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	<title>Maghreb &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Maghreb &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Réduire les visas français aux pays du Maghreb est une méthode « biaisée »</title>
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				<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 16:37:42 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La méthode française qui consiste à réduire le nombre de visas accordés aux Algériens, Marocains et Tunisiens pour mettre la pression sur leurs gouvernements, jugés peu coopératifs sur la réadmission des Maghrébins expulsés de France, divise les observateurs. Certes, elle est « efficace » mais certains experts la qualifient de « biaisée ». La méthode est critiquée au Maghreb.&#160;La France a récemment...]]></description>
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<p><strong>La méthode française qui consiste à réduire le nombre de visas accordés aux Algériens, Marocains et Tunisiens pour mettre la pression sur leurs gouvernements, jugés peu coopératifs sur la réadmission des Maghrébins expulsés de France, divise les observateurs. Certes, elle est « efficace » mais certains experts la qualifient de « biaisée ».</strong></p>



<p>La méthode est critiquée au Maghreb.&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210929-visas-le-maroc-d%C3%A9plore-la-d%C3%A9cision-injustifi%C3%A9e-de-la-france">La France a récemment annoncé la réduction du nombre de visas</a>&nbsp;accordés aux Algériens, Marocains et Tunisiens pour mettre la pression sur leurs gouvernements, jugés peu coopératifs sur la réadmission des Maghrébins expulsés de France.&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/le-d%C3%A9bat/20210929-visas-france-maghreb-bras-de-fer-octroi-durci-algerie-maroc-tunisie">Si la méthode « fonctionne » selon Paris, plusieurs experts la qualifient de « biaisée ».</a>&nbsp;« Il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces. Aujourd&rsquo;hui on met cette menace à exécution », tonnait la semaine dernière le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal dans une émission de radio matinale.&nbsp;</p>



<p>Selon les chiffres du ministère de l&rsquo;Intérieur communiqués à l&rsquo;AFP, l&rsquo;Algérie a délivré 31 laissez-passer consulaires entre janvier et juillet&nbsp;2021 pour 7&nbsp;731&nbsp;obligations de quitter la France (OQTF) prononcées, et 22 expulsions réalisées, soit un taux d&rsquo;exécution de 0,2&nbsp;%. Ce taux est de 2,4&nbsp;% pour les OQTF concernant les ressortissants marocains, et de 4&nbsp;% pour les Tunisiens.&nbsp;</p>



<p><strong>Un bras de fer « classique »</strong></p>



<p>Relier la quantité de visas délivrés par la France au nombre de laissez-passer consulaires émis par les pays du Maghreb – nécessaires à la réadmission de leurs ressortissants – est « une mesure tout à fait classique, qui se fait depuis des décennies », décrypte une source diplomatique proche du dossier. « Nous répondons à une non-réponse », après « des mois de discussions » stériles.&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211002-l-alg%C3%A9rie-rappelle-son-ambassadeur-en-france-pour-consultations">« C&rsquo;est très mal accueilli » de l&rsquo;autre côté de la Méditerranée,</a>&nbsp;reconnaît la source diplomatique, « mais ça crée un rapport de force ». « On sait que ça fonctionne, sinon on ne le ferait pas. »&nbsp;</p>



<p>D&rsquo;après le ministère de l&rsquo;Intérieur français, des pressions similaires, qui n&rsquo;avaient pas été rendues publiques, ont été mises en&nbsp;œuvre&nbsp;dès&nbsp;2018. Elles s&rsquo;étaient traduites par « une nette augmentation du nombre de laissez-passer consulaires délivrés ».&nbsp;</p>



<p><strong>Une menace « efficace »&nbsp;</strong></p>



<p>Les expulsions avaient alors connu une « progression significative »&nbsp;: +&nbsp;65&nbsp;% à&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20211003-l-alg%C3%A9rie-interdit-le-survol-de-son-territoire-aux-avions-militaires-fran%C3%A7ais">destination de l&rsquo;Algérie en 2019</a>&nbsp;par rapport à 2017, +&nbsp;57&nbsp;% vers le Maroc et +&nbsp;61&nbsp;% vers la Tunisie sur la même période, observe-t-on au ministère.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;arme des visas a donc été « efficace avant la pandémie », et elle montre déjà des résultats avec la Tunisie, avec qui « la coopération s&rsquo;améliore » dernièrement, selon cette source.&nbsp;</p>



<p>Paris a ainsi confirmé une baisse à venir de 50&nbsp;% du nombre de visas délivrés pour les Marocains et Algériens et de 33&nbsp;% seulement pour les Tunisiens, leur gouvernement ayant « manifesté plus de gestes de bonne volonté », estime la source sécuritaire.&nbsp;</p>



