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	<title>Macky Sall &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Macky Sall &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Au Sénégal, l’Etat octroie une aide financière exceptionnelle à plus de 500 000 ménages démunis</title>
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				<pubDate>Wed, 11 May 2022 09:34:34 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le président sénégalais, Macky Sall, a lancé, mardi 10 mai à Dakar, un programme d’allocations financières pour plus de 500 000 ménages démunis, afin de les aider à faire face aux effets de la guerre en Ukraine et de l’épidémie de Covid-19. Depuis le début de la guerre en Ukraine, fin février, les cours du pétrole se sont envolés...]]></description>
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<p><strong>Le président sénégalais, Macky Sall, a lancé, mardi 10 mai à Dakar, un programme d’allocations financières pour plus de 500 000 ménages démunis, afin de les aider à faire face aux effets de la guerre en Ukraine et de l’épidémie de </strong><a href="https://www.lemonde.fr/l-afrique-face-au-covid-19/"><strong>Covid-19</strong></a><strong>. Depuis le début de la guerre en Ukraine, fin février, les cours du pétrole se sont envolés sur les marchés mondiaux, alimentant une forte hausse des prix des carburants et des produits alimentaires dans de très nombreux pays, dont le </strong><a href="https://www.lemonde.fr/senegal/"><strong>Sénégal</strong></a><strong>.</strong></p>



<p><em>« Pour apporter des solutions à la conjoncture défavorable, j’ai décidé du soutien à la résilience de 542 956 ménages pour recevoir de la part de l’Etat un cash transfert financier exceptionnel d’un montant de 43,4 milliards de francs CFA </em>[66 millions d’euros] <em>»</em>, a déclaré Macky Sall lors d’une cérémonie au Grand Théâtre de Dakar. <em>« L’objectif visé est de donner 80 000 francs CFA </em>[121 euros] <em>par ménage et d’améliorer leur niveau de consommation et l’éducation de leurs enfants »</em>, a ajouté le président, qui a qualifié l’opération de <em>« mesure d’urgence exceptionnelle »</em>.</p>



<p>L’Etat va utiliser des paiements mobiles pour le transfert de fonds aux ménages pauvres, ont précisé les autorités. Les fonds servant à financer cette opération sont issus d’un projet de la Banque mondiale, avec d’autres bailleurs de fonds dont l’Allemagne et le Royaume-uni, a indiqué le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Nathan Belete.</p>



<p>Le Sénégal, un pays de plus de 17 millions d’habitants, est classé parmi les plus pauvres au monde. Le salaire minimum y est de 75 euros. L’économie du pays a retrouvé l’an passé sa trajectoire de croissance d’avant la pandémie de Covid-19, mais la guerre en Ukraine <em>« assombrit les perspectives »</em> économiques, indiquait en mars le Fonds monétaire international (FMI) dans un communiqué.</p>



<p>La hausse des prix mondiaux des produits alimentaires et de l’énergie provoquée par ce conflit s’ajoute <em>« aux séquelles de la pandémie, à l’insécurité régionale et à l’augmentation des revendications sociales à l’approche des élections parlementaires de juillet »</em>, a déclaré récemment Edward Gemayel, qui a dirigé une mission du FMI au Sénégal du 9 au 15 mars : <em>« Tous ces éléments accroissent les risques de ralentissement de la croissance économique et se traduiront probablement par une aggravation des pressions inflationnistes et une augmentation considérable des dépenses publiques. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sénégal : Macky Sall promet que « toute la lumière sera faite » après le décès d’une femme enceinte à l’hôpital</title>
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				<pubDate>Wed, 13 Apr 2022 17:43:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les faits se sont produits dans un hôpital public de la ville de Louga, dans le nord du pays. Selon la presse sénégalaise, Astou Sokhna, la trentaine, mariée et enceinte de neuf mois, y est décédée le 7 avril dernier après avoir demandé en vain une césarienne. Procédure administrative Le personnel de l’établissement aurait refusé de...]]></description>
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<p><strong>Les faits se sont produits dans un hôpital public de la ville de Louga, dans le nord du pays. Selon la presse sénégalaise, Astou Sokhna, la trentaine, mariée et enceinte de neuf mois, y est décédée le 7 avril dernier après avoir demandé en vain une césarienne.</strong></p>



<h4>Procédure administrative</h4>



<p>Le personnel de l’établissement aurait refusé de répondre à sa requête, arguant que son opération n’était pas prévue, et menacé de la chasser si elle insistait. La jeune femme aurait donc attendu pendant une vingtaine d’heures une intervention qui n’est jamais venue, avant d’expirer en prononçant des mots largement relayés lundi et mardi sur les réseaux sociaux : « Opérez-moi car je ne sais pas si je serai encore là demain. » Son bébé n’a pas été sauvé.</p>



<p>Le directeur de l’hôpital, Amadou Guèye Diouf, a déclaré lundi soir avoir «&nbsp;enclenché une procédure administrative pour élucider les contours de cette affaire […] et [lui] donner les suites appropriées&nbsp;». Disant avoir «&nbsp;appris avec la plus grande tristesse le décès de Mme Astou Sokhna à l’hôpital&nbsp;», le président Macky Sall a publié lundi soir un message de «&nbsp;condoléances émues à sa famille&nbsp;» sur le réseau social Snapchat, très populaire parmi les femmes sénégalaises.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE CHEF DE L’ÉTAT A PROMIS QU’AUCUN MANQUEMENT NE SERAIT TOLÉRÉ</p></blockquote>



<p>«&nbsp;J’ai instruit les autorités compétentes à faire toute la lumière sur les causes du décès afin de situer toutes les responsabilités. Aucun manquement ne sera toléré&nbsp;», a ajouté le chef de l’État, assurant avoir «&nbsp;à cœur&nbsp;» le secteur de la santé et insister «&nbsp;tous les jours sur l’amélioration de la prise en charge des populations&nbsp;».</p>



<p>Dans un communiqué publié mardi soir, le ministère de la Santé affirme avoir envoyé des missions dans l’hôpital de Louga pour « connaître les circonstances du décès » et « situer les responsabilités et prendre les mesures appropriées ».</p>



<p>Au Sénégal, les syndicats déplorent régulièrement un déficit de moyens humains, techniques et financiers. Certains des drames survenus ces dernières années ont déjà défrayé la chronique, comme la mort de quatre nouveau-nés en avril 2021 à la suite d’un incendie dans l’hôpital de la ville de Linguère, près de Louga.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UNE PÉTITION RÉCLAMANT «&nbsp;JUSTICE POUR ASTOU&nbsp;» A DÉJÀ OBTENU PLUSIEURS DIZAINES DE MILLIERS DE SIGNATURES</p></blockquote>



<p>Sur les réseaux sociaux, beaucoup de messages dénoncent le traitement réservé aux malades dans les structures publiques et notamment les lenteurs qui poussent de nombreux patients à se tourner vers les services du secteur privé, malgré un coût plus élevé.&nbsp;«&nbsp;Nous ne pouvons pas continuer de tenir Dieu pour responsable de nos actes&nbsp;», écrit une femme sur Twitter.</p>



<p>Une pétition réclamant «&nbsp;justice pour Astou&nbsp;» a déjà obtenu plusieurs dizaines de milliers de signatures, et une marche est prévue ce vendredi à Louga. Selon la presse, le mari de la victime a déposé une plainte lundi auprès du tribunal local.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Conséquences économiques de la guerre en Ukraine: Macky Sall appelle à aider l’Afrique</title>
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				<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 17:18:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>

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				<description><![CDATA[Pour le chef d&#8217;État sénégalais, président en exercice de l&#8217;Union africaine, le continent « subit de plein fouet cette guerre ». À David Malpass, le président de la Banque mondiale, il a notamment demandé que les pays riches accélèrent la réallocation de droits de tirages spéciaux, les fameux DTS promis l&#8217;an dernier. En 2021, le Fonds monétaire international avait...]]></description>
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<p><strong>Pour le chef d&rsquo;État sénégalais, président en exercice de l&rsquo;Union africaine, le continent « </strong><em><strong>subit de plein fouet cette guerre</strong></em><strong> ». À David Malpass, le président de la Banque mondiale, il a notamment demandé que les pays riches accélèrent la réallocation de droits de tirages spéciaux, les fameux DTS promis l&rsquo;an dernier.</strong></p>



<p>En 2021, le Fonds monétaire international avait alloué à ses membres l&rsquo;équivalent de 650 milliards de dollars sous forme de DTS afin&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/afrique-%C3%A9conomie/20210601-l-afrique-peine-%C3%A0-financer-la-reprise-post-covid-19-malgr%C3%A9-les-efforts-des-bailleurs"><strong>de surmonter la pandémie de Covid-19</strong></a>. Les pays africains avaient reçu mécaniquement 33 milliards de dollars. Une somme jugée trop faible. Et les pays riches, sous l&rsquo;impulsion de la France, avaient promis de réallouer une partie de leurs DTS afin d&rsquo;arriver à débloquer cent milliards supplémentaires. Mais, depuis, les choses traînent en longueur.</p>



