’Amérique. Donc première disposition que nous allons prendre, nos produits doivent être compétitifs, ce qui automatiquement va éliminer le risque auquel vous faites allusion. Et ensuite l’accord de libre-échange continental a beaucoup d’appendices dans lesquelles nous avons essayé d’identifier les inconvénients, les risques, etc, pour qu’effectivement la zone de libre-échange continentale&nbsp;profite globalement au continent africain, mais également profite à chacun des pays et que la zone ne signifie pas la mort industrielle de l’Afrique, au contraire, la zone doit pouvoir développer les industries en Afrique.</p>



<p><strong>France 24 : Monsieur le président, je veux en venir à la situation sécuritaire. Le groupe État islamique dans le grand Sahara a revendiqué une attaque il y a quelques jours contre une base militaire à Inates, près de la frontière malienne, qui a fait 18 morts parmi les soldats. Mi-mai, 28 soldats avaient déjà tués dans une opération similaire. Il y avait eu entre temps une riposte avec l’aide américaine et française à la mi-juin. Comment se fait-il, que malgré le soutien militaire, des États-Unis, de la France, ces attaques se multiplient, et est-ce que votre pays n’est pas, après le Mali, le Burkina, en train de devenir le champ de bataille principal contre les jihadistes&nbsp;? &nbsp;</strong></p>



<p>Les menaces auxquelles nos pays sont exposés sont bien connues. Ça concerne l’ensemble des pays du Sahel. Ça concerne aussi les pays du bassin du lac Tchad. Ce sont les menaces terroristes auxquelles vous venez de faire allusion qui se traduisent par les attaques auxquelles vous venez de faire allusion&nbsp;; de plus en plus d’attaques, c’est vrai. Il y a les menaces, aussi, des organisations criminelles, le trafic de drogues, qui sont liées aux menaces terroristes. Il y a également des menaces de conflits intercommunautaires. Et moi, je considère que ces menaces-là sont des menaces stratégiques. C’est-à-dire des menaces qui peuvent remettre en cause la vie des États. Et c’est pour cela que nous prenons ces menaces très au sérieux. Maintenant vous me dites, malgré la présence des partenaires français, américain, nous n’arrivons pas à faire face à ces menaces. Mais je vous rappelle que, si on prend l’exemple de ce qui s’est passé au Moyen-Orient, en Irak il y a eu une coalition internationale, avec les armées les plus puissantes du monde, les États-Unis, les Russes, les Iraniens, les Français, les Turcs, etc…Pour pouvoir venir à bout de Daesh, il a fallu près de trois ans. Pour l’instant, les partenaires ne sont pas impliqués au Sahel, comme ils l’ont été au Moyen-Orient. De plus en plus, nous sommes en train de créer les conditions d’une meilleure implication des partenaires dans notre combat. Mais nous sommes aussi en train de nous organiser, à l’échelle de la région, non seulement dans le bassin du Lac Tchad, où je le rappelle nous avons mis en place la force mixte multinationale à quatre, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria…Non seulement nous avons mis en place au niveau du<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20190515-ue-pays-g5-sahel-ensemble-ameliorer-efficacite-organe" rel="noreferrer noopener">G5 Sahel</a></strong>, la force conjointe ; mais ce que nous envisageons, c’est de mettre tout cela à l’échelle de la Cédéao [Ndrl : Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest]. Et c’est pour cela que le dernier sommet de la Cédéao a décidé de convoquer un sommet extraordinaire sur la sécurité, très prochainement à Ouagadougou, afin de mutualiser davantage les capacités opérationnelles, les capacités de renseignement, à l’échelle de la région, à l’échelle de la Cédéao. Et nous prévoyons également d’impliquer davantage nos partenaires extérieurs dans la lutte contre cette menace qui ne concerne pas seulement notre région. Elle concerne le monde. Le combat que nous menons, nous le menons pour le monde entier. Parce que si, un jour, le Sahel est occupé par les terroristes, l’Europe va être atteinte et c’est le monde entier qui sera menacé.</p>



<p><strong>RFI : Mais dans le fuseau Centre du G5 Sahel &#8211; c’est-à-dire Niger-Burkina-Mali –concrètement, monsieur le président, beaucoup se demandent, si vos soldats nigériens, burkinabè et maliens ont le matériel lourd nécessaire, et s’ils sont en mesure vraiment de patrouiller ensemble, ou si chacun ne reste pas en &nbsp;fait un petit peu dans son coin. Je reprends une phrase cruelle de notre confrère Le Pays, beaucoup se demandent, si le G5 Sahel, la force G5 Sahel, n’est pas plus à l’aise dans les rencontres internationales que sur le théâtre des opérations…</strong></p>



