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	<title>M23 &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Les pourparlers de paix de Nairobi ont-ils une chance ?</title>
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				<pubDate>Mon, 02 May 2022 19:39:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>Dans le territoire de Rutshuru, où la rébellion du M23 a repris ses activités militaires à la fin de l&rsquo;année dernière, la classe politique et la société civile restent méfiantes quant aux résultats des consultations de Nairobi. La Nouvelle société civile a récemment organisé une marche pour dire non à ce dialogue et à Rutshuru, Jonas Pandasi pense que seule l&rsquo;option militaire est en mesure d&rsquo;aboutir à la paix : </strong></p>



<p><em>« Le temps n&rsquo;est plus au dialogue avec les groupes armés, il faut mettre fin à leur activisme sur le terrain. C&rsquo;est la raison pour laquelle les autorités ont décrété l&rsquo;état de siège ; ces assises n&rsquo;aboutiront à rien car elles ont été organisées à la hâte et plusieurs groupes armés n&rsquo;étaient pas représentés. Nous avons foi en notre armée, car nous connaissons ses compétences. »</em></p>



<h2>Négocier avec la source</h2>



<p>Pour Mumbere Ntahungula, un cadre du Mouvement de solidarité pour le changement, un parti politique membre de l&rsquo;Union sacrée, négocier les groupes armés ne suffit pas. Il faut aussi dialoguer avec ceux qui profitent des retombées de&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/rdc-poursuites-des-massacres-malgre-etat-de-siege/a-61152672">l&rsquo;insécurité</a>.&nbsp;<em>« Si on négocie avec ces groupes armés sans négocier avec ces multinationales qui sont évidemment bénéficiaires de l&rsquo;activisme de ces groupes armés, c&rsquo;est anormal, »&nbsp;</em>estime&nbsp;Mumbere Ntahungula, un dirigeant politique.<em>&nbsp;« Le gouvernement doit aussi négocier avec la source, la véritable source d&rsquo;approvisionnement de ces groupes armés. »</em></p>



<h2>Les grands absents de Nairobi</h2>



<p>Cet habitant, que nous avons rencontré dans la commune de Rutshuru, est confiant et soutient l&rsquo;initiative politique entamée à Nairobi. Pour lui, les groupes rebelles locaux sont constitués des jeunes originaires de la région qui pourraient, grâce au dialogue, renoncer à la guerre et consolider une paix durable.&nbsp;</p>



<p><em>« Lorsque l&rsquo;idée de la rencontre de Nairobi a été lancée avec certains présidents de la région, nous étions heureux car parmi ces présidents, il y a les tireurs de ficelles de cette histoire, »</em>&nbsp;explique Hakiza Mugenda, habitant de Rutshuru<em>. « Nous pensons que les choses vont fonctionner. Et si c&rsquo;est le cas, nous serons heureux. Les groupes armés internes sont nos frères, nos enfants. »&nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/les-pourparlers-paix-nairobi-ont-ils-une-chance/a-61656919#"><img src="https://static.dw.com/image/18535910_401.jpg" alt="Population fuyant de nouveaux affrontements entre M23 et FARDC"/></a><figcaption> Population fuyant de nouveaux affrontements entre M23 et FARDC </figcaption></figure>



<p>La première phase des consultations de Nairobi a vu quelques absents de taille. Le chef du groupe Mayi-Mayi Yakutumba, actif au Sud-Kivu, a décliné l&rsquo;invitation des autorités. Les miliciens de la CODECO, qui continuent à opérer dans l&rsquo;Ituri, ont été approchés mais ne se sont pas joints à Nairobi. Quant au M23 de Makenga, il a été exclu des discussions.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Dans l’est de la RDC, plusieurs villages passent sous le contrôle du M23</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Apr 2022 18:49:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[« Il y avait des affrontements assez violents autour de la centrale ce matin », dans la zone du parc des Virunga. « La ligne de front est à Matebe », dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu, a déclaré une source au sein de cette réserve. «&#160;Les rebelles du M23 occupent Gisiza, Gasiza, Bugusa, Bikende-Bugusa, Kinyamahura, Rwambeho,...]]></description>
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<p><strong>« Il y avait des affrontements assez violents autour de la centrale ce matin », dans la zone du parc des Virunga. « La ligne de front est à Matebe », dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu, a déclaré une source au sein de cette réserve.</strong></p>