<h2>Accélérer la cadence</h2>



<p>Seuls 60 milliards de dollars sur les 100 espérés ont été trouvés et ils attendent toujours d&rsquo;être distribués. Macky Sall aimerait que les grandes puissances accélèrent la cadence&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous continuons à travailler avec les grands pays pour qu&rsquo;ils acceptent, dans des conditions convenues, de réallouer une partie de ces DTS et que l&rsquo;on convienne aussi de l&rsquo;utilisation et de la transparence de cette utilisation</em>.&nbsp;»</p>



<h2>Mécanisme de riposte aux crises</h2>



<p>À la Banque mondiale, dont il recevait le président, David Malpass, Macky Sall a aussi demandé de déployer rapidement son mécanisme renforcé de riposte aux crises. Un mécanisme utilisé en 2020 lors de la pandémie de Covid-19&nbsp;: «&nbsp;<em>Son objet étant de soutenir les pays dans des situations de crise économique sévère, de catastrophes naturelles et d&rsquo;insécurité alimentaire, il se trouve malheureusement que nous sommes dans ces trois dimensions</em>.&nbsp;»</p>



<p>Car <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220316-guerre-en-ukraine-l-afrique-s-organise-face-aux-risques-de-crise-alimentaire"><strong>la guerre en Ukraine</strong></a> provoque à la fois un choc inflationniste, mais aussi une raréfaction des céréales et des engrais. Ses effets risquent de se prolonger durant toute l&rsquo;année et d&rsquo;affecter gravement des pays déjà éprouvés par la pandémie.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Macky Sall : « Si l&#8217;Afrique n&#8217;est pas en sécurité, le monde ne sera pas en sécurité »</title>
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				<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 18:33:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Macky Sall]]></category>
		<category><![CDATA[paix et sécurité]]></category>
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				<description><![CDATA[A Paris, le président français Emmanuel Macron réunit ce mercredi 16 février, plusieurs dirigeants africains et européens pour officialiser le positionnement des forces françaises et européennes dans le Sahel. L’annonce d&#8217;un retrait du Mali est attendue, après neuf ans d&#8217;intervention militaire contre les djihadistes. Un départ rendu inévitable par les mauvaises relations entre la France...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>A Paris, le président français Emmanuel Macron réunit ce mercredi 16 février, plusieurs dirigeants africains et européens pour officialiser le positionnement des forces françaises et européennes dans le Sahel. L’annonce d&rsquo;un retrait du Mali est attendue, après neuf ans d&rsquo;intervention militaire contre les djihadistes. Un départ rendu inévitable par les mauvaises relations entre la France et les militaires putschistes au pouvoir à Bamako. Le Mali est frappé par les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Des sanctions une nouvelle fois défendues par le président en exercice de l’Union africaine, le Sénégalais Macky Sall, qui était en visite en Allemagne et a accordé une interview à la Deutsche Welle.</strong></p>



<h2>DW&nbsp;:&nbsp;<em>Monsieur le président, merci d&rsquo;avoir accepté de nous parler. Félicitation pour la victoire du Sénégal à la CAN. Depuis quelques jours, vous êtes à la tête de l&rsquo;Union africaine. Vous allez devoir faire face à des crises comme celle au Tigré en Ethiopie, au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et en Guinée-Bissau, mais aussi au Tchad. Comment comptez-vous vous y prendre en tant que président de l&rsquo;Union africaine ?</em></h2>



<p><strong>Macky Sall : </strong> Merci pour <a href="https://www.dw.com/fr/les-lions-de-la-teranga-r%C3%A8gnent-sur-lafrique/a-60690237">la victoire des Lions de la Téranga à la Coupe d&rsquo;Afrique des nations</a>. C&rsquo;est une première pour le Sénégal malgré le talent des joueurs sénégalais depuis toujours. Mais bon, cette fois-ci a été la bonne. J&rsquo;espère que nous allons maintenant garder ce tempo.</p>



<p>En ce qui concerne l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est vrai que le tableau peut paraître sombre, mais ce qu&rsquo;on oublie souvent c&rsquo;est que l&rsquo;Afrique est un vaste continent avec 54 pays où nous avons plus d&rsquo;un milliard 300 millions d&rsquo;Africains qui, déjà, vivent sur le continent au quotidien. Et on oublie souvent de parler de choses positives sur notre continent.</p>



<p>La démocratie paradoxalement se consolide, même si nous avons effectivement des crises çà et là, des crises internes aussi, mais surtout des interruptions de processus démocratiques avec des coups d&rsquo;Etat, en particulier en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p>Car ce sont des accidents de parcours qui peuvent arriver. Mais on ne peut pas résumer l&rsquo;activité en Afrique simplement sur ces crises, il y en a partout. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Ukraine et la Russie occupent l&rsquo;actualité en Europe et dans le monde, donc il y a des crises partout. Alors, je voudrais dire simplement que nous avons, il est vrai, beaucoup de défis en Afrique sur la question d&rsquo;abord de la sécurité. La question de la lutte contre le terrorisme.</p>



<p>Parce que lorsque le terrorisme a été vaincu en Syrie, en Libye, eh bien, il s&rsquo;est déporté en Afrique qui est en train de devenir le ventre mou du terrorisme international, le ventre mou dans la lutte contre le terrorisme. Et justement parce que, paradoxalement, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;est agi de l&rsquo;Afghanistan, on a pu bâtir une coalition mondiale avec plus de 100.000 soldats mobilisés.</p>



<p>Quand c&rsquo;est l&rsquo;Afrique, le Sahel, ça fait dix ans, douze ans que nous plaidons auprès du Conseil de sécurité pour qu&rsquo;il y ait une prise en charge plus forte, qu&rsquo;il y ait une mission avec un mandat plus robuste.</p>



<p>On n&rsquo;arrive pas à le mobiliser. Nous avons des difficultés également pour financer les opérations d&rsquo;imposition de la paix et de maintien de la paix sur le continent. Ce sont les défis sur lesquels nous travaillons avec tous nos partenaires.</p>



<p>Au premier chef, le Conseil de sécurité des Nations unies qui a la responsabilité d&rsquo;assurer la paix et la sécurité dans le monde mais également les pays partenaires, pour que véritablement qu&rsquo;on ne se fasse pas d&rsquo;illusions si l&rsquo;Afrique n&rsquo;est pas en paix et en sécurité, le monde ne sera pas en paix et en sécurité. Donc la paix et la sécurité de l&rsquo;Afrique impactent la paix du monde. D&rsquo;abord celle de l&rsquo;Europe, à cause de la proximité, celle de l&rsquo;Amérique et celle de l&rsquo;Asie. L&rsquo;Afrique fait partie du monde.</p>



<h2><em>DW&nbsp;: Alors, parmi les cinq pays que j&rsquo;ai cités tout à l&rsquo;heure, monsieur le président, trois sont frontaliers du Sénégal&nbsp;: la Guinée, le Mali, mais aussi la Guinée-Bissau qui a connu une tentative de coup de force militaire. Quel impact ou dans quelle mesure l&rsquo;instabilité politique dans ces pays impacte le Sénégal ?</em></h2>



<p><strong>Macky Sall&nbsp;:&nbsp;</strong>Oui, vous avez raison. Nous avons en voisinage le Mali, nous avons la Guinée. Nous avons également la Guinée-Bissau. Nous avons la Gambie, qui est quasiment à l&rsquo;intérieur du Sénégal.</p>



<p>Le Sénégal a toujours de voisinage avec des crises politiques. Mais cela n&rsquo;a jamais porté atteinte à la stabilité du Sénégal, puisque le Sénégal a très tôt fait le pari de travailler selon un modèle républicain démocratique. Ça ne date pas de maintenant. Ça vient de très loin. Très tôt, dès 1914 déjà, il y a eu des élections pluralistes où, pour la première fois, un Sénégalais de souche a battu des Sénégalais d&#8217;emprunt, donc de mulâtres ou des citoyens français et citoyen de Saint-Louis, dans de rudes compétitions.</p>



<p>De plus, cette bataille électorale s&rsquo;est ancrée au Sénégal, par exemple, vous avez le ressort social des chefs religieux qui, lorsqu&rsquo;il y a une crise majeure, peuvent intervenir socialement et parler aux uns et aux autres. Vous avez par exemple le sport. Vous avez vu comment il a réunifié la nation sénégalaise. Moi déjà j&rsquo;ai fait un appel à l&rsquo;opposition, à tout le monde, toutes les forces vives, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une fête nationale, d&rsquo;une victoire nationale&nbsp;d&rsquo;une équipe.</p>



<p>Donc, ce n&rsquo;est pas une seule partie, fut-elle de la majorité qui doit profiter en laissant l&rsquo;autre partie du peuple. Donc, nous avons une certaine conscience de l&rsquo;unité nationale et une certaine conception de la nation sénégalaise. C&rsquo;est à dire cette commune&nbsp;volonté de vivre ensemble. Le pays est au-dessus de nous tous, et ça, on en a une claire conscience. Nous avons aussi une armée républicaine qui a compris que sa mission, c&rsquo;est la défense du territoire.</p>