<p>Alger, dont les relations avec Paris sont tumultueuses, a déploré une décision intervenue « sans consultation préalable », qui « comporte l&rsquo;anomalie rédhibitoire d&rsquo;avoir fait l&rsquo;objet d&rsquo;un tapage médiatique », avant de convoquer l&rsquo;ambassadeur de France en Algérie.&nbsp;</p>



<p><strong>Une décision de Paris « injustifiée »</strong></p>



<p>Le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser&nbsp;Bourita&nbsp;a, lui, qualifié la décision de Paris d' »injustifiée », le Maroc gérant la question migratoire » avec « une logique de responsabilité et d&rsquo;équilibre entre la facilitation des déplacements des personnes (&#8230;) et la lutte contre la migration clandestine ».&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;approche de la France est « biaisée » du fait de la pandémie de Covid-19, estime Matthieu&nbsp;Tardis, chercheur à l&rsquo;Institut français des relations internationales.&nbsp;</p>



<p>« On a continué à délivrer des OQTF alors qu&rsquo;on savait qu&rsquo;elles ne seraient pas exécutées à cause du Covid-19 », observe-t-il, « l&rsquo;Algérie ayant rouvert ses frontières très récemment », cet été.&nbsp;</p>



<p>« On punit une partie de la population qui n&rsquo;est pas concernée par les migrations », regrette aussi Matthieu&nbsp;Tardis, souvent, les étudiants, commerçants ou touristes, dans des proportions démesurées par rapport au nombre d&rsquo;expulsés.&nbsp;</p>



<p>Entre janvier et juillet&nbsp;2021, la France a accédé à 8&nbsp;726 des 11&nbsp;815 dépôts de visas venant d&rsquo;Algérie (18&nbsp;579 sur 24&nbsp;191 pour le Maroc, 9&nbsp;140 sur 12&nbsp;921 pour la Tunisie), un chiffre très en-deçà des requêtes pré-Covid. En 2019, Paris recensait plus d&rsquo;un million de demandes de visas depuis ces trois pays.&nbsp;</p>



<p>Cette même année, Algérie, Tunisie et Maroc avaient instruit moins de 4&nbsp;300 demandes de laissez-passer consulaires, pour 32&nbsp;000 mesures d&rsquo;éloignement prononcées par la France.&nbsp;</p>



<p><strong>Des reconductions onéreuses&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p>Les personnes concernées sont des « islamistes radicaux », « des délinquants » ou des personnes qui « doivent partir tout simplement du territoire national », a affirmé mercredi le ministre de l&rsquo;Intérieur, Gérald Darmanin.&nbsp;</p>



<p>« Ce sont plutôt des sans-papiers », nuance Catherine&nbsp;Wihtol&nbsp;de&nbsp;Wenden, chercheuse au CNRS, pour qui la solution à ce problème est « d&rsquo;avoir moins d&rsquo;OQTF ».&nbsp;</p>



<p>Car les reconductions « coûtent très cher » (entre « 3 et 5&nbsp;000 euros » par individu, qui doit être accompagné de deux policiers), énumère-t-elle. Elles aboutissent à des « bavures », car les expulsés « résistent », ce qui fait qu&rsquo;on les « attache », parfois qu&rsquo;on les « scotche » dans les avions, poursuit-elle.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;« Il faudrait qu&rsquo;on prononce moins d&rsquo;OQTF, mais qu&rsquo;on les applique vraiment pour ceux représentant un danger public », note cette spécialiste du phénomène migratoire. « Vouloir expulser des personnes qui travaillent, qui ont créé des familles, n&rsquo;a aucun sens. »</p>



<p>La limitation du nombre de visas a été annoncée durant la pré-campagne électorale française, qui a déjà vu l&rsquo;immigration devenir un thème phare. « La reconduction, c&rsquo;est la théâtralisation de la politique », tranche-t-elle. </p>



<p><strong>Source: France 24 Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Création d’un observatoire de soutien des journalistes nord-africains</title>
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				<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 14:20:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoire de soutien des journalistes nord africains]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien au peuple sahraoui]]></category>

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				<description><![CDATA[Un observatoire des journalistes nord-africains de soutien à la lutte du peuple sahraoui a été créé hier à Chahid Al Hafidh (sud de Tindouf), en Algérie, par les participants à un colloque sur la place de la question sahraouie dans les médias arabophones, rapporte l’APS. Il travaillera en réseau pour vulgariser la question sahraouie à...]]></description>
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<p><strong>Un observatoire des journalistes nord-africains de soutien à la lutte du peuple sahraoui a été créé hier à Chahid Al Hafidh (sud de Tindouf), en Algérie, par les participants à un colloque sur la place de la question sahraouie dans les médias arabophones, rapporte l’APS.</strong></p>