<p>«&nbsp;Les rebelles du M23 occupent Gisiza, Gasiza, Bugusa, Bikende-Bugusa, Kinyamahura, Rwambeho, Tshengerero, Rubavu et Basare&nbsp;», ils tiennent toujours «&nbsp;Runyoni et Tchanzu&nbsp;», a ajouté Nestor Bazirake, rapporteur des organisations de la société civile du groupement (un groupe de villages) de Jomba.</p>



<p>L’armée contrôle la cité de Bunagana et le pont Rwanguba, a-t-il indiqué, ajoutant que par&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1264441/politique/rdc-le-spectre-dun-retour-du-m23/">«&nbsp;peur&nbsp;» de nouvelles attaques rebelles</a>, «&nbsp;les habitants ont fui vers l’Ouganda, Kiwanja et Rutshuru centre&nbsp;», deux localités congolaises.</p>



<h4>«&nbsp;Les habitants ont peur&nbsp;»</h4>



<p>La situation était plutôt «&nbsp;calme&nbsp;» dans la localité voisine de Kabindi, mais «&nbsp;les habitants ont peur, certains passent la nuit dans des écoles et d’autres dans la forêt&nbsp;», a témoigné un habitant, Jean de Dieu Uwimana, joint au téléphone depuis Goma, capitale provinciale.</p>



<p>Puis le M23 a annoncé avoir pris la «&nbsp;décision de se retirer, une fois de plus, de ses positions nouvellement conquises (…) pour permettre la prise en charge de ses préoccupations à travers un dialogue franc et fructueux avec le gouvernement&nbsp;» congolais, indique-t-il dans un communiqué.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE M23 N’A JAMAIS EU L’INTENTION DE FAIRE DES CONQUÊTES DES ESPACES POUR LES ADMINISTRER, A AFFIRMÉ LE MOUVEMENT REBELLE</p></blockquote>



<p>Le M23 «&nbsp;n’a jamais eu l’intention de faire des conquêtes des espaces pour les administrer, notre seule motivation est le règlement pacifique de la crise&nbsp;» qui l’oppose au gouvernement de Kinshasa, ajoute-t-on. Il n’était toutefois pas établi à la mi-journée dimanche que le retrait de la dizaine de villages concernés était effectif.</p>



<p>Le mouvement rebelle a aussi exprimé « son intention de remettre au comité international de la Croix-Rouge tous les [militaires] de l’armée nationale capturés sur la ligne de front en vue d’une prise en charge appropriée ».</p>



<p>Les combats entre l’armée et le M23 avaient repris mercredi après quelques jours d’accalmie. Dans une vidéo daté de vendredi, le porte-parole du M23 a indiqué que le mouvement rebelle avait «&nbsp;riposté vigoureusement&nbsp;» contre l’offensive de l’armée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE M23 REPROCHE AUX AUTORITÉS DE KINSHASA DE NE PAS AVOIR RESPECTÉ DES ENGAGEMENTS SUR LA DÉMOBILISATION DE SES COMBATTANTS</p></blockquote>



<p>Issu d’une ancienne rébellion tutsi congolaise, le M23, aussi appelé «&nbsp;Armée révolutionnaire congolaise&nbsp;», avait été vaincu en 2013 par les FARDC mais il est réapparu en fin d’année dernière,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1266464/politique/rdc-ce-que-prevoit-laccord-avec-le-rwanda-pour-le-rapatriement-des-ex-combattants-du-m23/">reprochant aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants</a>.</p>



<p>Les 28 et 29 mars, il était sorti de ses bastions d’altitude pour venir attaquer des positions de l’armée.</p>



<p>Après deux jours de violents combats, qui avaient provoqué la fuite de plusieurs dizaines de milliers de villageois vers le centre de Rutshuru et vers l’Ouganda, les rebelles avaient déclaré un « cessez-le-feu unilatéral », en affirmant souhaiter « un règlement pacifique de la crise qui (les) oppose au gouvernement ».</p>



<p>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</p>
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		<title>RDC : et si les rebelles du M23 étaient de retour&#8230;</title>
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				<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 17:45:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/18128724_303.jpg" alt="" class="wp-image-18343" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/18128724_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/18128724_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Des hommes du M23 à Goma, en 2012</figcaption></figure>