<p>Sa mission se doit au service de l&rsquo;autorité politique et ça, l&rsquo;armée sénégalaise le sait très bien. Et on a d&rsquo;éminents soldats, d&rsquo;éminents généraux qui ont fait leurs missions dans ce cadre et pas dans un autre cadre. Mais je ne fais pas de critiques aux autres. Je dis seulement ce qui a aidé le Sénégal à ne pas connaître ces crises. Maintenant, devant les nouvelles crises qui sont là, nous nous sommes là pour aider à apporter des solutions. Le Mali, ce qui se passe me fait mal, ça me fait mal.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/macky-sall-si-lafrique-nest-pas-en-s%C3%A9curit%C3%A9-le-monde-ne-sera-pas-en-s%C3%A9curit%C3%A9/a-60806327#"><img src="https://static.dw.com/image/60133333_401.jpg" alt="L'Afrique est confronté à plusieurs défis notamment sécuritaires."/></a><figcaption> L&rsquo;Afrique est confronté à plusieurs défis notamment sécuritaires. </figcaption></figure>



<h2><em>DW&nbsp;: Justement, au sujet du Mali, monsieur le président, si le Sénégal est politiquement très stable, on peut dire que sur le plan économique, la crise dans les pays voisins du Sénégal peut avoir&nbsp; un impact négatif sur l&rsquo;économie sénégalaise.</em></h2>



<p><strong>Macky Sall&nbsp;:</strong>&nbsp;Il est indéniable que&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/les-sanctions-de-la-c%C3%A9d%C3%A9ao-contre-le-mali-narrangent-pas-le-s%C3%A9n%C3%A9gal/a-60490290">la crise malienne impacte négativement notre économie</a>&nbsp;puisque pour l&rsquo;essentiel, près de 60% des importations maliennes passent par le port de Dakar. Donc vous voyez le trafic qu&rsquo;il y a avait? Par jour, on avait plus de 1.000 à 1.500 camions.</p>



<p>Donc, si ces trafics s&rsquo;arrêtent, cela a évidemment une incidence. Justement, nous, nous l&rsquo;avons dit, nous sommes solidaires des décisions de la Cédéao, mais nous sommes solidaires également des souffrances du peuple malien.</p>



<p>C&rsquo;est pourquoi nous disons qu&rsquo;il faut mettre tout le monde ensemble, travailler avec les autorités de la transition pour que nous venions à l&rsquo;essentiel. L&rsquo;essentiel, c&rsquo;est de s&rsquo;accorder sur un chemin raisonnable de transition qui permette au Mali de revenir dans le concert des nations, de revenir avec des autorités politiques élues, parce que c&rsquo;est ça la règle.</p>



<h2><em>DW&nbsp;: Et justement, la Cédéao et l&rsquo;Union africaine sont sévèrement critiquées par les populations africaines, mais aussi par les intellectuels africains qui reprochent assez à ces institutions et à ces organisations de ne pas agir en amont, c&rsquo;est à dire en prévenant les conflits. Est ce qu&rsquo;il ne faudrait pas peut être revoir les sanctions contre le Mali aujourd&rsquo;hui&nbsp;?</em></h2>



<p><strong>Macky Sall :</strong>&nbsp;Non&nbsp;! Vous savez, chacun doit agir selon ses responsabilités. La société civile, les populations, elles sont dans leur rôle, n&rsquo;est-ce pas ? Les Etats sont dans leur rôle. Maintenant, la Cédéao c&rsquo;est l&rsquo;Organisation des Etats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, ce sont les Etats qui ont harmonisé et qui ont partagé un destin commun en voyant déjà tous ces problèmes qui existaient avant. Les coups d&rsquo;Etat existaient avant. C&rsquo;est pour apporter des solutions à ces crises et à ces interruptions du pouvoir politique&nbsp;légitimement acquis que nous avons eu une charte pour la gouvernance démocratique qui bannit les coups d&rsquo;Etat et qui exige, qui fixe des règles lorsqu&rsquo;on enfreint un processus démocratique acquis.</p>



<p>Regardez le cas du Burkina Faso, le président a été réélu, il n&rsquo;y a pas eu de contestation, son opposition était à la cérémonie d&rsquo;investiture. Moins d&rsquo;une année après, il a été mis hors état d&rsquo;exercer. Et vous dites à la Cédéao de ne rien faire&nbsp;? Quand elle prend les textes qui sont prévus justement dans ce cadre, on dit&nbsp;: c&rsquo;est une réunion des chefs d&rsquo;Etat, c&rsquo;est un syndicat des chefs d&rsquo;Etat. Ce n&rsquo;est pas un syndicat.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/macky-sall-si-lafrique-nest-pas-en-s%C3%A9curit%C3%A9-le-monde-ne-sera-pas-en-s%C3%A9curit%C3%A9/a-60806327#"><img src="https://static.dw.com/image/60564611_401.jpg" alt="Manifestation contre la Cédéao au Mali."/></a><figcaption> Manifestation contre la Cédéao au Mali. </figcaption></figure>



<p>Non, la Cédéao a beaucoup fait dans la lutte contre le terrorisme, la solidarité entre les Etats, l&rsquo;accompagnement des forces de défense et de sécurité dans notre espace. L&rsquo;intégration pour une Cédéao des peuples. La libre circulation des personnes et des biens, tout ça, ce sont des sujets sur lesquels la Cédéao travaille au quotidien. Lorsqu&rsquo;il y a crise, nous avons accompagné, le Mali a été accompagné et je vous rappelle qu&rsquo;on est au 18e mois en ce mois de février. Les sanctions ne durent que depuis un mois. Pendant 17 mois, la Cédéao a accepté les propositions des autorités de transition. Donc on ne peut pas faire ce procès à la Cédéao.</p>



<p>Je crois que le débat n&rsquo;est pas là, le débat, c&rsquo;est d&rsquo;amener les deux pôles&nbsp;; les autorités de la Cédéao et les autorités du Mali à travailler sur un schéma qui permette au Mali de s&rsquo;en sortir parce que le peuple malien ne mérite pas cette souffrance.</p>



<p>Cela nous fait de la peine, mais je crois qu&rsquo;il y a des derniers signaux qui sont à noter avec les autorités. J&rsquo;ai bon espoir que dans les prochains mois, le dialogue sera repris et que nous pourrons sortir de ce problème.</p>



<h2><em>DW&nbsp;: Quel dialogue avec la Cédéao et l&rsquo;Union africaine, quand on sait que la Cédéao n&rsquo;est pas en bons termes avec les autorités de transition au Mali&nbsp;?</em></h2>



<p><strong>Macky Sall :</strong>&nbsp;Je ne crois pas que la Cédéao n&rsquo;est pas en bons termes avec le Mali. Vous n&rsquo;avez jamais entendu un chef d&rsquo;Etat de la Cédéao dire du mal des autorités de la transition, je n&rsquo;ai pas entendu cela. Il ne faut pas qu&rsquo;on mélange es problèmes. Il y a une contradiction, il y a un différend de perception, mais on ne peut pas dire qu&rsquo;il y a des difficultés entre les autorités et nous-même. Hier j&rsquo;ai pris moi-même l&rsquo;initiative d&rsquo;appeler le président Goita avant de venir en Allemagne, donc on n&rsquo;a pas de problème avec les autorités. Il faut simplement qu&rsquo;il y ait un menu autour du programme de transition et des élections. C&rsquo;est ça le problème, ce n&rsquo;est pas autre chose.</p>



<h2><em>DW&nbsp;: Mais on considère les sanctions de la Cédéao comme dures parce que les prix des denrées de première nécessité augmentent.</em></h2>



<p><strong>Macky Sall :&nbsp;</strong>Là aussi, il y a beaucoup de confusion. Le texte qui sanctionne a bien précisé que les denrées de première nécessité ne sont pas concernées&nbsp;par ces sanctions, les produits pharmaceutiques, les produits médicaux, les produits énergétiques ne sont pas sous le régime de sanctions, et ça c&rsquo;est clair.</p>



<h2><em>DW&nbsp;: Comment entrevoyez-vous la présence sur le terrain africain des groupes de sécurité privés comme le groupe russe Wagner ? Et comment vous allez faire avec vos homologues africains pour juguler la sécurité dans le Sahel qui est menacée et qui devient le terrain privilégié pour des sociétés de sécurité privées comme le groupe russe Wagner ?</em></h2>



<p><strong>Macky Sall :&nbsp;</strong>Vous savez, nous vivons aujourd&rsquo;hui en Afrique aussi la rivalité entre puissances sur le continent et j&rsquo;ai toujours dit en ce qui nous concerne, que pour le moment, l&rsquo;enjeu stratégique, c&rsquo;est la lutte contre le terrorisme.</p>



<p>Et pour nous, la lutte contre le terrorisme, elle a un cadre. D&rsquo;abord les Nations unies, avec les missions des Nations unies. C&rsquo;était aussi la coopération avec la France, parce qu&rsquo;il ne faut quand même pas oublier que la France a été appelée par le Mali, les autorités du Mali.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/macky-sall-si-lafrique-nest-pas-en-s%C3%A9curit%C3%A9-le-monde-ne-sera-pas-en-s%C3%A9curit%C3%A9/a-60806327#"><img src="https://static.dw.com/image/60678607_401.jpg" alt="Les autorités de la transition au Mali doivent gérer les conséquences négatives des sanctions de la Cédéao."/></a><figcaption> Les autorités de la transition au Mali doivent gérer les conséquences négatives des sanctions de la Cédéao. </figcaption></figure>