<p>Il travaillera en réseau pour vulgariser la question sahraouie à travers la presse arabophone éditée dans les pays de la région. L’ambition des participants à ce colloque, organisé conjointement par le Bureau du Conseil chargé des affaires arabes auprès de la présidence de la République sahraouie et le Réseau des journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui, est de mettre sur pied cet observatoire qui fera office d’une «veille informationnelle» sur les contenus journalistiques relatifs à la question sahraouie dans les médias nord-africains. Les participants ont également mis l’accent sur l’importance des nouveaux médias et les réseaux sociaux pour sensibiliser les citoyens de la région à la question sahraouie, relevant que la révolution numérique a permis de lever «le monopole» sur les médias et de produire des contenus «susceptibles de faire avancer la cause du peuple du Sahara occidental parmi l’opinion». Ils ont, en outre, souligné la nécessité d’organiser d’autres rencontres pour une adhésion plus large des journalistes nord-africains à cet observatoire, et d’œuvrer dans le sens de la sensibilisation des médias «neutres» à la question sahraouie.</p>



<p><strong>Source : El Watan/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://trc.taboola.com/lagardere-elwatan/log/3/click?pi=%2Fedition%2Finternational%2Fcreation-dun-observatoire-de-soutien-des-journalistes-nord-africains-12-07-2021&amp;ri=bfe41fe4557f0359efbd4d42b6d3fd5d&amp;sd=v2_1d878638a6f6f91ceea56f102c6409c3_e9f90a97-a5d5-4373-a824-3311d0b7fc9f-tuct7b0fde8_1626097912_1626097912_CIi3jgYQtN9BGKSA9NepLyABKAMw1gE4peANQPPgDUj2vuADUP___________wFYAGARaMvaiO-n_bORUQ&amp;ui=e9f90a97-a5d5-4373-a824-3311d0b7fc9f-tuct7b0fde8&amp;it=photo&amp;ii=~~V1~~-2384360491912627352~~1qzbVNn4EAeoBWHlxOG2m1gewfhIrOGaqrQm7XJ3A6XTxvAnL2wqac4MyzR7uD46gj3kUkbS3FhelBtnsiJV6MhkDZRZzzIqDobN6rWmCPA3hYz5D3PLat6nhIftiT1lwdxwdlxkeV_Mfb3eos_TQbpQJVDzCL1sTGX9Qmr92I-2Gf5TRWMPd_48TNw3cYhNphgc9gE6A5VDZLySzsTISE76P5aRF9D4sRRSVc0q12przDqXVKGYjnP3PNSE4YO0C7pcFhwOVpt8-B9yWMp4jw&amp;pt=text&amp;li=rbox-t2v&amp;sig=8a118ae0046823834a1cb55f29c521cb3696395cfdbe&amp;redir=https%3A%2F%2Fwww.trucs-et-astuces.co%2Fsante%2Fpouce-personalite%2F%3Futm_campaign%3Demqa8uwb%26utm_source%3DTaboola%26utm_medium%3Dnative%26utm_term%3Dlagardere-elwatan&amp;vi=1626097909796&amp;p=lemaleadmachine-sc&amp;r=50&amp;tvi2=4495&amp;lti=deflated&amp;ppb=CKsF&amp;cpb=EhIyMDIxMDcxMi03LVJFTEVBU0UYibbb0wYgnP__________ASoWdGFib29sYXN5bmRpY2F0aW9uLmNvbTIId2F0ZXIwNjk4gKS4swZApeANSPPgDVD2vuADWP___________wFjCJMZEI8jGAJkYwjXFhDVHxgjZGMIqB8Q6CoYB2RjCNIDEOAGGAhkYwiWFBCXHBgYZGMIyBwQwicYGWRjCNwVEPslGAlkYwj0FBCeHRgfZHgDgAGkFogBpLu2ogE" target="_blank"><strong><br></strong></a></p>
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		<title>Maghreb : la liberté d&#8217;opinion sous les barreaux</title>
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				<pubDate>Tue, 11 Aug 2020 10:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>