<p><strong>Des combats auraient opposé l&rsquo;armée congolaise à un groupe du M23. L’armée ne confirme pas l&rsquo;information mais la société civile du Nord-Kivu redoute la résurgence de ce groupe armé.</strong></p>



<p>Dans un communiqué, la société civile du Nord-Kivu indique que les combats ont eu lieu en début de semaine dans le territoire du Rutshuru, non loin du parc national des Virunga ».</p>



<p>Des informations que confirment aussi les chercheurs du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Pour sa part, Jean-Jacques Wondo, spécialiste en matière de défense et sécurité au Congo dit ne pas être surpris par la résurgence de ces groupes armés dans l’est de la RDC.</p>



<p><em>« Plusieurs informations qui nous reviennent font état de la présence de certains combattants et certains anciens officiers du M23 dans les violences qui se déroulent en Ituri. Le M23 reste toujours une sorte de réserve stratégique qu&rsquo;on utilise, surtout que la situation politique à Kinshasa est de plus en plus inquiétante au niveau des relations entre les partisans de Tshisekedi et les partisans de Kabila »,&nbsp;</em>explique le chercheur.</p>



<p><strong>L’identité des assaillants&nbsp;encore à éclaircir</strong></p>



<p>Les Forces armées congolaises (FARDC) reconnaissent qu’il y a bien eu des combats dans le territoire du Rutshuru. Mais l’identité des assaillants n’est toujours pas connue, précise le major Guillaume Njike Kaiko, coordonnateur du service de communication des FARDC à la 34e région militaire.</p>



<p><em>« Dans cette zone, nous avons eu des accrochages avec plusieurs groupes armés. Donc, nous pensons qu&rsquo;il est encore trop tôt de donner une quelconque identité à ces assaillants. Et nous osons croire que dans les heures qui suivent, nous pourrons vous donner, avec exactitude, l&rsquo;identité de ces assaillants »,&nbsp;</em>indique celui qui est aussi porte-parole du secteur opérationnel Nord-Kivu Sokola 2.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/rdc-et-si-les-rebelles-du-m23-%C3%A9taient-de-retour/a-54299569#"><img src="https://www.dw.com/image/49295392_404.jpg" alt="Les combats de 2013 entre les FARDC et le M23 dans la région frontalière avec l'Ouganda avaient fait des milliers de déplacés et réfugiés (Getty Images/D. Kitwood)"/></a></figure>



<p>Les combats de 2013 entre les FARDC et le M23 dans la région frontalière avec l&rsquo;Ouganda avaient fait des milliers de déplacés et réfugiés</p>



<p><strong>Accord de Nairobi</strong></p>



<p>Après avoir été défaits par l’armée congolaise et la Monusco en novembre 2013, les rebelles du M23 ont signé avec Kinshasa un accord de paix, en décembre de la même année dans la capitale kenyane, baptisé Accord de Nairobi.</p>



<p>L’accord prévoyait la mutation du mouvement en parti politique, une amnistie pour les faits de guerre et d’insurrection, la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants. L’accord incluait également la possibilité de rapatrier les combattants de ce mouvement rebelle depuis l&rsquo;Ouganda et le Rwanda où ils avaient trouvé refuge.</p>



<p><em>« C’est peut-être parce que cet accord n’a pas été suffisamment mis en œuvre à leurs yeux qu’ils ont décidé de reprendre les armes »</em>, s’interroge Omar Kavota, porte-parole de la société civile du Nord-Kivu.&nbsp;</p>



<p>C’est pourquoi, poursuit Boniface Musavuli<em>,</em>&nbsp;spécialiste des questions de sécurité, les ex-rebelles ont profité de l’arrivée du nouveau président, Félix Tshisekedi pour se faire entendre.</p>



<p>Début mars 2017, l&rsquo;armée congolaise avait déclaré avoir tué 20 rebelles du M23 et perdu deux soldats lors de combats survenus depuis la fin janvier.</p>



<p>Par ailleurs, en février 2019, les autorités ougandaises ont  décidé de rapatrier 70 anciens membres du M23 au gouvernement congolais, dans le cadre de l&rsquo;accord de rapatriement volontaire de 2013.</p>



<p><strong>Source : Deutsche welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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