<p>Elle a apporté son rôle dans la lutte contre le terrorisme au Mali à travers différentes opérations Serval, Barkhane, puis la force Takuba européenne. Tout ça pour lutter contre le terrorisme. L&rsquo;Afrique à travers les Etats d&rsquo;abord, un pays comme le Nigeria, ça fait douze ans qu&rsquo;il se bat contre Boko Haram. Le Tchad a payé&nbsp;un lourd tribut. Donc, les pays africains se battent au quotidien contre le terrorisme et il y a différents cadres. Il y a le G5, c&rsquo;est une force conjointe qui réunit cinq pays du Sahel.</p>



<p>Et il y a au niveau de l&rsquo;Afrique australe, le Rwanda avec les pays de la Sadec qui sont venus à la rescousse du Mozambique. Il y a des combats partout, en Somalie pour lutter contre les Shebabs, donc le continent se bat au quotidien.</p>



<p>Nous avons effectivement une présence, ce que les Maliens nous disent, c&rsquo;est qu&rsquo;ils ont une coopération avec la Russie sur le plan militaire, sur le plan de l&rsquo;encadrement. D&rsquo;autres disent que ce sont des milices privées. Eh bien, il ne m&rsquo;appartient pas à moi de donner un jugement là-dessus mais ça fait partie de la corbeille de problèmes que nous devons examiner et avec les autorités maliennes et de façon globale, sur la question des crises en Afrique qui n&rsquo;est pas une question simple.</p>



<p>D&rsquo;abord, la question libyenne, c&rsquo;est d&rsquo;autres puissances qui sont en Libye et qui font que trouver une solution est extrêmement difficile. C&rsquo;étaient d&rsquo;autres puissances qui sont venues détruire la Libye, donc le sujet n&rsquo;est pas simple, un sujet de géopolitique mondiale.</p>



<p>L&rsquo;Afrique n&rsquo;est pas un lieu isolé du monde. Donc, l&rsquo;Afrique subit des conséquences, des influences. Tout cela, bien sûr, nous devons pouvoir l&rsquo;examiner et voir progressivement des solutions.</p>



<h2><em>DW&nbsp;: Et ça va se faire avec le sommet Afrique-Union européenne à Bruxelles. Quel rôle doit jouer l&rsquo;Allemagne, monsieur le président, justement, dans ce dossier ? Dans ce jeu stratégique dans le Sahel, on sait que l&rsquo;Allemagne est aussi présente.</em></h2>



<p><strong>Macky Sall :&nbsp;</strong>Vous savez que l&rsquo;Allemagne est la première puissance économique de l&rsquo;Europe. Elle a forcément un rôle à jouer, un rôle de locomotive. Je sais qu&rsquo;elle a toujours travaillé dans le cadre du couple franco-allemand. Mais c&rsquo;est toute l&rsquo;Europe qui est aujourd&rsquo;hui engagée avec l&rsquo;Afrique sur un nouveau partenariat, un partenariat décomplexé. Mais un partenariat qui tient compte aussi, de nos problèmes et des solutions que nous proposons.</p>



<p>Nous ne sommes pas dans une époque où nous venons prendre de solutions, qu&rsquo;on nous donne comme ça et qu&rsquo;on va appliquer. Nous disons qu&rsquo;il faut coconstruire les réponses entre l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique, l&rsquo;Europe a besoin de l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Afrique a besoin de l&rsquo;Europe.</p>



<p>Un partenariat nouveau, c&rsquo;est ce que nous voulons bâtir.</p>



<p>Et Bruxelles sera un point de départ très important dans cette nouvelle perspective où chacun de nous a besoin de l&rsquo;autre mais dans le respect strict de nos identités. Et c&rsquo;est ce je dis et nous n&rsquo;avons pas d&rsquo;injonction civilisationnelle à recevoir de l&rsquo;Europe mais nous sommes ouverts à ce partenariat et nous le voulons vraiment en toute bonne foi. Mais nous sommes différents. Il faut également que la partie européenne reconnaisse cette différence et essaye de travailler avec nous dans des solutions mutuellement bénéfiques.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au sommet de l&#8217;Union africaine, Macky Sall fustige les coups d&#8217;État en Afrique de l&#8217;Ouest</title>
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				<pubDate>Sat, 05 Feb 2022 16:35:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Macky Sall]]></category>
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				<description><![CDATA[Interrogé sur France 24 en marge du sommet de l&#8217;Union africaine samedi, le président du Sénégal, Macky Sall, a fermement condamné les coups d&#8217;État successifs au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Il a par ailleurs défendu la politique de sanctions de la Cédéao, assurant cependant que la « voie du compromis » est toujours ouverte. « Je condamne...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Interrogé sur France 24 en marge du sommet de l&rsquo;Union africaine samedi, le président du Sénégal, Macky Sall, a fermement condamné les coups d&rsquo;État successifs au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Il a par ailleurs défendu la politique de sanctions de la Cédéao, assurant cependant que la « voie du compromis » est toujours ouverte.</strong></p>



<p>« Je condamne fermement ces coups d&rsquo;État. »&nbsp;Le président sénégalais,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/macky-sall/">Macky Sall</a>, a fustigé, samedi 5 février, en marge du&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220205-sommet-de-l-union-africaine-la-controverse-sur-le-statut-d-observateur-d-isra%C3%ABl-relanc%C3%A9e">sommet de l&rsquo;Union africaine</a>,&nbsp;les putschs successifs au Mali, au Burkina Faso et en Guinée. « On ne peut pas tolérer l&rsquo;intervention des armées dans les processus politiques, quelles que que soient&nbsp;les raisons », a-t-il martelé&nbsp;au micro de France&nbsp;24.</p>



<p>Depuis le coup d’État au Mali en août 2020, deux autres pays d&rsquo;Afrique de l’Ouest, la Guinée et le&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/burkina-faso/">Burkina Faso</a>, sont tombés aux mains des militaires. Une situation inquiétante pour les pays de l&rsquo;Union africaine qui craignent une « épidémie » de coups d&rsquo;État dans la région.</p>



<h2>« Les sanctions sont l&rsquo;arme ultime »</h2>



<p>Le président sénégalais a par ailleurs apporté son soutien aux&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220119-les-sanctions-de-la-c%C3%A9d%C3%A9ao-constituent-une-impasse-pour-le-mali-comme-pour-ses-voisins">sanctions décidées par la&nbsp;Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cédéao)</a>.&nbsp;« Les sanctions sont l&rsquo;arme ultime », a-t-il estimé.&nbsp;« Jamais la Cédéao n&rsquo;avait essayé de sanctionner d&#8217;emblée des dirigeants comme elle l&rsquo;a fait au&nbsp;Mali par exemple. »</p>



<p>Reprochant aux autorités de transition&nbsp;de ne pas avoir tenu&nbsp;leurs engagements quant à l’organisation d’élections, la Cédéao&nbsp;a&nbsp;décrété des sanctions sévères le 9 janvier dernier. Parmi elles,&nbsp;la&nbsp;fermeture des frontières&nbsp;du Mali avec ses États membres ainsi qu’un&nbsp;embargo économique et financier.</p>



<p>« La Cédéao avait d&rsquo;abord accompagné la transition en acceptant l&rsquo;idée de tenir des élections&nbsp;dix-huit mois après le putsch. Mais lorsque le délai est passé à&nbsp;cinq ans, on ne pouvait pas accepter cela », assure le président sénégalais.&nbsp;« Si on ne faisait rien, ces coups d&rsquo;État allaient se répéter dans tous les autres pays. »</p>



<h2>Un compromis toujours possible</h2>



<p>Macky Sall assure cependant que la voie du compromis est toujours possible au Mali. « Il appartient aux autorités maliennes de proposer un compromis à la Cédéao », a-t-il affirmé. « Nous serons heureux de travailler avec eux. Nous ne voulons pas de sanctions au Mali. »</p>



<p>« On ne cherche pas à sanctionner à tout prix », a-t-il assuré, rappelant que <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220203-c%C3%A9d%C3%A9ao-sommet-entre-dirigeants-d-une-afrique-de-l-ouest-d%C3%A9stabilis%C3%A9e-par-les-putschs">le Burkina Faso n&rsquo;a pour le moment été soumis à aucune sanction</a> de la part de la Cédéao.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en logne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sénégal : le TER, cadeau de Noël de Macky Sall</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 19:03:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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				<description><![CDATA[Attendu depuis longtemps, critiqué par l’opposition pour son coût jugé exorbitant, le Train express régional (TER) est enfin une réalité. JA l’a emprunté. «&#160;Et pourtant il roule !&#160;» C’est ce que le président Macky Sall, paraphrasant Galilée, pourrait lancer, ce 27 décembre au soir, à ses compatriotes depuis la gare de Diamniadio, lors de l’inauguration...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Attendu depuis longtemps, critiqué par l’opposition pour son coût jugé exorbitant, le Train express régional (TER) est enfin une réalité. JA l’a emprunté.</strong></p>