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				<description><![CDATA[La condamnation du journaliste algérien Khaled Drareni à trois ans de prison illustre bien la difficulté d&#8217;être journaliste ou opposant au Maghreb. «&#160;Le&#160;Maroc&#160;et l&#8217;Algérie&#160;ont un triste point commun, la regrettable tendance à museler les journalistes&#160;», déclarait l&#8217;ONG Human Rights Watch (HRW) citant les cas de Khaled Drareni et d&#8217;Omar Radi. Si le résultat est le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_150650.png" alt="" class="wp-image-18797" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_150650.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_150650-300x168.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Le journaliste algérien Khaled Drareni a été condamné à trois ans de prison ferme. © Khaled Drareni, Facebook</figcaption></figure>



<p><strong>La condamnation du journaliste algérien Khaled Drareni à trois ans de prison illustre bien la difficulté d&rsquo;être journaliste ou opposant au Maghreb. </strong></p>



<p>«&nbsp;Le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/maroc">Maroc</a>&nbsp;et l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie">Algérie</a>&nbsp;ont un triste point commun, la regrettable tendance à museler les journalistes&nbsp;», déclarait l&rsquo;ONG Human Rights Watch (HRW) citant les cas de Khaled Drareni et d&rsquo;Omar Radi. Si le résultat est le même, case prison, la façon de faire diffère. «&nbsp;Le mode opératoire du Maroc est de lancer une kyrielle d&rsquo;accusations criminelles contre le journaliste ciblé, tandis que les autorités algériennes préfèrent recourir à des délits que le Code pénal définit de façon très vague&nbsp;», analyse HRW.</p>



<h4>Algérie&nbsp;: un procès pour dompter le hirak</h4>



<p>À Alger, Drareni a écopé de trois ans de prison ferme ainsi qu&rsquo;une amende de 50 000 dinars. Le procureur de la République en exigeait quatre assortis d&rsquo;une privation des droits civiques et d&rsquo;une amende. Motif : « atteinte à l&rsquo;intégrité nationale » et « incitation à un attroupement non armé ». Il lui est reproché sa couverture du hirak, notamment sur les réseaux sociaux, pour TV5 ainsi que pour le site Casbah-Tribune. Son fil <a href="https://www.lepoint.fr/tags/twitter">Twitter</a>, 146 000 abonnés, ajoutait à l&rsquo;énervement du pouvoir, contesté dans la rue, refusant que cette contestation magistrale (des millions de manifestants chaque vendredi depuis février 2019) puisse être largement diffusée. Le message envoyé ce 10 août 2020 par le tribunal de Sidi M&rsquo;Hamed sonne comme un avertissement pour tous les journalistes algériens qui travaillent pour des médias étrangers. Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, jugés par la même cour, ont écopé de deux ans de prison, dont quatre mois ferme. Ces deux militants avaient été arrêtés le 7 mars lors d&rsquo;une manifestation du hirak. Ils ont été remis en liberté provisoire ayant déjà purgé plus de quatre mois en préventive.</p>



<h4><strong>Maroc&nbsp;: les journalistes d&rsquo;investigation dans le collimateur</strong></h4>



<p>À Casablanca, le journaliste Omar Radi faisait des investigations&nbsp;sur des sujets tabous&nbsp;pour le site Le Desk&nbsp;: la corruption, la prédation foncière, les liens coupables entre dirigeants et&nbsp;hommes d&rsquo;affaires… En mars, première sommation judiciaire&nbsp;: quatre mois de prison avec sursis pour un tweet de&nbsp;2019&nbsp;qui nomme un juge de la cour d&rsquo;appel (Lahcen Talfi) qui vient de condamner lourdement des artisans du hirak marocain.</p>



<p>Le 24 juillet, Radi explique être « reconvoqué pour la 8<sup>e</sup> fois par la BNPJ » (Brigade nationale de la police judiciaire). Il sera mis en cellule le 29 juillet. Motif ? « Atteinte à la sûreté extérieure de l&rsquo;État à travers des relations avec des agents étrangers et à travers la réception de fonds étrangers. » La police marocaine ainsi que le contre-espionnage s&rsquo;acharnent, d&rsquo;après ses proches. Une autre accusation de « viol » a été ajoutée. Omar Radi aurait agressé une femme mi-juillet. Pour l&rsquo;atteinte à la sécurité nationale, le Code pénal marocain prévoit une peine allant d&rsquo;un à cinq ans. Jusqu&rsquo;à dix ans, s&rsquo;il est reconnu coupable d&rsquo;agression sexuelle.</p>