<p>Non. Ce n’est pas vrai. Nous avons trois fuseaux. Le fuseau Est, Tchad-Niger, le fuseau Centre, Mali-Burkina-Niger, et le fuseau Ouest, la Mauritanie et le Mali. Ces fuseaux sont actifs. Il y a des opérations qui ont déjà été menées, en particulier au niveau du fuseau Centre auquel vous faites allusion. Certes, ce n’est pas suffisant. Nous voulons faire plus. Et nous attendons, comme vous l’avez souligné, davantage d’équipements de la part des partenaires…</p>



<p><strong>RFI : Du matériel lourd</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>N’oubliez pas que nous avons fait une&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/emission/20180206-g5-sahel-recherche-financements" rel="noreferrer noopener"><strong>réunion à Bruxelles</strong></a>, au mois de février 2018, pour mobiliser les ressources financières au niveau international, afin de financer cette force conjointe, afin qu’elle soit pleinement opérationnelle. Et en particulier, pleinement opérationnelle veux dire, qu’il faut qu’elle soit bien équipée, y compris en matériel lourd. C’est en cours actuellement. Une bonne partie du matériel est déjà acquise. Nous allons poursuivre de créer les conditions d’opérationnalisation de cette force conjointe.</p>



<p><strong>RFI : Et dans six mois, quand le Niger sera au Conseil de sécurité de l’ONU, vous allez plaider pour que cette force bénéficie d’un financement pérenne de l’ONU. Mais voilà deux ans que vous essayez de convaincre votre partenaire américain. Vous n’y arrivez pas. Est-ce que ce n’est pas perdu d’avance comme combat?</strong></p>



<p>Nous n’allons pas nous lasser de continuer à nous battre pour que la force conjointe ait un financement pérenne. Parce que, comme je l’ai dit, la sécurité est un bien public mondial. Nous ne nous battons pas seulement pour nous, nous nous battons ici, dans le Sahel, pour le monde entier et je ne désespère pas que nous allons convaincre nos partenaires américains. Et en tout cas, le Niger utilisera sa position de membre non permanent du Conseil de sécurité, à partir de 2020, pour faire prévaloir cette position. Il faut un financement pérenne pour cette force multilatérale. Regardez, la Minusma qui est présente au Mali, est financée par les Nations unies, à hauteur de 1 milliard de dollars. Nous n’avons pas besoin d’1 milliard de dollars pour faire fonctionner la force conjointe. Il suffit qu’on nous affecte une partie de ces ressources-là pour pouvoir rendre opérationnelle la force conjointe. A défaut, ce que nous proposons, ce qu’il y ait une coalition internationale de pays pour lutter contre le terrorisme au Sahel, comme il y a eu une coalition contre Daesh au Moyen-Orient.</p>



<p><strong>F24 : Je vais en venir à la situation en Libye ces derniers jours… Un drame, le&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20190703-libye-lourd-bilan-apres-attaque-centre-migrants-tripoli" rel="noreferrer noopener">bombardement d’un camp de migrants</a>, on a compté 53 morts, l’ONU l’a qualifié de crime de guerre. D’ abord, est-ce que vous savez qui est responsable</strong>&nbsp;<strong>? Et plus largement, vous avez souvent évoqué la situation en Libye. Est-ce que, au nom de la stabilité, il ne faudrait pas arrêter de faire, des plans, des transitions, de préparer des élections et ne pas dire, aujourd’hui ce dont nous avons besoin, c’est que le chaos s’arrête et, peut-être, d’un homme à poigne qui arrête cette Libye qui part à vau-l’eau</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>La sortie de crise en Libye, fait partie des solutions pour le Sahel. Parce que c’est quand même la situation en Libye qui a amplifié les menaces auxquelles sont exposés aujourd’hui les États du Sahel. Donc nous sommes très fortement intéressés par une sortie de crise rapide en Libye. Parce que le problème en Libye, c’est l’absence d’État. La priorité, par conséquent, c’est la restauration d’un État en Libye. La Libye s’est « somalisée », depuis 2011. Donc, pour nous la communauté internationale doit prendre conscience du fait que l’urgence, c’est la restauration de l’État. Quitte à ce que, après que l’État ait été restauré, on puisse organiser des élections en Libye.</p>