<p>«&nbsp;Et pourtant il roule !&nbsp;» C’est ce que le président Macky Sall, paraphrasant Galilée, pourrait lancer, ce 27 décembre au soir, à ses compatriotes depuis la gare de Diamniadio, lors de l’inauguration officielle du Train express régional (TER).&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/736011/economie/senegal-le-ter-dakar-diamniadio-un-projet-symbolique-dont-le-cout-fait-debat/">Ce projet ferroviaire pharaonique, censé donner un nouveau souffle aux transports interurbains entre la capitale sénégalaise et sa grande banlieue</a>&nbsp;– dont les études préparatoires avaient été lancées en 2014 et les travaux en 2016 -,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/989005/economie/dakar-diamniadio-un-ter-pour-desenclaver-la-capitale-senegalaise-1-8/">aura fait couler beaucoup d’encre jusqu’à son entrée en service</a>, déjà reportée.</p>



<p>Le trafic passagers (115 000 voyageurs par jour, selon les estimations) devrait atteindre son rythme de croisière d’ici à la mi-janvier, après un «&nbsp;programme découverte&nbsp;» offert aux usagers afin qu’ils puissent «&nbsp;s’approprier&nbsp;» dans un premier temps ce nouveau moyen de transport, dixit l’entourage présidentiel.</p>



<h2>Chiffres vertigineux</h2>



<p>« Avec un tel budget, j’aurais pu concevoir une liaison ferroviaire entre Dakar et Tambacounda [ville située à 460 kilomètres au sud-est de Dakar] », ironise un entrepreneur sénégalais, résumant <a href="https://www.jeuneafrique.com/1189049/societe/senegal-comment-le-ter-de-macky-sall-a-deraille/">les critiques souvent formulées contre le budget estimé de l’ouvrage</a>. Les chiffres avancés oscillent en effet entre 750 milliards de francs CFA côté gouvernemental – 1,15 milliard d’euros – et 1 000 milliards selon l’opposant Ousmane Sonko – soit 1,5 milliard d’euros…</p>



<p>La construction du TER et de ses nouveaux rails a par ailleurs impliqué une vingtaine d’entreprises françaises – dont Eiffage, Engie, Thalès, SNCF – mais aussi turques et sénégalaises. Une autre critique récurrente faite au projet, qui n’aurait pas fait la part assez belle aux entreprises locales, même si le personnel recruté pour assurer l’exploitation du Train express régional est essentiellement originaire du pays.</p>



<p>Censé désengorger le trafic routier entre Dakar et sa banlieue (une agglomération surpeuplée qui concentre près du quart des 17 millions d’habitants du pays sur 0,3&nbsp;% du territoire national), ce projet novateur en termes de transport urbain est, cette fois, sur les rails.</p>



<h4>Une gare ressuscitée</h4>



<p>Au lendemain de Noël,&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;est allé s’en assurer. Au Plateau, en centre-ville, la gare de Dakar a retrouvé des couleurs. Niché face à la Place des tirailleurs africains, derrière la statue de Demba et Dupont – &nbsp;le tirailleur sénégalais et le marsouin français -, ce bâtiment d’inspiration coloniale datant du début du XXe siècle était devenu un vestige architectural plus qu’un hub ferroviaire.</p>



<p>Pour seule activité, au cours des dernières années, cette gare devenue orpheline avait dû se contenter du «&nbsp;Petit train de banlieue&nbsp;» (aussi dénommé «&nbsp;Petit train bleu&nbsp;»), une connexion banlieusarde archaïque reliant Dakar à Rufisque en passant par Thiaroye. Et, en guise de «&nbsp;grandes lignes&nbsp;», d’une liaison entre Dakar et Saint-Louis (au nord), hors d’usage depuis des années, et du fameux chemin de fer Dakar-Niger, qui permettait de rallier Bamako en 36 heures, une fois par semaine.</p>



<p>Ce dimanche 26 décembre, la donne a changé. Dans le hall – modernisé – de la gare de Dakar, une boutique Aelia et un Relais H sont encore en sommeil en attendant leur ouverture au public, tandis que des techniciens de la Radio-Télévision sénégalaise (RTS) déploient leurs câbles afin d’immortaliser l’événement. Pour accéder aux quais, des tourniquets modernes assureront demain le filtrage.</p>



<p>Sous le regard vigilant de gendarmes et de militaires – dont l’un, en treillis, filme l’événement tel un journaliste-reporter d’images -, un groupe de lycéens emmenés par un guide de la Seter (la société d’exploitation du TER, qui cédera bientôt la place à la sénégalaise Senter) s’ébroue sur les quais à la découverte des rames ultramodernes qui suppléeront les «&nbsp;cars rapides&nbsp;» hors d’âge, les «&nbsp;Ndiaga Ndiaye&nbsp;» (minibus) bondés et les «&nbsp;taxis clandos&nbsp;».</p>



<h4>Climatisation et rames silencieuses</h4>



<p>Entre Dakar et Yeumbeul, une commune de la grande banlieue,&nbsp;<em>JA</em>&nbsp;a pu tester le TER à la veille de son entrée en service. Autant le dire sans ambages : le résultat – fût-il jugé trop tardif ou trop onéreux – dépasse de loin les espérances. Rames ultramodernes, silencieuses et confortables, wifi et climatisation généralisés, prises électriques entre les sièges dans les wagons de première classe, permettant de brancher un ordinateur ou de charger son téléphone portable…</p>



<p>À vide, si l’on devait le comparer à ses homologues français, le successeur du Petit train bleu aurait plus à voir avec un TGV qu’avec une rame de RER entre Les Halles et Torcy-Marne-la-Vallée, en région parisienne.</p>



<p>Reste à savoir, bien sûr, ce que les Sénégalais en feront. Dans un pays où il est banal de transporter des sacs de&nbsp;<em>guédj</em>&nbsp;(poisson séché, à l’odeur très envahissante) ou de ramener son mouton, ligoté, lors de la Tabaski, sur le toit d’un Ndiaga Ndiaye ou dans le coffre d’un taxi, le choc des cultures risque de faire des étincelles au sein de cette modernité ferroviaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>PAS DE SACS EXHALANT LES ODEURS DU TERROIR CULINAIRE ; ET PAS D’ANIMAUX NON HOMOLOGUÉS À BORD DES RAMES</p></blockquote>



<p>C’est pourquoi la société chargée d’exploiter ce nouveau bijou a déjà annoncé la couleur : pas de sacs non étanches exhalant les odeurs du terroir culinaire ; et pas d’animaux non homologués à bord des trains.</p>



<h5>Révolutionnaire, mais modeste</h5>



<p>C’est à Colobane, à un jet de pierre du centre-ville de Dakar, que bat le cœur du TER. D’un côté, un atelier de maintenance où les rames sont révisées, contrôlées ou réparées. Dans un bâtiment connexe, ce dimanche 26 décembre, une quinzaine d’employés s’affairent dans le Centre des opérations ferroviaires, semblable à une tour de contrôle, soucieux qu’aucune avanie ne vienne entacher l’inauguration officielle prévue le lendemain.</p>



<p>Sur un écran géant, sous la coordination de la superviseure Aïssatou Diagne, ils suivent en temps réel le trafic grâce à un système combinant la représentation électronique des trains en service et les images des caméras de vidéosurveillance placées dans les différentes gares parsemant le parcours du TER&nbsp;: Hann, Baux-Maraîchers, Pikine Thiaroye, Yeumbeul, Keur Massar, Mbao, Bargny, Rufisque…</p>



<p>Aussi révolutionnaire soit-elle, l’entrée en service du TER reste, pour l’heure, modeste. Dans cette première phase d’exploitation, il reliera en effet Dakar à la ville nouvelle de Diamniadio, à une trentaine de kilomètres du centre-ville.</p>



<p>Pour se rendre en TER jusqu’à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), et éviter ainsi les bouchons sur l’autoroute aux heures de pointe, il faudra encore attendre jusqu’à la fin de 2022 – «&nbsp;hors taxes&nbsp;», comme on dit au Sénégal pour signifier qu’une rallonge dans les délais n’est jamais à exclure.</p>



<h4>Absence d’embouteillages</h4>



<p>Dans l’immédiat, les tarifs affichés apparaissent raisonnables si on les compare aux transports en commun routiers traditionnels : de 550 francs CFA (80 centimes d’euro) à 1 500 francs CFA (2,20 euros) en seconde classe, en fonction du trajet effectué ; et jusqu’à 2 500 francs CFA (près de 4 euros) en première classe.</p>



<p>Avec un net avantage toutefois : la fréquence des trains (en moyenne, une rame toutes les dix minutes en journée), la couverture horaire (de 5h30 à 22 heures) et… l’absence d’embouteillages&nbsp;!</p>