<p>En 2018, Taoufik Bouachrine, fondateur de l&rsquo;influent quotidien&nbsp;<em>Akhbar al-Yom</em>&nbsp;a été condamné à douze ans de prison pour violences sexuelles. Souleimane Raissouni, rédacteur en chef du journal, attend pour sa part en détention préventive pour les mêmes motifs. Les médias proches du pouvoir ont donné la charge contre leurs trois confrères. La technique ressemble à celle utilisée contre Julian Assange&nbsp;: accusation de «&nbsp;piratage informatique&nbsp;» par la justice américaine, puis mandat d&rsquo;arrêt pour «&nbsp;agression sexuelle&nbsp;» lancé par la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/suede">Suède</a>. La dictature Ben Ali avait utilisé ce procédé contre l&rsquo;opposant Taoufik Ben Brik&nbsp;: six mois de prison ferme en&nbsp;2009&nbsp;pour «&nbsp;agression sur une femme&nbsp;». Reporters sans frontières avait parlé de «&nbsp;traquenard&nbsp;». Tant que la justice n&rsquo;a pas été rendue dans un contexte serein, impossible de se faire opinion. On note qu&rsquo;il s&rsquo;agit de journalistes peu complaisants avec le pouvoir.</p>



<h4>À Tunis, six mois ferme pour atteinte au sacré</h4>



<p>Emna Chargui, 27 ans, ne pouvait imaginer qu&rsquo;un simple partage d&rsquo;une sourate imaginaire consacrée au coronavirus l&rsquo;enverrait en prison. Cette jeune femme a reçu une condamnation de six mois ferme pour « atteinte au sacré » et « incitation à la haine entre les religions ». Elle a fait appel. L&rsquo;audience devrait avoir lieu en septembre. Le pourquoi de cette histoire demeure une énigme. Pourquoi police et justice se sont mobilisées à haut niveau autour de ce simple clic ? Quant à <a href="https://www.lepoint.fr/tags/taoufik-ben-brik">Taoufik Ben Brik</a>, toujours lui, il était condamné en première instance à un an de prison pour « diffamation » avec effet immédiat. Cette grande gueule bien connue des Tunisiens avait pris fait et cause pour le candidat Nabil Karoui durant la campagne électorale. L&rsquo;homme d&rsquo;affaires avait été incarcéré quelques semaines avant le premier tour de la présidentielle. Ben Brik avait alors dit « que dans d&rsquo;autres pays, on prend les armes et les gens descendent se battre… » La cour d&rsquo;appel a commué la peine à huit avec sursis. Le SNJT, le syndicat national des journalistes tunisiens, évoquait un « retour des méthodes Ben Ali »</p>



<h4>Les réseaux sociaux sous surveillance policière</h4>



<p>Que ce soit Drareni, Emna Chergui, les accusateurs se sont fondés sur ce qui a été publié Facebook, le premier média au Maghreb. Un pays comme la Tunisie compte plus de 7 millions d&rsquo;utilisateurs (11,8 millions d&rsquo;habitants), le Maroc 16 millions (36 millions d&rsquo;habitants) et 17 millions en Algérie (42 millions d&rsquo;habitants). Le vrai pouvoir se situe ici. Une information postée sur tous les Instagram, Twitter, FB et autres peut prendre une proportion insoupçonnée. Et ça, les pouvoirs n&rsquo;apprécient guère. La période du Covid-19 a permis de sévir avec plus de tranquillité.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Craintes et espoirs d’un ramadan confiné</title>
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				<pubDate>Sun, 26 Apr 2020 11:11:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Craintes sanitaires et économiques]]></category>
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				<description><![CDATA[L’ensemble des pays musulmans a désormais entamé le mois de ramadan. Entre l’état d’urgence sanitaire au Maroc, les couvre-feux généralisés en Algérie et en Tunisie, et les craintes sanitaires et économiques, force est de constater que ce mois sera bien singulier. Et singulier ne signifie pas moins exaltant, ou plus difficile. Regardons les choses du...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/sipa_ap21813228_000004-592x296-1587894225.jpg" alt="" class="wp-image-16733" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/sipa_ap21813228_000004-592x296-1587894225.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/sipa_ap21813228_000004-592x296-1587894225-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Des croyants dans la mosquée Zitouna à Tunis, le 26 octobre 2015. © Mosa&rsquo;ab Elshamy/AP/Sipa</figcaption></figure>



<p><strong>L’ensemble des pays musulmans a désormais entamé le mois de ramadan. Entre l’état d’urgence sanitaire au Maroc, les couvre-feux généralisés en Algérie et en Tunisie, et les craintes sanitaires et économiques, force est de constater que ce mois sera bien singulier. Et singulier ne signifie pas moins exaltant, ou plus difficile.</strong></p>