<p><strong>France 24 :&nbsp;Est-ce que par exemple pour restaurer l’État, quelqu’un comme le maréchal Haftar pourrait être une solution ne serait-ce que transitoire pour au moins stabiliser les choses</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>Je ne prends pas parti, je dis l’objectif. Maintenant, les moyens pour réaliser cet objectif, il faut qu’on asseye autour de la table pour examiner les conditions de réalisation de cet objectif. L’objectif prioritaire, c’est la restauration d’un État en Libye, un État qui puisse assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire libyen, un État qui puisse mettre fin au trafic des armes, ce trafic d’armes qui inonde le Sahel. N’oubliez pas que la Libye, c’est 23 millions d’armes aujourd’hui qui ont été pillées, qui font l’objet de trafic dans l’ensemble des pays du Sahel, qui tombent entre les mains des terroristes, mais qui tombent aussi entre les mains des simples citoyens et c’est ça qui fait que les conflits intercommunautaires qui ont toujours existé dans nos pays se transforment en carnage. Avant, ces conflits-là étaient réglés à coups de poing, avec des armes blanches. Aujourd’hui, c’est avec des kalash que ces conflits-là sont résolus et c’est ça qui produit les massacres que vous apprenez de manière récurrente notamment au Mali.</p>



<p><strong>France 24 : Et juste d’un mot, le maréchal Haftar doit quand même faire partie de cette solution d’après vous…</strong></p>



<p>Je ne prends pas position de manière précise pour tel ou tel parti. Je demande à tous les Libyens d’être conscients de la nécessité de restaurer d’abord l’État. Une fois que l’État est restaurée, alors les conditions seront remplies, y compris les conditions sécuritaires pour organiser les élections.</p>



<p><strong>RFI : En avril 2021, Monsieur le président, vous l’avez promis, vous quitterez ce palais où nous sommes aujourd’hui parce que ce sera le terme de votre deuxième mandat. Et on connait déjà votre candidat à votre succession puisque c’est votre actuel ministre de l’Intérieur,&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20190401-presidentielle-niger-mohamed-bazoum-investi-candidat-parti-pouvoir" rel="noreferrer noopener">Mohamed Bazoum</a>, qui défendra les couleurs de la majorité présidentielle et du PNDS. Dans l’opposition, votre principal adversaire de 2016, Hama Amadou, est sous le coup d’une condamnation à 1 an de prison pour «</strong>&nbsp;<strong>bébés importés</strong>&nbsp;<strong>». Et il s’étonne que les députés de la majorité viennent d’adopter un nouveau code électoral qui interdit la candidature de toute personne condamnée à un an de prison. «</strong>&nbsp;<strong>C’est pour m’empêcher d’être candidat</strong>&nbsp;<strong>», dit-il.</strong></p>



<p>Bien…le programme de renaissance que je mets en œuvre depuis 2011 prévoit, parmi ses priorités, la consolidation de la démocratie au Niger. La consolidation des institutions démocratiques, la fin de l’instabilité au Niger. Et un de mes objectifs, dans ce cadre, c’est de passer le témoin en 2021 à un président démocratiquement élu. Ça sera la première fois que ça va se produire au Niger depuis 1960. C’est une grande ambition pour moi et je suis conscient du fait que ces élections en 2021 doivent être des élections inclusives, des élections transparentes, mais des élections qui sont conformes aux lois, et aux lois de la République du Niger. Vous faites allusion au code électoral qui vient d’être révisé, mais l’article auquel vous faites allusion, qui est sur les questions d’éligibilité suite à des condamnations, est un vieil article qui a toujours existé dans les lois de la république, depuis le début de la démocratie&nbsp;; donc il n’y a aucune intention d’écarter qui que ce soit. Il y a des dispositions légales qui sont anciennes et peut-être même qui ont été adoptées par celui auquel vous faites allusion. Les lois sont des lois impersonnelles, on ne fait pas de lois sur mesure&nbsp;; donc nous essaierons d’organiser les élections conformément aux lois de la République du Niger, dans la transparence et en faisant tout pour que ces élections soient inclusives afin que les élus qui vont sortir des élections de 2021 aient la légitimité nécessaire pour renforcer la démocratie dans notre pays.</p>



<p>Source: RFI/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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