<p>Ce qui, dans la région de Dakar, relève d’un miracle dont seule une fête religieuse comme Noël était susceptible d’accoucher…</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Sénégal, Macky Sall ressuscite le poste de Premier ministre</title>
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				<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 18:59:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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				<description><![CDATA[Supprimé au lendemain de la réélection de Macky Sall, en février 2019, le poste de Premier ministre vient de faire sa réapparition au Sénégal. Reste à savoir qui en héritera. « Monsieur le Président de la République a promulgué ce jour la loi constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre ». Le 14 mai 2019, quelques...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Supprimé au lendemain de la réélection de Macky Sall, en février 2019, le poste de Premier ministre vient de faire sa réapparition au Sénégal. Reste à savoir qui en héritera.</strong></p>



<p>« Monsieur le Président de la République a promulgué ce jour la loi constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre ». Le 14 mai 2019, quelques semaines après avoir été réélu au premier tour de la présidentielle (avec 58,26 %), Macky Sall annonçait <a href="https://www.jeuneafrique.com/759847/politique/senegal-macky-sall-souhaite-diriger-le-pays-en-se-passant-de-premier-ministre/">cette réforme controversée</a>, entérinée par l’Assemblée nationale quelques jours plus tôt : il se passerait désormais de Premier ministre et piloterait en solo l’action du gouvernement.</p>



<p>En guise d’explication, un slogan anglo-saxon : «&nbsp;fast-track&nbsp;». «&nbsp;Quand on aspire à l’émergence et qu’on est tenu par l’impératif du résultat, l’urgence des tâches à accomplir requiert de la diligence dans le travail. Ce qui doit être fait aujourd’hui ne peut être remis à demain. Voilà le cap que j’entends fixer aux équipes qui m’accompagneront dans ce nouvel élan de réformes transformatives&nbsp;», se justifiait alors Macky Sall.</p>



<h2>Diligence</h2>



<p>Censée améliorer cette volonté de réformes énergiques,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/762518/politique/senegal-le-pouvoir-selon-macky-sall/">la suppression du poste de Premier ministre avait été entérinée par une large majorité de députés</a>, même si les détracteurs du chef de l’État avaient alors fait valoir qu’elle n’avait pas été annoncée par Macky Sall avant sa réélection –&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/742561/politique/presidentielle-au-senegal-macky-sall-reelu-au-premier-tour-selon-les-resultats-provisoires/">dès le premier tour</a>&nbsp;-, en février 2019.</p>



<p>Dix-neuf mois plus tard, celui-ci a donc changé son fusil d’épaule. Ce 24 novembre, peu avant de quitter le Sénégal pour la République démocratique du Congo (RDC), où il doit notamment préparer&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1264710/politique/macky-sall-et-lexception-senegalaise/">la transition à la présidence de l’Union africaine (UA)</a>&nbsp;avec son homologue Félix Tshisekedi, Macky Sall a en effet informé son gouvernement qu’il revenait sur ses pas et comptait ressusciter la fonction de Premier ministre.</p>



<h2>Révision</h2>



<p>«&nbsp;Le Président de la République a par ailleurs informé le Conseil de sa volonté d’initier une révision de la Constitution en vue de l’instauration du poste de Premier ministre, peut-on lire dans le communiqué officiel du Conseil des ministres en date du 24 novembre. Cette restauration, qui vient ainsi adapter l’organisation du pouvoir exécutif à un nouvel environnement économique et sociopolitique, s’accompagne d’une nécessaire requalification des rapports entre l’exécutif et le législatif, notamment la réintroduction de la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale et le pouvoir de dissolution de celle-ci, dévolu au Président de la République.&nbsp;»</p>



<p>Un retour à la situation antérieure donc, dans le cadre d’une réforme qui sera soumise à l’Assemblée nationale en procédure d’urgence au cours des prochains jours, et dont l’adoption ne devrait être qu’une formalité.</p>



<p>Reste à savoir à quelle échéance le prochain Premier ministre prendra ses fonctions et, surtout, qui sera l’heureux élu.</p>



<p>Selon nos informations, Amadou Ba, ministre de l’Économie et des Finances de 2013 à 2019 puis des Affaires étrangères jusqu’au remaniement du 1er novembre 2020, semble en pole position. Mais Amadou Hott, <a href="https://www.jeuneafrique.com/761120/economie/remaniement-au-senegal-amadou-hott-de-la-bad-au-ministere-de-leconomie/">devenu ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale en 2019</a>, est également évoqué comme un possible candidat.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Macky Sall : « Les règles qui gouvernent les Nations unies ne sont pas dans l&#8217;intérêt de l&#8217;Afrique »</title>
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				<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 13:34:44 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Macky-Sall-RFI-2-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-5172" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Macky-Sall-RFI-2.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Macky-Sall-RFI-2-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Macky-Sall-RFI-2-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Macky Sall</figcaption></figure>



<p><strong>Le Paris Peace Forum 2020 pour « Construire un monde meilleur après la pandémie de la Covid 19 », articulé autour de la gouvernance sanitaire mondiale, de l&rsquo;encadrement numérique et du soutien à la société civile et à l&rsquo;activité économique, a réuni plusieurs personnalités de haut vol, dont le président du Sénégal. Macky Sall a saisi cette occasion pour revenir sur la question du terrorisme, tout en dénonçant le manque de représentativité des Africains au sein des Nations unies.</strong></p>



<p>C&rsquo;est de façon entièrement dématérialisée que s&rsquo;est tenue la 3e édition du&nbsp;<em>Paris Peace Forum</em>, du 11 au 13 novembre derniers. La «&nbsp;ville lumière&nbsp;» de nouveau confinée avait placé la réponse multi-acteurs à la pandémie au centre de ces rencontres qui ont réuni de nombreuses «&nbsp;têtes d&rsquo;affiche&nbsp;». Le président Macron attendait en effet, des dizaines de Chefs d&rsquo;Etat et de représentants d&rsquo;institutions internationales, mais aussi des personnalités venues de tous horizons sectoriels comme géographiques. D&rsquo;Antonio Guterres, le Secrétaire général de l&rsquo;ONU à Kristalina Georgieva, la Directrice générale du FMI et Charles Michel, le Président du Conseil européen, en passant par John Kerry, l&rsquo;ancien Secrétaire d&rsquo;Etat américain (2013-2017), Melinda Gates ou encore le philanthrope Mo Ibrahim, l&rsquo;affiche était prestigieuse et le double objectif d&rsquo;un retour au multilatéralisme et d&rsquo;une réponse commune à la Covid-19 climato-compatible, ambitieux.</p>



<p>Alors que la recherche biomédicale s&rsquo;accélère et que la perspective d&rsquo;un vaccin semble à portée de seringue (l&rsquo;Américain Pfizer a annoncé la découverte d&rsquo;un vaccin avec 90% d&rsquo;efficacité), l&rsquo;heure serait-elle au retour du multilatéralisme ? C&rsquo;est en tous cas, dans cette optique que le Forum pour la Paix 2020 a choisi de s&rsquo;atteler à la recherche d&rsquo;une réponse commune au SARS-CoV-2, qui a fait apparaître de sérieuses failles en matière de solidarité internationale au plus fort de la crise&#8230; En mars 2020, tandis que le coronavirus ravageait le nord de l&rsquo;Italie, le quotidien&nbsp;<em>La Repubblica</em>&nbsp;décrivait comment la République tchèque lui avait subtilisé des milliers de masques alors que la France constatait avec stupeur que les masques commandés en Chine avaient été rachetés par les Etats-Unis sur le tarmac des aéroports. Dans la guerre sanitaire mondiale, «&nbsp;l&rsquo;allié historique&nbsp;» des Européens avait opté pour l&rsquo; «&nbsp;<em>America First Again&nbsp;</em>» provoquant au passage, de sérieuses fissures multilatérales. Mais l&rsquo;heure était à l&rsquo;optimisme avec l&rsquo;alternance politique annoncée au pays de l&rsquo;oncle Sam, au cours de cette 3e édition du Forum pour la Paix.</p>



<h4><strong>Un Forum placé sous le signe du retour au multilatéralisme</strong></h4>



<p><em>«&nbsp;Plus que jamais, nous devons rester solidaires, et pour vaincre la Covid-19, rendre aussi le monde post-Covid plus juste, plus équilibré, plus soutenable&nbsp;»</em>&nbsp;a déclaré le président Macron, le 12 novembre, lors de la session ACT-A du Forum, rappelant que la pandémie de Covid-19 qui a déjà&nbsp;<em>«&nbsp;causé la mort de plus d&rsquo;un million de personnes et qui</em>&nbsp;<em>a gravement affecté nos vies comme nos économies&nbsp;»&nbsp;</em>représente un&nbsp;<em>«&nbsp;défi planétaire&nbsp;»</em>&nbsp;qui nécessite une&nbsp;<em>«&nbsp;coopération et&nbsp;</em>-une-<em>&nbsp;solidarité internationale&nbsp;».&nbsp;</em>Revenant sur le dispositif ACT-A dont l&rsquo;ambition est de faire du vaccin un&nbsp;<em>«&nbsp;bien public mondial&nbsp;»</em>, il a ajouté que&nbsp;<em>«&nbsp;les résultats obtenus sont impressionnants&nbsp;: de premiers tests rapides, de premiers traitements sont désormais disponibles dans tous les pays, riches ou pauvres. Je pense aussi à la facilité COVAX, qui doit permettre de fournir deux milliards de doses de vaccin, dont la moitié aux pays en développement&nbsp;»</em>. Emmanuel Macron a souligné le rôle essentiel de l&rsquo;OMS, confirmant par ailleurs que la France contribuerait à hauteur de 100 millions d&rsquo;euros à COVAX, dès qu&rsquo;un vaccin sera disponible&nbsp;et qu&rsquo;elle apporterait 50M€ additionnels à l&rsquo;OMS. Enfin le président français a insisté sur la nécessité d&rsquo;adopter rapidement une charte d&rsquo;ACT-A pour opérationnaliser une réponse commune à la Covid-19.</p>