<p>Regardons les choses du bon côté. Les couvre-feu décrétés au Maghreb – à partir de 19h au Maroc, 20h en Tunisie, et 17h dans plusieurs régions d’Algérie – devraient enfin être respectés. Traditionnellement, les repas se tiennent à domicile pendant le mois sacré. Il faut s’attendre à ce que les familles soient à leur domicile plusieurs heures avant la rupture du jeûn – aux alentours de 19h dans la région -, pour préparer  l’unique repas de la journée. Une sorte de confinement volontaire. Aucune sortie n’est autorisée dans la soirée. De quoi restreindre sérieusement les contacts – et les contaminations – entre population.</p>



<p>À moins que le ramadan ne réveille des penchants transgressifs ? En Tunisie, certains échafaudent des plans pour braver les interdits et renouer avec les soirées entre amis. Après le classique feuilleton de 20h, les plus jeunes promettent de retrouver leurs copains de quartier même si les cafés sont fermés. D’autres envisagent déjà d’être hébergés chez leurs parents, ou des amis. Pas question pour eux de déroger à la tradition ramadanesque des grandes tablées familiales.</p>



<h4><strong>Les chauffards privés de sortie</strong></h4>



<p>« Ce sera comme une régression, s’enthousiasme une graphiste (en télétravail). On sera des Tanguy, et le Ramadan, une pyjama party à répétition ! » Elle envie son époux, « oisif par obligation » car contraint au chômage technique, qui aura tout loisir de dormir durant la journée, pour ne se lever qu’à l’heure où le muezzin appelle à passer à table. Pour lui, la faim et la soif ne seront cette année que de mauvais rêves. Et comme lui, des millions de travailleurs sans activité, Covid-19 oblige, ont prévu d’inverser leurs cycles de sommeil. Pour les plus hyperactifs, privés d’activités extérieures, ces « jours sans pain » risquent en revanche de paraître bien plus longs. </p>



<p>Moins de monde dans les entreprises, moins de monde dans les transports, les rues, les routes… Moins d’accidents de la route ? Les années précédentes, la sécurité routière, dans les trois pays du Maghreb, constatait une recrudescence des accrochages dans les minutes qui précèdent l’appel à la prière. Magie du confinement : les chauffards sont privés de sortie, car la circulation des véhicules est désormais soumise à autorisation. Au Maroc, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a constaté une baisse nette des accidents durant les deux premières semaines de l’état d’urgence sanitaire. La tendance devrait se confirmer, puisque le confinement est maintenu jusqu’au 20 mai. De là à dire que le Coronavirus sauve des vies…</p>



<p>À Tunis, les policiers jurent que le nombre de bagarres dans les rues a lui aussi chuté. Comme par effet de vases communicants, les violences conjugales et familiales repartent à la hausse partout en Afrique du Nord. Quelles conséquences à un huis clos couplé à la privation du ramadan ? « Cela va exacerber les crises, les bouffées d’angoisse et autres troubles psychologiques », alerte un médecin tunisien. Les associations craignent le pire et n’osent imaginer les drames qui vont se jouer derrière les portes closes. Maroc, Tunisie et Algérie ont chacun lancé, dès le début du confinement,&nbsp; un numéro vert dédié à l’écoute des victimes. L’on peut parier que les autorités religieuses prendront leur part, en appelant à la sagesse. ramadan est le mois sacré, celui du regain de spiritualité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DE NOMBREUX CHARLATANS ET BIGOTS AUTOPROCLAMÉS PROFITERONT DE LA TRIBUNE QUE LEUR DONNE CE MOIS DE CARÊME POUR DISTILLER DES IDÉES RÉTROGRADES</p></blockquote>



<p>Ici ou là, les fidèles se désolent d’ailleurs que les <em>tarawih</em> du soir ne puissent se tenir. Car pour éviter la promiscuité induite par les prières collectives, les mosquées resteront fermées. En Tunisie, le mufti de la République, après avoir tergiversé, s’est conformé aux instructions du Conseil National de Sécurité : priorité à la santé des citoyens et à la lutte contre la pandémie. Après tout, les rituels ne sont pas que religieux. La décision a néanmoins fortement déplu au Cheikh Farid Béji qui soutient, pour justifier un retour à la normale, que comme toute la <em>oumma </em>(communauté musulmane), les Tunisiens sont immunisés contre les épidémies par la volonté du prophète Mohamed cité dans un hadith.</p>



<p>L’érudit oublie que la Tunisie n’a été islamisée qu’un demi-siècle plus tard… Par temps de pandémie, rétablir les faits historiques n’est peut-être pas prioritaire, mais il y a lieu de parier que de nombreux charlatans et bigots autoproclamés profiteront de la tribune que leur donne ce mois de carême pour distiller, sur les réseaux sociaux ou à la télévision, des idées rétrogrades voire loufoques, et abuser de la crédulité de croyants soumis à quatre semaines d’anaérobie. Aussi, ne vous étonnez pas de voir déferler dans les jours prochains les promesses de « remèdes miracles » inspirés par d’obscurs « savants », mi-scientifiques, mi-théologiens, 100% escrocs.</p>



<h4>Tables frugales ?</h4>



<p>Une dernière question me taraude : «&nbsp;Ce ramadan sera-t-il plus sobre que les précédents ?&nbsp;»&nbsp; En toute hypothèse, les tables devraient être plus frugales puisque les jeûneurs, coincés à la maison, sont moins soumis à la tentation. Rien n’est moins sûr, à en croire les scènes vues les premiers jours. Des marchés et des grandes surfaces ont été envahies par des chalands peu respectueux du principe de distanciation. Les bousculades pour faire des emplettes laissent présager d’un pic de contamination sous quinzaine. À moins que les Tunisiens ne soient protégés par l’onction de Dieu, tel que l’assure Cheikh Farid Béji.</p>



<p>Une telle onction serait bienvenue pour les commerçants et les petits artisans, qui contre leur gré, se plient aussi aux nouvelles règles et y laissent des plumes. « Si on revient à la normale après ramadan, j’aurai perdu deux mois de travail », souffle la propriétaire d’une pâtisserie. « Dès la fin du confinement, on retournera à la vie normale et on se rattrapera », veut croire une secrétaire, en manque de ses amies. Pas sans une période de transition : ceux qui ont fait carême d’une vie sociale depuis le 22 mars devront de nouveau s’habituer aux autres.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Le MECAM sera basé à Tunis et dirigé par le politologue algérien Rachid Ouaissa : Un nouvel Institut pour mieux comprendre le Maghreb</title>
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				<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 09:34:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/large_sd.png" alt="" class="wp-image-16460" width="613" height="324" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/large_sd.png 325w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/large_sd-300x159.png 300w" sizes="(max-width: 613px) 100vw, 613px" /></figure>



<p><strong>Un institut, consacré aux mutations au Maghreb et destiné à décrypter les événements politiques qui se bousculent dans cette partie du monde, vient d’être mis sur pied. Le Merian Center for Advanced Studies in the Maghreb (Mecam) sera basé à Tunis et dirigé par l’éminent politologue algérien Rachid Ouaissa.</strong></p>



<p>Celui-ci explique : «En Tunisie et dans les pays du Maghreb se posent des questions qui sont aussi les nôtres : pour penser l’avenir de la démocratie et de l’Etat de droit, les migrations, le partage des ressources, la gestion des conflits ethniques, religieux ou dus aux inégalités sociales.»</p>



<p>Professeur spécialiste de la politique au Proche et Moyen-Orient à l’université Philipps de Marburg, Rachid Ouaissa devra chapeauter ce centre d‘études pour mieux comprendre les bouleversements que vivent les pays du Maghreb. Sous la ligne directrice «Imagining Futures : Dealing with Disparity» (Imaginer le futur : Faire face aux disparités), le Mecam se consacrera à l’étude de processus sociaux complexes qui se configurent sous l’effet de ce qui est appelé le Printemps arabe.</p>



<p>Le fait que cet institut soit implanté à Tunis n’est pas fortuit. C’est en Tunisie, explique-t-on, que le Printemps arabe s’est fait jour et qu’il a montré le plus d’effet. «La Tunisie est le seul pays de la région à avoir réussi sa transition vers la démocratie», déclare Habib Sidhom, président de l’Université de Tunis.</p>



<p>Et de poursuivre : «La liberté académique, la liberté d’opinion et la liberté de la presse ainsi qu’une société civile engagée créent un terrain fertile pour la recherche critique.» La Tunisie est ainsi, selon Rachid Ouissa, un point de départ idéal en tant qu’elle constitue «le laboratoire de l’avenir au Maghreb»– à l’ouest du monde arabe, au nord de l’Afrique et voisin du sud de l’Europe.</p>



<p>La recherche sera conduite selon cinq axes : inégalité et mobilité ; mémoire et justice ; esthétique et pratiques culturelle&nbsp;; ressources et durabilité ; identités et croyances.</p>



<p>Selon le communiqué, le Mecam établira un programme de bourses à Tunis, permettant aux chercheuses et chercheurs d’Europe, des pays du Maghreb, du Proche-Orient et au-delà de se réunir pour mener librement leur activité scientifique, échanger avec leurs collègues, discuter leurs thèses et problématiques de recherche dans le cadre de séminaires ou de workshops, développer un réseau d’échange scientifique.</p>