<p>La lutte contre la Covid-19 sera mondiale ou ne sera pas, considère également Louise Mushikiwabo, la Secrétaire générale de l&rsquo;Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui a appelé à la refondation de&nbsp;<em>la coopération internationale, tout en revenant sur la nécessité de&nbsp;</em><em>«&nbsp;réduire</em>&nbsp;<em>le poids de la dette qui affecte les Etats les plus fragiles&nbsp;», ajoutant qu&rsquo; «&nbsp;à plus long terme, il faut envisager sa restructuration&nbsp;», car «&nbsp;l&rsquo;urgence est de bâtir un multilatéralisme rénové, renforcé, efficace</em>.» Le président chinois Xi Jinping s&rsquo;est engagé lui aussi par visioconférence à<em>&nbsp;« soutenir le multilatéralisme&nbsp;</em>et à s&rsquo;<em>opposer à l&rsquo;unilatéralisme, à l&rsquo;hégémonie et aux politiques de pouvoir »</em>&#8230;</p>



<p><em>De leur côté, Tedros</em>&nbsp;Adhanom&nbsp;<em>Ghebreyesus,&nbsp;</em><em>d</em><em>irecteur général de l&rsquo;OMS</em><em>,</em>&nbsp;et Pascal Lamy, président du Conseil exécutif du&nbsp;<em>Forum</em>&nbsp;de&nbsp;<em>Paris</em>&nbsp;<em>sur la Paix</em>, mobilisés contre toutes tentations isolationnistes, rappelaient dans un entretien croisé accordé au journal&nbsp;<em>Le Monde</em>&nbsp;du 11 novembre, que&nbsp;<em>« la promotion de la paix et la prévention du Covid-19 ne peuvent exister l&rsquo;une sans l&rsquo;autre ».</em>&nbsp;Toutefois, cette volonté de renforcer le multilatéralisme sur fond de pandémie, n&rsquo;a pas éludé la sensible question de la représentativité des pays du Sud dans les institutions internationales, portée vigoureusement cette année par Macky Sall, le président du Sénégal&#8230;</p>



<h4><strong>Pour Macky Sall, il faut revoir les règles dépassées de l&rsquo;ONU</strong></h4>



<p><em>«&nbsp;Les règles qui gouvernent les Nations Unies ne sont pas dans l&rsquo;intérêt de l&rsquo;Afrique [&#8230;]&nbsp;</em><em>Il y a des parties du monde qui n&rsquo;étaient pas là en 1945, elles étaient sous colonies. Nous n&rsquo;étions pas là quand on formait les Nations Unies donc les règles qui sont là et qui gouvernent les Nations unies ne sont pas dans notre intérêt [&#8230;] Toute l&rsquo;Afrique, 54 Etats et aucun n&rsquo;est membre permanent du Conseil de sécurité, alors que l&rsquo;essentiel de l&rsquo;agenda c&rsquo;est l&rsquo;Afrique : les conflits, les maladies, le terrorisme »,</em>&nbsp;a lancé Macky Sall, lors de l&rsquo;ouverture du Forum.&nbsp;<em>« Il faut remettre en cause ces règles qui sont dépassées »</em>, a-t-il poursuivi.</p>



<p>Parallèlement au manque de représentativité de l&rsquo;Afrique au sein des Nations unies, le président du Sénégal est revenu sur l&rsquo;épineuse question sécuritaire et sur la lutte contre les extrémismes violents tout en prévenant qu&rsquo;il fallait éviter tout amalgame. «<em>&nbsp;l&rsquo;Islam que nous connaissons nous, au Sénégal</em>,<em>&nbsp;qui est un islam de tolérance que nous assumons ne peut pas aller dans cette direction&nbsp;</em><em>[</em><em>«&nbsp;de violence&nbsp;», eu égar</em><em>d aux récents attentats dans l&rsquo;H</em><em>exagone</em><em>, ndlr]</em><em>. Nous voulons aussi qu&rsquo;il y ait la tolérance vis-à-vis de l&rsquo;islam tolérant. Il faut que nous nous battions ensemble contre ces extrémismes, mais il faut aussi qu&rsquo;on respecte la différence&nbsp;</em>», a-t-il déclaré, quelques jours après l&rsquo;assassinat du professeur Samuel Paty, le 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine et l&rsquo;attaque de la Basilique de Nice du 1er novembre, qui avaient été suivis par des déclarations d&rsquo;un président français touchant aux sensibilités religieuses, bien au-delà des frontières nationales&#8230;</p>



<p>En marge du Forum pour la Paix, le&nbsp;<em>Sommet Finance en commun</em>, une rencontre de haut niveau organisée par l&rsquo;Agence française de développement (AFD), suscitait également un réel intérêt en réunissant plus de 450 banques de développement et quelque 200 panélistes, dont les Chefs d&rsquo;Etat chinois, français et sénégalais. Au total, ce sont 3 milliards de dollars qui ont été mobilisés pour soutenir les PME africaines impactées par la pandémie de Covid-19, d&rsquo;ici 2021. Le président chinois participait au Sommet, en affichant une solidarité médicale à toute épreuve. Pour rappel, la Chine s&rsquo;est particulièrement illustrée dans la lutte contre la pandémie sur le continent, en envoyant&nbsp;<em>à chacun des 54 pays africains, quel</em><em>&nbsp;que</em><em>&nbsp;20&nbsp;000 kits de tests, 100&nbsp;000 masques et 1&nbsp;000 combinaisons de protection à usage médical ainsi que des écrans faciaux</em><em>,&nbsp;</em>par l&rsquo;entremise du tycoon Jack Ma.</p>



<h4><strong>La gouvernance mondiale : entre urgence sanitaire et défi climatique</strong></h4>



<p>Cette édition 2020 du Forum de Paris sur la Paix avait fait la part belle à l&rsquo;environnement. John Kerry, l&rsquo;ancien Secrétaire d&rsquo;Etat américain à la manœuvre dans l&rsquo;Accord de Paris avec l&rsquo;ancien président Obama) s&rsquo;était déplacé dans la capitale française, promettant une&nbsp;<em>«&nbsp;Amérique nouvelle&nbsp;»</em>&nbsp;avec l&rsquo;arrivée prochaine de Joe Biden à la Maison Blanche. «&nbsp;<em>Ce ne sera pas une Amérique, je peux vous le dire avec certitude, qui agira avec l&rsquo;arrogance de ces quatre dernières années, celle qui lance des guerres commerciales, qui se retire de tout, de l&rsquo;accord sur le nucléaire iranien, de l&rsquo;accord de Paris, de l&rsquo;accord de partenariat trans-pacifique, et ainsi de suite&#8230; Sans raison, sans cohérence et sans fondement. Comment d&rsquo;autres nations pourraient-elles nous prendre au sérieux si on ne les aide pas à franchir le pas technologique qu&rsquo;on leur a promis à Paris&nbsp;? Il faut une volonté politique ! Au G20 l&rsquo;an dernier, on a débouché sur quoi&nbsp;? 2 millions de dollars pour l&rsquo;Amazonie qui était en train de brûler. C&rsquo;est une insulte&nbsp;! On parle du G20 qui représente 85% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il faut que cette institution se pousse du col. On est dans une période de transition, cela va prendre 20 ou 30 ans, On le sait tous. Mais la seule façon d&rsquo;y arriver, c&rsquo;est du subventionner les projets et les causes qui en valent la peine. Pas celles du passé qui font partie du problème</em>&nbsp;» a déclaré John Kerry depuis Paris, alors que les banques publiques de développement, réunies en Sommet de haut niveau s&rsquo;attelaient à l&rsquo;élaboration d&rsquo;un cadre de financement climato-compatible.</p>



<p>De son côté, António Guterres a rappelé l&rsquo;impératif d&rsquo;atteindre la neutralité carbone d&rsquo;ici à&nbsp;2050<em>.&nbsp;</em>&nbsp;Moins alarmiste que John Kerry, mais plus menaçant, il a souligné que&nbsp;<em>«&nbsp;des signaux encourageants&nbsp;»&nbsp;</em>se multipliaient, mais qu&rsquo;il fallait<em>&nbsp;«&nbsp;donner un prix au carbone [&#8230;] Nous devons transférer la charge fiscale du contribuable aux pollueurs. Il faut rendre le&nbsp;reporting&nbsp;financier relatif à l&rsquo;exposition aux risques climatiques obligatoire »</em>&nbsp;a-t-il prévenu, le 12 novembre dernier.&nbsp;<em>«&nbsp;L&rsquo;adaptation ne doit pas être le parent pauvre de l&rsquo;action climatique&nbsp;»</em>&nbsp;a-t-il poursuivi, avant de conclure sur les&nbsp;financements&nbsp;<em>«&nbsp;qui, aujourd&rsquo;hui, font défaut&nbsp;»</em>, rappelant qu&rsquo;à l&rsquo;heure de la Covid-19, les&nbsp;<em>«&nbsp;trois quarts des nouvelles maladies infectieuses sont zoonotiques&nbsp;</em>[maladie causée chez l&rsquo;homme par l&rsquo;intermédiaire d&rsquo;un animal et inversement, nldr]<em>&nbsp;».</em></p>



<p><em>In fine</em>, plusieurs chefs d&rsquo;Etat et de gouvernement se sont engagés à verser près d&rsquo;un demi-milliard d&rsquo;euros pour permettre aux pays en développement d&rsquo;accéder aux futurs vaccins contre la Covid-19. La guerre était sanitaire lors du dernier <em>Paris Peace Forum</em>, où il fut finalement peu question de rétablissement, de maintien ou de la consolidation de la paix. Pourtant, plusieurs conflits meurtriers continuent de frapper des civils parfois dans un silence assourdissant. C&rsquo;est le cas au Yémen où, malgré la pandémie, la guerre se poursuit et où près de 24 millions de personnes, soit les deux tiers de la population, sont aujourd&rsquo;hui dépendantes d&rsquo;une aide humanitaire selon l&rsquo;ONU. En Afrique, la paix a également été fragilisée suite aux récentes tensions électorales, aux attaques terroristes ou aux crispations territoriales comme sont venues le rappeler les forces du Tigré ces derniers jours à l&rsquo;Est du continent.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br></strong></p>
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		<title>Covid-19  : le Maroc s&#8217;allie au Sénégal et à la Côte d&#8217;Ivoire pour un plan de sauvetage panafricain</title>
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				<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 15:38:27 +0000</pubDate>
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<p> <strong>Investi dans une dimension africaine globale, Mohammed VI a appelé les chefs d&rsquo;Etat du continent à établir un cadre opérationnel d&rsquo;accompagnement des pays les plus vulnérables, dans la gestion des différentes phases de la pandémie.</strong></p>



<p>Dans ce cadre, le souverain alaouite s&rsquo;est entretenu ce lundi 13 avril avec Alassane Ouattara, président de Côte d&rsquo;Ivoire, et Macky Sall, président du Sénégal, lors d&rsquo;entretiens téléphoniques visant à la création d&rsquo;une alliance africaine de lutte contre le coronavirus.«&nbsp;<em>Permettant un partage d&rsquo;expériences et de bonnes pratiques&nbsp;</em>», comme le souligne le communiqué du cabinet royal marocain, cette initiative intervient dans un contexte d&rsquo;urgence sanitaire sur le continent qui compte désormais plus de 14 926 cas d&rsquo;infection au coronavirus.</p>



<p>Jusqu&rsquo;alors relativement épargné par la pandémie, le premier cas confirmé en Afrique subsaharienne a été enregistré au Nigeria le 27 février dernier.</p>



<p>Alors que les experts de l&rsquo;OMS craignent une évolution alarmante de la propagation du virus sur le continent où le respect des distances sociales et des règles d&rsquo;hygiène reste difficilement applicable, le roi du Maroc choisit de s&rsquo;engager en faveur d&rsquo;un plan d&rsquo;aide, tourné vers l&rsquo;action,pour faire face à l&rsquo;impact sanitaire, économique et social de la pandémie sur le continent particulièrement touché par le manque de financement et d&rsquo;équipements notamment en matière de lits de réanimation et de respirateurs.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sénégal : les députés donnent à Macky Sall le pouvoir de légiférer par ordonnances</title>
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				<pubDate>Thu, 02 Apr 2020 08:25:09 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L’Assemblée nationale sénégalaise a voté à l’unanimité la loi d’habilitation qui permettra au président Macky Sall de légiférer par ordonnances, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Ce mercredi 1er avril, c’est une Assemblée nationale exceptionnellement épurée – précautions sanitaires obligent – qui a adopté en plénière la « loi d’habilitation...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Macky-Sall-RFI-2-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-5172" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Macky-Sall-RFI-2.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Macky-Sall-RFI-2-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Macky-Sall-RFI-2-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Macky Sall</figcaption></figure>



<p><strong>L’Assemblée nationale sénégalaise a voté à l’unanimité la loi d’habilitation qui permettra au président Macky Sall de légiférer par ordonnances, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19.</strong></p>



<p>Ce mercredi 1er avril, c’est une Assemblée nationale exceptionnellement épurée – précautions sanitaires obligent – qui a adopté en plénière la « loi d’habilitation », assortie d’une prolongation de trois mois de l’état d’urgence. Les 33 députés présents – sur 165 – ont voté à l’unanimité le texte autorisant le chef de l’État sénégalais à prendre par ordonnances « des mesures qui relèvent du domaine de la loi »&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/915592/politique/senegal-face-au-coronavirus-macky-sall-tente-lunion-sacree-avec-lopposition/">pour faire face à l’épidémie de coronavirus</a>.</p>



<p>En ayant recours à l’article 77 de la Constitution, Macky Sall ne sera ainsi plus tenu de passer par l’Assemblée nationale pour légiférer sur des questions d’ordre économique, budgétaire, financière, juridique, sanitaire et sécuritaire. Et ce, pendant trois mois. Une loi votée « pour éviter de devoir faire se réunir l’Assemblée nationale à chaque fois qu’il est question de prendre d’urgence des décisions », précise le texte.</p>



<p>« Il importe de passer à une étape supérieure dans la prise en charge de l’épidémie en prenant, dans la célérité et en tant que de besoin, des mesures exceptionnelles destinées à garantir la continuité et le fonctionnement optimal de l’État », a ainsi défendu dans l’hémicycle&nbsp;le garde des Sceaux, Malick Sall.</p>



<h4>Rejet d’Ousmane Sonko</h4>



<p>Un appel suivi d’une large frange de l’opposition, représentée notamment par Serigne Cheikh Mbacké Dolly, président du groupe parlementaire « Liberté et démocratie » représentant le PDS et ses alliés. Avant le vote, ce dernier a réitéré « le soutien total » de ses députés à la lutte mise en œuvre par l’État, invitant la nation à « agir comme un seul homme » pour faire face à l’épidémie.</p>



<p>Convaincu que « le temps de guerre est le temps de la solidarité nationale »,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/685473/politique/presidentielle-au-senegal-ousmane-sonko-adversaire-principal-de-macky-sall/">le député de l’opposition Ousmane Sonko</a>&nbsp;a de son côté refusé de voter cette loi. Le leader de Pastef, arrivé troisième à l’élection présidentielle de février 2019, craint en effet que ce texte n’offre « un blanc-seing » à Macky Sall. « Plus que jamais, nous avons besoin de visibilité sur ce qui doit se faire, et cela exige du Président qu’il présente au peuple sénégalais et à sa représentation parlementaire un plan-programme très précis. (…) C’est ce qui se fait dans toute démocratie respectable et affirmée », a-t-il pointé dans un communiqué à la veille du vote.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>CE TEXTE « RISQUE DE JUSTIFIER DES LÉGIFÉRATIONS QUI N’AURONT RIEN À VOIR AVEC LA GESTION DE L’ÉPIDÉMIE »</p></blockquote>



<p>Papa Biram Touré, vice-président du groupe parlementaire majoritaire Benno Bokk Yakaar (la coalition au pouvoir, ndlr), ne veut pas s’attarder sur « ces agitations politiciennes ». « Il n’y a pas eu de contestation dans l’hémicycle, les députés ont unanimement voté, preuve que l’heure est à l’unité de l’ensemble de la classe politique sénégalaise, laquelle a fait preuve de solidarité et de dépassement », a-t-il assuré à&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;à la sortie de l’Assemblée nationale.</p>



<p>Ce qui ne suffit pas à rassurer certains opposants, comme&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/741219/politique/presidentielle-au-senegal-lopposition-est-unanime-il-ny-a-pas-de-possibilite-de-victoire-au-premier-tour/">l’ex-député Thierno Bocoum</a>&nbsp;qui s’inquiète du champ que couvre cette loi d’habilitation. « Le texte prévoit que Macky Sall puisse prendre des mesures qui relèvent de la loi, mais ne précise pas que celles-ci se limiteront au cadre de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/910230/societe/coronavirus-en-afrique-une-carte-pour-suivre-au-jour-le-jour-lavancee-de-lepidemie/">la lutte contre le Covid-19</a>. »&nbsp;Pour le président du mouvement Agir, ce texte « risque de justifier des légiférations qui n’auront rien à voir avec la gestion de l’épidémie », offrant « les pleins pouvoirs à Macky Sall au prétexte de l’urgence sanitaire».</p>



<p>Des accusations immédiatement balayées par le camp présidentiel. « Le président devra systématique présenter à l’Assemblée nationale les décisions qu’il aura eu à prendre dans le cadre de cette loi d’habilitation, sans quoi cette dernière serait caduque », rétorque Papa Birame Touré.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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