<p>Un autre chantier important sera consacré à la communication scientifique, qu’il s’agisse de publications en libre accès ou d’autres moyens permettant de faire connaître les problématiques et les résultats de recherche et de rendre compte des débats au sein de la communauté scientifique et auprès d’un public plus large.</p>



<p><strong>Source: El Watan/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Maroc, Tunisie, Algérie : la presse écrite, victime collatérale du coronavirus</title>
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				<pubDate>Sat, 04 Apr 2020 21:09:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
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				<description><![CDATA[Les journaux papiers ont quasiment cessé d’être imprimés et de circuler au Maghreb en raison de l’épidémie de Covid-19 qui empêche leur distribution, déplorent de nombreux patrons de presse. En Tunisie, sept quotidiens et une vingtaine de périodiques ont décidé ces derniers jours de cesser leur parution, a indiqué la Fédération tunisienne des directeurs de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/2ddb76ef0fdde4b1bcffb74f7b5925a220180621171513_thumb_565.jpg" alt="" class="wp-image-15866" width="719" height="365" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/2ddb76ef0fdde4b1bcffb74f7b5925a220180621171513_thumb_565.jpg 565w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/2ddb76ef0fdde4b1bcffb74f7b5925a220180621171513_thumb_565-300x152.jpg 300w" sizes="(max-width: 719px) 100vw, 719px" /><figcaption>la presse écrite au maroc</figcaption></figure>



<p><strong>Les journaux papiers ont quasiment cessé d’être imprimés et de circuler au Maghreb en raison de l’épidémie de Covid-19 qui empêche leur distribution, déplorent de nombreux patrons de presse.</strong></p>



<p>En Tunisie, sept quotidiens et une vingtaine de périodiques ont décidé ces derniers jours de cesser leur parution, a indiqué la Fédération tunisienne des directeurs de journaux (FTDJ).</p>



<p>«&nbsp;Beaucoup d’abonnements viennent d’administrations et compagnies aériennes, qui sont fermées, et la distribution en kiosque a souffert&nbsp;», depuis le&nbsp;confinement général imposé le 22 mars&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/919533/societe/en-tunisie-le-coronavirus-accentue-la-fracture-territoriale/">pour lutter contre la pandémie de coronavirus</a>, a indiqué le président de la FTDJ, Taïeb Zahar.</p>



<p>Si les sites internet de nombre de titres ont vu leur fréquentation augmenter, « la publicité a diminué », poursuit-il. Les importantes difficultés économiques traversées par le secteur depuis des mois s’en trouvent accentuées.</p>



<p>Côté marocain, le ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, a lui-même appelé, par communiqué, à ce que cesse,&nbsp;jusqu’à nouvel ordre, toute&nbsp;«&nbsp;publication et distribution des éditions imprimées&nbsp;» car&nbsp;«&nbsp;un grand nombre de personnes recourent au quotidien aux versions en papier, ce qui contribue à&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/920857/societe/coronavirus-le-maroc-sapprete-a-entrer-en-phase-de-depistage-massif/">la propagation du virus</a>, rendant ainsi nécessaire leur interdiction pour préserver la santé des citoyens.&nbsp;»</p>



<h4>Versions PDF téléchargeables</h4>



<p>Avant cet appel, plusieurs journaux marocains – comme <em>Al Massae</em> ou <em>L’Opinion</em> – avaient déjà mis à disposition des versions PDF des journaux, téléchargeables gratuitement sur leur site web. Mais la décision ministérielle a suscité une protestation du nouveau Conseil national de Presse, organe représentatif des journalistes, qui a regretté ne pas avoir été consulté en amont. Le ministère a balayé cette critique, estimant qu’une telle décision relève uniquement du gouvernement.</p>



<p>Chez le voisin algérien, où un confinement partiel a été décrété le 24 mars, certains journaux continuent à sortir, en tirage très limité. Dans la capitale, les éditions papiers, aussi bien ceux du secteur public que privé, ont quasiment disparu des présentoirs : seuls quelques gros titres se trouvent dans de très rares kiosques de la capitale.</p>



<p>Dans le pays, les lecteurs se sont majoritairement rabattus sur les sites internet. Ce que regrette Mohamed Tahar Messaoudi, journaliste au quotidien francophone&nbsp;<em>El Watan</em>&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Nous assurons nous-mêmes la distribution dans certains kiosques de la capitale uniquement, car les transports inter-wilayas (régions) sont interdits, et les transporteurs ne veulent plus se déplacer à cause des risques liés à la maladie.&nbsp;»</p>



<p>Le 3 avril, l’Algérie recensait officiellement 105 morts liés au coronavirus, la Tunisie 18, et le Maroc 47.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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